mercredi 16 mai - par Fergus

Quand le système capitaliste multiplie les « jobs à la con »

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« Bullshit jobs » (que l’on peut traduire par « jobs à la con »), tel est le qualificatif qu’a donné l’anthropologue étasunien David Graeber a ces emplois sans utilité sociale qui se multiplient dans les entreprises et dont il a théorisé l’existence en 2013 dans un pamphlet publié sur le site britannique Strike ! Un manifeste auquel de très nombreux médias et sites du web de tous bords ont donné un écho international induit par le mal-être vécu par un nombre croissant d’employés du tertiaire qui se reconnaissent dans le constat de Graeber...

La caractéristique d’un bullshit job, c’est, en schématisant, la quasi-impossibilité pour son titulaire de définir en quoi consiste le poste qu’il occupe et quelle est la finalité de son boulot. Comment le pourrait-il, entre obscur intitulé de poste, objectifs nébuleux, taches vides de sens, courriels hermétiques truffés de novlangue, et bien entendu réunions – aussi creuses que récurrentes – où chacun joue à se donner de l’importance sans connaître les règles du jeu ? Jamais les grandes entreprises n’ont été, à un tel point, normatives et procédurales. Avec cette conséquence : jamais leur gestion n’a engendré autant de structures complexes qui, à la manière de tumeurs malignes, engendrent insidieusement la création de nouveaux postes tout aussi vides de sens, pour ne pas dire absurdes. Ubu n’est plus roi, il est devenu manager !

L’absurdité règne en effet dans notre société moderne où s’impose un étonnant paradoxe. La logique capitaliste voudrait en effet que tout soit mis en œuvre pour abonder toujours plus les profits, et cela semble devoir passer par une priorisation absolue de la production sur l’administratif. Or, que se passe-t-il ? « Les véritables travailleurs productifs sont sans cesse mis sous pression et exploités. Le reste est divisé entre les sans-emplois, universellement méprisés, et une strate plus large de gens payés pour, grosso modo, ne rien faire, dans une position telle qu’ils s’identifient aux perspectives et aux sensibilités de la classe dirigeante  », souligne Graeber. Faut-il en conclure que les top-managers se conduisent comme des idiots ? Non, répond l’anthropologue qui nous apporte la clé de cette apparente énigme : « La classe dirigeante a compris qu’une population heureuse et productive qui dispose de temps libre à sa guise est un danger mortel. »

L’absurdité n’est donc qu’apparente si l’on en croit Graeber, et force est de reconnaître que le chercheur fait preuve d’une rare lucidité : Le système tient en effet les salariés productifs dans une poigne d’acier en leur assurant de quoi survivre dans les pays émergeants, et de quoi vivre dans un relatif confort dans les pays développés, mais dans une société de plus en plus précarisée où chaque emploi peut disparaitre à tout moment, tué par l’automatisation ou par une délocalisation porteuse de profits accrus pour les actionnaires et qui renforce dans l’opinion le sentiment d’insécurité sociale. « En même temps » dirait l’un des plus zélés serviteurs du grand capital, le système enferme les employés non productifs dans un carcan administratif qui prend des apparences toujours plus kafkaïennes du fait du développement sans fin de normes et de procédures interdépendantes (de décision, de qualité, de sécurité) dont quasiment plus personne ne comprend les arcanes.

Renforcer le personnel affecté aux pensums administratifs

Or, rien de tel que des boulots incompréhensibles et ennuyeux – des « jobs à la con » – pour neutraliser les employés tertiaires diplômés, objectivement inutiles à la création de richesses. Résultat : la plupart des salariés qui occupent ces postes s’étiolent, et les plus fragiles au plan mental sont poussés par le bore-out – état dépressif lié à l’ennui au travail – à choisir d’autres formes de vie dans une mutation que d’aucuns assimilent à un « syndrome de la chambre d’hôtes ». Ces employés déprimés sont rejoints dans leur démarche de changement radical d’existence par les plus clairvoyants ; lucides, ces derniers pourraient s’engager dans une démarche rebelle, mais dans une société de plus en plus individualiste, ils ne veulent pas être les dindons d’une lutte très incertaine du pot de terre contre le pot de fer, persuadés qu’il convient de tirer le meilleur de la vie dans l’instant présent, pas dans d’hypothétiques lendemains qui chantent. Carpe diem ! est leur nouveau credo.

Et c’est ainsi que, contrairement à la prévision de l’économiste Keynes, les salariés ne travaillaient pas « 15 heures par semaine » à la fin du siècle dernier. Et force est de constater que leur temps de travail ne s’est pas réduit en ce premier quart du 21e siècle, malgré les progrès technologiques qui auraient normalement dû les libérer d’une grande partie de leurs tâches et augmenter de manière significative leur temps de loisirs. 5 ans après la publication du manifeste de Graeber, rien n’a changé : le monde de l’entreprise continue de produire, et de multiplier ici et là, les mêmes types d’emplois inutiles. Au point parfois d’être contraint par la pensée dominante de retirer de ses effectifs des vrais créateurs de richesse (ingénieurs, techniciens qualifiés, pédagogues) pour renforcer le personnel affecté aux pensums administratifs tentaculaires imposés par la certification des processus, les chartes de qualité, les contrôles de gestion et autres carcans administratifs dont l’intérêt est loin d’être toujours démontré et dont les besoins s’autoalimentent !

Un mot encore sur Graeber : certains ont pu le trouver excessif dans son constat ; et sa participation militante engagée au mouvement Occupy Wall Street, de même que le soutien qu’il a apporté aux participants de Nuit debout en 2016, n’ont pas manqué, depuis la publication de son manifeste en 2013, d’apporter de l’eau au moulin de ses détracteurs qui ne voient en lui qu’un « provocateur altermondialiste ». Or, Graeber est loin d’être un bouffon radical porteur d’une idéologie fumeuse, mais un anthropologue aux compétences reconnues comme le démontre son poste d’enseignant au sein de la prestigieuse London School of Economics and Political Science, une institution rigoureuse d’où sont sortis 19 prix Nobel et 52 chefs d’état peu suspects d’utopie gauchiste.

Graeber et ceux qui lui ont emboîté le pas sont-ils dans l’erreur, ou ont-ils au contraire posé les vraies questions ? À chacun d’y réfléchir en fonction de sa propre expérience professionnelle et de ses constats personnels sur l’évolution du monde du travail. 

David Graeber : On the Phenomenon of Bullshit Jobs



252 réactions


  • bob14 bob14 16 mai 08:34
    le système capitaliste est au bout du rouleau..Notre société est en fin de course..et les nouveaux « smatphone » tous les 6 mois n’y changeront rien...Le cerveau est tout simplement en régression.. smiley

    • Fergus Fergus 16 mai 08:54

      Bonjour, bob14

      « Le cerveau est tout simplement en régression »

      Ne soyez pas si pessimiste, il y a de très nombreux jeunes qui sont brillants et capables d’utiliser de mieux en mieux leurs ressources naturelles et leurs acquis.

      Quant à la « société (...) en fin de course », je n’y crois pas : c’est le système qui est subclaquant. Mais la société survivra à la fin de ce système sous une forme différente. Peut-être meilleure, peut-être pire, l’avenir le dira...


    • bob14 bob14 16 mai 09:14

      @Fergus......Les jours de la civilisation occidentale sont comptés, affirme le philosophe Michel Onfray..."La civilisation judéo-chrétienne européenne se trouve en phase terminale", soutient le philosophe athée, qui assure avoir constaté ce phénomène "comme un médecin le ferait d’une desquamation ou d’une fracture, d’un infarctus ou d’un cancer« ...Michel Onfray n’hésite pas à dénoncer sans nuance »presque deux mille ans d’antisémitisme chrétien, et son terrible couronnement par la Shoah"...le début de la fin de la civilisation judéo-chrétienne a commencé avec Nietzsche !


    • Fergus Fergus 16 mai 09:30

      @ bob14

      La fin d’une civilisation n’est pas la fin de l’humanité : à une civilisation en a toujours succédé une autre !


    • bob14 bob14 16 mai 09:43

      @Fergus...c’est ce que je dénonce avec le capitalisme actuel...je ne parle pas de la fin de l’humanité ?


