lundi 12 janvier 2015 - par alinea

Les strates de la pensée

JPEG Nous venons tous de passer une semaine éprouvante, éprouvante à tous les niveaux.

Il est dommage que nous n'ayons pas un savoir-vivre, une culture, ou à défaut un chef d'orchestre dont on suit la baguette, pour avoir laissé, d'abord, la place au chagrin. La place au deuil ; que ceux qui aimaient Charlie, qui admiraient le talent, l'humour, l'audace de ses dessinateurs et de tous ses participants, aient pu exprimer en premier, sous le choc, la colère, le regret, la nostalgie, l'affect.

Dans tous les deuils, en général, c'est aux proches que la place est faite. Que la liberté leur fut donner de la haine de l'assassin, des louanges dues aux victimes.

Ensuite et aux vues de tout ce que cela mélange, place aux inopportuns, aux politisés, aux critiques, aux doutes, et même aux certitudes de certains.

Mais cela ne s'est pas passé comme ça ; tout le monde, en vrac, y est allé, par des articles ou par des commentaires, de son sentiment, en réponse à d'autres ou bien en primeur.

C'est pourquoi, et de manière bien artificielle parce que je n'y vois pas de hiérarchie, j'ai besoin de vouloir mettre un peu d'ordre, en moi-même, car rien n'y est rangé, et au regard de tout ce que j'ai pu lire depuis cette date fatidique du 7 janvier 2015.

Je pense organiser cela en « strates de pensée » ; non pas une pensée complexe, mais une pensée difficilement synthétisable parce que faisant appel à toutes les couches de nos affects et de nos réflexions.

 

Le niveau un, qui a touché tout le monde : l'attentat.

Nous ne pouvons pas dire que les attentats nous soient étrangers, c'est tous les jours que l'on nous informe qu'ici ou là, des victimes ont été touchées. Cela ne nous empêche pas de finir notre sandwich ni d'être inattentifs à notre conduite en voiture.

Des attentats, il y en a toujours eu ; certains eurent des conséquences plus grandioses que d'autres : celui de Sarajevo en 1914 fut plus prégnant sur l'avenir que celui de Georges Besse le 17 novembre 1986.

Mais tous étaient revendiqués, tous étaient politiques, et tous avaient une cible qui semblait le « meilleur » coupable aux yeux des assassins. Cela touchait la population, mais celle-ci ne se sentait pas en danger : une cible, une cause et rarement plus d'une victime.

L'IRA, l' ETA, les brigades Rouges, Action Directe, Fraction Armée Rouge, et bande à Baader et compagnie, on savait qui ils étaient ; anarchistes, extrême gauche, séparatistes, le langage était clair. Il n'y eut pourtant pas moins de quatre-vingt attentats entre 1979 et 1987.

Les attentats anarchistes du début du siècle dernier étaient clairs, et compris : ils ne visaient pas le peuple, la foule, les " civils" les innocents. Ils atteignaient, symboliquement, le pouvoir.

Mais depuis que ce pouvoir est devenu mondial, depuis cette quarantaine d'années ou l'occident dans toute son horreur, opprime ses peuples et sème le chaos de par le monde, la donne a changé. Je crois que nous arrivons tous à y voir plus clair mais ce qui se joue n'a pas le même air. Du tout.

Je ne veux pas m'étendre là-dessus, parce que je ne suis pas assez affûtée, mais je pense que les US ont donné le nouveau diapason, avec l'assassinat de Kennedy.

Donc, aujourd'hui, on les sait tous les jours, les attentats visent à l'aveugle, un peu n'importe qui n'importe où – et si je ne les mentionne pas, ce n'est pas que je les oublie, mais je n'en ai aucune connaissance particulière, les attentats à Paris contre Tati, revendiqué par des proches du Hezbollah, et à St. Michel, le 25 juillet 1995 : les coupables ont été arrêtés et jugés.

