lundi 27 septembre 2010 - par Ariane Walter

Les cougars, ces dévoreuses d’hommes, espèce à protéger !

« Cougar », ce nom est né dans les limbes d’une série américaine « Cougar town » dont nous allons bientôt avoir la primeur. Il s’agit donc de femmes d’une quarantaine d’années qui ne se contentent pas de lutiner un petit ami mais plusieurs. Ce sont les petites sœurs des « nympho ». Plus finaudes, n’en doutons pas, car les nympho, vu leur appétit, honoraient toutes les tranches de la pyramide des âges. Les cougars, elles, choisissent ce qu’il y a de mieux : la chair fraîche et le muscle tendu. Ah ! Elles ont le flair et les crocs !

Notons un progrès dans le choix des appellations. Même si cougard sonne rudement à l’oreille, ce nom vaut mieux que nymphomane. Les sauvages succèdent aux malades. (Oui, les nymphomanes étaient ces femmes qui collectionnaient les hommes car elles n’arrivaient pas à jouir. On peut aussi imaginer qu’elle les collectionnaient car elles y arrivaient très bien mais enfin, bon , n’ergotons pas et laissons le cas à « Santé Magazine. »)

Je veux laisser ici la position traditionnelle qui consiste à critiquer vertement ces débauches de femmes mûres. ( Je note au passage que l’adjectif « mûr » accolé à un femme est beaucoup moins flatteur que lorsqu’il est accolé à un fruit. « Fruit mûr » étant le nec plus ultra. « Femme mûre » étant plutôt synonyme de femme blette.)

Je veux étudier les raisons pour lesquelles, dans notre monde bouleversé, l’intérêt des femmes plus âgées pour les hommes plus jeunes compense les défaillances du système familial et social et ne peut donc qu’être encouragé.

Ces femmes ne sont-elles pas les dames patronnesses de notre temps ? Je pose la question !

Etudions la situation :

Autrefois un jeune de vingt à trente ans se mariait, avait des enfants, travaillait assurément et n’avait guère le temps pour compter fleurette aux amies de sa mère.

Mais la crise est passée et le monde foisonne désormais de ces beaux garçons intelligents qui vivent encore chez leurs parents car ils ne trouvent pas de travail. Veulent-ils se marier, ils sont chômeurs. Bonjour ! Au revoir ! Sont-ils mariés, l’évolution des mœurs leur a été fatale. Le temps n’est plus où Madame supportait Monsieur patiemment jusqu’à ce qu’elle se fasse débarquer vers la quarantaine. A présent, elle prend les devants, ne supporte aucun caprice, aucune anicroche, et se retrouve libre et divorcée avec ses enfants et sa maison.

Pendant ce temps l’ex-époux ruiné se réfugie dans un studio où sa seule occupation virile est de recevoir ses bambins un week-end sur deux.

On comprend donc, dans ces conditions, qu’une femme « mûre » c’est-à-dire aussi désirable qu’une pêche d’été, ne soit pas une compensation désagréable pour tous ces malheureux qui pullulent sur les sites de rencontre.

Car là est la nouveauté.

Autrefois une femme mûre ne pouvait espérer rencontrer une dizaine de jeunes par semaine.

A présent si.

On ne dira jamais assez à quel point les sites de rencontre signent le triomphe de la femme mûre. Tout le monde s’intéresse à elle. Les jeunes , les moyens , les vieux. Ces catalogues sont un puits sans fond. Mais les grognons diront ( « les grognons » étant le masculin de « femme mûre ».) :

- Quel intérêt, collectionner des jeunes !!!

Ma foi, je n’en sais rien. Je l’avoue. Mais c’est une collection qui en vaut d’autres et qui a le mérite de stabiliser la société, de prendre le relai de l’Anpe, non pas pour créer une nouvelle race de gigolos mais tout simplement pour venir en aide à des hommes blessés, abandonnés aux soins d’infirmières compatissantes .Sans danger.

Il n’y a rien de moins dangereux, en effet, pour un homme qui sort d’un divorce fracassant et s’inquiète de la jeunette qui voudra des enfants, et rebelote, que la femme mûre qui ne souhaite que lui donner du plaisir dans sa belle maison. (Laissée par son mari lors de leur divorce.)

Certes, des hommes s’ulcèrent du succès de leurs ex et ne se gênent pas pour leur dire en ricanant :

« Oui ! C’est ça ! Profites-en pendant encore quelques années ! Mais après tu vieilliras seule !

Houla ! La menace est inquiétante. Personnellement je ne connais aucune femme qu’une vieillesse solitaire inquiète, surtout si elle la compare avec une vieillesse en compagnie d’un grognon qui marmonne devant sa télé :

« Arrête avec ton aspirateur ! »

Non, alors, non. Ne critiquons et encourageons même les femmes qui hésiteraient à se lancer dans cette carrière.

Si elles me demandaient conseil, voici ce que je leur dirai :

 « Lancez- vous les filles, lancez-vous !

