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Supplice de la princesse de Lamballe : Jules Seyes, ou l’art de réécrire l’Histoire sous un masque de vertu - AgoraVox le média citoyen
vendredi 31 octobre 2025 - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Supplice de la princesse de Lamballe : Jules Seyes, ou l’art de réécrire l’Histoire sous un masque de vertu

Lorsqu’un certain Jules Seyes, caché derrière un pseudonyme aussi transparent que ses intentions, s’est fendu d’une prétendue "lecture critique" de mon article sur AgoraVox ("Égorgée, dépecée, exhibée : l’atroce supplice de la princesse de Lamballe, amie proche de Marie-Antoinette"), il a cru pouvoir salir mon travail et la mémoire d’une femme tragiquement assassinée en 1792. Ce brûlot, drapé dans une rhétorique populiste, n’est qu’une tentative maladroite de vengeance, probablement motivée par une rancune envers mon ascendance aristocratique. Loin d’être une analyse historique, le texte de Seyes est un tissu de distorsions, d’omissions sélectives et de biais anti-élites, saupoudré d’une indignation feinte. Permettez-moi de démonter les arguments de ce pamphlétaire anonyme, tout en rétablissant la vérité historique qu’il a si maladroitement travestie.

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1. La prison de La Force : une caricature grotesque de la réalité

Seyes ouvre son réquisitoire en raillant ma description des "murs suintants" et de l’"odeur de moisissure" de la prison de La Force, insinuant que j’ai versé dans le mélodrame. Quelle perspicacité ! Faut-il rappeler que ces détails s’appuient sur des témoignages d’époque, comme ceux recueillis par Pierre Caron (Les Massacres de Septembre, 1935) ou Antoine Boulant (La Révolution française : une histoire des prisons, 2020) ? En 1792, La Force était un cloaque surpeuplé où l’humidité et la crasse amplifiaient la terreur des détenus. Les" hurlements des victimes" et le "choc des lames" ne sont pas des fioritures, mais des échos des massacres de septembre, attestés par des rapports et les mémoires de survivants comme Madame Roland. Seyes ironise sur la moisissure, comme si elle nécessitait des siècles pour apparaître. Peut-être devrait-il consulter les sources avant de jouer les décorateurs d’intérieur des geôles révolutionnaires.

Seyes reproche à mon article de ne pas s’attarder sur les "filles publiques" ou autres prisonniers. Quelle diversion astucieuse ! Mon texte se focalise sur Lamballe, victime emblématique d’une violence ciblée en raison de sa proximité avec Marie-Antoinette. Exiger que j’évoque tous les détenus revient à reprocher à un historien de la Terreur de ne pas traiter la guerre de Trente Ans. La Force, loin du "modèle" fantasmé par Seyes, était en 1792 un lieu d’horreur, et sa tentative de minimiser cet enfer ne fait que révéler son parti pris.

 

2. Le retour de Lamballe : une fidélité travestie en cupidité

Seyes m’accuse d’avoir occulté les raisons matérielles du retour de Lamballe à Paris, notamment la menace des lois sur les biens des émigrés, pour mieux glorifier son dévouement. Quelle finesse d’analyse ! Mon texte souligne son retour "par fidélité à Marie-Antoinette", un fait corroboré par sa correspondance et les témoignages de la marquise de Tourzel ou d’Évelyne Lever (Marie-Antoinette, 1991). Si la crainte pour ses biens a pu jouer un rôle secondaire, elle n’était pas le moteur principal, contrairement à ce que Seyes insinue en se vautrant dans une lecture sélective de Wikipédia. Lamballe a bravé la mort par loyauté, un choix que Seyes réduit à une vulgaire affaire d’argent, espérant ainsi ternir son image.

Sa digression sur le mariage de Lamballe avec un débauché et ses maladies vénériennes est une tentative sournoise de la discréditer. Oui, Louis-Alexandre de Bourbon-Penthièvre était un libertin et Lamballe en a souffert. Mais ces faits, tragiques pour elle, n’ont aucun lien avec son exécution ou sa détention. En les brandissant comme une "révélation", Seyes ne fait que patauger dans les ragots, détournant l’attention de l’horreur de son supplice. Sa suggestion que la fragilité physique de Lamballe était antérieure à sa détention est hors sujet ; elle ne diminue en rien la barbarie qu’elle a subie. Seyes semble préférer les potins aux faits historiques.

