jeudi 1er octobre - par JPCiron

La Bible masque les traits ’’Arabes’’ de YHWH et de Son Peuple. Ces traits sont pourtant révélés par les Origines, la Tradition et le Sang

La structure composite de YHWH m'était connue pour le côté Cananéen (concentration sur YHWH des attributs/ exploits des autres divinités cananéennes), mais pas pour sa part ''Arabe''.

Aussi, j'ai essayé d'approfondir cet aspect.

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Évocation de la dure et digne vie des ''Nomades des steppes et des Déserts'' par l'image du rayonnant « Messager Sagittaire », infatigable arpenteur des steppes arides. (Photo JPCiron prise au Parc Animalier de Villars-les-Dombes - France)

 

 

Les informations que j'ai pu trouver et qui me semblent raisonnables, m'amènent à être de l'opinion que les Israélites, quelques siècles avant JC (vers le début du mouvement de prosélytisme Israélite ''tous azimuts'') étaient toujours un des peuples ''Arabes'' indigènes de la ''Palestine''.

En effet :

> La religion Israélite d'alors était assise sur d'antiques fondations cananéennes ('Arabes' donc), qui furent coiffées par un Dieu volcanique 'Arabe', lequel avait suivi un flux migratoire depuis le Hijaz jusqu'au sud de la ''Palestine''.

> Les Israélites d'alors étaient des Cananéens. Ils n'étaient pas antagonistes comme le prétend la Bible. (14) Côté ADN, ils ne présentaient guère de différence notable.

 

Cependant, cet antagonisme ''Israélites / Cananéens) faisait partie du ''Plan'' politico-religieux (attribué au roi Josias, mais probablement pensé par les prêtres, et mis en œuvre plus tard) pour créer ex-nihilo un ''Peuple Hébreu'' (6b) sur un territoire-cible (Nord + Sud).

Les prescriptions religieuses particulières -dont l'endogamie- fabriquant elles-mêmes peu à peu une différenciation culturelle effective.

 

La puissance du ''Plan'' était liée à la qualité de l'imaginaire induit. En outre, le sentiment de faire partie d'un groupe choisi était valorisant et rassurant pour les projets de long terme des prêtres, dans un monde incertain et cruel.

 

 

 

Voici donc le Plan de l'Article :

Comme l'Article est long, j'ai intégré un résumé pour chaque point du Plan de l'Article. L'Article lui-même, plus détaillé, est proposé en suite.

 

En PRÉAMBULE, deux considérations fondamentales :

> Les premiers Israélites sont Cananéens bien que la Bible suggère le contraire pour des raisons de stratégie politico-religieuse (v. VII s.). D'ailleurs, le comparatif d'ADN ancien/récent le confirme.

En outre, la religion Biblique est issue de la religion Israélite qui elle-même vient de la religion Cananéenne.

> L'imaginaire a modelé YHWH et la Bible. Comme dirait élégamment Yuval Noah Hariri, ce ne sont pas des mensonges ; c'est de l'imagination.

 

Le premier tableau présente LES TEMPS ANCIENS : BAAL et les PROTO-ISRAELITES :

1> BAAL, Antique Dieu de l'Orage. Un dieu fondamental qui remonte aux temps lointains de la sédentarisation au Levant. Un dieu très ancien qui ''a fait ses preuves'' : incontournable pour l'agriculture et les récoltes.

2> L'arrivée en Pays de Canaan de nouveaux venus dits ''proto-Israélites'', vers la fin du II e. millénaire av. JC : sédentarisation d'indigènes ? Ou arrivée d'étrangers ? En tout cas, ils adoptent la littérature cananéenne : ces ''proto-Israélites'' n'avaient pas YHWH dans leurs bagages.

 

Listons LES BIZARRERIES AUTOUR DE YHWH :

3> YAHVÉ, un dieu importé en Canaan ? Très probablement ! Car, au second millénaire, aucun toponyme judéen ou israélite ne lui est associé.

Et la Bible confirme que YHWH était encore inconnu des Israélites alors qu'il était déjà le/un dieu des Madianites. Un dieu Arabe donc.

D'ailleurs, ce sont les racines linguistiques Arabes qui permettent le mieux de décrire YHWH.

