jeudi 9 mai 2013 - par Observatoire du NéoConservatisme

Retour sur les think tanks néolibéraux qui ont changé le monde

Pour comprendre l'histoire du néolibéralisme, nous vous invitons à « suivre le guide » Alain Madelin, du Mont-Pèlerin à l'Institut Turgot<

Caricature : Madelin Alain
2011, Madelin participe à « Ce Soir ou Jamais »

Le 11 octobre 2011 sur France3, dans l’émission de Frédéric Taddeï « Ce soir ou jamais », l'un des sujets abordé est "Faut-il sauver les banques, et à quel prix ?". L'économiste Frédéric Lordon, toujours très éloigné du discours néolibéral, propose de nationaliser tout le système bancaire. Une proposition développée dans son ouvrage de 2009 "La crise de trop. Reconstruction d'un monde failli".

« De la refonte totale des structures bancaires en un "système socialisé du crédit" jusqu'au desserrement des deux contraintes qui écrasent le salariat - celle de la rentabilité actionnariale et celle de la concurrence internationale sans rivage -, il s'agit de saisir l'opportunité historique d'une nouvelle donne ", seule à même de dénouer une crise sociale extrême. »

 
 

Invité à l'occasion de cette soirée sur le plateau de l’émission de Frédéric Taddeï, Alain Madelin caricature les positions de Lordon en faisant référence à la Corée du nord, Cuba et l'URSS. Une fois de plus, il a recours aux vieilles ficelles de l'anticommunisme. Il conclura son élocution par la formule suivante : "Ce monde, aimez-le ou quitter-le".

Mais de quel Monde nous parle Alain Madelin ? Qui est Alain Madelin ? Quels sont ses réseaux, sa ligne idéologique, son parcours ?

 
 
2002 : L’Institut Turgot

La première étape de notre visite nous conduit sur le site de l'Institut Turgot. Alain Madelin y a signé une quarantaine de billets, nous expliquant en permanence que la gauche est trop à gauche et la droite pas assez à droite.

L'Institut Turgot est un think-tank ultra-libéral créé en 2002 par Jacques Raiman sur le modèle de l'Institute of Economic Affairs créé à Londres dans les années 1950, qui a préparé le terrain de la « dés-étatisation » en Grande-Bretagne.

Parmi les auteurs on remarque : Jacques Raiman membre de la Société du Mont-Pèlerin - Bertrand Lemennicier, Société du Mont Pèlerin et administrateur de l'ALEPS - Emmanuel Martin qui a travaillé pour l'ALEPS - Florin Aftalion ancien membre de la Société du Mont Pèlerin et du conseil scientifique de l'ALEPS - Georges Lane Administrateur et trésorier de l'ALEPS - Jean-Luc Migué, membre de la Société du Mont-Pèlerin - Jean-Yves Naudet, qui écrit régulièrement dans La Nouvelle Lettre de l'ALEPS - Leonard Liggio, ancien président de la Société du Mont Pèlerin - Jean-Philippe Feldman, administrateur de l'ALEPS - Michel Kelly-Gagnon, membre de la Société du Mont Pèlerin - Victoria Curzon-Price, ancien président de la Société du Mont Pèlerin - Guy Millière et Michel Gurfinkiel, deux contributeurs permanents du site islamophobe DREUZ.info.

 
 

1966 : L'association pour la liberté économique et le progrès social (L'ALEPS)

Cette association se présente ainsi : "Le libéralisme est un humanisme. Il ne concerne pas seulement la vie économique, mais toute la vie en société. A ce titre, l’ALEPS rassemble des universitaires, des hommes politiques, des responsables d’entreprises, des étudiants, tous épris des idées de liberté et de responsabilité."

Mais la réalité est tout autre : financée par l'UIMM, la caisse noire du patronat, l'ALEPS fut l'une des principales structures de propagande du patronat, une officine reconnue pour avoir recyclé d'anciens militants de l'extrême droite de la fin des années 60, via Georges Albertini, l'ex Secrétaire général du parti acquis à Allemagne nazie, le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. Albertini sera condamné en décembre 1944 pour « intelligence avec l'ennemi ». Alain Madelin fut l'un des bénéficiaires du grand recyclage.

