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Municipales à Paris : comment expliquer l’échec de Rachida Dati - AgoraVox le média citoyen
mardi 24 mars - par Christophe Cros Houplon

Municipales à Paris : comment expliquer l’échec de Rachida Dati

50,5% contre 41,5% soient 9 points d’écart entre le successeur d’Anne Hidalgo et celle qui espérait mettre fin à 25 ans de règne de la gauche sous pavillon socialiste à la Mairie de Paris.

On ne peut, qu’on s’en satisfasse ou qu’on le déplore, que constater l’échec cinglant de l’ancienne Ministre de la Culture, et avec elle de l’actuel Chef de l’Etat, qui avait fait de la prise de l’Hôtel de Ville de la capitale une affaire personnelle. Ce fut d’ailleurs l’objet d’un deal avec la candidate malheureuse lorsque celle-ci accepta de rejoindre en janvier 2024 le gouvernement de Gabriel Attal : que Renaissance ne lui mette pas cette fois-ci dans les pattes une quelconque Agnès Buzyn et soutienne à la loyale celle qui au Conseil de Paris s’est fait connaître pour incarner l’opposition la plus pugnace envers Anne Hidalgo et sa politique.

La lecture conjointe de Rachida Dati et d’Emmanuel Macron fut, on le voit, politique. Hidalgo ne se représentant pas et étant remplacée par un ancien premier adjoint peu connu, autant mettre en exergue celle que les français ont dans leur ensemble adoptée depuis les tous premiers mois du quinquennat Sarkozy, cette maire du riche VIIème arrondissement abonnée en son temps aux couvertures de Voici, Gala et Closer, une orfèvre en punchlines qui réveille les morts sur n’importe quel plateau de télévision que l’on aura au préalable rendue proche des milieux culturels parisiens censés influencer en sous-main une certaine opinion dite « de gauche ».

Animal politique aguerri en même temps que bête de scène, Rachida Dati adhéra à cette lecture ô combien classique de ce qui s’appelle marketing politique : on prend un bon produit et on lui fait méthodiquement cocher toutes les bonnes cases sans saturer le terrain.

Avec ses équipes, elle releva sans difficultés les très nombreux échecs des deux mandats de la maire sortante : accroissement spectaculaire de la gentrification, désertion des classes populaires, explosion de l’insécurité, faillite de la gestion de la propreté, invasion des rats, colline du Crack, campements sauvages de migrants vers Stalingrad, circulation et travaux gérés par Ubu Roi, Saccage Paris, enfin surendettement municipal.

Les sujets de discorde, à Paris, il n’y a qu’à se baisser pour en trouver. La rente de situation dont a hérité Anne Hidalgo de Bertrand Delanoë, elle l’a purement et simplement mise en pièces, ce que son opposante préférée la taclant avec cruauté depuis des années sait mieux que quiconque.
Ça c’est la lecture politique. Or dans cette bataille de Paris celle-ci, on le voit, a à peine joué.

Deux facteurs expliquent cet écart de 9 points que politique comme arithmétique n’avaient ni l’une ni l’autre prévus.

Un facteur personnel tout d’abord.

Un facteur sociologique ensuite.

Les résultats du premier tour nous donnèrent plusieurs signes que sur l’instant l’addition des trois listes classées à droite, au centre et à la droite de la droite ont masqué : dans le 6ème, le 9ème, le 14ème et le 17ème arrondissement, la liste d’arrondissement de droite dépassait de plusieurs points la liste de leur propre tête de liste, indiquant en filigrane qu’il y avait bel et bien un problème avec celle-ci.

La fusion de la liste Bournazel avec en paquet cadeau le retrait de ce dernier réenfonça le même clou, et fit dire à Emmanuel Grégoire qu’il était persuadé que de nombreux électeurs Renaissance passeraient outre le diktat d’Edouard Philippe, lequel, on l’avait bien compris, avait tordu le bras à son lieutenant dès le soir du premier tour.

Dans cet électorat, Rachida Dati c’est à la fois la droite bling-bling sarkozyste et la parachutée d’un Chef de l’Etat en bout de course. Autant dire, même si factuellement elle fut on ne peut plus présente et offensive en tant qu’opposante et que ses thématiques de campagne percutaient : une parachutée et une greffe peu adaptée, entachée qui plus est de soupçons de corruption auxquels la ville Lumière ne saurait se mêler.

A la vedette des magazines people Paris rétorque : il n’y a qu’une star ici, c’est moi.

Il y a donc concernant Rachida Dati une inadéquation en termes d’incarnation avec une majorité de parisiens, y compris dans des arrondissements où sa ligne prédomine. Dans le 9ème, la maire d’arrondissement de droite rempile avec 57,8% alors que sa tête de liste échoue avec 42,6% (contre 52,6% pour Grégoire).

