mardi 11 novembre 2025 - par Marc Alain Dubois

Liberté, Égalité, Fraternité… et Vérité économique ?

La France s’enfonce dans une dette sans fin pendant que ses dirigeants vont à la pêche aux idées, multipliant les promesses sans plan d’ensemble. Le Plan Dubois propose enfin une trajectoire cohérente : réduire la dette de moitié en dix ans grâce à quatre piliers solides — Liberté, Égalité, Fraternité et Justice.

La dette publique française dépasse les 3 200 milliards d’euros. Le Plan Dubois trace une voie claire : la réduire de moitié en dix ans, par le chemin le plus court, le plus juste et le plus lucide. Ce deuxième article en présente les quatre piliers fondateurs : Liberté, Égalité, Fraternité et Justice.

Un constat simple : la dette, notre héritage le plus lourd

La France vit au-dessus de ses moyens depuis près d’un demi-siècle. En 1980, la dette publique représentait à peine 20 % du PIB. En 2025, elle dépasse 112 %, soit plus de 3 200 milliards d’euros. Chaque citoyen, du nouveau-né au retraité, porte aujourd’hui une part d’environ 47 000 euros de dette publique.

Chaque année, l’État emprunte encore environ 250 milliards d’euros pour financer son fonctionnement courant.
Chaque jour 200 millions d’euros sont versés uniquement en intérêts aux marchés financiers.

Ce cycle est devenu une spirale d’impuissance.
Le Plan Dubois propose d’en sortir sans austérité ni renoncement, en ramenant la dette à 45 % du PIB en dix ans.
L’objectif est explicite : réduire la dette par le chemin le plus court et le plus cohérent, en agissant à la fois sur la dépense, les recettes et la croissance productive.

Pendant ce temps, nos responsables politiques semblent désemparés.
Ils vont à la pêche aux idées, picorant ici et là des mesures isolées, des réformes sans vision, des promesses sans plan.
Chaque parti annonce ses “solutions” sans jamais construire de trajectoire durable.
Tout est décousu, improvisé, dépendant du calendrier électoral ou des sondages du moment.
Cette absence de stratégie de long terme aggrave notre vulnérabilité : sans cap, un pays s’épuise à tourner en rond.

C’est précisément ce vide que le Plan Dubois veut combler, en proposant un cadre global, cohérent et mesurable, fondé sur quatre piliers : Liberté, Égalité, Fraternité et Justice. Ces valeurs ne sont pas des symboles : elles structurent une stratégie de redressement moral, social et économique.

1. Liberté

Être libre, ce n’est pas seulement voter. C’est pouvoir décider sans dépendre de ses créanciers.


Aujourd’hui, plus de la moitié de la dette française est détenue par des investisseurs étrangers. Cela signifie que chaque choix budgétaire dépend, en partie, de la confiance des marchés.

Le Plan Dubois propose de rendre à l’État son autonomie financière :

  • création d’une OAT Populaire, un emprunt national ouvert aux citoyens français, permettant de rapatrier l’épargne vers la dette publique ;

  • création d’un Fonds Souverain de Désendettement, alimenté par les cessions d’actifs non stratégiques et les excédents des entreprises publiques ;

  • mise en place d’un contrôle citoyen annuel sur la dépense publique, via une plateforme numérique transparente.

La liberté politique ne vaut rien sans la liberté économique. C’est le premier pas vers une France indépendante dans ses choix et responsable de son avenir.

2. L’Égalité – Rétablir la justice contributive

L’égalité ne consiste pas à redistribuer toujours plus d’argent emprunté, mais à partager équitablement l’effort national.
Aujourd’hui, les grandes entreprises échappent souvent à l’impôt réel grâce aux montages fiscaux internationaux, tandis que les classes moyennes supportent l’essentiel du fardeau.

Le Plan Dubois propose de rétablir une fiscalité juste et cohérente :

  • taxation des profits étrangers réalisés sur le territoire national ;

  • TVA modulée selon le niveau de vie des régions, pour réduire les inégalités territoriales ;

  • suppression des niches fiscales inefficaces, afin de récupérer près de 40 milliards d’euros sans augmenter les impôts.

L’égalité, ce n’est pas donner la même chose à tous : c’est faire en sorte que chacun contribue à la hauteur de ses moyens, sans privilèges ni passe-droits.

3. La Fraternité – Recréer le lien civique

Aucune réforme ne peut réussir sans cohésion sociale.
La fraternité, c’est la confiance retrouvée entre l’État et les citoyens. Le Plan Dubois met fin à la logique de l’assistanat en instaurant une solidarité équilibrée.

Ses mesures concrètes :

  • instauration d’une Clause civique : pour bénéficier durablement des aides publiques, il faut avoir contribué au système pendant au moins dix ans ;

  • création d’un revenu de participation pour les jeunes en formation ou engagés dans des projets locaux, financé par la réorientation de dépenses passives ;

  • mise en place d’un programme national de santé préventive, destiné à réduire sur dix ans le coût des maladies chroniques et du vieillissement.

La fraternité, ce n’est pas donner sans compter, mais bâtir un pacte social fondé sur la responsabilité et la réciprocité.