 

3. La "vengeance" populaire : une apologie simpliste de la sauvagerie

Seyes justifie la fureur de la foule en citant Ça ira et en invoquant la misère du peuple, comme si cela légitimait l’égorgement d’une femme sans défense. Quelle vision éclairée ! Oui, l’Ancien Régime était gangrené par des injustices, comme l’ont montré Albert Soboul (La Révolution française, 1982) ou Georges Lefebvre (La Grande Peur de 1789, 1932). Mais réduire les massacres de septembre à une juste revanche populaire est une caricature indigne d’un esprit rigoureux. Jean-Clément Martin (Violence et Révolution, 2006) démontre que ces tueries furent orchestrées par des factions radicales, dans un climat de panique face à une invasion étrangère. La foule n’était pas un monolithe mais un mélange de militants, de citoyens apeurés et de criminels opportunistes.

Seyes accuse Lamballe de mériter son sort par "solidarité" avec les crimes de son milieu. Quelle logique implacable ! Elle n’a jamais été impliquée dans les spéculations sur le grain ou les abus de la ferme générale, contrairement à ce que Seyes laisse entendre. La tenir responsable des excès d’un système qu’elle n’a ni créé ni dirigé est une injustice risible. Sa rhétorique larmoyante sur les "gamins crevant de faim" et les" filles jetées dans la prostitution" est une manipulation éhontée qui ne prouve rien contre elle. Lamballe n’était pas une architecte de la misère, mais une femme piégée par son rang. L’apologie de la violence par Seyes est aussi simpliste que moralement douteuse.

 

4. Le tribunal révolutionnaire : une falsification grotesque

Seyes raille ma description du tribunal improvisé, qualifiant mes termes de "regards fiévreux" et "gorgés d’alcool" de romancés. Quelle érudition ! Les témoignages d’époque, comme ceux de Pierre Caron ou des mémoires de Madame Roland, décrivent des tribunaux expéditifs, souvent composés d’hommes inexpérimentés agissant sous la pression de la foule. L’ébriété de certains massacreurs est attestée dans les rapports sur les prisons de l’Abbaye et de La Force (Caron, 1935). Seyes prétend que le tribunal a "sauvé" 197 des 211 prisonnières mais omet de préciser que ces libérations étaient arbitraires, dépendantes du caprice des commissaires ou de la foule (Antoine de Baecque, La Gloire et l’effroi, 1997). Lamballe, cible symbolique en raison de sa proximité avec la reine, fut "élargie" pour être livrée à la foule, une ruse confirmée par les sources.

Sa reformulation ("bien que reconnue innocente, la princesse est agressée par la foule") est un euphémisme indécent qui blanchit la violence organisée de son exécution. Sa suggestion que Lamballe manquait d’"intelligence" pour demander une protection est une ineptie, ignorant le chaos de septembre 1792, où aucune autorité n’aurait pu la sauver. Seyes se moque d’une victime tout en prétendant défendre la justice. Quelle ironie savoureuse !

 

5. Brunswick et Varennes : une accusation spéculative

Seyes attribue les massacres de septembre au manifeste de Brunswick, qui promettait une "vengeance exemplaire" contre Paris. Ce manifeste a certes exacerbé la peur d’une trahison aristocratique mais en faire le seul coupable est une simplification grotesque. Les massacres résultaient aussi de rivalités internes (Girondins contre Montagnards), de la radicalisation des sections parisiennes et de l’absence d’un pouvoir central fort, comme l’explique Jean-Clément Martin. Blâmer uniquement Brunswick, c’est exonérer les acteurs révolutionnaires de leur responsabilité, ce que même des historiens républicains refusent.

Seyes accuse Lamballe de complicité dans la fuite à Varennes, s’appuyant sur des spéculations fragiles. Aucun document n’atteste qu’elle était pleinement informée ou impliquée dans le plan. La correspondance entre elle et Marie-Antoinette, souvent vague, ne prouve pas une complicité active. L’accuser de "trahison" est une extrapolation absurde, visant à justifier son supplice. Seyes transforme une victime en bouc émissaire pour nourrir sa croisade anti-aristocratique.

