vendredi 5 septembre 2014 - par PRCF

Règlement de compte en Corse : L’U.E descend la S.N.C.M.

Saisie par la Corsica Ferries (bien joué le nom en anglais, cela aurait manqué !), la cour de justice européenne vient d’exiger le remboursement de 205 millions d’euro d’aides publiques reçues par la SNCM au moment de sa privatisation par N. Sarkosy en 2006.

Si l’on ajoute à cela la précédente tranche de remboursement exigée par l’U.E , cela porte à 440 millions d’euro le remboursement du à l’Etat par la SNCM… Déjà mise en difficulté par une privatisation en forme de dépeçage et de guerre aux syndicalistes (Où sont passées les N.G.V ?), la compagnie française se voit ainsi « suicidée » de quatre balles dans la tête tirées à bouts portants par les cerbères européens non élus, garants de la Main invisible du Marché et de la Concurrence « libre » et « non-faussée » inscrite dans le marbre des traités européens avec lesquels les différents dirigeants français asservissent leur propre pays depuis soixante ans.

Dans ce jeu de dupe l’U.E ne fait qu’avancer des pions permettant de pousser un peu plus la S.NC.M vers une liquidation ou un redressement judiciaire que l’actionnaire principal transdev (ex Veolia ex compagnie générale des eaux…le serpents des privatisations est décidemment bien long !) et Manuels Valls, l’homme des Marchés et de la Finance mondialisée appelaient de leurs vœux mais n’avaient pu obtenir face à la combativité des marins S.N.C.M.

Pourtant c’est de la continuité du territoire français et de la sécurité des passagers qu’il est question.

En effet, est-il préférable d’effectuer la traversée sur un bateau dans lequel on est accueilli par un marin sous pavillon français avec les garantis de formation et de sécurité qui vont avec ce pavillon plutôt que sur un navire à l’équipage précaire et multinational ne parlant pas la langue des passagers qu’il est censé être capable d’évacuer ?

Est-il préférable de faire la traversée avec une compagnie qui bénéficie d’une délégation de service public, et d’aides publiques pour garantir la continuité territoriale, ou de traverser sur une compagnie qui n’hésite pas à poursuivre les rotations d’un bateau qui prend l’eau suite à un talonnage ? (Mega express five à la sortie de l’Ile Rousse) pour ne pas nuire à sa rentabilité.

Poser ces question c’est déjà y répondre.

Au delà de la question de ces aides publiques, c’est la question de la renationalisation de la S.N.C.M qui doit être posée. La continuité territoriale, le maintien du pavillon français et des garanties tant sociales pour les marins que de sécurité pour les passagers sont à ce prix. Alors c’est sur, soit on baisse le nez devant les exigences de la Finance et de la dérégulation dont la commission européenne est le bras armé, soit on (re)construit une compagnie de navigation qui répond aux vrais besoins de la population française, qu’elle soit corse ou continentale.

Non au diktat des pantins qui de Baroso à Valls en passant par Tucs qui chantent TINA (There is no alternative) sur tous les tons. Exigeons la renationalisation de la SNCM, et la remise à niveau de sa flotte.

 

source : www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

http://www.initiative-communiste.fr/articles/reglement-compte-en-corse-lu-e-descend-s-n-c-m/

Corsica Ferries : questions après le talonnage du « Mega Express 5 »

Le « Mega Express 5 » a talonné le 31 mai en sortie d’Île-Rousse et a continué à naviguer deux jours avant de passer en cale sèche. (Photo : Thibaud Teillard)

Selon Corsica Ferries, l’équipage du ferry italien Mega Express Five a ressenti une « vibration » le 31 mai à l’appareillage d’Île-Rousse, alors que le pilote venait de débarquer. Selon un témoignage anonyme recueilli par le marin, le bruit a été cependant conséquent.

Après une rotation sur Toulon, le navire se présente à Bastia le 1er juin au matin. À l’entrée du port, black-out. Selon la préfecture maritime de Toulon, le navire, pilote à bord, a évité des pêcheurs avant de rejoindre le quai avec un remorqueur paré.