4. La Justice – Dire la vérité, l’appliquer à tous

La justice, c’est le courage de la vérité.
C’est reconnaître que l’État ne peut plus dépenser indéfiniment sans contrôle, ni promettre sans chiffrer.

Le Plan Dubois engage une réforme de fond :

  • création d’un Référendum de confiance biennal, permettant aux citoyens d’évaluer la gestion budgétaire du gouvernement ;

  • transparence totale des comptes publics, publiés en ligne et compréhensibles par tous ;

  • suppression des privilèges politiques et des dépenses d’apparat financées par la dette.

La justice, c’est que les règles s’appliquent à tous, sans exception, du simple citoyen au sommet de l’État.

Une République adulte

Le Plan Dubois n’est ni une utopie ni un rêve technocratique.
C’est un plan de redressement national fondé sur la vérité, la mesure et la volonté collective.
Réduire la dette à 45 % du PIB en dix ans, ce n’est pas un pari : c’est une trajectoire possible si l’on agit avec méthode et courage.

Liberté, Égalité, Fraternité, Justice — quatre mots, quatre engagements, une seule ambition : redonner à la République les moyens d’exister pleinement.

Dans le prochain article, j’exposerai le premier pilier du Plan Dubois : la Liberté, et la manière concrète de financer le désendettement sans nuire à la croissance ni au pouvoir d’achat.



35 réactions


  • sylvain sylvain 11 novembre 2025 17:12

    Mais si tout le monde fait pareil et réduit sa dette, il n’y aura plus d’argent en circulation . Si tous les pays de la zone euro faisaient de meme, on aurait plus de fois moins d’euros en circulation. A moins que quelque chose soit prévu pour la création monétaire ?

    Il y a du bon sens (et un peu d’ego ?) dans le Grand plan dubois. Mais je ne vois pas en quoi il va remettre en cause le pouvoir de l’oligarchie mondialisée


  • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 11 novembre 2025 18:05

    Merci pour votre commentaire, il touche à deux questions essentielles : la monnaie et le pouvoir.

    Réduire la dette ne signifie pas retirer l’argent de la circulation. La monnaie ne disparaît pas, elle change simplement de circuit. Aujourd’hui, une grande partie de nos intérêts de dette quitte le pays pour alimenter les marchés financiers étrangers ; demain, avec le Plan Dubois, ces mêmes flux resteraient en France, investis par nos épargnants dans l’économie réelle. On ne détruit pas la monnaie : on la replace là où elle produit de la valeur et de l’emploi.

    Le Plan Dubois ne prévoit aucune austérité ni contraction monétaire : il combine création de richesse nationale, mobilisation de l’épargne interne et transparence budgétaire. L’objectif n’est pas de fermer le robinet de l’argent, mais de l’orienter vers le travail, la recherche, l’énergie et la formation, au lieu de l’envoyer grossir la dette.

    Quant au pouvoir de « l’oligarchie mondialisée », il ne se combat pas par des slogans, mais par des mécanismes économiques. Chaque euro qui cesse d’alimenter la spéculation pour revenir dans la production nationale est un pas concret vers la souveraineté. Le Plan Dubois ne prétend pas abolir le système mondial ; il propose à la France d’y retrouver sa place, non comme un marché dépendant, mais comme une nation qui choisit à nouveau ce qu’elle finance et pour qui elle travaille.


    • sylvain sylvain 12 novembre 2025 09:09

      @Marc Alain Dubois
      A moins de changer de systeme de creation monetaire une reduction de la dette entraine systematiquement une baisse de la masse monetaire. 

      Si le pouvoir de l’oligarchie mondialisee peut se combattre avec des mecanismes economiques il ne repose pas que sur la finance, il repose aussi sur le fait que le systeme industriel, le systeme de production, n’est plus du tout organise a l’echelle de la nation, mais bien a l’echelle du monde


  • Eric F Eric F 11 novembre 2025 18:54

    C’est louable de s’efforcer de trouver des voies nouvelles, mais je crains que les propositions ne soient pas à la hauteur de l’ambition

    « rapatrier l’épargne vers la dette publique »

    D’une part, une partie de l’épargne comporte déjà des titres de dette publique (la moitié de celle-ci), il y a une autre partie sur des obligations ou actions d’entreprises, l’épargne des livrets A est orientée vers la construction de logements sociaux. Il y a donc très peu d’épargne libérable immédiatement et sans déjà une utilité publique. Et ce n’est pas réduire la dette que de la faire racheter par des épargnants nationaux, à moins d’avoir l’intention ensuite d’annuler cette épargne (coup d’accordéon).

    Les économistes reprochent au contraire à l’épargne française d’être insuffisamment tournée vers l’investissement productif des entreprises

    « cessions d’actifs non stratégiques »

    C’est déjà fait, que reste-t-il d’actifs non stratégiques d’état ? ils ont déjà vendu les bijoux de famille et même es breloques.

    « excédents des entreprises publiques »

    ça existait du temps des monopoles d’état, désormais elles sont endettés jusqu’au cou, leurs bénéfices éventuels n’arrivent pas même à éponger leur propre dette.

    « TVA modulée selon le niveau de vie des région »

    Un travailleur pauvre d’une région riche sera lésé, et de toute façon on pourra commander dans une autre région, ou alors il faudrait rétablir l’« octroi » à l’entrée des villes comme sous l’ancien régime.
    Mieux vaudrait plutôt rétablir la « taxe de luxe » (33% jadis) sur les grosses bagnoles, bijouterie, etc.