    • Paul Leleu 16 mai 16:28

      @Fergus


      oui... et je trouve votre article excellent... je suis souvent interloqué par l’inefficacité et la bureaucratie galopante dans les entreprises capitalistes ! Vous avez très bien saisi le truc... on a l’impression que leur but n’est pas du tout d’être « efficace » comme ils le prétendent, mais tout autre chose... ils virent les gens biens et productifs, et emploient une masse de demeurés lymphatiques qu’ils soumettent à des « process » totalement ubuesques et contre-productifs... j’ai jamais compris... mais bon, c’est leur problème... 

      sur le fait que les autres vivent en marge, dans le « carpe diem » plutôt que d’être révolutionnaire chez les individualistes, c’est très bien vu... et le « syndrome de la chambre d’hôtes » aussi !!! MDR, comme on dit aujourd’hui... 

    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:03

      @bob14
      Ca va plus loin que le capitalisme. (Dans les régimes communistes ça a aussi existé). Mais il est clair qu’aujourd’hui on est en plein dedans. Je trouve cet article excellent, peut-être, j’avoue, parce-quej’ai l’impression de lire mes propres pensées mises sur le papier ! smiley


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:06

      @Paul Leleu
      En fait je crois que dans les hautes strates ils sont tellement hors sol (et tellement sûrs de compenser l’inefficacité résultante par les délocalisations low cost) qu’eux-mêmes ne cherchent pas à comprendre.
      @Fergus
      Que d’optimiste que je n’oserais pas qualifier de béat, ce ne serait pas poli...


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:11

      @V_Parlier
      (Je faisais référence aux jeunes talentueux qui vont nous sauver etc... Je pense que s’ils sont réalistes ils vont soit se barrer soit vivre en semi-autarcie, à l’abri des futurs guerres civiles si toutefois c’est possible)


    • Fergus Fergus 16 mai 17:26

      Bonjour, Paul Leleu

      Merci à vous pour ce commentaire.

      « MDR » : en fait, c’est plutôt consternant, mais vous avez raison, faute de pouvoir changer le système - sauf à relancer une solidarité mal en point-, mieux vaut en rire.


    • talley2008 18 mai 20:56

      « La classe dirigeante a compris qu’une population heureuse et productive qui dispose de temps libre à sa guise est un danger mortel. »

      Elle est un danger mortel pour qui ? La société, la classe dirigeante, les individus... ?

      Quel serait ce danger ?


    • McGurk McGurk 18 mai 21:06

      @talley2008


      Un peuple dans la merde et dépendant du pouvoir est bien plus intéressant. C’est d’ailleurs la fonction de PE, proposant « des petits boulots qui sont mieux que de ne rien faire », c’est comme ça qu’on nivelle vers le bas les prétentions des gens et qu’on rehausse la barre des qualifications pour un prix dérisoire.

    • Fergus Fergus 19 mai 16:24

      Bonjour, talley2008

      Un danger évidemment pour cette classe dirigeante qui ne veut surtout pas d’une population qui vive dans le confort matériel et mental. On ne peut réellement exploiter que des gens qui sont en situation de dépendance !


    • mmbbb 20 mai 11:40

      @Fergus contrepoint a votre article Si je suis un producteur de concombre, je devrais avoir une production normalisee puisque l Europe l impose Le comcombre devra avoir une longueur determinée Le consommateur etant habitué a ces aliments calibres Une heresie L administratif croit parce q il y une inflation de nomes de reglements du droit Par ailleurs comme nous sommes devenus tres procédurier il faut avoir un service juridique Si je suis un fabriquant de jouets , je serais contraint de suivre cette réglementation stricte et d employer par un exemple un vernis alimentaire donc cher Ce jouet se vendra assez mal puisque la concurrence asiatique ne me permettra d avoir qu un marche de niche C ’est pour cela que la quasi totalite des objets manufacturés sont desormais produit hors frontiere . En Asie la pollution n entre pas dans le cout de fabrication ils s en foutent jusqu au jour ils creveront c est ce qu il se passe néanmoins en Chine ou plus de 190 millions de chinois ont acces a de l eau polluee . Maurcice a ecrit un long essai sur les coût comparés . Nul n est prophète en son pays


    • Fergus Fergus 20 mai 18:15

      Bonjour, mmbbb

      Vous avez raison, l’augmentation du nombre des normes induit une inflation du nombre des postes administratifs.

      Mais le phénomène va bien au-delà. Personnellement, lorsque j’étais informaticien, j’ai vu perdurer des applications devenues totalement obsolètes du fait de l’évolution des procédures ; or, les nouvelles applications venaient s’ajouter aux précédentes sans que quiconque dans les sphères dirigeantes ne s’en émeuve.

      C’est le même phénomène qui se passe avec les textes de loi : nombre d’entre eux n’ont jamais été abrogés et continuent de justifier des postes devenus totalement inutiles.


    • vesjem vesjem 20 mai 18:42
      @V_Parlier

      ils sont tellement hors sol
      chaque ville, chaque pays est un hôtel pour eux (dixit atalie)

    • mmbbb 21 mai 08:43

      @Fergus c’est peut etre pour cela que nous decrochons nous avons un réseau de PME PMI beaucoup plus faible que celui l Allemagne et nos PME PMI ont du mal souvent a franchir le cap de l international Cela se traduit immeditateemnt par la balance commerciale Nous sommes souvent deficitaire Cet argent qui se perde dans les « tuyaux » aurait trouve un meilleur usage dans le R & D qui permet d avoir un temps d avance sur la concurrence . 


    • Fergus Fergus 21 mai 09:12

      Bonjour, mmbbb

      Je partage votre avis, tant sur la faiblesse du réseau de PME-PMI français que sur la nécessité de favoriser la R&D. Renforcer le premier passe par ce renfort. C’est même sans doute la clé de l’avenir de notre tissu industriel.


    • talley2008 21 mai 11:55

      @Fergus

      Bonjour Fergus,

      En effet, étant donné qu’il est plus facile de manipuler une population dépendante, les classes dirigeantes ne souhaitent pas être confronté à une population qui vit dans un confort matériel et psychologique.

      Le fait que le norme de la semaine de travail soit de 5 jours ne relève pas d’un choix économique, mais d’un choix idéologique et politique.

      Dans son essai « Temps et ordre social », le sociologue Roger Sue montre que celui qui contrôle le temps impose ses valeurs, son mode de production et son ordre social.

      Par conséquent, nous continuons à travailler 5 jours par semaine pour permettre à une soi disant élite économique de légitimer son autorité face aux classes moyennes ;

      Le modèle social actuel repose donc sur la centralité du travail. Pour que le travail soit le temps social dominant, il faut toujours inventer de nouveaux emplois bidons qui ne répondent à aucun besoin réel, sauf à occuper les esprits et le temps.

      Les enjeux du rapport au temps et au travail sont bien mis en évidence dans cet article : Historique de la réduction du temps de travail. http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr/historique-de-la-reduction-du-temps-de-travail/


    • Fergus Fergus 21 mai 21:50

      Bonsoir, talley2008

      Merci pour votre commentaire qui conforte les constats de Graeber et... mes propres observations du monde du travail.

      Merci également pour le lien !


  • malitourne malitourne 16 mai 08:46

    Exemple de bullshit job : le trollage européiste


    • Fergus Fergus 16 mai 09:01

      Bonjour, malitourne

      Dans le genre trolls (pratiquant de surcroit le matraquage et le harcèlement), les militants UPR ne sont pas mal non plus : qu’il pleuve sur Rolland Garros, que le loup gagne du terrain dans les Alpes, ou que le beaujolais nouveau soit imbuvable, c’est la faute à l’UE ! smiley


    • malitourne malitourne 16 mai 09:15

      @Fergus
      Mon bon Fergus, il n’y a pas de matraques à l’UPR, et ce sont plutôt les européistes qui harcèlent les Français depuis des décennies.


    • Paul Leleu 16 mai 16:22

      @malitourne


      Asselineau affirme avec une juste malice que « 165 pays sur 193 ne sont pas dans l’UE »... certes... mais faudrait quand même aller faire un tour dans ses prétendus « paradis souverainistes », avant de croire sur parole tout ce que dit Asselineau... 