 Ayez plusieurs amants !

Au minet romantique, ne demandez rien de sérieux ; au jeunot organisé, confiez vos affaires. Au troisième poulet, plus énergique, offrez l’ardeur dont les deux autres ne vous dépossèdent pas tout à fait.

L’un aime danser. L’autre aime lire. Le troisième adore monter à cheval. Chacun son parfum. Aucune monotonie. Chacun ses rites amoureux. Aucune habitude.

Souhaitez-vous voyager ? Envoyez un message à celui qui vit toujours sur pied de départ.

 Rêvez-vous de parler poésie ? Convoquez l’artiste.

Souhaitez-vous jouir vivement ? Choisissez celui qui masse bien les pieds.

Faut-ils qu’ils se connaissent ? Non.

Gardez pour vos affaires la discrétion qui est la leur en ce qui concerne les autres femmes .

S’ils apprennent votre nature vous quitteront-ils ?

Qu’ils le fassent.

D’autres, toujours, les remplaceront. Avec leurs qualités et leurs défauts.

Comme un jardinier cueille des fleurs qui embaument sa maison mais laissent régulièrement la place à d’autres, cueillez, lors de vos promenades, lors des bals , ces visages aux yeux brillants montés sur des cous aux parfums délicats . Fleurissez-en vos salons, parfumez-en vos draps.

 Il n’y a pas de bougie plus scintillante que le regard d’un homme séduit. 

La fidélité est-elle préférable ?

Serez-vous tentée d’y céder ?

Si cela vous arrive, ne renvoyez personne. Contentez-vous pendant quelques jours, voire un mois de fréquenter le même.

Un mois suffit généralement, quand ce n’est pas un jour, pour voir ce qu’il en est de ce genre de fantaisie romanesque : la fidélité .

On est alors fidèle au silence. A la tendresse épisodique . À l’absence de plaisirs simples que les autres vous accordaient volontiers. Veut-on se promener le soir ? Il digère. Veut-on courir le matin ? Il dort encore. Veut-on lire des poèmes ? Il fait ses comptes.

Ce qui manque le plus dans ces cas de triste figure, c’est la passion toujours si vive de ceux qui savent qu’ils ont encore plus à souhaiter : La possession totale d’une femme qui s’abandonne à un seul.

En donnant tout, on perd tout. Inévitablement.

Pourquoi la fidélité est-elle une vertu ?

Ce sont les hommes qui l’ont inventée. Sans la pratiquer. En vertu de l’adage : « Fais ce que je te dis, moi je ferai le contraire. » Ils protègent ainsi leur race. Toute femme qui ne veut être qu’une reproductrice sérieuse doit les suivre dans cette voie. Les autres éviteront ce mythe anti-naturel. Car enfin qui se satisferait, certes la comparaison est banale : du même plat, de la même musique , de la même robe ? N’est-ce pas la nature elle-même qui nous apprend la variété ? N’est-ce pas faire insulte à l’immense océan de la floraison masculine que de s’en tenir à une seule goutte ?

Même les hommes n’ont pas intérêt à la fidélité des femmes.

Les femmes fidèles les épuisent de leurs exigences insensées. Elles veulent qu’ils soient : et la terre et le ciel et l’enfer. Elles brûlent qu’ils incarnent une passion intense qui n’est pas de leur ressort. Les hommes ont un romantisme saisonnier. Leur amour est un printemps que suit l’été, l’automne et l’hiver. Parfois en une nuit.

Leur âme amoureuse est un sexe.

 Ceux qui disent : « les âmes sont invisibles », n’ont pas bien cherché.

 L’âme des hommes a une petite tête sur un long cou. Pas d’yeux. Une bouche verticale qui crache la vie. Elle est douce, fragile, dure, pénétrante. Spectaculaire. Fière. Théâtrale. Curieuse. Envahissante. Drôle.

Caresser l’âme d’un homme, c’est philosopher.

Admirer les ressorts étonnants de la vie.

Contempler et agir.

Chaque âme nous donne des enseignements différents et leurs maîtres, jamais, ne doivent être les nôtres si nous tenons, ce qui est le paradis, à rester leur Maîtresse. 

Maître, maîtresse…

Puissances incompatibles.

Il faut choisir.

Et quand le jour se lève et quand la nuit descend, attendre cœur battant un autre cœur qui bat dans un moment qui plus jamais n’existera.

Votre avenir est le présent !



235 réactions


  • pigripi pigripi 28 septembre 2010 12:02

    La sexualité féminine méconnue : l’histoire du clitoris sur ARTE

    http://www.youtube.com/watch?v=keQ3FRbcB_c


    http://www.youtube.com/watch?v=uNxCUfKQNOg&feature=related


    • Ariane Walter Ariane Walter 28 septembre 2010 15:28

      @ Pigripi
      Merci du lien. Je réserve ça pour ma soirée.
      parce que demain c’est jack, après Bill, ensuite Tom et Cloclo !
      Hihihihihihihiiiiiiiiii !!!!