Leur petite entreprise ne connaît pas la crise

Son fondateur Jacques Rueff et l’Ecole autrichienne :

L'ALEPS fut fondée officiellement en 1966 par Jacques Rueff, un conseiller de Charles de Gaulle. Rueff a toujours été très proche des idées ultra-libérales de l’École autrichienne de l'économiste Friedrich von HAYEK, un adepte de la dérégulation de l'économie, qui affirmait que l'abandon de l'individualisme et du libéralisme classiques conduit inévitablement à une perte de la liberté, et à la création d'une société oppressive. Ce qui n’empêcha pas HAYEK de faire l’éloge du régime dictatorial chilien d'Augusto Pinochet, le général qui pris la tête du Chili lors du coup d'État du 11 septembre 1971 contre le gouvernement du président socialiste Salvador Allende, élu démocratiquement en 1970. 

Les horreurs du Plan Condor face à la justice

HAYEK écrivait : "Personnellement je préfère un dictateur libéral à un gouvernement libéral démocrate par défaut. Mon impression personnelle est valable pour l'Amérique du Sud et le Chili en particulier  ». Hayek et Rueff ont aussi participé à la création de la Société du Mont Pèlerin.

Le projet ALEPS : ses membres issus du Mont Pèlerin

Florin Aftalion, membre de la Société du Mont Pèlerin - Henri Lepage, membre de la Société du Mont Pèlerin et membre du conseil d'administration de l'Institut Turgot - Jacques Garello, membre de la Société du Mont-Pèlerin - Pascal Salin, ancien président de la Société du Mont-Pèlerin.

Dans son ouvrage « Génération Occident » Frédéric Charpier revient sur le rôle prépondérant de Claude Harrmel dans la fondation de l’ALEPS. Harrmel tout comme Albertini avait rejoint après 1940 le parti collaborationiste (RNP). Arrêté à la Libération, Harmel purgera 4 ans de prison. Reconverti dans le combat anticommuniste de la guerre froide dès 1949, il participera à l'élaboration de plusieurs associations en lien avec l'UIMM. Harmel, ancien pronazi, avait été choisi par les Presses universitaires de France pour rédiger leur « Que sais-je » sur la CGT. Cela ne s'invente pas.

Droite et extrême droite : autopsie d’un lien de consanguinité 

1947 : les « missionnaires » du Mont-Pèlerin

En 1947, lorsque les fondements de l'Etat social se mettent effectivement en place dans l'Europe d'après-guerre, Von Hayek convoque ceux qui partagent son orientation idéologique. Il les réunit dans une petite station de villégiature helvétique, au Mont-Pèlerin, au-dessus de Vevey, dans le canton de Vaud. Parmi les participants célèbres à cette rencontre se retrouvent non seulement des adversaires déterminés de l'Etat social en Europe mais aussi des ennemis féroces du "New Deal" rooseveltien.

Dans l'assistance choisie, réunie en avril 1947 à l'Hôtel du Parc, on mentionnera Maurice Allais, Milton Friedman, Walter Lippman, Salvador de Madariaga, Ludwig von Mises, Michael Polanyi, Karl Popper, William E. Rappard, Wilhelm Röpke et Lionel Robbins. A la fin de cette rencontre est fondée la Société du Mont-Pèlerin.

Histoire et leçons du néo-libéralisme

La Société du Mont Pèlerin (MPS) est une organisation internationale, composée d'économistes, de chefs d'entreprise et de journalistes avec pour objectif déclaré de "réaffirmer et de préserver les droits de la propriété privée". Sous l'impulsion du Prix Nobel d'économie 1976 Milton Friedman, grand promoteur de l'ultralibéralisme, cette organisation farouchement opposée au Keynésianisme, a inspiré la politique économique et sociale de Pinochet, Reagan et Thatcher. 

Mont Pèlerin et think-tanks américains :

En 2007, Naomi Klein publiait « La Stratégie du Choc ». Dans cet ouvrage elle soulignait qu'un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman qui conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de "traitement de choc". 

La stratégie du choc - Naomi Klein

Le Chili du général Pinochet deviendra un terrain expérimental privilégié pour les « Chicago Boys », un groupe d'économistes chiliens des années 1970, formés à l'Université de Chicago et influencés par Milton Friedman et Arnold Harberger.

Comment la pensée devint unique, par Susan George (Le Monde diplomatique)

La Société du Mont Pèlerin MPS entretient des liens étroits avec l'Atlas Economic Research Foundation (Fondation Atlas), une association libertarienne fondée par Anthony Fisher qui fut également fondateur de l'ICEPS, International Center for Economic Policy Studies, rebaptisé plus tard « the Manhattan Institute », avec l’aide de l'avocat américain William Casey, qui deviendra plus tard directeur de la CIA. Cet institut a pour ambition d’appliquer les principes libertariens à l’économie sociale, et il influencera de façon décisive les « reaganomics » de Ronald Reagan.

