Les intellectuels de gauche sont-ils morts ?

Les politologues s’interrogent actuellement sur l’état du PS et de ses chances de survie. Ce 14 juillet, le journal Le Monde publie une interview d’Alain Badiou au cours duquel l’un des derniers représentants des « maîtres à penser intellectuels de gauche » trace un constat sans appel. L’intellectuel de gauche, celui dont les faits d’armes médiatiques s’inscrivent dans le paysage intellectuel français jusqu’à une époque récente, marquée par les grands débats sur le libéralisme, le gaullisme, le communisme, le socialisme, eh bien cet intellectuel est pratiquement mort, en état de coma cérébral, consécutif entre autres à la mise en place du sarkozysme et à l’élection du président en 2007. C’est ce même 14 juillet 2007 qu’un journal d’opposition émanant d’intellectuels de gauche a fait son apparition dans les kiosques. Son titre, ironique autant qu’équivoque, fait sourire. Le Sarkophage. Imaginez la tête du buraliste quand vous demandez Le Sarkophage, vendu 2 euros. Mais n’est-ce pas là le signe d’une équivoque. A trop vouloir enterrer Sarkozy, nos intellectuels en résistance risquent bien de se retrouver dans le sarcophage. Et quelques-uns à droite d’ironiser sur la mise en bière des intellectuels dans le "serkueil".
Ces lignes d’ironie sont destinées à nous mettre au cœur d’un thème dont on n’a pas encore trop parlé, celui de l’effacement des intellectuels de gauche. Certes, les récentes querelles nous ont introduit, à la faveur de quelques ouvrages et tribunes bâclées, d’une occupation des lignes par des intellectuels réactionnaires. L’éphémère essai de Daniel Lindenberg, le rappel à l’ordre, qui eut son heure de célébrité et ne mérite pas de passer à la postérité, notamment pour avoir classé Lasch dans les penseurs réactionnaires. En fait, les intellectuels de gauche étaient déjà morts, avant les élections de 2007 et c’est bien cette vacance de la pensée de gauche et ce déficit d’idées de gauche à usage pragmatique qui ont créé le terrain de l’élection de Sarkozy. Celui-ci ayant réalisé pratiquement le hold-up du siècle, récupérer des figures historiques tout en mettant en pratique les préceptes de Gramsci non sans les dévoyer, mais comme on dit, peu importe les moyens, du moment qu’on goûte l’ivresse du résultat. Et que de surcroît, ça marche !
J’ai parcouru Le Sarkophage, et je n’ai pas été convaincu par les textes proposés pour contrer ce que son rédacteur en chef Paul Ariès, désigne comme une déferlante de la révolution conservatrice. Ce terme étant d’un usage difficile, renvoyant d’une part à la mouvance vitaliste, irrationnelle, anti-bourgeoise, anti-libérale des années Weimar en Allemagne, précédant la prise du pourvoir par l’hitlérisme ; et d’autre part à un phénomène tout autre, celui de la réaction du reaganisme face à la politique libérale, libertaire et sociale des Démocrates, conduite dans les années 1970. Incontestablement, les propos émis par Sarkozy ainsi que les grandes lignes de sa politique fiscale et sociale semblent indiquer qu’il faille se tourner vers les modèles sociaux américains et britannique pour saisir où nous allons. Mais on sait très bien qu’on ne transpose pas un modèle d’une nation à une autre, chacune ayant sa culture et son esprit du politique, pour parler à la manière de Montesquieu.
Au résultat, Le Sarkophage semble agiter un épouvantail en la personne de Sarkozy et d’une mouvance politique présente dans la société, le sarkozysme. Si la réalité se présentait aussi simplement, il faudrait alors être très vigilant, beaucoup résistant, au fait des moindres faits politiques. Néanmoins et c’est tant mieux, le sarkozysme tel qu’il est présenté dans ce journal semble relever d’une construction intellectuelle exagérée, bien ficelée car appuyée par quelques discours et pratiques de l’Etat français, mais partiellement déconnectée de la réalité. Bref, on dira que c’est de bonne guerre, à l’image des scénarios catastrophes sur le réchauffement du climat. Mais sans doute contre-productif. Car diaboliser l’autre sert la peur, mais nuit forcément au bon fonctionnement d’une conscience démocratique capable de jauger les événements et d’inventer une autre société en dosant les idées tout en refusant la vision manichéenne du monde. Vision savamment entretenue par Paul Ariès à coup de références historiques, opposant notamment des valeurs françaises drapées de lumières, celle de 1789, avec son culte de l’égalité, à l’infâme réaction européenne mais aussi française, Joseph de Maistre oblige.
Les intellectuels de gauche semblent morts. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle comme le dit Badiou mais à lire la prose actuelle anti-Sarkozy, on est certain que ce n’est pas de ce côté-là qu’une renaissance se manifestera. Et on rappellera ici que les phénomènes politiques sont complexes et que la politique n’est pas forcément la cause des problèmes sociaux quand elle se fait rude pour le peuple, ou responsable du marasme social quand on la dit impuissante. C’est l’inverse. Les élections sont un signe des temps, un signe de ce qui se passe dans le cœur des hommes, dans leur esprit, le tout évoluant avec l’univers des techniques, marchandises et « médiatises » administrées comme des leurres fort sucrés, au goût plaisant, servant d’édulcorant et de douceur pour combler l’acidité des sociétés violentes. Bref, le monde et ses événements servis avec une sauce aigre-douce qui en est l’émanation. Un monde contrasté. Qui se refuse à entrer dans une vision strictement manichéenne.
124 réactions
-
h.
17 juillet 2007 10:33
Avec des commentaires comme celui-là ce n’est ni à droite ni à gauche que l’on va vous situer parmi les gens qui utilisent leur cerveau ... c’est sûr ...
-
h.
17 juillet 2007 11:45
Je suis en admiration ? Fais-nous rire en nous expliquant quand est-ce que j’ai dit ça ...
-
Pierre R. - Montréal
17 juillet 2007 09:56
@ Bernard
Rassurez-moi, Bernard. Reste-t-il quelques bons intellectuels à droite qui ont su garder leur indépendance d’esprit ? Si effectivement Les intellectuels de gauche semblent morts, qu’ils ou qu’elles reposent en paix. Vivement la relève qui semble tarder à poindre à l’horizon. Il me semble qu’une France sans intellectuels est une France exsangue ?
Pierre R.
Montréal (Québec)
-
Bernard Dugué
17 juillet 2007 10:19
Pierre,
Il y avait bien Philippe Muray mais il nous a quitté.
Une chose, les lignes ont bougé, en politique autant que dans les idées. Etre anti-sarkozyste, ça fait un individu dans l’opposition mais vu le peu d’idées auxquelles on s’oppose, ça ne fait pas un intellectuel, pas du moins dans le sens traditionnel
Effectivement, une France sans intellectuel, c’est comme l’Angleterre sans sa reine, ou bien les Stones sans Jagger
-
Cosmic Dancer
17 juillet 2007 12:30
Et pourtant, Daniel Lindenberg avait inclus Philippe Muray dans sa liste des « nouveaux réactionnaires ».
