mardi 7 novembre 2006 - par Candide2

La complexité du vivant expliquée simplement !

Je me propose ici de donner au lecteur novice un fil d’Ariane qui permette de ne pas se perdre dans le labyrinthe que constitue la complexité du vivant. Je montre un chemin, ce n’est pas le seul possible. Il ne s’agit pas d’un exposé magistral mais d’un outil pédagogique qui pourrait être utile à des non-scientifiques intéressés par les sciences du vivant ou à des scientifiques formés dans d’autres domaines. J’espère que cette brève synthèse leur sera d’une lecture facile, tout en leur ouvrant un large champ de réflexion. Je donnerai ici une conception totalement physicaliste du vivant. C’est la position de la plupart des savants qui se penchent sur les propriétés du cerveau notamment, et sur les mécanismes de l’évolution, mais pas de tous. C’est celle de Gérald Edelman : « Ma... présupposition est fondée sur le fait d’admettre qu’on doit strictement obéir aux principes de la physique et que le monde défini par la physique est causalement fermé. Il ne comprend pas de forces fantomatiques contrevenant à la thermodynamique. » J’essaierai de suivre les conseils d’un grand pédagogue : « Si vous n’arrivez pas à expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne maîtrisez pas ce concept. » A. Einstein.

Le sujet étant un peu long, je le diviserai en plusieurs parties :
1. Des briques de la matière aux briques du vivant
2. L’émergence du vivant
3. La socialisation des cellules
4. L’émergence de la conscience
5. La société humaine

Première partie : Des briques de la matière aux briques du vivant.

Si dans le détail, le phénomène vivant est bien le summum de la complexité, le mécanisme qui le conduit est accessible à tous, pour peu qu’on ne s’enferme pas dans des dogmes et des préjugés.

La nature utilise des lois simples : il y a quatre sortes de forces qui agissent chacune dans un domaine particulier et une « énergie / matière » qui sont deux aspects différents de la même réalité.

Notre histoire commence il y a 13,7 milliards d’années, dans une fulgurante explosion à qui un grand physicien a donné le nom de Big Bang, par analogie avec la description mythologique que donne la Bible de la construction de l’univers et pour tourner en dérision une théorie qu’il contestait mais qui s’est imposée. En réalité, il n’y avait ni tonnerre ni éclair, car le son et la lumière restaient prisonniers de cette super gravité qui dominait tout. •Nous nous limiterons à notre univers familier, celui que nous connaissons le mieux, composé de galaxies, de soleils et de planètes où est apparue la vie. Il ne représente que 5% du contenu du cosmos, dont le reste se partage entre une matière sombre inconnue et pour 70% d’une énergie encore plus mystérieuse qui serait à l’origine d’une antigravité responsable de l’expansion continue de l’univers. •Nous ne nous aventurerons pas non plus sur les infimes fractions de la première seconde pendant les 10-43 seconde que dure l’Ere de Planck car la physique que nous connaissons n’y a aucun sens. •Nous laisserons aussi débuter cette inflation de l’univers où les quatre forces fondamentales vont se dissocier une à une de la super force originelle : la gravité d’abord, puis les forces nucléaires fortes et faibles, et enfin la force électromagnétique. Désormais ces forces vont présider à l’organisation de l’univers. •Nous attendrons encore cent millièmes de seconde, que d’infimes particules élémentaires, les quarks, se groupent par trois pour former les protons et les neutrons, ces objets familiers qui sont les premières briques qui construiront la matière. •Laissons encore passer le reste de la première seconde pendant laquelle se joue la plus titanesque guerre de tous les temps, un formidable combat de deux frères ennemis, totalement jumeaux et symétriques, mais fondamentalement incompatibles. Un fabuleux élan de destruction oppose deux forces gigantesques en tout point identiques et va en un instant anéantir l’antimatière au profit de la matière qui règnera désormais !

Après la première seconde, le décor est posé : nous avons les forces fondamentales qui imposeront leurs lois à cette matière énergétique qui ne pourra que les suivre. Commence alors un mécanisme très simple : à partir de cette profusion surabondante d’énergie, une construction patiente va se faire, par assemblages successifs des éléments précédemment construits. L’univers va se complexifier, sans fin et sans limite si ce n’est le temps et l’énergie dont il dispose et que nous considérons comme infini.

Nous avons vu que les quarks avaient donné naissance aux premières briques, les protons et les neutrons, en s’associant trois à trois. Commence alors la première construction : protons ou neutrons s’associent à leur tour pour former des noyaux plus gros. Un rien les distingue : une simple charge électrique, mais ils ont la même masse, à cette charge près. Un proton tout seul, c’est un noyau d’hydrogène. Groupés par deux, c’est un noyau d’hélium. Ces éléments les plus simples resteront les plus abondants de l’univers : 73% pour l’hydrogène, 25% pour l’hélium. Mais les 2% qui restent vont connaître un destin fabuleux ! Nous n’en sommes encore qu’aux premières minutes de l’histoire. L’univers est toujours invisible, ni bruyant ni lumineux, mais cette soupe primordiale bout à un milliard de degrés ! Il faudra 400 000 ans pour que la lumière soit ! À force d’expansion, l’univers devient moins dense, la température descend à 3000 degrés, la gravité diminue et laisse s’échapper la lumière qui se propage librement dans une matière devenue transparente. L’assemblage de protons continue sous l’influence des forces nucléaires, ils s’associent par deux, par trois, par quatre, on ne voit pas de raison pour que ça s’arrête. Mais il y en a une : tout se fait au hasard et évidemment, plus c’est compliqué, moins ça a de chance de se produire et plus la construction est fragile. Ce jeu de construction a un seul type de brique voit vite ses limites : quand on en met trop, la construction devient instable et autour de cent, elle s’avère improbable et éphémère. Le nombre de noyaux possibles se limite donc à la centaine. Pour que les constructions continuent, il faudra trouver d’autres règles et d’autres briques. Cela ne tardera pas : les électrons dotés d’une charge électrique négative vont se lier aux noyaux et constituer des entités électriquement neutres : les atomes. Les atomes sont les premiers éléments construits qui seront à leur tour les nouvelles briques élémentaires destinées à la poursuite des édifices à un degré de complexité supérieure : il n’y a plus un seul type de briques, mais près d’une centaine sont utilisables. Et comme toutes les combinaisons sont possibles, atomes semblables, atomes différents, par deux, par trois, par dix, les combinaisons possibles deviennent infinies. On est passé des différentes sortes d’atomes, une centaine, aux différentes sortes de molécules : une infinité ! On touche là l’extraordinaire richesse de la méthode cumulative dans la construction de cette complexité. Chaque fois qu’un édifice construit devient à son tour une brique pour les constructions suivantes, se produit une émergence : des propriétés nouvelles et d’une autre nature que ne laissaient pas prévoir les propriétés de leurs composants. Mais le domaine d’épanouissement de la chimie nécessite des conditions bien particulières : la température ne doit pas être trop élevée et les atomes doivent être disponibles en abondance. L’environnement nécessaire va se créer à partir de la turbulence de la mixture cosmique : de petits grumeaux se forment sous l’influence des ondes gravitationnelles et se structurent en amas qui se condensent, s’illuminent et où s’agglutine la matière. Ces structures dessinent des filaments, des plans ou des bulles où se forment les étoiles et les galaxies séparées par du vide. Les étoiles sont des concentrations de matière, c’est-à-dire essentiellement d’hydrogène, solidarisées par la gravité que provoque leur masse. Elles grandissent en captant la matière de proximité et plus leur masse augmente, plus efficace est la gravité qui capte et agglutine cette matière. La pression interne augmente alors, et avec elle la température. Quand la température atteindra 15 millions de degrés, les noyaux d’hydrogène vont fusionner par deux pour donner un noyau d’hélium qui à son tour pourra fusionner en carbone. Cette fusion nucléaire, en libérant une fantastique énergie, permet aux étoiles d’être lumineuses. Et si elle n’arrivent pas à grandir, elles restent noires. Autour d’elles, les amas de matière ne sont pas toujours absorbés. S’ils passent trop loin, ils échappent à l’attraction de l’étoile. A une distance intermédiaire, qui dépend de leur masse, ils s’installent au contraire sur une trajectoire en orbite. Ces satellites de petite taille, vite refroidis, formeront les planètes. Certaines planètes vont pouvoir fournir un environnement propice à l’essor de la chimie : notre soleil (et ses planètes) est vieux de seulement 4,5 milliards d’années. C’est une étoile naine jaune. Parmi ses huit planètes, la Terre offre des conditions privilégiées : sa température est modérée, l’eau liquide s’y est abondamment formée et toutes sortes d’atomes ont essayé de se combiner. La chimie a trouvé des conditions idéales et la complexité y atteindra des sommets.

Les molécules ouvrent une nouvelle voie à la complexification de la matière : elles sont infiniment plus nombreuses que les atomes, infiniment plus variées et leurs propriétés sont bien différentes.

Mais la construction des molécules est plus complexe que celle des atomes. Les liaisons se font au hasard, mais sont conditionnées par les formes respectives des atomes et des molécules ainsi que par le type des charges électriques qui s’attirent ou se repoussent. Ces liaisons sont faibles, de nature électromagnétique. A ce stade, même si toutes les combinaisons d’atomes et de molécules sont possibles, elles se font au hasard et à un seul exemplaire. Des configurations simples peuvent se reproduire et s’accumuler si elles sont stables. Mais plus elles sont complexes, moins leur construction devient probable et ces évènements rares, qui ne se reproduisent pratiquement jamais, finissent pas être détruits quand se poursuivent les processus chimiques. La chimie est alors limitée dans sa complexité par l’improbabilité et l’instabilité des molécules complexes. Il fallait donc d’autres briques pour aller plus loin.

Ces autres briques furent celles qui acquirent une propriété particulière : celle de se reproduire. Ce n’est pas si difficile que ça : certains minéraux, comme les cristaux ou les argiles, ont la propriété de se reproduire identiques à eux-mêmes. L’avantage, c’est que leur formation ne dépend plus d’un aléa plus ou moins probable, mais qu’elle est mécanique et spontanée. Quand une molécule est stable et se reproduit elle-même, elle a tendance à supplanter toutes les autres et à envahir le territoire. Il lui faut cependant des conditions physico-chimiques particulières et la multiplication s’arrêtera dès qu’elle aura épuisé un des éléments nécessaires à sa composition. Dès ce stade, il y a compétition entre les molécules pour s’approprier les éléments nécessaires à leur croissance et à leur survie.

Quand on parle de survie c’est déjà qu’on considère qu’il y a de la vie : et en effet, ces molécules réplicatives sont les ancêtres du vivant !