    "suppression des niches fiscales inefficaces

    Tous les gouvernements le proclament, mais derrière toute niche il y a un secteur à aider (bâtiment...) ou éviter le travail au noir (aide à domicile...). Alors tout ce qu’ils ont trouvé c’est l’abattement fiscal pour les retraités (ennemi public N°1 des média) et encore ils le convertissent en forfait. 

    "création d’un revenu de participation pour les jeunes en formation ou engagés dans des projets locaux, financé par la réorientation de dépenses passives ;

    C’est une nouvelle dépense considérable, et concernant les « dépenses passives » réorientées, c’est je suppose la politique du chèque (rentrée, énergie, noël, isolation...) et les prestations non cotisées (RSA, CMU, AME...) ?

    suppression des privilèges politiques et des dépenses d’apparat financées par la dette.

    Cela a un caractère symbolique et d’exemplarité, mais les sommes économisées ne seront pas considérables, et on parlera aussi du rayonnement de la France (faut-il supprimer les visites de chefs d’état avec apparait, ou encore le défilé du 14 juillet par exemple) ? 

    OK sur certaines propositions

      • Clause civique pour les aides -avoir contribué pendant 10 ans (là il y a des milliards à récupérer, mais quid du logement d’urgence des migrants par exemple ?)

      • programme national de santé préventive (mais c’est un investissement qui sera couteux pendant des années avant d’avoir un effet bénéfique sur les dépenses de santé)

      • transparence des comptes publics (indicateurs périodiques)


    • titi titi 11 novembre 2025 21:25

      @Eric F

      « Il y a donc très peu d’épargne libérable immédiatement et sans déjà une utilité publique »

      Jadis, chaque fois que la Royale se prenait une branlée, une souscription publique, « le don des vaisseaux », permettait de rebâtir des navires.
      A chaque fois, les sommes obtenues dépassaient largement les attentes.

      A la suite de la défaite de 1871 et du traité de francfort, la République s’est tournée vers les français et a obtenu 2,5 fois la somme nécessaire au paiement de l’indemnité de guerre, permettant un départ rapide de l’occupant.

      Si le gouvernement français arrive à « faire rêver », ou à mobiliser sur une « cause nationale », alors les français paieront.

      Mais force est de constater qu’il en est bien loin.


    • Eric F Eric F 12 novembre 2025 09:39

      @titi
      Jadis l’épargne n’était pas dans des comptes bancaires sur des placements en obligation ou autres, mais en grande partie dans les bas de laine ou des coffres forts, donc facilement mobilisable.
      Désormais, à part les comptes courants et les livrets A (mais alors au détriment de son utilisation pour les logements sociaux), une grande partie de l’épargne est difficile à retirer.


    • sylvain sylvain 12 novembre 2025 11:24

      @Eric F
      ... avoir contribue pendant 10 ans.

      En l’etat, les jeunes qui commencent, meme ceux qui travaillent a temps plein ne peuvent bien souvent pas se payer de logement, et n’ont pas les garantis suffisantes. Vous leur enlevez les APL ils sont a la rue

      A moins de vouloir un systeme a l’americaine ou certains ont 2 boulots et dorment dans leur voiture, avec votre systeme vous aiderez les gens quand ils commencent a ne plus en avoir besoin.

      A part recreer une veritable misere, ce qui est certinement la solution envisagee par nos elites pour relocaliser la main d’oeuvre bon marche, vous ne ferez pas grand chose d’autre


    • Eric F Eric F 12 novembre 2025 12:13

      @sylvain
      L’article évoque cette clause civique de 10 ans, mais aussi il évoque par ailleurs une subvention aux jeunes. Il y a effectivement un équilibre à trouver.
      Mais je comprends l’objectif d’éviter que ne s’instaure durablement une situation d’« assisté » dès la fin des études ou l’arrivée sur le territoire. 

      Ajoutons un point non abordé, celui de la prolongations d’études sans débouchés, couteuses pour l’état et sans apport tangible pour la carrière, dont le début est par ailleurs retardé.


    • sylvain sylvain 12 novembre 2025 12:42

      @Eric F
      Si tu as pas fait d’etudes dans nos societes tu es une merde, donc tout le monde veut en faire. Le plus simple est de revaloriser le manuel, quitte a devaloriser un peu la valeur ajoutee des etudes


    • Eric F Eric F 12 novembre 2025 14:06

      @sylvain
      Entièrement d’accord sur le fait que le discours dominant survalorise un haut niveau d’étude, mais dans bien des cas un titulaire d’un BAC+X ne trouve que des emplois à faible qualification et se trouve alors déclassé par rapport à ses attentes, ce qui crée la désillusion et démotivation. Alors que celui qui est entré plus jeune dans le même emploi après un BEP ou bac pro, a déjà acquis de la compétence et expérience de terrain, il a gagné un salaire pendant autant d’années et éventuellement de l’avancement au mérite, et a acquis des annuités permettant de partir plus tôt en retraite.
      J’ai vu, lors de ma carrière professionnelle, des BAC+2 ayant ensuite été promu en formation continue, devenir chefs de service puis directeurs de département, supervisant des BAC+5 voire polytechniciens.