Celui-ci a donc cosigné avec Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Pierre-André Taguieff, Shmuel Trigano et Paul Yonnet le « Manifeste pour une pensée libre » :
http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp/idC=5718/idR=4/%5Cpremierespages%5Cdefault.asp/idR=6
-
Cosmic Dancer
17 juillet 2007 12:36
@ Bernard Dugué
Je n’ai malheureusement pas lu « Le rappel à l’ordre », mais je pense qu’il serait intéressant que vous nous en précisiez les grandes lignes, pour comprendre sur quelles bases l’auteur de cet essai les a qualifiés de « nouveaux réactionnaires ».
Autre question : vous semblez faire le lien entre « intellectuels de gauche » et Parti socialiste.
Pensez-vous qu’un renouveau de la pensée de gauche, dont les valeurs semblent noyées aujourd’hui dans divers courants, soit amené à apparaître nécessairement au sein du PS (ou ce qu’il en reste) ?
-
Bernard Dugué
17 juillet 2007 12:59
@ Dancer
Murray, je le donnais en exemple d’intellectuel classé à droite mais bon, c’était pour répondre à Pierre
A ceux qui croient qu’il n’y a qu’intellectuels de gauche, je conseille de lire l’Histoire française entre 1900 et 1940, ils verront que le genre droite a été bien représenté dans la gent intellectuelle
Le lien entre intellectuel de gauche et PS ? Justement, il n’y en a plus mais la mort du PS et la mort des intellos de gauche sont deux faits ayant des connivences profondes
La pensée de gauche, je ne la voit pas dans les alters mais je crois savoir qu’un Frédéric Lordon est pas mal. Pour le reste, aucune info mais chacun peu apporter les siennes
Je crois que la gauche a besoin d’un penseur aussi fulgurant que le fut Marx en son temps, mais moins idéologue, emprutant à des tas de courants, spinoziens, Nietzsche, Jünger, Lasch, Ellul, Darwin pour une critique... bref, il y a une porte qui s’ouvre à gauche mais nul ne sait qui va l’ouvrir
-
JL
17 juillet 2007 15:53
@ Bernard Dugué : j’approuve votre référence à Frédéric Lordon.
Et je suis heureux de l’occasion qui m’est donnée ici de rebondir sur vos éloges dans le même temps à Darwin et Spinoza : Ils sont plus que complémentaires, ils sont nécessaires et suffisants l’un à l’autre, pour notre plus grand profit.
-
Pierre JC Allard
17 juillet 2007 18:18
A l’auteur, Pierre R et al. Penseurs degauche, penseurs de droite... Le problème n’est-il pas que l’on vodrait que les intellectuels pensent du neuf a partir d’un engagement politique, alors que cet engagement politique, s’il n’est pas une simple adhésion, mais vraiment novateur, ne peut être que la conclusion de leur démarche ?
http://www.nouvellesociete.org
Pierre JC Allard
-
NPM 17 juillet 2007 19:29« Je n’ai malheureusement pas lu »Le rappel à l’ordre« , mais je pense qu’il serait intéressant que vous nous en précisiez les grandes lignes, »
Les grande ligne, c’est que ces un gros tas de merde bien fumante d’un type qui vient de comprendre que ses idées de gauche faisait rire le monde entier. Alors il dénonce les déviants..
-
Bernard Dugué
17 juillet 2007 20:13
@ Pierre Allard
Je pense plutôt à une dialectique entre expérience de l’intellectuel, prise d’information et conceptualisation. C’est un sujet trop vaste pour être développé ici.
-
karg se 17 juillet 2007 20:34Une alliance société ouverte de Popper et société protectrice comme la Suède ou la Norvège.
La gauche du futur ne pourra qu’être libéral, le marxisme économique à échoué. Ca ne l’empêchera pas d’être radicalement de gauche sur les questions de tolérance et de protection sociale de l’individu face aux aléas de la vie.
Oui il y a un espace dans lequel s’engager, un espace qui pour le moment parait utopique ou ridicule, paradoxal, pour moi c’est un libéralisme de gauche, une société ouverte, dynamique et protectrice.
-
-
lerma
17 juillet 2007 10:08
En 1984,le porte parole du gouvernement de Laurent Fabius Max Gallo,lancé un débat dans une tribune du journal du soir « LE MONDE » - « Ou sont les intellectuels »
Nous avons aujourd’hui,le même phénoméne ou des intellectuels décus d’avoir eu comme candidature socialiste une personne qui ne représentait et ne portait aucun projet de société ni vision d’avenir ont préféré rester à leur place.
Certain aujourd’hui pourraient même soutenir le gouvernement de Nicolas Sarkozy dans le cadre de la nouvelle politique et surtout dans la manière de démocratiser la fonction de Président de la République qui est moins monarchiste que nous l’avions connu par le passé.
La necessité de moderniser la France et ses institutions ne peut se permettre de ne pas tenir compte des opinions des intellectuels
-
maxim
17 juillet 2007 10:36
une question ,la même depuis des lustres me taraude l’esprit .....
pourquoi toujours ce terme « d’intellectuel de gauche » ,donc si j’ai bien compris ,les intellectuels de droite n’existent pas ,évidemment,il y a l’image dépeignant la droite comme vectrice de l’obscurantisme ,du profit à tout prix avant toute considération humaniste ,mais ce sont surtout des clichés faciles et reducteurs ...
droite = cons
gauche = intelligents
tous vos derniers articles Bernard Dugué ,contiennent le même message empreint d’une nostalgie ,avec en arrière fond cette interrogation : comment se fait il que des gens si intelligents que nous ,ne soient plus reconnus ,plus admirés ,adulés qu’autrefois ,c’est presque une auto éloge funèbre ,la vôtre que vous faites passer dans vos articles ..... ne prenez pas comme argument premier que c’est de la faute à Tf1 et à ses programmes à ras des paquerettes qui sont une des causes de la non reconnaissance de vos pairs .... c’est simplement que la formule ne fait plus recette ,que le monde change ,évolue,que ce qui était vérité hier est remis en cause .......
et si tout simplement le terme de gauche rajouté a intellectuel etait de trop ?????
c’est presque une forme de ségregation ,comme les discours de Dame Ségolène avec son peuple de gauche ,et les autres.. bien appuyé qui a participé a une réaction contraire dans l’inconscient collectif ........
-
Bernard Dugué
17 juillet 2007 11:07
Vous n’avez rien compris
Imaginez que je fasse un article sur les Stones, diriez-vous alors que selon moi, les Beatles n’existent pas, et que Stones c’est bien et Beatles c’est nul ?
Désolé, je ne peux pas réécrire le billet pour le cadrer dans votre cadre de pensée et je ne vois pas ce que je viens faire avec une prétendue nostalgie dans ce débat. Ce billet a deux référents, le propos de Badiou et la parution du Sarkophage. Essayez de commenter l’article
-
maxim
17 juillet 2007 12:12
calmement Bernard ....... je reviens ,je ne vous ai pas noté entre parenthèses ,j’ai lu l’article ......
déjà la page de Badiou dans le Monde qui n’apprend à personne ce qui est un fait ,que le monde a changé ,que la gauche s’est disloquée d’elle même parce qu’elle est restée figée dans ses certitudes ,le tout avec un peu d’arguments à la Besancenot en ce qui concerne le Sarkosysme ,en definitive rien de nouveau que nous ne sachions déjà ......
quand au staff de la rédaction du Sarkophage dans lequel je trouve le nom de maire de Grigny ,quand on voit ce qu’il est advenu d’une commune que j’avais connu tranquille ,c’est le Bronx puissance 5 ,alors surtout pas lui pour donner des leçons ......
je ne vous importune plus .......