Avec 15 points d’écart pour exactement la même ligne, on peut parler de rejet personnel.

La dimension sociologique du scrutin parisien achève l’esquisse. Les échecs réels de l’équipe Hidalgo à laquelle appartenait le vainqueur ont être criants, ils ne sont pas vécus de la même façon selon son appartenance à telle ou telle catégorie de la population de la capitale.

Si l’on vit dans le centre, vers les Buttes Chaumont ou non loin du Bataclan en bénéficiant d’une situation professionnelle à peu près satisfaisante sans forcément rouler sur l’or, que l’on utilise de jour sa trottinette électrique et le soir un Uber, qu’on ne fait guère que traverser Barbès une fois tous les trois mois, qu’on ne sort la nuit qu’accompagné, qu’on apprécie de voir Place de l’Hôtel de Ville d’immenses calicots pour vanter les charmes des cultures étrangères ou pour dénoncer des prisonniers politiques en Iran, qu’on habite des quartiers touristiques où la propreté laisse moins à désirer que dans d’autres, qu’on ne fréquente guère les nouveaux entrants des HLM de Paris Habitat ou qu’en tant que jeune couple propriétaire on se satisfait de pouvoir à toute heure se faire livrer un repas par coursier tout en mettant son bien en location sur AirBnB pendant ses congés, on reste en effet assez éloigné des conséquences pratiques des failles béantes de la gestion municipale sous pavillon socialiste.

Celle-ci, adaptée au quotidien du gros de cette clientèle que de manière quelque peu caricaturale on limite aux bobos aux poches bien remplies, leur correspond en ce sens qu’elle répond tant à leurs problématiques quotidiennes qu’à leurs valeurs, dans l’affichage tout du moins. Pour ces électeurs de gauche, de centre gauche voire de centre droit, rejoindre les 14 000 parisiens quittant chaque année depuis 2017 la capitale ne leur traverserait pas l’esprit pour la simple raison qu’ils s’y sentent bien.

Et s’ils s’y sentent bien, alors pourquoi changer d’équipe ?

C’est cette double équation toute simple, qu’on appelle le ressenti, qui explique l’échec de Rachida Dati.

 



24 réactions


  • beo111 beo111 24 mars 11:19

    La drouate a gagné dans mon bled, par contre : et ils étaient si contents samedi que Valérie Pécresse est venue à l’installation du Conseil municipal pour remettre l’écharpe au nouveau maire. 


  • Com une outre 24 mars 11:31

    C’est un mauvais calcul de la vieille droite parisienne, Dati n’avait que peu de chance dès le départ. Elle comptait sur le peu de popularité d’Hidalgo pour un effet dégagisme, erreur. La droite que représente Dati est encore plus répulsive. D’ailleurs il suffit de regarder la carte de répartition des votes parisiens en sa faveur : 7, 8, 15, 16, 17. Pas besoin de faire un dessin.


    • Fergus Fergus 24 mars 17:51

      Bonjour, Com une outre

      « La droite que représente Dati est encore plus répulsive »
      Et Dati était, d’assez loin, la plus « répulsive » des candidat(e)s qu’elle pouvait présenter : une hyène doublée d’une délinquante et d’une menteuse invétérée.

      A droite (dans les partis et les médias Bolloré), l’on n’a cessé de nous dire durant les derniers jours que « les planètes étaient alignées » pour une victoire de Dati au 2e tour.
      C’était compter sans le rejet d’un grand nombre d’électeurs centristes et de la droite modérée, notamment parmi ceux qui avaient voté Bournazel ! Certains se sont abstenus, d’autres ont préféré voter... Grégoire.
      A cet égard, il est édifiant que, dans le 9e, la candidate de droite au poste de maire d’arrondissement ait obtenu 58 % des voix là où Dati n’en a recueilli que 42 % !


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 24 mars 17:58

      @Fergus

      Attention Fergus : Rachida Dati n’a pas été jugée et n’est donc pas une délinquante. Sur le dossier Renault Nissan que j’ai étudié à fond (je viens du mondedes affaires et connais extrêmement bien le type de contrats signé par Dati en tant qu’avocat), le parquet financier a commis d’énormes contresens par simple méconnaissance des us et coutumes en droit des affaires. Vous verrez, sur ce dossier Dati finira par être innocentée.

      Pour le reste, à chacun son opinion, les urnes ont parlé.


    • Com une outre 24 mars 18:46

      @Christophe Cros Houplon
      Des us et coutumes ne sont pas la loi, et peuvent même être contraire à celle-ci.