La chimie d’un des atomes était promise à un bel avenir : la chimie du carbone ! Pas trop gros, (6 protons et 6 neutrons), le carbone est un atome stable qui a quatre charges électriques disponibles, comme quatre bras par lesquels il peut accrocher autant d’atomes d’hydrogène ou d’autres corps de formes complémentaires, ou même constituer des chaînes avec plusieurs atomes semblables. C’est l’exploitation de ses propriétés très riches qui a donné naissance à la chimie organique. La chimie du vivant est à 100% une chimie du carbone. Ce privilège est dû à ses propriétés de s’enchaîner pour former un répertoire illimité de très grosses molécules aux formes multiples et variées que les chimistes exploitent aussi pour la fabrication des matières synthétiques. D’autres atomes, tel le silicium, possèdent aussi des propriétés analogues. Mais sur la Terre, c’est le carbone qui s’est imposé.

La chimie du carbone allait fabriquer des réplicateurs hautement élaborés : des molécules assez simples qu’on a pu obtenir en laboratoire dans des conditions proches de celles de la Terre à ses débuts et qui sont des substances organiques appelées purines et pyrimidines. Ces petites molécules se comportent comme des briques d’un nouveau type qui se lient entre elles pour former des chaînes plus longues. Ce n’est pas nouveau, bien des molécules s’associent ainsi entre elles en deux points différents et forment ainsi des chaînes. Mais une fois disposées en chaîne, celles-ci, qui sont des bases azotées (1), attirent encore leurs semblables par le côté si bien qu’une autre série de ces briques se dispose à son tour en chaîne, attachée à la précédente par chaque couple qui s’était trouvé des affinités complémentaires. Mais les liens qui unissent ces couples sont fragiles : les lésions latérales se défont et les deux chaînes se détachent bientôt pour former deux chaînes séparées mais symétriques, chacune étant le miroir de l’autre. Par la suite, d’autres couples se formeront, construisant d’autres chaînes en miroir, de telle sorte que le miroir du miroir sera l’exacte réplique de la première chaîne !

La vie avait trouvé sa voie.


(1) Bases azotées : . On parle d’acide et de base en chimie pour distinguer deux comportements symétriques des molécules selon qu’ils ont tendance à libérer ou à capter des protons. Ces bases sont dites azotées parce que leurs chaînes, composées d’un ou de deux hexagones, comportent de l’azote en plus de l’indispensable carbone. Ces détails n’ont pas d’importance pour la compréhension générale.



126 réactions


  • ALIF (---.---.1.39) 7 novembre 2006 13:00

    reflexion et effort de recherche interessant. j’ai toujours su que selon la deuxieme loi de thernmodynamique un systeme evoluant au hasard tend a augmenter son entropie(desordre). Comment expliquer alors une emergence d’objets de plus en plus structures et complexes ? ou se trouve le secret ? merci de m’eclairer sur ce point.


    • toto (---.---.17.117) 7 novembre 2006 13:54

      la 2ème loi n’est pas violée. Par exemple, nous pour nous auto-organiser, nous avons besoin de l’énergie du Soleil qui fait pousser les plantes pour qu’on puisse manger. L’auto organisation se produit à l’aide d’un flux d’énergie, ce qui donne lieu à des structures dissipatives comme expliqué par Prigogine.

      Le 2ème principe est : pour un système isolé, l’entropie augmente. Mais un système où se développe l’auto-organisation n’est pas un système isolé...


    • veridian (---.---.246.155) 7 novembre 2006 19:01

      Tout à fait d’accord. L’entropie d’un systèle isolé ne peut qu’augmenter.

      En toute rigueur, nous ne connaissons qu’un seul système parfaitement isolé, l’Univers.

      En d’autres termes, localement l’entropie peut très bien diminuer, et des structures complexes s’organiser, mais, globalement, l’entropie de l’Univers aura cru pendant ce temps.


    • Darwin’s Beagle (---.---.109.246) 8 novembre 2006 08:29

      ALIF : « Comment expliquer alors une emergence d’objets de plus en plus structures et complexes ? »

      On n’explique pas, on constate. Une fois constatée la chose, on peut essayer de l’expliquer. Parfois avec succès (l’évolution des espèces), parfois pas. Le « jeu de la vie » (game of life) de John Conway, par exemple. On ne sait toujours pas comment prédire si tel agencement de cellules va se reproduire à l’infini, se stabiliser, ou disparaître.

      Jetez un coup d’oeil là :

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_de_la_vie


    • Darwin’s Beagle (---.---.109.246) 8 novembre 2006 09:08

      Cet article, qui ne m’a guère plu, m’a hérissé dès le début, ici :

      « il y a quatre sortes de forces qui agissent chacune dans un domaine particulier et une « énergie / matière » qui sont deux aspects différents de la même réalité. »

      Quatre forces ? Lesquelles ? Une énergie/matière ? Qu’est-ce que c’est ? Il faut le dire, si c’est un article de vulgarisation ! (et ce n’est visiblement pas un article qui vise les spécialistes).

      Et puis, presqu’aussitôt : « 13,7 milliards d’années ». Ce chiffre trop précis suggère qu’on sait PRECISEMENT de quand date l’univers. C’est faux. « 10 à 15 milliards d’années, » d’accord, je ne trouverais pas trop à redire, mais 13,7 milliards...

      Et cet autre chiffre :

      « pendant les 10-43 seconde que dure l’Ere de Planck »

      10^-43 SVP, pas 10-43. Mais même 10^-43 fait mal l’affaire. Il y en a qui vont s’imaginer un nouvel émoticon. Cent trillionnièmes de trillionnième de trillionnième de secondes, ce serait peut-être mieux. Ou bien : 1/10.000.000.000.000.... non, j’abandonne, ça fait tellement de zéros que c’en est ridicule (et je vais en oublier !)

      Et puis, j’aurais vouloir en voir plus long sur l’ère de Planck.

      Et d’autres choses, mais j’arrête là.


    • (---.---.91.129) 28 novembre 2006 08:10

      L’ univers est un système isolé ? mais, les preuves sont où ? Il y a des M. d’univers ,alors, ils agissent l’un sur l’autre ? ( si oui , dans ce cas, il y a échange) + J’ y vois plus une methode de formation par ’« inclusivité »’ Que par accumulation ??..???il est écrit :methode cumulative)


  • Marsupilami (---.---.32.156) 7 novembre 2006 13:23

    Bravo, c’est très pédagogique et très agréablement écrit. Quant à la téléologie, si elle existe elle est actuellement indémontrable sur un plan scientifique, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’existe pas.


    • toto (---.---.17.117) 7 novembre 2006 13:51

      pouvez-vous donner un sens précis, scientifique et non ambigü au mot « téléologie » ?


    • ZEN zen 7 novembre 2006 14:04

      Téléonomie, pas télélogie...C’est le sens instauré par Jacques Monod.

      Il y a deux sens à cette notion:celui de finalité interne, purement épistémologique , non discutable quoique difficile à rationaliser et celui, contestable parce que métaphysique ou religieux, de finalité externe faisant appel à la croyance en une volonté organisatrice et créatrice. Kant avait déjà parfaitement vu la nécessité d’établir cette distinction pour éviter toute confusion.


    • Marsupilami (---.---.32.156) 7 novembre 2006 15:34

      @ Zen

      T’es gonflant dans ton rôle de gardien du temple athéisto-rationaliste. Tu ne fais dans ce genre de rôle que du blablabla verbalisteur oral de la langue qui cause avec les monocordes vocales qui ne pensent pas. Je te préfère quand tu es sur ton vélo. Là, tu ne penses pas, tu pédales. Et même pas dans la choucroute.


    • Marsupilami (---.---.32.156) 7 novembre 2006 15:42

      @ Toto

      Je te renvoie à cette définition extra-personnelle.

      Que dire d’autre ? Je suis agnostique, donc je ne sais rien de rien dans le domaine des relations & interactions entre science et métaphysique, sinon que la première élude la seconde, et que j’estime qu’elle a tort. Et je rappelle que je ne suis ni positiviste, ni scientiste, ni rationaliste, ni spiritualiste et que pour me marrer, je fais un gros bisou au chat de Schrödinger (mais aussi à celui de Kepler, s’il en avait un).


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 16:09

      @marsupilami

      Pourquoi doit il y avoir un tort ou une raison ? Si en tant que personne je peux m’intéresser à la fois à la science et à la métaphysique, je ne suis pas sûr que pour autant la science doive s’occuper de métaphysique, pas plus que d’une blague de Jean Roucas (un exemple bien choisi) qui peut, mais c’est rare, m’intéresser tout autant. Une blague de scientifique ne prouve pas pour autant que la science s’occupe du ressort comique.


    • Marsupilami (---.---.32.156) 7 novembre 2006 16:38

      @ Robib

      Je suis d’accord avec toi. La franche rigolade s’affranchit des physiques et des métaphysiques & de leurs relations & interactions, même rebouliques...


    • Marsupilami (---.---.32.156) 7 novembre 2006 16:50

      @ Robip

      Quoi qu’en non-pensent les scientistes rationalistes anti-métaphysiques, les relations & interactions entre les phénomènes observables et non-observables à un moment donné dans un cadre recevable par la science officielle d’un lieu et d’un moment donné continueront de se produire, c’est une vieille histoire épistémologique. Que te dire d’autre ? Je ne suis pas rationaliste.


    • ZEN zen 7 novembre 2006 18:36

      @Marsu

      Je reviens justement de faire 60 bornes à vélo...Je te conseille de m’accompagner demain pour dissiper les brouillards qui stagnent dans ton esprit, car ce que tu dis est d’un fumeux !... :

      « T’es gonflant dans ton rôle de gardien du temple athéisto-rationaliste. Tu ne fais dans ce genre de rôle que du blablabla verbalisteur oral de la langue qui cause avec les monocordes vocales qui ne pensent pas »

       ??????????????????????????????????????????????????????????


    • ZEN zen 7 novembre 2006 18:54

      « Si vous n’arrivez pas à expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne maîtrisez pas ce concept. » A. Einstein

      Je pense que cette célèbre phrase de notre facétieux génie relève plus de la boutade que de l’injonction.Il était coutumier de ces remarques paradoxales, destinées sans doute à forcer ses pairs à des efforts plus grands de vulgarisation.

      Mais essayez toujours de faire comprendre (au sens scientifique du terme)la théorie de la relativité même restreinte,celle des quanta ou à plus forte raison des cordes à un enfant relève d’un défi impossible. Moi-même, malgré mon intérêt pour ces domaines, je perds vite pied...au point de renoncer à comprendre, faute d’outils mathématiques et théoriques....


    • ZEN etienne celmar 7 novembre 2006 22:09

      @ Le furtif

      Mon « petit garçon », ID est le terme faussement moderne qui équivaut à ce que l’on appelle « finalité externe »,associée à l’idée de créationnisme (le plus souvent implicite ou non avoué)

      J’aime moi aussi SG Gould pour son savoir , sa rigueur intellectuelle et son courage (il avait tous les créationnistes US sur le dos en défendant ses thèses néo-darwiniennes).J’ai commencé par « Le pouce du panda »(passionnant). Pour ce qui est du pianiste , je l’adore quand il joue Bach, même s’il chantonne un peu trop en jouant...

      Voilà, mon « grand garçon », bien à toi... smiley


    • ZEN zen 7 novembre 2006 22:10

      Disfonctionnement :E Celmar, c’est ZEN (pseudo d’auteur)


  • wrisya (---.---.231.251) 7 novembre 2006 13:38

    A Candide,

    Bonjour, vous dîtes en début de phrase : « Notre histoire commence il y a 13,7 milliards d’années, dans une fulgurante explosion à qui un grand physicien a donné le nom de Big Bang[...] »

    J’ai juste qu’une question qui m’a toujours intéressée : après avoir expliqué le « comment » de la naissance du Vivant, est-ce que vous pouvez me dire si les scientifiques abordent des hypothèses plausibles sur les « raisons » de ce big bang, ce qui l’a provoqué exactement ?


    • toto (---.---.17.117) 7 novembre 2006 13:49

      aucune théorie à l’heure actuelle ne permet d’expliquer les « causes » du big bang. Le big bang n’est en fait pas vraiment une explosion, puisque c’est l’espace lui-même qui s’agrandit. Le « comment » du big-bang est en gros décrit par la relativité générale, où il apparaît sous la forme d’une singularité de l’espace-temps. Après on peut ajouter d’autres choses à la RG pour obtenir l’inflation par exemple...


    • wrisya (---.---.231.251) 7 novembre 2006 13:58

      Merci Toto,

      Alors si c’est juste une question de « relativité » d’un espace qui s’étend à l’infini... Qui dit qu’il ne pourrait pas y avoir un « big bang » bis ???? Puisque ici il ne s’agirait pas d’une explosion à proprement parler qui aurait profondément modifié la nature de l’espace ?

      Donc, ça signifierai qu’au fond l’espace serait destiné à perpétuellement se renouveller (par ex, à chaque « disparition » de la Vie, celle-ci finierait de toute façon par re-venir, par advenir ???) ou bien j’ai tout faux ?...!


    • toto (---.---.17.117) 7 novembre 2006 14:00

      euh... je ne vois pas trop ce que vous voulez dire, mais je crois que ça n’a pas vraiment de sens...


    • wrisya (---.---.231.251) 7 novembre 2006 14:04

      Un renouvellement perpétuel de « la vie » que celle-ci ne disparaît jamais vraiment : ptet bien que le big bang est advenu justement parce qu’il existait antérieurement un « principe », qu’en disent les scientifiques ? je suppose qu’ils ne soutiennent pas l’idée selon laquelle le big bang serait né du néant ou du vide, mais peut être du chaos...


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 14:10

      Il me semble que Prigogine propose un « temps » préexistant au big bang qui se déploierait dans un espace « déjà occupé » mais avec une densité de matière tellement faible qu’un déséquilibre de la symétrie création/désintégration de particules dans le vide pourrait être suffisamment stable (loin de toute force de rééquilibrage) pour que l’entropie augmente. Il fait tout un calcul sur la densité de matière et le niveau d’énergie... j’avoue que je n’ai pas vraiment tout compris.


    • toto (---.---.17.117) 7 novembre 2006 14:10

      pour l’instant la vie n’intervient pas du tout dans la description du big-bang. L’image la plus répandue sur le big-bang est qu’il serait apparu suite à une fluctuation quantique du vide, mais il n’y a aucune théorie précise là-dessus.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Vide_quantique


    • wrisya (---.---.231.251) 7 novembre 2006 14:21

      Ca à l’air méga intéressant, mais en grosse nullarde que je suis des termes scientifiques, j’attendrais qu’une bonne âme ait la bonté immense de me l’expliquer sans mots « barbares »... !!


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 14:51

      @wrisya

      Dans le vide (partout) et à tout instant il se crée de la matière et de l’anti-matière qui se désintègrent mutuellement instantanément.

      L’équilibre c’est quand toutes les forces en présence s’annulent. Nous vivons dans un univers loin de l’équilibre puisque la matière par exemple ici est organisée en un soleil et un système planétaire, où nous même nous pouvons nous déplacer à la surface de la terre (nous faisons partie de l’univers). Cette organisation entraîne elle-même un déséquilibre, donc des dissymétries au niveau des champs de force, qui peut engendrer une organisation plus ou moins identique : il y a auto-organisation.

      On peut imaginer simplement que dans un monde équilibré, c’est à dire non organisé et sans grande orientation de force, cette création/désintégration constante de matière et d’anti-matière puisse aboutir par hasard à une dissymétrie infime mais suffisante pour s’auto-organiser et s’éloigner de plus en plus de l’équilibre.

      J’espère que je ne dis pas trop de bêtises...


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 7 novembre 2006 15:17

      Sur le Big Bang, je connais une façon assez sympathique et interessante d’aborder ce problème. Cela vaut aussi pour toutes les autres singularités mathématiques (ex : le zéro absolu des température).

      Cette « définition » vient de Jean-Marc Levy-Leblond (Physicien et Philosophe) qui donnait des « cours » en Maitrise à Nice il y a quelques années.

      Prenons d’abord un exemple simple.

      Soit un plan euclidien ( plat dans un univers « plan » à 3 dimensions) infini.

      Soit un observateur dans une tour, et un voyageur.

      L’observateur ne connait pas la réalité de son monde (infinitude...)

      à l’instant zéro le voyageur est au pied de la tour de l’observateur. Puis il se met en route. Il s’eloigne vers l’horizon en ligne droite à vitesse constante.

      Si l’observateur trace la trajectoire du voyageur et la prolonge jusqu’à l’horizon, l’intersection de ces deux lignes forme un point que l’observateur ne connaissant rien de la réalité du monde peut appeler « destination » du voyageur.

      Mais le voyageur n’atteindra jamais ce point. Plus il se rapproche (point de vue de l’observateur) plus il semble ralentir !

      Or du point de vue du voyageur, cette destination (ce point) n’existe pas. Il connait la nature de son monde, son univers est infini.

      L’observateur a noté la position du voyageur en fonction du temps selon lui. Ne le voyant jamais atteindre la « destination » qu’il appelle « d », il note que la position de l’observateur appartient à l’ensemble [0,d[ (0 étant l’origine, les crochets vers l’interieur indiquants que le point appartient à l’ensemble et ceux tournés vers l’extérieur que ce point en été exclu)

      Le voyageur lui note que sa position appartient [0,infini[ (l’infini ne peut lui non plus appartenir à l’ensemble sauf cas extrême mais je ne suis pas mathématicien)

      Une troisième personne pourrait faire une relation entre les deux ensembles. Une fonction « f » mathématique existe et permet de faire correspondre chaque point de l’ensemble [0,d[ à un point de l’ensemble [0,infini[.

      ex : f(0)=0 et lim f(x->d) = infini (on ne peut pas écrire f(d)=infini mais c’est presque la même chose sauf que ni d ni l’infini n’appartiennent à l’espace de définition de f)

      Imaginons que le trajet du voyageur a été filmé. Remontons le film. Que se passe-t-il ?

      Il existe un point d’où semble provenir le voyageur la « destination » devient ici l’« origine » mais aussi loin qu’on remonte le film il n’atteint pas ce point.

      Maintenant considérons qu’il n’y est pas d’échelle de temps sur ce film. Comment le dater ? la seule information que nous ayons c’est la déplacement du voyageur, donc on peut créer un échelle en le considérant comme uniforme et stationnaire. Il en résulte qu’on peut dater jusqu’à l’instant 0 (origine), mais sans l’atteindre.

      Ce point « origine » ou « destination » est ce qu’on appelle en mathématique une singularité, un point qui ne fait pas parti de l’ensemble décrit mais dont on peut se rapprocher indéfiniment.

      La comparaison avec le Big Bang (ou le zéro absolu des température) est donc évidente.

      On peut très bien inventer une échelle de temps, non-linéaire pour nous, mais qui permettent d’« ouvrir » le temps en un ensemble infini (point de vue du voyageur). Ainsi plus de Big Bang où instant zéro par un simple changement de point de vue.

      Les physiciens répondent souvent à la question « qu’est-ce qui avait avant le big bang ? » par « il n’y avait pas d’avant, le temps et l’espace sont indisociable ». C’est une façon de voir les choses. J’aime bien la façon de Levy-Leblond de présenter cela sous la forme, assez philosophique d’un changement de point vue.

      Il n’y pas d’avant car on ne peut pas atteindre l’instant zéro. Celui-ci n’existe pas.


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 15:27

      @Anthony

      Bien sûr. Surtout qu’il s’agit d’une expansion interne... il est peut-être plus facile de parler de densité. Pour autant l’approche de Prigogine est intéressante en cela qu’il propose l’existence d’un avant, c’est tout l’intérêt. Un avant légèrement ténu certes mais un avant tout de même.


    • Nico (---.---.224.226) 7 novembre 2006 15:34

      Il y a deux réponses, ou plutôt non-réponses à votre question.

      La non-réponse scientifique, c’est que les théories physiques que nous utilisons, notamment la relativité générale et la mécanique quantique, sont inaptes à décrire ce qui se passe au tout début (c’est-à-dire quelques pouillèmes de pouillèmes de secondes) du big bang. C’est un des buts des fameuses théories unifiées, que les physiciens cherchent à mettre au point depuis plusieurs décennies, jusqu’à présent sans succès.

      Le gros problème réside dans l’incompatibilité entre la théorie générale de la relativité (qui traite la gravité) et la mécanique quantique (qui traite les trois autres forces connues : électromagnétique, forte, et faible). Ce n’est pas gênant dans la plupart des cas, car les deux théories peuvent s’appliquer assez indépendamment l’une de l’autre. Au niveau du big bang, les énergies et les densités en jeu sont tellement énormes qu’il faut vraiment combiner les deux théories, et pour l’instant, cela ne marche pas.

      La deuxième non-réponse est d’ordre philosophique. La science ne s’intéresse pas à savoir s’il y a un sens profond au big bang. Cela ne nous avancerait sans doute pas à grand chose. Si par exemple on suggère que Dieu est à l’origine du big bang, on peut tout de suite demander qu’est ce qui est à l’origine de Dieu, et ainsi de suite... Beaucoup de physiciens s’accordent également à penser qu’il est très difficile de décrire ce qui s’est passé « avant » le bigbang (si cela a un sens) ou ce qui l’a déclénché...


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 16:14

      @Nico

      Mais Prigogine propose une autre vision puisqu’il intègre le bigbang dans une histoire de l’univers justement. Alors on pourrait dire aussi que c’est un joyeux original qui tient du folklore mais ce n’est pas obligatoire. Son approche m’intéresse en tous cas.


    • Marsupilami (---.---.32.156) 7 novembre 2006 17:23

      @ Robip

      « Un avant ténu mais un avant tout de même »...

      Ouaf ! Comment mesurer cette « ténuité » ?

      L’avant n’est pas savant et l’après n’est pas sacré, c’est c’est pas plus simple ?

      En vérité, on n’en sait rien, on ne fait que créer des modèles-théories qu’on balance sur le réel objectif. Y en a qui marchent et d’autres qui ne marchent pas selon les époques. Ainsi va la vie des savoirs...


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 17:42

      @marsupilami

      tu me casses ma figure stylistique et l’ironie de ma concession... c’est pas sympa. smiley


    • Ark EvoluVeur Ark EvoluVeur 7 novembre 2006 23:00

      « On peut très bien inventer une échelle de temps, non-linéaire pour nous, mais qui permettent d’ »ouvrir« le temps en un ensemble infini (point de vue du voyageur) » ; c’est superbe ça...et rejoins d’autres énoncés sur les électrons doués « d’ubiquité » (2 endroits, même instant en physique nucléaire fondamentale)... Les scientifiques ont le don d’inventer des phénomènes parfois inobservables, accordés à leurs théories ou les démontrant avec leurs outils propres...pour nous dire encore que le monde n’est qu’une apparence.

      Demain donnez-nous la possibilité d’avoir chacun notre temps personnels, par demonstration, vous ferez pour l’humanité, le bond extraordianire de justifier des cohérences personnelles à des moments sociaux partagés.

      Si le temps n’était pas devenu si souverain et en référence commune, aurions-nous tant de préjugés sur le développement de certaines ethnies ? Le temps est un concept capital et heureusement remodelable, par les preuves scientifiques.

      Comment déterminer une société humaine composée de personnes vivant dans des temps différents ? La référence n’étant plus les saisons, ni le jour et la nuit, mais nos propres cycles subjectifs (qui sont souvent différents du cycle sociale). ?

      entropie et auto-organisation ... smiley


    • Jean (---.---.13.135) 8 novembre 2006 01:35

      Tiens Anthony, je proffite de ton explication pour te poser une petite question.

      La physique a l’air d’etre ton domaine, alors peut etre pourras tu me repondre.

      La vitesse de la lumiere represente elle aussi un absolue indepassable, si j’ai bien compris les grandes lignes de la theorie de la relativitée, imaginons un voyageur dans une fusée magique ; qui disposerait d’une energie infinie qui lui permetrait de constament augmenter sa vitesse pour se rapprocher de celle de la lumiere.

      Comme une vitesse est un rapport entre du temps et de l’espace (tant de km en tant de secondes), est ce a dire que le temps se « dilate » pour celui qui serait dans la fusée ?

      En gros est ce que le temps separant deux intervalles aurait une inflation proportionnelle, qui empecherait donc notre voyageur de depasser les 300.000 Km/s ?

      Et si oui est ce que cela revient a dire que plus on se rapproche de la vitesse de la lumiere plus le temps tant a s’arreter pour un observateur exterieur qui observerait ce qui se passe dans cette fusée ?

      Desole de poser cette question tard (boulot oblige), mais si tu repasses par la ... merci d’avance smiley


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 8 novembre 2006 09:50

      En fait je crois me souvenir que c’est le contraire qui se passe.

      Pour un objet voyageant à la vitesse de la lumière le temps propre est nul.

      Un voyageur s’approchant de la vitesse de la lumière verra son temps propre « ralentir » . En fait il ne le verra pas car pour lui son temps propre est le « vrai temps ». Un observateur extérieur par contre verra ce temps se dilater.

      En consequence de quoi, le voyageur verra aussi les distances se contracter.

      S’il doit a l’origine parcourir une certaine distance d dans le reférentiel de départ (terrestre par exemple), et qu’il voyage à une vitesse suffisamment proche de celle de la lumière, il aura en fait parcouru une distance plus faible.

      Pour un observateur extérieur, il y a toujours contraction des distances et dilatation du temps dans un référentiel en mouvement.


    • ropib (---.---.27.229) 8 novembre 2006 14:08

      @Ark

      La réalité est un consensus. On essaye de déterminer justement ce qui est commun à tous. On peut se poser la question de la réalité de la réalité mais il serait plus juste de parler de plusieurs « univers » ou espaces, les uns qui seraient sociaux, d’autres internes. D’ailleurs la « réalité » interne est-elle unique ? N’y a-t-il pas en nous des temps différents ?

      Il faudrait donc réussir à déterminer ce qui est commun, ce qui communément est individuel, du processus commun de l’individualité etc. Enfin toujours est-il que le langage est déjà un consensus et qu’on n’en sortira pas beaucoup si ce n’est en restant en soi, sans recours au langage, au niveau émotionnel (le sentiment serait déjà transmissible ou on va dire transformable en quelque chose de transmissible).

      Quant au développement... le problème est de savoir ce qui est le mieux développé : ce qui est très complexe ? ce qui est très adapté ? ce qui est très adaptable ? ce qui est robuste ? ce qui a beaucoup évolué pour s’adapter ? ce qui a peu évolué et était déjà adapté ? Finalement le préjugé se base sur bien d’autres choses que le temps je crois.


    • jean (---.---.94.254) 8 novembre 2006 22:31

      Merci Anthony,

      Ok ca repond donc à ma question...

      (Qui pour la petite histoire, m’est venu en lisant un article ou quelqu’un affirmait qu’en s’approchant suffisament de la vitesse de la lumiere un homme, pourrait voyager sur une distance importante alors que sont frere jumeau serait mort depuis des siecles en etant resté sur terre...)


    • Mage Rapaffro (---.---.92.8) 9 novembre 2006 09:38

      N’empêche que si dans un TGV qui roule à 300 km/h, un type marche à 4 km/h et que ce type, pas très propre sur lui, a sur la tête un pou qui se dépace à 5 cm/h, ben le TGV, le mec et le pou arrivent tous les trois à la même heure, en gare de Besançon (Doubs).


    • ropib (---.---.27.229) 9 novembre 2006 11:21

      @Mage

      Ca dépend... Parce que à partir d’où exactement tu dis qu’ils arrivent en Gare de Besançon ? Chacun ne vit pas à la même échelle et je pense que si tu considères les centres de gravité de chacun ils n’arrivent justement pas en même temps à une ligne fictive d’épaisseur nulle qui détermine l’arrivée à la gare.

      Si on n’est pas un poil rigoureux on peut tout autant considérer qu’ils ont toujours été en gare de Besançon.


  • toto (---.---.17.117) 7 novembre 2006 13:45

    cet article est assez amusant mais il y a trop de raccourcis trompeurs je trouve. Certains mêmes peuvent aboutir à des erreurs. Ainsi, les éléments autres que l’hydrogène et l’hélium ne se sont pas formés tous seuls par condensation, mais ils ont été fabriqués dans les étoiles par les réactions de fusion nucléaire. Par ailleurs dans les étoiles, avant leur explosion, la synthèse s’arrête au fer car après le bilan énergétique est défavorable. La phrase « tout se fait au hasard et évidemment, plus c’est compliqué, moins ça a de chance de se produire et plus la construction est fragile » est donc très douteuse.

    Sinon l’entrain de l’article est intéressant...


  • aponaute (---.---.141.191) 7 novembre 2006 13:49

    Bonjour ALIF

    la complexité dont tu parles est produite par les interactions d’éléments (atome, molecule, cellule, individu, ...) qui s’organisent pour produire un nouvel élément de complexité supérieure à ceux qui le composent. Par exemple, des atomes interagissent pour donner des molécules, des molécules interagissent pour donner des cellules, ...

    Quel est le moteur de tout cela ?

    Si je lis Candide2, le moteur est le hasard. Si j’écoute les Creationnistes et les croyants, le moteur c’est dieu.

    Pour ma part, je pense qu’au niveau atomique et moléculaire, c’est le hasard.

    A partir de la première étape du vivant, la cellule, c’est la nature du vivant qui le pousse à s’aggreger en organisme de plus en plus complexe (voir Varela et Maturana). Ce mecanisme inscrit dans les genes du vivant permet au vivant de resister à l’entropie, en produissant des structures dont les chances de survie sont plus importantes que pour les parties qui les constitue. Par exemple, un individu est bien plus robuste et adaptatif que les cellules qui le constituent.

    Grace à cela, l’information portée par le vivant survie à son vecteur, la cellule.

    A partir de l’individu conscient (l’homme), la nature de l’information n’est plus biologique mais culturelle (hypothese de H. Bloom que j’aime bien). Ce serait donc la nature de l’homme (sa conscience d’etre ? D’etre different des autres ? )qui le pousserait à s’aggreger. Comme la cellule n’est qu’un vecteur inconscient de son ADN, l’individu serait un vecteur plus ou moins inconscient d’un message ou de valeur culturelle et sociétale qui caractérise son grope. Et comme pour la relation entre cellule et individu, on peut établir une relation entre individu et société.

    Ainsi, la société permet à ses valeurs culturelles de survivre à l’entropie qui détruit les individus qui la compose.

    J’espere que le petit garcon de 6ans à compris.

    Florent-mes-deux-centimes


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 15:08

      Les hommes sont partiellement sociaux... les fourmis sont plus sociales.

      L’organisation sociale est donc une complexification à la rigueur (à vérifier) mais n’est nullement pas un aboutissement ou quelque chose du genre. D’ailleurs si il y a des espèces complexes on peut noter que parallèlement il y a explosion d’être vivants simples. Le problème de la complexité réside dans sa robustesse. Par exemple l’utilisation de l’oxygène permet une grande débauche d’énergie mais la cellule se brûle elle-même et une organisation est donc nécessaire à son utilisation.

      Bref, il n’y a pas de flèche du développement et le vivant n’a pas particulièrement de « nature ». D’ailleurs la classification « vivant » doit être utilisée avec parcimonie, des systèmes organisés ne sont pas vivants et peuvent pourtant être d’une grande complexité, par exemple une société humaine n’est pas un être vivant unique et ce n’est pas nécessairement un objectif à atteindre.

      Par rapport à l’entropie... l’organisation humaine est entropique. Pour lutter contre l’entropie il serait plus efficace de tout exterminer.


    • aponaute (---.---.56.34) 7 novembre 2006 15:29

      Hum, la « nature » du vivant n’est-ce pas la fonction « créer la meilleur solution pour se reproduire » ? Et donc faire survivre cette fonction ?

      D’autre part, je ne dis pas qu’une organisation n’est pas entropique, je dis qu’elle l’est moins que les individus qui la composent. Je ne dis pas non plus que c’est un objectif, mais un moyen pour faire survivre une information (comme l’individu fait survivre l’ADN de ces cellules).

       smiley


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 16:23

      La vie ne recherche pas de solution... une solution à quoi d’ailleurs ? La finalité a-t-elle un sens en regard du point de vue que l’on aborde ici ? Le virus qui ne se reproduit pas sans hôte est-il vivant malgré tout ?

      L’organisation sociale de l’homme n’a rien à voir avec l’entropie. L’articulation indiduel/social n’existe d’ailleurs pas pour tous les vivants. Cette interrogation me semble être d’ordre culturel plus que biologique ou alors il faudrait l’élargir grandement.


    • aponaute (---.---.56.34) 7 novembre 2006 16:35

      Je tente d’aborder le sujet d’un point de vue « science de la complexité ». Dans ce cadre, je ne vois pas de frontiere imperméable entre culture et biologique. Ce genre de clivage limite la réflexion. La culture est issue du biologique et certains mécanismes sont communs aux deux. Tout comme le biologique est issue du physique et suit encore certains de ses principes, comme l’entropie.

      Si je puis me permette, je vous conseille de lire un petit bouquin, « Introduction à la pensée complexe » de E. Morin pour comprendre de ce dont je veux parler.

      Cordialement.


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 16:47

      Le clivage entre culture et biologie n’est pas le problème. Dans ce cas il faut comprendre justement que notre rapport culturel est du au fait que nous soyons des humains.

      Je ne critique pas l’idée de mêler culture et biologie... je critique votre méthode à vous (qui posez une question avant tout culturelle, car la biologie ne pourra pas dire « la société est trop individualiste »). smiley Mais je la comprends peut-être de travers. Toujours est-il que l’entropie n’est pas un risque dans une organisation, sociale ou autre, au contraire. Le risque est l’instabilité.


    • Mage Rapaffro (---.---.92.8) 9 novembre 2006 18:03

      L’instabilité n’est pas un risque, si elle est comprise au sens de la dynamique. Un état instable peut en effet être entouré d’une trajectoire fermée stable (un cycle limite) et c’est ainsi que s’interprêtent les périodicités (circadiennes ou autres) des systèmes vivants. L’instablité (de l’état stationnaire) est alors un gage d’adaptabilité.


    • (---.---.27.229) 13 novembre 2006 13:40

      @Mage

      Je n’ai pas forcément compris. Vous ne faites pas plutôt référence à un état d’équilibre ?


  • Stravos (---.---.132.162) 7 novembre 2006 13:59

    Il reste que les super accélérateurs de particules n’ont toujours pas réussi à mettre en évidence le « créaton », particule ultime où nichent Adam et Eve, ainsi que leur délicieux péché... Comme quoi les particules à Bon Dieu sont insécables !


    • toto (---.---.17.117) 7 novembre 2006 14:02

      ... ou que le créaton n’existe pas....


    • Marsupilami (---.---.32.156) 7 novembre 2006 15:51

      @ Toto

      ... ou qu’on ne mesure que ce qu’on veut, peut et souhaite mesurer en fonction des prismes épistémologiques & techniques d’un lieu et d’une époque. Ne nous aveuglons pas : les paradigmes scientifiques ont toujours changé en fonction des modes.


    • Stravos (---.---.132.162) 7 novembre 2006 17:22

      Bien sûre que le « créaton » n’existe pas, mais j’ai l’impression que l’ironie, pour certaines personnes, est une planète totalement inconnue, et qu’elle risque de le rester encore longtemps, malgré les plus puissants téléscopes...


    • Marsupilami (---.---.32.156) 7 novembre 2006 17:38

      @ Stravos

      Tu parlais de quelle planète ? Pluton ?


    • Stravos (---.---.132.162) 7 novembre 2006 18:14

      Celle où je pose de temps à autre le pied, mais ce n’est pas en compagnie de Rael...


  • alberto (---.---.70.78) 7 novembre 2006 14:05

    Merci à vous, Candide pour cet exercice pédagogique bien enrichissant.

    Pour ceux des lecteurs d’Agoravox qui apprécient ce genre littéraire je conseille : « La pomme et l’atome » de S. Balibar, Ed. Odile Jacob. (Pub. Gratos)


  • Fabrice Fabrice Duplaquet 7 novembre 2006 16:31

    Je ne pense pas que le vivant puisse être expliqué facilement. La complexité des mécanismes qui concourent à maintenir le vivant contre les forces de dérégulation est prouvées par les milliers d’articles publiés par décénnie dans les plus grandes revues internationnales. Sans oublier la somme collosale de mécanismes encore inexpliquées en 2006. Mais j’avoue que cette tentative de vulgarisation est bien faite bien que très partielle.


  • Einstein (---.---.33.226) 7 novembre 2006 17:01

    Article de vulgarisation qui ressemble beaucoup au livre très critiqué des freres Bogdanov « Avant le big bang ». Comme eux vous utilisez un discours jargonant pour en imposer au lecteur non scientifique. Pas besoin de mots impressionants pour faire comprendre tout cela à un enfant de 6 ans. smiley


  • fransua Demi Weste 7 novembre 2006 17:10

    Tout est faux de calamités subjuguée cette pseudo explication est un argument falsifieux. L’univers c’est ma toile ou je projette l’autre univers, celui que tu vois sans le voir que tu touches sans le sentir... oui c’est moi l’univers au centre il y a moi autour le néant je suis nu....


    • joseW 7 novembre 2006 21:01

      Merci Demian à demi à l’Ouest : je n’avais pas tout saisi mais maintenant tout est plus clair.

      Si l’auteur pouvait s’inspirer de votre style nous serions tout illuminés de son savoir smiley


  • Stravos (---.---.132.162) 7 novembre 2006 17:16

    Bien sûre que le « créaton » n’existe pas, mais j’ai l’impression que l’ironie, pour certaines personnes, est une planète totalement inconnue et qui ne risque pas d’être découverte de sitôt ! malgré les plus puissants téléscopes...


    • Stravos (---.---.132.162) 7 novembre 2006 17:24

      Mille excuses pour le doublet, je voulais placer le commentaire ci-dessus plus haut.


    • ropib (---.---.27.229) 7 novembre 2006 17:29

      L’ironie comme cause fondamentale à la création de l’univers, c’est une approche métaphysique non conventionnelle ça !

      Juste au-dessus Demi Weste se propose comme Inelligent Designer d’ailleurs.


    • Stravos (---.---.132.162) 7 novembre 2006 18:21

      Merci, mais je crains qu’un monde Westinien ne risque de s’effondrer sur lui-même, tel un énorme trou noir, sous le poid de son colossale égocentrisme.


    • ropib (---.---.27.229) 8 novembre 2006 12:06

      @Stavros

      Tout l’intérêt de la chose...


    • Le furtif (---.---.88.169) 8 novembre 2006 18:24

      Comme quoi le vide peut être pesant Ouafff


  • Stravos (---.---.132.162) 7 novembre 2006 18:09

    « Une dissymétrie infime mais suffisante pour s’auto-organiser » serait à l’origine de notre univers (dixit Ropib). Ne retrouve-t-on pas là l’antique concept de « clinamen », cher à la doctrine Epicurienne ? Comme quoi rien d’absolument neuf sous le trop humain soleil de notre intelligence...

    PS : j’aurais préféré écrire « trop humain soleil » sans rien ajouter, mais autant préciser la métaphore en y mettant le mot « intelligence », sinon il risque d’y avoir encore des doctes pour me lire au pied de la lettre, me rappellant que nôtre bel astre est un chaudron thermonucléaire et patati-patata... D’ailleurs Epicure a dit aussi : « le soleil est tel que je le vois », grossière erreur d’un sensualiste... Mais le cher Epicure n’en ait pas moins vigoureusement du coté de la lumière, la vraie, celle qui se moque des prétentions humaines, trop humaines...

    PS bis : En fait, pour ce qui est de la doctrine du « clinamen », le vrai père en serait le grand Démocrite, dont Epicure - sur ce point - ne fait que reprendre les idées. Pas étonnant non plus qu’on retrouve si peu des oeuvres de Démocrite, philosophe athée et matérialiste : les chasseurs de Paradis ont du passer par là, trouvant que la meilleure place de ces oeuvres impies est dans les Enfers de l’oubli... Ils y ont presque réussi, ces salauds ; mais heureusement : le hasard est un dieu malicieux qui a permis à quelques fragments de survivre jusqu’à nous... Petites étoiles d’intelligences dans la nuit obscure des siècles...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 novembre 2006 18:17

      Le clinamen est une allégorie poétique introduite par Lucrèce dans de natura rerum, son long poème


    • Stravos (---.---.132.162) 7 novembre 2006 18:40

      Certes, mais Lucrèce est un disciple d’Epicure. Et je ne suis pas sûre que le clinamen soit seulememt introduit pour faire joli... Au demeurant, les passages où il est question du clinamen ne sont pas les plus poétiques de l’oeuvre, laquelle comporte des passages forts arides...Et qui m’ont fait souffrir à des examens... Je sais que ma filliation avec Démocrite n’est pas prouvée, mais convenez tout de même qu’ils rament dans la même barque... Remercions au passage les incendiaires de bibliothéques et autres intégristes de nous avoir ainsi privé de sources fiables... Eux ne rament pas dans la même barque !


    • Mage Rapaffro (---.---.92.8) 8 novembre 2006 17:48

      Le clinamen ne doit pas être confondu avec le cyclamen (vélo paroissial) ni avec son homonyme, le cycle amen (menstruation nonniste).


    • gogogreg007 30 avril 2007 12:35

      rien ne prouve que la théorie du clinamen ait été énoncée par démocrite , au contraire elle apparaît textuellement à titre d’hypothèse (et démontrée par l’absurde) chez Lucrèce. quant au matérialisme athé de Démocrite, vous commetez un grave contresens puisque celui-ci ne dit jamais que les dieux n’existent pas, pas plus qu’epicure ou Lucrèce. par ailleurs , Epicure ne commet pas une « grossière erreur d’un sensualiste » comme vous dites, ce qu’il veut dire : c’est que le sensation est toujours vraie parce qu’elle est réelle : l’image perçue est une une image réelle, la présence effective de ce qui émane de l’objet visé ; l’erreur provient de notre jugement. faites attention à ne pas réduire la philosophie à des citations ou à des clichés mal digérés.


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 7 novembre 2006 18:11

    Bonsoir,

    Nul ne s’étonnera de mon inscription en faux face à cette sorte d’Histoire de la vie qui ne présente aucune explication scientifique mais aura au moins diverti les lecteurs. Il y a en plus trop d’approximation et d’imprécisions, notamment sur les quarks qui ne sont pas des briques élémentaires, sur la chimie qui n’est pas à 100% celle du carbone.


    • roumi (---.---.74.206) 7 novembre 2006 20:25

      tu as le droit de refaire l’article a tes lumieres .

      mais ce que j’y ai trouve c’est une ecriture limpide comme un « dessein anime » et la maniere d’y rentrer etais simple , j’y ai eu du plaisir comme je l’ai eu a te defendre sur une autre intuition .

      monsieur candide me ravis simplement .et les autres commentaires aussi .la digestion est plus simple .pas forcement plus fascinante sur le coup ca me vas .

      l’arbre a moins de branches ce soir mais pourquoi pas .

      roumi


    • roumi (---.---.74.206) 7 novembre 2006 20:32

      developpe sur les quarks .c’est un noeud .

      roumi


    • toto (---.---.148.128) 7 novembre 2006 22:40

      pour l’instant rien ne prouve que les quarks ne sont pas élémentaires.