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 13 novembre 2025 10:39

      @sylvain

      Bonjour Sylvain, et merci d’exprimer cette inquiétude — elle est légitime.
      Mais il y a ici une confusion importante qu’il faut lever : la règle des 10 ans ne s’applique pas aux Français.

      Un jeune Français qui entre sur le marché du travail — même avec 1 mois, 3 mois ou 1 an de cotisations — continue d’avoir droit aux APL, à la prime d’activité, aux allocations familiales ou aux aides sociales classiques.
      Il n’y a aucune carence de 10 ans, aucun délai, aucune exclusion.

      La règle des 10 ans s’applique uniquement aux arrivants étrangers récents, c’est-à-dire aux personnes qui n’ont ni cotisé ni participé au système.
      Elle repose sur un principe simple : avant de recevoir durablement, il faut avoir contribué.
      Cela ne concerne jamais un jeune Français qui commence sa vie active.

      Je ne défends ni un modèle américain, ni une société où les jeunes dorment dans leur voiture.
      Au contraire : le Plan Dubois vise précisément à éviter cela en redonnant des marges budgétaires à la France, pour que les aides puissent continuer à exister et à être versées à ceux qui en ont réellement besoin.

      Et pour dissiper toute inquiétude :
      Aucun jeune Français ne perdra les APL.
      C’est écrit noir sur blanc dans le plan, et ce point sera détaillé dans les prochains articles.


  • Durand Durand 11 novembre 2025 20:42

    Et tout ça sans sans Frexit préalable ?!!!… C’est du bois dont on fait les pipeaux !

    ..


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 12 novembre 2025 00:53

      @Durand

      M.Durand, je comprends votre réaction — la question européenne revient toujours dès qu’on parle de souveraineté. Mais le Plan Dubois ne part pas d’un Frexit théorique, il part de la réalité budgétaire.
      On peut rétablir une souveraineté économique à l’intérieur même des règles existantes, simplement en les utilisant pleinement : transparence, maîtrise des dépenses, mobilisation de l’épargne nationale, taxation des profits étrangers. Rien de cela n’exige de sortir de l’Union, seulement de cesser de subir.

      Le plan ne rêve pas d’un isolement, il cherche une autonomie d’action dans le cadre européen — comme le font déjà certains pays qui défendent leurs intérêts sans renier leur appartenance.
      La vraie indépendance, ce n’est pas d’ériger des murs, c’est de décider à nouveau pour soi.


    • Durand Durand 12 novembre 2025 08:40

      @Marc Alain Dubois

      Nous ne tomberons sans doute pas d’accord car pour moi, la vraie indépendance, c’est la souveraineté, c’est a dire – et de manière indissociable – battre monnaie, décider de la paix et de la guerre, faire les lois et rendre la justice.

      Sans cette souveraineté, les meilleures idées politiques resteront des pis-aller de peu d’envergure.

      ..


    • Eric F Eric F 12 novembre 2025 11:32

      @Durand
      Notons quand même que, pour ce qui est des déficits publics, tous les autres pays de la zone euro et plus largement de l’UE sont dans une meilleure situation que nous et ont pu réduire le déficit annuel. Ce n’est donc pas l’UE en elle même qui est la cause première de nos problèmes d’équilibre budgétaire.

      Même en cas de Frexit on resterait tributaire de la mondialisation économique, avec les délocalisations du fait de couts de production et taxation supérieurs.
      La sortie de l’euro pourrait augmenter la compétitivité mais nous obligerait à plus de rigueur budgétaire encore, pour éviter l’effondrement de la monnaie entrainant surinflation. Rappelons que cet équilibre budgétaire était un des dogmes sous la présidence du général de Gaulle.


    • Durand Durand 12 novembre 2025 23:09

      @Eric F

      « Même en cas de Frexit on resterait tributaire de la mondialisation économique, avec les délocalisations du fait de couts de production et taxation supérieurs. »

      Oui mais comme il faudra de toute manière dévaluer le nouveau Franc, on redeviendrai compétitif à l’export, on attirerait les capitaux et on favoriserait la création d’entreprises. Votre argument vaut peanuts.

      Alors « tributaire de la mondialisation », certes mais avec les outils monétaire, diplomatique et juridique qui nous font défaut tant qu’on est coincés dans l’UE, dans l’Euro et dans l’OTAN et dont on disposera à nouveau si l’on en sort.

      Tous les pays du monde sont tributaires de la mondialisation mais en ce moment, ce ne sont pas les 27 faisant partie de l’attelage absurde qu’est l’Union Européenne qui s’en sortent le mieux… C’est même le contraire et même le Allemands ne vendent plus de machines-outils et font fabriquer leurs Béhèmes aux states.

      ..


    • Eric F Eric F 13 novembre 2025 17:49

      @Durand
      J’ai éviqué dans mon commentaire précédent la question de retour à une monnaie nationale, si on veut éviter la spirale d’inflation et dévaluation qui minerait le pouvoir d’achat, il faudrait alors encore plus pratiquer un strict équilibre budgétaire, comme dans les années soixante. 

