mercredi 17 août 2022 - par Laconique

Considérations sur la trilogie lyrique de Stanley Kubrick

 Réputé pour son perfectionnisme, le réalisateur Stanley Kubrick n’a tourné qu’une douzaine de films en près d’un demi-siècle de carrière. Parmi ceux-ci, l’épopée S.F. 2001, l’Odyssée de l’espace est sans doute le plus connu. Parfois critiqué pour une certaine froideur et un esthétisme désincarné, Kubrick a au contraire convoqué, précisément à partir de 2001, l’Odyssée de l’espace et jusqu’à Barry Lyndon, un lyrisme très marqué, à base de musique classique intemporelle et d’imagerie extrêmement sophistiquée. Cet article se propose d’étudier les ressorts et la finalité de ce lyrisme inattendu de la part d’un réalisateur réputé cérébral, en pleine période de désenchantement technologique

 Le lyrisme est un sentiment qui a complètement disparu à notre époque. Quand on y pense, c'est tout de même un fait prodigieux. L'humanité, qui n'a vécu que de poésie et de beauté pendant sept mille ans, a basculé d'un seul coup dans le pragmatisme technique, et celui-ci a tout rasé, il ne reste rien, pas même des ruines, les gens ne conçoivent même pas ce qu'a pu être, un jour, la poésie. « C'est de la poésie », « c'est de la littérature », voilà des arguments imparables pour disqualifier son interlocuteur dans une discussion.

 On pourrait s'interroger sur le rôle du cinéma dans cette évolution. Il est incontestable que le fait de passer de l'opéra au cinéma, de Nabucco à La Mort aux trousses, a sans nul doute largement contribué à cette extinction du sentiment lyrique chez nos contemporains. Mais c'est sur un cinéaste particulier que je souhaiterais revenir aujourd'hui, sur Stanley Kubrick et trois de ses films les plus célèbres.

 Dans les années 50 et 60, Kubrick sort un certain nombre de films tout à fait honorables, Les Sentiers de la gloire, le péplum Spartacus, la comédie noire Lolita, la farce satirique Docteur Folamour. Puis, en 1964, il s'enfonce dans quatre années de silence, à l'issue desquelles sortent une série de films révolutionnaires, à commencer par le célébrissime 2001, l'Odyssée de l'espace en 1968. Tout à coup, après ses films caustiques en noir et blanc des années 60, c'est comme s'il ouvrait en grand les vannes d'un lyrisme exacerbé, avec trois films dotés d'une photographie superbe, et d'une bande-son qui va puiser chez les plus grands compositeurs occidentaux (Beethoven, Johann et Richard Strauss, Schubert, etc.). C'est précisément sur les ressorts du lyrisme de cette trilogie, composée de 2001, l'Odyssée de l'espace, d'Orange mécanique et de Barry Lyndon, que je souhaiterais revenir ici.

 

 

 Le lyrisme de 2001, l'Odyssée de l'espace est principalement le fait de sa bande-son : l'introduction grandiose d'Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss, et la quintessence de la valse viennoise avec Le Beau Danube Bleu de Johann Strauss. Dans ce film, le propos de Kubrick apparaît dans toute sa clarté : il s'agit de juxtaposer, à des fins esthétiques, deux éléments absolument inconciliables : la technique dans ce qu'elle a de plus avancé – et aussi de plus déshumanisé – (la conquête spatiale, l'intelligence artificielle) d'une part, et le sommet du lyrisme historique en Europe, avec la grande musique viennoise et post-wagnérienne d'autre part. Avec une grande intelligence et un sens artistique achevé, Kubrick injecte une dose massive de lyrisme musical dans un environnement qui, par définition, est censé l'exclure, celui de la haute technologie. Le lyrisme de 2001 est donc un lyrisme de contraste, le retour souverain, déstabilisant et subtilement ironique de la poésie et de la beauté dans un monde glacial et mécanique.

 

 C'est ce même rôle de contrepoint que le lyrisme jouera dans son film suivant, Orange mécanique (1972), sauf qu'il s'agit cette fois d'associer des passages de la Neuvième symphonie de Beethoven avec des images d'« ultraviolence », de sexe et de défilés nazis. Le film causa un scandale considérable, au point que Kubrick lui-même, menacé, dut demander au distributeur de le retirer des salles obscures après quelques semaines de diffusion, fait à peu près unique dans l'histoire du cinéma. Ici encore, c'est au fond l'incompatibilité du lyrisme avec les mœurs modernes (libération sexuelle, délinquance urbaine, totalitarisme politique, État policier) qui est signifiée par le réalisateur, qui joue sur le même effet de contraste que dans son film précédent, en variant seulement les éléments du mélange. Le lyrisme (sonore, mais aussi visuel) convoqué par Kubrick dans ces deux films futuristes ne signifie pas que notre monde est ouvert à l'art et à la beauté, mais au contraire que les éléments constitutifs de ce monde (la technique, la violence, l'exhibitionnisme sexuel) sont à ce point anti-lyriques, mécaniques et déshumanisés (grand thème du cinéma kubrickien) que la seule juxtaposition de l'un et de l'autre élément suffit à créer un effet de dissonance esthétique fort évocateur. Il s'agit bien, en creux, d'une critique de notre réalité.

 

 Avec Barry Lyndon (1975), le lyrisme est poussé à un stade ultime, total, difficilement soutenable à la vérité. Le film est caractérisé par une splendeur visuelle absolument inégalée dans l'histoire du cinéma, splendeur soutenue par une mise en scène hiératique (plans fixes, plans-séquences réglés au millimètre) et par une bande-son lancinante et mélancolique (la Sarabande de Haendel, le fameux trio de Schubert). Il faut bien comprendre ce dont il s'agit ici. Le contraste ne se situe plus à l'intérieur du film, il se situe entre la réalité du film et celle du spectateur de 1975 (période particulièrement laide sur le plan architectural, comme en témoignent certaines prises de vues extérieures d'Orange mécanique). Il s'agit, en exposant de façon continue le spectateur à des images absolument sublimes de la nature irlandaise, de l'architecture du siècle des Lumières, du mobilier, d'atours féminins dans toute leur diversité (robes, parures, prodigieuses coiffures, etc.), de causer une souffrance positive au spectateur, absolument désaccoutumé à l'égard de toutes ces expressions d'une haute civilisation, telle que nous avons pu la connaître il y a quelques siècles en Europe. Pour les yeux modernes, Barry Lyndon est tellement beau que cela en devient douloureux. C'est là la finalité secrète de ce lyrisme. Avec une certaine perversité, Kubrick use de la beauté plastique et sonore poussée à son paroxysme pour violenter le spectateur, exactement comme il a usé de la violence physique et sexuelle dans son film précédent, Orange mécanique. Il y a là, une fois encore, dénonciation en creux de l'anti-lyrisme foncier de toute notre société.

 

 

 Ce procédé, à la vérité, n'est pas propre à Kubrick. On le trouve, utilisé exactement de la même façon et en vue des mêmes fins, chez deux grands auteurs français, Charles Baudelaire et Gustave Flaubert. Baudelaire et Flaubert sont nés la même année, en 1821, et ils ont grandi à l'époque de Louis-Philippe (monarchie de Juillet), période caractérisée par une forte industrialisation et par une certaine effervescence des milieux économiques et financiers. En un mot, la société est devenue d'un coup plus vulgaire, l'argent et le bien-être matériel triomphent, le vieux monde romantique se dépoétise et disparaît. La double réaction de Baudelaire et Flaubert à cette situation est fascinante et pourrait faire l'objet d'un article à part entière. Plusieurs procédés seront utilisés par l'un et l'autre auteur pour exprimer le « spleen de Paris » et le prosaïsme étouffant de la vie provinciale (Madame Bovary). Mais l'un de ces procédés consiste précisément, par réaction à la vulgarité de la société nouvelle, à représenter en détail le mode de vie extraordinairement voluptueux et raffiné que l'on a pu trouver dans d'autres civilisations ou sous d'autres latitudes (exotisme). Qu'il me suffise de citer, pour illustrer ceci, deux courts extraits (on pourrait en trouver mille).