De nos jours, on ne s'en donne plus la peine, et, d'après ce que j'ai lu, cela semble tout à fait normal aux yeux de mes concitoyens.

Plusieurs réactions peuvent s'ensuivre : les attentats sont monnaie courante, ils nous atteignent, nous étions prévenus, dès notre guerre victorieuse au Mali, la France n'étant pas innocente du chaos semé dans toute la région du Moyen-Orient. Donc, c'est une info comme une autre, de celles que nous avons tous les jours.

Sauf bien sûr, que ce n'est plus la Serbie, l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Algérie, la Russie, etc, c'est nous.

Nous qui ?

 

Strate deux,

Nous savons donc qu'il nous est guère loisible de définir de manière claire quelles cibles sont choisies – et je ne parle pas des guerres ou Kurdes ou Chrétiens sont sauvagement assassinés, ce ne sont pas des attentats.

Ainsi, chacun exprime sa pensée sur celle qui nous occupe et nous accable ; il est lisible que Charlie hebdo ne faisait pas dans la dentelle avec les islamistes ( ou les musulmans ? Les avis divergent). À ce stade, les endeuillés sont blessés des supputations de ceux qui le sont moins. Et à la moindre récurrence de constat de la ligne éditoriale de Charlie sur l'Islam, les chagrins crient à la liberté d'expression, au courage voire à l'héroïsme. Tandis que d'autres expriment la lourdeur des attaques inefficientes, mais vexantes, face à des ennemis prêts à tout. Des attaques qui polluent et inondent néanmoins des « civils », des innocents, dont la seule mauvaise idée fut de naître musulmans. Là aussi, entrelacs, selon qu'on penche vers Marine ou Camus Renaud, ou bien vers la gauche vraie, en France.

 

Strate trois,

On s'attache aux victimes, à la cible ; certains, dont je suis, la voit comme « symbole ( toute proportion gardée) de notre occident suffisant, arrogant qui s'octroie tous les droits et ne tolère pas de représailles, ou bien, n'y croit pas trop, sûre de son bon droit. Ne sommes-nous pas libres ? Ou bien, comme « l'ayant bien cherché » ; dont je ne suis pas, à cette nuance près de l'allant de soi irritant de l'occident supérieur qui induit une impunité, pour les pires, ou une inconscience, pour les purs. En tout cas, une cible occidentale qu'on aurait mauvaise grâce à ne pas reconnaître.

C'est à ce stade que les blessures pleuvent sur les endeuillés ; on n'aime guère entendre que les morts que l'on pleure n'étaient pas des braves types. Disons, trois ou quatre sur douze ; les autres on les accepte, comme celle du lointain Moyen-Orient, comme des victimes, ma foi, innocentes, mais on n'en parle guère. Quant aux attaches idéologiques, affectives aux victimes, on peut supposer que d'autres auraient eu les leurs, pas les mêmes très certainement, si une autre cible avait été touchée.

Du reste nous nous doutons que les victimes elles-mêmes n'étaient pas les cibles hors leur appartenance à ce lieu et n'étaient sûrement pas connues par les assassins.

 

Strate quatre,

Les coupables ; très vite connus, très vite désignés, mais peu décrits.

Je suis de celles qui pensent qu'on ne doit pas obéir à des ordres quels qu'en soient les ordonnateurs ; je suis de celles qui pensent que se faire acheter pour tuer n'est en aucun cas une circonstance atténuante, voire est une circonstance aggravante.

J'ai lu qu'un coupable disait avoir été rémunéré par un imam américain d'origine yéménite... mort en 2011 !!

Tout se dit et n'importe quoi et selon la manière dont on est touché, on fonce sur une info ou sur une autre, en toute inquiétude.

Mais d'un autre côté je sais que la folie se cultive et je cerne à peu près bien les grands traits de ceux qui peuvent s'y piéger.

Vient alors l'idée que les coupables ne sont pas essentiellement les bras armés, qui sans le soutien financier, idéologique, doctrinaire, n'auraient ni l'idée ni les moyens ni le cran de commettre leur crime ; mais qu'il faut chercher derrière qui peut bien se cacher.

