mardi 11 juin - par Laurent Herblay

Après les élections européennes, partie 3 : les motifs d’espoir

La répétition du malheureux second tour de l’élection présidentielle, Macron / Le Pen, n’a rien de réjouissant. En outre, même s’il espérait probablement arriver en tête, le scénario de ces élections convient au président, avec l’effondrement de deux de ces principaux rivaux, le laissant dans un duel commode avec le RN. Mais leNouvel Obs est probablement un peu trop optimiste pour Macron.

 

L’aboutissement de la recomposition : un point positif ?
 
Les chiffres sont assez frappants. Aux élections européennes de 2014, PS, centristes et UMP recevaient 44% des suffrages. Lors des élections présidentielles de 2017, les mêmes partis et Macron en accaparaient 50%, soit seulement 26% pour les partis historiques de gouvernement. Deux ans après, les anciens partis de gouvernement ne pèsent plus que 17%, une perte de 60% de leur influence en seulement cinq ans ! Mais ce qui est très intéressant avec ces élections européennes, c’est le fait que LREM n’a réuni que 22,4% des suffrages, ce qui signifie que les partis qui nous gouvernent depuis trop longtemps sont tombés sous les 40% des suffrages, même en incluant la liste Macron…
 
Cette élection marque donc un nouveau point bas pour les tenants les plus orthodoxes de la pensée unique dont les Français se détournent de plus en plus. Bien sûr, cela laisse encore de la marge pour Emmanuel Macron, mais il n’est pas certain qu’il puisse récupérer l’ensemble de ce potentiel électoral, qui a toujours pu se matérialiser sous différentes incarnations, pas exactement similaires, même si leurs orientations étaient finalement très proches. Bien sûr, on pourra argumenter qu’EELV ou le mouvement de Benoît Hamon font partie du premier cercle, mais ils restent en partie périphériques, et le décompte des 44% de 2014 ne prend pas en compte des mouvements idéologiquement proches.
 
Bien sûr, nous sommes pour l’instant coincés dans un duel entre l’incarnation chimiquement pure de la pensée unique et le parti de la famille Le Pen, dans un hoquet peu réjouissant de 2017. Mais beaucoup de faits montrent que ce duel est probablement par défaut. En effet, le RN recule par rapport à 2014 et LREM par rapport à 2017, malgré la dramatisation de la course à la première place, qui a probablement fait gagner quelques points à chacune des deux listes. Sans cela, les deux listes auraient probablement été proches de 20%. Les Français n’ont aucun désir d’un duel RN / LREM. Ce n’est pour l’instant qu’une alternative par défaut, qui ne suscite véritablement aucun enthousiasme.
 
Si les Français étaient heureux de trancher entre Macron et Le Pen, les deux listes auraient fait le vide et réalisé des scores proches de 30%. La configuration actuelle, profondément insatisfaisante, n’en est pas moins pleine de promesses commen choix par défaut. Le retranchement de Macron sur l’électorat le plus riche, extraordinairement visible à Paris, et la superficialité du RN en font des colosses aux pieds d’argile. Leur chance, c’est qu’aucune véritable alternance rassembleuse n’ait émergé. En un sens, l’effondrement de deux membres du quatuor de la présidentielle pourrait être une chance car le terrain est particulièrement vide, laissant plus de place à une nouvelle voie.
 
Bien sûr, la recomposition politique en cours depuis quelques années se fait au service du pire de la pensée unique. Mais elle a deux conséquences utiles : d’abord, une clarification du paysage politique, les faux clivages disparaissant, ensuite, en faisant le vide tout en produisant beaucoup d’insatisfaction, elle laisse un terrain largement ouvert, le jour où la bonne force apparaîtra.


32 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 juin 09:52

    Je crains que « le jour où la bonne force apparaîtra », vous et moi serons loin.


  • victormoyal victormoyal 11 juin 10:18

    L’UE est morte...passez à autre chose ça URGE….