 

6. L’anti-élitisme de Seyes : une posture anachronique

Le texte de Seyes suinte une obsession pathologique contre les "riches", glorifiant les masses comme des victimes absolues. Cette vision binaire est anachronique et indigne d’une analyse historique. Lamballe n’était pas une figure de pouvoir comme Necker ou Calonne, mais une femme pieuse et dévouée, sans influence politique réelle. Son parallèle avec Pétain est une absurdité risible : elle n’a jamais exercé de pouvoir exécutif ni trahi son pays. Son appel à une justice punitive ("sur un pal") révèle une fascination malsaine pour la violence qu’il prétend condamner. Seyes se pose en champion des pauvres mais sa rhétorique populiste n’est qu’un prétexte pour cracher son venin sur ceux qu’il jalouse. 

 

7. D’autres sujets ? Une diversion hypocrite

Seyes propose d’écrire sur les Jacques ou les communards, comme si mon article devait couvrir toutes les injustices de l’histoire. Quelle manœuvre astucieuse ! Mon texte se concentre sur le cas de Lamballe, un exemple tragique de la dérive révolutionnaire. Les victimes anonymes méritent leur place, mais cela ne disqualifie pas l’étude d’un cas individuel. Son accusation de "bonne conscience bourgeoise" est un cliché éculé, qui ignore que l’Histoire doit examiner tous les acteurs, nobles ou roturiers, pour comprendre une époque. Sa posture de moralisateur n’est qu’un masque pour dissimuler sa rancune personnelle.

 

Un pamphlet sans substance

Le brûlot de Jules Seyes n’est qu’un tissu de distortions, d’omissions et de biais anti-aristocratiques. Il reproche à mon article des omissions, mais manipule les faits pour servir son narratif. Il dénonce mon style mais ses propres adjectifs rivalisent de sensationalisme. Mon texte rendait hommage à une femme victime d’une violence atroce, sans nier les injustices de l’Ancien Régime. Le sien ne fait que salir sa mémoire pour nourrir une rancune anachronique. Dois-je lui rappeler que la noblesse n'a plus d'existence en France ? 

Monsieur Seyes, l’Histoire mérite mieux que vos règlements de comptes masqués. L'Histoire mérite mieux que des resucées de Wikipédia. Quant à moi, je continuerai à éclairer toutes les tragédies humaines - et pas uniquement celles qui touchent les aristos, comme je l'ai toujours fait jusqu'à présent - sans céder à votre démagogie. À bon entendeur.



41 réactions


  • cevennevive cevennevive 31 octobre 2025 11:40

    Bonjour Giuseppe,

    Irez-vous régler ce différend sur le prés ? Quels seront vos témoins ?

    Aujourd’hui, nombre de personnages politiques mériteraient un coup d’épée dans le derrière...

    Combien de femmes suppliciées depuis Marie-Antoinette et la Princesse ?

    Hommes ou femmes ne change rien. L’humain est cruel. Capable du meilleur et du pire. Et les révolutions exacerbent le pire.


    • cevennevive cevennevive 31 octobre 2025 11:48

      Vous voyez : moi aussi le suis capable du meilleur et du pire !
      Je mets un « s » à pré malgré ma licence de lettres !!!
      Allez, sourions...


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 12:05

      Bonjour @cevennevive,

      Je suis un pacifiste et, contrairement aux idées reçues, je ne suis pas rancunier et je pardonne facilement. Je ne suis pas parfait, je ne suis pas omniscient et je n’ai jamais affirmé le contraire. J’aime le dialogue mais serein et dans le respect des convictions de chacun. Sur AgoraVox, c’est impossible. Je le regrette vivement. 

      Toutes les personnes qui estiment avoir été bannies à tort des fils de mes commentaires peuvent me contacter directement via mon compte X. Je peux même leur donner mon numéro de téléphone pour qu’on puisse dialoguer de vive voix. 

      Votre constat sur la cruauté de l’être humain est bien triste mais il ne fait que relater la vérité. C’est la raison pour laquelle j’évite de côtoyer mes semblables et, comme Brigitte Bardot, je vis au milieu d’animaux. Ce sont les seuls êtres vivants qui ont gardé leur pureté. Un bien triste constat...


    • Fergus Fergus 31 octobre 2025 13:28

      Bonjour, Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      « le dialogue (...) serein et dans le respect des convictions de chacun » n’est pas totalement absent du site, mais il est vrai que, trop souvent, les anathèmes et les insultes prennent le pas sur les arguments. Hélas !