      Merci encore une fois de votre intelligence et de votre verve !


  • pigripi pigripi 28 septembre 2010 17:36

    @Ariane

    Je suis heureuse de vous avoir amusée sur des intérêts communs mais encore difficile à faire accepter, surtout ici.

    Moi aussi, je viens d’écrire un roman qui raconte, entre autres, les frasques sexuelles d’une sexagénaire, pas vraiment cougar mais qui profite sans complexe des occases qui se présentent smiley

    A un de ces jours sur un autre fil et bon amusement dans l’écriture de votre roman smiley


  • pigripi pigripi 28 septembre 2010 17:41

    @Ariane

    N’oubliez pas de prendre des notes quand Jack, Bill, Tom, Cloclo et les autres sont sous la douche, à l’image d’Anatole France qui a admirablement décrit les sensations et sentiments féminins dans le Lys Rouge en espionnant gratos ses amoureuses.

    Mais soyez plus gentille que lui qui vampirisait ses nombreuses conquêtes, les poussant parfois au suicide ;-((((


  • pigripi pigripi 28 septembre 2010 17:44

    @Ariane

    Ne manquez pas dans les liens fournis la représentation 3D du clitoris, une première quand le film est sorti....

    Et vous noterez l’âge des femmes qui témoignent sur l’histoire et la déouverte de la physiologie du clitoris smiley


    • JJ il muratore JJ il muratore 28 septembre 2010 18:44

      @ Easy, Pigripi et Ariane : avez vous vu ce film « La femme qui marchait dans la mer » avec Jeanne Moreau ?
      Femme ’vieillissante’ (! ?) qui se bat pour continuer à désirer et à être désirée...Une « cougar » d’il y a 20 ans.
      Noter que ce phénomène dit aujourd’hui « de société » a toujours existé, simplement il se démocratise, bref il n’est pas réservé à la seule Impératrice de toutes les Russies CatherineII.
      Les femmes qui assument leurs désirs transgressent un tabou : seuls les hommes auraient des désirs « importants »...et non infâmants.
      Je crois qu’en fait les hommes, depuis très longtemps, disons quelques millénaires, ont été effrayés par la force, la puissance du désir de la femme, ils l’ont donc enfermée dans un rôle à l’opposé de sa réalité. Et se sont attribués une vocation sexuelle qu’ils ont beaucoup moins.
      Le sexe « viril » comme métaphore du pouvoir social et politique ! Et ce pouvoir qui, en retour, justifie ce prétendu privilège viril !
      Vous vous rendez compte si les femmes s’autorisaient à prétendre à la « parité » dans le domaine du sexe ? pointe aussitôt la menace (insuportable) d’une parité sociale et politique 
      Cordialement





    • Castor 28 septembre 2010 18:46

      Film remarquable tiré d’un roman de ce non moins remarquable auteur qu’était Frédéric Dard.

      Merci pour ce rappel.

    • Castor 28 septembre 2010 18:47

      De mémoire, c’est « la vieille dame qui marchait dans la mer » (en fait, c’était plutôt dans l’amer...)


    • Salsabil 28 septembre 2010 23:09

      @ JJ il muratore,

      Femme ’vieillissante’ (! ?) qui se bat pour continuer à désirer et à être désirée...Une « cougar » d’il y a 20 ans.

      Vous abordez, ici, en filigrane, le thème essentiel de la séduction et du pouvoir qui va avec

      Car finalement que représentent ces jeux ?
      Au-delà du plaisir physique, auquel on peut, (je le rappelle à tout hasard), accéder en toute solitude, se cache cette délicatesse qu’est le jeu de la séduction

      Plaire ou pas ? S’en assurer d’une manière ou d’une autre, c’est bien la clé.

      Finalement, nous ne recherchons qu’à être aimés, appréciés, rien d’autre. Mais notre société a peur à cause de son individualisme, auquel elle s’est attachée, peur de toute manifestation qui impliquerait même éventuellement une attache durable quelconque.

      Alors sans doute faut-il se rassurer sans s’impliquer... Histoire de garder la structure et la solidité d’une forme de pouvoir.

      Bof...


    • ugn402 29 septembre 2010 08:48

      Du vrai ? Du faux ? Des mots.... Prenez garde a la masturbation intellectuelle, dont on peu gager qu’elle un exemple de parite !


    • JJ il muratore JJ il muratore 29 septembre 2010 10:29

      @Castor. hé hé Castor si vous avez la queue plate votre esprit lui est affûté ! ("la vielle dame qui marchait dans ’l’amer’)
      Superbe !


    • easy easy 29 septembre 2010 11:51

      «  »«  »«  »«  »«  »«  »Plaire ou pas ? S’en assurer d’une manière ou d’une autre, c’est bien la clé.«  »«  »«  »«  »« 


      Oui, bien entendu.