    • Candide2 8 novembre 2006 05:42

      @ Bernard Dugué

      « les quarks, se groupent par trois pour former les protons et les neutrons, ces objets familiers qui sont les premières briques qui construiront la matière. » Si vous mettez vos lunettes, vous verrez que j’ai parlé de premières briques pour les protons et les neutrons, pas pour les quarks. Et quand bien même je l’aurais fait, le terme de brique n’est pas un terme scientifique, mais une image que je compte bien employer, même sans votre assentiment.

      Maintenant, si vous ne savez pas que la chimie organique est une chimie du carbone, c’est que vous n’avez pas retenu grand chose de vos études de pharmacie.

      Si les seules « approximations et imprécisions » que j’ai faites se limitent à « la chimie organiques est à 100% celle du carbone » et « les quarks se sont mis par trois pour former des protons, » j’en suis ravi mais Je crains que la suite n’en comporte beaucoup plus et vous feriez mieux d’aller à la pêche plutôt que de venir lire ces puériles histoires de constructions en briques qui ne sont plus un jeu pour un « scientifique » de votre importance...

      Ca nous évitera aussi votre condescendance et nul ne s’en plaindra !


    • Mage Rapafro (---.---.92.8) 8 novembre 2006 10:02

      Si, je m’inscris en faux, mon Lucien. Mais comme je suis nul (et que je le revendique), tu as bien raison de penser, si modestement, que « Nul ne s’étonnera... ».

      Je pense que tu te sentirais plus à l’aise si tu réorientais tes flatulences avec l’azimut du fondement qui les a émises ou, pour parler dans un langage qui t’est peut-être plus familier, si tu évitais de pêter plus haut que ton cul !


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 novembre 2006 10:21

      @ Candide,

      Ces détails formels n’ont qu’une importance anecdotique, vous avez raison. Par contre ma critique de fond reste valable. Je prétends que vous n’avez rien expliqué mais simplement décrit. Vous faire un récit de la Vie un peu comme une sorte d’édifice qui se monte avec des pièces détachées. Il n’y a aucune explication là derrière


    • ropib (---.---.27.229) 8 novembre 2006 12:18

      @Bernard

      Certes. C’est donc un travail intéressant pour lancer un débat. L’auteur propose un brouillon pour une construction collaborative, et de manière informelle, de notre pensée. Car finalement cet idéal (construction de la pensée) n’a pas d’objectif final et le temps existant apportera certainement d’autres articles sur Agoravox sous la même forme ou sous une autre. Tout le monde na pas la chance d’avoir fait tout à la fois des études en biologie, en physique, en chimie, en mathématiques etc. ou en théologie d’ailleurs.

      Ce qui est intéressant c’est qu’on peut remarquer l’existence de clivage a priori (je pense que c’est ce point qui vous intéresse). Ce clivage est la marque que la science n’est pas notre seul repère et que nous vivons dans un monde social avec des positions politiques par exemple. On peut même avancer que les scientifiques ne sont pas que scientifiques.


  • thomas (---.---.153.54) 7 novembre 2006 18:17

    l’univers est infini comme le temps. L’Etre Unique est le seul créateur incréé.


    • toto (---.---.148.128) 7 novembre 2006 22:33

      j’espère que c’est plus de la poésie qu’une affirmation scientifique...

      « l’univers est infini comme le temps » rien n’est moins sûr. La relativité générale permet tout-à-fait des univers finis avec un temps fini aussi. Pour l’instant on pense que l’univers est fini, suite aux mesures faites par les télescopes.

      « L’Etre Unique est le seul créateur incréé. ». Pouvez-vous le prouver ?


    • ropib (---.---.27.229) 8 novembre 2006 12:29

      @thomas

      Comme dit plus haut dans les commentaires le bigbang ayant lieu dans un espace-temps qu’il crée lui-même il est difficile, sans concertation, de savoir si nous nous entendons sur le terme de limite...

      Finalement Dieu ici n’intervient pas, il peut être cause ou non il n’y a pas débat là-dessus. En revanche démontrer en quoi « il » (mais est-il sujet ? y aurait-il objet de volonté s’il était total ?) pourrait influencer tout cela serait vraiment un début de contradiction.


  • Matthieu (---.---.5.149) 7 novembre 2006 18:34

    La transition entre molécules chimiques et molécules réplicatrices pré-biotiques est un sujet absolument passionant. Merci pour cet article très intéressant - et pour ceux qui veulent plus de détails, le livre « le gène égoïste » de Dawkins est très bien écrit.


  • Zèbre Zèbre 7 novembre 2006 19:57

    « Je me propose ici de donner au lecteur novice un fil d’Ariane qui permette de ne pas se perdre dans le labyrinthe que constitue la complexité du vivant. Je montre un chemin, ce n’est pas le seul possible. »

    Le lecteur novice remercie « Je » de tant d’altruisme. 13,7 milliards d’années d’ignorance enfin balayées par le bon vouloir humble et inopiné - et tant d’adjectifs louables encore - de « Je ».

    Quel bel outil pédagogique libéré de tout dogme et préjugé avons nous là !

    Nous, Louis, Roi, sommes donc issus d’une gigantesque explosion, il y a 13 752 677 231 années. Quel rayonnement !

    Comme il est agréable de penser que l’on peut ainsi compter les années antérieurement à la naissance de ce vocable, antérieurement même à la naissance de ce qu’il SIGNIFIE, de ce vers quoi il « pointe », consécutive à celle de la Terre, laquelle a été, dès sa première révolution, parfaitement réglée sur un certain nombre de fois 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l’état fondamental de l’atome de césium 133.

    Oui, quelle belle libération de tout dogme et préjugé dès les premiers mots de ce bel article !

    Et ô combien Einstein dont « Je » peux donc à juste titre se référer pour arguer de la simplicité de son exposé serait fier de lire tout cela, lui qui, le dernier, ayant, au contraire de « Je » eu beaucoup de mal à se défaire de certains dogmes et préjugés, ETABLI la relativité du TEMPS.

    Comme il est beau après cela d’entendre parler d’âge de l’Univers, tel un objet UNIQUE, bel ensemble si FAMILIER de galaxies où l’on va se promener dès qu’on a 5 minutes et autres matières sombres encore plus familières.

    Deux horloges au Césium, l’une à Paris, l’autre au sommet de l’Himalaya ne donnent pas la même heure et pourtant, l’Univers, d’un seul HOMME a son coeur qui bat depuis 13 752 677 231 années !!!

    Ici est LE sens, la fin du mystère en CE début, ce grand PROUT d’où provient toute matière, toute lumière et bien évidemment, toute matière sombre.


    • toto (---.---.148.128) 7 novembre 2006 21:20

      le sens précis des 13 milliards d’années est donné en relativité générale. La solution de Robertson-Walker des équations d’Einstein est donnée pour un certain type de tenseur énergie-impulsion (type poussière), qui permet de définir un observateur immobile par rapport à la matière qui l’entoure immédiatement.


    • Mage Rappafro (---.---.92.8) 8 novembre 2006 08:54

      Ben, mon bon Monsieur, nous ne sommes vraiment pas grand chose...


    • Zèbre Zèbre 9 novembre 2006 18:54

      « Quand les articles sont très commentés, c’est qu’ils traitent de sujets intéressant ou apportent un point de vue original. »

      Pour écrire françois, il conviendrait tout d’abord d’accorder « intéressant » avec « sujets ».

      Contrairement à ce qui est asséné sans nuance, le nombre de commentaires n’est pas nécessairement corrélé avec l’intérêt du sujet ou le fait qu’il apporte un point de vue original.

      En l’espèce, si le sujet est intéressant, sous-entendre qu’une originalité pourrait se trouver dans le point de vue développé semble, pour le moins, risible...

      Précisément, la différence entre le technicien à qui l’on vient de conter une technique : « les choses se passent comme cela » et qui vient, fièrement réciter sa leçon à ceux qu’il considère A PRIORI comme novices pour leur montrer que lui sait et le scientifique, qui connait les limites de la technique se situe dans l’attitude. L’un croit savoir et l’autre sait qu’il ne sait pas, que la SEULE démarche est le doute, la remise en cause, que seule cette attitude, cet état d’esprit permet de progresser dans la connaissance.

      « On peut être pour ou contre mais il y a toujours quelques frustrés jaloux que cela dérange et qui se croient obligés de déverser des tombereaux de fiel hors sujet pour se prouver qu’ils existent. »

      Précisément, en, l’espèce, le dicton populo « c’est celui qui dit qui est » parait pertinent.

      « Ce Zèbre là a perdu une occasion de se taire, mais il avait sans doute un besoin pressant. La bave du zèbre ne vaut pas mieux que le crottin des ânes. »

      Bien vu : Il est très juste qu’il y avait un besoin pressant. Il était temps de s’élever enfin, et brièvement pour le moment contre cette farce à propos de l’âge de l’Univers, récitée à tout va par les techos de tous poils, lecteurs de revues de vulgarisation en tous genres.

      Le crottin des ânes enrichit, fertilise la Terre afin qu’elle y accueille de nouveau une vie, dont la libellule pourra se nourrir.

      Parmi les insectes, la libellule est plus agréable au zèbre que le moustique.

      Parler de l’âge de l’Univers n’a pas de sens.

      JE le maintiens et JE le hurle.

      Résoudre une équation n’autorise en rien à mettre un nom sur les termes de celle-ci, que l’on soit une libellule, un zèbre ou que l’on s’appelle Robertson ou Walker et de surcroît quand on n’est pas à l’origine de l’équation.

      Les anciens (Einstein inclus) s’interrogeaient sur la substance, sur le SENS des grandeurs physiques qu’ils mettaient en équation.

      Aujourd’hui (Bohr et consors) ont l’outrecuidance de prétendre que peu importe le SENS, qu’il suffit de savoir résoudre l’équation.

      Ainsi sera hérétique celui qui osera émettre le mot « éther » quand celui qui le considèrera ainsi viendra nous tranquillement nous raconter que la lumière est une ONDE qui se propage DANS le vide.

      Le vocable DANS pour parler du vide étant ici le summum du délice probablement de la bave de zèbre, de celle d’un zèbre de Grévy, goutant pour la première fois celle de son amante, une zèbresse de Hartmann.


    • toto (---.---.148.128) 10 novembre 2006 09:06

      merci pour la bave du zèbre que vous semblez bien connaître... J’ai juste apporté une précision pour bien spécifier ce que signifie « 13 milliards d’années » : c’est le temps mesuré par un observateur immobile par rapport à la matière qui l’entoure (prise en moyenne). Pour votre information, ce n’est pas en regardant le ciel avec un télescope qu’on voit écrit dans le ciel « 13 milliards d’années ». C’est plus complexe que cela. Pour mesurer l’âge de l’univers, on mesure le décalage vers le rouge des galaxies, puis en injectant ce qu’on a mesuré dans les équations de Robertson-Walker (ou des modèles plus évolués, ça ne change pas le principe), on trouve l’âge de l’univers pour l’observateur précis que j’ai spécifié. On ne peut pas se passer de la résolution des équations d’Einstein, que ça vous plaise ou non.