Vu le comportement de l'occident depuis quelques décennies, le pas de le voir derrière tous les coups fourrés est facile à franchir. Jusqu'à ce jour, je ne me prononce pas sur ce fait, bien que j'aie idée que son innocence soit plus qu'aléatoire et sa culpabilité plus que plausible, évidente, mais jusqu'à quel niveau, je ne le sais. Le simple fait d'avoir élucidé des attentats sous fausses bannières tend à rendre nerveusement soupçonneux, et celui de soupçonner des officines officielles d'engendrer la terreur pour servir leurs serviles intérêts n'existent pas pour rien.

Là aussi, l'histoire nous montre depuis toujours, les empoisonnements, les coups bas, les assassinats ourdis par le pouvoir pour servir ses intérêts de puissance et d'argent. Rien d'anormal dans ces soupçons, qui, à défaut de vraies preuves, et pour cause, ne manquent pas d'être rejetés par le quidam qui croit, ou rêve encore, à une logique, on va dire une justice, ou à quelque chose de pas trop dérangeant.

Là, les tenants de l'une ou l'autre hypothèse – là où le peuple se trouve il ne peut guère prétendre à des informations nettes- s'en prennent plein la figure, de noms d'oiseaux ou autres insultes plus acérées. Quand on ne sait pas, on croit, ou, au mieux, on croit savoir, mais, contrairement au savoir qui n'a besoin d'aucune élucubration, la croyance, - je le répète, des uns et des autres- n'offre pas une contradiction discutable mais un duel aussi inutile que dangereux.

Néanmoins intéressantes à suivre, avec preuves à l'appui : images, articles, dénonciation dont on connaît tous aujourd'hui la véracité avérée, non prouvable certes, mais quand même !

Moi qui ne sais pas, mais pense tout possible, je trouve tous les énonciateurs forts en argumentaires, convaincants en un mot, et je sais à quoi m'en tenir quant à la conviction.

 

Strate cinq,

Il faut se souvenir que tout ceci se passe en même temps dans notre cerveau qui ne peut guère faire le tri à l'instant et peut s'engouffrer dans une tentative écrite de « reconnaissance de terrain », pour élaguer, éclaircir ; bref, y voir plus clair.

La politique interne :

J'ai entendu qu'on avait mis pas moins de 60 000 policiers sur le coup ; puis le chiffre de 88 000 fut lancé. J'aurais été cambrioleur, j'en aurais profité ; cela devait faire un beau désert autour du brasier. Aux grands maux, les grands moyens mais vu de ma fenêtre, cela paraît fou !

Ce que j'ai pu lire des réactions des politiques laisse songeur : premier mot : journée de deuil national le jeudi ; ou bien notre premier ministre tweeter : je suis Charlie. Rien de bien original comparé aux péquins moyens, donc.

Trois hommes sont recherchés, d'entrée, « ils » savent qui ils sont. Chapeau, mais je ne sais pas comment « ils » les connaissaient ! Le gamin s'est rendu, il était au lycée. Ça fait tache, non ? Les images et témoignages parle de deux tueurs, la police en connaît trois (?)

L'UMPS, tout de suite décide de se recueillir ; Hollande reçoit tous les chefs de partis et pendant ce temps-là on resserre les protections autour des écoles « à risque » (?) et on interdit toutes les sorties scolaires et tous les programmes extra scolaires.

Presque dans l'instant, tout le monde met la main à la poche pour sauver Charlie, y compris le ministère de la Culture, qui a des caisses noires, comme chacun sait.

Dans la foulée, Cazeneuve fait interdire la parution d'une photo « particulièrement atroce » où l'on voit un gendarme se faire tirer dessus, à terre. Je suppose que c'est cette vidéo dont j'ai lu, ici ou là, qu'elle était invraisemblable.

Enfin, hein, on fait ce qu'on peut !