      Mais pourquoi le besoin de chacun de s’en assurer, d’une manière ou d’une autre, s’oppose-t-il à la société ? 
      Par individualisme (bien ou mal compris), comme vous dites. 
      Que chaque femme ait ce besoin de séduire, de conquérir, chacun en convient, mais chaque femme qui a conquis son chum tient à se le réserver corps et âme. Et ça vaut en inversant les sexes.

      Toute bestiole sur Terre se retrouve face à deux sortes de situations. L’une qui lui rappelle quelque chose : c’est la situation habituelle. L’autre qui la surprend : c’est la situation nouvelle. Des deux situations ; la seconde est la plus menaçante et dangereuse. Celui qui crée de l’instabilité étant généralement dans une action d’attaque, prédatrice.
      Toutes les bestioles et plus encore les sociétés de bestioles, préfèrent la stabilité et ne supportent les déstabilisations ou surprises qua dans une certaine limite ou un certain cadre (propre à chacun).

      Le principe du mariage et de la fidélité érigée en valeur est là pour tenter d’encadrer l’ampleur des surprises.
      Et les cougars ne sont alors tolérées par les fidélistes que pour autant qu’elles maraudent dans le milieu des célibataires ou échangistes.
      Mais pour les fidélistes (très majoritaires et dont je fais partie) elles sont autant le danger que la preuve de lejur fidélisme. Organisées ou pas, regroupées sous une appellation ou pas, labellisées ou pas, les séductrices, les déstabilisatrices (pour autant qu’on puisse les confessionnaliser ainsi) sont indispensables aux fidélistes.

      C’est peut-être mon ancrage très profond dans le Tao qui fait ça mais à mon sens il faut le danger, le risque, la tentation, il faut l’alternative contraire pour faire toute la valeur de notre choix et de notre résistance. Quel sens ou valeur aurait la fidélité si par nature chacun l’était sans faille aucune ?

      Le Ying se définit grâce au Yang et réciproquement pendant que chacun sait et contient l’autre. Pas de déni ou de condamnation de l’autre dans le taoisme.

      Bien qu’évoluant essentiellement dans un milieu dit open, les cougars ne trouvent délectation qu’à convertir un fidéliste. Elles ne ressentent probablement pas de grande satisfaction intellectuelle avec des partenaires trop clairement et trop officiellement acquis à l’échangisme.

      Nos positionnements dans chacun de nos cercles, pour être ressentis, excitants et motivants, ne se définissent que par rapport à ce qui se passe sur les franges. Jouer avec les bordures, les limites (chacun ayant les siennes) fait le ressenti et le fun de toute posture. 


      C’est sur les franges que tout se passe. Quand deux pays sont en guerre, c’est tout de même bien sur leurs frontières que la confrontation se ressent le plus n’est-ce pas ? Et bien c’est pareil pour les sentiments et les caresses. 
      C’est ce qui se passe entre l’épiderme de l’un et l’épiderme de l’autre qui cristallise l’attention et marque la relation. Et ce qui se passe entre ces deux bordures, c’est de la friction, du mouvement, de la différence, de la surprise (caresses et chatouilles inside)

      Lorsque deux peaux ou organes sexuels ne bougent plus l’un par rapport à l’autre, il n’y a plus de ressenti, plus de sensation et on se retrouve face à un vide inquiétant (vide ou silence ou absence de trouble que recherchent au contraire certains ataraxiques). 


      C’est la friction qui permet à un caillou de rester en place sur le sol et c’est encore la friction qui permet au vent ou au torrent de le déplacer. Tout est attraction et friction, conversion et apostasie, résistance et capitulation, prise et offrande. Aussi bien dans le cercle du coupe fidéliste, que dans le cercle des échangistes qu’entre les cercles de ces deux groupes aux limites aussi incertaines et changeantes que les nuages. 


      Quand on dessine le symbole Tao, on lui donne des limites précises, en encre noire sur papier blanc, mais ce qu’il dit en dépit de ce tracé tranché, c’est que les limites sont floues et très relatives. 
      Le flou est en nous mais le discours et la posture sociale, en l’Occident surtout, obligent à une apparence tranchée, non énigmatique, non ambivalente »Dis-moi que tu m’aimes«  »La France, on l’aime ou on la quitte !«  »Les chiens ne font pas des chats«  »Soit il y a viol, soit il y a consentement«   »Soit il est coupable, soit il est innocent" ; Et l’on passe alors très vite du Capitole à la Roche Tarpéienne.


      Il suffit pourtant de lever le nez pour voir qu’en quelques minutes, un nuage blanc vire au gris, puis au noir, puis s’égoutte, se décharge et perd ses contours. 

       

      En Occident, la peinture a été le plus souvent intégrale, chaque cm² est peinturluré. En Extrême-Orient, l’artiste taoïste (libertaire), laisse des surfaces vierges. Il semble hésiter entre peindre et dessiner. Il considère insensé de vouloir tout définir, d’intervenir sur tout, d’écarter les brumes (alors que les lettrés entourant l’empereur faisaient du zèle pour lui réaliser les encyclopédies les plus complètes).
      Nulle part ailleurs la lutte n’était si claire, permanente et autorisée voire officiellement encouragée entre les empereurs qui faisaient tout pour tout contrôler et les artistes qui faisaient tout pour en démontrer l’inanité.