Anthony Fisher, aux sources du thatcherisme et du reaganisme (English)

 
 
La Fondation Atlas finance un puissant réseau de plusieurs centaines de think tanks répartis à travers le monde. Leonard Liggio, ancien président de la Société du Mont Pèlerin (2002-2004), est actuellement vice-président exécutif de l'Atlas Economic Research Foundation. Le même Leonard Liggio est membre du conseil scientifique de l'Institut Turgot.
 
 
 
2008 : Paul Craig Roberts démissionne du « Mont Pèlerin ».

En août 2008, Paul Craig Roberts, ex secrétaire adjoint du Trésor américain sous Ronald Reagan et ancien rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, s'explique sur les raisons de sa démission de la société du Mont Pèlerin :

J'en suis arrivé à la conclusion que la société du Mont Pèlerin n'agit plus en faveur de la liberté, et est devenue au lieu de cela un autre levier au service de l'hégémonie US, encerclant la Russie de bases militaires et de gouvernements fantoches au nom du "soutien à la démocratie". Pour autant que je sache, la SMP ne s'est pas préoccupée des attaques de l'administration Bush contre les libertés civiles, ou contre le manque de respect dont l'administration Bush a fait preuve envers la Constitution et les lois internationales, en particulier les Conventions de Genève. La SMP n'a pas non plus fait exception face aux guerres d'agression US déclenchées selon des plans secrets.

Je ne vois pas comment cette Société peut fonctionner au nom de la liberté alors que son trésorier de longue date est si étroitement associé au Parti Républicain, aujourd'hui fortement infiltré par les néo-conservateurs. La rapidité avec laquelle la "Heritage Foundation" a sauté dans le train en marche de la propagande de l'administration Bush au moment de "l'Invasion russe de la Géorgie" met en relief l'association nouvelle du concept de liberté à l'hégémonie américaine.

I Resign From the Mont Pelerin Society by Paul Craig Roberts

Alain Madelin, son premier discours à la Société du Mont-Pèlerin en 1992 :

« De la démocratie providence à la démocratie humaniste ». Il n’existe pas de publication de cette conférence. Chaque participant est libre de la mettre en ligne. Le Mont Pèlerin ne publie pas.
 
 
 
 
 
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSIFJ0Zg_4I-f86pNKnMzVE8C6fskxDKtqVLjtVt0vuLW8e-lmTkrTFfs7GLe Mont Pèlerin, de la droitisation des esprits aux dérives financières néo-maffieuses : 

Dans son film "Let's make money" le réalisateur autrichien Erwin Wagenhofer revient sur les multiples aspects du développement du système financier mondial. Ce documentaire impressionnant est le tout premier film qui démonte les bases du système libéral et ses conséquences humaines, démographiques et écologiques. A travers les témoignages des différents acteurs de ce système, le réalisateur nous révèle les dérives d'une économie sans garde-fous : paradis fiscaux, chantage économique, investissements fictifs, etc. Une "logique" pleinement assumée par Gerhard Schwarz, qui nous explique que « les libéraux sont pour la libre circulation des biens et des capitaux mais pas des hommes, et que l'évasion fiscale est une infraction mais pas suffisante pour justifier la levée du secret bancaire ». Ancien trésorier de la Société du Mont Pèlerin, Schwarz est le responsable de la section financière de la Neue Zürcher Zeitung.

 

Parmi les autres intervenants de ce film documentaire, nous retrouvons John Perkins connu pour son ouvrage de 2005 Les confessions d'un assassin financier. Perkins confie avoir été recruté, lorsque il était encore étudiant, par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Avant d'être engagé par cette firme, Perkins affirme avoir passé une entrevue pour un travail à la National Security Agency (NSA). Cette entrevue a servi de test pour devenir ce qu'il nomme un "assassin économique" dont le rôle fut de négocier avec le pouvoir en place, que ce soit un régime démocratique ou une dictature. Le processus reste simple mais efficace : identifier un pays qui a des ressources, accorder un prêt à ce pays pour l’endetter, négocier un juteux contrat (piller les ressources du pays) pour éponger la dette.

Les Confessions d'un assassin financier - John Perkins - Vidéo

Sous couvert de non-ingérence dans les affaires des autres, nous pouvons observer que les néo-libéraux ont en fait opéré une véritable droitisation des esprits par leur doctrine du laissez-faire, des maquillages financiers d’Enron à la fraude des subprimes. Leur laissez-faire a conduit le modéle libéral aux plus grands scandales financiers de l'histoire, une situation qui a bénéficié à un petit nombre au détriment de la grande majorité.