-
-
grangeoisi
17 juillet 2007 10:59
@ lerma
Moins monarchique la fonction de président de la république ? Là, cette réflexion est à mettre sous verre !
Je crains que cette fonction se résume maintenant et à tout le moins au(x) fait(s) du Prince !
Pour en revenir aux intellectuels « manquants », espèrons que les « prochains » ne soient pas « manquant » de discernement ; pour le moment on assiste plus à des phénomènes de brillance attirant quelques papillons.
-
JL
17 juillet 2007 11:04
Après la trahison des élites, voici annoncée la mort des intellectuels de gauche. Je vous propose un autre point de vue : la gauche vue comme un épisode de l’histoire, une parenthèse.
Dans les anciens régimes il y avait trois classes sociales. Les lumières sont passées par là, les révolutions aussi, l’aristocratie s’est faite oublier. Le libéralisme triomphant a ramené une nouvelle aristocratie dont les titres de noblesse se mesurent désormais en milliards de dollars, de yens ou d’euros.
Aujourd’hui cette oligarchie, par sa main mise sur les médias, a su tenir discours populiste crédible pour tous ceux qui désespéraient à tout jamais d’accéder aux classes moyennes en même temps qu’ils prenaient conscience de la trahison des élites bourgeoises. Et c’est ainsi que les classes moyennes sont désormais minoritaire politiquement.
Il n’y a plus de gauche, ne reste que des valeurs. Plutôt que de chercher vainement à reconstruire sur un clivage caduc, ringard, il faut prendre la mesure des enjeux. Le danger numéro un s’appelle OGM
-
JL
17 juillet 2007 11:06
« Selon la Food and Agricultural Organization (FAO), il y a assez de nourriture dans le monde pour nourrir tous les habitants avec une ration journalière de 2 200 calories sous forme de fruits frais et secs, de légumes, de produits laitiers et de viande. Pourtant, parce qu’elles sont pauvres, 824 millions de personnes continuent à souffrir de la faim. Or, la transition qui s’annonce met en concurrence la production alimentaire et celle de carburants dans l’accès à la terre, à l’eau et aux ressources. Un exemple concret en est actuellement donné au Mexique. Ses barrières douanières ayant été démantelées dans le cadre de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), le Mexique importe désormais 30 % de son maïs des Etats-Unis ».
« Sous les tropiques, 100 hectares dédiés à l’agriculture familiale créent trente-cinq emplois ; les palmiers à huile et la canne à sucre dix, les eucalyptus deux, le soja à peine un demi. »
Il est à prévoir une immigration massive dans les pays européens, du fait de la reconversion des terres arables et du détournement des ressources en eau dans les pays pauvres.
Cette immigration massive est porteuse d’une forte augmentation de la répression, de la criminalité, et poussera les nations occidentales à se bunkeriser. Le pire des mondes est en construction. La guerre des mots a déjà commencé.
-
JL
17 juillet 2007 12:12
à Snoopy, vous auriez préféré que je parle de Bourdieu ? Ou de Chomsky ?
Un commentaire qui offre un point de vue différent, ne vaut-il pas mieux qu’un commentaire qui exprime un sentiment personnel, une répulsion instinctive envers la forme de pensée de son auteur ?
Je sais que moi-même, vis à vis de certains - vous aurez deviné NPM & Co - je me laisse parfois aller ...
-
snoopy86 17 juillet 2007 12:18@ JL
Pour une fois Bourdieu aurait été au coeur du sujet, et je vous remercie de ne pas l’avoir évoqué...
-
JL
17 juillet 2007 13:26
@ Snoopy, je ne suis pas hors sujet pour qui sait lire attentivement, et je n’ai pas l’intention de vous expliquer pourquoi.
Par ailleurs, permettez moi de vous faire remarquer que votre opinion ne concerne que vous quant à ce qui est dans ou hors sujet, si vous n’apportez pas mieux.
Et puisque vous me ’permettez’ ici de commenter vos posts, je trouve qu’ils sont toujours subjectifs : vous aimez ou vous n’aimez pas, point barre ! Vous ne faites que des jugements de valeurs mais n’apportez pas beaucoup d’idées. En avez vous ? ou bien êtes vous de ces conformistes qui n’ont pour seul souci que celui d’être du coté des rieurs ?

-
snoopy86 17 juillet 2007 13:37@ JL
Vous devriez, vous aussi, me lire plus attentivement.
Je suis effectivement du côté des rieurs, car je crois aux vertus de l’ironie et de la dérision. Quant au conformisme, il me semble plutôt de votre côté, et là, nous sommes au coeur de l’article...
-
snoopy86 17 juillet 2007 18:08@ Léon
Veuillez m’excuser de ne pas vous avoir répondu plus tôt, j’ai profité du beau temps pour aller gâcher une belle promenade en taquinant une petite balle blanche...
J’ai cité Bourdieu, mais j’aurais pu tout autant dire Foucault ou Baudrillard.
Bourdieu me semble néanmoins la référence favorite des néo-cuistres qui pour la plupart, comme moi, n’ont pas réussi à le lire. Je ne dis pas celà pour vous qui avez largement fait ici la preuve de votre culture...
J’ai également quelques souvenirs de Baudrillard qui pour notre malheur commun fut mon prof d’allemand au milieu des années soixante. Au bout de deux ans, ni lui ni moi n’avions réussi à savoir lequel des deux s’ennuyait le plus en cours...
-
JL
18 juillet 2007 09:55
Snoopy, Léon, en vertu du principe de « qui ne dit mot consent » je me dois de réagir, puisque j’ai en quelque sorte suscité le commentaire précédent. Je vais faire ce que je n’aime pas, je vais reprendre un à un les propos de celui qui voulait me donner une leçon :.
S : « »J’ai cité Bourdieu, mais j’aurais pu tout autant dire Foucault ou Baudrillard« .>> Mais non, vous n’avez pas cité, vous avez seulement évoqué. On aimerait que vous citiez, et »à propos", pertinemment, pour voir !
S : « »Bourdieu me semble néanmoins la référence favorite des néo-cuistres qui pour la plupart, comme moi, n’ont pas réussi à le lire" :>> Sans commentaire tellement c’est outrancier. Vous avez au moins le mérite de reconnaître que vous n’avez pas réussi à le lire. Vous ne sauriez donc le citer.
S : « » Je ne dis pas celà pour vous qui avez largement fait ici la preuve de votre culture...« » >> joli exercice de cire pompes. Bravo monsieur l’ironiste, c’est exactement comme ça qu’on fait rire !
S : « »J’ai également quelques souvenirs de Baudrillard qui pour notre malheur commun fut mon prof d’allemand au milieu des années soixante. Au bout de deux ans, ni lui ni moi n’avions réussi à savoir lequel des deux s’ennuyait le plus en cours... « » >> Vous voulez dire : « … lequel des deux ennuyait le plus l’autre ! »
Voilà ! cette mise au point destinée à ceux qui ont l’habitude de vous ’plusser’.
-
snoopy86 18 juillet 2007 20:27@ JL
Vous avez donc même pendant les vacances un irrépressible besoin de corriger des copies...
J’ai largement passé l’âge de me livrer à ce jeu-là. Sachez simplement que j’ai su le faire assez brillamment quand il s’est agi de passer les concours des grandes écoles commerciales.
3 points néanmoins :
1) Que ceux qui ont lu Bourdieu lèvent la main. Eux-seuls auront le droit de vote aux élections et de commentaire sur agoravox...
2) « tellement c’est outrancier » En êtes-vous si certain ?
3) J’apprécie effectivement Léon, sa culture, et son esprit de dialogue . Je le dis d’autant plus librement que je l’ai agressé ici-même et que je le regrette encore... Et j’ai en commun avec lui l’amour de la musique classique, même si il est beaucoup plus fin connaisseur que moi.
4) Baudrillard n’en avait rien à foutre de ses élèves de seconde et première, mais il avait des fins de mois à faire. Je suis au nombre de ceux qui en ont été victimes. J’ai depuis découvert que c’était un galopin fort sympathique...
Tout ce commentaire pour ceux qui m’ont plussé et vous ont replié, partageant avec moi la répulsion pour votre mode de pensée.
Sur ce je vous laisse à votre amertume
-
JL
19 juillet 2007 00:47
Snoopy, la question n’est pas Bourdieu, Baudrillard ou Chomsky, et vous le savez bien : sur un autre fil, c’est vous qui, complètement hors propos, aviez déclaré que ceux qui citent Bourdieu et Chomsky sont ’ch.’ (c’est comme ça que vous l’avez écrit). Je vous rappelle que l’on cite quand on emprunte les mots d’une personne pour exprimer une réflexion parce que ces mots là sont les plus pertinents. Ce n’est pas écrire le nom, juste pour dire qu’on le connaît.
Alors, quand vous venez me dire que je suis hors sujet en apportant un point de vue, non seulement j’affirme que vous n’avez pas bien lu, mais quand c’est vous qui êtes hors sujet pour exprimer vos petites émotions je m’en fiche éperdument et je ne dois rien.
Il y a trois niveaux de conversation : les idées, les événements, les gens. Les esprits petits parlent essentiellement des gens. C’est ce que vous appelez l’ironie et la dérision, et qui me répulse. L’humour que je pratique m’est précieux, je le réserve à ceux qui le comprennent, évidemment.
Sur ce, rassurez vous, la pluie va enfin cesser, j’aurai mieux à faire que vous donner l’occasion de faire rire à bon compte votre petit comité.
Mais pardon Mr Dugué, d’encombrer votre boîte à lettre, et votre article. Je vais en rester là.
-
snoopy86 19 juillet 2007 08:43@ JL
Pour en finir, et parce que, une fois de plus, je ne peux pas résister,
Je comprends que l’humour que vous pratiquez vous soit précieux du simple fait de sa rareté...
Pardonnez-moi aussi, monsieur Dugué
-
-
La Taverne des Poètes
17 juillet 2007 12:17
Salut les gauchistes !
Y a-t-il un intellectuel dans la salle ?-
DD
17 juillet 2007 13:25
La Taverne des Poètes, vous êtes un des activistes gauchistes haineux parmi les plus prolifiques sur AGORAVOX. Alors de quoi parlez-vous ?
Il y en a assez des gauchistes comme vous qui viennent contaminer le MoDem. Le MoDem est un parti de droite, quand allez-vous le comprendre ?
-
DD
17 juillet 2007 13:30
La Taverne des Poètes, tu as déjà explosé ton quota d’articles et d’interventions sur AGORAVOX, j’ai donc le regret très plaisant de te dire que tu es viré.
Au revoir.
-
Yannick J.
17 juillet 2007 14:15
Bon bin là mmoi je me demande si en fait Philou ne serait pas le nouveau nom d’emprun de NPM.....
commentaires aussi inconstructifs et emprunts de flatulences nauséabondes....
enfin j’peux m’tromper......
-
masuyer
17 juillet 2007 14:35
La Taverne un gauchiste !?

Pour philou, Bayrou c’est Rosa Luxembourg et Sarkozy Léon Blum. Je voudrais pas voir son extrême-droite au pouvoir.

-
DD
17 juillet 2007 15:34
@ Masuyer
Effectivement, voilà mon axe politique :
Extrême-Droie : pas grand monde Droite : Villiers, Fabius Centre-droit : Le Pen, Royal Centre : Sarkozy Gauche : Bayrou Extrême-Gauche : Mamère, Voynet, Mélenchon Gauche ultra-haineuse : Besancenot, Gremetz
-
DD
17 juillet 2007 16:34
@ Yannick J
Avez-vous déjà vu une flatulence non nauséabonde ? Avec ce genre de tautologie, vous empêchez tout débat.
-
masuyer
17 juillet 2007 16:40
Si Philou il existe des flatulences sans odeurs. Une alimentation pas assez carnée en est peut-être la cause
-
DD
17 juillet 2007 16:44
@ Masuyer
Je n’ai pas étudié spécialement la question des flatulences sans odeur, mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire des insurrections intestinalo-gastriques.
-
Yannick J.
17 juillet 2007 17:20
Il est vrai que là le débat prends une tout aute tournure !!!!!
Ma foi pourquoi ne pas s’être penché sur la questino philosophiques des flatulences non odorifères ????
grand débat devant l’éternel !
-
Gasty
17 juillet 2007 20:28
Ah merde ! et dire que pendant ce temps là, je faisais ma sieste à côté, j’ai rien entendu.

-
snoopy86 17 juillet 2007 12:58@ Calmos
Il y a belle lurette que les « intellectuels » n’embrigadent plus qu’eux-mêmes et c’est heureux ainsi...
N’aurais-tu pas une pétition à me faire signer pour que je me sente un peu moins con ?
-
-
pifo
17 juillet 2007 13:03
Je crois pour ma part que la gauche aurait dû avoir le cran de faire passer ses idées et son candidat le plus apte aux dernières élections préésidentielles, malgré la pression des sondages. Ce qui leur manque le plus, c’est du cran.
Faute de cran, la gauche laisse le champ libre à une caisse de résonance telle que la mère Royale, qui n’en finit plus de pérorer. La question de savoir s’il existe encore quelques têtes à gauche a donc tout lieu de se poser (compte tenu de l’image que la gauche donne d’elle-même).
D’accord avec l’auteur sur le manque d’arguments qui se traduit par une tentative de diabolisation bête, méchante, puérile et stérile de son principal adversaire. Le peuple est moins con qu’on ne le pense, et comprend déjà très clairement que la gauche montre ainsi qu’elle n’est pas une alternative fiable à la droite.
Le pire, c’est qu’on ne voit toujours rien poindre à l’horizon du côté de la gauche.
C’est à croire qu’ils sont bel et bien morts, ses intellectuels.
Ne faudrait-il pas mettre leur effacement sur le compte d’une désapprobation de la gestion actuelle du principal parti de gauche ?
