vendredi 21 juin 2013 - par alinea

Temps cévenol

...Les schistes d'argent qui étincellent sous la flotte qui dégringole en cascades- n'ayez aucune inquiétude, c'est de la luxuriance- et vient grossir la rivière d'une eau claire où l'on rêve de plonger, mais on ne le fait pas car on sait que cette eau est glacée. Quand on s'y baigne l'été, ce n'est plus la même ambiance ; les cascadous nous massent et les trous d'eau suffisent à quelques brasses mais la beauté n'est pas tant sauvage. L'hiver les troncs de châtaigniers sont roses et luisants, de véritables bêtes tapies qui l'été revenu se métamorphosent en arbres littéralement africains. Surtout s'ils sont en fleurs. L'exaltation est insatiable, d'un virage à un serre, elle vous transporte.

Ça coupe le souffle tant de beauté chez soi. Et ça se paye.

Mais sans amour que fait-on bien ?

L'hiver il y a l'argent, le rose le transparent, tout est net et tranchant. Parfois tout se fond se confond sous le blanc. Mais l'été, c'est vert, vert ou vert, c'est selon, c'est frais c'est bon, c'est en volutes en ombrages, en fuseaux en herbages, ça conspire ça s'étoffe ; ah ! l'odeur des châtaigniers … quelle passion, quelle passion forcée pour s'y vivre.

C'est comme la force de la mer sur une île d'Atlantique, qui ne vous lâche pas. Aucun répit d'odeurs-l'entêtement des genêts- de couleurs- le violet des callunes- de reliefs de lumières ; vous êtes pris parce qu'épris.

Un coup de foudre ? Je ne crois pas : les villages sont laids qui s'étirent sans joie le long d'une voie unique ; pas la place de s'épandre, pas le luxe de s'étager ; les maisons sont laides aussi comme une punition. L'humain y est rude, sans transports et sa cuisine est pauvre, comme il l'est . Le passé est lourd, de cette lutte sans merci, de ces massacres, de ces trahisons, camisards, vous ne pouvez pas savoir à quel point ce passé est présent ; l'avenir fut lugubre, après les vers malades, l'arrivée de la chimie, relayé par de petits ateliers de fringues vite barrés, puis empêché par l'exil en masse. Des velléités sans lendemains.

Un amour se mérite et se conquiert. Les cévenols, surtout de cœur, ne sont pas éphémères.

Et la vie n'y coule guère ; certains dépérissent d'y s'être laissés piéger ; d'autres partent, arguant d'affaires. Imaginez un lieu où l'on ne peut rien faire sans monter sans descendre, ahaner, s'agripper, se défendre, glisser, grimper et en bas, tout près de la rivière, esquiché, étriqué, un sentier pour toute issue.

Mais en haut ! Du col de l'Asclier et tout au long de la draille, vous n'atterrissez pas. À perte de vue à l'est, à l'ouest, un enchevêtrement de vallées étroites et profondes comme des vagins de femmes fécondes, des ombres devinées juste sous une canopée bruissante, indistincte, à l'infini. Pas d'humain en vue … En juin les genêts vous entêtent, en été les bruyères, en automne les fougères et l'hiver, là, les châtaigniers de l'ubac se sont arrêtés en dessous de vous ; vous les matez. Sur l'adret les chênes sont toujours verts et ça et là des alignements de pins noirs : rien à faire ici qu'à nourrir les chenilles processionnaires ! Dans la vallée de Sext en juin, vous marcherez sur des tapis de pensées sauvages et les alisiers blancs vous feront un discret ombrage. Plus on va vers l'est plus les vallées s'égayent ; les forêts de grands châtaigniers greffés sont praticables, moins abruptes, moins envahies de bartasses ; elles sont entretenues et récoltées. Dans la vallée Française – qui doit son nom à l'allégeance de ses habitants au roi, contre les camisards- l'ambiance est plus méridionale grâce aux pins plus nombreux et à la largeur des berges d'un gardon aux eaux bleues qui fait de la place aux prés. À l'ouest, au delà de la ligne de partage des eaux, les vallées sont perpendiculaires à la crête et donnent les ruisseaux qui grossiront le Tarn, le Lot, beaucoup plus loin. Il suffit de descendre pour se dépayser ou monter pour vibrer de sentiments qui confinent à la spiritualité.

Quand on y vit, on sait cela, ça fait tenir ; on s'y ressource régulièrement, par tous les temps car tous les temps sont beaux.

Tout dépend où l'on est ; certains bénéficient d'un semblant de pré plat, ou d'une vue dégagée sur le valat sur la vallée ; le soleil d'hiver y perce et l'abri du vent fait le reste ; c'est un paradis. D'autres sont plus encaissés, les plus malchanceux, passent des mois sans soleil, au bord de l'eau, dans d'anciens moulins. Le feu de bois est la seule chanson d'amour pendant ces moments-là.

Le bistrot du village n'est pas à vrai dire un lieu de convivialité mais on s'en accommode, on n'y va pas souvent. Une fois par mois, nous descendions en ville pour faire les commissions ; c'était chacun son tour et il fallait la journée entière ! Pas de supermarchés à l'époque sauf un petit leclerc à la périphérie ! Les outils, les graines, le vin, le petit fond de nécessaire dans une maison... deux, trois, quatre listes ! on distribuait tout le lendemain. C'était l'occasion d'un repas sans tintouin. Le clincton abreuvait nos sillons et la gnôle du bouilleur emportait la raison ! Mais on dessaoulait vite à descendre à pied les raidillons ! On rencontrait des blaireaux, des belettes, des genettes ou des martres, au début du printemps des centaines de crapauds attendaient la mort sur la route ! L'hécatombe ; il y a là aussi des importants peu soucieux de les éviter. À l'époque les sangliers étaient sauvages et rares, on prenait pour un signe d'en croiser un : on les voyait en hardes, plus haut sur les causses. Ça et là des lapins ou des lièvres mais les biches et les cerfs n'habitaient pas chez nous. On devinait le renard mais quand on le voyait, c'est qu'il était mort, disposé accroupi, ou assis, appuyé sur un pieu invisible, il semblait veiller ; le chasseur et le renard ne font pas bon ménage, l'un est beau rapide et rusé, et l'autre a un fusil.

Les vieux nous racontaient le passé ; les ruchers troncs : regardez, disait Solange : en dessous du hameau les ruches étaient alignées, des troncs de mûriers évidés avec leur lauze en guise de toit ; désertées depuis des lustres. Elles racontait les fêtes : tard dans la nuit, André devait rentrer, mon mari l'accompagnait pour la moitié du chemin, mais celui-ci faisant, il arrivait chez l'autre et ils buvaient un coup ; pour le retour, c'est André qui accompagnait.. ça se finissait tôt le matin. Mais c'était rare, les fêtes ; seulement après la moisson ou la récolte des châtaignes. Ils les faisaient sécher dans les clèdes pour en faire du bajana, cette soupe aux marrons séchés et au lait de chèvre ; il y en a un peu partout dans les bois, nous les avons connues en ruines et inutilisées ; certaines sont devenues le mazet de marseillais qui s'y mettent à la fraîche, l'été.

Elle nous montrait l'aire ou on battait le blé ; au rez-de-chaussée, toutes les maisons avaient leur bergerie ; au premier l'habitation des hommes, au second – rez-de chaussée du bancel d'au dessus, le pailler. Comme partout, les bêtes isolaient. Là, chez Solange, il n'y avait plus de bêtes, plus d'abeilles et même plus de mari.

Le village accrochait ses dix maisons et bergeries, son temple et son école aux flancs abrupts d'un coteau qui masquait, plus haut encore, un petit causse. Jeanne une vieille veuve gardait au bord du ruisseau ses six ou sept chèvres ; les murs de sa bergerie ne voyait guère de grezil et elle alimentait en mouches tout le village ; Camille, son immédiat voisin, avec lequel elle était fâchée depuis si longtemps que ni l'un ni l'autre ne savait plus pourquoi, ce qui ne les empêchait pas de ne pas se dire bonjour alors qu'ils étaient aussi proches que des voisins de pallier dans un immeuble, était un petit homme trapu, comme tout cévenol ayant bandé ses muscles très tôt aux travaux des champs : tout en haut de ce coteau, il y avait un semblant de plat de peut-être cinq ares où on faisait le foin depuis toujours ; les gamins étaient mis tôt à la tâche et Camille descendait les paillardes – ce treillis de cordes attaché à deux montants qui auraient pu être du micocoulier tant le bois était beau, solide et léger, mais il n'y a aucun micocoulier qui pousse là-haut, peut-être l'achetaient-ils en plaine, comme ils achetaient les fourches fabriquées à partir d'une taille précise des branches de l'arbre qui, en poussant fait grandir la fourche que l'on a coupe à la taille voulue- on y enserrait au moins trente kilos de foin, on le refermait comme un bagage noué avec de solides cordes et on le balançait sur son dos comme un baluchon, les montants dépassant la ligne inclinée de la colonne vertébrale, en bas au dessus des fesses, en haut au dessus de la tête ! Le gamin montait et descendait ainsi chargé peut-être dix fois par jour et plus de quarante ans plus tard, Camille en parlait encore comme d'un rude travail ! Son ton n'était pas dénué de rancune et l'on comprend bien pourquoi tout le monde a foutu le camp quand la ville a ouvert ses mirages. Mais on comprend tout autant pourquoi des dizaines de jeunes venus de ces mêmes villes eurent le goût d'y déployer leurs ardents idéaux.

Il avait un troupeau d'une vingtaines de biques, des chamoisées, entretenait ses locaux et était demandé dans tout le département parce qu'il guérissait avec ses mains, les mammites, les métrites et tout ce que pouvait bien attraper une chèvre. Il faisait le facteur, avec sa vieille 2cv, ça l'occupait jusqu'au début de l'après-midi, le reste de la journée était réservé aux bêtes, au bois, au potager. Un peu plus loin, au bout de ce qu'on peut peut-être appeler « rue », un couple de vieillards vivait dans sa maison et sortait peu ; on les voyait aux beaux jours, attendant sur la petite place, le fourgon du boulanger-épicier qui descendait le vendredi du causse pour nous livrer le meilleur pain que j'aie jamais mangé ; on y parlait patois, ce qui agaçait Jeanne : « Vous avez pas honte de parler comme ça devant eux ? Ils ne vous comprennent pas !C'est pas poli. » ; c'est que nous étions une interrogation pour eux et nous nous doutions bien qu'on se gaussait de nous !