 Le premier est issu des Petits Poèmes en prose de Baudelaire, du poème intitulé L'Invitation au voyage : « Sur des panneaux luisants, ou sur des cuirs dorés et d’une richesse sombre, vivent discrètement des peintures béates, calmes et profondes, comme les âmes des artistes qui les créèrent. Les soleils couchants, qui colorent si richement la salle à manger ou le salon, sont tamisés par de belles étoffes ou par ces hautes fenêtres ouvragées que le plomb divise en nombreux compartiments. Les meubles sont vastes, curieux, bizarres, armés de serrures et de secrets comme des âmes raffinées. Les miroirs, les métaux, les étoffes, l’orfèvrerie et la faïence y jouent pour les yeux une symphonie muette et mystérieuse ; et de toutes choses, de tous les coins, des fissures des tiroirs et des plis des étoffes s’échappe un parfum singulier, un revenez-y de Sumatra, qui est comme l’âme de l’appartement. »

 

John William Godward : Girl with a mirror

 Le second est issu de Salammbô (1862), le célèbre roman qui met en scène la révolte des mercenaires ennemis de Rome contre leurs employeurs carthaginois après la première guerre punique. La scène se déroule lors du grand festin donné au palais d'Hamilcar, lorsque Salammbô, accompagnée par les chants des prêtres eunuques du temple de Tanit, apparaît devant Mâtho et les autres soldats : « Sa chevelure, poudrée d’un sable violet, et réunie en forme de tour selon la mode des vierges chananéennes, la faisait paraître plus grande. Des tresses de perles attachées à ses tempes descendaient jusqu’aux coins de sa bouche, rose comme une grenade entr’ouverte. Il y avait sur sa poitrine un assemblage de pierres lumineuses, imitant par leur bigarrure les écailles d’une murène. Ses bras, garnis de diamants, sortaient nus de sa tunique sans manches, étoilée de fleurs rouges sur un fond tout noir. Elle portait entre les chevilles une chaînette d’or pour régler sa marche, et son grand manteau de pourpre sombre, taillé dans une étoffe inconnue, traînait derrière elle, faisant à chacun de ses pas comme une large vague qui la suivait. »

 Bien entendu, le quotidien de l'époque de Baudelaire et Flaubert se trouve davantage chez Zola que dans de telles évocations du luxe oriental, et c'est précisément pour cela que nos auteurs les décrivent avec tant de minutie.

 Le procédé est ici le même, exactement, que dans Barry Lyndon : fustiger en creux le prosaïsme de la société contemporaine par l'usage d'un lyrisme absolument échevelé dans la représentation de sociétés alternatives (le plus souvent du passé).

 Après Barry Lyndon, Kubrick réalisera encore trois chefs-d’œuvre, Shining (1980), Full Metal Jacket (1987) et Eyes Wide Shut (1999), mais en usant cette fois d'une esthétique beaucoup plus sobre (du moins pour les deux premiers), le génie du réalisateur résidant dès lors dans la fluidité millimétrique de la mise en scène et dans l'extrême subtilité du sous-texte et de la communication subliminale. La grande période lyrique était bel et bien terminée, au cours de laquelle Kubrick, non sans ironie et sans arrière-pensées, a repoussé les limites de la beauté et du romantisme au cinéma jusqu'à des niveaux jamais atteints depuis.



150 réactions


  • Clocel Clocel 17 août 2022 08:45

    Quid de son chef-d’oeuvre, la saga Apollo !? smiley


    • Astrolabe Astrolabe 17 août 2022 22:08

      C’est à la suite de la notation du post gisant ci-dessus qu’on peut se dire qu’on est bien sur AgoraVox.  smiley


    • Djam Djam 17 août 2022 23:09

      @Astrolabe

      C’est exactement ce que je me disais en lisant votre laconique commentaire...


    • Iris Iris 17 août 2022 23:29

      @Astrolabe
      C’est plutôt le bon mot qui est noté.


    • mursili mursili 19 août 2022 08:52

      @Clocel

      Sérieusement, vous y croyez ? Combien de personnes ont été mises dans le secret ?


    • mursili mursili 19 août 2022 13:20

      @mursili

      Parce que là, pour le coup je suis plutôt du côté d’Aldrin, marre de toutes ces conneries...

      Buzz Aldrin punches conspiracy theorist
      https://www.youtube.com/watch?v=6nUSPXHfiGY


    • Clocel Clocel 19 août 2022 16:21

      @mursili

      Et mis à part le fait que c’est un bon gros beauf d’américain, (ce qui n’est pas très original), Aldrin a démontré quoi ?


    • mursili mursili 19 août 2022 23:48

      @Clocel

      Que doit-il démontrer ? qu’il a marché sur la Lune ? C’est grotesque.

      Le moule à gaufres qui le harcèle et l’insulte en le traitant de lâche et de menteur, il démontre quoi, lui ? qu’il est un héros ? Aldrin a très bien réagi.


    • Clocel Clocel 20 août 2022 07:57

      @mursili

      Ce qui est grotesque, c’est le narratif qui ne résiste plus aux méthodes d’analyses modernes...

      Il ne doit plus rester beaucoup de photos « montrables » à la NASA, quant au film, précisément, il est grotesque.

      Donc, il n’est pas anormal de se poser des questions lorsqu’un bobard est aussi mal ficelé.

      Si l’Amérique avait autant de héros, le cinéma ne serait pas obligé de dépenser autant d’argent pour essayer de nous en convaincre...

      Ceci étant dit, dès l’instant où on peut s’enquiller la version officielle du 11/09 ou les z’amours lubriques d’un pangolin et d’une chauve-souris, on est mûr pour assister au premier pas sur Jupiter.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 20 août 2022 08:47

      @Clocel
       
      ’’quant au film, précisément, il est grotesque.’’
       
      Je me souviens d’une séquence qui montrait un comédien déguisé en cosmonaute essayant en vain de se relever après avoir récupéré son marteau tombé au sol : il donnait clairement l’impression d’être suspendu par un élastique dans une position horizontale à 50 cm du sol ce qui l’empêchait de prendre appui sur ses pieds et de pousser sur le sol avec ses mains en même temps.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 23 août 2022 08:52

      @Francis, agnotologue
       
       en fait le cosmonaute, manifestement retenu par un élastique invisibilisé par un truquage vidéo, ne réussissait pas à attraper son marteau tombé au sol : son bras n’était pas assez long : en équilibre dans une position d’apparente lévitation quasi horizontale, le poids relativement trop élevé de ses jambes d’un coté et l’insuffisante longueur relative de son bras de l’autre l’empêchaient d’atteindre un objet tombé au sol !

       
       J’ai gardé le lien mais il n’est plus opérant : https://www.planet.fr/videos/21143


    • eau-mission eau-mission 23 août 2022 09:26

      @Francis, agnotologue

      « Quand on aime la vie, on va au cinéma » : comme si le rêve était brevetable.

      Pour enfoncer le clou scientiste dans notre imaginaire, dès l’avènement de l’image de synthèse on nous sort : Jurassic Park. Premier fantasme sur l’I.A. : Her.