-
pifo
17 juillet 2007 13:50
@ l’auteur
« Et aujourd’hui on souhaite retirer les troupes d’Irak ? Si le retrait se faisait que se passerait-il ? Une guerre civile et le risque réel de voir ce pays plonger dans les mains d’intégristes qui auront tôt fait de remplacer une dictature par une autre. Est-ce cela que nous souhaitons à ce pays ? »
Il fallait y penser avant d’attaquer l’Irak. La cohésion d’un pays composé de plusieurs ethnies aux obédiences religieuses multiples ne se décide pas sur un claquement de doigts, ni à une assise au Conseil de sécurité de l’ONU, et encore moins entre GW Bush et sa clique de mafieux.
Vous parez Saddam des atours de dictateur sanguinaire et que sais-je encore. Soit. Quelles ont été les conséquences de tout ce régime en pertes humaines ?
A l’opposé, quelles sont les conséquences de la démocratisation forcée made in GW Bush and his mafieux friends ?
Voulez-vous nous dire à présents lequel de GW Bush & Co et de Saddam Hussein a causé le plus de dégâts en Irak en terme de pertes humaines ? Lequel a fait le plus de tort au peuple Irakien ? Lequel mérite le plus d’être pendu haut et court à ce titre ? Lequel des deux a plongé l’Irak dans un chao inextricable ?
Alors soit, Saddam a été un dictateur, au sens le plus « occidental » du terme. Aucun de nous n’a idée de ce que c’est que de diriger un pays aux cultures et religions aussi diverses, et parfois, antagonistes. Pour cela, j’estime que nous devrions au moins montrer un peu de retenue quand nous faisons allusion à un homme qui n’est plus de ce monde.
Preuve de la complexité de cette situation : regardez la merde dans laquelle Bush s’est fourré en engageant cette satanée guerre.
Félicitons donc GW Bush & Co pour la situation explosive dans laquelle ils ont mis ce pays, par le biais d’une stratégie d’isolement qui s’est étendue sur plusieurs années.
Posons-nous maintenant la question de savoir si les pays occidentaux sont exempts de toute responsabilité dans l’ensemble des massacres que Saddam a eu à commettre contre le peuple irakien de son vivant. La vérité en surprendra plus d’un.
C’est trop facile d’aller foutre la merde dans un Etat souverain, et de se déclarer ensuite indispensable pour le rétablissement de la pays suite à la merde que l’on a soi-même foutue sciemment.
Bush a foutu sa merde en Irak, qu’il s’en sorte. Faisons simplement le bilan, et voyons si lui non plus ne mérite pas de passer devant un tribunal pénal international après tout ce qu’il a commis comme exactions.
-
NPM 17 juillet 2007 19:32"Je crois pour ma part que la gauche aurait dû avoir le cran de faire passer ses idées et son candidat le plus apte aux dernières élections préésidentielles, malgré la pression des sondages. Ce qui leur manque le plus, c’est du cran.
Faute de cran, la gauche laisse le champ libre à une caisse de résonance telle que la mère Royale,"
Le CRAN ? Commité Représentatif des Associations Négres ? Un lobby pro négre raciste pour aider le PSF ??? J’ai des doutes..
-
chevsinclair
18 juillet 2007 15:25
pifo rien ne changera, tout va empirer même, si le PS ne se met pas au boulot. Le boulot, c est quoi ? SE POSER LES VRAIES QUESTIONS : comment faire profiter à tout le monde d’un libéralisme assumé ? Comment mettre tout le monde au boulot ? Comment répondre aux excès du libéralisme, et donc comment donner un libéralisme le plus pur et parfait possible. Et oui c est un comble ! Là il y aura des divergences avec la droite, qui ne domine pas du tout le sujet, qui favorise les très grosses entreprises et les conglomérats !! Là est la 1ere clé. 2ème axe de boulot : empêcher la société de devenir autoritaire, pleine de policiers et de caméras : PRESERVER NOS LIBERTES !! Le PS gagnera en défendant les libertés et diminuera ainsi les injustices...je le crois furieusement.
-
-
Sylvain Reboul
17 juillet 2007 13:35
1) Les intellectuels de gauche disparaissent quand ils virent à droite, après avoir fait une honorable carrière d’intellectuel médiatique de gauche.
2) Les intellectuels de gauches disparaissent lorsque les intellectuels tout court, comme maîtres à pensée tout court, ont fait leur temps.
-
DD
17 juillet 2007 17:16
Je n’ai étudié spécialement la question des caviaro-penseurs un tiers-mondistes, deux tiers mondains, mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire intellectuelle.
-
-
Dryss
17 juillet 2007 13:40
Les intellectuels de gauche sont ils morts ?
Ne faut il pas se demander si les intellectuels tout court sont morts ? Avec l’esprit actuel anti-fonctionnaire, anti-énarque, anti-intellectuel tout court qui est en vogue, c’est la mort des intellectuels qui se profile.
Et ce serait bien dommage...
-
stephanemot
17 juillet 2007 13:45
Je rejoins Aron sur le côté réducteur de la classification gauche / droite (« qu’on soit de droite ou qu’on soit de gauche on est toujours hémiplégique »). Pour les intellectuels comme pour les politiques, l’axe conservateur / réformateur me semble actuellement plus pertinent.
On pourrait faire un parallèle avec les USA, où les « liberals » (de gauche) ont tourné en rond ces dernières années, se sclérosant dans la nostalgie des beaux combats des 60s et 70s. Le mouvement néo-conservateur (neocon) est à l’origine composé de déçus de la gauche développant une nouvelle idéologie de droite avec la force de conviction de jeunes convertis... ce n’est pas un hasard s’ils se sont parfaitement entendus avec les born again christians, ce cocktail explosif donnant les résultats que vous connaissez...
Les babas cools d’hier ont à peine levé le nez de leurs volutes pendant que l’Oncle Sam partait faire des pâtés dans le désert, et ne sont sortis de leur torpeur qu’un peu tard pour ajouter leur timbre au concert des bush-bashers.
Fondamentalement, ici ou là-bas, il est temps de refaire le point sur notre vision du monde, où on veut aller et comment. Un consensus émerge déjà autour de valeurs de respect (de l’environnement, de l’autre, d’échanges économiques sains et régulés...).
Honnêtement, je me contrefous de savoir si une bonne idée vient de la gauche, de la droite, du nord ou du sud. Quand on a la chance d’avoir la santé, autant en profiter pour exploiter les deux hémisphères de son cerveau.
Enfin, pour revenir au cas français, le terme d’« intellectuels » n’a plus vraiment de sens.
-
Barbathoustra
17 juillet 2007 14:25
Ce n’est pas pour rien que le premier parti aux US et celui de l’abstention ...
-
La Taverne des Poètes
17 juillet 2007 14:11
Laissez Léon ! ce fil est un club fermé pour intellectuels de gauche. Voyez le titre ! D’ailleurs « intellectuels de gauche » est, pour les gens de gauche, un pléonasme.
Je pense qu’à gauche ils l’ont mauvaise depuis la perte de leur plus brillant intellectuel : Jack Lang.Gauche caviar, morne plaine !
-
NPM 17 juillet 2007 15:37« où sont donc les intellectuels de droite ? »
Dans les entreprises, PDG. La gauche se branle, la Droite dirige.
-
Bernard Dugué
17 juillet 2007 20:19
Léon, la question n’est pas incomplète mais son développement oui, qui mériterait un livre.