Xerfi Canal (WebTV) : Jean-François Gayraud présente « Le crime de la finance »

En Europe, Margaret Thatcher fut la représentation parfaite de la pression néolibérale sur les classes les plus défavorisées. Aujourd'hui, l'Angleterre offre des obsèques nationales à la "Dame de fer" qui, dans les années 80, livra un combat sans merci contre le syndicalisme et les droits sociaux.

Archives de la revue Études marxistes : Thatcher et « l’ennemi intérieur »

« Nous préférons croire au mythe selon lequel la société humaine, après des milliers d'années d'évolution, a finalement créé un système économique idéal, plutôt que de reconnaître qu'il s'agit simplement d'une idée fausse érigée en parole d'évangile. »

 « Les Confessions d'un assassin financier », John Perkins, éd. Editions Alterre, 2005, p. 247

 
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27 réactions


  • spartacus spartacus 9 mai 2013 10:52

    - Pour info : La « dérégulation de l’économie » c’est l’interventionnisme de l’état dans le marché libre.

    Donc affirmer que Hayeck est pour une « dérégulation de l’économie » est une ineptie !
    Lire « la route de la servitude » de Hayeck. 

    -La référence « Naomi Klein » « la stratégie du choc relève de dysneyland 
    Elle insinue que le capitalisme va de pair avec la dictature ce qui bien entendu est faux.
    Elle attaque Friedman et Hayeck sur le Chili alors que ces derniers ont condamné publiquement le régime de Pinochet et ce sont opposé à la guerre en Irak.
    Klein considère la Chine comme un pays où les dirigeants ont adopté l’économie de marché et que les manifestants étaient principalement une opposition à l’économie de marché. C’est guignol.

    -Pour ceux qui ignorent »le Chili« et ne se suffisent pas de la propagande de gauche, Pinochet a nommé en 78 un ministre économiste libéral »José Pinera«  visionnaire. 
    Pinera supprima la retraite par répartition et la remplaça par la capitalisation (démocratiquement par référendum), cela entraîna un peuple investisseur et augmenta la richesse du pays par 10. 

    A la chute du Dictateur Pinochet, José Pinera écrit la constitution démocratique du Chili en vigueur actuellement.
    Les chiliens ayant un tel bon souvenir de José Pinera, qu’en 2010, ils ont élu son frère président de la république, »Sébastien Pinera" ....
    Depuis 2010 le chômage au chili est passé de 7 à 6%.....Combien en France ?

    • JL JL 9 mai 2013 11:37

      La dérégulation comme la régulation ne peuvent être que le fait d’un État, c’est clair.

      La régulation, c’est accroitre l’interventionnisme
      La dérégulation c’est diminuer de l’interventionnisme, dons libéraliser.

      Hayek étant libéral est pour une dérégulation de l’économie

      CQFD.

      Et les inepties de langage n’y changeront rien.


    • olivepsy 9 mai 2013 12:44

      Vous êtes tellement aveuglé par votre religion qu´est le libéralisme, que vous ne faites que répéter bêtement cette doctrine mensongère, sans percevoir le réalité...
      Car cette pseudo politique non interventionniste des USA n´est qu´un leurre...dont les adeptes aveuglé par l´ignorance et le dogme en sont convaincus...
      Je vous signale que la plupart des secteur rentables sont subventionnés par l´ètat (agriculture, technologie, etc...) et constitue une concurrence déloyale envers les autres pays, dont on les oblige à appliquer cette doctrine non-interventionniste...
      Ensuite vous devriez lire naomi klein, au lieu assener des stéréotypes....car la philosophie à la dysneyland appartient bien plus à vos compagnons néo-libéraux....


    • daniel paul 9 mai 2013 14:03

      Merci de ces précisions olivepsy..

      de plus il y a aussi traficotage de chiffres sur le nombre d’employés travaillant pour l’état, donc fonctionnaires..

       aux us..le système est simple , ils « privatisent » beaucoup d’ emplois qui sont en réalité des emplois de fonctionnaire , de fonctionnaire remplissant une fonction au service de l’état..dans les chiffres ces emplois n’apparaissent pas comme fonctionnarisés donc non  comptabilisé dans cette catégorie...

      En fait ils font le contraire de ce qu’ils imposent aux autres...Pourquoi ? parce que ce qu’ils imposent aux autre ne marche pas et ils le savent...

      malgré tout , d’après leurs propres critères leur système marchand pseudo libéral mais en fait subventionné partout ou c’est possible est néanmoins en faillite financière lourdes....on ne peut baser une « bonne » société sur le fait de se « baiser » les uns les autres c’est tout...
      enfin si on peut, nous avons devant nous le résultat,des voleurs pitoyables qui n’assument rien...c’est pas mi m’sieur..c’est chti !

