https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Splendeur de Chalon-sur-Saône antique (suite) - AgoraVox le média citoyen
mercredi 19 février 2014 - par Emile Mourey

Splendeur de Chalon-sur-Saône antique (suite)

Pas facile d'évoquer l'histoire antique de Chalon-sur-Saône quand on sait que notre belle endormie a abandonné toute prétention depuis que Lyon et Dijon lui ont ravi son rôle de capitale et Mâcon son titre de chef-lieu. Chalon-sur-Saône possède pourtant un joyau qui témoigne pour son illustre passé : sa cathédrale. Hélas ! Si c'est seulement pour montrer aux visiteurs un chapiteau représentant un soi-disant Alexandre le Grand, les chaînes aux pieds, il ne faut pas s'étonner de la désaffection des touristes et du péréclitement du commerce du centre ville. http://www.youscribe.com/catalogue/tous/savoirs/sciences-humaines-et-sociales/les-chapiteaux-romans-cathedrale-st-vincent-chalon-s-saone-2350342

Mais revenons aux deux tableaux sculptés sur ivoire de mon article précédent, incontestables chefs d'oeuvres que je date du III ème siècle après J.C. 

Aucune signature. Auteur inconnu. Me Cornette de Saint-Cyr, commissaire priseur, les a adjugés pour la somme de 600 000 francs de l'époque alors que mon épouse s'était arrétée à l'enchère précédente. Il était écrit ceci dans le catalogue : "Ces deux sculptures présentent une forte parentée avec l'oeuvre d'Antonio Leoni conservée au Bayer National Museum illustrant les mêmes sujets". Voici ci-dessous, en haut notre tableau, en bas celui du musée auquel il est fait référence mais dont il est dit en réalité, non pas travail d'Antonio Leoni, mais travail de l'atelier d'Antonio Leoni.   Première constatation. De toute évidence, nous avons en haut l'original, en bas une copie. Dans cette copie, la composition est empruntée, les personnages sont plus grossièrement sculptés. Quant à la représentation de la ville de Chalon, le copiste s'en est écarté au point qu'on ne peut plus l'identifier comme sur l'original.

Deuxième constatation. Ce n'est pas non plus l'oeuvre d'un élève qui aurait copié son maître. Le style d'Antonio Leoni n'a rien de comparable. En revanche, notre original a probablement dû être en sa possession puisque lui ou un de ses élèves l'a copié. Le fait n'aurait rien d'étonnant sachant que cet artiste du XVI ème siècle était un grand collectionneur d'oeuvres d'art. Mais il s'ensuit que notre original ne peut pas étre daté du XVII ème ou XVIII ème siècle, comme le dit le catalogue, puisque la copie date de l'atelier d'Antonio Leoni et que l'original ne peut être qu'antérieur. Or, avant le XVII ème siècle, on ne voit pas quel artiste du Moyen âge aurait pu en être l'auteur.
 
Troisième constatation et conclusion. Nous sommes donc bien là en présence de deux chefs-d'oeuvres, non pas du XVII ème ou du XVIII ème, non pas du Moyen-âge, mais comme je l'ai expliqué en déchiffrant les scènes représentées, des chefs d'oeuvres du III ème siècle. Ces scènes évoquent l'histoire antique de Chalon. Et cela signifie que cet auteur ne peut avoir été qu'un artiste de notre ville.
 
Dans l'intérêt de la culture et du patrimoine, j'invite les personnes intéressées à me signaler toute oeuvre dont le style pourrait se rapprocher de celui de nos deux tableaux. Notre ville a la chance et l'honneur d'avoir hébergé un génie de la sculpture, un Léonard de Vinci du III ème siècle. Il importe qu'on puisse retrouver la trace de ses oeuvres afin qu'au minimum, on en expose les reproductions dans nos musées.
 
Le siège de Jérusalem par Titus.
 
Voici une autre sculpture sur ivoire dont on peut affirmer sans aucun doute qu'elle est de la main de notre artiste. J'en ai malheureusement perdu la trace après l'avoir copiée sur l'internet. Cette sculpture était présentée comme étant une évocation de la conversion de saint Paul. On y voit en effet un personnage central désarçonné qui "voit" un Christ lui apparaître dans le ciel. Le problème, c'est que cela ne correspond pas du tout à ce que disent les textes évangéliques. Saint Paul n'était pas à la tête d'une armée et c'est sur un chemin menant à Damas qu'il a eu sa vision. En outre, il était barbu alors que le personnage désarçonné est imberbe.  
La vérité qui me semble évidente est qu'il s'agit du siège de Jérusalem de l'an 70. Le personnage désarçonné n'est pas saint Paul mais Titus lui-même, futur empereur, qui commandait l'assaut et il était glabre. On retrouve dans ce tableau le même génie dans la composition, le même génie dans la finesse de l'exécution. Également tous les détails que nous avons signalés dans nos deux précédentes sculptures. Drapeau, casques, lances, cottes de mailles miroitant à la lumière, et même là aussi, une hallebarde, tout cela, on le retrouve à l'identique, sans oublier le tronc tortueux d'une souche d'arbre.
 