Ce livre inclurait évidemment la question des intellectuels de droite. Une boutade, l’intellectuel de droite se cache, il se présente comme think tanker ou spin doctor.
Une piste, ne pas imputer à la mondialisation et au libéralisme les maux de la société. C’est l’inverse, la mondialisation et la jungle libérale sont le résultat de la nature humaine telle qu’elle se présente, à l’instant 2007
-
-
Forest Ent
17 juillet 2007 13:57
Parce qu’il y a des intellectuels de droite ?

Ce qui est certain, c’est qu’il y a eu consensus des personnes influentes à l’UMP et au PS pour dire que la mondialisation et l’ultralibéralisme étaient « positifs et inéluctables ». Jouyet me semble typique de l’apparatchik interchangeable de la pensée unique. Ils influent sur le pouvoir, pas sur l’opinion.
L’opinion n’est pas influencée par les « intellectuels » (ni même par les idées) mais par les « médias », dont éventuellement quelques faux intellectuels de salle de presse, dont BHL fut emblématique.
La campagne de Pinocchio a été excellente en termes d’image et ne reposait sur aucune idée ni programme. Elle jouait, comme toutes les pubs, sur un registre affectif et d’identification.
Le problème, c’est que maintenant l’UMP reste au pouvoir, avec son absence totale d’idées, son programme et son staff incohérents. Passons donc aux choses sérieuses, c’est à dire par exemple l’économie : 15 milliards de baisses de recettes non financées au bénéfice exclusif de 3% de la population. C’est un gag.
-
Barbathoustra
17 juillet 2007 14:44
Vous venez de démontrer que les « grands intellectuels de Gauche » ne VOUS ont racontés que des conneries avec leurs lendemains qui devaient chanter....
— >
Vous même, ne seriez vous pas en train de démontrer qu’un « intello » de droite et celui qui parle sans complexe de chômage et de travail alors qu’il n’a manifestement ni connu le premier et moins encore sait ce que veut dire le second ?
-
NPM 17 juillet 2007 14:48« Vous même, ne seriez vous pas en train de démontrer qu’un » intello « de droite et celui qui parle sans complexe de chômage et de travail alors qu’il n’a manifestement ni connu le premier et moins encore sait ce que veut dire le second ? »
Oui, les gens de droite ne sont ni chomeur, ne travail pas, sont beaux, en bonne santé, cultivé et diplomé, vivent dans des villa de 500 métres carré, sauf lorsqu’ils font des croisiére autour du monde, et onr des grand écran plat, pour pouvoir se moquer des plouc de gauche, qui glande à l’ANPE, au RMI, en vieux slip sale, et qui viennent nous faire la leçon alors qu’ils ne vivent que de notre bonté, et son incapable de s’entretenir eux même.
-
Barbathoustra
17 juillet 2007 14:59
Je n’ai pas dis « gens de droite » mais « intellos de droite ». Si tous les pauvres votaient à gauche, la droite ne passerai jamais, c’est bien connu.
Qui plus est, je ne suis pas de gauche personellement mais j’ai quelques gens de gauche dans mon entourage et ma famille. Mon grand père était même communiste et je sais pourquoi il l’était. Ce n’était pas pour des histoires de « lendemain qui chantes » pas au au sens ou certains l’entendent en tout cas ; c’est à dire l’épanoussissement dans notre société de consommation j’imagines. Bref, c’est du complet mépris que de résumer ainsi les luttes ouvrières du passé.
-
NPM 17 juillet 2007 15:08« Si tous les pauvres votaient à gauche, la droite ne passerai jamais, c’est bien connu. »
Non, il y a trés peu de pauvre. C’est pour ca que la gauche veut des immigrés, sinon, elle n’a aucune chance de gagner.
« Mon grand père était même communiste et je sais pourquoi il l’était. »
Antisémite ?
-
Forest Ent
17 juillet 2007 15:11
« les lendemains n’ont pas chanté longtemps ; ça a duré 3 mois ; après on ne les a pas beaucoup entendus les »intellos-bobos« pour expliquer le pourquoi du comment. »
@ Calmos & NPM
Je compte beaucoup sur vous pour commenter les succès de notre nouveau Grand Orateur. Dans quatre mois.

-
JL
17 juillet 2007 15:24
@ Forest ent, entièrement d’accord avec votre post. Ne comptez pas sur ces deux trolls pour commenter quoi que ce soit : ils sont payés pour décrédibiliser toute pensée cohérente ici. NPM qui a le QI d’un lombric voudrait nous faire croire qu’il est riche !
S’il l’était vraiment, il n’en serait que plus grotesque : quand on est con et riche on n’a rien à faire ici, ou alors on est maso et on aime être ridicule.
Quant à faire semblant d’être con, je n’y crois pas : Personne ne peut faire semblant d’être aussi con aussi efficacement.

-
DD
17 juillet 2007 15:36
Electorat de la gauche : chomeurs, délinquants, fonctionnaire, immigrés, caviaro-menteurs
Electorat de droite : tout le reste, c’est-à-dire la France respectable
-
Barbathoustra
17 juillet 2007 16:09
« Antisémite ? »
J’ai pas compris là ?
Tout simplement, monn grand père extrayait des blocs de calcaire dans une carrière ; blocs dont la France avait grand besoin pour sa reconstruction. Autant dire qu’il en bavait et qu’a ça place, beaucoup d’histrions de droite ici présents serait devenu communistes bien avant lui. Je pense même que les gosses de notables, lorsqu’ils se retrouvent acculés au prolétariat par accident deviennent les pires et les plus extrèmistes ... Rouges écarlates. J’imagine que l’individualiste exacerbé supporte très mal le travail de masse.
Mon grand père est d’ailleurs mort d’un silicose d’avoir trop respiré la poussière.
-
Barbathoustra
17 juillet 2007 16:21
Pour passer le temps, continuez de lire et de suivre VOS « intellectuels »
— >
Les intellectuels/philosophes de droite étant plus souvent des économistes, je devine qu’avec tes analyses simplistes, tu ne dois pas beaucoup les lire non plus ...
-
Forest Ent
17 juillet 2007 17:01
@ Calmos
« si sarko se plante, il est viré »
« le prochain ne sera pas de gauche »
Houla.

Mitterrand a été réélu en 1988 et est resté 14 ans président. Si c’était si simple...

Votre activité professionnelle était proche de celle de Sarko : faire des trous. Lui, c’est dans la caisse...
-
Barbathoustra
17 juillet 2007 17:06
Mes mains en sont encore caleuses ; alors vos leçons de morales je m’en tamponne le coquillard....
— >
Que j’ai encore une morale, voilà qui vous arrangerait bien pour me faire gober la vôtre... Je suis irrecupérable et vacciné de longue date de toutes les idéologies sachez le. Et n’insistez pas, vous aller faire pleurer ma mère !
-
Barbathoustra
17 juillet 2007 18:26
« Vous me rappelez ces employés d’une usine »
Sauf que je préfèrerai creuver que d’être employé d’usine. Vous ne comprenez donc pas que votre vie de petit retraité aux mains caleuses avec sa belle valeur travail ne fait plus rêver personne ?