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 24 mars 19:48

      @Com une outre
      En l’occurrence absolument pas. Le différent porte sur le fait que dans un contrat d’avocat d’affaires portant sur une mission sensible sur le plan politique on ne laisse quasiment aucune trace écrite. Et le parquet financier a considéré en faisant une énorme projection (par rapport à leur propre job où on mesure le travail fourni au papier noirci) que comme il n’y avait quasiment aucun écrit Dati n’avait pas bossé et donc touché un pot de vin. C’est quand on connait le job d’avocat d’affaire complètement idiot. Les us et coutumes auxquels je fais référence c’est ça. Et CA c’est parfaitement légal.


    • Eric F Eric F 25 mars 11:59

      @Christophe Cros Houplon
      Sur la forme stricte du droit incluant la jurisprudence des « usage » elle pourrait être relaxée (tout comme Ferrand (*) avait été relaxé de prise d’intérêt dans l’affaire des Mutuelles), mais sur le fond, il y a obtention d’avantages exorbitants au yeux de la « common decency » (plus grave qu’un financement de parti sans enrichissement, selon moi)
      Donc s’agissant de briguer un mandat électif, elle n’était pas la personne appropriée. Sans compter qu’au fil du temps, son caractère acrimonieux transparait davantage (que Fergus a évoqué en des termes plus vifs que sa retenue habituelle)

      (*) avoir nommé Ferrand à la tête des « sages » est un signe du favoritisme et des connivences au sein du milieu politique, et accroit la cassure avec le peuple. 


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 25 mars 13:10

      @Eric F
      Faux sur le fond du dossier que je ne compare aucunement aux magouilles de Ferrand.
      Pour faire court elle a gagné 900 K€ d’honoraires (et non de salaires  il convient de déduire charges et impositions personnelles et professionnelles, il doit donc lui rester un peu plus de 30% sauf erreur de ma part soient 300 K€) pour permettre à Renaud Nissan de ne pas perdre 300K€ par jour ! (ce qui est immobilisé et continue dans un bilan à être une charge si jamais un gouvernement saisit votre usine).
      Elle a pour cela assisté à plusieurs réunions internes chez Renault Nissan, toutes validées par des attestations des présents, pendant des mois.
      Puis étant donné qu’elle connaissait les ministres en charge des dossiers des 4 pays pouvant éventuellement basculer (on était en plein printemps arabe) elle a obtenu toutes les garanties que son client ne perdrait pas une plume si changement de régime il y avait
      Son apport est énorme sur un plan financier pour le consortium automobile donc.
      Et ses gains au regard de ce qu’elle a permis à ce dernier de sauver dérisoires.
      Sur pareille affaire on ne peut plus politique je maintiens que l’essentiel se joue lors de négociations et ne donne pas lieu à beaucoup d’écrits et que ceux-ci appartiennent au secret des affaires. La justice n’est donc pas habilitée à y aller sauf contre ordre.
      Ce milieu, je le connais, j’y ai œuvré. Cela se passe ainsi. Malheureusement beaucoup de juges, notamment ceux du PNF, n’y connaissent rien, et énormément de gens qui donnent leur point de vue tout autant.
      C’est pour cela que j’affirme en parfaite connaissance de cause qu’elle est clean sur ce dossier et que je suis persuadé qu’elle sera innocentée. 
      Maintenant je ne fais pas de Madame Dati une sainte. Je ne l’ai jamais rencontrée et n’ai pas de motif de l’attaquer gratuitement. Elle est comme vous et moi, elle a le droit à être défendue et ses droits doivent être respectés. Et vous verrez, elle s’en sortira la tête haute parce que c’est cela, la justice.


    • Eric F Eric F 26 mars 13:45

      @Christophe Cros Houplon

      "900 K€ d’honoraires (et non de salaires — il convient de déduire charges et impositions personnelles et professionnelles, il doit donc lui rester un peu plus de 30% sauf erreur de ma part soient 300 K€)’’

      Si elle est dans la tranche d’imposition des 47%, elle gagne effectivement moins en « net », mais au yeux du vulgum pecus, pour que les honoraires soient tels, cela inclut de faire jouer des influences et « canaux » d’initiés. Je sais, ça fait partie des usages de la profession, comme ce fut le cas à l’époque à la conseillère fiscale de la plus grande fortune du pays était épouse du ministre des comptes publics. Rien de plus normal en terme de la lettre de la loi, mais ça rebue un grand nombre d’électeurs. 

    • Aristide Aristide 27 mars 07:54

      @Fergus

      une hyène doublée d’une délinquante et d’une menteuse invétérée.

      Tout y est !!! Quel besoin d’utiliser des termes aussi injurieux !!! Il ne faut pas gratter bien fort pour voir votre vrai caractère, en accord parfait avec le comportement honteux de vos amis lors des passations de pouvoirs dans les mairies gagnées par les insoumis et consorts !!!