Après une heure trente d’intervention sur les générateurs, il repart pour Île-Rousse et effectue une dernière rotation pour Toulon avec un peu plus de 1 000 passagers et 87 membres d’équipage. À bord, affirme Corsica Ferries, c’est à ce moment-là seulement que l’équipage découvre une « légère » entrée d’eau dans une soute à combustibles. À l’arrivée à Toulon, des plongeurs mandatés par la société de classification Rina attendent le Mega Express 5 et découvrent une éraflure sur 50 mètres de long avec une fissure de 4 cm. Le navire part à vide dans la soirée même pour La Spezia où il reste en cale sèche du 2 au 9 juin.

Questions : Corsica Ferries n’a-t-il pas joué avec la sécurité de ses passagers, d’abord, et avec l’environnement marin, ensuite ? Informé par le marin des détails de l’incident, la préfecture maritime de Toulon s’interroge. « Le black-out total de 10 minutes est l’unique information transmise au CrossMed, indique le porte-parole de la Prémar à Toulon. À aucun moment nous n’avons été informés d’un talonnage. Le contrat de confiance entre le capitaine d’un navire et le centre opérationnel de l’État côtier prévoit pourtant d’être prévenu de manière sincère et complète. La sécurité de la navigation et le respect de l’environnement marin sont au-dessus de tout. »

Selon Corsica Ferries, le black-out n’est pas lié à la présence d’eau salée dans les réservoirs de gas-oil mais «  à une baisse de pression de l’air de contrôle sans rapport avec l’événement précèdent », les fameuses « vibrations » ressenties le 31 mai. L’armateur est formel : « Il n’y avait pas de risque de pollution car l’entrée d’eau était dans un « void space » », d’où, selon lui, l’absence de nécessité de prévenir le CrossMed.

Le commandant du Mega Express 5, âgé de 65 ans, a « effectué quelques saisons sur ces lignes » et « était à bord depuis le 16 mai pour une relève d’un mois », justifie Corsica Ferries.

Le centre de sécurité des navires des Affaires maritimes n’a pas pour l’instant eu consigne de diligenter d’enquête particulière. « L’affaire va se traiter entre les deux BEA (NDLR bureau enquête accident) français et italien », se contente de dire Bruno Célérier, directeur adjoint de la direction interrégionale des Affaires maritimes de Méditerranée.

Corsica Ferries affirme avoir remis l’enregistrement VDR (boîte noire) « aux autorités italiennes qui ont effectué une visite ISM additionnelle avant la remise en service qui a eu lieu le 9 juin ». La Prémar aura néanmoins peut-être la curiosité d’écouter les enregistrements VHF du Cross.



16 réactions


  • caillou40 caillou40 5 septembre 2014 14:11

    Propagande bidon pour les mafieux corse...

    Affligeant.

    • Doume65 5 septembre 2014 15:22

       Actionnariat de la SNCM :

      • - Veolia Transdev (Participation : 66 %)
      • - État français (Participation : 25 %)
      • - Salariés (Participation : 9 %)

      J’ai du mal à y voir beaucoup de mafieux corses.


    • Trelawney 5 septembre 2014 15:25

      à la SNCM, l’actionnaire est celui qui rembourse le déficit. le mafieux est sur le navire. Il se nomme CGT


    • Doume65 5 septembre 2014 15:35

      à Trelawney
      « le mafieux est sur le navire. Il se nomme CGT »

      Çà, c’est plus crédible !


    • caillou40 caillou40 5 septembre 2014 16:12

      Par Doume65 ...C’est bien vous croyez au père noël...et les syndicats...vous en faites quoi.. ?

      Tous les autres sont des mafieux notoires...mais pas pour vous...Bizarre.. ?

    • Trelawney 5 septembre 2014 16:13

      sans la CGT il y a longtemps qu’il n’ y aurait plus de SNCM.

      Il est bien là le problème, car si la SNCM disparait les compagnies concurrentes auront enfin les coudées franches sans avoir le risque d’avoir un bateau bloqué par un syndicat lobbyiste.

      La CGT fait de l’obstruction en imposant la SNCM et c’est les Corses qui en pâtissent.

      on aurait quelques bateaux de temps en temps, dans QUELQUES PORTS PRINCIPAUX, seulement quand les actionnaires trouveraient rentable d’appareiller

      C’est un argument qui ne tient pas car il est facile pour un état ou une région de faire un appel d’offre en imposant des ports et des horaires. Allez voir un peu se qui se passe en Italie. Quelles sont les compagnies ? Quels sont les ports desservis ? Il n’y a pas de problème de continuité territoriale là bas et pourtant c’est privé.


