Égalité et fraternité dans les communautés animistes|polythéistes et plus largement païennes, mais aussi dans le monde occidental
Dans cet article, nous traiterons de choses démentielles, en ce sens qu'elles dépassent de beaucoup le quotidien, et qu'il faut peut-être en prendre la mesure, si possible, pour apprécier sa teneur. « Tout » part d'un constat au sein de la, ou plutôt des, communautés animistes|polythéistes*, plus largement païennes, qui s'expriment online, mais qui existent aussi IRL (in real life, dans la vie réelle) – les unes recoupant parfois les autres, sans nécessité, et réciproquement. Ce constat, c'est l'observation des valeurs à l'oeuvre, prises dans une dialectique de l'égalité et de la fraternité.
Mais d'emblée, il faut dire que cette dialectique ne concerne pas que les communautés évoquées : les communautés évoquées en sont, en quelque sorte, un genre de baromètre. En effet, ces communautés, en tant qu'elles se placent doublement « à faux » par rapport à l'héritage monothéiste et par rapport au devenir-laïc de cet héritage, présentent l'avantage d'en être des réceptacles originaux.
Ainsi, tout comme en médecine les phénomènes originaux permettent de comprendre rétroactivement les phénomènes normaux, ces communautés permettent de comprendre rétroactivement la société normale – si seulement elle existe.
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Article initialement paru sous NMP

Etéocle et Polynice, par Giovanni Silvagni, 1800
Liberté, égalité, fraternité
Traiter de l'égalité et de la fraternité n'est pas anodin, surtout en France, qui fit du triptyque « liberté, égalité, fraternité » sa devise. Cela peut vouloir dire tout et n'importe quoi, et la contradiction pragmatique entre la liberté et l'égalité est connue : plus on libère, plus l'égalité se disloque ; plus on égalise, plus la liberté est contrainte.
Cela dit, un surcroît de liberté pour les uns sera toujours le déclin de cette même liberté pour les autres, puisque les uns auront une puissance écrasante – et c'est ce qui se passe actuellement. Néanmoins, j'ai traité la liberté de paire avec l'authenticité, et je ne suis pas là pour faire des réflexions socio-économiques... ou alors, seulement quand elles servent mon propos en Histoire des mentalités.
Alors restons-en à l'égalité.
Ça m'est égal
L'égalité, de nos jours, est une revendication qui a trois-quatre siècles, et qui n'a été actée légalement que depuis un ou deux. Légalement, c'est-à-dire en droit. La Loi, le Droit, ce qu'on nomme « Etat de Droit » désormais, c'est la stabilisation d'un ordre au sein duquel, l'arbitraire et la violence de la force publique n'est pas censé avoir de place... sauf quand cet arbitraire et cette violence sont nécessaires au maintien – réel ou supposé – de ladite force publique au service dudit « Etat de Droit ». Enfin, je dis supposé, mais, comme dit l'adage « avec des si ou scierait des zèbres ».
Car le droit, c'est en théorie ; en pratique, ça découle d'abord en jurisprudence – la manière de l'appliquer à certaines occasions originales, qui feront exemples dans la suite, au besoin, – et en pratique, ça découle surtout sur le sens de l'équité dont chacun est capable dans toutes les situations de la vie courante. Or, comme vous vous en doutez, ce sens de l'équité n'est pas la chose du monde la mieux partagée, loin de là : il nécessite de l'honnêteté intellectuelle, de la probité, c'est-à-dire une qualité par laquelle tout un chacun serait capable de faire abstraction de ses (pré)conceptions. Cette situation semble idyllique ; au contraire, l'iniquité règne, à tous les niveaux et sur tous les plans des rapports sociaux. Mais bon : on peut toujours rêver.
Ainsi, rêver, d'aucuns le font, utopiquement, tentant cahin-caha de faire descendre leurs illuminations du Ciel des Idées au raz des pâquerettes. Si c'est difficile et toujours à redéfendre, c'est, d'une part, parce que manque le sens de l'équité et, d'autre part, parce que le Ciel des Idées n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais, le raz des pâquerettes. Or les pâquerettes, c'est joli, mais le raz : on en a souvent raz-le-bol. C'est comme ça. Sauf que si on s'énerve sous le coup du raz-le-bol, et qu'on inflige nos illuminations, l'utopie tourne à la dystopie (le rêve au cauchemar) : tout le monde sait ça.
En définitive, personne n'est plus avancé qu'un autre, pas plus la gente de gauche que de droite, on ne parvient plus à s'accorder sur rien, et les voies de fait dominent. En l'occurrence : la répartition des richesses, pseudo-égalitaire (1€ = 1€, mais untel en détient 10 fois 100 unités tandis que tel autre en détient 100 millions) où « l'argent appelle l'argent, le pouvoir attire le pouvoir » bien que ce pseudo-égalitarisme permette, de temps en temps, à certains de s'en tirer. Mais « l'Etat de Droit » n'est plus qu'une hypocrisie néoconservatrice, où la gauche et la droite se sentent piégés : la première, par inégalité ; la seconde, par incapacité devant la surpuissance privée qui déprive tout le monde (bien loin des théories libérales, où « la concurrence est libre et non faussée »).
« L'Etat de Droit » a remplacé le Dieu exclusif et son dépit : chaque monothéiste est « égal devant Dieu » aux autres monothéistes ; nous voici tous « égaux devant le Loi ». Dans l'illuminisme, c'est difficile à récuser, sauf à revendiquer encore plus d'illuminisme : que le monde entier, se retrouve égalitarisé au maximum – jusqu'à la dystopie.
Fraternisons !
La fraternité – défraternisée par certaines illuminations en « sororité » et « adelphité » – reste d'abord une relation familiale, avec ses aînés et ses puînés. C'est-à-dire une relation relativement hiérarchique, où chacun se bat pour l'attention de ses parents – ou qui y renonce commotionné, – c'est-à-dire une inégalité rageant ou déprimant d'égalité, enrobée de joie de vivre ensemble. Dur...
A ce stade, dans « l'Etat de Droit » les socialos sembleraient les plus avancés, s'ils n'avaient pas tant régressé ces dernières décennies, sous le coup de l'autonomisme individuel mais aussi – et de manière quasi-directe – sous le coup du multiculturalisme. De base, ça fraternisait, « camarades ! » ou du moins ça cherchait à faire solidairement front, malgré les dissensions. Mais l'autonomisme individuel a fragmenté ça, d'une part – à vouloir épanouir les individus sans compte pour les collectifs – et, d'autre part, à force de vouloir faire la part belle à toutes les cultures, plus aucune n'a voulu fraterniser. Car elles voulaient valoriser leur autonomisme culturel (originel, social ou sensuel) : ça rentre en conflit de valeurs.
Les peuples dits « occidentaux » se sont disloqués, et ça fait les affaires de l'hypocrisie néoconservatrice évoquée – en France : de l'extrême-centre, inféodé au néoconservatisme états-unien. Si l'illuminisme règne, c'est précisément pour donner envie que s'incarne utopiquement le Ciel des Idées ; mais, comme ça ne peut pas marcher, l'empire des bonnes intentions a rendu la fraternité douteuse... d'autant plus douteuse, qu'elle est fondée sur une « valeur chrétienne devenue folle » : cette fraternité laïque, relais de la charité chrétienne. Qu'à droite, on perçoit, tout au plus, certains dimanches – quand on va encore à l'Eglise : trois petits tours et puis s'en vont. Enfin c'est une fraternité de principe, sur quelques valeurs culturelles, non seulement chrétiennes, mais aussi, au hasard, le drapeau français – le patriotisme. C'est-à-dire quand même pas grand-chose, car on ne se connaît pas d'un bout à l'autre du pays (de même : le communisme internationalisé, car on ne se connaît pas d'un bout à l'autre de la Terre).
Le néoconservatisme/extrême-centre a tout détruit pour les besoins de sa cause, tout radicalisé, et rendu populiste – à commencer par lui-même, puisqu'il pilote largement les médias. Tout étant rendu à « l'Etat de Droit », tout est vendu au plus offrant. Plus offrant protégé comme un citoyen lambda, mais en fait surprotégé par le Droit tandis que les autres citoyens se trouvent sous-protégés – serait-ce pour patronner une petite ou moyenne entreprise. Or il n'y a que la droite, pour fraterniser avec ça, puisqu'à l'ouïe du mot patron, la gauche l'a stigmatisé dans les cases de son complotisme de classes.