      A propos de BMW aux states, c’est lié à la politique américaine protectionniste qui ne date pas de Trump, elle était plus discrète précédemment mais existait déjà.
      Mais globalement l’excédent commercial allemand tous pays confondus reste de l’ordre de 15 milliards mensuels, même si les importations de Chine augmentent et les exportations vers les USA diminuent. 
      Et même l’Italie est excédentaire en commerce extérieur. On a donc des problèmes intrinsèques de productivité globale.


    • Durand Durand 13 novembre 2025 22:41

      @Eric F

      « J’ai éviqué dans mon commentaire précédent la question de retour à une monnaie nationale, si on veut éviter la spirale d’inflation et dévaluation qui minerait le pouvoir d’achat »

      Ah bon, parce qu’en ce moment, nous ne sommes pas dans une spirale d’inflation et le pouvoir d’achat à des jours radieux devant lui, hein ?^^

      « A propos de BMW aux states, c’est lié à la politique américaine protectionniste »

      Non, c’est la conséquence des sanctions de l’UE contre la Russie qui ont fait exploser le coût énergétique des constructeurs allemands. Ils le disaient encore ce matin-même sur francinfo.

      « Et même l’Italie est excédentaire en commerce extérieur. »

      Oui, avec un smic entre 1000 et 1200€ selon les branches, des services publics délabrés et un coût de la vie identique au notre… Alors excédentaire mais à quel prix ?

      Le Portugal aussi, doit être excédentaire,… avec un smic à 600€, bénéficiaire net au budget de l’UE et la majorité des jeunes qui fuient à l’étranger… Déjà 32000 rien qu’en Angola !

      Vous faites comme si tous les états membres étaient impactés de manière identique et simultanée par les règles européennes, ce qui n’est pas et n’a jamais été le cas… La France avait tout à perdre, elle a joué le jeu depuis 1974 et en 50 ans, elle a tout perdu et à vous lire, même la raison.

      ..


  • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 12 novembre 2025 00:49

    Merci, Éric, pour votre lecture attentive et vos remarques très structurées. Vous soulevez des points essentiels, et c’est précisément ce type d’échange qui donne du sens au Plan Dubois.

    Sur le rapatriement de l’épargne, vous avez raison : une partie est déjà investie en dette publique. L’enjeu n’est pas de “refaire” ce qui existe, mais de réorienter les flux. Aujourd’hui, près de 40 % de la dette française est détenue à l’étranger, et chaque année ce sont plus de 40 milliards d’euros d’intérêts qui quittent le pays. L’objectif de l’OAT Populaire est de ramener une part de cette charge dans l’économie nationale, pour que ces intérêts profitent aux épargnants français plutôt qu’aux marchés internationaux. On ne détruit pas la dette, on en change le propriétaire, et c’est déjà un acte de souveraineté financière.

    Sur les cessions d’actifs, vous avez raison : l’État a vendu beaucoup, parfois trop. C’est pourquoi le Plan Dubois parle d’actifs non stratégiques au sens large : foncier inutilisé, parts minoritaires dans certaines entreprises publiques, ou encore patrimoine immobilier dormant (environ 10 000 bâtiments recensés comme vacants ou sous-exploités par la Cour des comptes). Ce n’est pas une braderie, mais une rationalisation patrimoniale.

    Concernant les excédents des entreprises publiques, il ne s’agit pas de profits immédiats, mais de flux excédentaires ciblés : certains opérateurs (comme la CDC, la Banque publique d’investissement ou EDF après rééquilibrage) dégagent encore des marges. Le but est de les intégrer dans une logique de fonds souverain, sans affaiblir leur fonctionnement.

    Sur la TVA modulée, la critique est juste. Le dispositif ne vise pas à pénaliser le travailleur modeste d’une région riche, mais à corriger des écarts structurels de coût de vie entre territoires. Le principe est celui d’un bonus-malus territorial : la consommation en zone rurale est légèrement favorisée, celle des métropoles légèrement rééquilibrée. L’idée est de rapprocher la fiscalité du terrain économique réel, non de recréer des octrois anciens.

    Pour les niches fiscales, vous avez raison sur la complexité. La plupart sont politiquement protégées. C’est pourquoi le plan ne parle pas de suppression aveugle, mais d’évaluation systématique du rendement : si une niche coûte plus qu’elle ne rapporte en activité mesurable, elle doit être remplacée par un dispositif plus efficace. Ce n’est pas un coup de sabre, c’est un tri raisonné.

    Le revenu de participation est effectivement une dépense, mais il s’appuie sur la réaffectation de dépenses passives. Les chèques ponctuels et les aides de court terme coûtent des milliards pour des effets limités. Transformer ces aides en accompagnement productif (formation, engagement local, reconversion) crée un retour sur investissement mesurable. L’idée est d’en finir avec l’aide subie et de transformer la dépense sociale en levier d’activité.

    Sur les privilèges politiques et dépenses d’apparat, je partage votre nuance : ce n’est pas la ligne budgétaire qui changera le monde, mais le signal moral qu’elle envoie. Il n’y a pas de rigueur crédible sans exemplarité. Le but n’est pas de supprimer le 14 juillet, mais de supprimer le train de vie ostentatoire financé par la dette, sans utilité collective.