    • caillou40 caillou40 5 septembre 2014 17:44

      Nos caisses sont vides...que l’on donne l’auto et nomie a la corse qui nous coûte des milliards.. !


    • caillou40 caillou40 6 septembre 2014 07:50

      Par sampiero ...Vous défendez des voyous qui touchent de l’argent de l’état pour vivre.. ?

      Vous êtes encore un assisté sans doute...un parasite..qui pointe au chômage de temps en temps..

    • Doume65 6 septembre 2014 11:01

      « un parasite..qui pointe au chômage de temps en temps.. »

      Pire que ça : un sans-dent !

      (Second degré - j’ai appris qu’il faut toujours le préciser-)


  • Trelawney 5 septembre 2014 15:23

    sur un bateau dans lequel on est accueilli par un marin sous pavillon français avec les garantis de formation et de sécurité qui vont avec

    Pour la Napoléon Bonaparte, la formation amarres et accostage, ca n’était pas glorieux. Si vous voulez nous faire croire qu’à la SNCM ils font du bon boulot, c’est raté.

    Pour la SNCM, la continuité territoriale c’est : on n’est pas capable d’amarrer un bateau qui a couté 168 M€, il coule dans le port de Marseille, on se prend 60M des assurances et on le vend aux Italiens pour 7M. Ce qui aura permis de combler les trous béants de la trésorerie de l’armement marseillais. C’est en fait le seul fait d’arme de ce navire.

    Mais il est permis d’espérer qu’il assurera la continuité territoriale par l’intermédiaire de la SNAV (filiale MSC) qui a décidé de l’utiliser comme Ferry. Parce qu’avec toutes les compagnies de Ferry italiennes qui se bousculent pour reprendre les lignes de la SNCM, les corses n’ont plus de souci à se faire ils seront beaucoup mieux desservis que maintenant


  • Rmanal 5 septembre 2014 15:55

    La continuité territoriale est un objectif que je soutiens, mais rien ne dit que cela doit systématiquement passer par des sociétés nationales.
    Il y a deux questions en fait à se poser :
    la première est de savoir si la SNCM disparait, est-ce que la continuité territoriale ne serait plus assurée ? Au vu des lignes existantes à la concurrence et aux autres quireprendrait bien ces lignes, il semble que non.
    la deuxième question est de savoir si la SNCM est plus avantageuse pour les Corses qu’une autre compagnie. Pour avoir pris du Corsica Ferry, on peut dire que c’est moins cher pour le même service ET la même sécurité (puisque les deux dépendent des mêmes lois et réglements). De plus le cout pour les Français du financement de son déficit chronique est un grand point négatif de plus.

    Donc pour moi dans ce cas précis de la SNCM, il n’y a aucun intérêt à la maintenir à flot.


  • Spartacus Lequidam Spartacus 6 septembre 2014 00:03

    Les experts liés aux futurs repreneurs de la SNCM ont découvert queles marins et les syndicats de la SNCM n’hésitaient pas à voler l’argent des ventes effectuées à bord pendant la traversée entre le continent et la Corse ( voir aussi Enquête sur la CGT). Le personnel de la SNCM se partageait l’argent des ventes de tabac, d’alcool, de produits dérivés ainsi que l’argent de la restauration.

    En étudiant les comptes de la compagnie ferroviaire, les experts ont également découvert que le personnel de la SNCM se servait allègrement et gratuitement dans les stocks de vivres ( viande, poisson, boissons, charcuterie, etc…). Conséquence de ce coûteux trafic, laSNCM présentait un bilan presque nul sur le poste des ventes de produits dérivés à bord, alors que Corsica Ferries, la compagnie concurrente, réalise près d’ 1 tiers de son chiffre d’affaires grâce à la vente de ces produits.

    La SNCM était au courant de ces trafics illégaux et avait volontairement choisi d’abandonner, en toute illégalité, la gestion pourtant lucrative de cette activité. « C’est chez nous un élément de politique sociale », explique la direction de la SNCM.