  • Ruut Ruut 11 juin 14:11

    Le rouge correspond a quoi ?

    LREM ?


    • Fergus Fergus 11 juin 19:30

      Bonsoir, Ruut

      Oui, LREM qui est en passe de réussir la 2e phase de son OPA sur la droite traditionnelle après avoir laminé le PS en 2017.

      Le parti de Macron est en effet très bien parti pour rafler nombre de villes de plus de 20 000 habitants en 2020, ou pour favoriser l’élection de transfuges de LR et divers droite ayant fait allégeance à Macron.

      Rien qu’en Bretagne, 12 villes importantes tenues par LR et des divers droite ont déjà franchi le pas. Or, en 2014, LR avait raflé la mise ; la chute de ce parti devrait s’en trouver d’autant plus spectaculaire, et désastreuse en termes d’image et de dynamique en vue des échéances suivantes !


  • Eric F Eric F 11 juin 19:13

    En fait, absolument aucun courant nouveau n’apparait dans le paysage politique, et ce qui est étonnant c’est que le mouvement GJ n’a entraîné aucune recomposition. La seule émergence parait être les verts, sauf qu’en 2009, ils avaient fait un score supérieur.

    Aux municipales, il y aura des ralliements opportunistes de maires sortants pour ne pas avoir de candidats LREM en face d’eux. A l’époque des alternances gauche-droite, les municipales étaient souvent défavorables à la majorité en place, mais ce ne sont pas des élections « porteuses » pour le RN, l’expérience de gestion municipale par ce courant ayant souvent tourné court. Compte tenu de l’assise locale des maires, ce seront les « ralliement » qui feront le score.


    • troletbuse troletbuse 11 juin 21:26

      @Eric F
      Pour les ralliements opportunistes vous parlez des 72 merdeux droite ? Il t en a eu aussi à gauche comme Collomb, merdeux gauche.


    • Eric F Eric F 12 juin 10:11

      @troletbuse
      Le ralliement de Collomb est d’une autre nature, puisqu’il date d’aout 2016, où il avait été l’un des premiers à parrainer Macron (à l’époque sa victoire n’était pas écrite, Juppé étant le grand favori).
      Mais juste avant les présidentielles, il y avait eu effectivement des ralliements opportunistes à Macron venant du PS contre leur propre candidat, notamment de Valls. Puis, après le premier tour des présidentielles, il y a eu quelques ralliements de part et d’autre pour aller à la soupe.
      Désormais, dans l’optique des municipales, il y aura des ralliements de circonstance par des maires, pour ne pas avoir de concurrent LREM. Vue la « prime aux sortants » pour les municipales, LREM gagnera des villes grâce à la valse des étiquettes.


    • Fergus Fergus 12 juin 13:17

      @ Eric F

      « LREM gagnera des villes grâce à la valse des étiquettes »

      En effet. Et principalement aux dépens de LR, grand vainqueur des Municipales de 2014 et potentiel gros perdant de 2020. D’où la panique à bord du vaisseau LR, d’ores et déjà confronté à plusieurs voies d’eau.


    • Eric F Eric F 12 juin 14:47

      @Fergus
      Il suffit d’ajouter « EM » suite à l’étiquette « LR » : c’est un simple patch.
      Mais d’ici là, on verra si l’embellie de popularité présidentielle (merci la presse) se confirme. Ainsi, on apprend juste après les européennes que les prévisions de croissance pour 2019 sont revues à la baisse, la méthode Coué sur le pouvoir d’achat et le chômage ne pourra pas être longtemps maintenue.


  • Jean S 11 juin 19:33

    Pompidou a profité de l’honnêteté du général de Gaulle qui a perdu son référendum. Chirac homme de de Gaulle à réalisé Grenelle pour Pompidou. (Pompidou 1....)