Les maisons étaient belles ici, à la mode montagnarde, les murs montés, non pas en schistes comme plus bas mais en beaux granits taillés ; des toits de lauzes- les lauzes sont empilées au deux tiers de la surface du rang précédent ! Plusieurs tonnes de pierres pèsent ainsi sur la charpente de troncs de châtaigniers, et cette charpente assez pentue donne, à l'extérieur l'effet d'un toit presque plat ! On disait que ces toits ne craignaient pas deux mètres de neige tant le poids de l'eau rajouté au reste n'était que peu de chose !

Jeanne n'était pas descendue au bourg depuis plus de trente ans et n'était jamais allée à Nîmes ! Elle était venue nous dire à quel point elle était chagrinée que notre fils ne portât pas un prénom biblique ; nous l'avions rassurée en disant que celui-ci existait dans les écritures apocryphes.Nous avions droit à ses fromages, malheureusement elle avait la main lourde en présure et en sel et ceux-ci étaient à peine mangeables ; mais nous l'aimions bien et elle nous aimait bien aussi.

Camille était plus réservé qui disait à la cantonade combien c'était malheureux que des filles qui ont fait tant d'études ne sachent pas tenir leur maison ; Marinette ne disait rien, un bonjour timide du haut de son perron et s'ils offraient le café, c'était dans leur cuisine, ils présentaient tout à tour le sucrier plusieurs fois en insistant « sucrez-vous, sucrez-vous », et dans ce luxe offert, la revanche sur d'injustes et éternelles restrictions ! Leur salle-à-manger contiguë ne servait que pour les grandes occasions ; c'était une pièce comme un musée épousseté et briqué tous les jours, avec des meubles ordinaires et un buffet aux sculptures un peu lourdes , un napperon de dentelle au milieu de la table et dessus, un vase vide. Comme partout. Quelles pensées habitaient donc Marinette quand avec son chiffon, elle caressait le bois ciré ou les dalles du sol avec son balai ?

Les chèvres vaquaient ça et là, aussi dans le pré en pente raide d'où sortait une résurgence de la source qui alimentait le village, petit geyser qui gelait tous les jours de Pâques, sans trahir ! Les stalagmites brillaient dans le soleil et dans cette sculpture de glace tenaient, tout entières, les promesses de la douceur qui venait. Mais on attendait juin pour couper les foins !

Pourtant il avait l'oeil car il n'était pas question que l'une ou l'autre de ses bêtes broute une touffe d'herbe qui ne lui appartînt pas ! C'était peut-être bien ça au fond qui les avait fâchés, Camille et Jeanne !

Un pays forge ceux qui l'habitent ; les nouveaux venus, les marginaux, les hippies, les babas ou tous les noms qu'on a pu leur donner, ceux qui y sont restés, possédaient ce tempérament endurant, fruste, sans crainte de l'isolement, et ils se prêtaient à cette fusion, à cette soumission même, que la nature impose avec ses débordements et avec ses douceurs dans un contraste permanent qui ne lasse jamais. Aucune autre ambition que l'harmonie difficile, mais cette rudesse et ce combat quotidien étaient, en réalité, le sel de leur vie.

Les histoires d'amour finissent mal souvent, et je n'ai pas d'exemple de destins sereins.

Car le capitalisme qui n'avait pas lieu d'être dans ces lieux qui lui étaient en tout opposés, a réussi néanmoins à disperser, intégrer, gâter la résurrection inespérée de ces contrées anachroniques.

Dans ses profondeurs, loin des folies contemporaines pourtant, c'est un pays qu'on ne pourra pas détruire ; rude refuge des désespérés ou des illuminés de l'histoire, ses maigres appâts touristiques, je l'espère, le laisseront en paix.

 

(Je refuse l'idée de déboisement pour « faire de l'énergie », trouer le sol pour « faire de l'énergie », si les hommes n'ont d'énergie qu'à détruire, alors la fin sera rapide.)

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150 réactions


  • devphil30 devphil30 21 juin 2013 13:41

    Merci pour ce très beau témoignage sur les Cévennes 


    Merci pour ce très beau coup de gueule face aux vampires financiers qui n’ont de cesse que de détruire de plus en plus pour assouvir leur soif d’argent frais.

    Développons les énergies écologiques au lieu de monter un ITER à budget astronomique 
    Développons les énergies renouvelables au lieu d’injecter des centaines de produits chimiques dans le sol pour extraire le gaz de schiste.

    A quoi servent les écologistes dans un gouvernement socialiste ?

    Que la bande de voyous qui à régner de 2007 à 2012 ait voulu vendre des concessions de schiste au frère du voyou des hautes seines 



    La nature n’a que faire de ces gens et ils n’ont que faire de la nature car ils n’ont rien compris à la vie.
    La vie est belle , la terre est belle mais nous n’avons eu de cesse que de l’abîmer, un jour tel un animal malade elle se vengera avant de mourir.
    Nous mourrons ensemble certains seront ils mieux préparer à cette fin sur un tas de billets , pas sûr , certains auront ils des remords d’être la cause de cette fin certainement pas 

    Philippe

    • alinea Alinea 21 juin 2013 13:48

      Ils n’auront pas de remords car ils auront passé leur vie à ne rien comprendre ! Les nuisibles n’ont pourtant pas besoin d’être nombreux pour détruire définitivement ! Et aujourd’hui, ils sont nombreux, qu’ils soient actifs ou passifs, complaisants ou complices !
      Il y a des gens qui développent un sixième sens, et il y a tous ceux qui éteignent les cinq qu’ils ont !
      Merci Philippe


    • olivier cabanel olivier cabanel 22 juin 2013 06:40

      Alinea

      bravo pour ce plaidoyer émouvant et généreux.
      belle écriture, joli style !
      merci
       smiley

    • alinea Alinea 22 juin 2013 13:32

      Olivier, c’est votre article qui m’a soudain donné envie de faire passer le mien ; quelque chose me dit que je vous le dois !
      Touchée par votre passage !


  • Doctor ès-Kiss 21 juin 2013 14:24

    Nœud délicat pour un fil dédicace (à lire en fin).

     

    L’écriture est belle douce et soigné, un brin soignante elle est saillante.

    Elle veille sereine pas vilaine, au pavillon aux pas veillons sur l’aine du papillon.

    L’écriture en un long mot qui aligne bien des bons mots, la plume est bien veillante,

    assignée d’une griffe marquée d’un « A » ce digne « A » ne faisant faux bond.

    Cette plume-là est aviaire, serait-ce un pas notable de la valse à vienne ?

    Affinée puis raffinée au raz abject, la plume est objet sur la ligne du cœur

    comme une main de si près tendue, elle qui de si loin est venue.

    A lier elle n’a coupé la ficelle, loin des ciseaux des hirondelles

    elle se rit presque, elle qui sourit mais ne déchante sans faire de sienne.

    Plume amie, plume des grands jours, la mienne est discrète en cette heure

    nouvelle, elle se fait intime pour ne rien voiler aux yeux assidus.

    Que dire quand dire est aux louanges, ce que l’aiguille est à tire d’aile.

    Sans Christophe Aline est bien seule, elle se conforte là où Alinea

    la perce à jour, quand Rome est au soudant ce que le fil est d’Aria.


    • alinea Alinea 21 juin 2013 14:42

      J’aime les énigmes mais ne les goûte bien que si j’en ai le fin mot !


    • Doctor ès-Kiss 21 juin 2013 15:57

      Alinea,

      pas d’énigme, simplement le premier mot « Noeud » à lire en dernière syllabe :

      « le fil d’Ariane » pour une simple boucle qui n’en n’est pas. C’est bien la seule énigme...


  • velosolex velosolex 21 juin 2013 14:32

    Très bien cet article, 

    et qui n’apporte que du petit lait à un amoureux des Cévennes. 
    A noter que je ne suis pas d’accord avec vous sur un point.
     Non, les maisons ne sont pas laides, elles s’inscrivent dans l’histoire et le paysage, le paysage de l’histoire, et l’histoire du paysage. 
    J’avais moi aussi la même impression, quand je vivais en Normandie.
    Il a fallu que j’en prenne la tangeante, pour que leur charme m’éblouisse quand j’y reviens. 
    ....Je parle des vieilles maisons bien sûr....

    • alinea Alinea 21 juin 2013 14:36

      Oh velosolex, les maisons de village toute en hauteur, étroites ; bon ; quand à celles qui s’isolent, belles, oui, elles sont belles ! Disons qu’il faut les regarder une à une, l’effet d’une rue est gris ; n’empêche, je les aime !


  • cevennevive cevennevive 21 juin 2013 14:38

    Voilà Alinea, il est passé tout de suite cet article qui dormait (le paresseux) depuis bien des jours entre des lignes indifférentes à sa beauté, à sa vérité.


     Mais, chut ! Il ne faudrait pas faire croire aux « estrangers » que nos serres et valats sont hospitaliers et doux comme le jardin d’Eden...

    Comment feraient-ils, ces drogués de la vie moderne sans téléphone portable, Ipad, etc, qui ne passent pas du tout dans certains endroits ? Sans magasins, sans télévision (sauf si vous avez un satellite), sans haut débit (impossible de visionner quoi que ce soit sans coupure d’une minute au moins entre chaque phrase), sans cinéma, sans... sans...

    Un jour récent où ma ligne Orange était en panne, un technicien est venu avec à la main une « tablette informatique » pour rendre compte à sa hiérarchie de l’avancée de ses investigations. Le pauvre homme suait sang et eau car il n’a jamais pu contacter sa base avec son truc moderne. Et comme ces gens-là ne fonctionnent que par ces outils informatiques, ils n’ont même pas un numéro de téléphone direct où le pauvre technicien pouvait téléphoner. Il est parti dépité et, bien entendu, sans réparer quoi que ce soit.

    Bref, tout cela pour vous montrer qu’il ne faut pas trop attirer des gens différents de nous, car ils seraient malheureux et perdus...

    Merci Alinea pour ce beau texte, et à bientôt.

    • alinea Alinea 21 juin 2013 14:45

      cevennevive : je n’ai pas fait de la retape, hein ? Je suis toujours sévère avec ce que j’aime !! Ils sont venus plus nombreux qu’il n’en est resté au bout...non ?


  • velosolex velosolex 21 juin 2013 14:55

    Ce petit billet Alinea m’a mis en nostalgie avec les grands écrivains pantheistes d’antan ( appelés outrageusement régionalistes) : Jean Giono, Thyde Monier, Vialatte bien sûr, Bosco que j’adore quelle prose.....