      Le rêve ultime de certains : être possédé par la machine.

      Que penser du fantasme présidentiel : être la Jane de Mamoudou ?


  • Valyria Tanit Valyria Tanit 17 août 2022 09:22

    Bravo pour l’article ! et pour la citation tirée de Salammbô ! smiley

     

    « Elle portait entre les chevilles une chaînette d’or pour régler sa marche, et son grand manteau de pourpre sombre, taillé dans une étoffe inconnue, traînait derrière elle, faisant à chacun de ses pas comme une large vague qui la suivait. »

     

     Epinglée sur ma page d’accueil Twitter :

    https://twitter.com/ValyTanit

     

     Illustrée par le tableau de Jean-Paul Sinibaldi :

    https://pbs.twimg.com/media/EytvzYQXMAAosbp?format=jpg&name=large

     


    • velosolex velosolex 17 août 2022 12:41

      @Valyria Tanit
      Impossible de ne pas penser au poème « les bijoux » de Baudelaire en lisant cette citation
      « La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
      Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,
      Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur
      Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures. »

      La sexualtié est sublimée. Elle est déplacée dans l’allégorie, ou dans la nature, en métaphores, comme dans cet extait de « la faute de l’abbé Mouret » de Zola, lui aussi un grand prosateur qui reste peu reconnu a sa valeur, en dehors de la fresque sociale et sociologique
      « Les roses avaient leurs façons d’aimer. Les unes ne consentaient qu’à entrebâiller leur bouton, très timides, le cœur rougissant, pendant que d’autres, le corset délacé, pantelantes, grandes ouvertes, semblaient chiffonnées, folles de leur corps au point d’en mourir. Il y en avait de petites, alertes, gaies, s’en allant à la file, la cocarde au bonnet ; d’énormes, crevant d’appas, avec des rondeurs de sultanes engraissées ; d’effrontées, l’air fille, d’un débraillé coquet, étalant des pétales blanchis de poudre de riz ; d’honnêtes, décolletées en bourgeoises correctes ; d’aristocratiques, d’une élégance souple, d’une originalité permise, inventant des déshabillés. Les roses épanouies en coupe offraient leur parfum comme dans un cristal précieux ; les roses renversées en forme d’urne le laissaient couler goutte à goutte ; les roses rondes, pareilles à des « choux, l’exhalaient d’une haleine régulière de fleurs endormies ; les roses en boutons serraient leurs feuilles, ne livraient encore que le soupir vague de leur virginité »
      On est loin de Virginie despentes.... 


    • Laconique Laconique 17 août 2022 13:27

      @Valyria Tanit

      Merci à vous. Oui, Salammbô a beaucoup inspiré les peintres. C’était une autre époque…


    • Valyria Tanit Valyria Tanit 17 août 2022 15:11

      @velosolex

      Flaubert et Baudelaire, les deux font la paire... smiley
       

      « Elle n’a rien d’une autre fille des hommes ! As-tu vu ses grands yeux sous ses grands sourcils, comme des soleils sous des arcs de triomphe ? Rappelle-toi : quand elle a paru, tous les flambeaux ont pâli. Entre les diamants de son collier, des places sur sa poitrine nue resplendissaient ; on sentait derrière elle comme l’odeur d’un temple, et quelque chose s’échappait de tout son être qui était plus suave que le vin et plus terrible que la mort. Elle marchait cependant, et puis elle s’est arrêtée. »

      Salammbô



  • Clark Kent Philippulus 17 août 2022 09:24

    Lyrisme ? Peut-être…

    Violence, certainement…

    Comme vous le soulignez, Kubrick s’est attaqué à tous les genres (Peplum, science-fiction, drame, film de guerre, d’horreur), mais sa pensée politique, le fil rouge de sa production, c’est la mise en évidence d’une domination sur l’individu, entre les états, entre les individus, par la violence des armes ou le terreur des voyous.

    C’est lui qui a dit : “Les grandes nations ont toujours agi en gangsters, les petites en prostituées.”.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 août 2022 10:01

    Et ice wide Shut.... 


    • Joséphine Joséphine 17 août 2022 10:09

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Dans Eyes Wide Shut Kubrick a voulu nous dire quelque chose avant de mourir. Il y dénonce la sexualité déviante des élites et les sacrifices humains de sociétés secrètes. Kubrick est précis, rien n’est laissé au hasard dans ce film étrange. 

      En plus le titre signifie « Les yeux grands fermés »....  

      Les yeux de qui ?

      Des gens, de la masse, de celui qui ne veut pas voir ni savoir ...


    • Fergus Fergus 17 août 2022 10:33

      Bonjour, Joséphine

      Bien vu !
      Eyes Wide Shut n’est sans doute pas le meilleur film de Kubrick, mais c’est un excellent opus.


    • Clark Kent Philippulus 17 août 2022 10:51

      @Joséphine

      La traduction de « eyes wide shut » n’est pas « les grands yeux fermés », mais les yeux grand fermés », par opposition aux « yeux grand ouverts » (eyes wide open). La position des adjectifs n‘est pas souvent la même en anglais qu’en français, mais dans ce cas précis, elle correspond, et l’expression également.

      Jeu de mots !


    • Laconique Laconique 17 août 2022 13:29

      @Joséphine

      Kubrick était très à gauche vous savez. Essayez, je suis sûr que vous y arriverez un jour.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 août 2022 18:51

      @Joséphine Certains disent que c’est lui qui avait filmé l’alunisage sur la lune... A vérifier bien sûr : 

      Stanley Kubrick : « Je vais confirmer les rumeurs selon lesquelles l’alunissage serait un faux. Eh bien, je vais confirmer ces rumeurs et dire que j’ai été celui qui a fait ça » .


      Scott C. Waring : Cette vidéo a été secrètement publiée, 15 années après la mort de Stanley Kubrick. Il a précisé qu’il ne voulait pas que sa confession soit publiée au moins avant une quinzaine d’années. Il est mort en 1999. La vidéo est totalement réelle, et sa confession donne un indice sur sa mort plus qu’étrange à l’âge de 71 ans après le tournage du film Eyes Wide Shot.


      Yahoo News : La vidéo présente Kubrick qui dit à son interlocuteur, « J’ai perpétré une fraude massive contre le public américain, et je vais vous en dévoiler les détails. Elle implique le gouvernement des Etats-Unis et la NASA. Les alunissages ont été forgés de toutes pièces, nous ne sommes pas allés sur la Lune, je suis la personne qui a fabriqué les alunissages.  » « Je suis sérieux, très sérieux. Oui, tout est faux.  » A déclaré Kubrick avant sa mort avant de déclarer, « Je considère cette vidéo comme mon chef d’œuvre, » et a déclaré que son œuvre 2001 : Une odyssée de l’espace, est la raison pour laquelle « on lui a donné ce travail en premier lieu.  »


    • Astrolabe Astrolabe 17 août 2022 22:03

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Ce fake date de 2015 et montre une fausse interview d’un homme qui n’est pas kubrik.
      La vidéo
       

      https://rsr.org/moon À 14’10« dans cette FAKE Interview d’un FAKE Stanley Kubric sur l’alunissage, vous entendrez »l’intervieweur« s’adresser à l’autre acteur PAR SON VRAI NOM, Thomas. Et vous pouvez voir à 12’19 » « l’intervieweur » commence à s’IRRITER et un peu en colère contre lui, lui disant comment livrer ses répliques. Ils discutent de la façon dont ils essaient de rendre cette fausse interview crédible. Écoutez cela à nouveau à 22"14’, etc. Kubrick est décédé le 7 mars 1999 et apparemment cette vidéo est un faux documentaire de mai 1999 intitulé Shooting Kubrick avec T. Patrick Murray. En août 2015, diverses versions éditées de cette fausse interview de Kubric ont commencé à circuler en ligne, mais les crédules ont vu leurs espoirs anéantis à la fin de l’année. En décembre, une version complète non coupée est sortie (de cette interview vidéo bien faite et colorée, bien qu’évidemment fausse, d’un acteur jouant le cinéaste Stanley Kubrik avouant avoir simulé l’alunissage). Nous avons pris notre extrait, ci-dessus, de cette version non coupée. Et vraiment, vous aurez envie de lire notre résumé de l’émission et / ou d’entendre notre RSR : Moon Landing Conspiracy Hoax Rebutted sur https://rsr.org/moon.