Encore qu’un retraité qui s’exprime à grand renfort de LOL, s’est pas courant ... Du reste, je pense que la droite Française et son capitalisme de tradition aristocratique profite bien plus à ces derniers qu’a ceux qui le méritent vraiment. Les vrais libéraux en France ne se reconaissent pas dans ce gouvernement.
-
Prosper
17 juillet 2007 19:15
mais si mais si, il est possible à certains de vouloir être aussi cons : c’est un défi à soi-même et à la nature, la volonté humaine du record...
-
NPM 17 juillet 2007 20:28« Tout simplement, monn grand père extrayait des blocs de calcaire dans une carrière ; blocs dont la France avait grand besoin pour sa reconstruction. »
Tous ces enculés de pauvres qui voulait se loger ! Voila les responsable de la faible paye de votre grand papa !
« Sauf que je préfèrerai creuver que d’être employé d’usine. »
Et qui vous en empéche ? Vous pourrier même finir patron faites gaffe !
-
-
mcm 17 juillet 2007 17:26@Philou,
Ah ben vous au moins vous savez parler aux femmes ! Si votre post est une tentative d’approche, je me permettrait de vous vous suggérer une approche moins hussarde.
Moi-même pourtant mâle au parler direct, je suis sidéré par cette question agressive.
Vous nous aviez habitué à plus de courtoisie, Philou, il serait dommage de ternir votre réputation de gaulois galant !
-
DD
17 juillet 2007 17:39
Je reconnais que mon message est débile et pour le moins inélégant.
Mais la parenté avec Clémentine Autain est telle que je n’ai pas pu m’empêché.
Désolé.
-
-
-
-
erdar
17 juillet 2007 18:05
Bonjour Professeur Dugué,
L’article m’a bien fait sourire, un peu d’ironie...ça fait pas de mal.
Pour revenir à la mort des intellectuels de gauche, on va dire qu’ils se sont sabordés eux-même. Nul doute que l’apparatchik de l’élysée redoutait plus DSK que la maîtresse d’école Marie-ségolène, et en ayant fait une campagne à la solo pour obtenir le désir de pouvoir, elle a contribué a l’éclatement du PS (on sait tous que l’union fait la force, il semblerait que le parti d’opposition était plus soudé).
En ce qui me concerne, je ne suis pas partisan du Sarkozysme, mais je vous avoue qu’il m’a sidéré lorsque Kouchner est apparu au quai d’Orsay. Bordel (excusez moi c’est plus fort que moi), le nain est décidément sans vergogne et sait utiliser les leviers comme le meilleur des machiavels. Un coup vers les cagots nationalistes et ensuite vers le plus humaniste des politiciens français qu’est Kouchner, allez comprendre le cohésion de ses idées ?
Dans tous les cas les politologues peuvent être sûr d’une chose c’est que le nain n’a vraiment aucune ligne directrice (hormis la turquie « raus von Europa ») et il agit politiquement juste en consultant les sondages que l’IFOP lui fournit (à voir la TVA sociale).
Mes salutations
Erdal
-
Bernard Dugué
17 juillet 2007 20:31
La mort, non mais cette formulation traduit une lente descente aux enfers de l’insignifiance des intellectuels de gauche, depuis deux décennies.
Ensuite, il y a plusieurs champs où les lignes se créent, l’économie, la morale, le droit, l’Etat. C’est complexe et la complexité du monde ne joue pas en faveur de la pensée de gauche. Celle de droite sait jouer sur la complexité en la simplifiant.
Merci à tous les commentateurs
Je file voir Les Stones et Hendrix sur Arte
-
-
maxim
17 juillet 2007 18:26
ah mais si, il en reste des intellectuels de gauche !!! Julien Dray ,Henri Emmanuelli,Robert Hue,Marie Georges Buffet ,c’est du 2 eme choix d’accord ,mais faut faire avec .... comme on dit « faute de grives on mange des merles »......
-
Barbathoustra
17 juillet 2007 18:38
Sans parler de philosophie ( qui oserai ), je pense que c’est Doc Gynéco qui incarne le mieux les valeurs de la droite aujourd’hui. Du fric facile en quantité et sans trop rien glander ... A ce tarif, c’est clair que tout le monde va finir par être de droite.
-
DD
17 juillet 2007 19:45
Enfin, vous plaisantez j’espère.
Je crois au contraire que Doc Gynéco incarne parfaitement la politique menée par la gauche. En fait, c’est même un pur produit de la gauche.
Exaltation de la médiocrité à l’école, encouragement de la délinquance et de la criminalité, dévalorisation du travail, incitation à la haine sociale, apologie de la sous-culture (art de merde, RAP), stigmatisation de l’ordre public, etc. la gauche a fabriqué de toutes pièces ces racailles incultes, haineuses, bonnes à rien qui sont aujourd’hui lahonte de notre pays.
Alors de grâce, gardez-le, il vous appartient ce cher Doc Gyneco.
-
-
ExSam
17 juillet 2007 18:45
Dagognet, Eribon, Mattelart, Onfray, Bouveresse, Lacroix-Ruiz...Et d’autres qui interdisent,me semble-t-il, d’enterrer en rond les intellectuels à fibre plutôt de gauche.
Pour ma petite part je me considérerais toujours en démocratie, tant que je pourrais dire grand mal de Sarko, avec une obstination féroce, tant il le mérite, le bougre.
-
DD
17 juillet 2007 19:01
Vomir sa haine anti-sarkozyste, ça ne me paraît pas très républicain tout ça...
-
DD
17 juillet 2007 19:10
Il me semble qu’il y a déjà un problème sémantique autour du terme intellectuel.
Les penseurs, les philosophes, etc. ne devraient pas comme cela s’arroger le monopole de la réflexion, de l’intelligence, etc.
Heureusement qu’il y a de mecs intelligents qui ne s’autoproclament pas intellectuels, sinon le monde irait à sa perte.
-
DD
17 juillet 2007 19:14
Halte aux caviaro-gauchistes !
Ils ont soutenu les massacres au Cambodge, les délices de Mao, le génie de Staline, mais où iront-ils maintenant ?
Marre de ces donneurs de leçons qui ont permis les pires atrocités, Gérard Miller en tête.
-
ExSam
17 juillet 2007 19:22
philou
qu’il y a de mecs intelligents qui ne s’autoproclament pas intellectuels
Et versa-vice, ça serait pas mal non plus...
-
ExSam
17 juillet 2007 19:25
Philou
T’es sérieux là ?..On t’as laissé enfermé dans les gogues depuis tout ce temps ?...Commence par aller voir Retour vers le Futur, ça calmera tes hallus de vieilles barbes que même Raymond Barbe il les ressort pas de la penderie.
-
-
DD
17 juillet 2007 18:46
Il y a un paradoxe assez incroyable : la gauche affirme qu’il n’y a que des intellectuels de gauche, et dans le même temps elle fait l’apologie de la médiocrité dans sa vision de l’éducation (notament le refus viscéral de la sélection) et du traitement de la délinquance et de la criminalité : est-ce sa façon de former les intellectuels ? Tout détruire, inciter à la haine sociale, et se dire finalement : ah ba mince alors, la société est violente !
-
ExSam
17 juillet 2007 19:36
philou
A force de prendre des raccourcis inconséquents, tu vas finir par te mordre la queue.