    J’ai découvert aussi Pierre Magnan lors d’un séjour en Haute Provence, (un pays si proche dans l’isolement et la nudité minérale) avec le propriétaire de la maison que je louais, et qui avait toute la collection..
    .Il avait été l’assureur pendant des années de madame Alexandre David Neil, une « rude femme » me dit il en prenant avec moi un café....
    "Forte en affaire et en jugements !...
    Souvenirs des vieilles pierres brulantes, des papiers mouches suspendus au plafond, du temps suspendu l’après midi d’un rêve...
    .Il fallait attendre si tard pour faire de la bicyclette sur la roue déserte, la chaleur ne tombant pas, si loin des vents atlantiques. 
    Le thé n’en était que meilleur.
    L’himalaya était si proche

    • alinea Alinea 21 juin 2013 15:18

      J’ai lu tout Magnan, j’aime énormément ; je crois que la Folie Forcalquier est mon préféré, mais dès que je le dis, d’autres me viennent que j’aime autant !
      Quant à Alexandra David-Neel, il n’y a pas un mot d’elle que je n’ai pas lu ! Son mari habitait dans le Gard, à une époque..
      C’est comme une nostalgie la fraîcheur des maisons, la pénombre et cette impression de rentrer dans un four quand on sort ! Ah ! les plongeons dans la rivière, la recherche de la fraîcheur qui nous fait subir avec délectation et sans culpabilité aucune, le farniente de la canicule...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 juin 2013 15:30

      Ca sent la violette par ici , ce qui nous change des papiers de maison assassinée .


    • alinea Alinea 21 juin 2013 15:57

      Aïta : voilà un fin connaisseur de casque ailé dans une truffière à l’aube !


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 juin 2013 16:10

      Le messager et les charbonniers ne sont pas morts .


    • velosolex velosolex 21 juin 2013 18:48

      Aita


      J’ai préféré les couriers de la mort.
       La truculence de la langue, son lyrisme, et une bonne intrigue sentant l’almanach des postes, la peugeot 103 et la terre retournée des cimetières. Magnan fait une vrai fixation sur les tombeaux, les secrets enfouis.
       Néanmoins avec une bonne pelle, et en se crachant dans les mains, on parvient toujours à déterrer les morts.

      Faut il parler de Stevenson, son voyage avec un ane, et ceux qui suivirent, aux etats unis, à la recherche de sa Fanny ?
      Ah ! Lisez les journaux de voyage. 
      Celui de Flaubert sur la bretagne est aussi excellent : Par les monts et les plaines.
      Avec Maxime du Camp, allant par les chemins en chemise ébourrifés, surprenant l’enterrement d’un marin qu’on porte dans une charette, et puis nulle indication. 

      La France à l’époque ne connait pas les pancartes. Les gens du coins savent où ils vont. 
      Pourquoi donc iraient ils plus loin que le bled d’à coté ?

      Et vous monsieur, qu’est ce que vous faites ici ? Vous venez pour affaire ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 juin 2013 19:01

      Il y a des écrivains qui peuvent, en peu de lignes, montrer et expliquer un paysage ;par chez moi je prendrais pour exemple le début des « mémoires du nord » de Marguerite Yourçenar .


    • velosolex velosolex 21 juin 2013 19:01

      Morvandiau


      « Malicroix » est mon Bosco préféré. Je ne sais comment il parvient à maitriser cette étrange alchimie du rève, avec ce souffle étange issu de l’eau et du vent, et l’on ne sait quelle fièvre agite les hommes....
      Le grand secret !
      Giono atteignait lui aussi ses hauteurs. 
      Je voudrais relire pour la première fois le chant du monde, cette haute provence qui pend tout à coup des dimensions sidérales, avec les hommes de la rivière, ceux des troupeaux, et les bucherons, aux codes si différents
       Le nouveau monde à porté de la main. 

      Peut être que ce monde ancien pourrait nous servir de guide, dans son esprit d’enchantement et de ferveur. 

    • velosolex velosolex 21 juin 2013 19:06

      Aita


      Oui, bien sur Marguerite Yourcenar. Les premières pages des mémoires d’Hadrien sont tout aussi géniales. 
      Hadrien....Rien à voir avec Guéant, Le Pen, Sarko et tutti quanti. 
      Pourquoi j’en viens à penser à Marc-Aurèle et ses mémoires, ce petit livre si précieux et si authentique....Un empereur qui mettait ses meubles sur le trottoir à vendre, pour éponger les dettes de l’état, ça ne se voit pas tous les jours. 

    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 juin 2013 19:14

      Marguerite est un peu de nos jours tombée en « enfer » ,écriture trop « classique » ,mais « L’oeuvre au noir » passera le temps .
      Pour Hadrien ,pas lu ,et mes études antiques se sont arrétées vers la fin de 6e ...Oui ,j’ai honte ... smiley


  • Corinne Colas Corinne Colas 21 juin 2013 15:11

    Article très joliment inspiré Alinéa mais gardons secret les endroits où il est encore possible de mettre le cucul dans l’eau en toute tranquillité l’été ... ! 


    Les « maigres appâts touristiques » des Cévennes, c’est une ruse pour détourner l’armée de sauterelles qui arrive dans une semaine ?

    « c’est un pays qu’on ne pourra pas détruire »... parce que nous sommes vigilants cependant la bête est toujours prête à se réveiller !

    N’oublions pas les noms des 2 députés : l’un PS, l’autre UMP qui viennent de nous pondre un rapport préconisant encore la fracturation hydraulique malgré le moratoire sur l’extraction des gaz de schiste. Il s’agit du député PS Christian Bataille et du sénateur UMP Jean-Claude Lenoir  !

     Véhicules, camions ou travaux suspects ? Mouvements sur terrain ? 
    contacter les numéros d’alerte :


    En ce moment, ce sont les paysans de Zamosc en Pologne qui campent pour refuser Chevron chez eux :

    Dernières nouvelles de Pologne

    « En Pologne, des combats sont en cours entre les paysans qui défendent leurs terres et les pétroliers de la compagnie Chevron qui veulent s’en emparer.

    Des combats ont lieu depuis plusieurs jours, un paysan a été sérieusement blessé.

    En cause : la fracturation hydraulique qui priverait tous les habitants d’eau potable.

    Soutenons leur résistance en signant la pétition internationale, apportons-leur notre aide et notre soutien. Demain ce sera peut-être notre tour  ! »

    http://occupychevronfr.tumblr.com/


    Pour en savoir plus sur l’origine :



    • alinea Alinea 21 juin 2013 15:23

      Pauvre ruse il est vrai, mais tout de même, point de golf, point d’hôtel trois étoiles, point de plage au sable fin. !!
      Olivier Cabanel a fait un article sur EON ; c’est ce qui m’a donné envie de proposer à nouveau cet article !
      Je vais lire vos liens sur le Pologne..
      Est-ce une déclaration de guerre. Pensent-ils que nous nous sommes assoupis ?
      Je suis inscrite sur les listes, en cas de besoin de« siège » en Cévennes !


    • Corinne Colas Corinne Colas 21 juin 2013 18:14
      « point de golf »... 

      Si si il en faut un et c’est au nom de l’intérêt général (bonne quenelle dirait quelqu’un) que l’on veut priver les agriculteurs de plus de 200 hectares de bonne terre.

      Pour les derniers rebondissements, voir ici le petit Dame des Landes du coin : 

      « point de plage de sable fin » ...
      On n’est pas en Grèce mais de mon côté, la magie du Gardon « les » attire tout de même en grand nombre...

    • alinea Alinea 21 juin 2013 18:28

      Il y a déjà un golf à Ribaute-les-Taverne, je me demande pourquoi ils viennent nous pomper pour en faire un autre !
      Y a-t-il tant de gens qui jouent au golf ? À côté d’Ales ? ils sont tous à côté de la plaque et s’imaginent que le monde va continuer de tourner avec ses marinas, ses tennis, ses golfs, ses girls et ses martini-gin ! À moins qu’il s’agisse de blanchir du fric, comme cela s’est passé en Espagne !
      Quand on suit , en plus, ce qui se passe en Crau, la menace du gaz de schiste et EON, c’est incroyable, ce coin de France qui fut abandonné, comme il intéresse soudain le capital !


    • velosolex velosolex 21 juin 2013 18:33

      Les Cévennes maintiennent à distance une certaine forme de tourisme prédateur. 

      Bien que fort beaux, nul nom de phare à tourisme, comme on en voit dans certaines régions.

       Dieu merci aucune Bernadette ou Thérèse pour avoir eu des visions, et des commerçants et des évèques, pour les mettre en partition commerciale. 

      La mer heureusement ne monte pas jusqu’à là. 

      La mer n’est pas une abomination, mais néanmoins c’est la condition pour y mouiler un yatch,deux, trois cent, et les pagodes et les villas et le casino qui vont autour.

      Avantage de celui qui se tient derrière, sur la photo. 
      Autant des paysages que des hommes. 
      La discrétion siet à la conservation, à la fidélité et à la constance. 

    • alinea Alinea 21 juin 2013 18:37

      Pourtant, on a notre Bernadette, mais elle s’est fait voir plutôt qu’avoir eu des visions : Bernadette Lafont !!


    • Corinne Colas Corinne Colas 21 juin 2013 19:04

      Hé oui Alinéa, ils nous pompent...(en restant polie parce que sinon)... sans compter l’eau qu’il faudra gaspiller pour cette folie. C’est sûr que ce n’est pas la population du coin qui a besoin d’un golf... 


      D’autant qu’il y en a déjà un pas loin du côté d’Uzès pour satisfaire l’intelligentsia médiatico-journalistico-comédientico qui descend de Paris le week-end en avion. 

      Disons que dit golf, dit projets immobiliers d’un certain type, dit développement de l’aéroport : un cercle peu vertueux ! 

      Écoutons la chanson « nouvelle colonisation » sur http://www.sainthilairedurable.com/
      Elle vaut 10 articles !

    • alinea Alinea 21 juin 2013 19:16

      Dans mon désespoir, je me consolais en pensant qu’un golf, dans l’avenir peut redevenir des terres agricoles ! mais s’il s’agit de bâti c’est une toute autre histoire !
      Ils veulent agrandir la carrière de Brissac, à côté de Ganges : c’est que pour faire du béton, il en faut du sable ! On se bagarre là-bas aussi !