    Giscard est arrivé, Mitterand n’était pas prèt.( Giscard-Mitérrand 1-0)

    Mitterand a bouffé Marchais, Giscard s’est trébuché dans les diamants. Coluche Leluron se sont pouffés (pas longtemps). (Mitterand-Giscard 1-0)

    Mitterand s’est accoquiné avec Tatcher Ils ont fait un tunnel. Chirac a fait de la résistance.

    Papa Mitterand a mis Le pen dans les pattes de Chirac pour le cambronner, les français ont répondu de façon stalinienne. (Chirac-Lepen 1-0)

    Depuis lors, plus on avance, plus les Le pen fourbissent leurs armes mais la bien pensance vote à droite contre les Le pen. (droite-extrême droite 1-0) et il y a longtemps que ça dure.

    Il serait peut être temps que les français se réveillent ! La France à droite, rien qu’à droite, toute à droite ou la France a la trouille ?


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 11 juin 20:58

    Et bien moi, je fais le pari de la défaite de la République en Marche en 2022 et ce dés le premier tour. La conquête de l’électorat de droite et le plein de voix sur le flanc droit s’est faite au détriment du flanc gauche. Le bon score de EELV est présenté à tort comme une bulle coutumière des rendez-vous européens, sauf que cet fois, il n’y a plus de parti socialiste...Le marquis de Belle-gueule et son équipe de technocrates ont été placé dans le but de mener la casse de la France jusqu’à son terme au bout des 5 ans de mandat. L’oligarchie aura ensuite besoin des écologistes de salon pour réaliser la planification sociétal nécessaire dans l’optique de l’Agenda 2030. Attendons-nous à une avalanche d’articles, de reportages et de témoignages catastrophiques sur la fin de la civilisation et sur la nécessité du changement de conscience pendant les 3 ans à venir.


  • Daniel0 11 juin 21:18

    Pourquoi malheureux ? Pas mal pour un parti promis par tous les posteurs de ce site à une beresina annoncée d’avoir mis KO, 2 partis, LR et LFI qui n’avait rien dans leur jeu que le fait divers Benalla qu’ils ont monté en épingle jusqu’à la nausée. Les électeurs ont votés pourquoi pas reconnaître que même en peignant en rose leurs programmes, c’est en écoutant les militants de LR ou de LFI, qu’on a vraiment pas envie de partir en vacance avec des personnes aussi dogmatiques, pleins de certitudes qui pensent que lorsqu l’on est pas d’accord alors on est un Ennemi ?


  • BA 11 juin 21:33

    Municipales à Marseille : Martine Vassal (Les Républicains) appelle à un rassemblement avec LREM. 


    « J’appelle au rassemblement de la droite, du centre, et de La République en Marche », a déclaré sur France 3 Martine Vassal dont le nom est évoqué à droite pour briguer la succession du maire LR sortant Jean-Claude Gaudin qui ne se représente pas.


    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/municipales-a-marseille-vassal-lr-appelle-a-un-rapprochement-avec-lrem-20190611


  • damocles damocles 12 juin 06:46

     LREM n’est que la traduction simplificatrice de l’ UMPS  comme on disait du temps du FN devenu RN ! 

    Sur un autre site j’ai demandé à plusieurs reprise à des LR de me dire ce qui les differenciaient de la politique droitière de Macron ,très proche de celle de Fillon , sans obtenir de reponse ...

    Cequi est etonnant c’est malgré ce renfort LREM SOIT TOUJOURS 0 22%


    • Allan Thompson Allan Thompson 12 juin 09:08

      @damocles
      Entre 2017 et 2019 on va dire que 6% de l’électorat est passé des Républicains à LREM... mais 6% de l’électorat est aussi passé de LREM à EELV. Il y a eu des renforts d’un côté mais des fuites de l’autre.


    • Fergus Fergus 12 juin 09:28

      Bonjour, damocles

      « Ce qui est etonnant c’est malgré ce renfort LREM SOIT TOUJOURS 0 22% »

      Rien d’étonnant : LREM  parti « et de droite et de droite » — a gagné sur l’électorat LR ce qu’il a perdu d’ex-socialistes ayant voté Macron en 2017 partis en 2019 chez EELV.