      Certes Macron n’est que le valet de l’UE... mais l’UE n’est que le valet momentané du capitalisme... donc, sortir de l’UE ne nous fera pas sortir du capitalisme... ni de ses méfaits... faut aussi réfléchir à cela. Combien de pays ont leur propre monnaie mais ne sont pas souverains en vérité ? 

    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:08

      @Fergus
      Mais ce n’est pas un travail salarié et obligatoire de militer à l’UPR, que je sache.


    • malitourne malitourne 16 mai 17:34

      @Paul Leleu
      Ceux qui veulent sortir du capitalisme mais ne veulent pas sortir de l’UE, ils ont qui comme maître à penser ? Sinon, si vous avez une solution rapide et clé en main pour installer le paradis communiste sur terre je suis preneur. 


    • malitourne malitourne 16 mai 17:42

      @V_Parlier
      En effet, c’est du temps qu’on donne librement, comme Fergus et d’autres ici quand ils passent leur temps à nous expliquer que l’UE est une chance pour la France


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 mai 18:13
      @Fergus

      " ... le 16 janvier 2015, l’OTAN a déclassifié et rendu accessibles sur Internet plus de 23 000 documents qui avaient été gardés secrets en leur temps. Cette déclassification – rendue obligatoire par les lois américaines – s’est déroulée dans une discrétion certaine et dans une relative indifférence.

      Cependant, une école privée supérieure de Valence, « GBN Gobernatia », spécialisée dans la formation des décideurs politiques et économiques, a eu l’idée de s’intéresser, à travers son blog, à ces documents rendus publics.

      Elle a notamment analysé l’un d’entre eux, qui prône ouvertement la création d’un festival de musique de l’Atlantique nord.

      [En photo : l’article paru dans Gobernatia et son titre qui signifie : « Le Festival de l’Eurovision : l’outil de communication le plus important créé par l’OTAN pendant la guerre froide ». (...)


      Régulièrement, la Maison Blanche, la CIA et l’ OTAN déclassifient des documents, il ne semble pas que nos journalistes soient très curieux de savoir ce qu’ils contiennent...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 mai 18:28

      @Paul Leleu

      Remarque intéressante, mais comment faites-vous pour combattre le capitalisme en étant dans une colonie de l’ Empire américain ?

      Tous les peuples du monde colonisés ont toujours eu comme priorité l’indépendance et la souveraineté. Il serait peut-être temps que la Gauche européenne sorte de ses rêveries. On ne peut pas demander un Etat souverain pour les Palestiniens et refuser aux Français l’indépendance et la souveraineté. Tous les acquis sociaux ont été obtenus quand les lois étaient faites en France.

      L’Europe apparaît pour ce qu’elle a toujours été, une colonie de l’ Empire américain.« Après la fin de l’accord nucléaire avec l’ Iran, et maintenant ? » 

      L’Europe a été obligée de soutenir le coup d’ état américain en Ukraine, et les sanctions contre la Russie. Cela a aggravé les difficultés des agriculteurs européens, français en particulier.
      L’Europe a perdu des marchés, donc des emplois.
      On va voir comment elle va se sortir de ce pétrin ...





    • Paul Leleu 16 mai 21:36

      @Fifi Brind_acier


      L’UPR apporte des éléments très intéressants au débat... notamment sur les actions cachées des USA... d’ailleurs je pense que ça va très loin : les USA ont complètement supplanté notre culture naturelle par leur « tapis de gazon en plastique » produits par leur industrie du divertissement, depuis le jazz, le rock et le cinéma, jusqu’aux conneries de la télé-poubelle et de facebook. On ne pourra pas faire face, tant que nous n’aurons pas anéanti et erradiqué cette « culture » de pure propagande, qui fait préférer sincèrement le fast-food au terroir, le bruit à la musique, le divertissement à l’art, le sport à la télé à la pratique réelle, etc. Nos cerveaux, nos imaginaires, nos coeurs ont été complètement irrigués par cette putréfaction américaine... L’oiseau ne sortirait même si on ouvrait la cage. 

      Maintenant, je réitère mes questionnements à l’UPR : sortir de l’UE n’est pas sortir du capitalisme. Je ne caricature pas vos positions, essayez de ne pas caricaturer celles des autres. Ca n’apauvrit que vous. 

      Pour info, je ne revendique pas d’état pour les Palestiniens... je pense que la Palestine est un os à ronger pour occuper les opinions publiques arabes, et les détourner des vraies questions. C’est la « ligne bleue des vosges »... Personne ne se demande pourquoi Sadate et Rabin ont été assassinés (ni pourquoi les islamistes et les faucons ont les mêmes sponsors). 

      Je pense que les « luttes nationales », notamment les décolonisations ont été savament organisées pour déboucher sur une impasse. De Gaulle y a bien joué son rôle, en refilant l’Algérie au FLN (et non au MNA), ou bien en faisant assassiner Ben Barka au profit de Mohamed 5. Comme le disaient les socialistes algériens avant l’indépendance : « il ne faut pas que le maitre arabe remplace le maître européen ». De même que le « gaullisme » a finalement conduit la France dans l’impasse actuelle, en désaisissant grâce à un « sauveur suprême » le Peuple français de son héritage réel, de sa conscience, et aussi de ses responsabalités. De Gaulle a dés-incité les français à s’engager dans la politique, laissant de facto le chemin pour les banquiers de Pompidou et cie. 

      Je pense que les prolétaires (car c’est la vérité, pour nous qui n’avons pas de capital à faire valoir, et sommes les plus ordinaires des citoyens), nous avons intérêt à nous battre sur nos propres bases politiques, en faisant valoir nos intérêts de classe. Hors, nos intérêts ne sont pas ceux de la moyenne bourgeoisie française, qui s’est simplement fait doubler par la grande bourgeoisie mondialisée. Je vous demande si cela vaut la peine de se battre pour remettre la Banque de France aux 200 familles ? 

      Plus largement, beaucoup de pays ont une monaie et une armée, mais ça n’empêche nullement l’impérialisme de faire pression sur eux. On spécula sur le Franc français pour faire plier Mitterrand. Inutile de vous dire les pressions qui s’exercent sur Cuba, le Venezuela, l’Iran ou la Corée du Nord. On peut étouffer un pays. La France elle-même, dont les chars interviennent régulièrement en Afrique (sous couvert d’humanitaire ou d’anti-terrorisme, bien-sûr) n’est pas exempte de cet impérialisme : n’avons-nous pas tué Patrice Lumumba et Thomas Sankara ? Pour ne citer qu’eux... Comment Monsieur Asselineau prétend-il nous sortir de l’emprise américaine par en-haut, et de l’emprise que nous faisons subir aux autres par en bas (et qui est LE MOYEN par lequel nous finançons notre train de vie, et notre contrat social) ? 

      Le Royaume-Uni a gardé sa Livre Sterling, et il a connu le même sort que la zone euro. La misère est galopante là-bas comme ici. Je vois mal Thérésa May, Boris Johnson et Nigel Farrage (ex-trader spéculateur) redistribuer le PIB britanique aux ouvriers anglais que Mme Thatcher a laissé mourrir dans les années 1980... Et vont-ils fermer la City, les paradis fiscaux de Jersey et des Iles Vierges ? Je ne crois pas... D’ailleurs le RU continue de piloner dans le monde, de faire partie de l’OTAN et de provoquer les russes. Quant à la Russie de Poutine, elle n’est un mieux que par rapport à la Russie d’Elstine, ce qui n’est pas très difficile. Et tous les autres pays du monde, quels sont les exemples ? La Suisse, dont l’économie est basée sur la banque occulte ? La Norvège basée sur la rente pétrolière ? 

      Le pouvoir est entre les mains du Capital... je trouve que Monsieur Asselineau expédie vite cette question... ce qui est logique, puisqu’il est quand même de culture bien anticommuniste (ne manquant jamais d’étaler sa condescendance et les clichés éculés vis-à-vis de l’URSS). 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mai 07:10
      @Paul Leleu :
      Au passage, je vous signale que le MNA en Algérie a été laminé par le FLN.