De même, seule la droite, est capable de fraterniser avec quiconque veut perpétuer sa culture – encore que la gauche fraternise avec les cultures exotiques, quitte à multiculturaliser « l'Occident » ; enfin c'est la raison pour laquelle, on parle de plus en plus « d'en finir avec l'Occident » au profit de cultures européennes renouvelées, à droite.
Les Européens ne vont pas battre leur coulpe post-XXe siècle encore longtemps, quand on sait que toutes les sociétés de la Terre pratiquèrent l'esclavage et colonisèrent d'une manière ou d'une autre, sans parler de leurs guerres et de leurs génocides respectifs, oubliés du Travail de Mémoire – c'est juste que les promesses de la modernité furent décevantes, d'autant plus décevantes qu'elles ont tourné à « l'Occident/Etat de Droit », et encore que le niveau de vie ait crû en deux siècles – même à prendre récemment un coup : jusqu'à quel degré de réinitialisation ?
Quid des communautés animistes|polythéistes*, et plus largement païennes ?
Nous distinguons les communautés animistes|polythéistes et païennes, en ce sens que les communautés animistes|polythéistes peuvent certes être jugées païennes par les monothéistes ou les laïcs (qui reprennent ce vocable de païen hérité) que ces communautés animistes|polythéistes gardent un caractère plus traditionnel que les communautés païennes au sens large. Communautés païennes qui dérivent souvent vers des formes de New Age et autres fallaces voire politicardises – même quand elles contiennent, facultativement, de l'animisme|polythéisme.
Mais enfin ces communautés, quelles qu'elles soient, ont permis de quintessencier la dialectique de l'égalité et de la fraternité, car elles sont traversées par ces attitudes. D'une part, par héritage monothéiste subconscient déjà évoqué ; d'autre part, par revendication antimonothéiste-propolythéiste-propaïenne consciente... cette revendication serait-elle caricaturalement sommaire (or, elle l'est, caricaturalement sommaire) car elle agit dans le sens monothéiste de sa diabolisation.
Pourtant, l'animisme|polythéisme-paganisme* a trouvé à fraterniser dans l'anti-monothéisme. D'ailleurs, même les plus spirituellement tolérants, ne sont pas sans réserve envers le monothéisme : sinon ils ne seraient pas devenus animistes|polythéistes. Mais ce sont surtout les « paganisants », qui donnent dans l'anti-monothéisme : les animistes|polythéistes se concentrent plus intensément sur leurs démarches spirituelles (les pionniers druidisants, d'ailleurs, avaient une participation forte du clergé protestant et catholique, de la Gorsedd de Galles à celle de Bretagne).
Néanmoins, que tout ce beau monde animiste|polythéiste-païen ait été diabolisé et satanisé, n'est que de continuité logique, après ses antiques destructions chrétiennes et féodales destructions musulmanes : le monde, une fois écrasé par le monothéisme, ne pouvait pas ne pas en venir à de tels réflexes de diabolisation et de satanisation... N'oublions pas non plus que, durant le XXe siècle, le néopaganisme a servi les idéologues pour fraterniser. Du nazisme au New Age, incroyable mais vrai.
Y avait-il une antique égalité ?
Je crois avoir déjà répondu à cette question, en vérité, de manière implicite, dans l'article sur la liberté et l'authenticité : antiquement, il n'y a d'égalité qu'inter pares – qu'entre pairs. Toute l'Antique Europe, qui ne s'appelait pas l'Europe à l'époque, car elle ne se pensait pas comme unité continentale... toute l'Antique Europe, disais-je, se livrait à l'esclavage, des Ibères aux Scythes, en passant par les Celtes et les Danes** et, plus connus, les Hellènes et les Romains (on en oublie).
En l'absence d'énergies disponibles (moteur à vapeur, à explosion, électrique, etc.) il fallait de la main d'oeuvre : rien de grand n'a pu se faire, sans faire suer sang et eau bien des esclaves. De nos jours, on en entend encore parler, à l'occasion de l'organisation d'un Mondial de football au Qatar – et puis s'en vont – bien que des gens y fussent maltraités et tués à la tâche sans vrai droit du travail.
