mardi 14 novembre - par PRCF

“les exploités sont en manque d’un vrai parti communiste” Entretien avec Georges Gastaud

Les exploités, les travailleurs manquent d’un vrai parti communiste. C’est le constat que chacun peut faire alors que Macron, l’UE et le MEDEF mènent la plus violente offensive anti sociale en France depuis des décennies et que la mobilisation du mouvement social – malgré le volontarisme et la détermination des travailleurs peine à s’organiser de manière efficace. Pas de manifestation nationale, éclatement, isolement et dilution des luttes avec des grèves et manifestations en ordre dispersé et selon un calendrier de journée de mobilisation jouant à saute mouton.

La rédaction d’Initiative communiste s’est entretenu avec Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, auteur du « Nouveau défi léniniste » (Delga, 2017), au lendemain des commémoration de la Révolution d’Octobre, après le meeting international du PRCF qui tout en faisant salle comble a réuni plusieurs dizaines de parti communiste du monde entier, pour échanger sur l’analyse de la situation faite par le PRCF, et les propositions portées par les militants franchement communistes du PRCF

 

Initiative Communiste – Que t’inspire la commémoration du 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre ?

Georges Gastaud. : L’acharnement même que la réaction mondiale et ses satellites, partis sociaux-démocrates et pseudo-gauchistes, mais aussi dirigeants de plus en plus agressivement anti-léninistes du PCF-PGE, ont mis à dénigrer Octobre rouge, Lénine, le bolchevisme, le bilan de l’URSS et du communisme français, prouve a contrario d’une manière presque… comique que l’héritage de Lénine reste d’une provocante actualité. En 1848, Marx et Engels commençaient leur fameux Manifeste en déclarant qu’ «  un spectre hante l’Europe, celui du communisme ». Aujourd’hui, ce qui hante la lugubre UE atlantique, c’est l’anticommunisme, l’antisoviétisme à retardement, avec, dans la foulée, la montée des extrêmes droites, de l’intégrisme néolibéral, des communautarismes et des nationalismes les plus rances : normal, car n’en déplaise à ceux qui ressassent l’aberrante équation « communisme = fascisme », chacun peut constater que la criminalisation du communisme mène mécaniquement à la banalisation de son ennemi le plus acharné, le fascisme. N’oublions pas que cette la « petite Europe » occidentale, originellement conçue – non pas pour « défendre la paix » (quelle blague !), mais pour abattre le camp socialiste, les souverainetés nationales et les acquis sociaux, n’a pu se « continentaliser » qu’après la chute contre-révolutionnaire du camp socialiste qui a permis à l’Europe germano-américaine d’annexer les pays de l’Est de manière à l’OTAN pour encercler la Russie « postcommuniste ». Ces réalités sont tellement patentes que le PRCF est de mieux en mieux entendu quand il relate ce fait incontestable : aussi longtemps qu’il a existé un camp socialiste, un Mouvement communiste international et un Parti communiste français se réclamant du léninisme, avec un mouvement syndical de classe refusant de s’inscrire dans la « construction » européenne capitaliste, le camp du travail était mondialement à l’offensive, le mouvement de libération nationale faisait reculer l’impérialisme, l’émancipation féminine et les « Lumières » progressaient globalement. Depuis que les Gorbatchev, Hue, Carrillo, D’Alema, Laurent, etc. passent leur temps à enterrer ce Lénine auquel ces nains idéologiques n’arrivent pas à la cheville – , le capital et l’impérialisme sont partis à la reconquête pendant que le progrès social, l’indépendance des nations, la paix mondiale sont gravement placés sur la défensive.

“les exploités et les opprimés « sont en manque » de leurs outils de combat et d’avant-garde, d’un vrai parti communiste”

Non pas parce que les travailleurs et les peuples ne se battraient plus, ni parce que le capitalisme serait en passe de résoudre ses contradictions explosives, mais parce que les exploités et les opprimés « sont en manque », si je puis dire, de leurs outils de combat et d’avant-garde, d’un grand Mouvement communiste international, d’un Front anti-impérialiste mondial et, à l’échelle de la France, d’un vrai PC léniniste, d’un syndicalisme de classe rejetant l’euro-syndicalisme jaune, type C.E.S. ou CFDT, d’un large Front populaire et patriotique sortant la France de l’UE-OTAN dans la perspective assumée du socialisme pour notre pays. Dans ces conditions, nous devons offensivement porter le message de la reconstruction du vrai parti communiste. Un parti dont l’actuelle section hexagonale du Parti de la gauche européenne n’est plus qu’une contrefaçon, soit dit sans heurter les militants marxistes qui se battent encore à contre-courant dans cette organisation fièrement « dé-bolchévisée » et en réalité, très largement décaféinée

I.C. – Plus précisément, comment juges-tu les différentes commémorations qui se sont tenues dans notre pays ou à l’étranger à propos d’Octobre ?

 G.G. – Les camarades qui s’opposent « du dedans » à la direction euro-réformiste du PCF ont choisi de passer le 7 novembre en Russie en représentant notre pays au grand défilé de Moscou. C’était très utile car il fallait que le pays de la Révolution française et de la Commune fût dignement représenté à cette immense manifestation. Le PRCF a préféré intervenir en France même contre l’énorme vague de criminalisation du communisme historique qui ne cesse de déferler ici. Alors que M. Pierre Laurent n’a réuni, de l’aveu même de l’Humanité, qu’une centaine de personnes au siège du PCF pour dénigrer Octobre 17 et rassurer Macron sur le fait que l’actuel PCF-PGE ne comptait pas « prendre le Palais d’hiver et l’Elysée » (quel « scoop » !), le PRCF, qui dispose de moyens bien plus modestes que le PCF-PGE, a réuni entre 300 et 400 personnes à Paris avec le soutien de trente partis communises venus de cinq continents ; avec notamment un message du PC portugais et en présence du responsable international de la France insoumise. Et ce meeting de lutte ne visait pas à gloser à l’infini sur Octobre en demandant gravement « Que reste-t-il d’Octobre 17 ? », mais à réaffirmer la nécessité de prolonger Marx, Lénine, Fidel, le Che, Sankara, et bien entendu Thorez, Duclos, M. Paul et Croizat. Tout cela, faut-il le dire, car le léninisme est le contraire d’un dogmatisme, dans les formes propres à notre pays et à notre temps.