      Je vous invite donc à vous documenter sur la cosmologie (voir par exemple Principes de la cosmologie, aux éditions de l’école polytechnique). Vous verrez que les choses ne sont pas aussi simples que ça, et qu’il est impossible de faire des raisonnements sur le « sens » sans connaître d’abord la théorie.


    • toto (---.---.148.128) 10 novembre 2006 09:11

      et pour ce qui est de la lumière, sachez que la théorie actuelle de la lumière (la QED), qui ne fait pas appel à l’éther, est vérifiée expérimentalement avec une précision de 15 décimales, c’est-à-dire à 0,00000000000001 % près, et qu’à ce jour aucune théorie n’a réussi à faire mieux. Si vous avez une meilleur théorie à proposer, écrivez à Physical Review Letter et vous aurez le prix Nobel, n’est-ce pas ?


    • toto (---.---.148.128) 10 novembre 2006 09:31

      et je suis un scientifique, pas un technicien, donc je sais très bien que toutes ces choses ne sont que des modèles.


    • Libellule (---.---.198.137) 10 novembre 2006 10:16

      @ Zèbre

      "Parler de l’âge de l’Univers n’a pas de sens.
      JE le maintiens et JE le hurle.
      Aujourd’hui (Bohr et consors) ont l’outrecuidance de prétendre que peu importe le SENS, qu’il suffit de savoir résoudre l’équation. Ainsi sera hérétique celui qui osera émettre le mot « éther » quand celui qui le considèrera ainsi viendra nous tranquillement nous raconter que la lumière est une ONDE qui se propage DANS le vide. Le vocable DANS pour parler du vide étant ici le summum du délice probablement de la bave de zèbre," (Zèbre-JE)

      T’as pas besoin de hurler, Zèbre-JE, tu peux dire gentiment que selon toi tous les gens qui ont calculé l’âge de l’Univers sont des ânes et que Niels Bohr n’a rien compris en nous sortant ses théories sur la physique quantique qui seront bien vite abandonnées quand on connaîtra les théories de Zèbre-JE !

      Il est certain qu’on lui enlèvera son prix Nobel, qui doit être dû à une erreur d’appréciation du jury de 1922 !

      Tu peux nous expliquer tranquillement ta théorie de l’éther, qu’on a un peu oublié parce qu’on avait suivi bêtement Poincarré et Einstein quant ils nous ont donné dès 1905 leur théorie de la relativité restreinte.

      A vrai dire ces savants sont certainement des ânes comparés à Zèbre-JE, quand ils nous affirment que la lumière se déplace dans le vide. Ils sont fous ces savants !

      Et je ne parle pas de la relativité générale qui nous ajoute des courbures à l’espace qui relèguerait définitivement le mythe de l’éther au cimetière des croyances erronées du XIXeme siècle.

      Heureusement il y a Zèbre-JE, ce savant « éthéré » qui est là pour nous rappeler qu’il faut douter de tout, sauf bien entendu de l’éther dont on sait que c’est le milieu de transmission de la magie, que la physique n’a pas su comprendre, mais que les mystiques comme Zèbre-JE ont su récupérer !

      On a tous compris que la théorie quantique et la théorie de la relativité étaient à mettre à la poubelle compte tenu de la théorie de l’éther que Zèbre-JE ne va pas manquer de nous exposer dans son prochaine article !

      Tu vois, Zèbre-JE, on est tolérant et compréhensif, personne ne te traite d’hérétique, tu es seulement un malotru.


    • Zèbre Zèbre 10 novembre 2006 15:53

      Chère libellule, il semblerait que votre premier commentaire ait été censuré par l’équipe éditoriale qui l’aurait donc, à juste titre, considéré comme injurieux...

      Je regrette donc de l’avoir cité dans la réponse que je lui faisais. Les mots baves et crottins pouvant dorénavant être considérés comme ayant été introduits par MOI.

      J’ai parfaitement le droit, sans pour cela avoir à produire un titre de prix Nobel, de donner mon avis sur le sens ou l’absence de sens de certains mots employés par certains individus qui ne sont pas plus prix Nobel que moi.

      J’ai également le droit de ricaner de l’arrogance de prétendus scientifiques, qui ne sont que des techniciens, quand ils mettent des mots sur certains termes d’équations ou quand ils interdisent un mot alors qu’ils en utilisent un autre, pour parler de la même SUBSTANCE.

      Je ne serais que simple citoyen, je ne serais même qu’une simple bactérie, je pourrais tout à fait voir et critiquer telle ou telle action d’un Président de la République, d’un Empereur, de Jésus-Christ ou de n’importe quel être vénéré par des moutons. En cela, je ne critiquerais QU’une action particulière et n’enlèverait rien au bien fondé d’autres dires ou actions de ces vénérables individus.

      Einstein n’était pas d’accord avec la « philosophie » probabiliste du monde de Mr Bohr.

      Un certain paradoxe, dit EPR, n’est pas l’invention d’un esprit de zèbre. Le E de cet acronyme est celui d’Einstein.

      Mr Toto, votre histoire de formules qui se vérifient toujours par l’expérience d’où la déduction qu’elles sont la vérité d’où votre exigence de devoir être prix Nobel pour avoir le droit de critiquer le SENS qu’ici ou là, n’importe quel mouton met A POSTERIORI sur les termes de ces formules est une imposture à plusieurs degrés, dérivable et intégrable, c’est même la dictature de l’ordre établi.

      Première imposture, avant de traiter du sens des mots, sans donc dire ce qu’est l’énergie, mais simplement en regardant une formule, par exemple celle de l’énergie cinétique, la moitié de la masse multipliée par le carré de la vitesse. Cela s’est longtemps vérifié. Un toto de l’époque où elle se vérifiait toujours aurait tenu les mêmes propos que ceux que vous tenez à mon égard aujourd’hui envers quelqu’un, même et surtout le plus ignorant, qui serait venu lui dire tout simplement que rien ne prouve que cette formule soit toujours valable. Aujourd’hui, il semblerait pourtant que la formulation gamma moins un m c 2 soit un peu moins fausse...

      Deuxièmement sur le sens des mots que l’on met aux termes des équations. Ainsi précisément quand je critique que l’on puisse appeler âge de l’Univers, un paramètre t d’une équation posée dans certaines conditions (lesquelles sont par ailleurs et de surcroît tout à fait arbitraires).

      Par exemple le sens du mot « Energie », d’abord associé au « travail » d’une « force » sur une certaine « distance ». Il a été rapidement dit que l’énergie se conservait, cela a été même été posé en principe. Par la suite, il a été observé que l’énergie ne se conservait pas. Mais personne n’a voulu remettre en cause le PRINCIPE. Le sens du mot ENERGIE a donc tout simplement été transformé. La masse est devenue de l’énergie (E=mc2), la fréquence d’une onde est devenue énergie (E=h nu). Aujourd’hui, l’énergie n’a PLUS RIEN A VOIR avec ce qu’elle représentait au départ. Mais le mot a été conservé (c’est le cas de le dire pour la chose dont la définition, le PRINCIPE, est qu’elle DOIT se conserver). En revanche pour le mot éther est désormais formellement interdit comme synonyme de ESPACE. Le mot « VIDE » est la loi. Les ondes électromagnétiques, les sondes spatiales, notamment Pionner 10 (avez-vous entendu parler de son anomalie ? on en parle même sur Wikipedia) se déplacent en son sein, au sein du VIDE smiley. Comble de la sottise du vocabulaire choisi, ce « vide », ce néant (égal, en quantité, à la croyance au mystérieux des techos) se mettrait aussi à fluctuer tout seul (Casimir a un effet qui n’est pas seulement celui qu’une marionnette peut faire à des enfants regardant la télévision). Après cela, les dictateurs viendront encore soutenir que « Vide » est un mot qui convient alors qu’éther est hérétique.

      Je n’ai pas envie de poursuivre la discussion avec des techniciens bornés. Kelvin, a beau avoir été anobli et avoir fait avancer le savoir, ses derniers propos arrogants sur le fait que la science avait presque tout résolu peu avant qu’il ne nous quitte, n’en demeurent pas moins arrogants et critiquables par n’importe qui, fusse-t-il le plus petit des virus, la plus petite poussière, le plus petit quark, petite chose la plus insensée qui SOIT puisqu’il est prétendu qu’on ne puisse jamais la séparer d’au moins un de ses compagnons et donc qu’elle n’a pas d’existence en soi... Un proton serait trois quarks, un neutron serait aussi trois quarks mais en même temps un neutron se transformerait en un proton, un électron et un antineutrino. Dans quel quark du proton se trouvaient donc le bel électron et l’antineutrino ?

      Contrairement à l’auteur de l’article ayant entrainé ces discussions, je n’aime pas mettre en avant mes diplômes.

      Car comme dit plus haut, quand bien même je ne serais qu’un petit virus, je me sentirais le droit d’attaquer un prix Nobel (et de nombreux virus ont terrassé des prix Nobel).

      Et je n’aime pas être classé, jugé, vénéré ou rejeté parce que je possèderais tel ou tel titre, que je serais jaune, vert ou bleu. En effet, Monsieur l’auteur premier, votre titre d’ingénieur correspond à une formation de votre esprit, et pour vous FORMER, il a donc fallu vous DEFORMER pour vous CONFORMER, pour que vous deveniez CONFORME.

      J’ai également eu l’honneur d’une telle déformation. Je suis Ingénieur Physicien Electronicien, diplômé d’une école reconnue par l’Etat Français. Cela ne me donne aucun droit supplémentaire à la parole. Je ne prétends détenir aucune vérité. Je prétends simplement avoir le droits de critiquer ceux qui prétendent les détenir.


    • toto (---.---.148.128) 10 novembre 2006 17:22

      relisez mes commentaires, et vous verrez que je n’ai jamais prétendu détenir la vérité, puisque j’ai même parlé de MODLELES. une théorie physique est un MODELE, c’est-à-dire que les choses se comportent en apparence et avec un certain degré de précision COMME SI LE MODELE ETAIT VRAI. Une théorie physique ne prétend pas détenir la vérité sur la nature ultime du monde, puisqu’elle est inaccessible. évidemment la science est faite de doute. je n’ai jamais affirmé qu’une théorie était la vérité ultime.

      Il n’empêche que vous avez dit beaucoup de trucs faux. Par exemple, l’éther a été définitivement abandonné au début du 20ème sciècle à la suite des expériences de Michelson et Morley...