      Les animaux sont « les seuls êtres vivants qui ont gardé leur pureté ».
      Pas tous ! Il existe également chez les animaux des individus pervers, hypocrites, violents, et même meurtriers gratuitement, en rupture avec les traits de caractère dominants de leur espèce. Tous les éthologues le savent.
      On peut donc dire que l’homme  même s’il est pire que les autres espèces  est un animal comme les autres. smiley

      Pour ce qui est de la princesse de Lamballe, j’ai écrit ceci hier à Jules Seyès :

      « Une « mort méritée », vraiment ?

      Qu’elle ait été au courant de la fuite du couple royal ne fait pas de la princesse de Lamballe une co-organisatrice de cette fuite.

      Sans doute a-t-elle payé de sa vie sa loyauté à la reine, et rien d’autre.

      Cela ne justifiait pas sa mise à mort dans des conditions barbares ! »


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 17:03

      Bonjour Fergus,

      Merci pour ce commentaire nuancé. Vous avez raison : le dialogue serein existe ici, mais il est souvent étouffé par la polémique. Sur les animaux, les éthologues confirment en effet des comportements déviants, mais la comparaison avec l’homme reste limitée par notre conscience morale.

      Quant à la princesse de Lamballe, votre précision est juste : sa loyauté à Marie-Antoinette, et non une complicité active dans la fuite à Varennes, fut son seul « crime ». Rien ne justifie la barbarie de son supplice. La mémoire de cette femme mérite respect, non anathème.

      Je suis abolitionniste depuis toujours et j’estime que la peine de mort n’est pas acceptable. Quel que soit le crime commis. 

    • Fergus Fergus 31 octobre 2025 17:30

      @ Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      « Je suis abolitionniste depuis toujours et j’estime que la peine de mort n’est pas acceptable. Quel que soit le crime commis. »
      Moi de même.
      D’où cet autre commentaire adressé hier à Jules Seyes dans lequel j’utilisais la même formule que vous :
      « Quel que soit le crime commis, la peine de mort est une réponse barbare incompatible avec le concept de « civilisation ».
      Cette peine n’est d’ailleurs même pas dissuasive.
      Relancer ce genre de débat relève d’une régression de l’humanité
      . »


    • Thot Thot 31 octobre 2025 17:50

      On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs... aucune révolution ne se fait sans un minimum d’exécutions.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 18:22

      @Fergus

      Je suis entièrement d’accord et je partage votre conviction que la peine de mort est incompatible avec toute idée de civilisation, quel que soit le crime commis. Votre formule à Jules Seyes est limpide : non seulement elle est barbare mais elle n’a même pas d’effet dissuasif, comme le montrent toutes les études. Relancer ce débat, c’est effectivement une régression. L’humanité avance quand elle refuse la vengeance institutionnalisée.

    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 18:33

      @Thot

      Votre dicton sur les œufs est séduisant, mais l’histoire le contredit. Regardez la Révolution de Velours en Tchécoslovaquie (1989) : des foules immenses ont balayé le communisme sans une goutte de sang. Idem pour les Roses en Géorgie (2003) – des fleurs contre un président corrompu – ou le Pouvoir du Peuple aux Philippines (1986), où prières et barricades humaines ont suffi. Pas besoin d’hémoglobine pour changer le monde ; souvent, c’est la paix qui forge l’avenir.

    • Fergus Fergus 31 octobre 2025 18:44

      @ Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Et la Révolution des Oeillets au Portugal illustrée au cinéma par le joli film de Maria de Medeiros Capitaines d’avril.


    • Thot Thot 31 octobre 2025 19:03

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Vous auriez dit la même chose avec les nazis ? Göring, Rosenberg ou même Pierre Laval encore vivant après 1946 ?
      Il y a révolution et révolution.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 20:26

      @Thot

      Je ne peux pas être plus clair : je suis abolitionniste et, donc, je suis totalement opposé à la peine de mort, quel que soit le crime commis. 


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 20:30

      @Fergus

      Merci pour ce rappel ! Vous avez raison et j’ai oublié de la mentionner. J’aime beaucoup le film également.

      Jules Seyes vient de sévir à nouveau. Il a (encore) proposé un article contre moi en modération, toujours sur la princesse de Lamballe. J’ai lu les premières lignes et je n’ai même pas pris la peine de laisser un commentaire. Assez de temps perdu avec ce genre d’individu. 