      Cougar est un mot frappant qui vise à fixer certaines femmes dans un schéma commode, donnant l’impression qu’on les a repérées ou cataloguées. En réalité, elles ne sont pas cernables. Filles, mères, soeurs, amies, amantes, épouses, esseulées, entourées, généreuses, gourmandes, égoïstes, compréhensives, agressives, tolérantes, résistantes, offertes, sélectives, camarades, curieuses, lassées, courageuses, elles portent en elles toutes ces vies confondues à la fois. Elles ne sont pas fondues de tous les cons et vits à la fois, loin de là.


    • easy easy 29 septembre 2010 12:19

      Hélas, JJ Il Muratore, je n’ai pas vu ce film.

      Mais bon, j’ai vu Le docteur Jivago, Le barbier de Sibérie, Mourir d’aimer, Sur la route de Madisson, Thelma et Louise, Madame Butterfly, Le Rayon vert, L’empire des sens, In the mood for love, Le mépris, La vérité, La leçon de piano...



      «  »«  »«  »« Je crois qu’en fait les hommes, depuis très longtemps, disons quelques millénaires, ont été effrayés par la force, la puissance du désir de la femme, ils l’ont donc enfermée dans un rôle à l’opposé de sa réalité. Et se sont attribués une vocation sexuelle qu’ils ont beaucoup moins.
      Le sexe »viril« comme métaphore du pouvoir social et politique ! Et ce pouvoir qui, en retour, justifie ce prétendu privilège viril ! »«  »«  »"


      (Je ne sais pas pourquoi, je n’arrive ni à écrire les italiques-gras-soulignés ni à ajouter des smileys)



      Oui, j’en conviens.

      Dans tout le règne du vivant, je ne vois que la femme pour posséder un organe consacré au plaisir et à pouvoir l’obtenir sans aucun contact avec qui que ce soit (et cela sans même penser à mâle). Ce qui donnerait à pouvoir considérer qu’elles jouissent comme des anges pourraient jouir.

      A côté de quoi, nous, les garçons, nous avons l’impression de ressembler bien plus à des labradors ou des lapins.


      Parce qu’elles sont capable de prendre du plaisir comme des anges, le fait qu’elles nous demandent est une grâce, qu’elles nous rejettent une disgrâce. Damnation qui nous pousse par dépit à un pacte avec celui qu’on trouve au fond de notre cul-de basse-fosse, le diable.

      Il est possible de dire que les hommes supplient, in petto, les femmes-anges de ne pas les repousser afin de n’être au pire que bête. Pas méchants de surcroît.






      Il m’arrive de penser que l’allégorie de la vierge mère de Jésus n’est qu’un avatar pour dire cette capacité de certaines femmes à jouir absolument seules.


  • croc 29 septembre 2010 08:25

    Bon, on parle des vieilles peaux qui se tapent des jeunes. De par mon expérience et mon vécu c’est vieux comme le monde ! Alors Cougar ou pas cougar, c’est des vieilles qui se repaisent de chair fraîche. Quand c’est des hommes qui font ça c’est mal vu quand c’est des femmes ça fait rire. Car la vieille ne doit jamais oublié un truc : dans l’ensemble elle fait pitié y compris à celui qui la baise....Après si elle assume, tant mieux pour tout le monde !!!


    • ugn402 29 septembre 2010 08:36

      Encore le melange de genre, la confusion semantique. La cougar ne fait pas pitie ! La cougar est hyper bandante et tous les mecs revent de se la taper, et pas juste en 5 mn. La cougar donne envie de tout lui faire, au contraire. Vous confondez avec ces dames mures, au corps et au visage abimes par le temps, qui sentent que les derniers moments de plaisir vont couter cher, et qu’on retrouve sur les plages de st-domingue ou de Monastir.. Celles la achetent clairement ce que personne de ne leur donnera plus de bon coeur. Mais c’est pas des cougar, qui elles, peuvent faire leur choix parmi tous les types qui bavent sur leur poitrine et mini jupe en se demandant si elles portent une culotte ! Elles sont genereuses aussi, pas avares de cadeaux a ceux qui savent les faire monter au rideaux. Mais c’est pas par obligation, c’est parcequ’« elles ont bcp d’argent, et aiment remercier ceux qui leur ont fait du bien sans compter c’est tout. Ca serait bien de ne pas appeler »cougar" tout ce qui est du sexe feminin de plus de 45 ans...


    • easy easy 29 septembre 2010 12:37

      Croc,
      L’unique difficulté, quand on dénigre, c’est de parvenir à piétiner les plates bandes de la cible sans piétiner les siennes propres.
      Hormis cette difficulté, il est facile, très facile de tout dénigrer.
      Le dénigrement réussi ne tient donc pas à sa vérité mais à l’adresse, à la manipulation et à la perversité de son auteur.

      La clef de la perversité ?
      C’est de ne pas dévoiler ses faiblesses. Moins on en dit sur les imperfections de ses parents, de ses enfants, plus on peut dénigrer les autres sans risque de réciprocité. Nos gouvernants ont constamment cette problématique et stratégie à considérer. Ils ne doivent dévoiler de leur vie que ce qui a des allures inoxydable. 


      Ici, des femmes ont exposé des pans de leur intimité qu’elles savent critiquables. Elles ouvrent des boulevards à ceux qui ont besoin de dénigrer pour se sentir en valeur. L’Histoire, c’est un fait, retient surtout le nom de ceux et celles qui ont osé contre la masse. 







    • dereck 1er octobre 2010 12:34

      ugn402
      Je pense que vous confondez fantasme (issue du porno probablement) et réalité.
      Dans la réalité la « cougar » pour être potable elle se peint la face, les seins ont subit les effets de la gravité, et quand au vagin c’est une véritable gare, donc les sensations sont plus que bof bof.
      Donc je peux vous dire personnellement que ce soit pour un coups d’un soir ou une belle histoire, Je préfère largement les femmes de 20-25ans.


    • Ariane Walter Ariane Walter 2 octobre 2010 23:57

      @dereck

      Demandez à Rachida Dati des techniques compensatoires...


  • JJ il muratore JJ il muratore 29 septembre 2010 10:22

    @Salsabil. Oui vous avez raison, la séduction est ce jeu par lequel il s’agit de vérifier que nous pouvons être apprécié et aimé.
    Quant à notre société... oui, l’individualisme etc... là aussi vous avez raison ; mais le problème c’est que toute société peut se définir et vouloir définir les individus qui la composent. Par exemple à une époque pas si lointaine où la société posait comme norme l’attache durable et définitive la vie réelle des individus ne les poussait-elle pas à aspirer à autre chose ? et même à être en contradiction avec cette norme à laquelle ils adhèraient pourtant ?
    Ce qu’il faut retenir c’est que, ce que vous appellez « la société », n’est qu’une dimension globale à laquelle toujours les individus tentent à la fois d’adhèrer et en même temps d’échapper. La seule variable pertinente c’est le pouvoir plus ou moins cohercitif de cette société sur les individus qui la composent. Les lois, les normes morales, selon qu’elles seront plus ou moins rigides et contraignantes, formeront des citoyens plus ou moins « insérés » et plus ou moins névrosés... 
    L’éternel conflit entre Devoir et Désir est un sujet qui n’a pas cessé de diviser les moralistes, les politiques, les sociologues, les religieux et les psy sans oublier qu’il divise, en chacun d’entre nous, les composantes de notre personalité. C’est pourquoi il continue d’inspirer les artistes.
    Bref « notre société » (libérale) perd quelque chose malgré ce qu’elle gagne.
    Et les précédentes ne faisaient-elles que gagner ?

     
     


  • JJ il muratore JJ il muratore 30 septembre 2010 08:47

    @easy. Merci pour votre prise de position cohérente.
    A propos de Gabrielle Russier, connaissez vous le très beau livre que Raymond Jean a écrit sur cette affaire ? J’ai eu la chance de participer à son adaptation théâtrale dans les années 1970 et ce travail reste pour moi un souvenir émouvant.
    Votre texte évoque un personnage historique qui pourrait en être l’emblême : la belle Phylis !
    Maîtresse d’Alexandre le Grand avec qui il passe beaucoup trop de temps au goût d’Aristote son précepteur. Aristote reproche au jeune roi de ne plus faire son métier de conquérant. Alexandre annonce à sa maîtresse qu’ils vont moins se voir. Celle-ci furieuse l’accuse de préférer aller tuer des innocents plutôt que de faire l’amour avec elle et décide de se venger en séduisant Aristote. Elle parvient à ses fins et demande à Alexandre de se cacher dans le jardin d’Aristote pour être témoin de ce qui va se passer.
    effectivement Aristote, nu, est cavalièrement chevauché par la belle Phylis.
    A Alexandre qui se montre Aristote va dire : « oui, la femme est dangereuse, tu vois ce qu’elle a pû faire de moi qui suis vieux ; alors imagine son pouvoir sur toi qui est jeune ! »
    Cordialement à vous.


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 septembre 2010 12:25

      @jjil muratore
      Quel rusé cet Aristote ! Non seulement il a profité des charmes de Phyllis mais encore il est arrivé à ses fins avec Alexandre !
      J’ai connu Raymond Jean et je connais ce livre, très beau en effet, comme « La lectrice ».

      J’aimerais vous répondre et à easy au sujet de « plaire » qui est une sacré clef de voûte. Je le ferai ce soir car aujourd’hui je suis de travaux !!!
      Bien à vous.


  • JJ il muratore JJ il muratore 1er octobre 2010 15:17

    @ Ariane. à ce soir alors ?