      Ceci dit, personne ne peut empêcher un peuple de faire la révolution, et personne ne peut la déclencher par un claquement de doigt. Il faudrait que la majorité des Français ait encore confiance dans la Gauche pour faire une révolution et sortir du capitalisme, vous pouvez toujours attendre ...

      Depuis Mitterrand, la Gauche, y compris le PCF, ont trahi les Français. Plus européiste que la Gauche, on fait pas ! Même pour Mélenchon, la priorité est de sauver l’ Europe  ! Les syndicats, n’en parlons pas, ils sont inféodés à Bruxelles par la CES...

      Vous vous imaginez que les Français vont faire confiance à cette bande de traitres et de bras cassés pour faire la révolution ? Rêve !
      Et si la révolution n’arrive pas, votre Plan B, c’est quoi ?

      Pourquoi la finance serait active et nocive pendant le Frexit et moins pendant une révolution ? Le Brexit a été pacifique, expliquez plutôt aux lecteurs ce qu’est Eurogendfor !

      La sortie de l’ UE est une décision juridique, qui relève du Droit International. L’article 50 peut être activé par n’importe quel gouvernement. Aux salariés ensuite de s’organiser pour imposer leurs revendications.

      Le programme de l’ UPR est certainement le programme social et démocratique le plus abouti du moment. Si ensuite, les Français veulent aller plus loin, il y aura la mise en place du référendum d’initiative populaire. Et s’ils veulent faire la révolution, ils la feront, je ne vois pas d’opposition entre souveraineté et révolution. L’UPR n’est pas un Parti politique, c’est un outil de libération nationale, elle sera ensuite dissoute.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mai 07:31

      @Paul Leleu


      Et la CGT aussi, mais tout cela a bien changé depuis....

    • Paul Leleu 17 mai 20:43

      @Fifi Brind_acier


      vous êtes un peu simpliste. Et vous ne répondez PAS à ma question : qu’est-ce qui a changé clairement pour le peuple en Angleterre ? En quoi la Brexit a-t-il amélioré le sort du peuple ? Les « guerres de libération nationale » au 20ème siècle ont montré toutes leurs limites, et même leur échec sur bien des points. Je ne suis pas sûr que le peuple a intérêt à se placer à la suite de gens comme Asselineau, qui revendiquent l’héritage de De Gaulle. C’est pas un bon signe. 

      L’UPR a une vision figée et formelle du droit, et ne croit pas aux rapports de forces. C’est méconnaitre La Fontaine « le raison du plus fort est toujours la meilleure ». A mon sens, le droit reste d’abord la formalisation d’un rapport de force à un moment donné. Quand le rapport de force change, nul ne peut forcer le puissant à respecter la lettre du droit. Il n’y aurait pas eu d’URSS sans missiles pour la protéger de la voracité haineuse des génocidaires yankis. 

      Par exemple (un exemple parmi beaucoup d’autres), à quoi bon une indépendance nationale dans un contexte où le jus mental des français, jusqu’au trognon, est américain ? C’est l’industrie du divertissement yanki qui fabrique les rêves des français. Que comptez-vous faire contre cela ? De Gaulle n’a rien pu contre cela... Il faut des mesures beaucoup plus radicales. 


    • Ar zen Ar zen 17 mai 21:31

      @Paul Leleu

      D’une part, le peuple britannique peut reprendre les manettes. Il ne tient qu’à lui maintenant de décider de la couleur du gouvernement à chaque échéance électorale. L’UE ne dirige plus le navire GB. Mais, évidemment, les puissances de l’argent sont à l’affut avec leur moyens extraordinaires capables de fausser les règles du jeu et de manipuler le peuple. 

      D’autre part, la plus forte croissance salariale en 10 ans est annoncée. C’est déjà une première chose, ne trouvez vous pas ? Nous ne pouvons pas dire la même chose en France n’est-ce pas ? Par ailleurs le taux de chômage est au plus bas depuis 1975 ! Ce n’est pas tout à fait comme en France où les travailleurs galèrent à trouver un emploi.




    • Ar zen Ar zen 17 mai 22:54

      @Paul Leleu

      Je ne peux pas être d’accord avec vous sur le « rapport de force ». S’il existe une loi indépassable en France, c’est la loi fondamentale de notre pays : la Constitution. Le cadre de la Constitution est indépassable. Personne ne parle jamais de violer la Constitution !

      Ainsi, aucun Président nouvellement élu ne pourra désobéir à la Constitution et dire, par exemple : « je suis élu maintenant pour 10 ans » !

      Il n’existe aucun rapport de force avec la Constitution qui fixe un cadre aux institutions. Comme les traités européens ont été introduits dans la Constitution il est « impossible » d’y désobéir. Aucun rapport de force ne peut se mettre sur le chemin tracé par la Constitution. Toute loi contraire aux traités sera recalée par le Conseil Constitutionnel. Mais des choses aussi simples ne sont pas communiquées aux Français qui pensent, comme vous Paul Leleu, qu’il est possible de désobéir aux traités, d’engager un rapport de force avec l’UE. Il vous suffit de lire les articles 55, 61,62 et 88-1 pour le comprendre.


    • Paul Leleu 18 mai 17:36

      @Ar zen


      je ne suis pas contre le Frexit par l’article 50... je me demande simplement ce qu’il va changer, si de toutes façons nos cerveaux et nos coeurs sont entièrement imbibés de saloperie américaine... et que nous sommes dirigés par Moscovici comme Ministre bis-repetita et non plus comme Commissaire Européen... franchement... 

      sur le rapport de force... je vous prie de regarder comment Donald Trump peut déchirer le traité iranien, ou comment les USA peuvent faire des lois extraterritoriales... que nous respectons !!! 

      Quant à la Consitution, il suffit de la changer pour s’en affranchir... Sarkozy l’a fait en supprimant ce qui le gênait et en rajoutant ce qui l’arrangeait... la loi ecrite est donc bien l’expression d’un rapport de force dans la société... et les traités l’expression de l’état du rapport de forces entre les états... 





    • Paul Leleu 18 mai 17:42

      @Ar zen


      essayez de vous rendre compte que l’Allemagne et le Royaume-Uni au cours des années 2000 ont fait une contraction salariale que nous n’avons pas fait en France... job à 1 euro en Allemagne, et job à 0 heure en Angleterre... il s’agit simplement d’un début de rattrapage par rapport à la France... 

      quant à au taux de chômage, ça prête à sourire... faut regarder comment sont faites les statistiques par ces états vermoulus... les USA affichent 4,1% de chômage officiel, mais c’est au moins 20% de la population apte à travailler qui est « privée d’emploi »... cherchez l’erreur... 

      Les Anglais ont inventé le « job à 0 heure » pour faire baisser leurs statistiques : c’est à dire que tu taffes 0 heures, et tu es payé 0 euro... mais tu n’es pas chômeur... 

      Soyez cohérents... comment expliquez vous le vote du Brexit (ou Trump) par la colère populaire, et en même temps nous faire croire aux statistiques merveilleuses du plein emploi ??? 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mai 18:41
      @Paul Leleu
      D’abord, quand on est de Gauche, la priorité n’est pas de sortir du capitalisme, mais de préserver les acquis sociaux. Tous les acquis sociaux ont été obtenus par des luttes sociales, traduites dans des lois, du temps où les lois étaient faites en France.

      Après le Brexit, la différence, c’est que les lois seront faites en GB.
      Reste aux Britanniques à se bouger les fesses, à avoir les Partis de Gauche et les syndicats qu’il faut pour s’organiser.

      Aujourd’hui, vous pouvez voter pour qui vous voulez, cela ne change strictement rien. C’est ce qui explique le grand nombre d’abstentionnistes.

      Voilà comment les choses se passent : Les décisions sont prises par Bruxelles, transmises à un service du 1er Ministre, « le SGAE - Secrétariat Général aux Affaires Européennes - » qui transmet aux Ministres concernés, lesquels traduisent les directives européennes en Droit français.