    Vous soulignez enfin deux points d’accord :

    • la clause civique, qui responsabilise le système d’aides tout en préservant la solidarité d’urgence (le logement d’urgence, par exemple, n’est pas concerné par cette condition) ;

    • et la prévention santé, dont le coût initial est réel, mais dont le rendement à 10 ans est majeur : 1 euro investi dans la prévention évite 2 à 3 euros de dépenses curatives selon l’OMS.

    Enfin, sur la transparence budgétaire, je suis heureux que nous convergions : c’est la pierre angulaire du plan. Sans indicateurs réguliers et publics, tout le reste n’est qu’intention.

    Le Plan Dubois n’a pas la prétention d’être parfait ; il veut simplement replacer la politique budgétaire dans le champ de la raison et du courage.
    Merci encore pour votre contribution — elle enrichit le débat et participe à cette exigence de clarté que nous devrions tous partager.


    • Eric F Eric F 12 novembre 2025 11:58

      @Marc Alain Dubois
      Merci pour vos réponses, même si je reste dubitatif sur l’ampleur des effets de ces mesures, et sur le caractère opportun par exemple de la TVA régionalement différenciée. 

      Retour sur la mobilisation de l’épargne nationale pour racheter la part de dette publique détenue par l’étranger :
      L’aspect positif signalé dans l’article est que les intérêts resteraient en France, soit dans l’épargne soit réinjectés dans la consommation.
      Mais le risque est que cette redirection se fasse au détriment de l’investissement productif, déjà insuffisant.
      Et la crainte est que l’état soit tenté ou contraint, comme ce fut le cas jadis, de raboter la valeur au détriment des épargnants (eh oui, si le but est de réduire la charge de la dette qui pèse sur le budget).

      Un point que vous n’évoquez pas, car il est extrêmement polémique, c’est le cout de l’immigration massive cumulative, avec une proportion importante de personnes à la charge de l’état, à quoi s’ajoute le coût sécuritaire. Dans un plan donnant priorité à la réduction de la dette, certaines considérations philanthropiques sont à reconsidérer « à la Trump », par exemple réduire drastiquement les quota de dossiers de demande d’asile, reconsidérer les prestations versées -qui ont un caractère attractif-.
      Par ailleurs, les aides aux pays étranger sont également à réduire fortement, certains pays désormais « émergés » n’en n’ont plus besoin, et le « soft power » n’est pas efficace puisqu’on se fait virer de pays naguère assistés. 
      Dans le même ordre d’idée, il faut revoir en baisse notre contribution nette à l’UE, les pays de l’Est qui ont profité de la manne et des délocalisations devraient prendre le relais.


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 12 novembre 2025 12:22

      @Eric F

      Merci, Éric, pour la qualité et la profondeur de votre réflexion. Vous soulevez des points essentiels, et je partage plusieurs de vos réserves.

      Sur la mobilisation de l’épargne nationale, le risque que vous évoquez est réel. C’est pourquoi le Plan Dubois ne propose pas de détourner l’investissement productif vers la dette, mais d’utiliser une part de l’épargne dormante — celle placée sur des supports à faible rendement et sans effet économique réel (plus de 400 milliards d’euros actuellement en liquidités ou livrets non productifs).
      L’idée n’est pas d’assécher l’investissement, mais d’enrichir le circuit intérieur : que l’argent reste dans le pays, finance la dette publique plutôt que les fonds étrangers, et puisse ensuite être réinjecté dans la consommation nationale.

      Concernant le risque de dévalorisation de la dette détenue par les épargnants, il est écarté par le principe même du Plan Dubois. Les obligations “OAT Populaires” sont garanties par un rendement fixe et par une clause d’incessibilité forcée : elles ne peuvent être ni dépréciées ni dévalorisées unilatéralement par l’État. C’est un instrument de confiance, pas un piège à épargnants.

      Sur le coût de l’immigration, vous avez raison : c’est un sujet qu’aucun plan sérieux ne peut éluder.
      Mais la logique du Plan Dubois n’est pas de désigner des coupables, elle est de restaurer la maîtrise budgétaire. Cela inclut la révision de toutes les dépenses, y compris celles liées aux politiques migratoires et aux prestations sans contrepartie. La Clause civique répond déjà en partie à cela : seuls ceux qui ont contribué au système pendant au moins dix ans peuvent prétendre durablement aux aides publiques.

      Quant aux aides à l’étranger, je partage votre constat : beaucoup de programmes sont devenus obsolètes. Le plan prévoit une réduction ciblée de 40 % des aides internationales non stratégiques, afin de rediriger ces fonds vers la dette et l’investissement national.

      Enfin, sur la contribution à l’Union européenne, vous avez raison : la solidarité européenne doit rester équitable. La France ne peut pas être éternellement contributrice nette pendant que d’autres accumulent les excédents. Le Plan Dubois inclut une renégociation de notre quote-part, à hauteur de notre effort de désendettement.

      Tous ces points — épargne, immigration, aides internationales, Europe et équilibre budgétaire — seront détaillés dans les prochains articles.
      Rien n’a été oublié ni éludé : chaque mesure du Plan Dubois a été pensée, chiffrée et intégrée dans une trajectoire d’ensemble.
      Merci encore pour vos remarques, elles nourrissent le débat et participent à cette exigence de clarté que j’essaie de maintenir tout au long de cette série.