      Ainsi les guerres américaines colonialistes sont financées par l’impôt et servent le grand capital d’abord , le citoyen aussi bien sur..sinon tout s’ecroule demain..


    • spartacus spartacus 9 mai 2013 14:13

      Le problème c’est la « ré-écriture par une lecture marxiste, et ce qu’on lit dans la cocoshère Hélas beaucoup d’inepties sont écrites comme ce texte !


      Déjà qu’il ré-écrivent l’histoire pour ne pas parler de l’échec communiste !.

      Hélas désolé de vous décevoir, vous devriez tous prendre des leçons d’économie de base en relisant,  »la route de la servitude« ,. 

      Ça vous changerait de ces inepties Marxistes qui vous ont lavé le cerveau à l’éducation nationale des enseignants de gauche ! 

       »La socialisation de l’économie et l’intervention massive de l’état sur le marché débouchent sur la suppression des libertés individuelles. Le pouvoir coercitif de l’État interventioniste transforme toute question économique ou sociale en question politique.«  Nicolas Hayeck
      C’est bien l’état qui crée la »dérégulation" du marché par son interventionnisme.

    • Gauche Normale Gauche Normale 9 mai 2013 15:19

      Hélas désolé de vous décevoir, vous devriez tous prendre des leçons d’économie de base en relisant, »la route de la servitude« ,.

      Oui, bien sûr et il n’y a que vous qui êtes normal... Ça me rappelle la blague de l’automobiliste qui roule sur une autoroute et qui entend sur sa radio « Alerte ! Un véhicule roule à contresens » et qui s’écrie « Un seul véhicule ? Des centaines, oui ! ». Sauf qu’avec vous c’est pas une blague en fait.

    • Gauche Normale Gauche Normale 9 mai 2013 15:21

      En plus vous n’êtes pas objectif dans vos « conseils » : nous conseiller un auteur engagé comme si c’était la voix de la raison, c’est un peu gros. C’est comme si je vous recommandais de lire le site du PS comme preuve qu’Hollande est un excellent président...


    • spartacus spartacus 9 mai 2013 22:26

      @gauche normale

      C’est l’auteur de l’article qui cite Hayeck juste « Nobel d’économie »...Il semble qu’il ne l’a jamais lu autrement qu’avec le prisme de la coco propagande.
      Marx votre référence n’est qu’un philosophe, et c’est votre référence en économie !

    • Gauche Normale Gauche Normale 10 mai 2013 00:29

      @spartacus

      Il semble qu’il ne l’a jamais lu autrement qu’avec le prisme de la coco propagande.
      En fait c’est vous qui êtes dans un « prisme de propagande » : dès que quelqu’un ne pense pas comme vous, il est automatiquement communiste. Pourtant, ce sont bien les « idées » Thatcher et de Reagan qui nous ont plongés dans cette crise et l’auteur n’a pas tort de parler dès lors de « néolibéralisme » qui est le retour du libéralisme après 30 ans d’une période (prospère) où les actionnaires et les patrons étaient les dindons de la farce.
      Marx votre référence n’est qu’un philosophe, et c’est votre référence en économie !
      Euh... les preuves ? L’ai-déjà mentionné quelque part comme étant ma référence ?

    • spartacus spartacus 10 mai 2013 14:11

      @ Gauche Normale

      Ou avez vous vu que Thatcher ou Reagan seraient responsables ? 
      C’est une crise de l’interventionnisme étatique par fannie mae et freddie mac, deux institutions particulières, leur statut étatique leur a permis de tritiriser les prêts, dans l’objectif politique de donner une maison à tous.