    • Thot Thot 31 octobre 2025 21:23

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      @Fergus

      C’est un sacré paradoxe. On assimile la peine de mort à l’extrême droite, mais votre positionnement intellectuel aurait servi à ce que les extrêmistes de droite restent en vie, pullulent et reprennent peut-être un jour le pouvoir. Bref.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 21:39

      @Thot

      Il y a de nombreux criminels de guerre nazis qui n’ont pas été condamnés à mort. Et pourtant, le IIIe Reich n’a pas ressuscité

      En décembre 1989, lorsque le couple Ceausescu a été exécuté en direct à la télévision, j’ai été profondément choqué. Et pourtant, il s’agissait d’un duo diabolique qui avait fait beaucoup de mal à son pays et à son peuple. 

    • Thot Thot 31 octobre 2025 21:50

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Ceausescu est un excellent exemple ; la révolution Française aussi et les nazis aussi. Quand quelqu’un abuse de son pouvoir pendant très longtemps ou très fortement, quand cela devient un égrégore qui s’imprime profondément dans la conscience collective, alors seule l’éxécution permet de tirer un trait. D’ailleurs, ça permet de faire un lien avec un des plus grands penseurs français du XXe siècle, René Girard, la nécessité du sacrifice comme éxutoire à une mauvais époque.


    • Thot Thot 31 octobre 2025 21:53

      A noter que si une révolution avait lieu aujourd’hui contre l’UE par exemple, il va sans dire que von Der Leyen représenterait une cible de choix, même si elle n’est pas responsabile de tout, loin d’en faut. Macron pourrait presque être oublié en comparaison.

      C’est une erreur en tous cas de critiquer les réseaux sociaux sans prendre en compte la valeur symbolique des choses. 


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 23:31

      @Thot

      Je n’apprécie pas du tout Vladimir Poutine. Et c’est peu de le dire... Pourtant, s’il y avait une révolte du peuple russe pour la démocratie et la liberté, je ne souhaiterai pas du tout que le maître du Kremlin soit condamné à mort ou, comme les Ceausescu, abattu par un peloton d’exécution, après un procès expéditif.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 23:36

      @Thot

      C’est votre avis personnel. Je ne vais porter de jugement. Mais je ne le partage pas du tout.

      Quant aux réseaux (a)sociaux, j’aime beaucoup cette citation d’Umberto Eco : « Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui avant, ne parlaient qu’au bar et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite. Aujourd’hui, ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel ».


    • La Bête du Gévaudan 1er novembre 2025 00:08

      @Thot

      On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs...

      De là à justifier les massacres et assassinats commis par toutes sortes de tordus à cette occasion, je pense que vous vous trompez... les tueries de la Terreur ont d’ailleurs révulsé la majorité des Français. Et les révolutionnaires ont fini, comme d’habitude, par se massacrer les uns les autres (les excités gauchistes actuels devraient méditer sur ce dernier point !). 

      Nombre de personnes (connues ou anonymes) ont été massacrées sadiquement de façon opportune et inutile par des psychopathes qui essayaient de se faire passer pour des « ultras » de la révolution... C’est à chaque fois la même chose. 

      Même si l’on considère que la violence politique fait partie du tragique de l’histoire (c’est un débat qu’on peut avoir), justifier les exactions d’une poignée de tarés n’a aucun rapport. Et en matière d’abjections, la révolution française a laisser sa trace sanguinolante dans le musée des horreurs de l’histoire. 

      D’ailleurs, la république ne sera réellement admise par le peuple que lorsqu’elle deviendra conservatrice et libérale après 1871... c’est l’écrasement de la Commune par Thiers qui va liquider l’hypothèse et l’hypothèque montagnardo-communeuse. Dès lors, se féliciter des exécutions d’ouvriers de 1871 ou des massacres de religieux ou de nobles en 1793 est inutile à mon avis. 


    • Thot Thot 1er novembre 2025 00:28

      Si tout ce qu’on dit revient « à justifier » quelque chose, ça veut dire que réflechir d’une façon abstraite n’a plus aucun sens. Un forum devrait être un espace de réflexion collective.

      Réflechissez bien au fait que nous avons abolit la peine de mort, que nous avons les réseaux sociaux et, comme par hasard, nos élites nient la valeur symbolique de la violence. C’est inouïe dans l’histoire de l’humanité. Nous ne savons pas encore ce que cela va produire.


  • juluch juluch 31 octobre 2025 12:19

    J’ai lu son article.....

    Pas répondu

    Chacun voit midi à sa porte...du moment que l’on ne subit pas.


  • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 12:51

    Pour que les choses soient claires : j’ai bloqué 23 commentateurs sur AgoraVox. Pas un de plus. Et, à chaque fois, j’ai laissé plusieurs chances à mes détracteurs agressifs qui m’insultaient, me harcelaient ou m’envoyaient des menaces de mort.

    Voici la liste exhaustive : 

    xana

    30/12/24

    Fanny

    17/09/25

    Gérard Luçon

    10/12/24

    chapoutier

    24/05/25

    mmbbb

    11/10/25

    berry

    10/12/24

    Kostic

    30/08/25

    microf

    04/10/25

    Samy Levrai

    19/03/25

    Zolko

    11/12/24

    tonimarus45

    12/06/25

    Jules Seyes

    20/05/25

    L’apostilleur

    11/10/25

    Durand

    26/02/25

    anaphore

    10/12/24

    Jelena

    10/04/25

    colibri

    01/02/25

    xenozoid

    01/03/25

    Gaspard des Montagnes

    20/05/25

    Louis

    21/01/25

    Com une outre

    19/04/25

    JACQUOU

    13/05/25

    Rémy

    20/05/25


    Je n’ai jamais banni un lecteur qui avait uniquement un point de vue différent du mien. Je vous invite à consulter les fils des commentaires e de mes et vous vous en rendrez compte. Ces gens-là sont d’une mauvaise foi absolue ! Il est temps de remettre les pendules à l’heure !


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 12:59

      Vous remarquerez que ces gens-là ont tous un point commun : ce sont des poutinolâtres. En réalité, ils se fichent complètement de mes articles historiques. Ils n’ont pas apprécié mes papiers, pourtant documentés et factuels, sur l’idole qu’il vénèrent : l’autocrate Vladimir Poutine. Ces gens-là font régner la terreur sur ce site. Il sont sans pitié avec ceux qui émettent des critiques à l’encontre du maître du Kremlin. 


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 13:07

      CORRECTION : « Je vous invite à consulter les fils des commentaires de mes articles et vous vous en rendrez compte ».


    • juluch juluch 31 octobre 2025 15:34

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Tiens j’en connais quelques uns.... smiley


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 16:55

      Bonjour @juluch,

      Ce n’est pas ce qui manque sur ce site... Nous devons certainement connaître les mêmes smiley.


  • Thot Thot 31 octobre 2025 14:27

    Juste pour rire... il s’agit de la princesse de Lamballe ou la princesse de Remballe ?

    Sinon, Jules Seyes qu’ils soient un ’anonyme’ ou non n’a pas grand intérêt. Si vous, vous mettez votre nom, c’est certainement plus pour vous faire connaître. Tout le monde n’ a pas cette démarche ici.


    • Thot Thot 31 octobre 2025 14:28

      Jules Seyes

      20/05/25

      Dommage qu’il ne puisse pas répondre directement à votre article, d’ailleurs. C’est le premier concerné.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 16:53

      Bonjour @Thot,

      Le fait que Jules Seyes utilise un pseudonyme a, justement, une importance capitale : peu importe ce que l’on peut écrire sur lui, il n’y a aucune atteinte à l’honneur ou à la dignité. Il n’est pas identifiable. Ce qui est totalement différent pour moi. 

      Vous pensez sérieusement qu’il y a des gens qui écrivent sur AgoraVox pour « se faire connaître » ? J’ai connu mon « quart d’heure de gloire » lorsque j’étais chroniqueur pour le Nouvel Obs. J’aI participé à de nombreuses émissions de radio et de télévision, à l’époque des débats houleux autour du mariage pour tous. J’étais également à l’origine du boycott des Maldives pour le rétablissement de la peine de mort pour les enfants à partir de 7 ans. Cela m’a même valu des menaces de mort sérieuses et une protection policière 24h/24 pendant près de dix mois. J’écris sur AgoraVox pour tuer l’ennui et garder une certaine vivacité d’esprit car je suis lourdement handicapé. Ecrire permet de m’évader de ce corps dont je suis prisonnier depuis bien trop longtemps.. 

      Jules Seyes veut engager un dialogue serein et respectueux ? Qu’il me contacte directement par le biais de mon compte X. Je suis plutôt un type qui tourne la page facilement. Je peux même lui donner mon numéro de téléphone pour une conversation de vive voix. Je ne peux pas faire mieux, non ?


    • Thot Thot 31 octobre 2025 17:10

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      J’écris sur AgoraVox pour tuer l’ennui et garder une certaine vivacité d’esprit car je suis lourdement handicapé.