    • Eric F Eric F 12 novembre 2025 14:26

      @Marc Alain Dubois
      Je vois qu’on va pouvoir converger sur bien des points smiley

      J’ajoute un avertissement sur la fiabilité de la parole publique : on voit hélas que des engagement institués dans les lois et règlements peuvent être remis en cause quelque temps après par de nouvelles lois ou règlements. Par exemple le Code de la Sécurité Sociale instaure l’indexation des retraites sur l’inflation (ou sur la hausse moyenne des salaires), mais ces dix dernières années il y a eu 6 fois gel ou sous-indexation, au point où désormais lorsqu ’exceptionnellement une revalorisation normale est effectuée, la communication politico-médiatique parle de faveur.

      Il est donc important de revaloriser la notion de contrat social : des obligations conditionnent et garantissent des droits. On voit désormais des assistances non contributives (non cotisées) être plus avantageuses que des droits cotisés, par exemple la franchise médicale qui double tous les deux ans pour les cotisants, et dont sont exemptés les bénéficiaires d’AME ou Protection Universelle Maladie (ex CMU/C).
      Voilà une disposition générale qui devait être même constitutionnalisée, les droits cotisés ne devraient jamais être inférieurs aux droits octroyés sans contrepartie.


    • SilentArrow 12 novembre 2025 14:32

      @Marc Alain Dubois
       

      Merci, Éric, pour la qualité et la profondeur de votre réflexion. Vous soulevez des points essentiels, et je partage plusieurs de vos réserves.

      Excusez le hors sujet, mais cette phrase ressemble très fort aux formules de politesses utilisées par les IA.
      Utilisez-vous une IA lors de la rédaction de vos articles ou des commentaires ?

    • Jason Jason 12 novembre 2025 16:47

      @Eric F


      « Un point que vous n’évoquez pas, car il est extrêmement polémique, c’est le cout de l’immigration massive cumulative, avec une proportion importante de personnes à la charge de l’état, à quoi s’ajoute le coût sécuritaire. »


      Un extrait d’un entretien sur La Vie des Idées : https://laviedesidees.fr/L-immigration-un-fardeau-economique que je vous invite à lire afin de vous débarrasser de vos préjugés et de vos erreurs.


      « L’effet positif de l’immigration sur le PIB par tête a été établi pour la France [3], la Norvège [10], l’Allemagne [11] et en moyenne pour les principaux pays de l’OCDE [1, 2, 4, 5, 12]. L’état des connaissances à ce jour confirme que l’immigration dans son ensemble améliore le niveau de vie moyen dans les pays de l’OCDE . »




    • xenozoid xenozoid 12 novembre 2025 17:36

      @SilentArrow

       ha ha !!! tu as remarqué aussi,et il n’est pas le seul ici (j’en connais 3 autres et sur 2 je suis bannis, on dirait les médias divers nous présenter la même nouvelle, trop poli pour être honnête disait les vieux,À méditer

       PS : je trouve rosemar aussi un robot,mais au moins elle n’a pas besoin de forcé les politesses, elle est naturelle.

      ps2 : quand l’ia deviendra naturelle, rosemare ira à la même pêche


    • Eric F Eric F 12 novembre 2025 18:53

      @SilentArrow
      Eh oui, j’ai écris que c’est un sujet polémique, car selon l’angle de vue on trouve tout et son contraire (une vision idéalisée est tout autant un préjugé que le rejet total(*)). 
       
      Une chose est l’immigration de travail, qui est utile, quoique certains postes devraient pouvoir être assurés par les personnes sans emploi déjà présentes sur le territoire, mais une autre chose est la forte proportion de migrants inactifs, entièrement à charge, il y a un plus fort taux d’inactivité que dans la population nationale.
      La question démographique a deux facettes :
      D’une part un apport de personnes jeunes compensant la dénatalité, mais le besoin est cinq fois moindre que le flux actuel.
      D’autre part la question du « gap culturel » surtout lorsque la proportion dépasse les capacité d’assimilation de la société, entrainant les problèmes de communautarisme/séparatisme, rancoeurs historiques, rejet des règlements et institutions notamment parmi les descendants mineurs, et à l’extrême, trafics, délinquance, violence de rue, en proportion plus forte que la population traditionnelle.

      (*) par exemple l’article que vous indiquez, dont l’autrice peut avoir une motivation apologique, il est écrit « nous avons montré que les flux de demandeurs d’asile n’ont pas constitué une charge économique pour les pays européen » celà relève de la méhode Coué, le cout d’hébergement et d’assistance est estimé à 12 000 euros par personne, le budget 2024 (je n’ai pas le chiffre 2025) comportait 1,4 milliards d’euros pour l’exercice du droit d’asile, avec d’autres financements publics ou associatifs en sus (2,6 milliards total)


    • Eric F Eric F 12 novembre 2025 18:55

      Désolé, mon commentaire ci-dessus répondait à celui de @jason 16h47.


    • Jason Jason 12 novembre 2025 19:13

      @Eric F

      Oui, si ce chiffres sont justes, ils sont accablants. L’autrice se serait trompée. Dont acte.
      Par contre, si ces personnes restent inactives, ces sommes représentent une perte sèche. Mais si elles contribuent plus tard à l’économie, cela pourrait se voir comme un investissement. Il faut voir sur le long terme, et ça se discute. Je n’ai aucun chiffre sur la durée, et sans doute il n’en existe pas.