      Passant outre le Parlement, ça fonctionna ainsi depuis Maastricht, et quel que soit les résultats des votes des électeurs. Ce qui se passe à l’ Assemblée et au Sénat, c’est du cinéma pour les mougeons.

      Sans sortie de l’ UE, comment faites-vous pour que les lois soient à nouveau décidées en France, en fonction des luttes sociales et de l’avis des électeurs français ?  Les Grecs ont fait plus de 20 000 manifestations, ils sont ruinés, et la Grèce est à vendre à la découpe.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mai 18:54

      @Paul Leleu

      Justement, le fait que les USA violent sans cesse les Traités qu’ils signent, et cela depuis les Traités avec les Amérindiens, aboutit au fait qu’ils apparaissent comme pas fiables du tout. Personne n’a plus envie de leur faire confiance. Seuls ceux qui respectent le Droit international apparaissent comme dignes de confiance.

      Il ne peut pas y avoir de « rapport de force » au niveau européen, les Traités n’ont pas été signés avec Bruxelles ou avec Merkel, mais avec chacun des 27 pays, et ils sont dans la même panade que nous ! Pourquoi faudrait-il engager un rapport de force avec des pays qui ne nous ont rien fait, et qui sont nos principaux alliés commerciaux ?

      Quant à la Constitution, on ne peut en changer qu’en sortant de l’ UE.
      Le Droit européen est supérieur aux Droits des Etats, y compris dans le domaine constitutionnel. Toutes les Constitutions européennes ont été modifiées pour les soumettre au Droit Communautaire.

      " La primauté du droit européen sur les droits nationaux est absolue. (...) La Cour de justice a estimé que les constitutions nationales sont également soumises au principe de primauté. Il revient ainsi au juge national de ne pas appliquer les dispositions d’une constitution contraire au droit européen."

  • Zip_N 16 mai 09:18

    Job a la con fait penser à ceux qui sont aux manettes d’ agora, seulement comment savoir si c’est le job ou si c’est eux ?


    • Fergus Fergus 16 mai 09:41

      Bonjour, Zip_N

      Je vous invite à leur poser directement la question.


    • Zip_N 16 mai 09:52

      @Fergus

      Ils vont surement me dire que c’est le job et que cela ne vient pas d’eux. Pour avoir une réponse qui ressemble a votre dernière image illustrée, vous croyez que je vais m’amuser à cela ?


    • Zip_N 16 mai 09:59

      @Fergus

      Garder la frontière, être sur le mirador, baillonner et bannir ceux qui ne respectent pas leur charte, Israel a été inventé sur agoravox ?


  • eric 16 mai 09:29

    "renforcer le personnel affecté aux pensums administratifs tentaculaires imposés par la certification des processus, les chartes de qualité, les contrôles de gestion et autres carcans administratifs« 

    Bonjour Fergus ; Votre auteur est prof. A mon avis, il ne fait pas de différence entre secteurs privés et public.
    C’est pourquoi il arrive à la contradiction d’affirmer que le capitale est à la recherche du profit , mais qu’il assume des dépenses inutiles, pour éviter que ses employés deviennent des consommateurs riches et disponibles...qui seraient justement un moteur efficace de la croissance de l’économie et des profits.
    Du reste, il a des collègues qui affirment la même chose et s’étonnent  » en même temps« que des boites fuient à l’étranger, notamment dans des pays ou la main d’œuvre est tenue d’une main de fer et payée des clopinettes. D’autre qui prétendent que le capital fait venir des migrants pour diminuer le coût de la production, alors qu’ils bossent essentiellement dans les services à la personne et qu’il est moins coûteux d’envoyer les machines l’étranger que de financer les travailleurs pauvres ici.

    Ce qu’il décrit existe. C’est la fonction publique et para publique en France ; C’est le secteur qui a le plus recruté depuis 40 ans. C’est le secteur ou on a créé le plus de postes de cadres » tertaire dilpômés comme vous dites...Qui sont aussi la couche la plus revendicatrice. Toutes les gauches en sont issues. C’est le secteur ou la productivité est en chute libre. Hors tout, de l’ordre de 2 millions de postes, 10 points d’un PIB croissant en plus, des cadres de plus en plus formés, et, syndicats dixit - mais les usagers ne démentent pas trop-, une baisse continue de la qualité des services publics.

    Un excellent exemple est celui de la RATP. Je ne sais plus ou j’ai lu cela, mais ils ont développé les chargés de com. d’évènementiel, de qualité, etc.. ; et diminué le nombre de chauffeurs, de techniciens etc...A l’agriculture, à une époque le nombre de collaborateur au ministère augmentait proportionnellement à la baisse du nombre d’agriculteur.

    Dans mon boulot en Russie, j’avais un produit vendu à 1 et j’avais un type pour dédouaner. Au bout des 10 ans de bureaucratie poutinno-eltsinienne, j’avais un service douanier complet, le prix de vente du produit était passé à 3 sans aucune utilité sociale pour qui que ce soit.


    • Fergus Fergus 16 mai 09:40

      Bonjour, eric

      Il n’y a pas tant de différences que cela entre public et privé dès lors que l’on observe les grandes entreprises - notamment du secteur tertiaire - qui ont des modèles de gestion relativement proches.

      « Un excellent exemple est celui de la RATP. Je ne sais plus ou j’ai lu cela, mais ils ont développé les chargés de com. d’évènementiel, de qualité, etc.. ; et diminué le nombre de chauffeurs, de techniciens »

      On retrouve cela même dans des entreprises privées de taille modeste. Un exemple : lorsque j’étais responsable de formation, j’ai travaillé avec des boîtes de langues, d’informatique ou de marketing à une époque où se généralisait la course à la certification ISO ; dans la plupart de ces boîtes, il a fallu abandonner des postes de formateurs pour affecter des employés aux tâches administratives liées à la certification !


    • Aristide Aristide 16 mai 10:04

      @Fergus
       il a fallu abandonner des postes de formateurs pour affecter des employés aux tâches administratives liées à la certification !


      On comprend déjà mieux votre rancœur envers ces travaux. 

      j’étais responsable de formation

      La formation, en voilà un bon sujet, combien de formation en anglais pour des personnes qui ne le pratiqueront jamais, des formations ... assez creuses que l’on est obligé de suivre pour satisfaire un quota de formation. Vous connaissez ? De là à accuser la formation en général, et d’arguer de son inutilité est bien évidement complètement faux. 

      Essayez d’appliquer cette méthode au travaux de normalisation, démarche qualité, ... vous verrez que ces jobs à la con ne le sont pas tant que cela.





    • Fergus Fergus 16 mai 11:09

      Bonjour, Aristide

      « On comprend déjà mieux votre rancœur envers ces travaux »

      Vous êtes à côté de la plaque ! Je n’ai aucune « rancœur » contre ces tâches. Bien au contraire, je les considère comme des progrès.

      Le problème survient lorsque les entreprises se laissent déborder en en sachant pas bien évaluer le point d’équilibre entre les tâches administratives et les métiers opérationnels !

      « des formations ... assez creuses que l’on est obligé de suivre pour satisfaire un quota de formation »

      On peut gérer la formation en « notaire » pour simplement dépenser le budget alloué comme l’a dit naguère une DRH. Ou, au contraire, mettre sur pied des plans de formations ciblés sur les vrais besoins des personnels dont on a la charge, et c’est comme cela que j’ai exercé mes fonctions ; si tel n’avait pas été le cas, j’aurais changé de job !


    • Aristide Aristide 16 mai 11:19

      @Fergus


      C’était simplement pour essayer de vous faire réagir sur le fond. Visiblement j’ai perdu.

      Mon propos consiste simplement à dire que ces situations sont exceptionnelles, personne ne peut nier la tendance bureaucratique de toutes les organisations. C’est justement les taches que vous citez comme « à la con », analyse de processus, démarche qualité, controle de gestion ... qui limitent cette tendance naturelle des organisations à complexifier sans raisons l’organisation du travail.

      Mon message plus bas vous donne un autre éclairage.




    • Fergus Fergus 16 mai 13:20

      @ Aristide

      Je vous invite à lire les témoignages de Buzzcocks, Hunter, _Ulysse_ et quelques autres : tous font le même e constat, et cela pour l’avoir vécu en entreprise.