  • JJ il muratore JJ il muratore 1er octobre 2010 20:02

    Ce soir de sortie, demain donc...


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er octobre 2010 20:28

      @JJ
      il y a un poème que j’adore :
      « Ma maîtresse n’est pas une lionne illustre... » dédié à Louchette ! Quelle splendeur.

      J’ai enfin compris que pour trouver vos posts, il fallait les chercher sur botre profil !
      C’est plus rapide que de reprendre le fil du forum. je m’y pêrdais !


  • Ariane Walter Ariane Walter 1er octobre 2010 20:24

    @JL
    Etre fidèle, aimer une seule personnage est un idéal suggéré par une socoiété qui recherche toujours à être stable. les individus, pour une fois sont d’accord. car la stabilité avec un seul donne une place dans cette société et surtout protège. Les biens acquis et partagés restent communs.

    Il y a un grand défaut dans les villes et dans les cœurs c’est le manque d’entretien.
    Nous sommes tellement avides de nouveauté que très vite nous nous détachons de l’ancien. Plus en amour qu’en amitié car l’amitié est moins exposée..
    je crois que le pire concerne ces malheureux chiens dont on en fou six mois, pour ensuite nemême pas les regarder et les abandonner.
    L’homme ou la femme fidèle ont donc une immense qualité. Ils savent entretenir leurs sentiments. car on ne peut que les imaginer heureux.
    Qu’en est-il de l’infidélité ?
    Là aussi, elle a ses degrés.Mais en vertu de la loi de préférence, elle ne peut être que transitoire. je crois qu’elle flatte notre côté rebelle . Notre insolence vis à vis des ordres reçus.
    ce qui est étrange , c’est qu’à partir d’un certain âge, tous aspirent à vivre ç deux ; alors que c’est la période où vivre libre est la plus agréable.
    Cherche-ton l’unique dans la multitude ?
    Le monothéisme n’a pas succédé au polythéisme pour rien.
    Papillonner ne dure que le temps d’un papillon.

    Mais le plus souvent, ce sont les circonstances qui nous guident, bien plus que la morale.
    Quant au goût pour la jeunesse : quand on a en face de soi un beau visage, on est beau soi-même.


  • JJ il muratore JJ il muratore 2 octobre 2010 18:27

    @ Ariane Walter. Et si nous parlions de Raymond Jean ?
    J’en ai le souvenir suivant : un homme calme, sensible, une intériorité puissante qui laisserait deviner que l’écriture est son univers si toutes ses publications ne nous le révélaient pas. J’ai eu la chance de le connaître à l’Université de Provence où il enseignait.
    Ses écrits de l’époque (l’affaire G.Russier et surtout la Fontaine Obscure) nous avaient rapprochés dans des projets d’adaptations théâtrales auxquels je participais.
    Et vous, comment l’avez vous connu ? Continuez vous d’avoir des contacts avec lui ?
    Je serais très heureux que ce soit le cas car j’ai perdu sa trace. Il doit bien avoir 85ans aujourd’hui non ?
    Un mot sur mon héroïne la belle Philys. Son aventure avec Alexandre et Aristote fit d’elle au Moyen Âge le type même de la « mauvaise femme » tentatrice, suborneuse, perverse. Bref habitée par le Démon. Si le Démon nous incite à l’amour c’est sans doute vrai car Philys aimait l’Amour et par sa ruse voulût démontrer à son amant qu’Aristote y succomberait lui aussi. La morale de cette histoire (ou de cette fable) n’est pas celle qu’en tiraient les clercs du Moyen Äge ; pour moi elle est à l’opposé.
    J’ai cru comprendre dans certains commentaires que votre texte a suscité, que de nos jours certains de nos contemporains sont toujours des clercs du Moyen Äge.
    Attention donc, car ce sont eux qui brûlèrent les sorcières... et vous en êtes une n’est-ce pas ?
    Cordialement.


  • JJ il muratore JJ il muratore 2 octobre 2010 19:51

    Oui, la Louchette de Beaudelaire ?


    • Ariane Walter Ariane Walter 2 octobre 2010 22:12

      Je n’ai pas pour maîtresse une lionne illustre :
      La gueuse, de mon âme, emprunte tout son lustre ;
      Invisible aux regards de l’univers moqueur,
      Sa beauté ne fleurit que dans mon triste coeur.

      Pour avoir des souliers elle a vendu son âme.
      Mais le bon Dieu rirait si, près de cette infâme,
      Je tranchais du Tartufe et singeais la hauteur,
      Moi qui vends ma pensée et qui veux être auteur.

      Vice beaucoup plus grave, elle porte perruque.
      Tous ses beaux cheveux noirs ont fui sa blanche nuque ;
      Ce qui n’empêche pas les baisers amoureux.
      De pleuvoir sur son front plus pelé qu’un lépreux.