      Le problème reste très délicat surtout si certains partis en font leur cheval de bataille.


    • Jason Jason 12 novembre 2025 19:24

      @Jason

      P.S. Faire un suivi des immigrés sur 10, 20, ou 30 ans n’est sans doute pas permis par nos lois... Mais ce serait très intéressant. J’ai été en contact avec sept immigrés Soudanais qui, après quelques semaines d’hébergement ont tous trouvé un emploi localement ou dans d’autres villes (région lyonnaise). Que sont-ils devenus ensuite ? 


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 13 novembre 2025 10:24

      @SilentArrow

      Vous avez raison de relever cette tournure, et je comprends la question.
      Mais pour être transparent avec vous : non, je n’utilise aucune IA pour écrire mes articles ni mes réponses.

      Les formules comme « Merci pour la qualité de votre réflexion » ou « Vous soulevez des points essentiels » ne viennent pas de l’intelligence artificielle, elles viennent… de la langue française elle-même. On les trouve dans les échanges politiques, universitaires ou diplomatiques depuis bien avant l’arrivée des IA.

      Pour vous donner quelques exemples concrets :

      • De Gaulle écrivait à Adenauer : « Je vous remercie pour la qualité de votre analyse… »

      • Simone Veil ouvrait souvent ses débats européens par : « Je salue la qualité des interventions… »

      • François Mitterrand répondait au Sénat : « Vous soulevez des points essentiels et je partage certaines de vos réserves. »

      • Et dans les années 2000, la Cour des comptes écrivait déjà : « Les rapporteurs soulèvent des points essentiels… »

      Ces formules sont simplement celles du débat respectueux, quand on répond sérieusement à quelqu’un qui prend le temps de réfléchir. Je les utilise naturellement, parce que je considère que les lecteurs méritent autre chose qu’un ton sec ou méprisant.

      Mon objectif, avec le Plan Dubois, est d’échanger clairement, honnêtement, et avec un minimum de courtoisie — pas de masquer quoi que ce soit derrière un robot.


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 13 novembre 2025 10:44

      @xenozoid

      Bonsoir xenozoid.
      Je comprends ce que vous voulez dire — à force de voir des discours agressifs, secs ou moqueurs partout, un ton poli peut sembler “pas naturel”. Pourtant c’est simplement ma façon de parler : j’écris comme je suis dans la vie, sans hausser la voix et sans mépriser les gens.

      Je ne suis pas un robot, je ne suis pas une IA, et je n’ai aucun problème à dire quand je ne sais pas, quand je me trompe ou quand on me bouscule.
      Si je reste courtois, ce n’est pas par automatisme : c’est par respect pour les lecteurs, même ceux qui sont en désaccord.

      On peut très bien débattre sans se manquer de respect.
      Et si certains trouvent cela “trop poli”, alors tant mieux : la politique française gagnerait à ce que les échanges soient un peu plus apaisés.


    • SilentArrow 13 novembre 2025 14:26

      @Marc Alain Dubois

      Je posais la question par simple curiosité, étant donné la ressemblance avec certaines formules utilisées par un autre auteur qui lui reconnaît utiliser l’IA.

      Je n’ai aucune raison de douter de votre réponse. Mais comme vous donnez de nombreux exemples pertinents, je me suis demandé comment vous aviez fait pour les trouver.

      Je me suis donc amusé à taper sur google : "Quelques exemples de formules polies comme ’Merci pour la qualité de votre réflexion’ prononcées par des personnalités politiques, exemples suivis chacun du nom de son auteur ?"

      Et j’ai obtenu des exemples qui ressemblent très fort à ceux que vous donnez. En fait, google semble se placer automatiquement en mode IA quand on tape une phrase plutôt qu’un mot-clé.


    • Jason Jason 13 novembre 2025 15:52

      @Marc Alain Duboi
      « Pour vous donner quelques exemples concrets : »

      Qu’avec tant de grâce ces choses-là sont dites. En avez-vous d’autres ? Merci d’avance, je suis toujours à court de belles formules ;


    • Eric F Eric F 13 novembre 2025 18:01

      @SilentArrow
      Il est judicieux d’utiliser des moteurs de recherche et IA pour chercher et recroiser des infos, ce que beaucoup d’entre nous font, mais cela ne revient pas pour autant à lui faire composer des réponses toutes faites.

      Du reste il faut être circonspect, l’IA (du moins en version libre) se laisse parfois influencer par la manière dont la question est formulée, et il lui arrive de s’emmêler les pinceaux dans des calculs (cela parait étonnant), sans avoir le « bon sens » de voir des aberrations d’ordres de grandeur. 


    • pemile pemile 13 novembre 2025 18:18

      @Eric F " il lui arrive de s’emmêler les pinceaux dans des calculs (cela parait étonnant), sans avoir le « bon sens » de voir des aberrations d’ordres de grandeur. « 

      Pourquoi cela serait étonnant, comment un LLM serait au top pour faire du calcul ? Quant au »bon sens", là, c’est encore plus inatteignable !


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