“Avec le 4 novembre, la renaissance communiste franchit un seuil qualitatif”

Comme l’a constaté unanimement le Comité Central du PRCF qui s’est tenu le 5 novembre, le meeting réussi, dynamique et fort bien organisé du 4 novembre a permis au PRCF de franchir un seuil qualitatif. Certes, nous ne sommes pas de ceux qui s’autoproclament « parti communiste révolutionnaire » tout en réunissant une poignée de militants méritants dans la froideur de la nuit ; pas de ceux non plus qui, sous couvert de « faire large » et attrape-tout, se distancient du bolchevisme et prônent une auberge espagnole regroupant, sans programme ni organisation clairs, tous les opposants à la direction du PCF. Nous travaillons d’arrache-pied pour que renaisse un vrai parti léniniste, un parti de combat articulé au syndicalisme de classe, un parti patriote et internationaliste, un parti centré sur la classe ouvrière, le monde du travail dans son ensemble et sur la jeunesse populaire, un parti refusant à 100% l’UE et visant clairement, à travers les « quatre sorties » (de l’euro, sur de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme) la révolution socialiste et le pouvoir populaire. Et étant donné sa clarté politique de plus en plus reconnue, sa proposition stratégique originale que résume l’expression « Fr.A.P.P.E. ! » (Front de résistance antifasciste, patriotique, populaire et écologiste), le PRCF et ses dynamiques JRCF (Jeunes pour la renaissance communiste en France) ont une responsabilité toute particulière dans la reconstruction du vrai parti communiste. Nous sommes à deux ans du 100ème anniversaire du Congrès de Tours (le congrès fondateur du PCF, 1920), dont le lien avec Octobre est direct puisque la question posée en 1920 aux socialistes français était bel et bien l’adhésion ou pas à l’Internationale communiste.

“le Congrès de Tours n’a pas résulté de l’auto-proclamation d’un groupuscule, et moins encore de la construction d’une « tendance révolutionnaire » au sein de la SFIO moribonde.”

La balle est donc désormais dans le camp des vrais communistes : camarades, membres ou pas du PCF, donnez au PRCF, une force qui monte à la gauche du PCF officiel, les moyens militants de faire en sorte que ce 100ème anniversaire ne soit pas seulement un énième anniversaire du PCF-PGE « relativisant » Cachin et Vaillant-Couturier après avoir dénigré Oulianov en 2017. Car le Congrès de Tours n’a pas résulté de l’auto-proclamation d’un groupuscule, et moins encore de la construction d’une « tendance révolutionnaire » au sein de la SFIO moribonde. Son essence – quelles qu’en soient les formes à venir – consista à faire converger dans l’action les militants communistes opposants dans la SFIO, les militants du Comité pour l’adhésion pour la IIIème Internationale, des syndicalistes de combat, pour, le moment venu, regrouper dans un parti nouveau ces trois éléments révolutionnaires tout en les séparant de l’appareil incurablement réformiste de la SFIO. Et pour aller vers ce regroupement révolutionnaire qui est aussi, du même mouvement, séparation d’avec les euro-réformistes du PGE, le « maillon » qu’il faut aujourd’hui consolider et renforcer, c’est le PRCF et les JRCF pour qu’ils soient en état d’être de plus en plus présents dans toutes les manifs populaires, à l’entrée d’un max d’entreprises et de facs, dans chaque département et dans chaque grande ville. Je le répète : après le grand succès du rassemblement de la place Stalingrad en 2012, après les centaines de milliers de tracts diffusés ces dernières années aux manifs anti-Loi Travail ou à l’occasion des présidentielles et législatives, avec ce meeting combatif et tonique du 4 novembre, le PRCF a fait de nouveau la preuve de son sérieux. La balle est donc dans le camp des communistes, membres ou pas du PCF, qui doivent saisir que l’attitude révolutionnaire ne se confond jamais avec l’attente spectatrice des jours meilleurs. Les révolutionnaires ne viennent pas construire le parti quand tout « roule », ils accourent quand c’est difficile et qu’il faut transformer les braises en étincelles et celles-ci en un grand « incendie » révolutionnaire et CREATEUR, embrasant la plaine desséchée du capitalisme agonisant et de son Union européenne discréditée. La question du parti devient décisive en effet, non seulement pour les communistes, non seulement pour la classe travailleuse, mais pour la Nation française qui se dissoudra, voire implosera si face à Macron-Thatcher et à l’UE atlantique, face au FN toujours en embuscade, il n’existe pas le plus vite et le plus visiblement possible une avant-garde militante appelant à construire une France Franchement Insoumise (FFI !) à l’UE du grand capital.

 I.C. – Quelles perspectives existe-t-il pour la renaissance communiste en France et dans le monde, alors que le capitalisme fait de plus en plus la preuve de sa malfaisance et de son obsolescence ?

 

G.G. : En Europe, le PGE que copréside Pierre Laurent fait chaque jour un peu plus la preuve de son asservissement à l’UE et à l’euro tant il est entiché d’antisoviétisme rétrospectif et tant il colporte au sein du mouvement ouvrier et syndical le mythe supranationaliste et proprement « social-impérialiste » de la « réorientation progressiste de la construction européenne ». Sur ce plan, non seulement le PGE n’est en rien un parti d’avant-garde du mouvement ouvrier, mais il retarde définitivement sur la classe travailleuse qui, massivement, se détourne de l’UE dont les travailleurs conscients ont compris la nature d’arme de destruction massive des souverainetés populaires, de l’emploi industriel, des services publics et des acquis sociaux, des langues nationales sacrifiées au tout-anglais façon CETA, etc. Le PRCF appartient par ailleurs à l’Initiative continentale des partis et des organisations communistes qui combattent l’UE. Plus largement, le PRCF – qui échange en permanence avec plus de cent partis sur les cinq continents – fait tout ce qui est modestement en son pouvoir pour que se reconstitue un grand Mouvement communiste et léniniste international, fer de lance d’un large Front anti-impérialiste mondial et pourquoi pas, le moment venu, une nouvelle Internationale communiste héritière au présent de la Troisième Internationale créée par Lénine, Clara Zetkin, etc.