En haut de la hiérarchie, tous les peuples avaient une aristocratie, aussi appelée chevalerie parce que la possession d'un cheval de combat servait à y accéder. Ceci est resté durant la féodalité, sous des formes chrétiennes encore, bien que la royauté prédomina alors sur de vastes territoires et de nombreux seigneurs : les antiques systèmes étaient soit plus claniques (comme chez les Celtes) soit plus civiques (comme chez les Romains) ; c'est que les Danes y mirent leur grain de sel, pour que ça devienne bien féodal, jusqu'à nos jours sur la base d'une idéologie identitaire dont nous avons hérité à l'école : l'idéal gréco-romain... Passons.
Tout ce qu'il est à dire, c'est qu'entre les esclaves et les aristocrates, il y a bien du monde, de toutes les conditions socio-économiques, où les hommes ont la prééminences – certes moins dans des termes patriarcaux monothéistes, que dans termes virils polythéistes (où il arriva, qu'une femme soit jugée « virile » : digne des hommes).
Arrangements entre frères & sœurs
Alors, de nos jours, évidemment, de tels antiques états de faits créent du trouble ; de toutes façons, on se rattache essentiellement à une esthétique animiste|polythéiste-païenne, plutôt qu'à une éthique. Sinon, on insiste – à raison, car l'égalité des sexes n'a jamais été une sinécure – sur les prémices de valorisation des femmes.
Ou bien, à faire de l'éthique – par exemple, en affirmant « neuf vertus » danes, tirée du chapeau des néopagz états-uniens, – on fait des effets d'annonce fraternelle, parfois masculinistes, en tout cas censés servir d'encouragement à savoir se défendre, voire se battre, dans l'existence. On dit masculinistes, mais des femmes en rêvent aussi, figure de Lagertha en tête, tirée de la série Vikings. Ou bien, plus archéologiquement, de la princesse celte de Vix... en omettant, à chaque fois, qu'il s'agit avant tout d'aristocrates – et non de la condition commune.
Or, même une telle fraternité, n'est que le fruit de l'imagination des personnes qui se projettent au sein de ces sociétés, oecuménisme crypto-chrétien malgré eux. La mise en scène vise avant tout à exalter l'ego, au prisme de champions. Mais le fait que ce soient des champions au milieu de figurants, est dénié par les frères & soeurs : c'est-à-dire que tout le monde ne peut pas bénéficier de leur singularisme.
D'ailleurs, le singularisme – exaltation de la singularité personnelle ou collective – s'est répandu dans la modernité depuis trois-quatre siècles, droits individuels, ainsi que des peuples à disposer d'eux-mêmes : bien que remis en cause par « l'Etat de Droit » (à la fois paradoxalement multiculturaliste, standardisateur et anti-communautés historiques) ce singularisme ne se répandit pas sur la base de rien. L'antiquité européenne en constitue bel et bien une prémisse, et c'est tout à notre honneur.
« Combats au sommet »
De temps en temps, dans ce milieu – comme partout – des notoriétés parviennent à se faire. Mais, de ce qu'il m'a été donné d'expérimenter, elles finissent toutes par se tirer dans les pattes, estimant qu'une autre leur fait de l'ombre. Or, il est vrai qu'elles peuvent se faire de l'ombre, sans aucun doute, quand elles défendent des visions sociopolitiques, archéohistoriques et fantaisistes, différentes l'une de l'autre. La plupart du temps, ce sont celles douées pour vendre leur vitrine et sembler belles & bonnes, qui écrasent les autres (pour ne pas changer)...
... le plus souvent au nom de l'égalité et de la fraternité ! Le reproche, à ce stade, fut toujours le suivant : « on ne m'a pas permis de me sentir l'égal(e) d'un(e) autre, je ne me suis pas senti(e) frère (soeur) dudit autre, ç'aurait dû m'être accessible, il n'aurait pas dû me questionner, etc. ». C'est-à-dire que ces « combats au sommet » sont avant tout des griefs de manipulateurs, des ressentiments gratuits. Certes, on les comprend : après tout, l'animisme|polythéisme-paganisme est jeune encore, dans ses renouveaux, et il y a de quoi y sentir des opportunités. Sinon que l'intelligence ne les prend décidément pas, quand il s'agit de se montrer matures et – précisément – quitter le statut de frangins à se tirer dans les pattes.