Sans compter qu’on sait plus à qui tu parles, ni de quoi t’esse, sans parler du mélange que tu touilles entre les idées, les gens, les croyances, les programmes, les intellos et la gauche. Et quelle gauche, d’ailleurs ?..
Pour ordonner un peu ce fatras que tu nous sers dans le désordre, va lire un peu Didier Eribon son dernier sur la faillite de la gauche et la révolution conservatrice, puis aussi Bourdieu « le métier de sociologue » qui te diras qu’est-ce que ça peut être un intellectuel qui parle de son métier, de sa responsabilité si grande et si difficile de ce qu’on appelle intellectuel, qui n’est qu’une trouvaille de journaliste, sans doute, pour montrer aux lambdas qu’ils sont vraiment cons. En lisant ces gens-là, tu vois juste qu’ils sont pas à l’aise avec la gauche, et qu’ils trimballent pas des caricatures d’idées, ou des concepts « gros comme des dents creuses », comme disait Deleuze en parlant des Nouveaux Philosophes.
Faut juste arrêter de poser des questions qui n’ont pas d’intérêt, de soulever des polémiques avec des arguments qui étaient pourris il y a cinquante ans déjà, de mettre en cause des gens parce qu’ils ont une lucidité, parce qu’ils s’en servent pour comprendre, ce qu’ils font la plupart du temps plutôt dans l’ombre, du moins tous ceux que j’ai cités.
-
JL
17 juillet 2007 22:38
Ex Sam, ces filoux sont comme des gribouilleurs qui se moqueraient de Van Gogh, des faussets qui riraient de Mozart ! Des ignares, des toquards.
-
-
tugdual
17 juillet 2007 18:49
Les intellectuels de gauche sont des gens de droite qui ont le temps de ne rien faire et se démarquent en étant de gauche, ils lisent Libé avec un expresso à 6 euros. Alors que le veritable homme de gauche, lui, est en bleu de travail, roule en Renault et pointe à l’usine pour visser des boulons .. il lit l’Huma s’il sait lire. Moi je suis de droite, j’ai du boulot et je lis le Fig, je ne suis pas un intello, mais j’arrive à détecter les blaireaux avec des cheveux longs, des lunettes au bout du nez, en pantalon en velours, avec un petit col roulé, qui fument la pipe et racontent des conneries ...
-
DD
17 juillet 2007 18:55
Entièrement d’accord avec vous.
Les pseudo-intellectuels ne sont que des bourgeois branleurs (ou bourgeois bohèmes plus poliment) qui pensent refaire le monde devant une coupe de rosé, et un petit peu de caviar.
Un tiers-mondistes, deux tiers mondains, ils ne font que cracher sur ceux qui souffrent vraiment.
-
DD
17 juillet 2007 18:59
Le problème des intellectuels, c’est qu’ils refusent d’inscrire leur réflexion dans la réalité, car cela leur demande trop d’efforts.
Alors ils tiennent de beaux discours universalistes : ils sont naturellement contre la guerre, contre la maladie, contre le réchauffement climatique, contre l’échec scolaire, pour l’amour, pour l’altruisme. Ils sont persuadés de détenir le bien et la vérité. Pitoyable.
Le cas de néo-conservateurs américains est intéressant : ils défendent une vision du monde cohérente, certes contestable, qu’ils mettent en application sans faire de gesticulations pseudo-humanistes. Ils essaient de propager la démocratie. Pourquoi pas ? C’est déjà mieux que BHL qui fait semblant d’être un reporter de guerre embusqué, alors qu’il est multi-millionnaire et sans courage aucun.
-
ExSam
17 juillet 2007 21:17
philou
Le cas de néo-conservateurs américains est intéressant : ils défendent une vision du monde cohérente
C’est exact. Bush travaille pour Halliburton et la nouvelle guerre contre l’Iran, qui lui permettra de maintenir sa poigne sur le monde, tout en perennisant les Patriot Act. Wolfowitz débarque de la Banque Mondiale pour avoir fait quelques donations lourdes à sa femme. Le copain de Bush est exonéré du paiement de ses fautes, par la grâce présidentielle que tout le monde dénonce. La NED répand sa vocation, sa propagande au quatre coins du globe pour déstabiliser les régimes et les peuples qui contestent l’impérialisme de l’Empire. Faut-il en rajouter en manière de 9/11 ?..Je ne crois pas.
Vision cohérente pour ses intérêts qui sabotent l’équilibre mondial, nous installent dans une guerre éternelle et instaurent l’intérêt privé d’un Président au-dessus de tout, en particulier des libertés de son peuple comme de celles des pays qui ne lui font pas des courbettes.
On se demande ce qu’il faut amener pour t’ouvrir les yeux.
-
DD
17 juillet 2007 21:21
Je suis totalement opposé à la vision du monde des néo-conservateurs.
Ce qui est intéressant ici est seulement la construction intellectuelle des néo-conservateurs. Ce que je souhaitais souligner, c’est le pragmatisme et le réalisme (au sens stirct du terme) du néo-conservatisme commecourant intellectuel, contrairement aux baratineurs français par exemple.
-
ExSam
17 juillet 2007 22:20
philou
Pragmatisme et réalisme des néo-conservateurs...
Wiki nous donne cette definition de la doctrine néo-conservatrice.
L’axe central de la pensée des néo-conservateurs est une revitalisation des valeurs patriotiques à l’intérieur des États-Unis et une politique interventionniste à l’extérieur : les États-Unis d’Amérique doivent être « respectés à travers le monde » et « reconnus comme la nation phare des droits de l’homme et de la démocratie », un principe politique que les néo-conservateurs s’évertuent à promouvoir activement. Cette position s’oppose à la doctrine isolationniste.
Faut-il penser que les néo-cons revitalisent la pensée patriotique, l’élan, en instaurant le Patriot Act, dénoncé comme liberticide et non-efficace par la plupart des groupements citoyens US d’importance, notammment les héritiers des luttes contre la guerre du Vietnam ?..
Faut-il penser que les Etats-Unis néo-cons restaurent les droits de l’Homme en refusant de signer l’ensemble des traités qui visent à diminuer les armes dans le monde et notamment les mines anti-personnel, en instaurant des vols pour capturer des opposants et les livrer aux pays qui ne respectent pas les droits humains pour qu’ils soient torturés ?..
Faut-il penser que les Etats-Unis néo-cons, sans parler de cet omerta sur le 11 septembre, exemplifient les droits de l’Homme en refusant de signer les protocoles internationaux de l’ONU dès qu’ils dérangent la quiétude de leurs soldats d’Abou Graib, dès qu’ils empêchent leurs industries de nous détruire la planète, dès qu’ils incitent à la reconnaissance d’un standart de justice international sur les crimes contre l’humanité qui s’appelle TPI ?..
Faut-il penser que ces mêmes néo-cons font preuve de pragmatisme et de réalisme quand ils sont piégés par une guerre qu’ils ont souhaitée, pour toutes mauvaises raisons travesties en lutte contre le mal, et continuent malgré tout à laisser tuer leurs enfants, écraser un peuple, favoriser la prédation des groupes para-militaires privés et des belles compagnies de pétrole, en dépit de la fin annoncée, un bourbier bien pire que le Vietnam ?..
-


Y a-t-il un intellectuel dans la salle ?