      Cela se respecte, mais dans ce cas, vous êtes d’accord pour dire que cela n’a rien à voir avec le courage de mettre son vrai nom ?

    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 31 octobre 2025 18:16

      @Thot

      Non seulement il s’agit de courage mais, surtout, de crédibilité. Vous pensez que Frédéric Taddéï, pour son site « Newsring » (disparu depuis) et Laurent Joffrin auraient fait appel à moi si j’avais utilisé un pseudonyme ? Le courage ? Oui, il en faut pour écrire sous sa véritable identité lorsqu’on aborde des sujets brûlants. J’en sais quelque chose. 


  • John John 31 octobre 2025 14:46

    Salut Giuseppe !

    « Dommage qu’il ne puisse pas répondre directement à votre article, d’ailleurs. C’est le premier concerné. »

    Compétemment et totalement d’accord avec le commentaire de Thot ... 

    Ps : Salut Thot ! 

    (Enfin un peu de soleil) ... smiley ...


  • La Bête du Gévaudan 31 octobre 2025 23:45

    Souvent, les gauchistes ne se rendent même pas compte qu’ils bestialisent « le peuple » en faisant passer les exactions sadiques d’une poignée de sans-culottes et de psychopathes robespierristes pour une « vengeance populaire »... 

    Non, « le peuple » n’approuvait pas ces violences... « le peuple », majoritairement constitué de gens honnêtes et ordinaires, avait simplement peur de la violence politique qui se déchaînait. « Le peuple », comme toujours, a accueilli avec un certain soulagement le retour à l’ordre et à la paix civile après Thermidor... 

    Les gauchistes jouissent au spectacle macabre, alors que « le peuple » en frémit. C’est pourquoi le peuple soutient toujours le retour à l’ordre, au grand dam des gauchistes qui voudraient que l’orgie cadavérique n’eût pas de fin. 

    Souvent, les pervers toxiques comme Robespierre ou Himmler ne commettent pas eux-mêmes les massacres. Nombre d’entre eux sont des « délicats » (voire efféminés) qui supportent à peine la vue du sang... ils donnent les ordres et déléguent la « boucherie concrète » à des sous-traitants de l’horreur, des prolétaires du crime (même la révolution a sa division du travail)... Mais il suffit de se remémorer l’exultation quasi érotique des gauchistes devant les images du 7 octobre pour savoir que ces pulsions abjectes peuplent hélas toujours l’imaginaire tordu d’une certaine gauche.

    Puisse la gauche modérée faire le ménage dans ses rangs, et se débarrasser des fantômes lugubres de cette extrême-gauche nauséabonde et inquiétante. 


  • La Bête du Gévaudan 1er novembre 2025 00:19

    les socialo-gauchistes se sont amusés au défilé des Jeux Olympiques du spectacle de Marie-Antoinette décapitée marchant avec sa tête sous le bras... 

    On aurait pu proposer aussi de faire défiler leurs héros (Danton, Hébert, Robespierre, Saint-Just, etc.) décapités avec la tête sous le bras ! 

    Evidemment, ces petits bourgeois n’y ont pas songé un instant ! Pourtant, ce serait une saine méditation... « la révolution dévore ses enfants »... les révolutionnaires français, ont été dévorés par leur propre machine de mort... nombre de marxistes ont fini dans les goulags ou les charniers du NKVD... idem pour un certain nombre de nazis de la première heure... 

    Quand je vois ces mélenchonistes pérorer inconséquemment sur Robespierre et encenser la mémoire de tyrans rouges, je ne laisse pas d’être médusé ! Ces gens ont-ils donc si peu de mémoire et de culture de leur propre histoire politique pour ne pas frémir un instant à l’idée qu’ils pourraient finir de la même manière ? 

    Dès lors, au lieu d’exalter les radicalités stériles, je pense que la gauche française devrait renouer avec une autre part de sa tradition... une tradition réformiste, certes contestable, mais nettement plus acceptable dans un débat démocratique. 


  • Sigurdhur Sigurdhur 1er novembre 2025 12:29

    Réhabiliter la Lambale 230 ans plus tard, n’est-ce pas un peu rechercher du lectorat metoo ?

    Les aristos ont payé les rumeurs qu’ils laissaient courir sur eux. Ils ont pris cher, mais les modérés y ont aussi laissés des plumes. 