    • Corinne Colas Corinne Colas 21 juin 2013 19:21

      « La mer n’est pas une abomination, mais néanmoins c’est la condition pour y mouiller un yatch,deux, trois cent, et les pagodes et les villas et le casino qui vont autour. »


      On n’est pas obligé de mouiller à 300 devant les pagodes et le casino qui va avec... la mer n’est pas une abomination mais une chance de s’échapper de cet enfer !





    • Corinne Colas Corinne Colas 21 juin 2013 20:06
      Je ne savais pas... 

      J’ai longtemps habité entre Ganges et le Vigan et vu comme les Montpelliérains aiment bien venir cradosser les berges de l’Hérault dans le coin (après chaque week-end : un tombereau de canettes, de clopes écrasées et j’en passe), eux ne verront pas la différence...

      Sinon j’ai lu votre commentaire sur Alexandra David-Neil. Moi aussi j’avais tout lu à l’adolescence et son « marche à l’étoile », c’est la devise de notre famille. Je n’ai jamais été groupie de quoi que ce soit mais j’avoue que cette exploratrice de l’âme et des territoires, c’est ma petite faiblesse... ayant toujours le besoin impérieux d’aller voir par delà l’horizon. 

      Je ne savais pas que son mari avait habité dans les Cévennes... avant le mariage alors ! Nul trace dans ses lettres... J’ai toujours regretté d’être née trop tard pour rencontrer cette grande dame et avoir une discussion sérieuse avec elle mais la tortue est toujours là, c’est un plaisir immense de parler des bouquins avec elle, j’ai eu cette chance il y a deux ans et elle était tout autant heureuse car les touristes qui visitent la maison, n’en font pas grand cas. C’est une vieille dame passionnée à ne pas rater..

      Bon j’arrête ! Allez zou à la soupe ! 



    • Corinne Colas Corinne Colas 21 juin 2013 20:09

      Neel pardon car Neil... c’est quelqu’un aussi de fameux (un jardinier) qui mérite un article aussi ! 


    • alinea Alinea 21 juin 2013 21:15

      Je ne suis jamais allée à Digne visiter sa maison ! Moi non plus je ne suis pas groupie mais cette femme m’a ouvert les portes de l’Orient et du bouddhisme. Son mari habitait derrière Anduze, sur la route de St. Jean, À vérifier ; elle, n’en parle pas en tout cas ! Ils ont si peu vécu ensemble qu’il peut bien avoir été là à la retraite pendant qu’elle marchait en Chine ou en Inde ! Un bon mari en tout cas qui a monnayé ses voyages !! Même ses romans policiers sont sympas ; sacré caractère en tout cas ; centenaire, Je devais avoir quinze ou seize ans quand elle est morte ! et je ne la connaissais pas..


    • Corinne Colas Corinne Colas 22 juin 2013 15:28
      @Morvandiaux
      « qu’on vienne un peu mater... ? »

      Ben, on sait maintenant pourquoi un ballon étrange vous empêche de quitter votre village ! Une bonne raison qui nous empêche de vous plaindre.

    • cevennevive cevennevive 22 juin 2013 17:34

      Corinne, Alinea,


      Décidément, nous sommes soeurs de coeur et de pensée !

      Alexandra David Neel est un peu ma « maîtresse à penser ». En plus de toutes ses oeuvres, j’ai même réussi à me procurer un livre réunissant toutes ses lettres à son mari.

      Et puisque nous parlons de livre, je viens de terminer « un chemin de promesses » d’Edouard et Mathilde Cortès, ce couple parti de Paris pour aller à Jérusalem, à pied et sans argent. Leur voyage de noce... A la manière des pèlerins du Moyen Age.

      Extrait : « Atteindre Jérusalem à pied, sans argent et à deux : rêve impossible ? Seul le rêveur d’impossible est capable d’atteindre les impossibles rêves ».

      Ce couple est merveilleux de sagesse et d’altruisme. Je vais rester bien longtemps sur l’amitié qu’ils m’ont inspirée.

      Bonne soirée.

    • Corinne Colas Corinne Colas 22 juin 2013 23:56
      @ Cévennevive

      « Seul le rêveur d’impossible est capable d’atteindre les impossibles rêves »
      Je vais le lire, c’est certainement très enrichissant... 

      Israël, j’y suis arrivée par la mer. A l’époque, accueil par avion de reconnaissance puis grosse vedette avec tourelle mitrailleuse pointée sur le bateau, le temps de montrer patte blanche et d’être autorisé à entrer dans ses eaux. Pas gentil le comité d’accueil ! Et bonjour la trouille ! A l’arrivée à Tel Aviv, fouille du bateau par armada de jeunes militaires ceux là très sympas (ne nous ont pas confisqué notre pistolet de clown) mais quand on n’est pas palestinien, ça aide...

      Ensuite tapis rouge, pour nous faire une meilleure impression peut être mais de toute façon, très contents d’avoir un voilier étranger de surcroît français car une navigation peu courue chez nous. Après, Jaffa, Saint Jean d’Acre et dans les terres : Jérusalem, la Mer Morte... On avait l’impression de marcher dans un péplum. On a touché du doigt certaines réalités et injustices évidemment, avons renoncé à visiter des coins pour ne pas être canardé par l’un ou l’autre camps sur la route. On a rencontré beaucoup de gens : de gros racistes bien sûr mais d’autres (la majorité) vraiment supers : juifs, arabes chrétiens, pas chrétiens, des non croyants, des coptes... On n’a jamais craint pour notre sécurité même dans les quartiers arabes les plus démunis. J’ai dansé avec les femmes sur leur invitation à une fête dans celui de St Jean d’Acre. Tout le monde savait qui nous étions quand on allait au marché et les vendeurs étaient généreux quand ils pesaient leurs fruits et légumes. J’avais toujours une petite orange ou autre en plus. Une époque où être Français était encore un sésame côté arabe ! 

      C’était juste avant que Saddam Hussein n’envahisse le Koweït, aujourd’hui les positions se sont durcies. Je pense parfois à ceux connus là-bas et c’est avec tristesse. Cet endroit du monde rend fou... Je suis heureuse d’être née ailleurs !

    • alinea Alinea 23 juin 2013 00:14

      Corinne : désolée de m’immiscer dans ce post qui ne m’est pas adressé mais je l’ai lu puisqu’il me parvient sur mon mail.
      Préparez-vous un livre ? Sinon, pourquoi ne pas nous faire profiter de vos expériences et aventures et analyses ? Par des articles ?
      Le méfiance du « je » ? ; moi, ça me plairait de vous lire , qui n’ai pas bougé depuis des lustres, sauf à lire Bouvier, ou Jean Rolin, de temps en temps !!


    • cevennevive cevennevive 23 juin 2013 08:37

      Corinne,


      C’est exactement cela ! Ce jeune couple est arrivé à pied par la Syrie ! Et l’entrée en Israël leur a été refusée (ils n’avaient pas d’argent, pas de carte de crédit, pas de bagages...)

      Enfin, puisque vous allez le lire, je ne vous raconte pas.

      Quant à vivre parmi les arabes, j’ai bien aimé vivre un peu en Tunisie, et pourtant c’était sous le régime de Ben Ali.

      Alinea a raison, vous pourriez écrire...

      Bonne journée.

    • Corinne Colas Corinne Colas 23 juin 2013 11:00

      Cévennevive


      Je découvre que l’on vient juste d’écrire en même temps et un peu avec la même intention un petit mot à Deneb... !

      A part ça pour répondre à vous et Alinéa (après j’arrête de squatter ce fil dédié aux Cévennes) :

      Oui cela a fait l’objet d’un article mais en pleine guerre du Golf, celui-ci a été refusé au motif qu’il ne fallait pas inciter les gens à se balader dans le coin... Bon, je ne faisais que relater, cela va sans dire. 

      Quant à écrire aujourd’hui là-dessus, bof à l’heure d’internet. Maintenant tout le monde a son blog, voyager en bateau, c’est très banal et dès que quelqu’un se tord un orteil, hop cela fait le tour... La seule chose qui nous distingue un peu (mais une minorité est encore comme nous) , c’est notre philosophie de vie : « quand on n’a rien, on n’a pas peur de le perdre et ça ne tombe pas en panne » ! Un truc qui n’intéresse pas grand-monde... Allez dire aux gens : « ce que vous faites en moto, moi je le fais en trottinette ! » Les voiliers aujourd’hui sont des usines à gaz où la navigation se fait toute seule et tout le confort de la maison est emporté... 

      Sinon oui, y’a travail en cours mais sur un autre sujet plus difficile et l’on m’a dit de ne pas en parler. Alors, on verra bien ce qu’il en adviendra... j’espère que le livre sortira !


      P.S La Tunisie, juste une petite escale. Souvenirs mitigés : pêcheurs très gentils nous engloutissant sur des seaux de sardines jusqu’à l’overdose (quand c’est offert, c’est offert... faut manger ! ) mais aussi les sbires du président fondant sur nous en vedette parce que j’osais photographier Carthage depuis la mer... bonne dispute ! Ben Ali y était ou avait sa résidence d’été à côté, je ne sais plus mais envie de dégager à tout jamais car envers du décors pesant !

    • Deneb Deneb 23 juin 2013 11:31

      « envie de dégager à tout jamais car envers du décors pesant »

      Pas mal. Dans vos écrits je retrouve des bribes de ma vraie vie sous le titisme triomphant. Les récits de voyages, surtout aux endroits où ça chauffe, ça a bien plus d’intérêt que les descriptions interminables de la vie champêtre. Le problème c’est qu’il faille mouiller sa chemise. Choisir un camp à chaque arrêt. Éviter les généralités. Montrer, non pas seulement sa belle plume, mais aussi ses tripes. Sans craindre le « que dira-t-on ? ». Beaucoup moins commercial, comme démarche. Ca paie, mais à long terme, à condition d’avoir eu raison, en plus. Aucun intérêt pour Welleda et la secte antroposophique fondé par l’illuminé R Steiner, eux, c’est les profits immédiats qu’ils visent.