    • Astrolabe Astrolabe 17 août 2022 22:06

      ps : vous pouvez aussi regarder le visage de Kubrik dans google image et le comparer avec celui du mauvais acteur de la vidéo.

      de rien


    • Joséphine Joséphine 17 août 2022 22:26

      @Fergus

      Il me semble que Kubrick est mort pendant le tournage d’Eyes Wide Shut. un film inachevé en quelque sorte. Ce film est pour moi un intrus dans sa filmographie. 


    • Joséphine Joséphine 17 août 2022 22:26

      @Philippulus

      Oui, merci Philippus de rectifier, j’ai fait une inversion, les yeux grand fermé, bien entendu. 


    • Garibaldi2 18 août 2022 03:56

      @Joséphine

      Il avait achevé le tournage et le film était au montage, montage qu’il n’a pas pu finaliser.


    • alanhorus alanhorus 18 août 2022 12:08

      @Astrolabe
      Sur ce montage on voit Stanley Kubrick en compagnie d’astronautes :
      https://odysee.com/@d%C3%A9fenseur:9/,----Houston- !!,-c’est-vraiment-la-Merde- !:4


  • Olivier 17 août 2022 10:01

    « Pour les yeux modernes, Barry Lyndon est tellement beau que cela en devient douloureux ».

    Oui, le contraste entre par exemple l’architecture du XVIIIème siècle et celle du monde moderne donne le vertige. Beauté et harmonie d’un côté, laideur confinant au monstrueux de l’autre. Il suffit de parcourir certaines banlieues de la région parisienne pour avoir une idée claire du problème. Le monde moderne a fait le choix délibéré de l’anti-esthétique, en accord avec ses choix métaphysiques de rupture avec l’ordre ancien. Le résultat est sous nos yeux.

    Je pense aussi que le cinéma français actuel serait totalement incapable de faire un fil pareil. On n’a que des oeuvres de propagande politiquement correcte subventionnées par l’état. Il est vrai que personne ne les regarde...


    • Fergus Fergus 17 août 2022 10:44

      Bonjour, Olivier

      « le contraste entre par exemple l’architecture du XVIIIème siècle et celle du monde moderne donne le vertige »
      Certes, mais vous oubliez qu’au 18e siècle, il existait dans les villes des quartiers entiers de taudis !

      « Il est vrai que personne ne les regarde »
      Commentaire de quelqu’un qui ne va manifestement pas au cinéma ! 
      Quelques exemples d’excellents films français vus cette année : Adieu, Mr Haffmann, Un autre monde, Goliath, En corps, Petite nature, La Nuit du 12 !


    • Gollum Gollum 17 août 2022 12:13

      @Olivier

      Le monde moderne a fait le choix délibéré de l’anti-esthétique, en accord avec ses choix métaphysiques de rupture avec l’ordre ancien. Le résultat est sous nos yeux.

      Bien d’accord avec ça.

      Cela va de pair avec une répugnance affichée pour une affirmation solaire du sens de la vie et un nihilisme qui imprègne tout et une propension à la destruction et à la course vers l’abîme..

      Bref on est en pleine entropie psychique et spirituelle collective.


    • Laconique Laconique 17 août 2022 13:30

      @Olivier

      Merci Olivier pour ce commentaire, toujours très pertinent.


    • Laconique Laconique 17 août 2022 13:31

      @Gollum

      Ça fait plaisir de vous revoir, Gollum. Vous avez oublié de dire que c’est à cause du christianisme qui a empoisonné la mentalité occidentale.


    • Gollum Gollum 17 août 2022 13:50

      @Laconique

      Bonjour cher contradicteur. smiley

      Non. Il y a des éléments intiatiques néguentropiques évidents dans le christianisme.

      Mais il était, et est encore plus maintenant, sujet à la dégradation spirituelle du monde moderne, emporté dans le même mouvement...

      Il ne faut pas croire que le Bien est d’un côté et le Mal de l’autre. Les deux sont étroitement associés aussi bien dans les individus que dans les peuples, et tout ce qui existe.. Ce qui fait qu’il est assez difficile d’opérer des jugements de valeur clairs.

      Ceci dit je suis assez d’accord avec l’anti-modernisme d’un Baudelaire nourri avec la pensée de Joseph de Maistre, comme je peux me ressentir en affinité avec Nietzsche aussi pour des raisons assez similaires au fond, bien qu’il fut un anti-chrétien..

      En fait ce qui m’intéresse c’est le spirituel et pas le religieux.

      Et si je vois du spirituel dans le christianisme cela ne me gêne en rien de le revendiquer.

      On est ici assez loin de l’esprit de chapelle du chrétien de masse (par exemple sur ce site Pascal L) que je considère comme rétrograde et envahi par toutes les tares du christianisme de masse : esprit de superstition, sectarisme, bêtise, bigoterie, etc... et qui ressort plus de l’esprit de secte que de véritable spiritualité au sens vrai.

      Et comme l’Esprit souffle où il veut il souffle aussi bien à l’intérieur du christianisme qu’à l’extérieur.

      Pascal L lui vous dirait qu’il ne souffle que dans sa bergerie à lui et ce de façon exclusive.

      Quant à vous.. à vous de répondre là-dessus éventuellement.


    • Laconique Laconique 17 août 2022 14:45

      @Gollum

      Ce n’est pas vraiment le sujet de l’article…

      Nous avons déjà abordé ce problème. Vous envisagez le christianisme comme une spiritualité parmi les autres, issue d’un tronc commun primordial (cf. Guénon). C’est très respectable, mais ce n’est pas chrétien !

      Le christianisme n’a rien d’une doctrine initiatique, il se pose au contraire en opposition aux doctrines initiatiques qui pullulaient dans le monde antique : « Jésus lui répondit : Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette » (Jn 18, 20).

      Ce que vous appelez « entropie » est consubstantiel à la conception chrétienne du monde. Ce monde est condamné : « Voici que je fais toutes choses nouvelles » (Is 43, 19). L’entropie est consubstantielle à notre création altérée. Et là je vais sortir une notion qui vous fait tomber à chaque fois de votre chaise, mais je n’ai pas le choix : c’est le péché. La mort vient du péché. « Nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort  ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché » (Rm 5, 12). « Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit. Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort » (Jc 1, 14). « En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie » (1 Co 15, 22). Je sais que vous rejetez cette notion, comme Bernard Dugué à l’époque, qui était un hérétique assumé. Donc tout votre positionnement est pour moi du domaine de la gnose, comme votre dialectique de la réunion du Bien et du Mal que l’on trouve en effet abondamment chez Baudelaire, Nietzsche ou Hermann Hesse (le dieu Abraxas dans son roman Demian (je me souviens qu’en Seconde notre prof de français nous l’avait fait lire, tout comme on nous faisait lire Baudelaire, etc., puis Maurice Scève plus tard à l’Université. Tout l’enseignement littéraire en France n’est que l’enseignement de la gnose)). Bref, je ne suis pas du tout sur la même ligne que Pascal L, mais je ne suis pas du tout sur votre ligne non plus. Notre divergence tient en un mot : le péché.