Les infos pleuvent, pleines de répétitions, et les intox, les dénis, en même temps.

L' Union Nationale se met en place ; c'est beau à pleurer, dommage que les exclus de tout poil n'en fassent pas partie. Je trouve cet épisode très américain, beau et fervent comme une série, enfin, je veux dire, du déjà vu là-bas.

J'ai mauvais esprit, je fais partie des exclus, je suis donc très mal placée pour élucubrer sur cette cinquième strate.

 

Strate six,

La politique internationale ; ne vient peut-être pas à l'idée de tout le monde mais en tout cas d'un grand nombre d'entre nous, que la politique internationale, on va dire, au pif, depuis 2001, n'est pas étrangère à tout ça.

De là découle, tout naturellement dans notre pensée, une grosse suspicion engendrée par les mensonges nombreux et variés, de plus en plus gros et révoltants d'impunité, qui recadre l'événement et fait dire à certains que l'on reçoit en retour les effets du chaos engendré, ou bien carrément que le complot se resserre ( j'ai dit ce que j'avais à dire sur ce mot qui me paraît inopportun, puisque le pouvoir ne complote pas mais abuse) et nous vise pour, soit moutonner les peureux derrière leur bélier même inapte, soit les bâillonner avec de belles lois liberticides pour leur bien ; d'ailleurs celle-ci sont déjà mises en place dans les aéroports ( cela peut-il être pire ? Je ne sais l'imaginer), et puis surveillance, surveillance à tout crin ; mais les moutons sont gentils, ils supportent déjà tellement de choses.

La France est si soumise que je n'arrive pas encore, à l'heure qu'il est, à comprendre cette anticipation sur des débordements jamais ébauchés ; je comprends pas très bien encore la volonté de resserrement du troupeau face au prédateur désigné puisque jusqu'ici on a divisé pour mieux régner. Vas-y comprendre Léandre. Quoique les inclus d'un côté, les exclus de l'autre, ça clarifie bien les choses. Mais enfin les exclus intérieurs, si j'ose dire, par définition, ne sont guère menaçants.

J'y verrai peut-être plus clair un de ces jours.

 

Strate sept,

Toutes ces strates ne sont pas immobiles comme les ardoises empilées des schistes mais plutôt agitées comme des électrons sans cesse en mouvement ; on ne passe pas de l'une à l'autre avec logique et ordre, elles se chevauchent, s'entrechoquent, se contredisent, mais finiront par faire un dessin.

Les effets probables, craints ou espérés ; à ce stade, je ne peux parler que pour moi, bien que j'en aie lu.

Les effets probables, c'est un nouveau tour de vis ; craints, c'est l'inconnu, qui seul est craint, et je ne peux même pas imaginer ce que serait le pire osé.

Mais les effets déjà éprouvés ne sont pas d'ordre politiques mais personnels, interpersonnels ; des liens se dénouent ou se déchirent, d'autres se créent. Une atteinte de ce genre est un décapant épatant ; on découvre de l'islamodédain là où on le l'aurait pas imaginé, de la méchanceté gratuite, des esprits qui soudain devenus obtus oublient toute nuance et se fracassent en agression désespérée.

La déception de tous vis à vis de tous ou plutôt de certains vis à vis de certains, des familles de pensée se découvrent qui elles aussi étaient masquées, invraisemblables il y a peu.

Voilà il y a ceux qui oublieux du reste sont Charlie ; d'autres encore lucides sont prolétaires, ou d'autres encore Rom. Être Charlie semble être le souhait légitime de garder, de ne pas perdre ses privilèges. Charlie n'aura pas uni, mais séparé ceux qui pensaient l'être.

La France unifiée ne fait pas partie des espoirs, des effets espérés ; jamais elle ne fut, jamais elle ne sera. Quelle parodie ce regroupement obligé !!

Et pourtant, même si j'ai peu d'échos de l'énorme rassemblement à Paris, ceux que j'ai sont pleins d'humanité, d'ouverture ; des beurs qui font un rap réconcilié, les discours du frère du flic passant et tué ; le « pas d'amalgame » semble avoir touché.