  • Constant danslayreur 21 juin 2013 15:50

    « un enchevêtrement de vallées étroites et profondes comme des vagins de femmes fécondes »

    étroites et fécondes en même temps ? Je demande à voir ... Au propre comme au figuré smiley

    Juste avant de sortir, très bon papier Alinea merci. J’ai toujours rêvé d’avoir les mots qu’il faut pour décrire dame nature et spécialement ce genre d’endroits hors du commun, jamais pu, baaahhh il me restera toujours la lecture et puis une fois in-situ prendre tout-ça comme une gifle bienveillante smiley


  • Kookaburra Kookaburra 21 juin 2013 16:00

    Bonjour Alinea. Bel article poétique. J‘aime y aller de temps en temps. Ce n‘est pas trop loin du Vaucluse, et quel dépaysement ! Je vous trouve un peu optimiste sur le manque d’intérêt touristique - « ses maigres appâts touristiques, je l’espère, le laisseront en paix.  » - Pour la randonner c’est superbe ! Le sentier des 4000 marches (faut partir avant l’aube) ; le sentier des cols du Bouges ; le sentier de Mallevriere etc. etc.

    Je trouve votre article sur la censure très intéressant, dommage qu’il n’a pas obtenu suffisamment de votes. Beaucoup sur le site se posent les mêmes questions que vous souleviez - vous avez sans doute lu l’article d’adieu d’Ariane Walker - qui en parlait.


    • alinea Alinea 21 juin 2013 16:19

      J’ai été dépitée que mon article n’ait pas paru ; son seul but était qu’on en discute ! La dernière partie lui est dédiée, naturellement ! ( la première partie avait déjà été refusée !)
      En ce qui concerne les intérêts touristiques, j’en ai dit quelques mots à Corinne plus haut ; mais aussi, et c’est pareil pour là où je vis aujourd’hui, un peu plus bas, je ne vois pas ce qu’on peut y faire si on n’y vit pas ; à part les randos, mais en été la chaleur me semble un sérieux obstacle ! Et puis, ses appâts ne sont pas pour les paresseux ! Ça élimine pas mal de monde !! Les marcheurs passent et ne bétonnent pas smiley


  • kitamissa kitamissa 21 juin 2013 17:10

    Trés belle région où nous allions en vacances dans les années 70, très peu de touristes à cette époque, sauf quelques Hollandais !


    des paysages sublimes et sauvages, des routes pour conducteurs expérimentés, et puis un jour, découverte d’un village merveilleux au fond d’un encaissement naturel dans la montagne : le Pont de Monvert ....je sais pas si l’orthographe du nom est bonne, mais ce petit restaurant offrait aux voyageurs les produits du pays, et ces délicieuses écrevisses à la nage servies dans un grand plat , les truites pêchées dans le Tarn , le tout dans une ambiance familiale et des prix vraiment raisonnables !!

    j’espère qu’il n’y a pas encore trop de touristes qui laissent des emballages de Macdo traîner avec des canettes vides de Coca, ce pays n’est pas fait pour ces sagouins !!

    • alinea Alinea 21 juin 2013 17:51

      Il y a des gens bien intentionnés qui ramassent pour éviter que les fossés couverts de détritus attirent encore plus de détritus ! ( un facteur par exemple !)
      Il ne faut plus compter sur les écrevisses et je suppose que les truites du Tarn sont gardées par les pêcheurs ; elles se raréfient ! Dieu que c’était bon !


    • velosolex velosolex 21 juin 2013 18:36

      Katimissa


      On dit beaucoup de mal des hollandais, et il est vrai que certains sont de vrais français moyens. néanmoins, la plupart ont bon gout. Vous pouvez vous fier à leur jugement, et suivre une voiture immatriculé NL, quand vous ne savez où aller.

  • Richard Schneider Richard Schneider 21 juin 2013 17:43

    Bel article ! Il fait bon parfois de respirer un air frais et vivifiant.

    Parmi tous les grands auteurs cités dans les commentaires - que du beau monde ! Giono, Bosco etc - un oubli : le Gardois Chabrol, grand ami de Brassens et de Ferrat.
    Encore une fois, bravo à l’auteur(e).

  • Brontau 21 juin 2013 18:22

    Alinea, je suis pris parce qu’épris, captif parce que captivé, et dans l’attente impatiente de l’être plus encore...


  • gaijin gaijin 21 juin 2013 23:14

    alinéa
    je ne sais pas pourquoi mais je ne suis pas étonné que vous aimiez les cévennes
    elles sont belles mais rudes et ça fait des gens pareils, un peu comme arbre qui pousse sur un rocher là ou il semble qu’il n’y a pas la moindre terre
    et de mon coté, plus au nord, encore plus avec les hivers qui n’en finissent pas et la burle qui vous renvoie illico au moyen age.
    il y a là de vieilles forêts ou la main de l’homme n’a pas mis le pied depuis peut être un siècle, enfant j’aimais m’ y perdre hors de tous chemins parfois a plusieurs heures de marche.
    le gens d’aujourd’hui ne savent pas que les forêts ont un esprit et une pensée, qu’il y a des coins sauvages, très obscurs, inhospitaliers, ou bien d’autres rieurs et accueillants , des forêts qui vous égarent et d’autres qui vous murmurent d’anciens secrets ....... mythologie disent il.
    mythologie mon cul !
    seul dans un bois ou au sommet d’une colline on est comme le premier homme qui marchait sur une terre toute neuve et sous un ciel dont il ne savait pas la distance des étoiles.
    mais il n’iront pas, jamais, ou alors en bande parlant fort pour masquer leur peur, bardés de portables, de gps, de boussoles ......tous ces instruments destinés a masquer leur incompétence a être, a ressentir, a faire partie,
    il ne se pencheront pas pour boire l’eau des ruisseaux mais auront emporté une bouteille avec une eau analysée, normalisée ........morte .

    si un ethnologue venait d’une autre planète il ne penserait jamais que sommes originaires d’ici mais que nous somme une bande de pillards venus d’ailleurs et destinés a repartir.
    comment sommes nous devenus si étrangers a notre monde ?


    • alinea Alinea 21 juin 2013 23:27

      gaijin : je ne me retrouve pas dans votre dernier « nous » !
      J’ai vécu plus de dix-sept ans dans les Cévennes ; chemins impraticables l’hiver mais eau de source, terre de jardin inouIe,, rien de plat, mais une beauté qui vous nourrit tous les jours car vous ne pouvez pas ne pas la voir, la sentir, l’aimer ; il y a quelque chose de passionnel à vivre dans les Cévennes quand on n’y est pas né ; peut-être quand on y est né aussi d’ailleurs, mais ce n’est pas pareil : on crache plus volontiers dans la soupe de notre enfance !
      Ils iront en bande dans vos forêts, avec talkies-walkies, pour piller tous les champignons ; surtout n’en laisser aucun ! Et puis il y a les amoureux de ces lieux, étranges qui vous remettent à votre place !


    • gaijin gaijin 22 juin 2013 08:23

      « je ne me retrouve pas dans votre dernier « nous » ! »
      alinéa j’avais bien compris ......c’était un nous global ......


    • cevennevive cevennevive 22 juin 2013 11:04

      Bonjour Gaijin,


      J’ai cru comprendre que vous étiez un oriental. Mais je me suis peut-être trompée. Pourtant, je reconnais en vous une certaine sagesse orientale que j’ai eu souvent l’occasion d’apprécier dans ma vie.

      Merci de parler ainsi des forêts profondes, vivantes et bienveillantes pour ceux qui les aiment, les comprennent, et inquiétantes pour ceux qui viennent seulement en curieux...

      Un jour que j’avais été grondée par mes parents, je suis partie seule dans la montagne, le soir tombé, pour aller vivre dans une petite capitelle qui appartenait à ma famille. Ma fugue n’a pas duré car mon père avait deviné ma destination. Mais j’ai passé là deux ou trois heures de bonheur parfait bien qu’il fasse nuit. L’esprit de mes ancêtres proches, qui avaient construit cette capitelle avait coulé en moi, et est toujours présent, maintenant que j’ai 68 ans.

      Cela me fait penser à l’hymne « la Cévenole » que nous chantions enfants, et dont Eric, plus bas, rappelle quelques phrases : 

      « Salut, montagnes bien aimées, pays sacré de nos aïeux... Esprit qui les fit vivre, anime leurs enfants, pour qu’ils sachent les suivre ».

      Je fais partie, comme le disait Brassens, de « ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». Je n’en suis guère partie, et lorsque je l’ai fait, je n’ai eu de cesse d’y revenir.

      Bonne journée.

    • gaijin gaijin 22 juin 2013 12:12

      cevennevive
      je ne sais pas ce que je suis au juste mais génétiquement et géographiquement un « souchien »
      originaire du nord ardèche.
      comment un oriental a fait pour se retrouver la dedans je ne sais pas mais j’ai toujours eut cette autre forme d’esprit. je n’en suis pas moins attaché au terroir et je préfère une crique avec un morceau de picodon a toutes les élucubrations moléculaires de nos grands chefs
      mon pseudo en japonnais c’est « l’ étranger » dans la mentalité japonaise un gaijiin ça ne devient jamais un japonnais.......la question en peut même pas se poser ......
      l’ étranger parce que je me suis toujours senti étranger partout parmi les gens même si avec le temps j’ai appris a les connaitre et a les comprendre
      l’étranger aussi comme celui de camus et celui de baudelaire bien entendu
      « qu’aime tu donc homme étrange
       les nuages qui passent ..les merveilleux nuages »
      donc en gros voilà : un souchien avec un asiatique dedans professeur d’art martiaux pratiquant la médecine chinoise ......et pas mal d’autres choses

      " Mais j’ai passé là deux ou trois heures de bonheur parfait bien qu’il fasse nuit. L’esprit de mes ancêtres proches, qui avaient construit cette capitelle avait coulé en moi, "
      c’est tout a fait cela, et très joliment dit ......
      il y a bien des choses qui se passent dont on a pas coutume de parler, parfois par pudeur ou parce que les mots sont très en dessous de tout. tout un monde qui vit et qui meurt en dehors des lois écrites dans des livres par de petits hommes en costume gris ...


  • Deneb Deneb 22 juin 2013 07:44

    Quand on ne sait pas quoi dire, on parle du temps, il fait beau, le soleil brille ou alors quel salle temps ...
    Quand on n’a pas d’idées pour les défendre, on donne dans le local-patriotisme : Qu’il est beau mon pays !
    Heureusement qu’il y ait des patriotes : sinon comment ferait l’Etat pour envoyer au casse-pipe les gens quand il n’arrive pas à nourrir tout le monde.


    • gaijin gaijin 22 juin 2013 08:41

      « Quand on ne sait pas quoi dire, on parle du temps, il fait beau, le soleil brille ou alors quel salle temps ... »

      et quand on a rien a dire on cherche ce qu’on pourrait trouver a critiquer chez quelqu’un histoire de se donner l’impression d’ exister , d’être au dessus, de servir a quelque chose .....
      ça marche aussi mais en général c’est moins poétique 


    • Deneb Deneb 22 juin 2013 12:54

      Les écrits d’adeptes des sectes nazi astro-bio-dynamiques ne m’inspirent pas autre chose.


    • alinea Alinea 22 juin 2013 12:56

      Y a-t-il ce genre d’adeptes sur ce fil ?


    • gaijin gaijin 22 juin 2013 13:41

      deneb
      « sectes nazi astro-bio-dynamiques »
      vous parlez de quelque chose qui existe ? ( je veut dire ailleurs que dans votre esprit )


    • Deneb Deneb 22 juin 2013 14:43

      Demeter, ça ne vous dit rien ?


    • alinea Alinea 22 juin 2013 14:53

      Oh si ! je la connais bien, je suis Perséphone !!


    • gaijin gaijin 22 juin 2013 16:40

      et moi perd ses poils smiley
      deneb
      un lien en anglais sur une secte allemande ??
      pourquoi pas en serbocroate sur une secte népalaise ?

      vous êtes lassant les malades de la politique
      entre vous : « sectes nazi astro-bio-dynamiques »
      éric : alterecolobiotrotskistoboudhistes
      jo le taxi : bobosécolofaschisted’extrèmegauchemêmespasingénieurs
      depuis que je suis sur avox on m’a traité d’ a peu près tout ce qui existe et bien sur chaque fois avec de fines remarques sur mon manque d’ouverture d’esprit.
      faîtes vous donc soigner ......


    • Deneb Deneb 22 juin 2013 17:50

      Gaijin, pardon pour l’anglais. Voici quelque chose de plus explicite.


    • gaijin gaijin 22 juin 2013 19:08

      deneb
      l’ anthroposophie ?!
      il faudra quand même que vous m’expliquiez ce que ça a voir avec nos balades cévenoles
      mais pour l’article :
      « classé secte ? »
      MDR qui ne l’est pas ? je fais partie de je ne sais même pas combien de trucs classés secte .....mais pas ça, ( encore que comme j’utilise leurs produits ça fait peut être de moi un adepte a l’insu de mon plein gré )
      «  parmi les matières enseignées aux élèves de 7 à 14 ans, on trouve la « mythologie nordique » (et la minéralogie). »
      ça c’est grave !! la mythologie nordique ! smiley avec ce que je me suis tapé de mythologie grèque a l’école ça m’aurait changé, mais ils ont raison étudier la minéralogie c’est louche ........

      « raciste en 1909 et pro hitler en 1939 »
      c’est moins glorieux mais a part les communistes c’est a peu près le cas de toute l’ europe et des états unis .......il faudrait creuser vraiment le sujet pour savoir la place que ça prenait

      « théosophe ........ »
      il y a eut en effet pas mal d’idées hallucinantes chez les groupes ésotériques de l’époque mais l’ésotérisme et l’évolution de la spiritualité au cours de l’histoire c’est un sujet .. très vaste

      je ne sais pas ce qui se passe du coté de l’ anthroposophie pour de vrai donc je n’essaierai pas de les justifier ni de les juger ( a part leurs produits que je trouve très sains et que j’avais adoptés bien avant de savoir qui les produisait )
      mais ce que je sais c’est que ce genre d’articles c’est juste une bouse
      comme je disais plus haut je suis membre de pas mal de trucs « classés sectes » et je sais que la réalité a l’intérieur n’a rien a voir avec l’image qui en est véhiculée
      si vous voulez de l’info allez voir là : http://www.sectes-infos.net/Index.htm
      ps :
      si vous voulez trouver de méchants nazis ce n’est probablement pas là qu’il faut chercher ....


    • Deneb Deneb 22 juin 2013 20:14

      C’est vrai, pourquoi se faire chier à faire de la recherche pharmacologique quand la poudre de perlimpinpin fait aussi bien l’affaire.


    • gaijin gaijin 22 juin 2013 20:47

      « pourquoi se faire chier à faire de la recherche pharmacologique »
      putain mais vous parlez de quoi ?
      qu’est ce que des huiles de massage et autres bains aux plantes ont a voir avec la recherche pharmacologique ?
      et une fois encore ça a quoi a voir avec les cévennes ?
      faut vraiment vous soigner .....


    • Deneb Deneb 22 juin 2013 21:22

      « putain mais vous parlez de quoi ? »

      Des trolls qui roulent pour des grosses boites (Welleda) vendant de l’air qu’ils brassent et qui tentent de prendre le contrôle d’un forum au demeurant sympathique qu’est AV en y imposant ses platitudes, tout ça pour vendre leur poudre de pirlimpinpin en profitant de la naïveté humaine.


    • Corinne Colas Corinne Colas 23 juin 2013 00:08

      « sectes nazi astro-bio-dynamiques »


      Je l’avais loupé celle-là... Quand quelqu’un écrit « nazi », cela me fait penser à ce qu’en a dit un humoriste incompris : « je suis tombé dans le nazisme en pétant dans ma baignoire, d’une bulle à une autre, cela a pris du temps maintenant j’en suis au niveau führer ! » 

    • gaijin gaijin 23 juin 2013 07:15

      « Des trolls qui roulent pour des grosses boites (Welleda) vendant de l’air qu’ils brassent »
      vous parlez de qui ?
      de moi ?


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 08:26

      Bah oui, puisque vous semblez être un alter égo d’alinea, puis vu comment vous vantez leur perlimpinpin, comment vous les défendez bec et ongle.... Votre but c’est que Agoravox devienne un forum astro ésoterique d’ où les esprits scientifiques s’enfuiront. C’est d’ailleurs déjà le cas. Vincent Verschoueren ne vient plus, ceux qui restent c’est Dugue le créationniste et autres délirants, puis surtout des platitudes indigestes du local patriotisme bisounours pour endormir les trois neurones qui restent à ces adeptes.


    • cevennevive cevennevive 23 juin 2013 08:49

      Deneb,


      Vous êtes un peu comme Morice, génial et intelligent parfois, mais pénible et obtus la plupart du temps.

      Dommage.

      Mais restez parmi nous, vous nous manqueriez... Nous, en Cévennes, nous aimons bien les « réboussiés », ils sont sympathiques et bourrus. Il y en a deux ou trois dans chaque village.

      Bonne journée.

    • Deneb Deneb 23 juin 2013 09:00

      cevennevive : s’attaquer aux charlatanismes qui polluent et s’imposent par leur lourde insistance sur les forums en les phagocitant, vous pouvez trouver mon combat inutile. Mais mon père est mort de leur avoir cru, de soigner son cancer par des conseils bio. Et welleda, démeter, sont justement ces genre de boites qui font des profits avec la crédulité des gens, tout en les détournant de l’allopathie. Sans dire qu’ils sont issues de l’idéologie nazi.


    • cevennevive cevennevive 23 juin 2013 09:50

      Veuillez m’excuser Deneb, je comprends votre rancoeur.


      Mais, comme je viens de l’écrire à Eric, ce n’est pas un raison pour bousculer tout le monde. Et je ne pense pas que Gaijin soit responsable directement de la disparition de votre père.

      Voyez-vous, moi c’est le contraire qui m’est arrivé. L’allopathie est responsable de la mort de ma mère, (cancer du pancréas il y a longtemps). Des sacs entiers de médicaments, dont certains ont été ôtés du marché depuis, pour de petites pathologies, sa confiance en son docteur de famille tout cela lui a été fatal.

      Bon dimanche.



    • Corinne Colas Corinne Colas 23 juin 2013 09:59

      Après votre dernier post Deneb, je comprends mieux... alors veuillez m’excuser pour mon commentaire. J’ai toujours du mal à contrôler mon impertinence.


      Souffrez néanmoins juste une petite remarque : 
      Les écoles Steiner (il y en a une pas loin de chez moi... les parents n’ont pas d’antennes sur la tête) et le lien avec les gens morts à cause du cancer, est improbable. De toute façon, rien de tout ceci dans cet article qui parle si bien... et uniquement des Cévennes. 

      Alinéa ici ne faisait que chanter un coin de France et parler un peu des gens qui l’habitent. La France est belle, on a bien le droit de le dire sans être traité de nazi. Son ton était si juste que cela a touché tout le monde... Après, cela ne va pas plus loin. Elle ne faisait pas une pub pour Weleda et ne propose pas de pommade contre le cancer. Quant au « bio », la base c’est juste cultiver des légumes comme cela s’est toujours fait (et se fait encore dans quelques endroits de la planète), personne n’est obligé d’en manger... aucun autoritarisme ici envers ceux qui préfèrent les pesticides ni théorie philosophique. Et ce n’était pas le sujet...

      Bon courage !

    • Deneb Deneb 23 juin 2013 11:04

      On voit en effet que Alinéa est une professionnelle de communication. On peut écrire un beau texte sur n’importe quelle région, elles sont toutes belles. Même la région industrielle du Nord a trouvé une expression poétique avec Zola. Les forets, les montagnes, les vallées verdoyantes, la rudesse de la vie paysanne, les joies champêtres, super. Mais quand derrière se cache une basse intention de prendre le contrôle d’un pauvre forum, en plaçant ses pions (ses alter-égos) dans la modération pour pouvoir censurer tout ce qui nuit au commerce de ces pipis de chats à la mode, là, comme dirait l’autre « entsichere ich meinen Browning ».


    • alinea Alinea 23 juin 2013 11:59

      "Mais quand derrière se cache une basse intention de prendre le contrôle d’un pauvre forum, en plaçant ses pions (ses alter-égos) dans la modération pour pouvoir censurer tout ce qui nuit au commerce de ces pipis de chats à la mode, là, comme dirait l’autre « entsichere ich meinen Browning ».
      Pauvre Deneb, vous vous gâchez bien la vie !


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 12:12

      C’est ça, circulez, il n’y a rien à voir ... C’est juste que vous tuez Agoravox, tous les gens valables l’ont déserté. Et l’administration du site semble impuissante contre vos perfides stratégies commerciales.


    • alinea Alinea 23 juin 2013 12:20

      Je vous prie Deneb d’arrêter là votre paranoïa ! certes je ne peux parler que pour moi, mais qu’ai-je à vendre ici ? Désolée de n’être pas scientifique mais nous vivons un temps où les non-scientifiques, les obtus du système peuvent encore vivre et écrire ; peut-être cela ne durera pas ; sachez que je ne suis pas responsable de la disparition de vos auteurs préférés ; je ne les ai jamais vus ici ! donc ce n’est pas moi qui les ai fait partir ! smiley


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 12:38

      désolée de n’être pas scientifique ?