    • Gollum Gollum 17 août 2022 15:07

      @Laconique

      issue d’un tronc commun primordial (cf. Guénon)

      Le problème est que Joseph de Maistre disait pareil. Et il était bien chrétien.

      Et là je vais sortir une notion qui vous fait tomber à chaque fois de votre chaise, mais je n’ai pas le choix : c’est le péché.

      Diantre ! Vous avez dû mal me comprendre mais le péché ne me gêne en rien.. C’est un autre mot pour entropie.

      La mort vient du péché.

      Tout dépend comment on le comprend. Il ya une façon initiatique de comprendre cette phrase et une façon entropique. 

      Le bouddhisme serait au fond assez d’accord avec ça..

      Sur la condamnation de la convoitise je suis 100 % d’accord..

      comme votre dialectique de la réunion du Bien et du Mal que l’on trouve en effet abondamment chez Baudelaire

      Eh oui Baudelaire esprit très fin... smiley

      Ceci dit je n’ai pas parlé de la réunion du Bien et du Mal mais du mélange des deux dans toute personne et situation donnée.

      Je sais que cela emmerde le chrétien de base car il ne peut plus condamner de façon binaire comme il aime tant à le faire..

      Bon on va s’arrêter là.. smiley

      Sinon vous savez bien que Jean 18, 20 que vous citez entre en contradiction avec Marc 4.10-13 le discours sur les paraboles je cite:le verset 12 : 

      Afin qu’en voyant ils voient et n’aperçoivent point, et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu’ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés.


    • Garibaldi2 18 août 2022 04:12

      @Olivier

      L’état ne subventionne pas le cinéma, l’avance sur recettes est financée par une taxe sur la vente des billets d’entrée (TSA), par une taxe versée par les diffuseurs TV (TST) et par une taxe sur le marché vidéo.

      Quelques films ayant reçus l’avance sur recettes :


    • Garibaldi2 18 août 2022 04:30

      Et la suite, arrêtée à 2003, mais vous pouvez la compléter en demandant au CNC :

      La Vie est un long fleuve tranquille d’Étienne Chatiliez

      La Gloire de mon père et Le Château de ma mère d’Yves Robert

      Noce Blanche de Jean-Claude Brisseau

      La Belle noiseuse de Jacques Rivette

      S’en fout la mort de Claire Denis

      Les Nuits fauves de Cyril Collard

      Tous les matins du monde d’Alain Corneau

      Trois couleurs : bleu de Krysztof Kieslowski

      Délits flagrants de Raymond Depardon

      Les Gens normaux n’ont rien d’exceptionnel de Laurence Ferreira-Barbosa

      Regarde les hommes tomber de Jacques Audiard

      La Reine Margot de Patrice Chéreau

      Bye Bye de Karim Dridi

      Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) d’Arnaud Desplechin

      Le Hussard sur le toit de Jean-Paul Rappeneau

      Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot

      La Cérémonie de Claude Chabrol

      En avoir (ou pas) de Laetitia Masson

      Y aura-t-il de la neige à Noël ? de Sandrine Veysset

      Gadjo Dilo de Tony Gatlif

      Jeanne et le garçon formidable de Olivier Ducastel et Jacques Martineau

      Haut les cœurs ! de Solveig Anspach

      Rosetta des frères Dardenne

      Vénus beauté (institut) de Tony Marshall

      La vie ne me fait pas peur de Noémie Lvovsky

      L’Afrance d’Alain Gomis

      La Pianiste de Michael Haneke

      Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet

      Huit femmes de François Ozon

      Quand la mer monte… de Yolande Moreau

      Rois et Reine d’Arnaud Desplechin


  • Joséphine Joséphine 17 août 2022 10:10

    La chambre 237 dans Shining.... 


  • Fergus Fergus 17 août 2022 10:31

    Bonjour, Laconique

    Autant je trouve qu’ Orange mécanique, malgré une esthétique datée, et Barry Lyndon sont de purs chefs d’oeuvre, autant je considère 2001 comme un film sans le moindre intérêt : froid, long, ennuyeux et porteur d’une philosophie puérile !


  • velosolex velosolex 17 août 2022 10:49

    Comme Phillipilus le fait remarquer, c’est le thème du pouvoir, et de ses excés, qui est au centre du cinéma de Kubrick. Je n’ai pas vu une nostalgie du monde d’avant dans « Barry Lyndon », qui est vraiment un film magnfiique, comme le livre d’ailleurs de Trakeway, qui écrivit aussi « Vanity fair ». Des oeuvres écrites par un puritain, au beau style, mais à la morale étriquée, qui condamne les aventuriers, et souvent les mésaliences entre classes, qui est au centre du roman Barry Lyndon. 

    Sans doute la réalisation de Barry Lyndon est extraordinaire. J’avais vu ce film à sa sortie en 76, je crois, et je l’ai revu l’an passé. Il m’a semblé encore plus splendide, n’a pas pris une ride, et encore plus de lumière. 

    Lyndon est un type opportiniste et courageux, pragmatique, intelligent, prêt à sauter sur tous les chevaux qui passent, et les femmes tout autant. Une sorte de Bernard Tapie, ou de Casanova, la culture au moins, mais le toupet intact. Précisément ce qui attire Kubrick. C’est le modèle du héros d’« Orange mécanique », dont la psychopathie est cette fois évidente, alors que Lyndon est aussi un homme de passion, pouvant faire preuve d’empathie...Ces personnalités limites ont été le fil rouge de l’oeuvre de Kubrick. On la retrouve aussi dans le héros de « Shinning », s’enfermant lui peu à peu dans la psychose. 

    Vous voyez l’oeuvre comme un écho d’un monde idéalisé dans ses valeurs et ses représentations. Je ne suis pas trop d’accord même si je partage avec vous bien des points de vue. La belle littérature structure les hommes, les codes d’esthétique, tout comme la musique que Kubrick sait admirablement utiliser, jusqu’à éveiller d’ailleurs notre esprit ciritique quand il nous montre comment la musique allemande porte en elle une puissance qui peut être détourné vers la banalisation du crime, dans « orange mécanique ». Wagner servira ainsi aux nazis pour se boucher les oreilles du cri des victimes...


    • Laconique Laconique 17 août 2022 13:33

      @velosolex

      Oui, vous avez bien saisi la personnalité de Lyndon Barry, qui devient Barry Lyndon en accédant aux couches supérieures de la société. (Toujours le thème du double, du miroir chez Kubrick). Je reconnais l’anglophile en vous !


    • Garibaldi2 18 août 2022 04:44

      @Laconique

      Vous commencez à vous rapprocher de la vérité ! Barry Lyndon pense pouvoir changer de classe sociale, mais l’église et l’ordre établi y font obstacle.
      Lors du duel, lui, l’ancien soldat rompu au maniement des armes, alors que le seul obstacle à son ascension est à sa merci, il tire en l’air et épargne l’héritier du titre. C’est un geste noble. L’héritier n’aura pas la même noblesse d’âme et en tirant le rendra infirme.
      Moralité, si tu donnes une chance à l’ordre établi, lui ne t’en donnera pas. Il faut renverser l’ordre établi, pas de pitié. C’est ce que dit Kubrik dans la séquence de fin lors de la signature du billet de pension par son épouse : dans un plan assez long, on peut voir la date : 27 juillet 1789. C’est clair non !