“Il y a urgence à agir ensemble dans les entreprises, dans les manifs”

En France, le PRCF propose aux autres organisations se réclamant d’Octobre d’agir en commun à la porte des entreprises et dans les manifs pour porter l’exigence des « quatre sorties », par la voie progressiste, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme. Nous ne cachons pas notre perspective. Elle n’est pas la consolidation sans fin, d’un congrès du PCF à l’autre, d’une tendance révolutionnaire au sein d’un parti euro-réformiste (pendant que la France se délite et qu’un sursaut urgent est indispensable !) ; elle n’est pas davantage la constitution d’un PCF-PGE en modèle réduit mixant dans un globigoulba impuissant les restes du menchevisme, du « mouvementisme » et du néo-trotskisme assaisonnés d’un zeste de sectarisme travesti en léninisme. Le cap est et sera tenu d’un parti léniniste démocratiquement centralisé et rejetant l’individualisme bourgeois, d’un parti combattant, discipliné et actif, d’un parti clairement héritier du Front populaire et de la Résistance antifasciste. Non par fétichisme « marxiste-léniniste », mais parce que sans cela notre peuple ne pourra pas stopper l’euro-broyeur macronien ni se remettre à l’offensive pour reprendre sa route vers le socialisme.

 I.C. – Comment articuler renaissance du Parti communiste, construction d’un large front pour le Frexit progressiste et perspective de la révolution socialiste ?

 G.G. : certains opposent indûment la prétendue « méthode léniniste » de prise du pouvoir par l’insurrection armée à la stratégie de fronts populaires, patriotiques et antifascistes que le 7ème congrès de l’Internationale communiste a adoptée dès 1935 en tirant leçon de l’ascension de Hitler et, contradictoirement, du succès du front populaire français alors en construction. Triple confusion selon moi :

  • d’une part, la Révolution d’Octobre n’a rien d’une insurrection romantique, d’un assaut militaire aveugle s’épargnant toute construction d’une large alliance politique ouvrière et paysanne. Présenter les choses ainsi, c’est aider à son insu les Courtois, Werth et Cie à présenter mensongèrement Octobre 17 comme un « coup d’État militaire ». Contre le dogmatisme pseudo-marxiste de la Seconde Internationale, Lénine a par ex. compris d’emblée que le soulèvement des masses ne serait possible en Russie, étant donné l’état d’esprit réel des masses, qu’en réclamant « la paix, le pain », « tout le pouvoir aux soviets » ainsi que « la terre aux paysans ». Cela ne signifiait alors nullement la collectivisation de l’agriculture, à laquelle les masses paysannes n’étaient pas prêtes et qui ne sera mise en place par Staline qu’au début des années 30. Cela signifiait alors seulement la nationalisation du sol en vue de sa distribution aux villageois par les soviets ruraux. Déjà à l’époque, les dogmatiques de la Seconde Internationale, mencheviks en tête, reprochaient à Lénine cette « concession » à une revendication « petite-bourgeoise » car « non collectiviste » et « tirée du programme des SR ». En outre, quand le parti bolchevik a lancé le mot d’ordre « tout le pouvoir aux soviets ! », il était encore minoritaire dans lesdits soviets que dominaient alors les mencheviks et les SR. Lénine n’a pas dit, comme l’aurait fait un pédant sectaire :

    « tant que les soviets sont dominés par les réformistes, ils ne valent rien » ; il a dit plutôt – et il explicite tout cela en 1921 dans La maladie infantile du communisme – , qu’il n’y a d’autre moyen pour détacher les masses des réformistes que de pousser ces derniers à prendre leurs responsabilités quitte à les démasquer quand ils trahiraient, inévitablement, leurs promesses (par peur des masses, les SR et les mencheviks ne voulaient pas que les soviets, qu’ils dirigeaient pourtant, prennent le pouvoir, ni que les paysans se répartissent les terres, ni que la Russie « révolutionnaire » sorte de la guerre impérialiste…).
    En réalité, et tout cela renvoie à bien des débats russes antérieurs à 1917, le léninisme n’a rien à voir avec un gauchisme primitif refusant puérilement toute forme d’alliance ou de compromis. Les bolcheviks n’ont cessé de nouer et de dénouer des alliances de classes visant à isoler le tsarisme et la grande bourgeoisie ; comme le disait malicieusement Lénine à l’encontre de l’aile gauchiste du mouvement communiste international, « toute l’histoire du bolchevisme, avant et après la Révolution d’Octobre, abonde en exemples de louvoiements, d’ententes de compromis avec les autres partis, sans en excepter les partis bourgeois » ; en fait, le léninisme se distinguait à la fois du trotskisme, qui voulait une révolution ouvrière « pure » et qui méprisait l’immense potentiel révolutionnaire de la paysannerie laborieuse, et du menchevisme qui ne croyait pas aux forces de la classe ouvrière, qui voulait faire de celle-ci une réserve politique de la bourgeoisie « cadette » et dont le « travaillisme » limitait le rôle du parti ouvrier social-démocrate russe à n’être qu’une chambre de résonance parlementaire des revendications syndicales. Le propre du léninisme n’est pas de refuser les alliances, ni symétriquement de se dissoudre en elles, il est de créer les conditions, notamment par la construction d’un fort parti de classe, pour que le prolétariat DIRIGE les larges alliances nécessaires pour isoler l’ennemi principal. Sans cela, impossible d’associer de larges couches populaires au prolétariat, et plus impossible encore de créer, non pas en paroles grandiloquentes mais par des actes, les conditions sociopolitiques de la révolution.

  • d’autre part, les Fronts populaires des années 1930, ou la grande coalition anti-hitlérienne des années 40, ne doivent pas être opposés à l’objectif constamment réaffirmé (par Georges Dimitrov : son rapport de 1935 à l’Internationale communiste est d’une entière clarté sur ce point !) du rôle dirigeant du prolétariat, de la construction du parti communiste, du maintien de l’objectif socialiste, de la visée finale de la dictature du prolétariat et de ses alliés populaires. Bien entendu, il y a eu des déviations droitières en la matière, comme d’ailleurs la tactique dite « classe contre classe » avait précédemment donné prétexte à des déviations gauchistes. Dimitrov mettait déjà en garde en 1935 contre l’opportunisme de droite, qui consiste à liquider le rôle des partis communistes, ou celui de l’Internationale communiste elle-même, sous prétexte d’ « élargir le front ». Mais ces déviations droitières ne sont pas des exemples, mais bien des contre-exemples de ce qu’appelait à faire le 7ème congrès, et les alléguer contre la notion de front n’invalide en rien les orientations rassembleuses, et créativement léninistes du 7ème congrès de l’Internationale dont les principes, sinon les modalités de mise en œuvre, intéressent toujours vivement notre époque. Cette dialectique qui fait de la révolution socialiste le terme de la dynamique populaire, affrontant de plus en plus durement le grand capital fascisant et antinational pour rassembler contre lui les forces vives du et des peuples, n’a donc rien à voir avec on ne sait quelles prétendues « étapes » interminables entre capitalisme et socialisme servant à ajourner sans cesse l’objectif révolutionnaire.