    La période n’était pas propice à la réflexion d’un « entre soi », le peuple crevait la dalle et cherchait des coupables. Le manque d’instruction, comme de nos jours, facilitait l’extrémisme. 


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 1er novembre 2025 14:06

      Bonjour @Sigurdhur,

      Merci pour votre commentaire ! Non, réhabiliter Lamballe n’a rien de #MeToo : c’est simplement rappeler qu’un lynchage barbare n’est pas une réponse à la famine.

      Les aristos ont payé, certes, mais ils n’ont pas inventé la famine. Les modérés, eux aussi, y ont laissé des plumes.

      Le peuple crevait la dalle ? Vrai. Mais égorger une femme sans défense n’a jamais rempli un garde-manger.

      Vous avez raison : l’extrémisme naît du manque d’instruction, hier comme aujourd’hui. Pas de la justice.


    • La Bête du Gévaudan 2 novembre 2025 22:28

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia 

      Le peuple crevait la dalle ? Vrai. Mais égorger une femme sans défense n’a jamais rempli un garde-manger.

      Parfaitement ! Mais allez expliquer cela à des cerveaux lessivés d’ineptie marxiste ! ... les militants marxistes sont persuadés que tuer des gens fait pousser du blé... c’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait quand ils étaient au pouvoir : assassiner des dizaines de millions d’innocents en s’imaginant que ça allait résoudre le problème de la pauvreté...

      Les gauchistes qui sont généralement ouvertement athées ou néopaïens ont en fait renoué avec les pratiques pré-chrétiennes des sacrifices humains. Des zozos hallucinés comme Mélenchon s’imaginent sincèrement qu’en offrant des sacrifices sanglants sur l’autel de la « république », ils obtiendront la prospérité des moissons. C’est totalement débile et cruel, mais c’est à peu près le niveau intellectuel de la gauche actuelle ! Il y a un arrière-fond nécromancien dans le gauchisme. Et le culte de la mort robespierriste est très voisin des fascinations morbides païennes, nazies ou islamistes. 

      C’est seulement lorsque la science capitaliste est arrivée que le bon sens est revenu : pour avoir du pain, il faut semer du blé ; et pour semer du blé, il faut en garantir la propriété à l’exploitant. Liberté, égalité, sûreté, propriété. Tout simplement ! Et le Christ avait ouvert la voie en montrant le chemin de paix et de la responsabilité individuelle, premières conditions des semailles et de la récolte.


  • Eric F Eric F 1er novembre 2025 17:54

    La question de fond soulevée par l’article de Jules Sieyes, c’est de considérer si l’appartenance à une caste privilégiée constitue en soi un crime, indépendamment des actions personnelles.

    Une autre question est si une foule exaltée par des meneurs est fondée à prétendre représenter « le peuple ».

    Je considère pour ma part que non, pour ces deux points.

    Mais un climat révolutionnaire entraine par nature des débordements, règlements de comptes, vengeance collective, bouc-émissarisation et victimes expiatoires.


    • La Bête du Gévaudan 2 novembre 2025 23:04

      en effet... Et ceci éclaire aussi pourquoi il y a toujours une sorte de « retour de bâton » après des événements révolutionnaires... les « ultras » s’en plaignent... mais en vérité, c’est inévitable... car ce n’est pas un retour de bâton mais un retour à l’ordre... Les exactions révolutionnaires sont en vérité le fait d’une petite minorité de pervers sadiques déchaînés à cette occasion. La révolution est pour eux un « aphrodisiaque » qui leur permet de « passer à l’acte » criminel. Evidemment, tout cela est intenable dans la longue durée... les sociétés humaines, même déréglées, ont besoin d’un semblant d’ordre civil. Il advient donc toujours un moment où la société nécessite l’arrêt du processus révolutionnaire et le retour à la norme... « la fête est finie »... évidemment, les excités sont frustrés... mais la majorité est soulagée... car il faut bien que la vie continue. 

      Cela tend à prouver au passage deux choses :
      il existe un ordre naturel aux sociétés humaines contrairement à ce que prétendent les constructivistes. 
       il existe un « ordre légitime » (celui auquel on revient toujours) contre un « désordre illégitime », contrairement à ce que prétendent les relativistes qui veulent mettre tout sur le même plan.

      Un ordre légitime a donc le droit d’employer la force contre une révolte injuste. Et réciproquement, le but légitime d’une révolution consiste à « rétablir l’ordre légitime » quand le désordre s’est introduit dans les institutions. 


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