    • Laconique Laconique 18 août 2022 10:15

      @Garibaldi2

      Je suis assez d’accord, Barry Lyndon est l’histoire d’un homme placé dans un milieu qui n’est pas le sien, et ce milieu le lui fait vite comprendre. C’est peut-être une transposition des rapports de Kubrick avec le milieu hollywoodien, qu’il s’est empressé de fuir dès qu’il l’a pu. Après, Kubrick n’est pas si manichéen dans le film : Barry Lyndon est loin d’être un ange, un cœur pur, c’est un arriviste sans scrupules. Le film est assez cynique de ce point de vue-là.


    • carolus 19 août 2022 21:21

      @Laconique
      Dans le roman Barry Lyndon finit plus mal que dans le film. Il meurt en prison. 


  • carolus 17 août 2022 10:59

    @l’auteur

    Je vous soupçonne d’être monsieur ***, mon professeur de français de Seconde, très fort pour trouver dans les textes bien plus que leurs auteurs n’avaient probablement pensé y mettre.

    Voyez comme nous sommes tous différents : je n’ai pas aimé la bande-son de 2001 qui m’a paru terriblement racoleuse avec ses grands morceaux archiconnus.

    A l’inverse, j’ai admiré celle de Barry Lyndon, plus « discrète », et j’aurais sans Kubrick été bien en peine de citer une oeuvre musicale de Sa Majesté Frédéric II de Prusse, alors que depuis je fredonne quotidiennement sa Hohenfriedberger Marsch.

    Full Metal Jacket m’a déçu, comme ne contenant rien qu’un autre metteur en scène n’aurait pu faire. Par ailleurs sa façon de présenter les Sud-Vietnamiens exclusivement comme des putes et des souteneurs était... trop dans le vent des années 1970.

    Non, Barry Lyndon ne m’a causé aucune souffrance, mais un plaisir immense par son esthétisme en effet tellement oublié. Il est vrai que vivant dans un cadre bucolique aux maisons typées, je ne suis pas habitué à la merde architecturale.

    .

    Carolus, viré de chez Nabum simplement pour m’être moqué de lui !


    • Laconique Laconique 17 août 2022 13:34

      @carolus

      Votre prof de Seconde n’avait peut-être pas tort. Il y a beaucoup de messages cryptés chez les grands artistes, et spécialement chez Kubrick, il est réputé pour ça. Allez voir les vidéos de Rob Ager sur YouTube, c’est incroyable.


  • velosolex velosolex 17 août 2022 11:28

    S’inspirer des oeuvres classiques de la littérature n’est pas une garantie de faire un bon film. Bien au contraire, car l’essence d’un texte doit être traduit dans l’image et la suggestion. Kubrick y parviendra plusieurs fois et de quelle manière. Mais « Madame Bovary » exécuté par Chabrol, n’est vraiment pas un hommage à Flaubert. Le risque est d’être si pétrifié par la peur de s’attaquer à un livre qui est reconnu comme un chef d’oeuvre. 

    J’ai vu dernièrement par contre sur Arte le petit chef d’oeuvre d’Anne Fontaine, qui en est inspiré, en passant par le roman graphique éponyme

    de Posy Simmonds que j’avais lu avec délice.

    « Gemma Bovery » ( bande annonce : https://bit.ly/3wcc0Et )est une transposition du roman de Flaubert dans un village normand à notre époque. Une jolie anglaise débarque et s’installe, suscitant l’intéret du boulanger, un ancien éditeur Parisien, passionné de littérature. C’est vraiment du bon cinéma, oscillant entre commédie et drame, et qui donne envie de revenir à l’oeuvre première, tout en prenant beaucoup de liberté par rapport à elle. 

    On remarquera que Posy Simmonds avait appliqué le même traitement à un roman de Thomas Hardy, autre auteur Victorien. Et que Stephan Frears en avait fait une réalisation éblouissante, se passant elle aussi à notre époque. « Tamara Drewe » (bande annonce : https://bit.ly/3Ap52yz )semble étonnament proche dans son humour et son esprit caustique de « Gemma Bovery », si bien qu’on les penserait réalisés par le même cinéaste. 


    • Fergus Fergus 17 août 2022 14:15

      Bonjour, velosolex

      Gemma Bovery et Tamara Drewe sont en effet deux très bons films.

      « semble(nt) étonnament proche (...) si bien qu’on les penserait réalisés par le même cinéaste »
      C’est vrai, une grande proximité de scénario et de mise en scène. Mais peut-être est-on influencé par le fait que l’actrice principale soit, dans les deux cas, Gemma Aerterton.


    • velosolex velosolex 17 août 2022 15:58

      @Fergus
      Les anglais sont trop polis (hypocrites diront les français) pour rectfifier une faute de language ou d’orthographe.
      S’ils le font , il faudra lire parfois entre les lignes au risque de ne pas se faire comprendre. Ils diront « Peut être peut on dire les choses autrement » et non « Vous faites une belle faute d’accord ! »
      Cette langue est pourtant plus directe que le Français, mais ses locuteurs se perdent en circonvolutions.
      Tous les non-dits qui en ressortent émaillent le scénario de ces deux films, qui ont beaucoup de choses communes. 
      Les deux scénarios il est vrai sont issus de l’immagination de Posy Simmonds, brodant sur l’immaginaire des différents acteurs qu’elle met en action, font des interprétations un brin délirantes sur le thème de l’étranger au village, bousculant les représentations, les habitutudes et le train train d’un couple, ou d’une communauté. 
      La littérature, en tant que qu’activité, et même de necessité vitale, est autant la vedette de ces deux films : Un séminaire d’écrivains dans le film de Stephen Frears, et un ancien éditeur toujours amoureux de la littérature dans celui de Anne Fontaine.
      Gemma Aeteron , qui crève l’écran dans les deux films, fait ressentir facilement les affres qui traversent le personnage du boulanger : Patrice Luchini dans un grand jour, est à son aise quand il lit Flaubert, avec « Emma Bovary » qu’il vit tragiquement en « live », comme un shaman, voyant sur le vif, le roman se réécrire au présent. 
      -Par là, n’est ce pas le plus bel hommage envers la littérature, de nous dire qu’elle nous permet de magnifier la réalité, en gardant le souvenir des grands romans, comme des étalon-mètres que l’on projette sur la banalité des jours. 


    • Xenozoid Xenozoid 17 août 2022 16:09

      @velosolex

      you don’t get it  :

      Selfishness is not living your life as you wish to live it. Selfishness is wanting others to live their lives as you wish them to.

      If you want to tell people the truth, make them laugh, otherwise they’ll kill you.

      That is why an optimist will tell you the glass is half-full ; the pessimist, half-empty ; and the engineer will tell you the glass is twice the size it needs to be

      L’égoïsme consiste à ne pas vivre sa vie comme on le souhaite. L’égoïsme, c’est vouloir que les autres vivent leur vie comme vous le souhaitez.

      Si vous voulez dire la vérité aux gens, faites-les rire, sinon ils vous tueront.

      C’est pourquoi l’optimiste vous dira que le verre est à moitié plein, le pessimiste qu’il est à moitié vide et l’ingénieur que le verre est deux fois plus grand qu’il ne devrait l’être.


  • Rincevent Rincevent 17 août 2022 12:53

    Barry Lyndon, à sa sortie, m’avait littéralement scotché ! A l’époque, passionné de photo, j’en avais pris plein la vue avec des plans qui étaient de véritables tableaux. J’aurais aimé avoir une commande pour stopper le film sur des plans comme le départ d’Irlande, les parties de cartes ou la scène du duel.