    Il a pu y avoir, et c’est tout autre chose, des compromis historiques provisoires entre classes opposées dans des conditions très particulières, et c’est ainsi qu’en France a pu se déployer le CNR suivi des grandes réformes progressistes attachées, en France, aux noms de Thorez, de Duclos (alors président de l’Assemblée nationale), de Croizat, Paul, Tillon, Casanova, etc. : quand on a fait l’impossible pour vaincre et que malgré cela, le rapport des forces ne permet provisoirement pas d’aller plus loin, il n’y a rien de scandaleux à en prendre acte provisoirement  : c’est ce que savent tous les syndicalistes de lutte (sauf à traiter de « trahison » comme le premier gauchiste venu l’accord de Matignon de juin 36, le programme du CNR et la Sécu instituée par Croizat en 46) qui négocient in fine sur la base d’un rapport de forces construit par et avec les masses*. Mais aujourd’hui, ce type de compromis historique qui dominait nationalement et internationalement à la Libération, devient fort improbable, comme le PRCF n’a cessé de l’expliquer. En effet la grande bourgeoisie, spécialement la grande bourgeoisie hexagonale (je ne dis même plus « française » tant ces gens méprisent et saccagent leur propre pays, son industrie, sa langue elle-même !) est tellement engagée dans l’ « euro-dépassement » de l’Etat-nation, donc des acquis sociaux et culturels auxquels cet Etat-nation sert de socle, elle est tellement « embringuée » dans la construction des « Etats-Unis d’Europe », et de l’ « Union transatlantique », que le « souverainisme » bourgeois est bien incapable de porter un Frexit de droite tant soit peu crédible. On le voit avec le « gaulliste » Dupont-Aignan, incapable de proposer l’euro-rupture, et plus encore avec la Le Pen, que les nantis de sa classe ont sommée de rallier vite fait la « construction » européenne. Si bien que désormais, c’est la classe travailleuse et elle seule qui peut porter le Frexit sur des bases d’emblée progressistes (nationalisation démocratique du CAC-40, large intervention populaire, coopérations internationales multi-continentales…) quoi qu’en disent les souverainistes bourgeois de l’UPR. Alors qu’en 45, où les fusions monopolistiques du capital n’étant pas encore parachevées au niveau national, il existait une large base bourgeoise pour le gaullisme, c’est-à-dire pour un patriotisme de droite, la rupture française avec l’UE ne pourra s’accomplir pleinement sans affronter le grand capital dans son ensemble, donc sans poser la question léniniste centrale du « qui l’emportera de la bourgeoisie ou du prolétariat ? » : en clair, la question du socialisme pour la France en lien avec la montée d’une puissante Europe des luttes (CONTRE l’UE et non « dans » l’UE et pour la prétendue « Europe sociale »).

Autrement dit, ceux qui opposent les trois sorties « démocratiques » (de l’euro-UE-OTAN, auxquels il faudrait pour faire bon poids ajouter l’OMC, le FMI, etc.) à la sortie « socialiste » hors du capitalisme, intentent un faux procès. Quand certains ajoutent même qu’il faut d’abord sortir du capitalisme, que les sorties de l’UE, de l’euro et de l’OTAN en résulteront « naturellement », tout cela sonne faux. Derrière ces grands discours « insurrectionnels » (que l’on brandit sans jamais les mettre en œuvre !), il y a en réalité une grande passivité face à l’UE et à l’euro, qu’on laisse bien tranquilles en attendant le jour J de la Révolution. Alors qu’il serait déjà possible de fédérer majoritairement contre eux les forces vives du camp populaire, donc de construire les bases de l’affrontement révolutionnaire avec le grand capital. En outre, ce n’est pas faire preuve d’un grand sens stratégique que de dire en substance : « le socialisme tout de suite, le reste suivra ! ». De même que Leibniz disait ironiquement, à l’adresse de Descartes, qu’ « il a logé la vérité à l’enseigne de l’évidence mais il a négligé de nous en donner l’adresse », de même ceux qui croient disposer d’une stratégie quand ils assènent « le socialisme d’abord, tout le reste suivra », ne fournissent nullement la solution de l’équation révolutionnaire ; car nous savons tous depuis belle lurette que le socialisme est la solution de l’équation ; ce que nous voulons connaître, c’est le chemin qui y mène, c’est la démarche qui permet de donner une valeur concrète à l’ « inconnue » révolutionnaire ; en clair, une stratégie, à laquelle ne se dérobent pas moins au final, les euro- réformistes du PGE et leurs pendants plus ou moins trotskisants ; tous se dérobent en fait à la mise en place d’un front progressiste anti-UE conduisant à de larges et croissants affrontements de classes d’où peut sortir la « lutte finale », le saut qualitatif révolutionnaire proprement dit, que nul au PRCF n’a jamais dilué dans le processus qui le prépare.

Tous ces longs détours théoriques dont je m’excuse – mais ce n’est pas ma faute si certains « marxistes » passent leur temps à obscurcir les choses les plus simples – pour dire que la stratégie proposée par le PRCF est d’une totale cohérence révolutionnaire : je la résume d’une manière un peu sèche, bien qu’il s’agissent moins de fixer une chronologie que de préciser les moments connexes d’une seule et même dynamique révolutionnaire :

  • Construction du parti de classe, de la jeunesse d’avant-garde et du syndicalisme rouge permettant à la classe travailleuse, centrée sur la classe ouvrière et sur la jeunesse populaire qui en provient, de reforger sa « subjectivité révolutionnaire » (sa capacité de dire « nous » et d’impulser le mouvement) pour diriger le rassemblement populaire majoritaire contre le grand capital
  • Large alliance, sans mépriser tous les éléments concrets qui se présentent, y compris en travaillant l’ « insoumission » HÉSITANTE ET INCONSÉQUENTE à l’égard de l’UE (c’est pourquoi le PRCF parle de France Franchement Insoumise – FFI ! – à l’UE), pour construire le large front politique, syndical, associatif, culturel indispensable pour un Frexit progressiste dynamisant les luttes de classes internationales et ouvert aux coopérations transcontinentales. Et dans cet esprit patriotique et internationaliste, contribution à tout ce qui peut faire renaître un puissant Mouvement communiste international, digne héritier du léninisme.
  • Visée permanente du socialisme et du communisme, ce qui signifie bien évidemment triple ligne rouge à l’encontre des « souverainistes » de droite qui fraient avec le FN, mais aussi et surtout, défense permanente de la mémoire communiste française et internationale. Pas seulement par fidélité au passé, mais comme marqueur idéologique de classe rappelant sans trève que toute notre action fut, reste et restera tournée vers la révolution. C’est VITAL à l’heure où le capitalisme porte en tout domaine la régression, la guerre, la barbarie, la destruction de l’environnement, voire la destruction de l’humanité.

En résumé, le PRCF s’efforce d’assumer au présent la devise indissociablement révolutionnaire et fédératrice, patriotique et socialiste, de Fidel et du Che : « Patria o muerte, socialismo o morir, venceremos »…

Sur la lancée de sa dynamique campagne politique des présidentielles, du succès de son stand politique à la Fête de l’Huma, du succès incontestable de son meeting du 4 novembre, le PRCF appelle les communistes « qui s’interrogent » à franchir le pas et à rejoindre le combat urgent du PRCF et des JRCF pour la reconstruction du vrai parti communiste en France.

Entretien réalisé le 10 novembre 2017 – www.initiative-communiste.fr le site internet franchement communiste

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/les-exploites-manquent-vrai-parti-communiste/


*Rien à voir avec les COMPROMISSIONS type CFDT qui négocient à froid, sans construction du rapport des forces, non pas des avancées mais des reculs sociaux ancrés dans le programme revendicatif du patronat,



43 réactions


  • francois 14 novembre 09:24

    le PC devrait suivre l’exemple du PS le parti du suicidaire. les deux partis escrocs de gaKlkmk,ljlklkche.


  • francois 14 novembre 09:26

    En résumé, le PRCF s’efforce d’assumer au présent la devise indissociablement révolutionnaire et fédératrice, patriotique et socialiste, de Fidel et du Che : « Patria o muerte, socialismo o morir, venceremos »…

    Avec de tels modéles, ça craint. 



  • Spartacus Spartacus 14 novembre 10:25

    Beau négationnisme d’intellectuels frustrés, qui ne sont en rien des ouvriers ou Nni même leurs représentants, incapables de réussir une vie d’ambition veulent et par jalousie veulent une idéologie pour ôter les ambitions des autres pour que tout le monde soit égalitairement ratés et aussi médiocres que eux.

    Majoritairement des fonctionnaires et petits statutaires de la gamelle de l’état à 90%.
    Jamais avec le communisme un seul ouvrier a vu sa condition s’améliorer....

    Pour mémoire, entre 1917 et 1991, il y eut près de 100 millions de victimes civiles planifiées des dictatures communistes et socialistes.
    Nier que Lenine était un cruel débile vaut son pesant de ridicule. 
    Au lieu d’un « paradis ouvrier » socialiste utopique, ce ne faut qu’une succession de tyrans débiles et brutaux qui a déchaîné décennies une terreur mondiale à un coût humain incalculable.

    Ils n’ont aucun sens de l’histoire, n’ont jamais rien entrepris de positif pour la société et n’ont jamais levé le petit doigt pour défendre la Liberté dont ils jouissent maintenant pour s’exprimer librement dans le monde capitaliste....

    Le socialisme fait de chaque homme un simple agent, un simple nombre. Le socialisme cherche l’égalité dans la coercition et la servitude.
    Idéologie vendue par des universitaires et intellectuels, qui savent que dans ce monde là, ils peuvent briller dans la nomenklatura. La ou en concurrence avec le monde réel, les vrais talent et leur font de l’ombre et dont ils sont jaloux.

    • francois 14 novembre 11:18

      @Spartacus

      Vive le communisme triomphant

      Staline le plus grand chef de tout les temps.

      Staline qui a lui tout seul a arrêté deux divisions SS en clignant d’un oeil.

      Staline qui a libéré l’europe du joug teuton par la seule force de son souffle.

      Spartacus qui a finit cruxifier tel une vulgaire merguez.


    • PRCF PRCF 14 novembre 14:27

      @Spartacus
      Vous en êtes encore à la vieille propagande de la Guerre froide ?
      Rien que sur la période 1914-1918 et 1939-1945 le capitalisme c’est plus de 100 millions de morts. Auxquels il faut ajouter les centaines de milions d’autres.

      Si on fait le bilan du socialisme et du capitalisme au 20e siècle, le système le plus criminel, celui des Mussolini, Hitler, Horti, Soeharto, Pinochet, Somoza et cie (voir ici), c’est le système capitaliste.

      Le socialisme a sorti le monde du colonialisme, libérant l’afrique et l’Asie. Il a donner l’égalité de droit aux femmes. La première ministre femme du monde, c’est en 1917 avec le gouvernement bolchevik. Il a fait voler en éclat le racisme avec l’égalité des peuples. Là où le capitalisme c’est la xénophobie haineuse de système d’apartheid
      Le socialisme a fait entrer le monde dans la modernité du progrès technologique avec la conquète de l’espace (premier satellite, premier homme dans l’espace, première spation spatiale habité). Faut il rappeller que Thomas Pesquet n’a pu aller dans l’espace aujourd’hui en 2017 que grace à un vaisseau soviétique, un vaisseau socialiste datant des années 1980 ?