La ville attaquée est Jérusalem, ou plutôt, son oppidum de Sion, un oppidum puissamment fortifié. On y voit la porte du cénacle, dite des Esséniens, le cénacle lui même, puis, plus loin, probablement les tours de David, apparemment surmontées d'un curieux clocher.
 
Quel est ce Christ qui apparaît dans les nuages ? Ce n'est pas Jésus de Nazareth dont les chrétiens espéraient le retour sinon on y verrait les marques de sa crucifixion. Il s'agit du Christ de l'Apocalypse auquel Jean avait dit, non pas "reviens" mais "viens !". Autrement dit, un christ du ciel dont les Juifs attendaient toujours la venue en l'an 70, et encore à Chalon-sur-Saône, au IIIème siècle de notre ère.
 
Ce christ du ciel est le même que celui de Sainte-Foy de Combe, rex judeorum, roi des Juifs, qui est dans le ciel, et dont les Juifs esséniens exilés en Gaule attendaient toujours la venue au III ème siècle. 
 
La question qu'il faut maintenant se poser est la suivante : l'auteur de cette sculpture étant dès lors identifié comme étant un juif essénien de la diaspora installée à Chalon, était-il du côté des assaillants romains ou du côté des assiégés ? Ayant été contraint à l'exil, donc éloigné et privé de la ville sainte, on peut penser qu'il n'était pas mécontent... à condition toutefois que Titus se convertisse à son christ du ciel. Ainsi pourrait s'expliquer le sens de ce tableau : espérance que Titus se convertisse au christ du ciel de Chalon-sur-Saône. Ainsi s'expliqueraient de vieilles légendes, souvenir diffus de conversions impériales miraculeuses qui n'ont pourtant jamais eu lieu, au moins jusqu'à Constantin.
 
Reste une autre question qui risque de troubler, hélas, beaucoup de nos concitoyens. La figure du Christ ? À quoi ressemblait-il ? Sa description ne nous vient ni des évangiles, ni de Palestine. Il faut se rendre à l'évidence ; son image nous vient de la Gaule. Elle apparaît d'abord dans un Cléopas espéré des fresques de Gourdon. Puis, elle se précise et même se fixe, à Chalon-sur-Saône, dans cette modeste sculpture jusqu'à aujourd'hui méconnue.
 
E. Mourey, 19 février 2014, photos Wikipédia, wikimedia, et catalogues de ventes aux enchères comme indiqué dans mon précédent article.

 



16 réactions


  • psynom 19 février 2014 12:01

    Bonjour Emile Mourey,
    après une petite recherche Google Images,
    voici la source de la photo de la ’’Conversion de saint Paul’ attribuée à Antonio Leoni - Musée national de Bavière, Munich


    • Emile Mourey Emile Mourey 19 février 2014 13:27

      @psynom

      Bonjour et grand merci. Je voudrais envoyer mon article à ce musée mais je n’y arrive pas. On me répond : Erreur
      L’adresse « < »bay.nationalmuseum AT bnm.mwn.de« > » saisie dans le champ « À » n’est pas reconnue. Veuillez vous assurer que le format de toutes les adresses est correct.

      Comment faire ?

    • psynom 19 février 2014 13:52

      je pense qu’ils veulent éviter la récupération de leur adresse mail pour du spam. Il doit falloir remplacer AT par @ (arobase)
      essayez : bay.nationalmuseum(arobase)bnm.mwn.de (en utilisant bien le signe @ )


    • Emile Mourey Emile Mourey 19 février 2014 14:29

      Oui, opération réussie, re merci.


  • Montdragon Montdragon 19 février 2014 12:53

    En effet une ville enlaidie et ravagée, à part le quartier de St Vincent..Dieu que c’est vilain !
    Un dijonnais smiley


    • Emile Mourey Emile Mourey 19 février 2014 14:19

      @ Mondragon

      Oui, c’est une spécialité chalonnaise. Un groupe de maisons de bois aux pieds de la tour antique de Taisey que le préfet a refusé de classer au titre des monuments historiques, rien de tel pour faire fuir les futurs touristes des pays émergents qui seuls, pourront aider nos enfants à réduire la dette que nous leur laissons.

    • Antenor Antenor 19 février 2014 19:06

      C’est souvent le lot des agglomérations de taille moyenne qui cherchent à singer les grandes villes sans en avoir les moyens.


  • Antenor Antenor 19 février 2014 18:58

    Un ivoire que nous avions déjà évoqué et daté des environs de 400 :

    http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Reidersche_Tafel_c_400_AD.jpg


  • Antenor Antenor 19 février 2014 19:10

    Un autre du 6ème siècle :

    http://www.panoramadelart.com/empereur-triomphant-dit-ivoire-Barberini

    A titre personnel, je me sens totalement incapable d’émettre un avis sur la question. Je suppose que le style varie en fonction de l’époque mais aussi de la région.