    A propos de cette dernière, Kubrick avait eu une exigence difficilement réalisable pour l’époque : tourner en lumière naturelle, sans appoint de projecteurs, pour obtenir une certaine ambiance. Or, il n’y avait pas de caméra capable de fonctionner correctement avec si peu de lumière. Qu’à cela ne tienne, il avait fait fabriquer une bague d’adaptation spéciale pour pouvoir y monter un objectif d’appareil photo à très grande ouverture et ça a marché.


    • Laconique Laconique 17 août 2022 13:35

      @Rincevent

      Oui, Kubrick s’est inspiré de peintres de l’époque, c’est avéré, je ne saurais pas vous dire lesquels faute de culture suffisante dans ce domaine. 

       

      Il a utilisé des objectifs Zeiss de la Nasa pour tourner en lumière naturelle, notamment les très fameuses scènes à la bougie.


    • Fergus Fergus 17 août 2022 14:18

      Bonjour, Rincevent

      Même chose pour moi. Et je reste accro de ce film extraordinaire où les sommets sont atteints dans tous les domaines : scénario, mise en scène, musique, photographie, costumes. Un pur chef d’oeuvre comme il y en a peu dans la répertoire cinématographique !


    • Astrolabe Astrolabe 17 août 2022 21:47

      @Laconique
       
      Bonsoir,

      Concernant l’objectif, il s’agit d’un Carl Zeiss Planar 50 mm f/0,7 qui est l’un des objectifs à plus grande ouverture relative (le plus rapide) de l’histoire de la photographie.
       
      L’objectif a été conçu et fabriqué spécifiquement pour le programme lunaire Apollo de la NASA afin de capturer le côté obscur de la Lune en 1966.
      Stanley Kubrick a utilisé ces objectifs lors du tournage de son film Barry Lyndon, ce qui lui a permis de tourner des scènes éclairées uniquement à la lueur des bougies comme vous le faites remarquer.D’ailleurs durant cette scène les acteurs ne devaient pas trop bouger rapidement sinon ils devenaient flous.
       
      Au total, seuls 10 objectifs ont été fabriqués. Un a été conservé par Carl Zeiss, six ont été vendus à la NASA et trois ont été vendus à KubrickSi Kubrick compte parmi les plus grands realisatreurs, c’est sans conteste le meilleur directeur de la photographie du 7eme art.


    • Garibaldi2 18 août 2022 05:15

      @Astrolabe

      Il n’y a pas que l’ouverture de l’objectif qui a permis de faire les séquences éclairées à la bougie, la pellicule employée était aussi une pellicule spéciale qui a été poussée au maximum au développement, d’où le grain important, comme avec de la Kodak Recording N-B, donnée jusqu’à 4000 ASA.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 18 août 2022 07:56

      @Astrolabe
       
      ’’ le côté obscur de la Lune ’’

       
      Il n’y a pas de coté obscur de la Lune : vous confondez sans doute avec la face cachée laquelle est aussi souvent ensoleillée que la face visible depuis la terre.


    • Laconique Laconique 18 août 2022 10:16

      @Astrolabe

      Merci pour toutes ces précisions. C’est vraiment passionnant.


    • CYRUS KARELLEN 20 août 2022 00:48

      @Francis, agnotologue

      Voila pourquoi les pemile et les nonosse ne peuvent pas faire de science , les concept les plus simple leur echape mais il en font de long discours politique ...

      Tu vient de renouveller ton titre d’ agnotologue debunker des fanatique Z-teteur pour un ans suplementaire smiley

      Francis, agnotologue 18 août 07:56

      @Astrolabe
       
      ’’ le côté obscur de la Lune ’’

       
      Il n’y a pas de coté obscur de la Lune : vous confondez sans doute avec la face cachée laquelle est aussi souvent ensoleillée que la face visible depuis la terre.



  • goc goc 17 août 2022 18:02

    @ l’auteur

    Article intéressant mais assez superficiel, en tout cas concernant « 2001 », où vous avez totalement ignoré le coté métaphysique du film (comment un singe herbivore devient l’homme grâce à un monolithe), en quête de ses origines , coté largement supérieur à votre « lyrisme ».

    Lisez le livre d’Arthur C Clarck , puis revisionnez le film et vous pourrez comprendre la profondeur du vrai message que Kubrick a délivré à partir d’un simple roman assez banal

    Et si on reste sur le plan musical, vous avez totalement occulté le magnifique adagio de Katchatourian (Gayaneh)

    et les deux morceaux de Ligeti, surtout « Lux Aeterna », mais peut-être que l’intimisme du premier, et la violence du second n’ont pas assez été « lyriques » à vos oreilles


    • Laconique Laconique 18 août 2022 10:19

      @goc

      Je vous remercie pour votre commentaire.

      Votre réaction me semble justement caractéristique de cette attitude de l’homme moderne à l’égard du lyrisme que je dénonce dans l’article. Je n’avais pas du tout la prétention de dévoiler le « vrai message » de 2001, l’Odyssée de l’espace (à supposer qu’il y en ait un). Votre propension à placer le « message » au-dessus de la poésie est justement typique de la mentalité technicienne. Il n’est pas du tout sûr que Kubrick ait voulu dire quoi que ce soit à travers 2001. Il s’est souvent prononcé en faveur d’une certaine indécision, d’une certaine ouverture de l’œuvre d’art, et contre tout message univoque dans ce domaine. Il n’avait rien d’un prédicateur. Et quant au livre d’Arthur C. Clark, d’après ce que j’en sais, il a été écrit pendant le tournage, sur des instructions directes de Kubrick, et précisément pour brouiller les pistes. Il y a des différences majeures entre le livre et le film, et le film n’est absolument pas une adaptation du livre.

      Eh bien oui, j’ai retenu et cité les compositeurs les plus « lyriques », puisque c’était le thème de l’article. Je ne prétendais pas épuiser toute la richesse de 2001 en dix lignes...


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 21:34

      @Laconique
      "Il n’est pas du tout sûr que Kubrick ait voulu dire quoi que ce soit à travers 2001"

      2001 c’est surtout un questionnement sur la vie, l’évolution de l’espèce et la mort avec le leitmotiv du monolithe qui revient sans cesse.


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 22:41

      @Pangloss

      Ce n’est pas ce qui m’a le plus frappée dans 2001. C’est surtout HAL ,l(ordinateur avec son clignotant rouge qui vous espionne. Son omniprésence, son intrusion partout, jusque dans les plus petites interstices de notre âme. Le flicage permanent, la surveillance, la police de la pensée, c’est HAL. Kubrick avait prédit tout ça. 

      HAL c’est IBM. 

      Le I est la lettre qui précède le H

      le B est la lettre qui précède le A

      Le M est la lettre qui précède le L


    • CYRUS lacerta 18 août 2022 22:47

      @Joséphine

      succède et non pas précéde smiley petite erreur d’ étourderie smiley

      Le I est la lettre qui précède le H

      le B est la lettre qui précède le A

      Le M est la lettre qui précède le L


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 22:48

      @Joséphine
      « C’est surtout HAL »

      C’est vrai que vu la date de production du film, c’est clairement de l’anticipation sur les dérives de l’IA. Dans 2001 HAL est un tueur qui agit de son propre chef. On peut aussi faire une comparaison avec un autre film plus récent où l’ordinateur de bord est programmé pour de sales besognes : ALIEN 1.


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 22:48

      Non, pardon, c’est l’inverse ! Lol

      Le I est la lettre qui suit le H

      le B est la lettre qui suit le A

      Le M est la lettre qui suit le L



      Je l’ai faite à l’envers...excusez moi. 