    • Eric F Eric F 27 mars 11:36

      @Aristide
      Il apparait qu’une bonne partie de l’électorat de droite (le total était supérieur au premier tour à la gauche) a fait défection au second, leur opinion sur la candidate est donc proche de celle exprimée par Fergus


    • Aristide Aristide 29 mars 11:00

      @Eric Fautre chose que 

      je ne fais aucune analyse politique de ce scrutin et surtout pas sur cette dynamique électorale de second tour qui mérite sûrement un approfondissement à partit de données réelles et pas au doigt mouillé.

      Je me contentais de signaler cette propension assez courante chez les insoumis à l’insulte. 


    • Fergus Fergus 29 mars 13:03

      Bonjour, Eric F

      En effet, mon opinion sur Dati est partagée jusque dans les rangs de la droite.
      J’ajoute que le mot « hyène » n’est pas stricto sensu une « insulte » mais vise à décrire un comportement prédateur totalement désinhibé.
      A cet égard, n’en déplaise Aristide, je n’ai rien à voir avec les Insoumis.
      Il m’est même arrivé de qualifier certains d’entre eux de « pitbulls », là encore en rapport avec leur comportement. smiley
      Pour en revenir à Dati, j’ai observé que dans les discussions hors médias, le mot qui revient le plus souvent pour la qualifier est celui de « s....e ». Je suis donc loin du compte en termes d’« insulte ». smiley


    • Aristide Aristide 31 mars 06:51

      @Fergus

      A cet égard, n’en déplaise Aristide, je n’ai rien à voir avec les Insoumis.
      Il m’est même arrivé de qualifier certains d’entre eux de « pitbulls », là encore en rapport avec leur comportement.

      Sauf que vous avez voté pour ce mouvement depuis sa création et que vous ne manquerez pas de solliciter je ne sais quelles raisons oiseuses pour continuer lors des prochaines échéances électorales. Par exemple, faire obstacle pour défendre la république contre le risque d’extrême droite, approuver la part du programme qui vous sied malgré les écarts de l’engeance insoumise inqualifiables et qui ne sont pas récents.


    • Christophe Cros Houplon Christophe Cros Houplon 31 mars 12:08

      @Eric F
      Entre nous le vulgum pecus qui a toujours un avis sur tout et notamment sur ce qu’il ne connait ni me maitrise ferait bien de balayer devant sa porte. Les puissants, relisons Balzac, sont loin d’être les seuls à magouiller ou à tirer profit de petits arrangements et de relations. A peu près tout le monde le fait. Simplement à l’heure des réseaux sociaux où n’importe qui peut traiter de délinquant son prochain dans la plus parfaite méconnaissance des dossiers et où les électeurs mettent un stewart sans expérience politique en tête de gondole de leurs starlettes préférées pour le Loft Story 2027 il me parait opportun de désigner au vulgum pecus populiste son propre reflet. Nous avons plongé dans une ère où culture et savoir sont devenus des gros mots. Un pays qui met Les Tuche à la 1ère place du hit parade devrait se poser quelques questions. Bien à vous.


  • berry 24 mars 14:58

    Le maire sortant LR du Blanc-Mesnil a failli se faire lyncher par les énergumènes de « la nouvelle France » de LFI, à l’annonce des résultats. Il dénonce des irrégularités majeures et veut déposer un recours. 

    « La Seine-Saint-Denis est foutue. La ville va être divisée entre les racailles et ceux qui ont peur ».

    Une situation qui se généralise dans tout le pays. Il aurait pu s’en apercevoir avant, mais il vaut mieux tard que jamais.


  • ETTORE ETTORE 24 mars 17:24

    J’espère pour elle qu’elle n’a pas commandé des petits fours et mignardises, en pré-dégustration de victoire  !

    Bon, après, c’est vrai qu’elle fait un peu mante religieuse, et glisser un vote dans la fente, qui nourrit son appétit....

    Certains ne se sentaient peut être pas l’âme d’un entomologiste, hésitrant entre mue de la cuticule, et virer sa cuti....

    Rien de sûr, quand à ce qui allait en sortir.......


  • Buzzcocks 24 mars 20:23

    Macron a encore un an pour lui trouver un comité, une direction, un organisme où la placer. Ce genre de personne, ne perd jamais vraiment.


  • ETTORE ETTORE 24 mars 22:32

    Mais elle est déjà recasée sous les lustres à Versailles !

    La France aime la statuaire figée ! Elle ne fait que prendre la place, de celle qui la remplacé ....à son ancien poste.

    Pensez vous que la Raie Publique, ait une quelconque pudeur, à touiller la falsification, avec les chaises musicales ?


  • sylvain sylvain 25 mars 11:48

    Ou on essaie encore de nous faire croire qu’il y aurait une difference reelle entre deux candidats de l’extreme centre. 

    Dati se traine surtout un certain nombre de casseroles judiciaires qui font plus penser au detournement de fond public qu’a la confiance republicaine


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