    • Gauche Normale Gauche Normale 10 mai 2013 18:08

      Ou avez vous vu que Thatcher ou Reagan seraient responsables ? 
      Par leurs idées qui ont contaminé le monde entier. Les années 70 ont vu exploser la productivité horaire et au lieu de s’interroger sur une baisse massive du temps de travail, on a suivi ces deux zigotos. Ils ont laissé leur pays dans un mauvais état mais il faut reconnaître que ce ne sont pas les seuls.
      C’est une crise de l’interventionnisme étatique  
      Bon ça va, vous n’allez pas nous refaire le coup. Avant son arrivée au pouvoir, Thatcher agitait le spectre de l’URSS pour faire accepter ses privatisations, alors. Votre lobbying, ça fait 30 ans qu’on se le tape et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on l’a sagement entendu. Les impôts des grosses sociétés ont baissé, les niches fiscales ont explosé, les riches payent moins d’impôts et peuvent planquer leur fortune plus facilement. Le CAC 40 paye en moyenne 8% d’impôts et certaines sociétés arrivent à ne payer que 13% d’impôts, ce qui est comparable à l’Irlande. Depuis 2000, ce sont 100 milliards d’euros d’impôts qui ne tombent plus dans les caisses de l’État au nom de l’emploi, de l’investissement et de la croissance. Eh bien c’est fou comme le chômage a baissé depuis. Comme quoi, quand il n’y a pas que des vautours privés, l’État sait être un très bon complice pour déclencher la crise du capitalisme.
      par fannie mae et freddie mac,
      L’État n’est intervenu que pour sauver ces deux boîtes car elle étaient trop grosses pour faire faillite. Pourtant elles n’ont jamais été garanties ni financées par l’État qui n’est là que pour réparer les pots cassés.
      deux institutions particulières, leur statut étatique leur a permis de tritiriser les prêts, dans l’objectif politique de donner une maison à tous.
      Donner une maison à tous ? Arghh, quelle horreur ! Mais non c’est vrai, le logement doit être un jeu, un marché, une source de profit et ne doit surtout pas être un droit. Bon allez, je vous rassure : ce n’est pas plus le cas aujourd’hui qu’avant !

    • epicure 10 mai 2013 20:11

      @Par spartacus (---.---.---.157) 9 mai 14:13

      quel cours ? quelle année pour les leçons de doctrine marxiste ?

      Parce que j’en ai aucun souvenir, en cours d’histoire au collège/lycée, la période de marx, de la commune etc... a été sautée. Le prof de français ne sous a même pas fait lire le Capital.
      C’est pas à l’école qu’on apprend le marxisme.


    • epicure 10 mai 2013 20:40

       »La socialisation de l’économie et l’intervention massive de l’état sur le marché débouchent sur la suppression des libertés individuelles. Le pouvoir coercitif de l’État interventioniste transforme toute question économique ou sociale en question politique.«  Nicolas Hayeck

      Puisqu’il le dit c’est que ce doit être vrai n’est ce pas ?

      Voyons prennons des pays où il y a eu socialisation de l’économie et régulation de l’état au point d’avoir de très faibles inégalités de revenus, et ce pendant des décennies :
      Les pays nordiques , ce sont les pays qui ont le plus gros indice de liberté individuelles.
      C’est comme la france en 1981-83 quand Mitterrand a appliqué le programme commun on a eu à la fois une socialisation de l’économie et plus de liberté individuelles, notamment au niveau des médias, là où la droite nous avait proposé jusque là une télé monolithique formatée par le gouvernement dans l’ORTF.
      C’est comme les années 60 , où on a eu une augmentation des liberté individuelles tout en ayant un contrôle de l’état sur l’économie.
      Et puis regardes on a gagné en dérégulation avec l’ANI, mais ont perd la liberté de pouvoir choisir le budget de notre nation avec le TSCE.
      Au Chili la libéralisation économique s’est faite contre les liberté individuelles.
      reagan thatcher ont augmenté les dérégulations en diminuant de nombreuses libertés, ce qui a valu à la dame de fer une grande haine. Et cela continue depuis 30 ans dans les pays occidentaux, où il y a désocialisation des économies avec perte des liberté en même temps, c’est à dire comme dans toute politique vraiment de droite .

      Donc il n’y a pas de lien entre socialisation de l’économie et perte des libertés, ou alors peut être finalement pas dans le sens posé arbitrairement par hayek, car son discours est trompeur, il repose sur de nombreux amalgames mensongers.
      La vrai démocratie ( pas l’oligarchie nommée démocratie libérale ) ne peut aller de pair qu’avec une économie socialisée, puisque reposant sur les mêmes principes  ; le pouvoir économique, comme le pouvoir politique égal pour tous.

      La vrai liberté, c’est celle qui est disponible pour tous et non réservée à des privilégiés, hayek et les néolibéraux ne sont pas pour la vrai liberté, mais juste pour défendre les privilèges de puissants, en le cachant derrière le mot liberté.



    • epicure 10 mai 2013 21:53

      @Par spartacus (---.---.---.157) 10 mai 14:11
      tiens c’est vrai ça, grâce à reagan et thatcher, la finance a eu les coudées franches pour s’enrichir au dépend de l’économie réelle, les dérégulations ont été favorisées, le rôle de l’état amoindri pour réguler l’économie et transformé en pantin au service de cette même finance.
      Mais à part ça, ils ne sont pas responsables de la situation actuelle.