      J’ai juste essayé d’apporter une précision sur le sens précis d’un terme, qui n’est comme vous dites qu’un paramètre d’une équation. L’âge de l’univers est le temps qu’aurait mesuré une horloge liée à un observateur immobile par rapport à la matière qui l’entoure. La relativité générale associée aux observations des télescopes dit 13 milliards d’années. Mais c’est, je vous l’accorde, qu’une théorie. Mais en avez-vous une autre plus précise ? Si on rejette le sens de tout, on ne peut parler de rien...

      La nature ultime de l’univers est inaccessible à la science, mais j’estime qu’on peut quand même essayer de dire des choses à travers la science. C’est facile de’essayer de tout détruire, mais vous, qu’avez-vous construit ? avez-vous seulement compris ce que des génies ont mis des centaines d’années à construire avant vous ? Ou est-ce que tout ça c’est de la merde qui n’a pas de sens ?


    • toto (---.---.148.128) 10 novembre 2006 17:36

      si vous voulez savoir ce qu’on appelle le vide en physique (c’est l’état de plus basse énergie), je vous invite à lire n’importe quel ouvrage de théorie quantique des champs, par exemple là :

      http://qcd.th.u-psud.fr/page_perso/Van-Wijland/cours-labarthe-2006-2007.pdf

      l’effet casimir a été vérifié expérimentalement (regardez wikipédia), ce n’est pas une vue de l’esprit...


    • Zèbre Zèbre 10 novembre 2006 18:54

      Sourire, je CROIS dans les expériences conduisant à la définition de l’effet dit Casimir !

      Entre parenthèses, il n’est pas exclu qu’il y ait des coquilles sur Wikipedia. Toutefois Wikipedia est l’un des rares endroits (le seul à ma connaissance mais je n’ai pas beaucoup cherché) où les liens renvoyés par Google lorsque l’on a saisi « mécanique quantique » conduisent pour le premier à un historique clair et pour le second aux postulats. La plupart des autres liens soit tournent autour du pot, soit balancent d’entrée des équations sans en avoir introduit les notations, soit, le pire, et également d’emblée, sans dire de quoi il retourne, en vantent les mérites dus au fait que ses « prédictions » (vocabulaire de sectaires du moyen âge que précisément ON se félicite de dénigrer et de ne rien à voir avec) se sont toujours avérées.

      Mon commentaire initial concernait exclusivement l’article de Mr l’Ingénieur qui se propose d’éclairer les novices (auxquels personnellement et humblement je conseillerais plutôt Wikipedia) et plus particulièrement, n’ayant ni l’envie, ni le temps, ni la prétention de faire un procès complet, l’emploi du terme « âge de l’Univers » que je considère, je me répète, comme parfaitement insensé.

      Subsidiairement, dans un deuxième commentaire essentiellement destiné à répondre aux insultes (dorénavant effacées par l’équipe éditoriale) d’une prétendue Libellule, je me permettais de confirmer que votre commentaire

      « le sens précis des 13 milliards d’années est donné en relativité générale. La solution de Robertson-Walker des équations d’Einstein est donnée pour un certain type de tenseur énergie-impulsion (type poussière), qui permet de définir un observateur immobile par rapport à la matière qui l’entoure immédiatement. »

      ne me paraissait pas devoir changer quoique ce soit à ma première opinion.

      Je suis presque d’accord avec vous : vous ne faites presque que dire que les 13 milliards d’années correspondent à une solution d’équation basée sur un modèle (sous entendu) dont je ne conteste pas le calcul.

      Ce que je conteste c’est le mot que l’on met sur cette solution.

      Pour moi, le terme calculé ne peut en aucun cas être appelé âge de l’Univers car le modèle ne correspond pas à LA réalité de l’Univers. L’Univers étant le TOUT, la notion d’âge est incluse en lui, cela ne peut donc pas être l’une de ses caractéristiques, l’un de ses états, globalement.

      Car l’Univers (avec une majuscule, étant TOUT) a forcément TOUS les âges.

      En quelque sorte, j’ai la même aversion lorsque j’entends un journaliste dire, à partir d’un sondage, 44 % des français pensent que ceci ,12 % pensent que cela. Ceci est un abus de langage. Il s’agit seulement de 44 % des sondés soit quelques dizaines, quelques centaines tout au plus, de français. Il ne s’agit donc en aucun cas de 44 « pour cent » des français mais plus exactement de 10 ou 12 « pour million » des français. Si au lieu de dire « 44 % des français », le journaleux disait « 44 % des français sondés » (soit un mot de plus qui ne lui coûterait donc pas beaucoup plus de bave) ou « 44 % de l’échantillon que je considère représentatif de vous tous » (là le coût en bave est, j’en conviens, plus important), je ne verrais rien à redire.

      Le modèle n’est pas la réalité. Vous me parleriez d’un dinosaure en particulier, je vous accorderais que vous puissiez, par un modèle, estimer son âge, mais l’Univers, étant le TOUT, il est une EVIDENCE PREMIERE que, quelque soit la généralité du modèle, personne ne puisse s’arroger le droit de dire « l’âge de l’Univers ».

      Car, de même que l’on m’a mis au défi d’obtenir un prix Nobel, je puis mettre n’importe qui au défi de me trouver un observateur « immobile » (d’ailleurs quel sens a ce mot dans ce contexte, alors que le système solaire tout entier tourne avec la galaxie et que certains supputent même que des extinctions massives aient pu intervenir périodiquement, précisément à chaque passage du système solaire dans une certaine zone où règnerait un phénomène physique qui ne se trouverait pas, ou seulement de manière atténuée, ailleurs) par rapport à la matière qui l’entoure « immédiatement » (dans quel rayon ?) et de me démontrer que l’Univers, ce serait CELA ou que cela y ressemblerait fort ! Pioneer 10, l’engin le plus lointain n’étant parvenu qu’à 100 UA, nous faisant déjà supputer une erreur dans les formules les plus simples, comment oser prétendre à la concordance d’un quelconque modèle avec l’ensemble de l’espace, du temps, des masses, des charges électriques, des interactions (actuellement au nombre de 4, comme le père, le fils, le saint-esprit et amen) que l’on appelle Univers.

      Le sens même du mot « Univers », comme celui du mot « Vide » est employé confusément. L’Univers, par définition, c’est TOUT. Et donc, aller parler de dimensions cachées, en dehors de l’Univers, n’a pas de SENS. Il est certain qu’il y ait des « choses » cachées. Tant qu’elles sont cachées, elle ne font donc pas partie de notre univers (sans majuscule). Lorsqu’elles seront découvertes (Louis XIV disposait déjà de toute la matière alentours pour construire avions, chars d’assaut, sondes spatiales mais cela était dans des dimensions, dans des lieux dont son esprit n’avait pas idée) elles intègreront notre univers.

      Toutefois elles font d’ores et déjà partie de l’Univers.

      D’ailleurs au lieu de « font d’ores et déjà partie », il serait sans doute préférable de dire « participent en tout temps, en tout espace, en toute masse, en toute charge, en toute interaction ».

      En zèbre que je ne suis pas (l’ordinateur, l’argent sont des dimensions a priori inconnues des zèbres), je salue bien respectueusement Toto smiley


    • Zèbre Zèbre 10 novembre 2006 19:52

      Merci pour votre lien, je me permets d’en suggérer un autre :

      http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/04-05/banquet2004/index.htm


    • toto (---.---.148.128) 10 novembre 2006 20:15

      je vais aller au bout de votre raisonnement, ce qui va avoir l’air extrême, mais au fond, n’ai-je pas raison ?

      J’ai conscience d’une perception visuelle. Cette perception tend à me faire penser qu’il existe un être humain qui s’appelle zèbre. Mais il ne s’agit que d’une théorie qui me permet d’interpréter de manière cohérente l’ensemble de mes perceptions visuelles. Cette théorie ne me renseigne en rien sur le fait que zèbre existe est la vérité ultime ou pas. Donc parler de l’existence ou non de zèbre n’a pas de sens pour moi.


    • Zèbre Zèbre 10 novembre 2006 21:15

      « O prisonniers comprenez-moi ! Je vous délivre de votre science, de vos formules, de vos lois, de cet esclavage de l’esprit, de ce déterminisme plus dur que la fatalité. Je suis le défaut dans l’armure. Je suis la lucarne dans la prison. Je suis l’erreur dans le calcul : je suis la vie. »

      Antoine de Saint-Exupéry, Courrier Sud, chapitre XI

      a = b <=> ab = b2 <=> ab - a2 = b2 - a2 <=> a (b - a) = (b + a) (b - a) <=> a = b + a <=> b = 0

      J’aime bien cette faute de déduction (j’ai même mis des équivalences) élémentaire, que je ne connais tout de même pas depuis l’âge de 6 ans. Je la connais depuis environ l’an 1980 du calendrier grégorien. Et de ces deux propositions, il est impossible de déterminer exactement mon âge, on peut toutefois le « borner » n’est-ce pas smiley

      J’espère que John Bell en a fait une autre (faute de raisonnement ou de calcul).

      Vous me demandez si vous avez raison, mais je ne sais pas à propos de quoi ? Avez-vous raison d’aller au bout de mon raisonnement ? D’aller au bout de ce que vous croyez être mon raisonnement ? D’avoir l’air extrême ? De savoir si ce dont nous discutons est bien un raisonnement ? Ou bien plus simplement me demandez-vous mon avis sur ce que vous allez dire (au futur de votre point de vue, car du mien, le lisant, il s’agit du passé : vous l’avez dit puisqu’il m’est permis de le lire) ?

      Humblement, ce que vous dites me parait juste. C’est scientifique. Il y manque toutefois, pour mon humble compréhension, quelque chose d’essentiel : le sens que vous donnez au verbe EXISTER.

      Trivialement, si le fait qu’un objet « existe » pour un sujet correspond à ce que le sujet en ait des perceptions, il n’est nul besoin d’élaborer une quelconque théorie : le zèbre existe pour toto, par DEFINITION du verbe « EXISTER ».

      Le sens, pour vous, de vos paroles sur l’existence du zèbre se résume donc au sens que vous donnez au substantif « existence » et au verbe « exister » qui lui est associé.

      Il y a équivalence (réflexivité, symétrie, et transitivité) entre les deux.

      D’où l’intérêt, PRECISEMENT (ce qui est différent de l’extrémisme), d’énoncer le sens des termes que l’on met en équations. (Presque) tout est là...


    • Zèbre Zèbre 10 novembre 2006 21:20

      Les retours à la ligne, de même que les signes d’équivalence n’ont pas été pris en compte par ce brave SPIP. Il a du détecter automatiquement la faute et décider, tout aussi automatiquement, de rendre la chose incompréhensible.

      a = b puis ab = b2 puis ab - a2 = b2 - a2 puis a (b - a) = (b + a) (b - a) puis a = b + a enfin b = 0


    • toto (---.---.148.128) 10 novembre 2006 21:24

      la combinaison d’une théorie scientifique constitue-t-elle alors une perception ? et par là même une preuve d’existence ?


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