    • Eric F Eric F 12 juin 09:54

      @Fergus
      Il y a eu des transferts d’électeurs dans tous les sens. Macron a perdu à gauche et gagné à droite. Le RN a gagné par rapport à 2017 une part d’électorat LR et aussi protestataire, il gagne des voix par rapport aux européennes de 2014, et si le pourcentage est légèrement moindre, c’est lié à l’éparpillement des petites listes sans élus. LFI a perdu au profit des verts, mais aussi des petites listes, et des protestataires vers le RN.
      Les 6 listes ayant eu des élus totalisent environ 80% des suffrages exprimés, donc 20% des votes se sont portés sur les « petites » listes sans élus.


    • Fergus Fergus 12 juin 11:21

      Bonjour, Eric F

      Je suis d’accord avec votre analyse. 


    • Allan Thompson Allan Thompson 12 juin 11:55

      @Eric F
      D’où l’intérêt d’avoir une proportionnelle intégrale, comme en Allemagne, sans la barre des 5% pour avoir des députés. Cela aurait permis à DLF et à Génération.s, très proches de cette barre, d’avoir 3 élus chacun, mais cela aurait aussi permis à l’UDI, au PCF, au Parti Animaliste et à Urgence Ecologie, tous les 4 aux alentours des 2% des voix, d’avoir 2 élus chacun.


    • Fergus Fergus 12 juin 13:14

      Bonjour, Allan Thompson

      Ce seuil des 5 % existe bien en Allemagne, mais aux législatives. Il a effectivement été aboli pour les Européennes par décision de justice.

      Au plan éthique, c’est une bonne chose. Au plan pratique, c’est nettement moins le cas car cela a entraîné pléthore de listes candidates outre-Rhin : pas moins de... 41  !

      Si une telle décision devait être prise en France où déjà 34 listes étaient alignées malgré le seuil des 5 % , c’est sans doute vers 50 ou 60 listes que l’on irait lors de la prochaine échéance !

      Bref, vers une situation aussi ingérable que grotesque.


    • Allan Thompson Allan Thompson 12 juin 13:24

      @Fergus
      On pourrait mettre des garde-fous pour dissuader les listes les plus fantaisistes de se présenter. Mais après tout, 34 ou 41 listes, ce n’est pas un problème. Il s’agit juste de mieux organiser la campagne au niveau logistique et de garantir un affichage sur les panneaux pour toutes les listes, un temps de parole équitable pour toutes les listes et surtout une distribution de tous les bulletins de vote dans chaque bureau. Après, on peut organiser des débats télé entre tous les candidats qui dépassent 1% dans les sondages. Même à 15 ou 16 en une soirée on peut y arriver. D’ailleurs on peut voir ça aussi comme un jeu. A l’Eurovision ils sont bien une quarantaine, non ? C’est palpitant les européennes, c’est de loin l’éléction qui m’intéresse le plus. Et c’est aussi le plus démocratique (proportionnelle).


    • Eric F Eric F 12 juin 15:04

      @Allan Thompson
      Pour la clarté d’un scrutin, la multiplication indéfinie des listes n’est pas souhaitable ; au delà d’une quinzaine, c’est le brouhaha. Déjà, il faudrait que toutes les listes déposent une caution correspondant au montant des bulletins et affiches, car la moitié des panneaux étaient vides alors que les municipalités se sont décarcassé pour trouver 34 panneaux. Et qui prétend pouvoir lire l’intégralité de 34 programmes, même condensés ?
      Après ça, faut-il un seuil ou non ? Pour les européennes où le nombre de sièges par pays est relativement faible, cela ne fera pas une trop forte dispersion, il faudra de toutes façon 1/79 = 1,3% pour avoir un siège.