    • spartacus spartacus 10 mai 2013 23:52

      @épicure

      -Vous auriez été à l’éducation nationale et passé en dehors du lavage Marxiste ?
      Ne dites pas que vous avez raté la vision de l’entreprise « Germinalesque » ?
      Vous n’avez pas remarqué que l’Etat est toujours présenté comme l’acteur économique principal car c’est un « régulateur indispensable » ? 

      -Vous confondez droite et libéralisme.
      Le libéralisme n’est pas plus de droite que de gauche, c’est une éthique.
      Quand Mitterrand ouvre le marché des radio libres c’est libéral, puisqu’il ouvre un marché fermé par l’interventionnisme étatique. C’est une « dérégulation » de gauche.

      Vous confondez aussi la notion, de dérégulation.
      Ce que vous appelez « dérégulation » est simplement l’acte de supprimer l’interventionnisme de l’état sue le marché. 
      L’interventionnisme de l’état sur le marché déforme le marché libre (coercition) et entrave la libre concurrence. Seule la concurrence est capable de savoir et répondre le mieux aux besoins des de ce que les individus veulent ou pas. L’état est un mauvais régulateur, il n’obéit qu’a des groupes de pression.

      Quand a Hayeck, il s’oppose aux Monopoles, et il démontre qu’ils ne peuvent se réaliser qu’avec l’interventionnisme de l’état. Loin du cliché que vous présentez qui démontre que vous ne savez pas. 

      Le libéralisme, c’est la protection du faible contre les exactions du fort. 
      Vouloir qu’un individu soit libre, c’est s’interdire d’obtenir quoi que ce soit de lui par la coercition, et a fortiori par la violence comme le fait souvent l’état
      S’il veut obtenir d’un autre un bien ou une prestation quelconque, il ne procède que par un échange librement consenti.

  • JL JL 9 mai 2013 20:23

    Excellent article,

    mais qui demande beaucoup de temps, pour visiter les nombreux liens. Ce que je n’ai pas encore fait.

    Merci pour ce travail. On se sent moins seul.


    • JL JL 9 mai 2013 20:27

      Quand je dis moins seul,

      ce n’est pas ici sur Agoravox, mais par rapport aux médias industriels envahissants et à tous ceux qui n’ont que ça comme référence.


  • Stof Stof 9 mai 2013 20:44

    La plupart des soit disant « libéraux » ne sont en fait que de vulgaires conservateurs (ou néo-cons, j’aime bien ce terme ).

    Ils défendent un privilège de caste. La loi du plus fort, en gros, avec la préservation de leur classe comme objectif inavoué.
    Un vrai libéral taxerait toute forme d’héritage à 100%, ferait la promotion de l’égalité des chances via l’éducation, l’égalité parfaite devant la loi (un avocat nommé d’office pour tous par exemple), laisser les banques faire faillite, supprimer les subventions en tout genre aux entreprises ( reconnaissons que c’est ce que demande Madelin sur ce point) etc.
    Mais le libéralisme ce n’est certainement pas limiter le champ d’action du gouvernement à entretenir une milice pour protéger les exploiteurs.

    Ceci étant posé, je ne crois pas du tout qu’un tel système soit adapté à la nature humaine, qui est un animal social.

    • spartacus spartacus 9 mai 2013 22:37

      Le libéralisme en France n’existe pas. Il est même inconnu de la majorité.


      Un vrai libéral ne taxe pas il n’est pas jaloux comme le socialo communiste.
      La promotion de l’éducation libre, choisie certainement.
      L’égalité devant la justice nécessite un juge libre et privé. 
      Laisser le banques faille faillite, obligatoirement.
      Supprimer les subventions « étatiques » aux entreprises...et aux partis politiques aussi.

      Le libéralisme n’est pas un système, mais une éthique. 

    • Stof Stof 10 mai 2013 06:36

      J’aimerais que tu m’expliques en quoi le fait d’être dans le privé serait un gage d’impartialité. Toute activité « privée » est soumises à des enjeux économiques.

      C’est un peu comme la fameuse « indépendance » des banques centrales. Qui ne sont indépendantes que de la souveraineté des peuples et totalement asservies aux intérêts d’une minorité de riches.

      Et enfin, « choisir » l’école de son enfant en fonction de la taille de son portefeuille tend à reproduire la pyramide sociale. Le Libéralisme parfait a comme objectif de sélectionner les meilleurs. Celà suppose que tout le monde parte à égalité.
      Tu tombe donc encore dans le piège des conservateurs qui consiste à dire « chacun pour soi » et « pas de taxes ».
      « Laisser faire » le Marché, ce n’est pas « laisser faire » les hommes.