    Un responsable marseillais précise encore un peu plus les dessous de ce trafic illégal : « On comprend pourquoi les marins voulaient conserver intact leur service public et refusaient coûte que coûte toute idée de privatisation. Ils arrondissaient ainsi sérieusement leurs fins de mois, et, comme de par les avantages statutaires ils ne travaillent que six mois par an, plusieurs d’entre eux possédaient d’autres activités professionnelles souvent dans la restauration. Une partie des prises de la SNCM était ainsi recyclée dans le commerce local. [...] Les paiements en liquide restaient très souvent dans l’escarcelle de l’équipage qui se les partageait sous l’oeil intéressé de certaines organisations syndicales. Ces dernières avaient d’ailleurs un certain nombre de cabines à disposition sur chaque voyage et, selon qu’on partait du continent ou de Corse, on pouvait, à condition de connaître le bon syndicat, en dégoter une, moyennant versement en cash. »

    « Pendant des années, les ventes à bord ont ainsi financé de nombreuses caisses noires marseillaises et corses, puisque c’était le contribuable qui payait, tout le monde y trouvait son compte !

    Source cours des comptes+contribuable associés ! 


  • citizenzen 6 septembre 2014 09:44

    La SNCM n’est pas viable en l’état. Une entreprise ne doit pas être soumis à un syndicat, quel qu’il soit. La SNCM fait du mal à Marseille et à la Corse. Il est temps de fermer cette boutique et de repartir sur une nouvelle société compétitive au service de ses passagers et non de la CGT


  • eric 6 septembre 2014 10:41

    Pas bien important. On a un total gauche autour de 30%, sensiblement divisé en deux. Ceux qui savent compter et les autres.
    Ils restent unis par le « mariage des tous » et la dépense publique.

    Sur le second point, ceux qui savent compter comprennent que le maintient des prébendes acquises nécessite de sacrifier les pauvres, les riches les entreprises, voir une partie des siens, mais qu’il y a des limites et qu’elles sont atteintes. Les autres non.

    La prochaine alternance sera un raz de marée si elle survient rapidement, un Tsunami si on tient les échéances constitutionelles. Avec 18 mois qui restent avant une campagne, une population à plus de 80% hostile, qui assure que quelle que soit la politique, bonne ou mauvaise, elle n’aura en rien le soutien populaire nécessaire à son sucés, les jeux sont faits.

    Sauf surprise toujours possible, ce sera Sarkozy, avec un mandat clair. Cette fois-ci, on ne tente pas de concilier la chèvre et le choux. Elu à 60% ou plus, il aura vraiment les moyens politiques de nettoyer nos écuries d’Augias conservatrices de gauche. Au besoin, on fera des referendum. Genre, « voila ce que coute la CGT sur la Corse, voila ce qu’elle donne comme service. On continue ou on arrête ? »

    Des gauches sonnées n’auront plus les moyens, au moins un certain temps, de s’opposer par la rue, aux choix démocratiques des citoyens.

    Dors et déjà, la question cruciale pour notre pays, sera de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Oui, les excès racketteurs, prébendier, égoistes des classes sociales de gauche sont à l’origine de la plupart de nos retards et immobilismes. Oui, il faudra réformer notre école, nos liaisons maritimes, nos personnels des collectivités, nos modes de gestion du social etc.... Mais il n’y a pas que du mauvais dans tous cela. Oui, cette fois -ci, il faudra plus imposer les choix du peuple et moins négocier avec les lobbies. Mais il faut espérer que malgré l’exaspération, une place sera laissée au dialogue.
    Et qu’il y aura en face des interlocuteurs responsables.

    Aujourd’hui, des gens comme la CGT, le PCRF, doivent réfléchir à ce qu’il leur semble vraiment important de sauver dans l’intérêt du pays au sein de leurs égoïsmes corporatistes.

    Un vrai travail de fond, important, et qui mérite d’être préparé. Il va falloir vous soumettre au peuple. réfléchissez bien à ce que vous pouvez lui demander. C’est important pour tous le monde.

    Sur la Corse, par exemple, des positions du genre on continue comme avant sans toucher à rien et à couts constant, c’est la fermeture définitive assurée.


  • Xenozoid 6 septembre 2014 18:58

    non non Rocla aka ,demi,, n’attend que les sardines dans l’abribus,n’est ce pas


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