      Il est facile de faire le bilan du socialisme en comparant la situation entre l’URSS et la russie d’aujourd’hui et ce que les russes choisirait comme système entre le socialisme soviétique et le capitalisme libéral d’aujourd’hui s’ils en avaient le choix : il suffit pour cela d’interroger le peuple russe.

      voila les chiffres publiés par un journal que l’on ne peut soupçonner de la moindre sympathie communiste, La Croix :

      Quel est le meilleur système pour vous, les Russes répondent à 34 % l’Union soviétique, 29 % le régime actuel, 11 % le système démocratique à l’occidentale et 19 % autres ou sans opinion. Ils sont aussi 55 % à préférer l’économie dirigée par l’État sur le modèle communiste à l’économie de marché (19 %)


    • antiireac 14 novembre 15:22

      @PRCF
      Le système de gouvernance socialo-communiste se traduit partout ou il s’installe par un échec total tant économique que social et la plupart du temps par une installation de dictature qui a fait plus de 100 millions de morts


  • BA 14 novembre 11:36

    En 1992, les bisounours nous avaient expliqué que les nations d’Asie du sud-est allaient détruire leurs monnaies nationales pour construire une monnaie unique : l’asiatico ? ! L’asio ? !


    En 1992, les bisounours nous avaient expliqué que les nations du Golfe arabo-persique allaient détruire leurs monnaies nationales pour construire une monnaie unique : le golfarabo ? ! Le golfarabopersico ? !


    En 1992, les bisounours nous avaient expliqué que les nations d’Amérique latine allaient détruire leurs monnaies nationales pour construire une monnaie unique : l’américo ? ! L’américolatino ? !


    25 ans après, le monde réel a explosé les rêves des bisounours.


    25 ans après, aucune nation n’a détruit sa monnaie nationale pour construire une monnaie unique.


    Tu m’étonnes !


    Il n’y a que nous, en Europe, qui avons fait cette expérience de tarés.


    Partout dans le monde, chaque nation garde précieusement le contrôle de sa monnaie nationale.


    La monnaie unique, c’était une expérience de tarés, et cette expérience a complètement foiré.


    Lisez cet article :


    Monnaies uniques : la fin de l’histoire ?


    https://www.romandie.com/news/Monnaies-uniques-la-fin-de-l-histoire/862966.rom


  • antiireac 14 novembre 11:47

    a l’auteur 

    Un long article qui sont autant  des longs mensonges vite démonté par des internautes vigilants.

    • Spartacus Spartacus 14 novembre 12:14

      @antiireac
      La Tcheka date de 1917, les camps de travail précédent le goulag, de 1919, Lenine revendiquait la terreur comme moyen de contrôle politique...


      Côté révisionnisme ça se place là...

      100 millions de morts, les pires autocrates et ces ânes en veulent encore..

      C’est dire s’ils ont conscience de leur médiocrité pour en vouloir autant a ceux qui réussissent et leur font un pied de nez...

    • francois 14 novembre 14:56

      @Spartacus
      L’histoire a retenu Lénine, pas spartacus.

      Jalous


    • francois 14 novembre 15:01

      @Spartacus
      « C’est dire s’ils ont conscience de leur médiocrité pour en vouloir autant a ceux qui réussissent et leur font un pied de nez... »

      Il est clair que votre éducation est ratée mais avez vous conscience de votre médiocrité pour en vouloir autant à ceux qui ont marqué l’histoire.


    • Gorg Gorg 14 novembre 15:16

      @francois

      Ne vous fatiguez pas François, spartabean est un mythomane (il l’a maintes fois prouvé sur ce site) et doublé d’une feignasse de compétition...
      Il se nourrit de ses fantasmes de folie des grandeurs... le pauvre... Bref, il est « différent »... smiley


    • antiireac 14 novembre 15:35

      @Gorg
      C’est en tout cas un internautes bien renseigné bien mieux que vous et il sait de quoi il parle contrairement à vous.


    • francois 14 novembre 15:36

      @Gorg
      différent, c’est lui faire un honneur immérité.


    • Gorg Gorg 14 novembre 15:49

      @antiireac

       Tiens..., la réaction servile d’un petit camarade de jeu du suce-nommé.. Une petite génuflexion antiqueréac, une petite génuflexion je vous prie...

      « un internautes bien renseigné »

      C’est à pisser de rire, j’en ai mal au ventre... si les niais volaient vous seriez chef d’escadrille... au au bas mot... vous auriez une belle carrière devant vous... smiley smiley smiley


    • Gorg Gorg 14 novembre 15:50

      @francois

      Il faut quelquefois être magnanime avec les neuneus...


    • antiireac 14 novembre 16:08

      @Gorg

      Tiens..., la réaction servile d’un petit camarade de jeu du suce-nommé.. Une petite génuflexion Gorg, une petite génuflexion je vous prie...



    • antiireac 14 novembre 16:11

      @francois
      L’histoire a aussi retenu d’autres salauds comme hitler, stalin,mao etc...


  • CN46400 CN46400 14 novembre 13:30

    Le texte de Gastaud est juste sur pas mal de points, mais comme ceux de Laurent, il zigzague entre les placards que les expériences nous ont léguées. J’ai dit placards parce le point commun des discours de Laurent et de Gastaud sont traités par le silence. Et quoi de plus silencieux qu’un placard.

     Placard N°1- Staline
     : jamais ouvertement cité, ou à la marge, dans les discours de Laurent comme celui de Gastaud. Pourtant, l’un comme l’autre citent le résultat du stalinisme. L’un nous chante une ode au « socialisme soviètique victorieux », sans évidemment expliquer le pourquoi de la chute de 91, autrement que par des questions de personnes. Mais qui donc a fabriqué Eltsine, Gorbatchev et consort ?
     L’autre répète l’antienne inventée par le PCF pour noyer le poisson : l’URSS aurait coulé sous le poids d’un déficit de démocratie. Comme si les masses soviétiques qui se pressaient en 91 pour goûter les Schwin gum US n’étaient motivées que par la « liberté ». Laurent ignore-t-il que les révolutions, 1789, comme 1917, sont d’abord le résultat d’une crise économique causée par la vétusté de l’ancien qui réclame du nouveau, et les contre révolution, comme celle de 91 n’ont, elles aussi, pas d’autre motivation. La liberté n’est qu’un plus, une cerise sur le gâteau qu’on n’envisage sérieusement que lorsque le ventre ne crie plus famine.

    Placard N°2- Marx prénom Karl : L’un, comme l’autre, donnent l’impréssion de n’avoir lu le vieux, qu’en diagonale. L’un comme l’autre sembles ignorer le chapitre 1 du Manifeste, « bourgeois et prolétaires », Laurent n’emploie même plus ces termes mais ni l’un ni l’autre ne semble avoir remarqué que, d’après Marx, « la bourgeoisie a joué un rôle éminemment révolutionnaire ».