Ici dans mes villages, certains maires se sont mobilisés, sont allés dans les écoles, ont expliqué aux enfants ; je ne sais pas ce qu'ils ont dit ni comment ils l'ont fait. Et avec mes amis effondrés, j'ai compris le schisme : les occidentaux à l'aise, nantis de quelle manière que ce soit, sont affectés et espèrent la prise de conscience, humaine, pas politique. Et les occidentaux ostracisés, exclus, blessés, exhalent une aigreur, un rejet ; certains contre les musulmans, n'importe lesquels, ou bien contre la politique, contre cette aise justement du bourgeois-bohême, qui a le loisir de se moquer de tout, d'en rire avec un irrespect porté au pinacle de la liberté et de passer par dessus toutes les violences faites au nom de cette aise, et pour la garder. La vie m'a ôté cette aise, la société m'a exclue, puis harcelée puis détruite ; ma rupture est consommée d'avec mes origines ; je ne sais plus rire de tout ou pleurer en foule, je ne partage plus rien avec mes semblables. Et leur malheur soudain me semble bien égoïste. Et moi, je suis déchirée...



231 réactions


    • doctorix, complotiste doctorix 14 janvier 2015 15:39

      J’ai toujours la vidéo du meurtre du meurtre du policier visible dans mes onglets :

      https://www.youtube.com/watch?v=sngK2zife8k
      Mais elle n’est plus accessible par le lien.
      Je ne sais pas comment la mettre en mémoire, quelqu’un peut-il m’aider ?
      Je crois qu’il faut charger un logiciel, mais je ne sais pas lequel.

    • alinea alinea 14 janvier 2015 15:42

      Oui JL, je le donne en lien, aussi, dans mon article : réflexions sur l’attentat" !!


    • kalachnikov lermontov 14 janvier 2015 20:04

      Nouvelle tof :

      https://pbs.twimg.com/media/B6vqLUKIAAA_itv.jpg:large

      Y’en avait du monde aux balcons ! On peut déterminer d’où la vidéo précédente a été shootée.

      (ces matériaux viennent de

      http://www.reactorbreach.com/showthread.php?tid=4194&page=32

      thread de 32 pages, très intéressant et bourré de documents et réflexions mais en anglais).


    • alinea alinea 14 janvier 2015 22:42

      mais en anglais !!! comme tu dis !!
      vu d’ici, ça résout bien la question des réverbères !!
      Tu n’as rien trouvé d’autre sur la « lunette arrière » ?
      Je suis pas douée, question visuel, mais je ne l’avais pas vu ; pourtant ce n’est pas faute de l’avoir regardée, cette vidéo !!!


    • alinea alinea 14 janvier 2015 22:45

      Ça veut dire quoi ? Qu’ils ont bien tourné à droite ?


    • philouie 15 janvier 2015 08:14

      Ça veut dire quoi ? Qu’ils ont bien tourné à droite ?

      C’est la seule solution possible et le trajet indiqué sur l’image est surement le bon.

      Sauf évidement qu’on les voit tourner à gauche.

      Il faut croire alors qu’ils ont ensuite fait demi-tour.

      Maintenant ça n’enlève pas les questions qui se posent autour de cette scène. Mais j’avoue que pour ma part les éléments ne s’emboitent pas. ni dans le sens de la VO (pas de sang,pas de recul pas d’autres voitures ) , ni dans le sens d’une machination : au final il y a bien un cadavre là.

      une solution serait que le policier n’est pas mort du coup de grâce puisqu’il n’y est manifestement pas touché , mais mort de ces blessures précédentes.

      A noter que l’extrait où on a l’impression que Coulabily semble s’enfuir avec les mains menottés de l’épicerie subit la même censure sur youtube.

       

      Pourquoi efface-t-il s’il n’y a rien à cacher ?