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:16

      @eric
      Vous écrivez : "Ce qu’il décrit existe. C’est la fonction publique et para publique en France ; C’est le secteur qui a le plus recruté depuis 40 ans.« 
      -> Je ne dirai pas non. En revanche je ne suis pas du tout d’accord sur l’exclusivité. Ayant travaillé dans plusieurs grosses boites privées je vois bien dans quel sens ça dérive ! C’est exactement tel que décrit dans l’article. Le »process« , la »démarche", je ne supporte plus ces mots qui me donnent envie de distribuer des baffes. Ajouté à cela que la médiocratie se généralise à tous les niveaux et ça devient vite insupportable.


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:18

      @Fergus
      "On peut gérer la formation en « notaire » pour simplement dépenser le budget alloué comme l’a dit naguère une DRH. Ou, au contraire, mettre sur pied des plans de formations ciblés sur les vrais besoins des personnels dont on a la charge"
      -> Exact. Les meilleures formations (les plus utiles et intéressantes) que j’ai eues dans ma vie sont déjà bien loin. La dernière doit dater de plus de 15 ans...


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:19

      @Fergus
      Vous pouvez m’ajouter à la liste.


    • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 17 mai 21:53


      @Aristide
      Je la connaissais attribuée à l’ENA mais j’aime bien cette version « imagée »


  • Aristide Aristide 16 mai 09:56

    Voilà que les entreprises emploieraient des salariés à des travaux inutiles. Bon. On peut facilement admettre que ici et là, il existe des ... planqués volontaires et des mis au placard ... involontaires. Bon !!! Mais alors qui sont ces travailleurs qui ne font rien ou ne savent pas ce qu’ils doivent faire. Aucun exemple donné, en place des formules assez ... vaseuses sur l’inutilité du travail, quel travail ? Il faut chercher plus loin dans l’article :


    « la certification des processus, les chartes de qualité, les contrôles de gestion et autres carcans administratifs ... »

    Mais alors là, posez comme hypothèse que ce genre de travail serait à la con et que les taches seraient inutiles me semble tenir de l’affirmation gratuite. Pour l’avoir vécu la mise aux normes, la mise en place d’une démarche qualité, le controle de gestion ... ont des résultats tangibles. Mais bon, il est nécessaire d’avoir mis en place ce que l’on appelle l’évaluation, encore une tache à la con, pour mesurer les résultats de ces actions. Personne ne nie que ces travaux dont l’objectif est de se center sur l’organisation du travail, que ces travaux n’apportent toujours des résultats fabuleux. Mais de là à les faire passer pour des manies de bureaucrates ...

    Il est assez paradoxal de parler du capitalisme qui se caractérise tout de même par une constante dans la recherche de la rentabilité et affirmer que c’est cette logique qui pousse à la « dépense inutile ». D’ailleurs pour d’obscures raisons tout aussi contestables.

    • gruni gruni 16 mai 10:35

      @Aristide

      « On peut facilement admettre que ici et là, il existe des ... planqués volontaires et des mis au placard ... involontaires. »



    • Aristide Aristide 16 mai 10:57

      @gruni

      30% des travailleurs ne foutraient rien ou presque !!! Allons, aucune étude sérieuse, aucune source. En fin d’article cela passe à 10 % qui s’ennuie. 


      Le but ? avancer sans rougir que le capitalisme emploie des inactifs pour dissimuler des chômeurs !!!


      L’essai d’un obscur chercheur qui répond par ailleurs « En France, ce sont essentiellement les collectivités territoriales qui ont banalisé l’ennui au travail. ». Attaquant entre autre le taux de prélèvement sur les salaires, etc, ... en fait un ultra libéral de plus.

      PS : Je pouffe en publiant ici un extrait du CV du bonhomme :« Il est à l’origine de l’introduction de critères de sélection intégrant l’activité du « cerveau droit » des candidats (créativité, intuition et affectif) et d’un programme d’apprentissage comportemental sous forme de séminaires émotionnels.  »

      Non, ne riez pas .... Et pis l’introduction de critères de selection intégrant l’activité du cerveau droit des candidats, mon copain de la boite de recrutement ne sait pas comment il s’en sortirait sans cette invention géniale.

    • Fergus Fergus 16 mai 11:33


      @ Aristide

      « posez comme hypothèse que ce genre de travail serait à la con"

      Ben non, justement, j’ai parlé dans l’article de « certification des processus« , de »chartes de qualité« , de »contrôles de gestion« , et je suis persuadé que ces tâches ont utiles ! Là où se situe le problème, c’est lorsque les entreprises se laissent déborder et mettent en place des usines à gaz très consommatrices d’emplois dont un certain pourcentage est inutile. A titre d’exemple, il existe des entreprises qui fonctionnent avec un tel niveau de détail dans leur comptabilité analytique que cela en devient aberrant, de l’aveu même de personnes affectées à ces tâches.

      Quant à exécuter des tâches inutiles, je l’ai constaté également lorsque j’étais informaticien. Un exemple : cet employé à qui il a été donné à écrire un programme de rappel de prime pour affecter une somme dérisoire (variant de de 20 ou 30 centimes à un maximum de 2 euros) à une trentaine de personnes ; entre les coûts de personnel de saisie des données et de traitement en machine, il eût coûté moins cher de distribuer directement 2 euros à tout le monde, mais c’eût été contraire aux procédures ! Or, des exemples comme celui-ci, j’en ai connu pas mal d’autres.

      En 2013, sur la base d’un document que m’avait fourni un camarade syndiqué, j’ai écrit un article intitulé Quand « retraites RATP » rimait avec « usine à gaz ». Certes, le document datait de 1978, mais il illustrait bien la manière dont était géré l’administratif dans les grandes entreprises, la RATP n’étant en la matière pas très différente des grandes banques ou compagnies d’assurance. Je vous invite à le lire et à vous renseigner pour savoir si de telles « usines à gaz » ne perdurent pas aujourd’hui. Si j’en crois les échos qui me reviennent aux oreilles de la part d’actifs ou de jeunes retraités, tant des services publics que du privé, la réponse est à l’évidence OUI.


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:21

      @Aristide
      Vous écrivez : Il est assez paradoxal de parler du capitalisme qui se caractérise tout de même par une constante dans la recherche de la rentabilité et affirmer que c’est cette logique qui pousse à la « dépense inutile ».

      -> Ca s’explique simplement parce le fait que les capitalistes peuvent être AUSSI hors sol quand ils planent dans les hautes strates. Les gauchistes n’ont pas le monopole.


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:31

      @Aristide
      Vous écrivez : "30% des travailleurs ne foutraient rien ou presque !!! Allons, aucune étude sérieuse, aucune source. En fin d’article cela passe à 10 % qui s’ennuie« .

      -> Quels que soient les chiffres, la quantité n’est pas négligeable et ne touche pas forcément à 100% la totalité des activités d’un poste. Mais même pour les postes traditionnels, les activités »à la con« phagocytent de plus en plus le travail normal, au point qu’on appelle maintenant ce dernier »deep working«  ! (sans blague)

      Quant à votre illusion du privé remède à tout : Depuis déjà longtemps, l’Etat et des boîtes privées parasites ne se privent pas pour dilapider ensemble l’argent des contribuables en »innovation" (entendre par là : projets bidons sur des choses qui existent déjà mais qui n’aboutiront même pas, sans obligation de résultats !) et en grands travaux cosmétiques inutiles (communes, collectivités, conseils machins-bidules inclus), à l’époque où on n’est même plus capable d’entretenir correctement le pont de Gennevilliers et de financer les hôpitaux. La synthèse de la gauche et de la droite tant promise : La privatisation des profits, la nationalisation des dettes, plus de taxes pour moins de service. Tradition assez française, il est vrai, mais pas que.


    • Fergus Fergus 16 mai 17:33

      @ V_Parlier

      Il est même assez effarant de constater à quel point certains managers sont « hors-sol » comme vous le soulignez. Et comme leurs subordonnés immédiats sont des courtisans, cela ne fait qu’encourager ce management « hors-sol » qui se développe d’autant plus. Bref, l’on est dans une fuite en avant.