      Elle louche, et l’effet de ce regard étrange
      Qu’ombragent des cils noirs plus longs que ceux d’un ange,
      Est tel que tous les yeux pour qui l’on s’est damné
      Ne valent pas pour moi son oeil juif et cerné.

      Elle n’a que vingt ans ; - la gorge déjà basse
      Pend de chaque côté comme une calebasse,
      Et pourtant, me traînant chaque nuit sur son corps,
      Ainsi qu’un nouveau-né, je la tette et la mords,

      Et bien qu’elle n’ait pas souvent même une obole
      Pour se frotter la chair et pour s’oindre l’épaule,
      Je la lèche en silence avec plus de ferveur
      Que Madeleine en feu les deux pieds du Sauveur.

      La pauvre créature, au plaisir essoufflée,
      A de rauques hoquets la poitrine gonflée,
      Et je devine au bruit de son souffle brutal
      Qu’elle a souvent mordu le pain de l’hôpital.

      Ses grands yeux inquiets, durant la nuit cruelle,
      Croient voir deux autres yeux au fond de la ruelle,
      Car, ayant trop ouvert son coeur à tous venants,
      Elle a peur sans lumière et croit aux revenants.

      Ce qui fait que de suif elle use plus de livres
      Qu’un vieux savant couché jour et nuit sur ses livres,
      Et redoute bien moins la faim et ses tourments
      Que l’apparition de ses défunts amants.

      Si vous la rencontrez, bizarrement parée,
      Se faufilant, au coin d’une rue égarée,
      Et la tête et l’oeil bas comme un pigeon blessé,
      Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé,

      Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d’ordure
      Au visage fardé de cette pauvre impure
      Que déesse Famine a par un soir d’hiver,
      Contrainte à relever ses jupons en plein air.

      Cette bohème-là, c’est mon tout, ma richesse,
      Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse,
      Celle qui m’a bercé sur son giron vainqueur,
      Et qui dans ses deux mains a réchauffé mon coeur.


  • Ariane Walter Ariane Walter 2 octobre 2010 22:08

    Hello ! Bonsoir !

    A propos de Raymond Jean, je l’ai connu à Aix alors qu’il donnait un cours sur Eluard. Puis, plus tard, ayant enfin réussi à terminer une nouvelle (!) je la lui ai envoyée. A dire vrai, elle était d’une médiocrité totale, mais il a eu la gentillesse de me la renvoyer avec un mot sympa !
    Depuis, je n’ai plus eu de nouvelles. J’ai cherché à le retrouver sur l’annuaire mais en vain.
    Donc je ne suis pas plus avancée que vous.Par Actes-Sud, peut-être ?

    En ce qui concerne certaines réactions à mon article, j’en ai été fort surprise, tout ceci étant pour moi du badinage. (D’un certain coté.) D’un autre c’est aussi un choix bien sûr.
    J’ai essayé de comprendre pourquoi alors que l’idée du couple est tellement plus gratifiante on en vient à trouver le « papillonnage » heureux.
    Je pense que nous rêvons du don d’ubiquité. Que nous lisons des livres et que nous voyons des films pour vivre plusieurs vies en même temps. Et que connaître et aimer plusieurs personnes à la fois donne l’impression de vivre plusieurs vies.C’est aussi innocent que de feuilleter les belles pages d’un livre. On se libère de toute la lourdeur des engagements sociaux. Ce n’est qu’une période, sans doute. Mais elle procure des sensations nouvelles enrichissantes qui donnent envie de parler de ce état d’esprit. Même s’il est destiné à rester incompris.

    Je ne sais pas si je suis une sorcière mais j’essaie d’être ensorcelante. (Comme quoi le même mot peut avoir deux sens opposés !)

    Oui, c’est Louchette de Baudelaire.
    je vous envoie le texte.

    Bonne soirée !


  • JJ il muratore JJ il muratore 3 octobre 2010 15:57

    Ola !
    merci pour la Louchette ! Emouvant.
    Oui, vivre plusieurs vies...pour cela la Vie c’est les autres...(Sartre s’est beaucoup trompé)
    Quel est cet aiguillon qui nous incite à chercher dans le regard de l’autre la confirmation du plaisir et parfois du bonheur ? A moins d’être de cette sorte d’ivrogne qui ne boit que pour s’assommer, un bon vin ne se déguste bien qu’en compagnie ; il en va de tous les plaisirs comme des grands crus : ils gagnent à être partagés. Dans ce « potlatch » se joue aussi bien le jeu de la séduction que le jeu amoureux.
    Être vieux n’est rien d’autre que d’être coupé des autres, par choix ou par obligation. Aussi longtemps que l’on a du goût pour l’autre on ne vieilli donc pas.
    Cordialement.


  • rencontre69 9 mars 2013 15:31

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  • xanadu 20 octobre 2015 08:59

    les femmes cougars ont toujours le vent en poupe, en effet ces milfs prennent de plus en plus de place dans l’espace médiatique mais pas seulement, dans les boite de nuit des plus de 30 ans egalement, tout un chacun veut sa cougar lui ! 


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