    • Francis JL 15 janvier 2015 08:30

      philouie,

      ’’une solution serait que le policier n’est pas mort du coup de grâce puisqu’il n’y est manifestement pas touché , mais mort de ces blessures précédentes.’’

      Mais ça n’a pas de sens non plus.

      Que pensez vous de cette info : un homme a été condamné pour avoir mis sur FB une parodie du meurtre d’Ahmed Mérabat ?


    • philouie 15 janvier 2015 08:53

      qu’une chape de plomb est en train de s’abattre sur le pays.
       
      A l’évidence il s’agit de faire taire, ici par intimidation.


    • philouie 15 janvier 2015 09:10

      Les terroristes sont en train de gagner la partie...


    • Francis JL 15 janvier 2015 09:56

      ’’Les terroristes sont en train de gagner la partie...’’

      Il me semble que ça résonne avec ce que j’ai entendu ce matin qu’il s’était créé un # sur le sujet.

      Terrorists ou Killers are winning ou quelque chose comme ça.

      http://gretawire.foxnewsinsider.com/video/video-we-are-losing-the-terrorists-are-winning/

       

      Pour ma part, et pour faire bonne mesure, je rappellerai ceci :

      ’’Nous irons vers un nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer’ Nicolas Sarkozy

      Et cela, qui va bien avec :

      « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner  ». Warrren Buffet

      Avec un bémol : je remplacerais volontiers riches par très riches, voire, soyons fous, par crapules.

      Ps. J’ai bien peur que ce nouvel ordre nous fasse regretter l’ancien désordre.

      Re Ps : selon Delfeil de Ton, Charb a entrainé ses amis sans sa perte. Charb était trop entier et s’était fait des ennemis mortels dans les deux camps qui s’affrontent dans cette guerre qui n’est pas la nôtre mais qu’on nous impose et dont nous sommes victimes, cette sale guerre qu’il a voulu dénoncer avec ses dessins : je le mets au même rang que Jean Jaurès.

      Qui sait si son projet pour le prochain Charlie n’a pas été la coupe qui a fait déborder le vase ?


    • Francis JL 15 janvier 2015 10:57

      La morale qu’aurait dû connaître Charb, c’est qu’il est aussi néfaste d’avoir deux ennemis que deux maîtres à la fois.

      La morale que j’en retire, c’est qu’arrivé à un certain niveau de conflit, il n’y a plus de place pour la neutralité.


    • philouie 15 janvier 2015 11:03

      Je connais pas Charb et je ne juge aucun des dessinateurs.
      Je critique une ligne éditoriale.
      Mais j’ai vu de sa part des dessins antisionistes.
       
      Je ne crois pas que la presse soit sainte par nature et je sais que les crimes de la langue précèdent les crimes de sang.
       
      Nous avons franchis un pas de plus dans l’engrenage de la violence. c’était prévisible depuis au moins 20 ans. Il va y avoir de la casse. 17 morts, ce n’est rien.


    • alinea alinea 15 janvier 2015 11:03

      Jl,
      Ça, je ne le crois pas !! Ce genre d’attentat devait être prévu depuis longtemps : trouver la cible, trouver les tueurs ; que les traîtres à la France et les chefaillons EIL ( ou autres du genre) se voient ; se mettent d’accord sur de bons échanges de procédés,etc.
      Pour moi, je me répète mais je n’ai pas encore trouvé info ou réflexion qui m’aient fait changé d’avis : Charlie était le symbole de cet occident décadent aux yeux des purs guerriers de l’Islam ( pour ceux qui ne comprendraient pas, cette fin de phrase est à prendre au deuxième degré !!) ; c’est vrai que je n’imagine guère les djihadistes en guerre, éplucher ce canard, ni même savoir ce qu’il représentait pour le boboïsme français ( à savoir s’il avait son pendant dans d’autres pays d’Europe)...
      Quant aux caricatures, qui datent d’au moins six ans, pourquoi n’avoir pas attaqué le journal danois ? Et pourquoi six ans après ? Pour moi, c’est un prétexte
      Quand on voit les effets de ce drame sur la population, on peut simplement dire que la cible fut bien choisie...
      Maintenant que les gens connaissent le chemin de la rue, qu’ils y redescendent pour virer notre gouvernement, sortir de l’OTAN, et de l’UE pour faire plaisir à Fifi !!