     Pas étonnant si l’un, Gastaud, nous propose une politique ultra protectionniste pour « les quatre sorties » de L’UE, de l’Euro, de l’OTAN et du Capitalisme, oubliant au passage cette formule de Marx (ailleurs que dans le Manifeste) : « pour hâter la révolution je vote le libre échange ».
     Et si l’autre, Laurent, s’emploie finalement davantage à critiquer l’UE que les états, dont le français, qui commandent, in fine, à Bruxelles qui n’est, en fait, que le siège du pouvoir supranational de la bourgeoisie européenne « toute entière ». Mais Laurent a un autre objectif, lui veut sortir de Marx. C’est pour cela que les congrès du PCF depuis quelques décennies ne sont que les lieux d’une nouvelle sémantique. Plus de classe ouvrière, plus de prolétariat, plus de bourgeoisie, le capitalisme devient progressivement du libéralisme, l’exploitation se réduit à une domination mais rassurez-vous, il y a toujours des riches et des pauvres (90%-10%)

     Mais ne comptez ni sur l’un, ni sur l’autre pour faire remarquer que le capitalisme adapte constamment ses super structures à la puissance des forces productives qui, pour le moment encore, lui appartiennent. Renault, qui a estampillé 12 millions de véhicules l’an passé n’en a vendu qu’à peine la moitié dans dans l’UE, alors l’hexagone........


    • Spartacus Spartacus 14 novembre 15:00

      @CN46400


      Ben oui en plus si tu tue collectivistement le PDG qui gagne 20 millions par an... 
      Pour ses 500 000 employés de Nissan, Mitsubishi, Renault, Autovaz, Samsung, Dacia, Alpine etc....

      Tu distribuera en tout et pour tout 40€ par an à chaque employé...soit 3,43€ de plus pour chacun..
      Quel gain le communisme !...
      En plus que 1/3 sans son tallent rémunéré qui a propulsé le groupe 1er du monde, et élargi le nombre d’employés, cela créera 100 000 chômeurs qui ne bénéficieront pas de son talent...

    • Gorg Gorg 14 novembre 15:23

      @Spartacus

      Tu rames spartabean, tu rames... Un reset a Sainte-Anne te fera le plus grand bien... smiley


    • CN46400 CN46400 14 novembre 15:57

      @Spartacus
      A 1 million, contre 20 par an (par exemple 1M€ = 100 SMICs) le PDG est mort, il se suicide ? Attention, très, très fragile....


    • PRCF PRCF 14 novembre 16:32

      @CN46400

      1°) Staline est mort en 1953. Il y a 64 ans.
      Au delà de ce constat qu’il est important de faire, une petite précision utile s’impose : dire que Gastaud élude la question du bilan critique du stalinisme est un bon gros mensonge. Avant de critique ce que dit Gastaud, encore faut il faire l’effort de savoir ce qu’il dit. Le mieux pour cela est de le lire. http://www.reveilcommuniste.fr/article-leninisme-et-ou-stalinisme-article-de-g-gastaud-pour-etincelles-1-2-62214938.html

      2°) Là encore, il serait pertinent avant de lancer ce type de critique grossière, de savoir ce que dit Gastaud. Les livres de Gastaud sur le sujet ne manquent pas, et CN4600 vous pourriez peut être faire l’effort d’en ouvrir un, un jour....
      Annoner des phrases de Marx sorties de leurs contextes comme un prêtre annonant son rosaire, c’est être loin, très très loin de la philosophie de Marx. C’est l’exact opposé de l’analyse concrète de la situation concrète, mais au contraire faire preuve d’un dogmatisme assez sidérant. Cette pratique dogmatique démontre que les plus staliniens au mauvais sens du term
      Le sophisme consistant à conclure que la bourgeoisie dans certaine condition a joué un rôle révolutionnaire, la bourgeoisie défend le libéralisme, donc pour défendre la révolution il faut défendre le libre échange est au mieux une grosse bêtise, et plus sûrement le cache sexe d’un opportunisme permettant l’auto justification de ceux qui préfèrent aller dans le sens du vent que souffle la classe dominante, en refusant de mener la lutte des classes face à la construction de l’UE supranationale du Capital. Cette Union Européenne qui liquident la totalité des conquêtes sociales et démocratiques résultats de deux siècles de luttes ouvrières acharnées c’est être franchement internationaliste que de la combattre. Le 4.11.17, c’est bien dans un esprit internationalistes que les communistes de France, du danemark, de suède de grande bretagne, d’espagne, d’italie etc, pour le centenaire de la révolution d’octobre ont appeler à se mobiliser ensemble pour le Frexit, le suexit, le danxit etc... pour briser les chaines de l’union européenne qui divise et met en concurrence les peuples.


    • antiireac 14 novembre 17:22

      @PRCF
       http://www.reveilcommuniste.fr/article-leninisme-et-ou-stalinisme-article-de-g-gastaud-pour-etincelles-1-2-62214938.html


      Verbiage grossier et imbuvable que seuls les cocos utilisaient croyant que cela est suffisant pour convaincre leur interlocuteur alors que cela les assommaient et les persuadaient du contraire.  

    • CN46400 CN46400 14 novembre 18:11

      @PRCF
      Et pour la route vous prendrez bien une page du « rosaire » :

      "Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations.

      Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l’adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l’ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit Les oeuvres intellectuelles d’une nation deviennent la propriété commune de toutes. L’étroitesse et l’exclusivisme nationaux deviennent de jour en jour plus impossibles et de la multiplicité des littératures nationales et locales naît une littérature universelle.« (Manifeste KM-1847)

      La bourgeoisie n’est pas révolutionnaire dans »certaines conditions« , elle l’est en permanence, en fonction de ses intérêts.

       Rassurez-vous je lis aussi Gastaud, mais je ne pense pas qu’on puisse régler le cas Staline en regrettant simplement qu’il ait plus maltraité la paysannerie que la bureaucratie. En fait, il refuse, comme Laurent, de revoir la NEP de Lénine hors du shéma stalinien, ce qui, actuellement, en pleine émergence de la Chine, relève de la cécité volontaire.

       En 1991, c’est le »socialisme dans un seul pays« , formule inventée par Staline pour doubler les pro- NEP, Trotsky et Boukharine, qui a plongé la révolution d’Octobre dans la poubelle de l’histoire. Comme Laurent, vous refusez la critique de fond du »socialisme étatique et autarcique" de Staline. Tant que cette critique ne sera pas menée les prolos ne rallieront pas un parti qui peut être soupçonné de vouloir refaire une politique qui a échoué !