    • Fergus Fergus 12 juin 15:34

      @ Allan Thompson

      « On pourrait mettre des garde-fous pour dissuader les listes les plus fantaisistes de se présenter »

      Certes, mais sur quels critères et quelle instance serait habilitée à statuer ?

      « un temps de parole équitable pour toutes les listes » 

      On a déjà vu ce qui s’est passé cette année avec 34 listes. Si ce nombre augmentait encore, ce serait impossible à gérer. D’ores et déjà, les médias ont indiqué qu’ils seraient non partants si des mesures de limitation drastiques n’étaient pas prises. D’où le casse-tête posé aux autorités qui, à ce jour, n’entrevoient pas de sortie du tunnel.

      En ce qui me concerne, je pense que la seule solution serait d’organiser, par voie électronique, un vote préalable de sélection des petites listes (celles qui n’ont jamais eu d’élus au plan national) pour n’en garder qu’une dizaine au maximum.


    • Eric F Eric F 12 juin 20:44

      te@Fergus
      « par voie électronique, un vote préalable de sélection des petites listes »
      Une autre possibilité serait un parrainage par un nombre suffisant de citoyens, chaque citoyen ne pouvant parrainer qu’un candidat ou liste, et ce de manière nominative (non publiée, mais vérifiable)


  • Allan Thompson Allan Thompson 12 juin 08:49

    Intéressant vos deux cartes. J’habite dans un quartier de Paris qui est rattaché à un bureau de vote où EELV a battu LREM d’une seule voix (240 contre 239), les autres listes arrivant très loin derrière. C’est un des deux bureaux de vote de la capitale situés les plus à l’ouest de Paris où Jadot l’a emporté sur Loiseau, le dernier rectangle vert avant d’être baigné dans l’orange / marron. En ce sens c’est un peu un bureau de vote frontière entre le Paris écologiste et le Paris macroniste.


    • Eric F Eric F 12 juin 09:57

      @Allan Thompson
      je dois être daltonien, je ne vois pas de rectangle vert sur cette carte, dont le « code couleur » n’est pas indiqué.


    • Allan Thompson Allan Thompson 12 juin 10:42

      @Eric F
      Les deux cartes retenues par l’auteur ne présente que le vote LREM. Sur le site du monde on peut trouver plusieurs cartes, dont celle représentant les partis arrivés en tête dans chaque bureau de vote. Et là on voit beaucoup de vert (EELV) à côté du marron, et aussi un petit peu de rouge (LFI).


    • Eric F Eric F 12 juin 15:05

      @Allan Thompson
      merci de l’info.


  • Ruut Ruut 12 juin 17:38

    Les 2 dernières élection sont surtout la confirmation de la puissance de la TV sur l’élection.

    Internet a au final en France peux d’impact sur les élections.

    Ce qui est plutôt logique car en rentrant du travail + devoirs des enfants + cuisine+ activités sportives ou culturelles, il ne reste du temps que pour la TV (JT) pour s’informer.


  • Attila Attila 14 juin 13:06

    Oui, sauf que les français passent en moyenne 24 heures par semaine devant la télévision.

    On ne fera croire à personne que sur ces 24 heures hebdomadaires il n’est pas possible de dégager une heure ou deux pour s’informer. Une heure par semaine cela fait 50 heures par an et 250 heures entre deux élections présidentielles et législatives.

    Lire 4 articles de fond à la portée du citoyen de base chaque semaine cela fait 200 articles par an et 1000 articles entre 2 élections présidentielles et législatives.

    Avec 1000 article de lus sur les questions qui font chier les petits branleurs d’âge mental 10 ans mais intéressent bougrement les vrais adultes -c’est à ça qu’on les reconnaît- , les grandes questions économiques et sociales, le fonctionnement des institutions, etc, l’électeur possède un bon bagage qui lui permettra de voter en connaissance de cause.

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    En moyenne, les Français passent 3h42 par jour devant la télévision

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