    • spartacus spartacus 10 mai 2013 12:47

      Parce que la justice d’état est neutre ?

      Dans une majorité d’état les juges sont élus. 
      Les nôtres sont tous de gauche et s’ammusent a viser les cons !

      L’école est choisie. Pour attirer les clients elle doit être performante ou mourrir. L’état fournit Les chèques éducation identiques pour tous. La suède en est l’exemple.

      Le libéralisme n’est pas la caricature du chacun pour soi, mais le respect de la personnalité de chacun.
      L’état est esclavagiste, allant à l’encontre de son but recherché, bafouant les droits fondamentaux de l’être humain et la propriété de l’individu.
      Le chômage est le résultat de l’intervention de l’état sur le marchéet l’atteinte à la liberté des contrats.

    • Stof Stof 10 mai 2013 18:27

      Elire les juges, pourquoi pas. Dire que tous les juges sont de gauche, c’est faux. Le SM (syndicat de la Magistrature) est certes de gauche, mais il ne représente que 30% des syndiqués. Ce qu’on oublie de préciser quand on parle du « mur des cons »...

      Quant à une éducation « compétitive », qui n’aurait comme objectif que l’employabilité et la performance économique, n’amènerait qu’à une grande pauvreté culturelle.

      Dire que l’état, par essence, bafoue le droit est idiot, puisque c’est lui qui fixe les règles du droit. Sans état, pas de droit du tout, c’est aussi simple que ça.
      La notion de propriété est une illusion. Elle n’existe que dans la capacité à se l’approprier et à la défendre collectivement ou individuellement. Sans quoi, n’importe qui peut s’en emparer.
      Sans état pour saisir un bien mis en gage par exemple, impossible d’accorder le moindre crédit bancaire.
      Sans Etat, on est soumis à la loi du plus fort. Et l’Etat n’est qu’une extension de la loi du plus fort à une plus grande échelle.

      Le chômage bénéficie toujours au libéralisme, ceci afin de créer une tension sur le marché du travail. Quand il n’y a pas assez de chômeurs, on fait venir des immigrés. Le libéralisme a besoin des chômeurs. A contrario, l’Etat crée beaucoup d’emplois, directs ou indirects. D’ailleurs, les systèmes très étatiques, comme le communisme, ne connaissent pas le chômage.
      Enfin, sans état pour garantir le droit, un contrat n’aurait pas plus de valeur que le papier sur lequel il est écrit. A moins d’être organisé en mafia et d’avoir sa propre milice pour se faire payer...


    • epicure 10 mai 2013 21:47

      oui des juges élus, qui ne pensent qu’à être réélus, et donc de condamner ou innocenter selon le sens du vent des électeurs à l’approche des élections.


  • juste pour info, Madelin se définit comme libéral, tout court. Neo libéral, ca n’existe pas.


  • spartacus spartacus 11 mai 2013 00:25

    @par soft

    La Suède semble avoir de meilleurs résultats généraux que la France. L’instruction est elle moins culturelle ? 
    La loi du plus fort ?
    Le plus fort, c’est l’état qui fait fi du droit de l’individu au nom de la loi, ou en dépit de la loi.
    Le libéralisme n’utilise pas d’autres moyens que l’exemple ou la discussion. Pour obtenir d’un autre un bien ou une prestation quelconque, il ne procède que par un échange libre et consenti. 

    • Stof Stof 11 mai 2013 09:51

      Tu as une vision très réductrice du libéralisme. Le libéralisme a quand même besoin de l’état, tu ne peux pas avoir l’un en reniant l’autre. Sinon c’est de l’anarchisme.

      La discussion requière une certaine égalité. Faute de quoi c’est le rapport de force qui s’impose.
      Cette relative égalité est garantie par le droit et donc par l’état. Même la monnaie, avec laquelle tu vas pouvoir faire du commerce, est une émanation de l’état (ou des banques, protégées par un état).
      Ce que tu déplores c’est la défaillance de certains hommes d’état, ou encore certaines imperfections dans son organisation. On peut aussi critiquer le système politique qui dirige cet état. Une dictature ne respectera en effet que rarement les droits de l’homme ou de l’individu, comme tu dis. En ce cas, il conviendrait de réclamer plus de démocratie, plutôt que du « libéralisme ».

      Concernant la Suède, il existe de multiples facteurs à prendre en compte. Et d’ailleurs, c’est un pays moins libéral que la France, dans l’ensemble.

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