    • Emile Mourey Emile Mourey 19 février 2014 20:09

      @Antenor

      Oui, ce n’est pas simple. On peut même dire que les deux ivoires dont vous nous indiquez le lien posent problème si on cherche à les interpréter dans le pur sens évangélique. Le Jésus du premier semble ressembler à l’Apollon enfant représenté sur des sarcophages romains des premiers siècles. Le fait qu’il tient dans la main un rouleau pourrait faire penser à un poète ou à un prédicateur juif décédé qui monte directement au ciel et où Dieu l’accueille. Mais sa représentation le montrant faisant le signe des deux doigts va plutôt dans le sens d’un Jésus qui ne semble pourtant pas correspondre au Jésus des évangiles.
      En ce qui concerne l’ivoire de l’empereur triomphant plus tardif, il semble que nous avons toujours là un Jésus Apollon, mais dans une phase de transition où le christianisme est devenu religion d’État. On peut encore réfléchir.

  • Emile Mourey Emile Mourey 19 février 2014 19:23

    Je n’arrive pas bien à m’expliquer pourquoi les cuirasses moulantes de la plupart des combattants ont une apparence si lisse. On peut se demander s’il n’y aurait pas un cuir souple qui recouvrirait la cotte de maille. Une cotte de mailles ne peut pas se terminer en bas comme le bas d’un pourpoint ou d’une cuirasse même légère.

    En revanche, les cuirasses des deux personnages, l’un à l’extrême gauche et l’autre à droite sont bien métalliques mais peut-être que c’est, dans l’esprit du sculpteur, parce qu’ils sont plus près et qu’étant plus près, on distingue mieux les détails ? Je trouve bien dommage que les archéologues ne voient pas l’intérêt de telles représentations alors que c’est l’occasion de les confronter à leurs interprétations à partir des fouilles.

  • cathy30 cathy30 20 février 2014 04:49

    La pièce d’ivoire est magnifique. C’est bien l’armée romaine puisque sur le bouclier au milieu il y a l’aigle. Mais visiblement l’auteur ne connait pas la ville de Jérusalem.


    • Emile Mourey Emile Mourey 20 février 2014 09:44

      @ cathy30

      Justement, c’est l’occasion ou jamais de réfléchir sur ce qu’étaient Jérusalem et le mont Sion avant que les Romains ne fassent détruire la ville (sauf les trois tours de David). Au III ème siècle, il est encore possible que des Juifs de la diaspora se soient souvenus de l’allure qu’avait l’ensemble de la forteresse. Si l’on se fie à Flavius Josèphe, Titus a attaqué côté nord. De ce côté, il y avait, dans l’ordre, le rempart élevé par Titus, puis l’enceinte d’Agrippa du Ier siècle après J.C, puis l’enceinte du Ier siècle avant J.C , puis les enceintes primitives séparées, celle de David et de Salomon sur le mont Sion et celle des Jébouséens sur l’Ophel. Tout cela, je l’ai expliqué dans mon histoire du Christ, tome II, sous le pseudonyme de Jean. Quand je pense que les archéologues israëliens en sont encore à placer la cité de David sur la colline basse, il y a de quoi en pleurer. En fait, ils ne font que des suppositions et personne n’est sûr de rien et même de l’emplacement du cénacle. Le problème de cet ivoire et de son auteur est que j’ai l’impression qu’il fait attaquer le mont Sion par les Romains, côté sud, depuis le ravin de la Géhenne, probablement parce que c’est de là qu’on avait la plus belle vue sur la citadelle. 

    • Emile Mourey Emile Mourey 21 février 2014 12:20

      @ cathy 30

      Merci pour ces informations. Il y a quelque 30 ans, j’ai été amené à les vérifier. Merci à ma bibliothécaire de Chalon qui a pris le risque de monter tout en haut de son échelle pour aller me dénicher des vieux ouvrages poussiéreux écrits en latin que j’ai passé des heures à retraduire, vu qu’il n’existait pas de traduction complète, seulement quelques extraits, et fort mal traduits ; auteurs latins plus ou moins ignorés, Aurelius Victor et autres ; une mine d’informations.

      Oui, c’est un scandale ! Victorinus aurait assiégé Autun ? Double erreur ! L’Augustodunum dont il est question n’est pas Autun qui ne sera refondée que par Constance-Chlore au IV ème siècle mais le Mont-Saint-Vincent, alias antique Bibracte, et Victorinus était le César puis empereur qui y avait son siège. On est en pleine absurdité : Victorinus assiège la position qu’il est censé défendre. !!! Le serpent se mord la queue. Et après ça, on s’étonne que je crie au scandale. 

Réagir



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor