mercredi 6 août 2014 - par alinea

Violence

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La violence est une pulsion de vie ; une pulsion légitime de survie. Certes nombre d'animaux proies ne l'ont pas, face au prédateurs qui les prennent au cou, car avant la violence, il y a la fuite. Mais les vaches ont des cornes, les chevaux des coups de sabots, et seul face à une biche, l'homme sera KO.

L'homme est la proie des proies, le plus faible animal, qui a conçu pour sa défense des outils , des armes. Mais il a ancré au fond de son cerveau primitif cette vérité ; son savoir ni son intelligence ne l'en protège, ainsi, il tuera la couleuvre aperçue bien que celle-ci, et il le sait, ne représente aucun danger : l'homme est la proie de sa propre peur. Et là réside tout son danger.

En développant son intelligence, pour la survie de son espèce, l'homme a traîné tout un tas de scories inutiles et nuisibles ; l'intelligence n'est pas pure, elle s'agrémente d'illusions, de fantasmes, de croyances, de certitudes non partagées, et surtout, elle n'aide pas à dépasser la peur initiale.

Il serait aussi prétentieux qu'inutile d'essayer de faire le tour de tout ce qu'engendre cette réalité première ; pour un peu on dirait la totalité de l'histoire humaine ; mais j'ai envie de m'attacher, au gré du vent qui passe, à quelques-unes de ses manifestations !

Il y a le duel, froid, organisé, maîtrisé dans les brumes poétiques d'un matin d'hiver en clairière. Un homme perdra la vie, deux peut-être, mais qu'est la vie face à l'honneur ? Et qu'est l'honneur ? Toute abstraite, toute empreinte de beauté aristocratique, la mort comme summum du courage. On nous le vend comme une obligation, si on est un gentilhomme. Le feu de l'arme a supplanté l'acier de la lame, la rapidité ou la ruse, le combat. Et tout est dit ; l'arme à feu banalise la mort, la rend instantanée si le coup est réussi, pas d'échauffement, le corps est raide, c'est au fond une loterie. Je donnerais cher pour ressentir ce que ces hommes ont ressenti, juste avant de mourir, pour un mot, une calomnie ; pour saisir la puissance d'un mental qui bannit la raison de ses étroits horizons. Ceux qui restent et les pleurent étaient bien peu de chose et la beauté du monde un bien piètre décor qui s'efface et s'oublie pour une pique à l'orgueil.

Mais cela n'est rien, cette violence entêtée parce que inimaginée se pratique entre adultes consentants.

Le consentement ! Une puissance, un pouvoir que ne terrasse pas la volonté, que ne gère pas l'intelligence mais qui plombe la liberté.

La violence inouïe des guerres, au service de quelques intérêts des puissants ; oui, on le sait, mais que fait-on de ce savoir ? Le savoir n'a aucun pouvoir, qui n'empêche pas le paysan de partir au combat, qui ne protège pas la victime de hasard, qui ne console pas les survivants. Au nom de quoi tue-t-on et se fait-on tuer ? Une croyance partagée, une idéologie imposée, un ordre donné. Au nom d'un nationalisme, d'une communauté, on part en guerre aussi pour venger une ancienne blessure ; l'Allemagne humiliée ressoude sa puissance dans le nazisme, puis, longtemps après, mêlant la défaite des deux guerres, prend l'initiative et une part active dans l'éclatement de la Yougoslavie, pays constitué juste après la première, et partagé dans la deuxième. « Nous avons gagné ! » dirent-ils, une fois le chaos mis dans les Balkans. Les Chiites minoritaires, toujours discriminés sinon persécutés, qui partent en Irak à la conquête d'un pouvoir, disons sur le modèle iranien.

Plongeons-nous un instant, comme on fait une minute de silence, dans l'absurdité de tout ça.

Le savoir n'a aucun impact sur la décision ; nous savons tous qu'il nous faudrait cesser de consommer comme des abrutis, de souiller les eaux, de polluer l'air, de désoler la terre, mais nous ne faisons rien. Nous savons tous que la vie est notre seule richesse, et sa santé ; nous faisons tout pour la bousiller, la spolier ou l'ôter.

 

Nous semblons tous plus prompts à nous unir dans la violence ou la haine que dans l'élan de l'amour ; cela prouve le mal profond en nous. Ce n'est pas l'homme qui est ainsi, c'est l'homme « civilisé », car il semble bien que cette civilisation ne tienne que sur des atouts usurpés à la vie. Bien évidemment, la religion est facteur de civilisation, d'union d'un peuple, donc de séparation d'avec les autres. Pour faire tenir ensemble cette multitude d'humains, unis sous les mêmes valeurs, il faut bien rogner sur quelque chose ; on discrimine plus ou moins violemment les minorités, et dans l'individu lui-même, on rogne sa singularité ; que ce soit les obligations de faire, contre son propre rythme ou ses propres tendances, ou bien les interdits qui bloquent les énergies ou la créativité, ce vivre ensemble, pour bien le faire, demande de grands sacrifices. Or un sacrifice ne se supporte que pour un plus grand bien ! Et de plus grand bien il n'y a pas. Ou il n'y a plus.

On dit que la violence sociale vient d'une exclusion, d'une impossibilité pour certains d'acquérir les objets que les publicitaires donnent à convoiter ; puis, le temps passant, on dit qu'il y a de la violence sociale parce qu'il n'y a pas de boulot pour tout le monde, que certains se retrouvent exclus du grand cirque ; puis le temps passant encore, on dit qu'il y a de la violence sociale parce qu'il y a choc de civilisations.

C'est vrai que les plus pauvres, les plus exclus cumulent toutes les tares, en plus ils sont noirs ou bruns, et logés dans des cités dont certaines municipalités interrompent de temps à autres les services de transport pour aller à la ville. Il paraît que c'est pour protéger les Français, mais les autres le sont aussi, français ! Cette violence faite aux pauvres ne me semble pas constitutionnelle, en revanche, rêvée dit-on, par de plus en plus de gens !

Ailleurs, les plus pauvres, les exclus, ceux qui sont blancs de peau, d'abord il y en a moins, ils ne sont pas agglomérés, et en plus ils sont confits dans l'alcool, sans logis, sans abri même, depuis longtemps, pas tout jeunes, un âge en tout cas où la fatigue a eu raison de l'énergie nécessaire à la violence.

Est-ce enfoncer une porte ouverte de dire que la violence engendre la violence ? Si oui, pourquoi le fait-on ? La violence actuelle est d'un genre spécial, elle est insidieuse au point que certains peuvent la nier, en chacun de ses détails, mais c'est vrai surtout pour ceux qu'elle n'est pas sensée atteindre : les nantis ; et quand je dis nantis, je parle de la population, des classes moyennes supérieures ou moyennes, selon leur tempérament ; tout le monde n'a pas la même sensibilité à l'enfermement. Donc cette violence sournoise, qui laisse pantois, provoque des réactions de compensations, d'évacuation d'une pression. Ce n'est pas celle dont on parle, bien sûr, car elle n'est ni organisée ni très visible non plus, mais elle fait ambiance, sur la route, dans les commerces, en ville ; réactions virulentes pour un rien, affirmation de soi brutale, sans motif apparent, repli sur soi affiché comme sans remède. Elle est pourtant quotidiennement l'avatar des toutes les autres. Et à ma connaissance jamais expérimentée par l'être humain, qui vivait jusque là une violence beaucoup plus singulière, personnalisée et, du coup, susceptible d'être contrée ou de trouver réponse. Les abus des pouvoirs n'ont pas toujours été aussi mortifères ; certes la religion et son église ont fait du mal aux âmes, mais leur pouvoir n'avait pas nos moyens pour les atteindre toutes.

Ceci dit, de tous temps les sociétés ont porté des violences par le simple fait de brimer les libertés des peuples ( les hauts placés dans certaines sociétés pudibondes sont eux-mêmes étouffés par leur éducation confite dans les interdits, sexuels ou apparentés, ce qui rend « ces gens-là » enclins à des comportements pervers dont je ne vous fait pas le dessin) ; on avait alors pensé que désigner un bouc émissaire était un bon moyen de défouler les foules de temps en temps, comme on perce un abcès ; il y eut le vrai carnaval aussi, journée du tout permis, pas forcément violent d'ailleurs, mais où chacun était autorisé à laisser libre cours à ses excentricités ; le bal masqué était aussi un bon moyen de se laisser aller à quelque incongruité. Et puis les guerres, naturellement, si j'ose dire.

Qui pourrions-nous désigner comme bouc émissaire pour soulager cette tension qui ne va pas tarder à devenir intolérable, en sachant qu'un bouc émissaire a une bonne gueule de coupable, même s'il est innocent, même s'il n'est qu'un rouage dans une machine qui le dépasse ? Il nous en faudrait plusieurs, pour que chacun y trouve son compte ; je proposerais bien BHL et Hollande, si rigoureusement ma mère ne m'avait défendu de les nommer ici ! Mais on pourrait en trouver d'autres !!

Des guerres, je n'en ai jamais vécues, mais j'ai lu les « confessions » de certains anciens d'Algérie, et entendu des femmes bosniaques, à Sarajevo, pendant la guerre en Yougoslavie. Ce que j'en ai retenu de primordial, est la mise en place, involontaire, même inconsciente, d'une soupape, ou la sécrétion d'une substance plus probablement, qui anesthésie, rend ordinaire le vécu insoutenable. On le découvre un beau matin, on s'en rend compte, si toutefois on a quelques capacités à ce recul. Néanmoins je n'ai jamais entendu parler, dans les médias, dans les livres, de ces souffrances jamais guéries de tous ces hommes qui peut-être n'ayant pas vécu le pire n'ont pas eu droit à leur analgésique naturel et sont revenus traumatisés, sans que rien, jamais, ne soit fait pour leur faire recouvrer la santé. Certaines vies brisées, oui, en tout cas de nombreuses très amochées. Toutes atteintes.

 

Une blessure à l'orgueil, quoi plus douloureux ?

Mais qu'est-ce que l'orgueil ? Juste une idée exagérée de sa valeur ! Alors , quand une grande part de l'humanité, au lieu de quêter la sagesse, au lieu de choyer la sagesse populaire qui est le bon sens et la décence, s'aveugle à ses démons, tous les autres trinquent ! Seulement, le problème est que les hommes ont inventé des dieux qui eux-mêmes mènent des guerres, saintes, certes, et que toutes les religions sont là au fond pour dire : la Vie, quelle importance ? Il y a un fond de vérité dans tout cela car il est bien évident qu'aucune espèce sur cette planète ne se soucie d'un individu ; la survie, c'est l'espèce, l'individu est tellement éphémère et insignifiant ; les civilisations alors ne portaient pas aux nues la personne, cette espèce d'approximation pleine de mauvais sens, mais le religieux, comme élan spirituel. Si nous n'étions aujourd'hui à ce point imbibés d'individualisme, nous serions beaucoup moins enclins à nous investir dans la compassion, la sympathie, le soutien. C'est donc une vraie question de savoir si ce culte de l'un est un progrès, et que nous n'en serions que sur la première marche, ou bien au contraire s'il serait bon d'éradiquer cette chimère de la tête des hommes. On se mord la queue : nous ne sommes rien, ni les uns ni les autres, alors pourquoi se battre pour des leurres ? Nous sommes tout l'un et l'autre, alors pourquoi s'entre-déchirer au nom d'une hiérarchie inepte ?

Mais se mêle à tout ça et de façon immémoriale, l'atavisme animal qui protège son espèce, et son espace, et chasse l'intrus ; sauf s'il est seul, humble ou chargé de cadeaux. Dix abeilles qui viendraient, chargées de miel, dans une ruche voisine, soit qu'elle se trompent soit que la leur soit orpheline, passeraient inaperçues ; à cent, c'est la guerre. Mais si la ruche investie est faible, et pressentie telle par les conquérantes, la conquête réussit sans trop de dégâts. J'ai l'intime conviction que l'homme est assujetti aux mêmes lois que les autres, mais mêle à ses instincts les productions nauséabondes de son mental. « Avez-vous besoin de religion, de Dieu, d'enfer, de paradis ? Tout ceci est la création d'un mental insatisfait et divisé. » nous dit Swâmi Prajnânpad.

La violence est le fait du « je », du « nous », jamais satisfait...

Nos congénères humains se battent dans tous les coins, comme autour d'un os !!!

 

La douleur de la violence intérieure

Et puis il y a elle, la violence des humbles, celle qui vient de profond, que l'on tait parce que l'on est faible, mais qui fait irruption pour un rien remarquable, une douleur ravivée ; un « je » aussi, humilié. Pourquoi la mère, à bout, en manque de tout, soudain, ne le supporte plus, lui, l'enfant qui la confond dans sa faiblesse, par un seul regard, par une seule quête, et tout est dit ; la mère, acculée, veut l'empêcher de voir et peut-être et surtout de lui faire voir cette faille, cette incapacité en elle, cette fatigue ; et pourtant c'est si rapide, si nerveux parfois, la mère qui tabasse son gamin, juste parce qu'il a besoin de ce qu'elle ne peut pas donner, un peu d'amour, d'attention et de soin, mais toujours et tous les jours alors qu'elle n'en peut plus, elle qui ne reçoit rien, elle qui doit aussi prendre sous son aile l'autre , le grand, le mari, et que par dessus tout, il la toise , la ramène et ne manque jamais l'occasion de la rabaisser, l'humilier, et il faudrait qu'elle donne encore et encore, elle qui n'a rien reçu, des taloches, des mamours, des taloches et jamais l'assurance de sa légitimité.

Et lui, ce petit bout, rempli de larmes et d'amour désespéré, qui encaisse pour faire grand, qui épanche comme il peut dans ses dessins d'enfants, ses chansons, ses sautillages, et qui cherche encore à consoler, à plaire, à se faire tout petit, jusqu'à l'explosion, quand ce n'est plus tenable, et que le père rapplique. Et le père qui tabasse sa fille.

La violence, cette faiblesse, ce désarroi, qui se donne comme un virus, inguérissable transmissible … l'homme qui bat la femme qu'il aime ou qui l'aime, il ne sait plus, parce qu'il est sûr de ne pas la mériter, que le lien est éphémère jusqu'à l'insupportable, tellement qu'il faut arrêter la douleur de la peur de perdre...ou bien cette femme qui accepte tout, en silence qui panse, qui choie, qui acquiesce de cette soumission insupportable « tu vas t'arrêter dit !! », arrête d'accepter tout de moi, vil, veule et pas aimable ; battre jusqu'à faire disparaître... couper court.

Violence, toujours défenderesse ; défendre c'est interdire pour protéger. L' Homme, ici comme ailleurs dévoie sa force, aujourd'hui plus que jamais il affiche les abus de son pouvoir avec morgue, la violence en est banale, mais elle le fut de tous temps ; le fait est que l'homme n'a que peu de capacité à se mettre dans la peau de l'autre.

Il semble que l'on ne s'attache qu'à la violence physique, parce qu'elle se voit, et qu'à l'ère de l'image, la vue occulte les autres sens. Mais une violence plus sournoise, parce qu'invisible, en tout cas pour ceux qui ne savent pas voir, même proche d'eux, est la violence morale : la destruction de la psyché, voire de l'âme, pourtant elle est celle qui empoisonne la vie ordinaire ; c'est beaucoup plus difficile à accepter, il vaut mieux se contenter de montrer la violence dans des circonstances extraordinaires ; que ce soit la guerre au loin, ou la violence de quelles factions que ce soit, ici, plus proche. En attendant, la violence psychique, est l'arme fatale des pouvoirs à l'encontre de leur peuple ; ni vu ni connu, si j'osais ! Délabrer un être, de toutes les manières possibles, sans qu'il y ait effusion de sang, sauf si on arrive au suicide, est exactement l'arme employée aujourd'hui ; chacun, vivant ces attaques dans son intimité, n'a plus de secours que lui-même, isolé, culpabilisé, dénié amoindri, il s'en remet s'il le peut encore aux bienfaits de Big Pharma via la docte gente médicale, à mon avis tout à fait ignorante de l'ampleur de cette guerre menée. Ou bien à l'alcool , la drogue, anesthésie temporaire. Et l'on parle de malaise...

Mais ceci est un sujet en soi, et pour toutes ces raisons, difficile à cerner.



138 réactions


  • adeline 6 août 2014 15:00

    désolée Alinéa pas du tout d’accord, la violence ou réaction violente à une attaque est tout à fait animale , l’homme dispose d’un cortex qui doit lui permettre de répondre à la violence ou à l’attaque par de l’ironie par exemple, c’est la principale différence homme vs animal


    • alinea alinea 6 août 2014 15:24

      adeline, nous ne devons pas voir les mêmes hommes !!
      L’ironie ? Dans le stress au boulot ? Dans le harcèlement moral ? Sous les coups de son compagnon ou de son père ? À la guerre ?
      Sous la violence d’hommes qui eux, n’ont aucune ironie dans les coups qu’il portent ??
      J’avoue ne pas bien comprendre !
      Quant à la violence saine, car il y en a, de moins en moins certes, elle est tout à fait animale, si si ; et ce n’est pas péjoratif dans ma bouche ni sous ma plume, au contraire !!


    • Xenozoid 6 août 2014 15:26

      @ adeline dit,c’est la principale différence homme vs animal,

      je suis curieux,étale la différence,entre la différence entre une abeille et un grillon ?


    • Xenozoid 6 août 2014 15:28

      @Alinea....
      ce n’est pas péjoratif...

      \vous avez raison de le préciser


    • César Castique César Castique 6 août 2014 15:31

      «  l’homme dispose d’un cortex qui doit lui permettre de répondre à la violence ou à l’attaque par de l’ironie par exemple... »


      Ben ouais, par exemple, si les filles et les femmes victimes d’une tentative de viol se mettaient balancer des vannes à propos de la taille des attributs de leur agresseur, il se retrouverait dans l’incapacité de conclure. C’est l’évidence même. 

      Vous seriez disponible pour une tournée dans les écoles, à la rentrée ?


    • Xenozoid 6 août 2014 15:33

      @Fascist
      c’est quoi une tournée ?


    • César Castique César Castique 6 août 2014 15:53
      Tiens, revoilà le troll néendertalophone smiley 

    • foufouille foufouille 6 août 2014 16:02

      @xeno

      = tournante. toi verstanden ?


    • adeline 6 août 2014 17:29

      Alinea, oui bien évidement la violence existe et est omniprésente mais elle est sociétale, l’Humain ne devrait pas (normalement ) être violent il suffit d’écouter son empathie.


    • Xenozoid 6 août 2014 17:37

      @Fascist
      c’est quoi une tournée ?
      une votation tous les jeudis ?une tournante,rigolo


    • alinea alinea 6 août 2014 18:16

      C’est à peu près ce que je dis oui ! smiley


    • Henri Diacono 6 août 2014 19:50

      Bien le bonsoir Alinéa. N’y a-t-il pas violence dans la passivité des autres face à bien des cas ? Par exemple les témoins qui ne bougent pas face à un acte violent au détriment d’un individu ou d’une femme la plupart du temps ? N’y-a-t-il pas violence lorsqu’une SDF meurt de froid dans la rue ? Les exemples foisonnent... Y compris la passivité face à violence qui consiste à massacrer animaux... et même les hommes.
       « Cela ne me regarde pas, ils n’ont qu’à se débrouiller... ! »
      Violence dans la lâcheté.


    • Fergus Fergus 6 août 2014 23:02

      Bonsoir à tous.

      Je suis plutôt d’accord avec Adeline : ce qui fait la différence entre l’homme et l’animal, c’est la capacité qu’il a, en théorie, de pouvoir répondre à la violence par des attitudes non violentes qui peuvent se révéler très efficaces dès lors qu’elles déstabilisent les agresseurs. Personnellement, cette fameuse ironie évoquée par Adeline est l’une de mes armes favorites lorsque je dois faire face à des individus violents. Et ça marche très souvent !

      Il m’est même arrivé d’utiliser les mêmes techniques sur AgoraVox face à des intervenants particulièrement virulents.


    • alinea alinea 6 août 2014 23:18

      Ah Fergus !! On discerne très vite ceux qui n’ont pas subi de violence ; je veux dire, de vraies violences !!
      Mais les animaux aussi déjouent la violence ; tu n’as qu’à regarder un chat qui se hérisse devant un chien ; il pète de trouille mais il joue son va-tout ! et ça marche à tous les coups !
      Certes l’ironie est typiquement humaine, mais elle ne déjoue la violence que verbale !!


    • César Castique César Castique 7 août 2014 08:54

      « ...ce qui fait la différence entre l’homme et l’animal, c’est la capacité qu’il a, en théorie... »


      Vous devriez, Fergus, vous intéresser davantage à la pratique ! Quelques pistes : Dolomieu, Roubaix, Villers-le-Lac, Grande-Synthe...

    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 09:26

      Sacré Fergus ! Je t’imagine bien avec la tête comme une pastèque éclatée, répandant l’ironie sur tes agresseurs dans un gargouillement de sang et de dents, effet comique garanti.


    • Fergus Fergus 7 août 2014 12:09

      Bonjour, Alinea et Pepe.

      Vous êtes amusants avec vos certitudes sur les autres.

      La violence verbale (ce n’est pas un euphémisme), je l’ai connue en diverses occasions sans que cela dépasse ce stade, en grande partie parce que je suis toujours resté d’un calme olympien.

      Un jour pourtant, c’est allé un peu plus loin lorsque mon épouse et moi avons été menacés d’abord verbalement, puis avec un couteau par un militaire aviné du côté de Clermont-Ferrand. Là aussi, nous avons réussi à évacuer en restant zen et en désamorçant l’agressivité en abordant le sujet de sa vie militaire.

      Enfin, un jour à Paris, trois individus me sont tombés dessus au métro Daumesnil, m’ont jeté à terre et roué de coups, heureusement sans gravité ; je m’en suis tiré avec des hématomes et une lèvre éclatée. Là, impossible de désamorcer, les agresseurs étant eux-mêmes victimes - d’après ce qui m’a été dit par une travailleuse sociale du quartier confrontée à ce problème - d’un crack frelaté qui circulait dans l’arrondissement. 


    • Fergus Fergus 7 août 2014 12:11

      @ Pepe.

      Entre « très souvent » et « toujours », il y a une énorme différence, non ? 


    • scalino scalino 7 août 2014 12:18

      On peut en effet persuader les gens de l’inutilité de leur violence mais si ils sont violents pour une raison précise vous aurez bien du mal a les raisonner ^^

      Vious etes sympa fergus on vous eclate la gueule sans raison et vous les prenez en pitié vous etes une victime parfaite ^^


    • alinea alinea 7 août 2014 12:20

      C’est là la force réelle de la non violence ; seulement cette force, beaucoup ne l’ont pas, pour des tas de raisons, et face à l’imprévu, ils s’effondrent.
      Ma réflexion visait la violence psychique, ou la violence domestique, qui détruit la psyché aussi bien qu’un coup de poing casse des dents !
      Une attitude juste éloigne les violents !! ceux-ci ne s’attaquent qu’à plus faibles qu’eux, et cela se « sent » !! sauf, comme tu le dis, quand on a à faire avec des fous, des drogués,etc.
      L’ironie n’est pas une attitude juste ; elle est une réponse, une réaction, c’est-à-dire déjà un « lien » avec l’agresseur ; mais cette réponse refroidit, tandis que la plainte exacerbe ! c’est évident !!


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 12:39

      2 exemples, ça n’en fait pas le quotidien. Quand tu vis dedans, c’est différent. Les banlieues en sont un exemple. Autre exemple en Colombie, la non-violence c’est l’assurance de se faire racketter quotidiennement (je ne parle pas des courts séjours touristiques à Cartagena, mais de vivre à Candelaria où s’il t’arrive quelque chose, l’ambassade se contentera de répondre qu’elle t’avait prévenu).


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 12:39

      (je répondais à Fergus)


    • alinea alinea 7 août 2014 12:47

      Je suppose qu’en Colombie, il n’y a pas de bisounours ! L’humain comme les autres bêtes adaptent leur comportement à leur milieu ! Mais en tous les cas il faut aiguiser son attention et sa vigilance ( qui sont le contraire de la tension - crispation- et de l’affût !) enfin le contraire, je me comprends !! j’espère que vous aussi !!


    • Fergus Fergus 7 août 2014 13:23

      @ Pepe.

      D’accord avec vous, si je vivais à Candelaria, il est évident que j’adopterais la même attitude que la plupart des gens sensés : l’évitement des lieux et des personnes à risque. Mais on parle là de pays où la violence a atteint un tel niveau que les « recettes » qui peuvent fonctionner de temps à autre chez nous n’ont évidemment pas cours là où les délinquants tirent avant de réfléchir. En l’occurrence, je parlais de la violence dans nos contrées, pas de l’ultra-violence de pays gangrénés par les trafics en tous genres et gérés par des politiciens et des policiers corrompus.


    • Fergus Fergus 7 août 2014 13:27

      @ Scalino.

      Le type qui ingère un produit frelaté qui abolit momentanément son jugement se retrouve de facto dans la situation d’un malade mental. Je ne pense pas que vous portiez le même regard sur un malade mental que sur un individu sain d’esprit.


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 13:29

      Bon d’accord, alors on enlève aussi Vaulx-en-Velin (j’ai donné pendant ma jeunesse d’immigrant), Sarcelles, etc. L’évitement des personnes et lieux à risque dans ce cas, c’est rester à la maison en état de siège ?


    • Fergus Fergus 7 août 2014 13:44

      @ Pepe.

      Vaulx-en-Velin, je n’y ai jamais mis les pieds. Sarcelles en revanche, j’y suis allé assez souvent ; j’y ai constaté un climat pouvant être tendu ici et là, mais sans violence particulière hors des cités.


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 13:49

      Et moi je suis allé à Verdun et n’ai pas pris d’obus sur la gueule. Les poilus exagéraient sûrement leur « inconfort ».


    • scalino scalino 7 août 2014 14:06

      @fergus

      Bien sur les pov chous normalement ne sonts que de simples consommateur de crack inoffensif et gentils

      Nan mais faut bien un jour avoir conscience que les gens sont aussi responsables de leurs actes mais non vaux mieux leur donné des excuses tout le temps smiley


    • alinea alinea 7 août 2014 14:15

      La responsabilité ne s’exerce qu’en connaissance de cause ; celui qui se met à la drogue, souvent, il n’a pas idée de ce qu’il entame. Après, quand il est sous l’emprise de celle-ci, oui, je pense qu’il vaut mieux l’aider que le tabasser !!


    • scalino scalino 7 août 2014 14:29

      Je n’ai pas parler de les faire tabasser ^^

      Quand on arrive au crack on sait ou ça nous meme alors ,oui ils ont fait ce choix en toute responsabilité alors bon moi je vais pas les plaindre surtout ,si il me tabasse mais fergus lui les laisse en tout impunité en les excusant (limite il va s’excuser c’est de sa faute après tous il avait cas pas etre là )et les plaints


    • alinea alinea 7 août 2014 14:35

      scalino : je n’ai pas compris qu’il laissait faire en toute impunité, j’ai compris qu’il a subi en toute impuissance de faire autrement ! Puisqu’il s’en est bien tiré, il jette l’éponge ; mais même, très amoché, qu’est-ce que vous faites ??
      Je pense que le problème de la drogue, c’est encore autre chose ; si on continue, sur ce fil, on va complétement se perdre !!! smiley


    • scalino scalino 7 août 2014 14:39

      oui je vais arreter sur ce fil ^^

      Mais ça me hérisse des fois quand on excuse toujours tout le monde smiley


    • Fergus Fergus 7 août 2014 14:42

      @ Alinea.

      Merci pour le soutien sur les « victimes » de la drogue. Je déteste les drogues et toutes les conséquences qu’elles entraînent. Pour autant, je pense en effet qu’il faut aider ceux qui s’y adonnent à se sortir de ce piège redoutable.

      Quant aux produits avariés qui peuvent circuler ici et là, je ne comprends même pas que l’on ne puisse faire la différence entre l’état qu’ils peuvent engendrer et l’état normal d’une personne « responsable » de ses actes. Ce n’est pas de l’angélisme, mais de la lucidité. (ce dernier paragraphe ne s’adresse évidemment pas à toi)


    • alinea alinea 7 août 2014 14:55

      scalino : ce n’est pas « excuser », c’est juste qu’il n’y a rien à faire ! qu’il vaut mieux « jeter l’éponge » ; c’est un combat, une « justice » qui ne peut se mener !! un aveu d’impuissance, si vous voulez ( en tout cas, c’est comme cela que je le ressens !)


  • foufouille foufouille 6 août 2014 15:16

    -nous savons tous qu’il nous faudrait cesser de consommer comme des abrutis, de souiller les eaux, de polluer l’air, de désoler la terre, mais nous ne faisons rien. -

    non, tout le monde ne sait pas

    « C’est vrai que les plus pauvres, les plus exclus cumulent toutes les tares, en plus ils sont noirs ou bruns, »

     ???

    tu sait pas que les pauvres sont blancs aussi ?

    « Ailleurs, les plus pauvres, les exclus, ceux qui sont blancs de peau, d’abord il y en a moins, ils ne sont pas agglomérés, et en plus ils sont confits dans l’alcool, sans logis, sans abri même, depuis longtemps, pas tout jeunes, un âge en tout cas où la fatigue a eu raison de l’énergie nécessaire à la violence. »

    ben voyons. faudrait sortir de ton village


    • alinea alinea 6 août 2014 15:20

      non foufouille !! aucune envie !
      Qu’est-ce qui te chagrine ? Que je ne rentre pas dans les détails ?
      Ceci est une proposition de réflexion !! pas un tableau clinique !


    • scalino scalino 6 août 2014 15:30

      il a raison vous saviez que les populations les plus pauvres sont blancs et vivent dans les zones rurales et non pas en banlieues


    • alinea alinea 6 août 2014 15:56

      À proportion du nombre d’habitants ? je ne parlais pas de la pauvreté mais de l’exclusion !


    • foufouille foufouille 6 août 2014 16:03

      sissi, en banlieues, il y en a aussi.


  • scalino scalino 6 août 2014 16:20

    Bon sinon sur le sujet (plutot que de digresser )la violence est un moyen de domination que ce soit dans la nature ou chez l’homme et comme la domination et la confrontation est tout ce qu’il y a de plus naturel (j’exclue la violence déviante de l’homme rare sont dans la nature les animaux qui jouissent de la violence )alors le problème c’est que pour avoir une société sans violence il faut changer la nature (en globalité) pour pouvoir changer de paradigme .


    • foufouille foufouille 6 août 2014 17:02

      rien ne prouve ta théorie. les dirigeants sont violents, c’est sûr. les moutons sont obéissants. dans la nature, un prédateur a un territoire


    • scalino scalino 6 août 2014 17:05

      Si vous croyez que seuls les prédateurs sont violents vous vous trompez ^^


  • alinea alinea 6 août 2014 17:01

    La nature des hommes ?
    Moi je pense qu’il faut changer les conditions dans lesquelles il vit ; on peut imaginer une société où la violence serait marginale ; avant de changer la nature, il faudrait déjà la retrouver, et l’accepter ; après seulement on peut évoluer !! J’ai lu des tas de trucs qui observent que la violence s’exacerbe dans des conditions indignes, ce n’est pas seulement le fruit de mon imagination !!


    • scalino scalino 6 août 2014 17:10

      « avant de changer la nature, il faudrait déjà la retrouver, et l’accepter » La nature est violente toutes les espèces se battent a leur niveau pour avoir accès aux ressources (et oui eux aussi bon c’est pour la nourriture et l’eau seulement mais quand meme )donc si vous vous voulez accepter la nature il faut accepter sa violence inhérente .


    • alinea alinea 6 août 2014 17:19

      C’est ce que je pense ; en revanche, seulement celle-là : je dis plus haut que l’homme croit « se » défendre, mais défend ses névroses, et toutes les créations de son mental ; si on arrivait à ne vivre que la violence que vivent les animaux dans la nature, et qu’on le fasse en connaissance de cause, comme eux, et avec nos défenses, il me semble que ça serait vraiment formidable ! Mais ça, bien sûr , c’est une véritable utopie, pour ne pas dire délire !!! Seulement, ce que je constate, c’est que plus l’homme veut s’éloigner de la nature, jusqu’à la coupure que l’on voit aujourd’hui, plus il s’enfonce dans la violence.


    • foufouille foufouille 6 août 2014 17:22

      « J’ai lu des tas de trucs qui observent que la violence s’exacerbe dans des conditions indignes, ce n’est pas seulement le fruit de mon imagination !! »

      c’est vrai, les pauvres sont plus violent. c’est ça ou la déprime


    • scalino scalino 6 août 2014 17:33

      L’homme est plus complexe que les autres animaux (pas mieux ou meilleures ) ce qui complexifie les raisons de sa violence il a facile de comprendre et de décrypter les comportements violents des animaux mais ceux des hommes sont plus complexes ,un homme qui devient violent n’as meme pas conscience de tout ce qui a mis en marche cette poussé de violence .
      Juste un exemple de la complexité accrus de l’homme nous avons une meilleure mémoire donc nous pouvons garder rancune plus longtemps (des fois meme on ne se rends pas compte que on a de la rancune ) donc des fois il faut remonter loin dans le passé pour expliquer une poussée de violence, et en plus vu que nous sommes des animaux sociaux nous pouvons transmettre cette rancune a nos enfants, voila pour mon petit exemple .


    • Xenozoid 6 août 2014 17:40

      c’est vrai, les pauvres sont plus violent. c’est ça ou la déprime
      et on se demande si il n’ont pas été mordu vivant par des lapins


    • alinea alinea 6 août 2014 17:47

      J’entends ce que vous dîtes et je ne veux pas polémiquer, mais l’animal a une mémoire infaillible, beaucoup plus fiable que la nôtre ; il est sujet aux traumatismes aussi, mais il est dépourvu d’esprit de vengeance ! En revanche, il s’écartera de son tortionnaire, s’il le revoit, le fuira s’il le peut ! Mais tout cela est à détailler, bien sûr.


    • foufouille foufouille 6 août 2014 22:28

      le lapin, on lui tord vite le cou


    • Xenozoid 6 août 2014 22:29

      exactement


  • scalino scalino 6 août 2014 18:50

    l’esprit de vengeance existe aussi chez les animaux je l’ai vu dans plusieurs documentaires animalier chez les animaux sociaux (j’ai pas de lien vidéo et j’ai la flemme de chercher ou d’expliquer a partir de mes souvenirs uniquement peut etre demain ^^)


    • Fergus Fergus 6 août 2014 23:07

      Bonsoir, Scalino.

      Je confirme : l’esprit de vengeance existe aussi chez l’animal, y compris domestique. Je l’ai constaté dès mon jeune âge en observant des animaux aussi basiques que des vaches ou des chiens. La différence est dans la durée : l’homme peut mijoter sa revanche durant des années là où l’animal oublie très vite l’agression qui a justifié son désir de vengeance.


    • Xenozoid 7 août 2014 00:24

      l’homme peut mijoter sa revanche durant des années là où l’animal oublie très vite l’agression qui a justifié son désir de vengeance.
       c’est ce que tu dis ?
      ok si tu es si sure prouve le


    • scalino scalino 7 août 2014 08:32

      ça peut aussi etre dans la durée chez l’animal (mais bon faut que ce soit des mammifères sociaux déjà) c’est la cas chez les chimpanzés ou chez les suricates si je me rappelle bien, bien que sa reste un temps court par rapport a l’homme .


  • prolog 7 août 2014 09:09

    « La violence inouïe des guerres, au service de quelques intérêts des puissants ; oui, on le sait, mais que fait-on de ce savoir ? »

    On devrait peut être redéfinir le mot savoir. Là, en gros, on est juste capables de parler de paix mais on fait quand même la guerre. Quel est le savoir là-dedans ?
    En servant les puissants, on pense se servir soi-même par la même occasion. Et souvent c’est un peu vrai aussi. Si on fait la guerre, c’est qu’on pense que ca sert à quelque chose. Répéter en boucle des slogans de paix n’amène qu’à la schizophrénie.

    A la base de votre article, vous parlez d’un comportement animal. Je pense qu’il y a une distinction à faire entre un combat pour de la nourriture entre deux animaux en quête de survie (qui est bien réelle) et une bataille rangée de plusieurs milliers d’humains pour une quête de sécurité (qui est presque entièrement imaginée).

    En commençant par un tel amalgame, vous allez vous retrouver à justifier la guerre et la rendre inévitable.


    • alinea alinea 7 août 2014 09:25

      Non, ce n’est pas la base de mon article ! je dis juste que la violence est naturelle, et que l’homme la dévoie.
      Le soldat de base qui part à la guerre ne le fait que parce qu’il est formaté et qu’il obéit ; il n’a aucun intérêt à cela, aucun ! savoir la cause ne sert à rien parce que pour ce cela serve il faudrait savoir désobéir !
      Tout roule, tout est bien huilé ; même tiens, je viens d’apprendre que la Russie, pour répliquer aux sanctions occidentales, n’achètera plus son porc à la Roumanie, à la Grèce ni un autre pays comme ça ! Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre à Obama .
      .. je ne vois pas comment, et comme d’habitude parlant de l’animal, (et il n’y a aucun amalgame),j’en arriverais à justifier la guerre ; votre raisonnement m’intéresse ! un contresens complet doit avoir une explication.
      Quant au quelque chose à quoi sert la guerre, j’en parle au début, sous la forme des sécrétions mentales ; ce matin je n’ai pas envie d’employer un autre mot... la capacité guerrière ne sert qu’à respecter et faire respecter son territoire ; c’est pas animal ça ? Sinon, c’est de la violence pure et gratuite !! mais vous avez l’air de penser qu’il est bon de poursuivre des chimères, en suivant son imaginaire, alors !


    • prolog 7 août 2014 14:09

      ah bah on s’est pas compris désolé.
      La violence est naturelle, soit, si on limite la violence aux bagarres pour se nourrir quand il n’y a pas assez pour tout le monde, ou pour avoir le meilleur morceau.
      Je disais juste qu’on n’est pas du tout dans ce cas-là chez les humains qui se font la guerre. Du coup, employer le même mot pour les deux cas n’aide pas à démêler le problème

      "Le soldat de base qui part à la guerre ne le fait que parce qu’il est formaté et qu’il obéit ; il n’a aucun intérêt à cela, aucun !« 
      Là on n’est pas d’accord. Je ne crois pas qu’on fasse quelque chose sans y voir un intérêt. Par contre, on peut se tromper ou se mentir sur la nature de l’intérêt. On trouve un intérêt à suivre un chef, à appartenir à un groupe. Le soldat croit (sans trop approfondir bien sur) que défendre sa patrie ou assurer sa richesse est une »bonne« chose.

      Décréter qu’il n’y a pas d’intérêt à faire quelque chose ne sert à rien pour moi. Si la personne en question voyait qu’elle n’y avait aucun intérêt, elle ne le ferait pas. Il me semble plus utile de regarder quels sont les intérêts qu’elle y voit et se questionner sur le bien fondé de ces idées.

      Idem pour désobéir. Si on »désobéit" parce qu’on voit l’inutilité d’un chef sur certains sujets, il n’y a pas de conflit intérieur. On arrête tout simplement. Si on se force à désobéir tout en étant persuadé qu’on a besoin d’un chef ( ce qui peut être vrai sur certains domaines ou pour certains individus) alors on créé plus de bordel (en soi et autour) qu’on n’en règle.

      A priori on parlait pas des mêmes choses. La guerre et la violence ne sont pas dissociables du plaisir qu’on recherche à titre individuel. Pour moi, toute tentative de sortir de la violence sans aborder les plaisirs qu’il faudrait abandonner pour y arriver est vouée à créer encore plus de violence.
       
      je suis plus clair ?


    • alinea alinea 7 août 2014 14:22

      Je crois !
      Ceci dit, je suis convaincue que l’homme est sous l’emprise de valeurs inculquées, de héros-modèles, et que s’il part en guerre la fleur au fusil, c’est qu’il a été trompé.
      D’ailleurs, il n’y a pas tant de poilus que ça qui sont partis en guerre la fleur au fusil ; ça, c’est la légende qu’on nous raconte après ! Il y a une majorité de gens, même très humbles et peu cultivés, je dirais surtout s’ils sont humbles et peu cultivés, qui n’ont aucune envie de quitter les leurs pour aller faire le con à la guerre. Alors intervient l’obligation.
      Combien de fusillés pour désertion ? L’Histoire ne s’en vante pas beaucoup !!


    • prolog 8 août 2014 08:29

      on est d’accord. Je ne sais pas si on est autre chose que ces valeurs culturelles d’ailleurs. Ca a l’air un peu compliqué à démêler, dans mon cas du moins.
      Les soldats n’y allaient pas vraiment la fleur au fusil, mais ils y allaient quand même. Donc je pense que les raisons (ou les évènements associés à ce départ) sont très importantes. Bon, le risque de se faire fusiller semble être une raison convaincante... mais maintenant il y a encore pas mal de militaires qui s’engagent.
      Sans parler des campagnes de recrutement de l’armée (« devenez vous-même » et autres) qui devraient faire vomir tant les ficelles sont grosses et morbides... et apparemment non, ca passe.
      Les « raisons » (à défaut d’un meilleur mot) de cet état de fait me paraissent dignes d’un article. J’ai qu’à l’écrire ? bien sur mais apparemment je suis trop feignant pour ca et je préfère poser des petits commentaires inutiles :).


    • alinea alinea 8 août 2014 10:49

      commentaire inutile ? Et l’article, est-il utile ? Non, on est juste dans l’échange, et c’est déjà beaucoup smiley


  • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 09:12

    Bonjour alinea,
    Sauf à vivre près du manège enchanté, nous sommes tous conscients que la violence est parfois une nécessité ; c’est pourquoi Orwell est allé se battre en Espagne. Le problème, c’est souvent quand elle est associée à une haine qui est le fruit de nos incohérences profondes sur lesquelles nous préférons ne pas revenir, comme si nous considérions que notre éducation, loin d’être un formatage, représentait un sommet de cohérence logique.
    J’ai un couple d’amis toujours prêts à monter sur les barricades pour défendre la liberté ; dans le même temps ils vomissent les homosexuels. Et il est inutile d’essayer d’en discuter, c’est s’attaquer aux fondements de leurs valeurs. Pourtant liberté, ils n’ont que ce mot-là à la bouche, et c’est leur conception de la liberté dont ils veulent éclairer le monde.
    Rien de plus difficile et plus rare que se remettre en cause. L’enfer, c’est les autres.


    • alinea alinea 7 août 2014 09:37

      La violence est une nécessité, effectivement ; mais aujourd’hui, quelle nécessité : Gaza. le Donbass ? le centre de l’Afrique, l’Irak ? sans parler des violences quotidiennes faites aux gens partout ailleurs dans le monde ???? Peut-on se battre à Gaza, qui peut aller, pour entraide, se battre à Gaza ? même Orwell n’irait pas !!


    • trevize trevize 7 août 2014 12:29

      "(...) fruit de nos incohérences profondes sur lesquelles nous préférons ne pas revenir, comme si nous considérions que notre éducation, loin d’être un formatage, représentait un sommet de cohérence logique.(...) Rien de plus difficile et plus rare que se remettre en cause. "

      Merci Pepe, tout est dit, la violence commence ici. Toute pulsion doit s’écouler ; si nous bloquons ces pulsions car elles ne correspondent pas à notre éducation, nous les renvoyons dans l’inconscient, à qui nous laissons alors la charge de trouver une voie de sortie. Plus nous refoulons ces pulsions, moins elles ont de chance de s’écouler par une voie consciente, et donc plus leur expression sera primaire, animale, violente.
      Refouler, c’est poser un barrage sans se soucier de l’inondation à venir. Il faut apprendre à sublimer : détourner le cours impétueux vers des voies plus connues, ou bien creuser un nouveau canal. Mais pour sublimer, il faut être capable de se tourner vers l’intérieur pour identifier l’origine de la pulsion, savoir d’où elle vient et ce qu’elle veut, pour l’aiguiller efficacement. Et c’est là où le bât blesse : les gens, emprisonnés dans un mode de pensée hérité de leurs ancêtres, ont trop peur de regarder leurs petits défauts, et trop de tristesse à se remémorer tout le potentiel qu’ils n’ont pas su réaliser ; ce qui les empêche de se tourner vers eux-même, et rend donc impossible le travail de sublimation. Alors Je projette l’origine de ce mal sur le monde extérieur, sur l’Autre, tout se mélange, ses défauts et les miens, et bientôt Je suis perdu dans un monde de ténèbres.

      Pour en savoir plus, voir le concept de l’Ombre chez C.G Jung


  • philouie 7 août 2014 10:32

    Il faut lire les « Orages d’acier » de E Jünger.

    Le jeune Jünger nous donne à saisir l’ivresse qui s’empare de lui lorsqu’il bondit au-dessus de la tranchée.

    Habituellement, j’explique la violence individuelle par le fait que le premier désir de l’être humain est d’être Dieu : frustré de ne pas l’être, la violence est le moyen de nous faire accéder à la toute-puissance qui nous échappe.....


    • scalino scalino 7 août 2014 12:09

      Mais bien sur smiley


    • philouie 7 août 2014 12:32

      Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que la violence humaine se soigne par l’éducation ence qu’elle est castration du désir.
      le psychologue disent « apprendre la frustration »


    • alinea alinea 7 août 2014 12:41

      Cela me paraît très occidental !! Il me semble qu’il y a des moyens de lâcher-prise, qui « coupe l’herbe sous les pieds des désirs de violence » !! qui la libère ; sinon, savoir se frustrer, savoir mettre des barricades ( cuirasse), ce n’est pas éternel ; à la moindre pique un peu forte qui vient après de milliers de piques « sublimées », c’est bon ; et l’explosion est forte. Sublimer c’est rester en relation avec la « chose » ; ce qu’il faut c’est s’ouvrir, se détacher !! Et on ne peut pas se tromper si l’on est la moindre des choses attentif à soi.


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 12:43

      @philouie
      Des conseils de lecture à proposer à un éventuel agresseur ?


    • scalino scalino 7 août 2014 12:48

      on peut parler aussi de soumission selon le point de vue mais pour l’ivresse de junger faut pas cherché une explication psychologique c’est le danger et la monté d’adrénaline qui parle ^^


    • alinea alinea 7 août 2014 12:49

      Avoir « L’art du Kung Fu » dans sa poche !!!! smiley


    • alinea alinea 7 août 2014 12:53

      Oui scalino, j’en suis convaincue !! j’ai vécu cela maintes fois, mais pas en guerre bien sûr ; j’appelle ça, la gnaque ! absolument nécessaire quand on est face à des taureaux, même les chevaux ; cette « gnaque » dans ce cas, est emplie de douceur, mais pas de mollesse !!!
      ( c’est une comparaison, pas une « identiquité »)


    • philouie 7 août 2014 13:31

      ’ivresse de junger faut pas cherché une explication psychologique c’est le danger et la monté d’adrénaline qui parle

      C’est possible. Il ne fallait pas voir de rapport entre les deux points de mon post.

      Je ne sais pas si la montée de l’adrénaline est la seule cause de l’ivresse de Jünger, mais ce que je voulais dire par là, c’est que je ne crois pas que le soldat enrôlé ne trouve pas pour lui-même une certaine satisfaction à participer au combat, indépendamment des motivations des puissants qui font la guerre.

      Pour le dire plus clairement, je pense que l’individu peut partir à la recherche de la violence de la guerre pour le plaisir de la guerre lui-même, sans même parler des motifs de la guerre.


    • philouie 7 août 2014 13:34

      à Pepe :

      de Jünger il faut lire « orages d’acier », puis « la paix »


    • alinea alinea 7 août 2014 13:40

      Cela peut arriver certainement, mais pas au point de vouloir faire la guerre ! une fois qu’on y est, on tâche d’y trouver plaisir ou sens, oui ! et l’adrénaline y est nécessaire à la survie !!


    • philouie 7 août 2014 13:48

      Cela me paraît très occidental !! Il me semble qu’il y a des moyens de lâcher-prise, qui « coupe l’herbe sous les pieds des désirs de violence » !! qui la libère ; sinon, savoir se frustrer, savoir mettre des barricades ( cuirasse), ce n’est pas éternel ; à la moindre pique un peu forte qui vient après de milliers de piques « sublimées », c’est bon ; et l’explosion est forte. Sublimer c’est rester en relation avec la « chose » ; ce qu’il faut c’est s’ouvrir, se détacher !! Et on ne peut pas se tromper si l’on est la moindre des choses attentif à soi.

      Je pense que vous avez raison.
      en partie.
      Parce que le désir de toute façon s’écoule toujours.
      c’est à dire que la castration du désir ne marche qu’avec des portes de sortie pour le désir.
      c’est le sens du sacrifice : la perte se transforme en gain.
      s’il n’y a pas conscience du gain la perte est dangereuse. s’il y a conscience du gain la perte est avantageuse.
      Par contre non, il faut s’ouvrir,se détacher, non pas dans le travail éducatif. ce serait donner libre cours au désir et refuser la frustration. Comme le désir lui ne sera jamais rassasié (nous ne sommes pas des dieux), la frustration se transforme en violence.
      Il faut toujours un double mouvement : fermer - donner des limites - la discipline. Ouvrir, donner des satisfaction, du plaisir.

      c’est un peu ce double mouvement qu’on trouve dans une expression comme « le gout de l’effort ».


    • philouie 7 août 2014 13:52

      Cela peut arriver certainement, mais pas au point de vouloir faire la guerre !

      Chez Jünger si.

      C’est très net. Engagé d’abord dans la légion étrangère, puis ramené de force au pays par son père (il n’était pas majeur) , il devient engagé volontaire dans les commandos d’assaut.

      est-ce un cas ?


    • alinea alinea 7 août 2014 14:01

      Beau formatage !! bel embrigadement !! c’est, bien entendu, le « haut point » de la virilité, vendu, vanté, et, on le sait bien, cette flatterie marche bien ! Sinon, nous n’en serions pas là !Non, moi, bêtement, je pensais au petit paysan !! smiley


    • scalino scalino 7 août 2014 14:13

      Je pense que philouie a raison d’ailleurs beaucoups de cas de soldats qui ont du mal a se réadapter apres avoir vécu la guerre car après l’intensité d’une guerre on a bien du mal apres ce déferlement d’émotions et de sensations de revenir a la normale

      Pour donné un exemple qui ne prenne pas la guerre c’est le cas par exemple de ceux qui font des sports extreme ,ils le disent eux meme le danger c’est leur drogue et il n’attende qu’une chose pouvoir recommencer

      Mais on ne peut pas généraliser le danger n’as pas le meme effets sur tous le monde


    • alinea alinea 7 août 2014 14:13

      Oui, je suis bien d’accord ; le lâcher-prise n’est évidemment pas un « abandon » tel qu’on lui donne sens chez nous !
      Moi qui aime les bêtes, je sais qu’elles ne fonctionnent pas comme ça ; d’abord on mange le bon, ensuite on voit. Chez les humains, il y a les deux : ceux qui finissent le pain sec avant d’attaquer le pain frais, et ceux qui se disent que quitte à manger du pain sec, autant manger le frais d’abord !!
      Le désir peut être un faux désir ; si l’on est apte à grandir, ces faux désirs se diluent d’eux-mêmes. Mais quand il s’agit d’une véritable énergie ( vitale pour l’individu), il vaut mieux lui laisser le champ de son expression ! là, l’éducation, la connaissance, la capacité d’effort, sont les bienvenues !!!
      « s’ouvrir, se détacher » ne peut s’appliquer dans un travail éducatif ; c’est juste une voie que l’on peut prendre, soi ! Du reste, cette voie s’exprime très mal en mots !! c’est une authenticité, une vérité que l’on a face à soi-même ! En aucun cas, me semble-t-il, on ne peut l’inculquer !! c’est une voie qui s’ouvre, pas un chemin qui se referme !


    • alinea alinea 7 août 2014 14:26

      Je ne suis pas tout à fait d’accord scalino ;
      je parle dans l’article de ceux qui sont revenus d’Algérie, et qui ne s’en sont jamais remis. Et c’est pas parce que la trouille leur manquait, c’est parce qu’ils avaient vécu des expériences traumatisantes.
      Le sport extrême, c’est tout autre chose ; il y a là sécrétion de substance ( pardon j’ai oublié le nom, étant peu chimiste !) qui booste et a un goût de reviens-y ; ça c’est sûr, mais il me semble que ça n’a rien à voir !


    • scalino scalino 7 août 2014 14:35

      vous avez raison aussi c’est le pourquoi de ma derniere phrase : tous le monde ne réagit pas pareil face au danger .

      c’est l’adrénaline la substance qui est secrété en cas de danger et les gens ne réagissent pas pareil quand elle est sécrété (moi ça a tendance a me paralyser la peur comme quoi )


    • alinea alinea 7 août 2014 14:59

      Non ! l’adrénaline ,est la substance que l’on sécrète pour faire face à un stress ; j’ai regardé, c’est l’endorphine ; une drogue qui donne du plaisir ; l’adrénaline ne sert qu’à faire face ; d’ailleurs, en général, après, on est « cassé » !!!


    • scalino scalino 7 août 2014 15:02

      "L’adrénaline est une hormone appartenant à la famille des catécholamines. Cette molécule porte aussi le nom d’épinéphrine. L’adrénaline est sécrétée en réponse à un état de stress ou en vue d’une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. Elle répond à un besoin d’énergie, par exemple pour faire face au danger."

      définition wiki mais si vous avez une autre définition qui me donne tords je le prendrai pas mal (c’est du wiki apres tout ^^)


    • scalino scalino 7 août 2014 15:26

      « Les endorphines, ou endomorphines, sont des composés opioïdes peptidiques endogènes. Elles sont sécrétées par l’hypophyse et l’hypothalamus chez les vertébrés lors d’activité physique intense, excitation, douleur et orgasme. Elles ressemblent aux opiacés par leur capacité analgésique et à procurer une sensation de bien-être. »


  • Hector Hector 7 août 2014 10:36

    La violence est une nécessité ? Vous déraisonnez.
    Je suis surpris de voir que la plupart des commentaires vont dans ce sens et il est intéressant de remarquer qu’effectivement les Hommes ne s’allient que dans la haine et la violence mais jamais dans l’Amour ou suffisamment rarement pour que cela fasse exception.
    Très jolie réflexion, texte nécessaire, pas une ligne n’est en trop.
    Quant aux commentaires de certains, c’est risible. On suppose qu’ils ont une capacité de frustration supérieure à la moyenne, en particulier derrière le clavier.
    Bonne journée Aline.


    • alinea alinea 7 août 2014 10:46

      Il y a peut-être une ambiguïté sur le mot ! Il est notable aujourd’hui que la plupart des gens sont incapables de se défendre, comme si cette capacité vitale se logeait dans des dérivatifs vicieux, et c’est ce vice qui rend la vie infernale ; c’est au point que la loi même interdit de répondre à une agression car si on fait mal en réponse à une agression, on se met dans son tort ! Je le dis plusieurs fois mais je suis convaincue que cette société de faux-semblants où rien ne semble devoir être assumé ouvertement, rend les choses beaucoup plus difficiles ! et beaucoup plus douloureuses !
      Merci Hector pour votre lecture ; ce fil me semblait jusque là bien violent ! smiley


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 10:48

      La riposte par la non-violence finit en général (sauf contexte très spécifique) en pastèque éclatée, voir plus haut. Tendre la joue gauche, c’est accepter une domination de fait que la conviction d’une victoire intellectuelle ou morale ne fait que cautionner. Dans le match canons contre fleurs, les fleurs ne gagnent que dans les films.


    • alinea alinea 7 août 2014 10:53

      C’est surtout vrai quand la non-violence n’est pas une force, mais une faiblesse ! Le faible perd toujours, c’est un peu logique, la société est sensée être là pour que les faibles puissent vivre peinards ! Elle ne le fait plus, au contraire et c’est bien pour cela que « l’ambiance » est si délétère !


    • Hector Hector 7 août 2014 11:44

      - La « riposte » par la non-violence - C’est dire.
      La non-violence n’est pas une riposte, elle est un état et les fleurs ont plus de capacité au bonheur que les fusils.


    • alinea alinea 7 août 2014 12:01

      C’est que personne ne songe à attaquer la non-violence comme puissance, car elle est beaucoup plus grande que la brutalité ! Au niveau individuel, c’est ce qui est le plus difficile à atteindre ! C’est sûrement pour ça que peu de gens en emprunte la Voie !!


    • Fergus Fergus 7 août 2014 12:17

      Bonjour, Hector.

      Je confirme que la non-riposte à une attitude violente est le meilleur moyen, dans la plupart des cas, d’éviter l’escalade vers des rixes et des bagarres qui ne font que des perdants. L’une de mes amies en charge de SDF (j’ai déjà évoqué sont action) s’est précisément donné comme mission prioritaire d’enseigner - autant que possible - l’art de désamorcer les situations conflictuelles à ceux qui y sont le plus exposés.


    • alinea alinea 7 août 2014 12:23

      Taï-Tchi, Aïkido, toute la philosophie orientale !!
      Il faut alors être très fort pour ne pas être désarçonné par la surprise ! disons, avoir un bel entraînement !!!


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 12:24

      Le web doit s’être vachement étendu parce qu’il ne semble pas que nous écrivions depuis la même planète. Sur la mienne il existe ou a existé des gens comme Pinochet ou Pol Pot qui étaient toujours prêts aux discussions constructives sur la non-violence, mais surtout avec des cadavres.


    • alinea alinea 7 août 2014 12:28

      Il faut dire qu’avoir voulu parler de violence tous azimuts, brouille les cartes !!
      Attitude individuelle quand on est un peu nanti, un peu protégé dans un pays un peu en paix ; et vivre sous de tels régimes, oui, c’est une autre planète !! mais l’un, malheureusement, n’empêche pas l’autre ! smiley


    • Hector Hector 8 août 2014 08:27

      Bonjour Fergus,
      Nous sommes d’accord ; La dissuasion est toujours préférable à une action physique violente. L’escalade jusqu’à la rupture ne peut être que dommageable et parfois gravement.
      Le problème Israélo-Palestinien en est l’illustration parfaite, entre autres à l’échelle mondiale, mais un simple problème de voisinage au quotidien, peut aussi avoir des conséquences dramatiques.


  • claude-michel claude-michel 7 août 2014 10:49

    +++

    Cent pour sang raison...sauf un manque dans la longue liste de l’humanité...La bêtise qui est le fondement de l’homme...il me semble..l’ayant suffisamment démontré.. ?

    • alinea alinea 7 août 2014 10:59

      Oui, c’est sûr ! C’est accablant, parce que tant que les « bêtes » restaient à la niche, ça pouvait aller ; maintenant ils s’entichent de responsabilités et de puissance, qu’ils transmutent en abus de pouvoir, et ça ne va plus du tout !! smiley


  • Jean Keim Jean Keim 7 août 2014 13:23

    Bonjour alinea,

    J’aime bien votre prose et tout ce qui est caché derrière, retenu, non dit mais il y a qq. chose qui vous échappe et qui pourtant est essentielle, quand vous écrivez « Le savoir n’a aucun impact sur la décision » vous ne percevez pas un fait : une décision ne peut s’appuyer que sur un savoir, seulement le savoir n’est pas uniquement des choses apprises à l’école, dans un enseignement, dans les livres et par l’acquisition d’un savoir-faire mais le savoir est tout ce que contient nos mémoires, tout le monde ou presque sait que la consommation compulsive est un désastre humain et environnemental mais d’autres savoirs interviennent comme le souvenir du plaisir ressenti quand nous achetons, possédons, ressemblons aux autres etc... Notre personnalité (ou moi ou ego) est construite à partir de nos savoir / mémoires / pensées. Quand nous croyons être libre dans nos choix, dans nos décisions, nous ne faisons que réagir à des automatismes similaires à des programmes informatiques qui tournent en boucle, ils peuvent être très experts mais ils sont dénués de toute intelligence.

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