    • CN46400 CN46400 14 novembre 19:30

      @CN46400

      Et encore pour la route, du Gastaud dans le texte en 2012 (réveil communiste)

      Et de fait, la direction du PC(b)US conduite par Staline eut raison contre Trotski quand il affirma, à la suite de Lénine, qu’il était alors possible et indispensable d’engager la construction du socialisme en un seul pays, elle eut raison contre Boukharine quand elle engagea la collectivisation des terres (autre chose est de savoir avec quelles méthodes…), les plans quinquennaux et l’industrialisation du pays en privilégiant l’industrie lourde, quand elle divisa le front antisoviétique constitué à Munich par le pacte de non-agression Molotov-Ribbentrop, avec, ne l’oublions jamais, le danger japonais sur le flanc sibérien de l’URSS (le « pacte » brisa l’autre pacte : le « pacte anti-Komintern des puissances fascistes Berlin-Rome-Tokyo) ;

      Et je précise que je partage son point de vue sur le « pacte » d’août 39, mais absolument pas ce qui précède !


    • Spartacus Spartacus 15 novembre 12:31

      @CN46400
      A 1 million, contre 20 par an (par exemple 1M€ = 100 SMICs) le PDG est mort, il se suicide ? 


      Gagner moins pour la seule raison que les autres comme toi sont sont des jaloux frustrés de ne pas avoir autant  ?...

      Ce n’est pas la frustration des jaloux qui fixe les revenus, c’est la compétence et l’offre et la demande..

      Simplement parce que son job vaut 20 million et pas 1 million. Personne n’est volé..
      Il n’y a que des frustrés !



    • CN46400 CN46400 15 novembre 19:05

      @Spartacus

      Frustré moi, non, mais je n’arrive pas à imaginer ce qu’il faudrait que je fasse pour mériter un pareil revenu....


    • Spartacus Spartacus 16 novembre 00:39

      @CN46400
      Ecrit un best seller, fait un tube planétaire, réalise un exploit mondial...


      Creuse toi le tête !
      Prend un risque....

    • CN46400 CN46400 16 novembre 08:07

      @Spartacus

      Quel risque a pris Mme Bétancourt pour devenir la première fortune française ?


    • Spartacus Spartacus 16 novembre 09:27

      @CN46400


      Son père a pris des risques et a protégé le futur de sa fille .

      Son entreprise est bien tenue et pourquoi veux tu jalouser la personne qui paye ta gamelle et permet a des milliers de gens de travailler et gagner leur gamelle ?

      Moi je suis pas jaloux des 500 du catalogue de voyeurisme de ceux qui ont plus que moi dans Forbes.

      Elle n’est pas responsable de tes échecs personnels ou ton manque d’ambition personnel, et de toi quand ta femme te demande pourquoi t’es jamais passé dans le journal ni rien réalisé d’extraordinaire pour avoir une reconnaissance sociale comme les stars ou les vedettes du CAC 40 que tu jalouses.

      Les riches ne sont pas responsables des gens médiocres. Ils sont juste l’excuse de la jalousie des gens médiocres...



    • samuel 16 novembre 09:50

      @Spartacus

      Arf, moi c’est l’inverse. Tous les jours je regarde ma femme en lui demandant pourquoi c’est pas elle qui dirige Sephora. La « réussite » n’est pas l’apanage des hommes  smiley smiley

      Un peu sexiste Spartacus ?

    • samuel 16 novembre 11:07

      @Spartacus

      N’y a t-il pas quelque chose d’antinomique dans la bouche de ceux qui promeuvent le risque dans le but de protéger l’avenir ?

    • CN46400 CN46400 16 novembre 16:12

      @Spartacus
      Ouais je vois, les risque de la Cagoule...et c’est la petite fille qui en profite maintenant, en attendant la future nuit du 4 août, parce que même les privilèges de droit divin sur l’état ont eu une fin. Alors ceux sur le capital doivent se préparer en vue d’un sort équivalent....


    • Spartacus Spartacus 16 novembre 16:43

      @CN46400

      Quelle haine dictée par la simple jalousie envers des êtres vivants concrets........


      Dans un groupe d’handicapés s’il y a un valide il faut donc le tuer parce qu’il a le privilège de marcher ?

      Dans un régime capitaliste.la situation dans la vie de chacun de soi-même et pas de la comparaison avec les autres.

      Tes collègues, qui ont commencé au même niveau que toi on fait meilleure carrière là ou toi tu es resté en bas de l’échelle ?

  • alain_àààé 14 novembre 13:48

    je n ais pas lu l article car cela ne vos rien. je suis sur qu il n y a que des conneries.mais d aprés le titre on comprend tout de suite qu avec le PC F vous n avez rien fait pour le 49/3. mais plutot voulez le voulez que les gens soient dans la misére.bande de pentain.quand on voit le P C F DON LAURENT N AS JAMAIS travaillé de sa vie mais il est en train de faire une carriere politique comme vous tous.vous vous m étiez le doigt dans l oeil bande de faineant.signé un terroriste cégétiste dont la famille a été déportée


    • francois 14 novembre 15:48

      @alain_àààé
      « je n ais pas lu l article car cela ne vos rien. je suis sur qu il n y a que des conneries.mais d aprés le titre »

      La réponse est au même niveau.


  • bob14 bob14 14 novembre 15:13
    (Les exploités, les travailleurs manquent d’un vrai parti communiste...)
    Là on se marre..Depuis plus de 50 ans vous baissez votre culotte devant les pouvoirs..Regardez ou en est votre pays aujourd’hui...c’est le résultat de votre manque de courage tout simplement...Vos tribunes font rire la France entière... smiley

    • francois 14 novembre 15:38

      @bob14
      « Regardez ou en est votre pays aujourd’hui...c’est le résultat de votre manque de courage tout simplement...Vos tribunes font rire les amériques entières »

      Il a élu trump, le candidat des ricains ruinés, bob t’es hypercool.


  • Attilax Attilax 14 novembre 19:36

    Ne serait-ce pas plutôt les exploités qui manquent au parti communiste ? Enfin leurs voix...

    Un peu déçus des 30 dernières années, sans doute.

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