    • alinea alinea 15 janvier 2015 11:07

      Philouie, quand on rentre dans un ventre mou, c’est pas difficile ! Car à part étouffer la population, les mesures prises ne sont ni intelligentes ni , bien sûr, efficaces.
      Je crois que les terroristes ont beaucoup à faire ailleurs, pendant ce temps, nous, nous vivrons comme en prison ! là oui, opération réussie !!


    • alinea alinea 15 janvier 2015 11:11

      Déjà qu’en tant que telle, la neutralité fleure bon le côté du pouvoir !!
      Mais il faut savoir qui est notre vrai ennemi, non ?


    • philouie 15 janvier 2015 11:14

      Comment entretenir la psychose :

      titre de libération : « une policière renversée par une voiture près de l’élysée »
      puis dans le texte : bon en fait il s’agit d’un accident de voiture.
       
      Question : qui jette de l’huile sur le feu ?


    • alinea alinea 15 janvier 2015 11:14

      Philouie : Charlie n’y est pour rien ! Le filon sur lequel il tire depuis des lustres, c’est la « pensée » française ; comme est dit dans la réflexion que je donne sur mon autre article : Charlie est le fou du roi !


    • Francis JL 15 janvier 2015 11:15

      aliena,

      ’’Ce genre d’attentat devait être prévu depuis longtemps ’’

      Il ne faut pas confondre la partition et sa mise en musique : je voudrais pour preuve le fait que les tueurs se sont trompés d’adresse une première fois, ce qui laisse à penser qu’ils n’avaient même pas fait un repérage des lieux auparavant. Pas eu le temps ?


    • alinea alinea 15 janvier 2015 11:18

      philouie :
      « Question : qui jette de l’huile sur le feu ? »
      C’est la question ; une réponse sûre, mais vaste : la connerie !


    • alinea alinea 15 janvier 2015 11:27

      Je ne sais pas, évidemment, JL, mais cet attentat n’était pas improvisé ! Le calme des tueurs ( drogue ?) et leur sentiment que tout était terminé quand ils ont changé de bagnole ( j’ai entendu qu’ils ont sorti le chien de la voiture, à la demande du conducteur éjecté !!) ; ils sont redevenus des petits français quand même !!
      Et cette histoire d’adresse, j’ai survolé une info qui disait que Charlie avait changé d’adresse il y a peu !! Et s’il n’avaient pas rencontré la nana et son môme, comment passer ? Tirer déjà et avertir tout le quartier ?
       C’est ce qui me faisait croire au départ que c’était de leur initiative ; seulement, les tireurs étaient « condamnés » ; c’est peut-être juste à leur niveau qu’il y a eu de l’impro !!


    • philouie 15 janvier 2015 11:32

      Philouie : Charlie n’y est pour rien ! Le filon sur lequel il tire depuis des lustres, c’est la « pensée » française ; comme est dit dans la réflexion que je donne sur mon autre article : Charlie est le fou du roi !

      non je ne suis pas d’accord.
      Mais le problème ce n’est pas Charlie en particulier, c’est un problème d’idéologie générale à la France et en particulier de l’idéologie libertaire.
      Dans le clash entre Plenel et Cohen, il faut écouter ce que dit Plenel du totalitarisme où il l’associe à l’idée de liberté.
      ça fait mal d’entendre des choses comme ça, mais il a tout à fait raison. Ce qui protège les citoyens, ce qui organise le vivre ensemble, ce sont les lois et les règles. Ce qui amène au respect de l’autre, c’est l’éducation. L’éducation, c’est la paix.
      Proclamer la liberté absolue est une façon de nier l’autre et c’est ce que faisait Charlie. « Je ne respecte rien » disait l’un d’eux. et bien non. on ne peut pas construire une société humaine sans le respect.