      C’est quoi, être scientifique ? La science n’a qu’un seul but : de prévoir. Du moment que vous prévoyez que le soleil se couchera le soir, vous êtes déjà « scientifique », comme vous dites.


    • alinea Alinea 23 juin 2013 12:57

      Un débat sur la science dépasse largement mes capacités, néanmoins, pour moi la science est le lieu, magnifié, de la suprématie de l’homme, de sa volonté de pouvoir sur la Nature, ce qui englobe la Vie sur terre, et en ce sens, je constate qu’elle se révèle néfaste ! Je tâche de cultiver donc, pour moi-même, tout ce qui est aussi typiquement humain mais qui se rapporte à sa spiritualité, son langage, sa poésie,etc. Le but de la sagesse m’est plus précieux que le but de pouvoir ! puisqu’il évince la domination ; il est là le filtre de mon regard sur le monde. Le prosélytisme politique est un parent du commerce, il m’est étranger ; le commerce des biens matériels, même si je n’y ai aucun don, me paraît légitime, mais faire de ses règles des règles universelles me révolte, révolte vaine pour l’instant que j’endors dans l’observation du monde qui est encore beau !


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 13:20

      Discours obscurantiste par excellence. L’Humain ne devrait pas essayer de dompter la nature ? Que faites-vous sur Internet, alors ? Car c’est bien là le dernier avatar de l’humanité dominante. Oui, la nature est cruelle et l’Humain fait de son mieux pour y survivre, prévoyant ses coups tordus, ses caprices, ses perversions. La défier, en étant le seul mammifère capable de voler, de communiquer à distance, en étant la créature la plus rapide grâce à son imagination, c’est dans son essence même. Nous sommes tout de même les seuls êtres capables de compter. C’est de cette capacité qu’est née l’imagination que vous appelez spiritualité et que vous voulez atteler à vénérer vos improbables croyances.


    • alinea Alinea 23 juin 2013 13:28

      Je ne dis pas le contraire Deneb ; mais le constat de cette merveilleuse intelligence que vous décrivez si bien, est plus que lamentable ! On a de quoi tout détruire, tu parles d’une supériorité !! Mon discours n’a rien d’obscurantiste ; en l’homme existent aussi les capacités de créer, d’accueillir, de comprendre, de compatir, pas seulement celles de tuer ! La science donne les poisons, et les antidotes ; les maladies et les remèdes ( quoique de moins en moins)... : à quoi bon s’occuper à tant de vaines choses ?


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 13:40

      Tout ne va pas si mal puisque vous arrivez à trouver à manger, à se loger, à se cultiver. Et si l’Humanité s’entretue encore, ce n’est pas à cause de la science, mais bien pour des croyances.


    • alinea Alinea 23 juin 2013 14:07

      C’est absolument vrai : l’homme s’entretue pour des croyances, mais aussi sa croyance à la science, car toute science qu’elle est,elle n’échappe pas à ce fléau ; du reste, c’est la science et la technologie qui ont donné, et cherchent et trouvent encore, les moyens faramineux de tuer !


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 15:17

      La science est pour vous une croyance ? Arriver à prédire à la seconde près l’heure du coucher du soleil ce soir, c’est une croyance ? La science est le contraire d’une croyance, en effet, ses prédictions se réalisent toujours, celles des croyances, des « prophéties », comme on les appelle, jamais.


    • alinea Alinea 23 juin 2013 15:40

      La science évolue et se contredit chaque matin ; la science est le fruit du cerveau de l’homme, elle ne peut être qu’incertaine ; l’heure dont vous parlez est une mesure inventée par l’homme pour donner au temps l’illusion qu’il le maîtrise ; qu’il soit cohérent parfois, jusqu’à instaurer des dogmes, je ne le nie pas ; mais en médecine par exemple, le progrès ne se fait qu’en détruisant les dogmes, qui furent des vérités !
      Le scientifique s’agite sur ses tubes à essai, son énergie n’est pas rationnelle, il s’exalte 
      Et le péquin ordinaire qui ne sait rien de rien croit en ce que lui disent les savants ; lui-même est bien infoutu d’y voir clair ! Il ne se démet pas moins de lui-même que lorsque c’était la religion qui régnait !


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 15:49

      La médecine n’est pas une science, mais une pratique. Son but n’est pas de prévoir, mais de soigner, de soulager. Pour ça, elle se sert de la science qui prévoit les moyens et leurs effets à utiliser dans ce sens.

      « une mesure inventée par l’homme pour donner au temps l’illusion qu’il le maîtrise »

      Vous devez pas être souvent à l’heure, vous. C’est sympa pour les gens (s’il y en a) qui comptent sur vous.


    • alinea Alinea 23 juin 2013 16:05

      Pour finir par un sourire Deneb : je ne suis jamais en retard, et je n’ai pas de montre ! véridique ; je ne suis pas la seule à la campagne à être comme ça ; sauf que beaucoup sont toujours en retard parce que beaucoup à faire !!
      Mais si , la médecine est une science ; l’anatomie, l’immunologie, et toutes ces petites bêtes qu’on observe et qu’on occit !! smiley
      Il n’y a pas que les mathématiques et la physique !!


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 16:35

      Ce n’est pas ça la médecine. Prévoir l’évolution d’une population bactérienne, c’est du domaine de la biologie. Le médecin doit être à la fois biologiste, antropologue, chimiste, psychologue..., mais tout ça c’est des outils lui permettant de pratiquer son indispensable métier.


    • Deneb Deneb 23 juin 2013 16:38

      A part ça, vous voyez, vous maitrisez bien le temps et votre horloge interne. Vous avez pas honte de vous donner ainsi une posture de supériorité sur la mère Nature ?


    • alinea Alinea 23 juin 2013 17:08

      Juste une adapation à elle - mes chevaux, mes chiennes,etc, et à mon horloge interne, la soif, la faim, le sommeil !! smiley
      La chimie, c’est pas une science ?
      Vous savez Deneb, si l’homme ne faisait pas un usage aussi négatif, dramatique, de tout le génie dont il est capable, je serais volontiers, comme vous, admirative !
      Mais, comme j’aime l’humanité quand même, je la préfère dans sa connaissance, dans sa sagesse, dans ses vérités universelles, celles qui traversent les lieux et les époques ! Ça ne se voit peut-être pas, mais je suis profondément humaine !
      Et je n’aime pas l’argent qui a tout pourri.


    • gaijin gaijin 23 juin 2013 21:53

      deneb
      « Bah oui, puisque vous semblez être un alter égo d’alinea, »
      bon vlà autre chose j’aime bien alinéa et venir causer avec elle, on a certaines convergences point barre . je ne roule pour personne et je ne fait partie de rien, je n’ai qu’un pseudo et je ne marche pas au pas de l’oie.
      vous hallucinez !
      " puis vu comment vous vantez leur perlimpinpin « 
      je vous signale que que c’est vous qui en avez parlé .....trouvez moi un post depuis 2011 que je suis là ou je les mentionne ....
      l’ anthroposophie je ne connais pas et ne j’ai jamais tant lu a leur sujet que dans votre lien

        » Votre but c’est que Agoravox devienne un forum astro ésoterique « 
      non mon but c’est de proposer un autre point de vue et avant tout d’engendrer un questionnement. si des gens veulent débattre avec moi je le fait, s’il veulent se contenter de moinsser et de passer leur chemin, je ne trolle pas les articles.

      maintenant si je vous emmerde tant mieux !
      votre connerie de rationalisme a 2 balles et votre merde de mivilude que le monde entier nous envie mais dont personne ne veut ça fait 20 ans que je les subit ......
      mais bien sur puisque j’ai l’outrecuidance d’avoir un autre point de vue que le votre je suis forcément sectaire, nazi ou tout ce que vous voulez .....

       » C’est juste que vous tuez Agoravox, tous les gens valables l’ont déserté."

      vous faites partie de la police la pensée ?
      il y des formations pour décider qui est une personne valable ?
      basées sur des critères scientifiques je suppose ?!  smiley
      a ce sujet je vous rappelle que je nazisme que vous prétendez dénoncer était fondé sur les bases scientifiques en vigueur a l’époque .....et qu’il n’ y avait rien de plus rationnel que la solution finale
      monstrueux, inhumain mais........ rationnel
      ( bon ça fait un point godwin partout j’arrête )

      je vous renouvelle mon conseil faites vous soigner


  • eric 22 juin 2013 09:19

    Ah, dire aimer un pays et en ignorer a ce point l ’histoire.....
    Ah ces alterecolobiotrotskistoboudhistes qui s’abattent sur nos terroirs en y projetant leurs fantasmes...
    Les Cévennes furent d’abord une terre de la modernité, de la bible et des entrepreneurs schumpeteriens...
    Presque une justification des théories pourtant assez largement erronées de Weber sur l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme. C’est parce que les paysans ont adhéré a la reforme qu’ils ont sut lire 200 ans avant les autres français. C’est parce qu’ils savaient lire aussi, et parce que leur religion appelle a la responsabilité, qu’ils ont crée tous ce tissu industriel « capitaliste » qui irriguait ces terres pauvres. Soieries et ganteries, tirant parti de ces terres a moutons et a muriers, mais aussi de denses réseaux associatifs, sociaux, humanitaires.
    Vos arrières grand parents plébiscitaient Napoléon trois quand les notre refusaient ce coup de force anti démocratique. Vos grand parents adhéraient a l’une ou l’autre des grandes idéologies de leurs époques quand les nôtres résistaient. Vos parents saccageaient les régions dont vous provenez quand les nôtres préservaient leur environnement. Rejetés des grandes villes ou vos grand frères socialistes trustent les prébendes publiques, vous vous réfugiez dans nos campagnes avec l’ambition de nous expliquer comment vivre a grand coup des miettes que l’État veut bien vous accorder, la tête farcie d’un syncrétisme de ce que vous ont légués vos ancêtres ( autoritarisme, ideologisme, anticapitalisme, dans un brouet repeint en vert mais pas plus digeste pour autant). Le tout avec avec la délicatesse culturelle du Colon débarquant chez les bons sauvages. Feriez mieux de vous mettre a l’école des locaux...Tient, achetez une Bible par exemple....
    « Esprit qui les fit vivre, anime leurs enfants, pour qu’ils sachent les suivre.... »
    Après, on verra si vous savez tenir un fusil quand cela en vaut la peine ou mieux encore « périr sans résister ». mais si cela se trouve, vous ne voyez même pas de quoi je veux parler...