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:34

      @V_Parlier
      J’ajouterais enfin que les activités à la con peuvent être stressantes et demander un temps consacré astronomique, au point que les gens consciencieux peuvent être débordés et finir à la fois par s’ennuyer (au sens de l’intérêt) et par être crevés. Je suis entouré de gens comme ça qui n’osent pas l’avouer car ils occupent des postes à responsabilités. Certains sont à la limite du burn-out... et pour rien !


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 18:07

      @Fergus
      Fuite en avant, je confirme en effet. Et quand les courtisans sentent qu’ils risquent de devenir responsables de quelque chose de concret, ils changent de boîte en prétextant que c’est parce-qu’ils ne « peuvent pas s’épanouir ». (En général ils ont un savoir faire pour pipeauter les RH aux entretiens, ils font du pipeau tous les jours donc bénéficient d’une vaste expérience en la matière). Mais il faut reconnaître que par ces temps ça devient plus difficile, même pour eux.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 mai 18:41

      @Fergus

      Il est possible qu’il y ait des emplois de ce genre dans les entreprises publiques aussi bien que privées, mais il me semble qu’on a plutôt un développement de vrais boulots, mais pas payés...

      La précarité, c’est plutôt ça le problème majeur : des vrais emplois, travailler plus pour gagner peu. C’est le modèle allemand, « les mini jobs », 15 heures pour 450 euros", conséquence des lois Hartz, que Hollande et Macron appliquent désormais en France.

    • foufouille foufouille 16 mai 19:04

      @Fifi Brind_acier

      ben non, tu as l’exemple de ton dieu qui était payer à rien foutre dix ans.


    • arioul arioul 16 mai 19:54

      @Fifi Brind_acier
      Et tu crois que ton Mage va faire la multiplication des pains ???? Demain on rase gratis et on trouve du boulot très bien payé seulement en sortant de l’UE , tu nous prends pour des demeurés Fifi , sale menteuse va.


    • Ar zen Ar zen 16 mai 20:12

      @arioul

      Ce n’est certes pas un magicien François Asselineau. Mais en sortant de l’UE, en sortant de l’euro, la « compétitivité » de la France sera boostée. Les « relocalisations » pourront avoir lieu et le travail reviendra en France. 

      Il vous suffit d’’examiner la situation en Grande Bretagne pour le comprendre. D’ailleurs François Asselineau l’avait martelé bien avant le Brexit. Si la GB sort de l’UE, la situation de l’emploi s’améliorera avec vigueur. Et alors, depuis l’annonce du Brexit que se passe t-il ? La livre sterling a perdu environ 10% de sa valeur et la « compétitivité » de la GB en a profité. Les résultats vous les avez même dans les journaux des milliardaires « pro-européens », c’est dire. Ils ne peuvent pas cacher la bonne santé de l’emploi en GB. Quelques liens qui vous donneront une idée de ce qui se passe réellement en GB.








      L’exode des banquiers de la GB est une légende ! https://fr.express.live/2017/12/13/banques-city-relocalisations-brexit/

    • foufouille foufouille 16 mai 20:16

      @Ar zen

      avec une dévaluation de 30% minimum et plutôt 50%.


    • Fergus Fergus 16 mai 20:24

      Bonsoir, Ar zen

      Avant de vous réjouir pour les Britanniques, attendez que le Brexit soit effectivement entré en vigueur. Rien de sérieux ne sera véritablement mesurable - dans un sens ou dans l’autre - avant 2019.


    • arioul arioul 16 mai 21:31

      @foufouille
      Exact Foufouille , et un léger rebond économique dans le monde.


    • Ar zen Ar zen 16 mai 22:57

      @Fergus

      Je ne suis pas de ceux qui « mesurent ». Ce sont bien les médias dominants qui font état de la situation économique et de l’emploi en GB.

      Ces médias dominants portent donc un regard sur les résultats économiques de la GB. Comme ils le font d’ailleurs pour les autres pays. Et les résultas visibles vont dans le sens d’un regain de l’économie de la GB. Ce sont des faits Fergus. Si les choses devaient tourner dans l’autre sens, je ne pourrai que le constater. Pour l’instant, l’annonce du Brexit favorise la GB et son économie. Les investissements industriels sont lourds et ne se font pas au jour le jour. La projection des projets industriels se fait sur plusieurs années. Et si les industriels s’établissent en GB c’est qu’ils ont confiance dans l’avenir économique de la GB. 





    • arioul arioul 16 mai 23:03

      @Ar zen
      Alors quand on prend des références en Allemagne, c’est pas bon mais en Angleterre c’est très bon. T’es un petit rigolo toi.


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 23:52

      @Fifi Brind_acier

      « mais il me semble qu’on a plutôt un développement de vrais boulots, mais pas payés.. »
      -> Le mot « développement » me semble optimiste, mais les postes « traditionnels » sont certes occupés de plus en plus par des jeunes arrivants sous-payés en sous-traitance (avec parfois les compétences en rapport, d’ailleurs, sans qu’il y ait possibilité d’évolution en poste stable, sauf pour les plus motivés et débrouillards). Même des postes de cadres sont maintenant sujets à ce genre « d’évolution ». smiley

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mai 07:21
      @arioul
      Quand on est incompétent en économie et sur les questions monétaires, il n’est pas utile de le faire savoir. La sortie de l’ UE et de l’euro, c’est 2 à 3 millions d’emplois.

      « Il y a une vie après l’euro » par Philippe Murer. Murer a travaillé avec l’économiste de Gauche Jacques Sapir « Les scenarii de sortie de l’ euro » que vous trouverez sur le site Respublica.


      D’ailleurs, il y a 4 points de chômage en moins dans les 10 pays européens qui ont gardé leur monnaie nationale par rapport à ceux de la zone euro.
      Vous savez lire un graphique avec 2 courbes ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mai 07:29

      @arioul

      L’économie allemande se porte très bien, ce sont les Allemands qui vont mal !
      La pauvreté est galopante et les infrastructures partent en biberine ...

    • Ar zen Ar zen 17 mai 07:34

      @arioul

      Des références j’en ai pour l’Allemagne. Si vous les voulez je vous les communique.

      Les pays où les chômeurs sont le plus menacés de pauvreté ! L’Allemagne très largement en tête avec 70,8% !

      L’Allemagne, la pauvreté est montée en flèche, l’Allemagne bat des records ! 

      L’Allemagne, l’impasse des retraites par capitalisation et des revenus en baisse ! 

      L’enfer du miracle allemand !


      Alors, arioul, le modèle allemand il vous convient ? Ce modèle que l’on vise, ce modèle présenté comme le nec plus ultra dans l’UE, est à chier ! Une belle catastrophe !

    • arioul arioul 17 mai 12:53

      @Fifi Brind_acier
      Tu me fera voir les diplomes que tu possèdes au niveau économique , évites de porter des jugements de valeur. Tu ne fais que répéter bêtement , comme un perroquet , tous ce que ton gourou affirme en boucle.


    • arioul arioul 17 mai 13:03

      @Ar zen
      Pour moi c’est le top , ces gens sont compétents , industrieux , novateurs , et performants. Nos industriels qui préfèrent délocaliser dans les pays à bas coup eux ne les maltraitent pas les salariés , ils les privent juste de travail. Et votre Magicien d’Oz , il ne pourra jamais lutter contre cela . Quand à vos délires sur la mise en place de taxes douanières pour faire du protectionnisme , c’est prendre les gens pour des imbéciles. Avec la mondialisation et les accords que la France a signé , c’est irréalisable . A l’UPR vous etes de grotesques menteurs , doublés de propagandistes malhonnêtes.


    • Ar zen Ar zen 17 mai 13:26

      @arioul

      J’aime beaucoup votre manière de faire des mises en perspective. Vous devez être un excellent client des puissances de l’argent à moins que vous n’aimiez pour dessous tout faire usage de lubrifiant ?

    • arioul arioul 17 mai 13:59

      @Ar zen
      Oui c’est çà , causes toujours tu m’interesses !!!!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 mai 18:32

      @arioul
      Lisez donc cet article sur la fin de l’euro écrit par un économiste italien, ça vous mettra à niveau.