    • Francis JL 15 janvier 2015 11:38

      ’’c’est peut-être juste à leur niveau qu’il y a eu de l’impro’’

      Hé bien, nous disons la même chose, non ?


    • alinea alinea 15 janvier 2015 11:51

      Oui !! smiley
      Je tâtonne, je réfléchis tout haut !!


    • kalachnikov lermontov 15 janvier 2015 13:45

      Notez qu’il y a préalablement toute une trame de fond, qui semble préparer l’opinion : quelques faits divers, au moment de Noël d’autant plus, un moment traditionnellement festif et de trêve (celle des confiseurs) ; la polémique Zemmour ; la polémique Houellebecq.

      Les faits divers révèlent : ’ils sont ici, ils sont envahissants’. Les polémiques Zemmour-Houellebecq placent devant un choix binaire qui va se résumer à : déporter/se soumettre.

      Là-dessus survient un évènement extraordinaire et formidable qui entraîne la détermination.

      De tout ceci, il ressort : que les communautés mises en jeu ici sont perdantes ; les uns se sentent menacées ; les autres se sentent soupçonnées.

      Durant ce temps, le pouvoir conforte son autorité et son pouvoir, investit des sphères à laquele il n’avait pas accès, etc.


    • alinea alinea 15 janvier 2015 14:18

      C’est évident ; les effets sont déjà là ! Une grosse détonation, et on n’entend plus les hypocrisies !!


  • Jean Keim Jean Keim 13 janvier 2015 22:31

    Que fait-on des 7 strates ?

    La société vous blesse encore, vous ne portez pas de cuirasse comme les forces de l’ordre portent des gilets pare-balles.
    Qu’est-ce qui vous pousse vous l’exclue à écrire des articles sur AV ?

    • alinea alinea 13 janvier 2015 22:47

      Parce que je ne crois pas que je « mérite » cette exclusion, parce que je suis bavarde, que j’adore les contacts, et que j’aime écrire !!
      Je n’ai aucune cuirasse, et il y en a qui en profitent pour me dézinguer !!
      Une espèce d’idiote qui erre et se perd dans les nouvelles « valeurs » de notre temps !!


    • Jean Keim Jean Keim 14 janvier 2015 11:02
      Si loin que porte le regard il bute sur un horizon
      Si vaste soit la pensée elle est enclose dans une prison
      La pensée a créé l’histoire, la rose et les matons
      Il est des geôles avec des roses et des chansons

      Par la lucarne j’appréhende la lumière et la réflexion
      Si je change de violon je modifie la vision
      Nous pouvons ainsi tourner dans la ronde
      Nous pouvons à l’infini analyser le monde

      Et si tout cela n’était qu’un terrain de jeu
      Dont nous ne connaissons ni les règles ni l’enjeu
      Et un jour fatigué d’épuiser ainsi notre énergie
      Nous dirons stop ! Ceci n’est pas la vie

      Rejetons ce qui nous semble superficiel
      Il ne nous restera plus que l’essentiel
      Les fleurs, les sourires, les oiseaux dans le ciel
      Portés par le vent vers des infinis arcs-en-ciel.


    • alinea alinea 14 janvier 2015 11:53

      Superbe  smiley
      .. il m’y manque le partage avec mes congénères, les sourires disons !! alors quoi ? Avec eux, ce qui n’est pas essentiel ?


  • kalachnikov lermontov 15 janvier 2015 15:35

    @ Alinea

    Un truc sur la Femme, matriarcat et patriarcat qui t’intéressera peut-être.

    http://fr.sott.net/article/24496-Trente-siecles-d-obscurite-et-dix-annees-de-recherches-Quand-Dieu-etait-femme-de-Merlin-Stone

    On peut télécharger le livre via le commentaire à l’article.


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