    Et cela me rappelle la très belle prière du Pasteur André Dumas...« Quand je dis Cévennes... »
    http://www.christianwijnants.net/Quand%20je%20dis%20Cevennes.htm
    Il semble parler comme vous, et c’est complétement différent....


    • alinea Alinea 22 juin 2013 09:29

      Vous pouvez écrire ce que vous voulez eric, mais ne dîtes pas « vous » ; je comprends votre jalousie, mais de bon matin elle m’est indigeste ; je ne parle pas d’histoire dans ce texte, vous ne savez pas d’où je viens, et là d’où je vien les gens ont une vraie réputation de résistants cabochards ; je ne fais aucune projection ; j’y ai vécu longtemps ; je n’avais rien à apprendre aux gens : j’étais musicienne, et ceux que je connaissais apprenaient des gens ! Ah le joli monde de racistes que vous proposez là, le racisme vous savez ? Ce qui est issu d’une veine où la haine des autres tient lieu de personnalité !


    • eric 22 juin 2013 10:18

      Vous confirmez mon intuition a votre lecture. Devriez au moins prendre la peine de lire la prière d’André...Cependant je rend hommage a votre modération, vous écrivez « raciste », vous pensiez « fachiste », « capitaliste », que sais je...bref, qui ne pense pas comme vous. Parce que veut dire ’capitalisme« sinon une forme de »vous«  ?. Pendant qu’on en est aux conseils de lecture, lisez les rapports de mission du pasteur Dentan, du Vigan ( la grande maison au débouché du pont), chez les Sioux., disponible au CEVAA. Mission j’imagine en partie financées par l’argent des usines dont on voit les restes a cote de la maison. Grande leçon de respect, d’humanisme, d’ouverture...
      On l’appelle dans cette terre de frontière parce qu’un très vieil indien catho , se nommant de la chapelle (! reste de l’influence française) et vaguement francophone est en train de mourir et qu’il est le seul clerc dans la région. Le type lui dit, »toute ma vie j’ai fait semblant de croire a vos âneries pour qu’on me foute la paix, mais maintenant, je veux mourir dans la religion de mes pères.« 
      Et le pasteur, qui dans son rapport s’indigne qu’on ait pu traiter ces gens de cette façon reste avec lui juste pour qu’il ne meurt pas seul. »L’humain d’abord".
      Pendant ce temps la, son lointain cousin créait a la force du poignet le plus grand centre d’accueil d’Europe des irrécupérables (fondation John Bost a la Force).
      Je vous offre de partager le secret de ces gens et vous ne trouvez qu’a me traiter de raciste...j’ai l’impression que les Cevennes ne vous ont pas appris grand chose a part l’amour des paysages...


    • alinea Alinea 22 juin 2013 11:25

      Pardon eric, mais vous voyez vous-même que vos deux posts ne se ressemblent pas ; raciste, pourquoi ? être raciste c’est faire des généralités ; il y a eu des baba cool qui arrivaient, l’arrogance plein la tête, plutôt de la catégorie « jeunesse » que colon d’ailleurs car ces-gens là n’avaient pas un rond !, et vous dîtes tous pareils ! Eh bien non ; donc raciste, n’a rien à voir avec capitaliste ou je ne sais quoi ! J’ai beaucoup de choses à dire sur ça : un pays déserté, des intrus y viennent ; ils ne sont pas tous « corrects » ( quoique, aucun colonialisme ; les cévenols sont des durs à cuire qu’un blanc bec de la ville ne mouche pas, c’est plutôt le blanc-bec qui est mouché !) ; très peu sont restés d’ailleurs ; la nouvelle mouture est plus colonialiste, mais ils ont du fric, ça fait passer la pilule ; et les vieux cévenols sont morts !
      Je dis que je comprends votre jalousie ; votre élan de colère à me lire ; si vous êtes si religieux, cela vous passera ; on réussit toujours à dépasser la première pique ; au moins eric, nous partageons cela : l’amour des Cévennes ; il n’est pas le même, il n’a pas la même histoire.. il ne rivalise pas ! et j’aime apprendre d’une culture...


    • gaijin gaijin 22 juin 2013 12:30

      « Ah ces alterecolobiotrotskistoboudhistes qui s’abattent sur nos terroirs en y projetant leurs fantasmes.. »
      fantasme toi même !
      mes grand parents au début du siècle s’accrochaient pour survivre sur des terres inhospitalières. sachant a peine lire et écrire « placés » pour travailler dans des fermes dès l’age de 11 ans
      ensuite « ouvriers paysans » faisant double journée pour arriver a joindre les deux bouts .....
      très loin de toutes vos élucubrations politiques ......
       


    • alinea Alinea 22 juin 2013 12:55

      gaijin : les ( enfin, des) cévenoles allaient louer leurs bras en plaine et remontaient avec comme paye, des paniers de terre ! Monter des murs de bancels pour créer quelques plats ! Vu d’ici aujourd’hui, c’est fou ! Dans la lenteur et l’opiniâtreté, l’homme a été capable de déplacer des montagnes ; avec des bulldozers et des tronçonneuses, on ne peut que détruire !


    • Corinne Colas Corinne Colas 22 juin 2013 15:44

      Pourquoi tant de haine aveugle Eric ? Et le capitalisme, ce n’est pas l’ultra-libéralisme... Les excès de tous bords mènent toujours à la ruine !

       Je ne pense pas comme vous. Est-ce que ça va mieux si je vous dis que je suis issue pour partie d’une des plus vieilles familles du Bas Languedoc, que « ma branche » Puech ce sont les filatures de père en fils par ex et qu’au fil (c’est le cas de dire) des aléas du capitalisme (sic), ils ont remonté de département en département pour finir par la filature de Saint Astier en Dordogne mais même là, il a fallu abdiquer un jour face à la concurrence, dois-je aussi rappeler que nombre de mes ancêtres ont été baptisés et mariés au désert, que pour une autre branche, ce fut le départ en bateau à La Rochelle pour le nouveau-monde puis le retour en France (où ils furent parqués) puis le départ à nouveau mais définitif...qu’au niveau militaire à cause de la religion, idées politiques, origines, étaient regroupés en Ariège les protestants, tous les Cévenols... sous le commandement notamment de mon autre ancêtre Seguier, une « belle référence ». Seule tache : je compte aussi dans mes aïeux en ligne direct un "grand-maître : le fondateur de la loge maçonnique bordelaise. Tout de même : Cocorico ! Cocorico ! Cocorico ! Y’a bon capitalisme, y’a bon protestantisme ! Est-ce que j’ai le droit alors de revendiquer la possibilité de vivre en terre cévenole même si tous mes ancêtres n’en sont pas issus, Mr Eric ?

       Ah les étiquettes !

       J’arrête là car je ne vais pas remonter aux cathares ou à Saint-Louis côté français (mais c’est possible). Heureusement que côté maternel, tout ceci est contrebalancé par les anarchistes espagnols, des paysans affamés pour beaucoup... Un grand écart qui facilite la souplesse intellectuelle ! 

       

      Cela permet à ceux qui connaissent leur histoire familiale de relativiser l’Histoire avec un grand H... de prendre du recul et d’être insensibles aux idéologues. 

      Quant à la religion idem !!!!! 

       

      Fille du vent, je repartirai bientôt des Cévennes, ne vous inquiétez pas, je vous laisse à cultiver vos oignons Mr Eric en espérant que vous puissiez encore en manger si d’aventure les camisards actuels que vous détestez, échouent à empêcher l’exploitation des huiles et gaz de schiste... M’est avis que vous vous trompez de bord quand vous parlez de fusils et de résistance...

       

      C’est une chance de connaître ses racines, on est plus solide quand l’on sait d’où l’on vient, mais les cons (selon Brassens donc licence poétique) trop fiers d’être nés « quelque part » et de leurs ancêtres, ne devraient pas oublier qu’ils n’y sont pour rien et qu’au départ, nous arrivons tous d’Afrique. 

       

      Allez vous laver la bouche Mr Eric et apprenez l’humilité ! Ce qui compte, c’est ce que l’on fait aujourd’hui et moi-même, je n’ai pas besoin de me référer à mes parents, à une bible ou un pamphlet politique pour justifier l’envie qui me prend de vous envoyer valser  ! 

       

      Alinéa a fait un bien joli article et vous débarquez pour lui faire un procès d’intention ! Essayez de vous ouvrir aux autres au lieu de les cataloguer...

       

      je ne sais pas si c’est le tempérament gascon, andalou, cévenol ou martien qui s’embrase quand je lis : « les nôtres« ci, »les vôtres" ça.. mais si j’étais devant vous, je crois que vous regretteriez que je ne sois pas bouddhiste justement ! 


    • alinea Alinea 22 juin 2013 15:58

      Ah bon, vous n’êtes pas bouddhiste ? Malgré vos lectures ? smiley
      Corinne : je suis une usurpatrice : j’aime les Cévennes et je le dis, alors que rien ne m’y autorise. eric a eu un coup de sang, pauvre ignare que je suis et qui ose !
      Je ne marche pas dans sa combine, mais je le comprends ; son pays a été déserté par les siens, et/ou lui-même ; aujourd’hui, des racines c’est précieux ! Et voilà qu’une bande d’arsouilles débarquent et se permettent d’aimer, d’aimer ce que les siens ont haï au point de fuir ! C’est perturbant ; alors, comme dans la bande il y en avait bien qui ne se prenaient pas pour de la merde, haro sur eux, sur tous et sur moi ! Il parle de mes aïeux, que je ne connais même pas, c’est bien qu’il a perdu le nord. Et puis, eric et moi avons eu des mots au sujet des Roms !
      eric sait ; moi non. Ce qui est triste, et douloureux pour lui, c’est que j’aie quand même le droit d’écrire. Mais une fois calmé, si c’est un vrai cévenol, il s’adoucira, parce que les vrais cévenols étaient touchés qu’on aime leur pays !


    • alinea Alinea 22 juin 2013 16:13

      Corinne : merci aussi d’avoir fait le correctif entre « capitalisme » et « ultra libéralisme » ; je suis toujours trop hâtive.
      L’origine paternelle de mon fils est issue de ces vallées : les ancêtres ont fini soyeux à Lyon ! Bons protestants capitalistes, va sans dire !!


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