  • gruni gruni 16 mai 10:12

    Bonjour Fergus


    « La classe dirigeante a compris qu’une population heureuse et productive qui dispose de temps libre à sa guise est un danger mortel. »

    Pourquoi ne pas essayer quand même, pour vérifier si cette population devient effectivement un danger mortel ?

    • Fergus Fergus 16 mai 11:37

      Bonjour, gruni

      En effet, et c’est même pourquoi je suis très favorable au Revenu Minimum Universel.

      Mais en théorisant le fait qu’il n’est pas douteux que c’est le patronat qui serait affaibli par la généralisation de cette innovation car ce sont les employés qui détiendraient le pouvoir de quitter à tout moment un job ingrat ou mal rémunéré, ou de n’accepter de le faire qu’à temps partiel.


    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 17:57

      @Fergus
      C’est ici que j’arrête de vous suivre.
      Le revenu universel, c’est l’Etat qui éponge (encore une fois) le coût du chômage de masse pendant que des moins chanceux (probablement à terme désignés d’office *) se cognent ce qu’on devra encore faire faire sur place et qui devient de moins en moins drôle (pour les raisons déjà évoqués mais aussi parce-que même si on en « purge » 90% dans les entreprises il faudra toujours quelques « grouillots » sur place).

      (*) Je l’envisage réellement comme ça à terme, car s’il n’y a plus un seul grouillot pour servir les « winners » de la mondialisation ces derniers ne vont pas apprécier. Remise au pas à la clé assurée. Et là je suis gentil, je ne parle pas de la mise en place de cette pratique au sein de l’UE, en situation de libre échange etc... smiley


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 mai 18:46

      @Fergus
      Quand je vois Varoufakis et un représentant de la finance mondialisée proposer le revenu universel, il me vient quelques doutes ....


    • troletbuse troletbuse 16 mai 21:46
      @grounichou
      Mais vous vous multipliez les articles à la con, façon Macron

    • V_Parlier V_Parlier 16 mai 23:56

      @Fifi Brind_acier
      Surtout quand on voit les mesures d’austérité de Syriza qui feraient passer Macron pour un communiste. Pour payer le revenu universel, ne pas payer les salariés, ça c’est une trouvaille sociale-libérale révolutionnaire ! smiley


    • arioul arioul 17 mai 13:05

      @troletbuse
      Bien parlé Trolebuse , c’est des faux culs de première. Et Grunichou en tete.


  • Zip_N 16 mai 10:16

    Les colons sont pas immortels ?


  • cathy cathy 16 mai 10:28

    La bonne question est : pourquoi sont-ils en train de démanteler la France ?


    • Fergus Fergus 16 mai 11:44

      Bonjour, cathy

      Je ne crois pas que l’on puisse parler de « démantèlement » de la France. Certains secteurs d’activité sont en grande difficulté alors que d’autres au contraire sont florissants. Le gros problème de la société française n’est pas, à mon avis, dans sa structure économique prise au sens large, mais dans la précarisation croissante de ses populations laborieuses opérationnelles. Un constat, cela dit, qui n’est pas propre à notre pays.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 mai 18:54

      @cathy

      pourquoi sont-ils en train de démanteler la France ?

      L’euro ne peut pas être dévalué pour ajuster la monnaie à la compétitivité de l’économie. Sans dévaluation de la monnaie, il faut procéder à « une dévaluation interne » du prix du travail, en bloquant les salaires, en diminuant ou supprimant les cotisations sociales, et tout ce qui pèse sur les salaires : les acquis sociaux.

      L’euro a été mis en place exactement pour cela : pour empêcher les gouvernements d’utiliser la monnaie et les obliger « à envoyer l’ Etat providence aux égouts ».



  • Le Panda Le Panda 16 mai 10:35

    Fergus

    Bonjour

    A ne pas en douter, la population en grandissant de par le monde, engendre un fléau, dont certains ne mesurent pas l’ampleur. Nous avons constaté que les méthodes ne sont plus les mêmes. En choisissant la « citation de Camus » tu frappes réellement dans le mille. La caractéristique d’un bullshit job, c’est, en schématisant, la quasi-impossibilité pour son titulaire de définir en quoi consiste le poste qu’il occupe et quelle est la finalité de son boulot. Lorsque l’on constate que le manque d’une certaine formation ferme tous les espoirs à plus de 46% de jeunes de de 24 à 32 ans. Très bon papier que je vais relayer si tu me permets je repasserai dans un moment. Cordialement Le Panda


    • Fergus Fergus 16 mai 11:48

      Bonjour, Le Panda

      Merci pour ton commentaire et pour le « relais ».

      La formation - initiale comme continue - et son inadéquation aux besoins réels des entreprises est en effet au cœur du problème d’inadaptation d’une partie importante de la jeunesse. Je crains malheureusement que les réformes à venir ne soient pas à la hauteur des enjeux.

      Cdlt


  • Zip_N 16 mai 10:50

    La première prise de votre illustration à été prise à quelle date ? vous croyez qu’il serait possible d’en faire un film plus moderne avec les acteurs d’agoravox ? smiley


  • Aristide Aristide 16 mai 11:10

    Voilà donc un article qui tombe à point pour essayer de généraliser des situations très particulières sur l’inactivité au travail. Phénomène marginal, pour quelles obscures raisons est-il mis en avant ?


    Je suis étonné que l’on puisse tomber dans ce panneau. Le burn-out, les dépressions, le suicide, les maladies professionnelles, les accidents du travail, ... les cadences infernales, les objectifs de plus en plus durs à atteindre, la pression constante, l’obsession de la productivité, ... enfin tout cela ne serait donc rien !!!

    Des millions de travailleurs épuisés par le rythme du boulot, l’encadrement, ... serait donc des privilégiés qui savent ce qu’ils font eux. De là à dire qu’ils ont de la chance et qu’il ne doivent pas plaindre. 





    • Buzzcocks 16 mai 11:27

      @Aristide
      Ce n’est pas marginal du tout... 20 ans que je suis consultant dans le monde bancaire ou assurance et je me retrouve tout à fait dans le descriptif de Graeber.

      J’ai été responsable qualité chez un assureur, et je ne servais à rien... je me faisais tellement chier que j’avais écrit un blog sur le sujet, blog qui a finalement été lu par mes irresponsables. Je me suis fait virer pour ça, mon irresponsable ayant avoué à un autre mec que ce que j’écrivais était loin d’être stupide, mais que la balle était venue de très haut pour me virer.
      Bon, je n’en avais un peu rien à foutre d’être viré puisque les boites ont grand besoin d’inutiles comme moi, et je peux me recaser facilement.


    • Fergus Fergus 16 mai 11:54

      @ Aristide

      Dans ce commentaire, vous mélangez tout : les boulots opérationnels et les jobs tertiaires.

      Et ce n’est pas parce que les employés de ce qui est ressenti par les titulaires comme des « jobs à la con » sont mis sous pression que cela valide l’idée que ce qu’ils font a une réelle valeur pour l’entreprise.


    • Fergus Fergus 16 mai 11:58

      Bonjour, Buzzcocks

      Merci pour votre témoignage.

      J’ai moi-même été un temps « responsable qualité » dans un secteur tertiaire et j’ai moi aussi ressenti là ce qu’a décrit Graeber. Fort heureusement, ce n’était qu’une activité annexe car j’aurais très mal vécu d’être affecté à ce job à plein temps !


    • hunter hunter 16 mai 12:39

      @Buzzcocks


      Parfaitement en phase avec vous !

      J’avoue ( et beaucoup le savent ici), que je me prends souvent la tête avec Fergus, mais j’essaie d’être honnête intellectuellement, aussi je n’hésite pas à dire que oui Fergus, votre article est excellent !

      Il reflète parfaitement ce qui se passe très fréquemment dans les grosses structures, type multinationales, dans lesquelles j’ai évolué !

      Donc soyez remercié pour ce papier de grande qualité.

      Adishtz

      H/

    • Fergus Fergus 16 mai 12:46

      Bonjour, hunter

      Merci à vous !

      Je crois en effet que quiconque a évolué dans une grande entreprise peut faire un constat du même type.


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