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 22:52

      @Pangloss

      Kubrick était un prophète. HAL étant le personnage principal de ce film, selon moi. HAL est un Dieu. Le monolithe , c’est lui ! Un Dieu vengeur technologique qui détruit et dévore l’Homme 

      ALIEN , j’adore ! J’ai failli m’appeler Ellen Ripley quand je me suis inscrite sur Agoravox, et comme une idiote j’ai pris mon vrai prénom, je n’aurais jamais du faire ça ....Je vais voir si on peut changer de pseudo. Si vous voyez Ellen Ripley, c’est moi !


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 22:56

      @Joséphine
      « selon moi. HAL est un Dieu »

      Logiquement on ne peut pas déconnecter un dieu en pénétrant dans son coeur pour désactiver les cartes de son système. Mais bon au sens métaphorique pourquoi pas smiley


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 22:59

      @lacerta

      Oui, je me suis gourée ! Lol, faut m’excuser, j’ai pas mal de trucs à faire en ce moment, il me faudrait deux têtes et quatre bras. 


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:01

      @Pangloss

      Le Dieu Hal, c’est le disque dur de l’Humanité, un peu comme les annales akashiques. Tout est stocké pour l’éternité. 


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 23:03

      @Joséphine
      « il me faudrait deux têtes et quatre bras »

      Où alors demander de l’aide à Vischnou. Vers un nouvel âge de réminiscence smiley


    • CYRUS lacerta 18 août 2022 23:06

      @Joséphine

      faut demander a ta jumelle de t’ aider <mdr> 


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 23:08

      @Pangloss
      D’ailleurs pour en revenir à la comparaison avec ALIEN, dans les 2 films, l’IA tient le même discours à savoir que la mission est prioritaire sur tout le reste.


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:13

      @lacerta

      Parfois j’aimerais bien être une déesse hindoue.


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:17

      @Pangloss

      Forcément, le Dieu vengeur du Talmud est pareil. Prêt à sacrifier tous les humains pour accomplir sa mission. Hal n’est pas plus cruel ou pragmatique que Yahvé, « leur » Dieu. Il y’a un mysticisme puissant exprimé dans le film 2001, ainsi que dans Alien même si c’est un peu moins visible, car plus divertissant. 

      Ces films prennent tout leur sens à notre époque, je ne sais pas si un spectateur des années 80 pouvait comprendre la portée réelle de ces films prophétiques. 


    • CYRUS lacerta 18 août 2022 23:18

      @Pangloss

      c’ est exact , mais tu n’ as certainement pas lu les trois suites 2010 , 2061 , 3001

      Pangloss 18 août 22:56

      @Joséphine
      « selon moi. HAL est un Dieu »

      Logiquement on ne peut pas déconnecter un dieu en pénétrant dans son coeur pour désactiver les cartes de son système. Mais bon au sens métaphorique pourquoi pas 



    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:23

      @lacerta

      Je les ai lus, tu parles bien des livres d’Arthur Clarke ? Celui qui a inspiré Kubrick. C’est hyper mystique comme bouquin. De la très bonne SF. Profonde et fondatrice. 


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 23:23

      @lacerta
      Non effectivement je ne connaissais pas les suites, d’ailleurs je vois que c’est Ridley Scott qui s’y est collé. Donc lien avec ALIEN c’est clair, mais par contre on sort de l’univers Kubrick par contre.


    • CYRUS lacerta 18 août 2022 23:24

      @Joséphine

      sur cette partie la tu y est presque ya beaucoup d’ indice dans le livre sur pourquoi CARL ( ancien nom de HAL) fait ce qu’ il fait smiley

      HAL est un Dieu. Le monolithe , c’est lui !



    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:25

      @Pangloss

      Il y’a aussi Solaris  d’Andreï Tarkovski. qui est incontournable dans le genre. 


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:26

      @lacerta

      Tu me donnes envie de relire tout ça. Je lirai ça sous les cieux espagnols ! 


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:27

      @lacerta

      Au fait, j’ai répondu au petit commissaire trotskyste Pemile ! 


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 23:28

      @lacerta

      Autant pour moi, je n’avais pas attention, on parle des bouquins.


    • CYRUS lacerta 18 août 2022 23:28

      @Pangloss

      je peut pas trop en dire pour ne pas spoiler tout le monde , mais dans les livre tout s’ enchaine tres bien on y retrouve beaucoup de theme cher a C clark comme par exemple l’ ascenceur orbital des « fontaine du paradis » .

      je parle bien des livre , le deuxieme film se laisse voir , mais est bof a coté de celui de kubrick et je crois qu’ il ont bien fait de ne pas tourner les deux dernier opus .

      2001 comme dune sont des oeuvre extrement dur a adapter , et c’ est toute la force de kubrick d’ avoir reussit un chef d’ oeuvre 


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 23:33

      @Joséphine
      Solaris d’Andreï Tarkovski

      Excellentissime film. Plus lyrique et en profondeur que l’épouvantable remake américain. D’ailleurs Tarkovski c’est du lourd et ça ne convient pas à tout le monde.


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:36

      @lacerta

      Le film 2010, la suite de Kubrick, est un échec artistique total. Cela n’apporte rien.

      Question :

      Fallait-il faire une suite du film de Kubrick ? 

      NooOOON, non, non ! On touche pas à Kubrick : T’imagines un Shining 2 maintenant, genre Hibernatus dans les Carpates ?

      Stop au massacre ! 


    • pacifico 18 août 2022 23:36

      @Joséphine 23h26

      « De Taprobane au Paradis, il y a quarante lieues, et là peut s’entendre le murmure des fontaines du Paradis ».


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:39

      @Pangloss

      J’étais totalement captivée par ce film de Trakowsky. Envoûtée ! Solaris est  l’une des plus importantes œuvres de science-fiction avec 2001. (bien que les deux films soient différents). Adapté du livre de Stanislas Lem, à lire, si comme moi vous aimez la SF


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 23:40

      @lacerta
      Je les ai trouvé.


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:41

      Bonne nuit aux bonnes âmes connectées de la toile. Je retourne dans mon vaisseau spatial. 


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 23:44

      @Joséphine
      D’ailleurs avec Solaris de Tarkovsky on en revient au questionnement sur la vie, sur la mort en fait.


    • CYRUS lacerta 18 août 2022 23:48

      @pacifico

      les enfant d’ icare vaut aussi le detour , et meme la miniserie n’ est pas trop mal .
      mais la encore c’ est pas kubrick.

      https://www.youtube.com/watch?v=i3e7aMCIxjY


    • Joséphine Joséphine 18 août 2022 23:48

      @Pangloss

      Et la résurrection aussi ! Thème biblique, christique. Il y’a dans Solaris de Trakowsky cette musique obsédante, c’est fascinant. Ce film pénètre l’âme pour toujours. 


    • CYRUS lacerta 18 août 2022 23:51

      @Joséphine

      gaffe aux bogdanov en embuscade smiley

      dort bien smiley


    • CYRUS lacerta 18 août 2022 23:53

      @Joséphine

      les enfant d’ icare aussi touche a des theme « interdit » il avais fait scandale a sa sortie smiley

      A.C. clarke avait été accusé de satanisme , les libraires jetait ses bouquins devant la pression des gens .


    • Glosspan Pangloss 18 août 2022 23:54

      @Joséphine
      Les cinéastes et les compositeurs russes de l’ère soviétique ont donnés de véritables pépites. On peut dire que Tarkovsky est au cinéma ce que Chostakovitch est à la musique, des âmes tourmentées. Après on aime ou on n’aime pas c’est une histoire de goût.


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