Au fond, c'est comme partout, quoi que visible sur les réseaux. Mais même en dehors de tels « sommets » : s'il s'agit de se réunir pour faire valoir un rite, la fébrilité règne. Les peurs de ne pas se sentir égalisés et de fraterniser avec des inconnus, prennent le dessus, sachant qu'on sent bien que nos religiosités/spiritualités nécessitent un ordre quelconque. Alors chacun se joue la comédie d'une telle existence sur un serveur ou un groupe local online, mais le passage au réel est devenu monstrueusement difficile – et d'autant plus, que le moindre contact d'une de ces notoriétés semble avoir tourné au fiasco : impossible de se donner envie de se rencontrer. Limite : on ose plus aisément rencontrer un(e) Tinder, ça semble plus tranquille dans la démarche.
Médiocratie
Enfin de toutes façons, la médiocrité est telle – du haut en bas de l'échelle sociale, avec les vulgarités et les brutalités auxquelles adviennent progressivement nos « élites » elles-mêmes, quand elles ne se font pas agresser – qu'il faut absolument passer pour cool, tranquille, zen quand on se rencontre. Et, surtout, être bienveillant et accessible parce que sinon c'est barbant. Voilà l'essentiel. L'important, devient de parvenir à se vendre et « bien passer » en s'imaginant que ce qu'on produit est plus entertaining que le reste du monde. Ce n'est qu'un genre qu'on se donne.
Le degré de (d'im)maturité est tel, que toute réflexion sur notre condition animiste|polythéiste-païenne, au sein de la modernité, est aussitôt prise pour « faire de la politique, confronter les religions » – par exemple, dès les premiers paragraphes de cet article, si seulement on en a franchi l'en-tête. C'est-à-dire qu'il faut absolument sembler apolitique, de nos jours, soit donc verser dans l'extrême-centre en vérité, ou du moins lui laisser la porte ouverte, mais souvent être prêt à employer ses mêmes méthodes d'ostracisation et de violence symboliques et sociales. Le tout, naturellement, au nom de l'égalité et de la fraternité, ben voyons !
Les Romains furent plus lucides : ils estimèrent l'amitié, au-dessus de l'amour et de la fraternité. Par eux, nous pouvons présumer, qu'il en fut ainsi dans toute l'Antique Europe, des Ibères aux Scythes, en passant par les Celtes et les Danes, et évidemment les Hellènes (on en oublie).
Le populisme socio-économique d'un tel « Etat de Droit » règne tant, qu'il faut se rendre accessible et positif à tout crin... mais : ça craint. Il n'y a pas de gaillardise là-dedans, qui révèle les disparités. D'autant plus, que les Anciens formaient une société qui, comme la nôtre, avait des disparités combatives et intellectuelles. Seule la révolte des masses n'en veut pas : seule la révolte des masses veut de l'égalité et de la fraternité à tire-larigot, médiocratiquement – où l'IA donne l'illusion aux sans-talents d'en avoir un peu. En fait, d'asservir les talents à leur petite utilité : c'est tout ce qui est fait, et tout ce que faisaient déjà, avant l'IA, les médiocres en question – imiter sans innover.
Or, innover, à ce niveau, cela implique de briser l'égalité et la fraternité, sauf inter pares – entre pairs – où seul peut advenir l'Amitié. Et rien d'autre. C'est le prix de l'aristocratie, c'est-à-dire du pouvoir aux meilleurs, et c'est ainsi que la Charté éthique des Druides est venue relever le niveau : aux autres de suivre, tant que ses membres le cultivent ; c'est cyclique, donc sans fin.
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* L'animisme désigne des cultures pleines d'entités spirituelles, y compris des Dieux & Déesses, animant la nature. Le polythéisme désigne des cultures pleines de Dieux & Déesses, y compris d'entités spirituelles, animant la nature. On a donc bien du mal à les distinguer, sauf depuis le paradigme chrétien, qui appelle païen/paganisme le polythéisme européen, puis animisme le polythéisme extra-européen, à l'époque des explorations coloniales.
** Danes : Germano-Scandinaves – désignés par leur coeur historique archaïque, mais aussi par la façon de les désigner parfois à l'ère viking.


Bon, puisqu’il semble que je n’aie pas été clair : l’article parle d’extrême-centrisme inféodé au néoconservatisme, et rien d’autre.