Et l'archéologie le trouve aussi associé aux steppes et déserts, ce qui le distingue nettement de BAAL.

4> Les traits spécifiquement ''volcaniques'' de YHWH ressortent en maint endroit de la Bible. Les écrits suggèrent la présence de la mémoire d'un témoignage, d'un vécu d'une éruption de type hawaïen.

Or, le Mont Sinaï ne peut géologiquement être ce lieu. Seuls quelques volcans d'Arabie ont connu des éruptions durant les temps historiques.

Les éléments compatibles avec le BAAL Palestinien (nuées, éclairs, grondements, tremblements de terre) sont mis en avant par les exégètes. L'élément volcanique (nécessairement non-Palestinien) est éludé.

La Bible mentionne la présence d'un culte lunaire (*) (2Rois 23:4-5). L'évocation du dieu lunaire Sin sur plusieurs monts/volcans est troublante. (Le dieu Sumérien de la Lune était Su'en, qui devint plus tard le Sîn Akkadien)

 

A ce point, il est temps de faire un PETIT ÉTAT DES LIEUX : ARCHÉOLOGIE et BIBLE... En gardant bien à l'esprit que l'essentiel du Pentateuque a été rédigé entre la fin du VIII et le III ième siècle avant JC. Bien plus tard que les événements décrits par la Tradition.

5> Que disent les sources archéologiques ?

Elles ne permettent pas de valider les récits/ exploits relatifs aux origines, qui ont été inventés par les auteurs du Pentateuque pré et post-Josias.

Les mentions archéologiques de YHWH les plus anciennes (II ième millénaire) sont plutôt associées à une localisation Edom/ Madian/ Syrie.

6> Et à quoi ressemblait le Pays de CANAAN vers le VIII s. av. JC  ?

En ces temps-là, le pays était clairement polythéiste. Étaient principalement vénérés El, Baal, Yahvé, Ashérah, ainsi que d'autres divinités plus ou moins secondaires.

La population était très cosmopolite. La Bible confirme.

C'est l'époque où YHWH a 'absorbé' les traits d'une divinité solaire à Jérusalem. YHWH est bientôt promu dieu suprême de Jérusalem et de Juda (monolâtrie).

 

Se pose le problème des raisons derrière L'INEXPLICABLE ET RAPIDE PROGRESSION DE YHWH.

7> La perplexité est là depuis plus d'un siècle. Il semble en effet que, si les proto-Israélites étaient arrivés en Canaan avec leur(s) dieu(x), ils se seraient vite fondus dans les croyances cananéennes, pour bientôt les abandonner pour un dieu étranger sans ''états de service'' qui, de surcroît les frappe impitoyablement quand il est désobéi !

Mais les Dieux ne se posent pas ''au hasard'' sur tel ou tel lopin de terre ; ils suivent les hommes. C'est donc l'Histoire qui ''guide les pas'' » des dieux.

Ainsi, entre le VII et le IV ième siècle av. JC, YHWH pourrait-il avoir été un dieu autochtone en Juda ?

 

Il convient donc de regarder de plus près LES IMPORTANTS MOUVEMENTS DE POPULATIONS EN PAYS DE CANAAN

8> SAMARIE. Tout change à partir de 722, avec la transformation de la Samarie en Province Assyrienne.

C'est-à-dire déportation des élites et artisans en Assyrie, enrôlement de l'armée vaincue dans l'armée assyrienne, ''déportations croisées'' des peuples : exil des habitants de Samarie, qui sont remplacés par d'autres populations déportées d'autres contrées. En outre, il y a les gens qui auront eu le temps de fuir en Juda.

La Bible suggère un remplacement des populations. Les documents de Sargon II indiquent les noms de nombre de tribus Arabes déportées en Samarie en 715.

Juda considère les Samaritains comme des étrangers, qu'ils sont effectivement pour beaucoup. Pourtant, un syncrétisme religieux se met lentement en place. Néanmoins, dans le Nord, le culte de YHWH est rejeté.

On sait pourtant qu'un ''YHWH de Samarie'' y a pris pied vers le VIII ième siècle. Mais les informations sont rares sur cette période.

9> JUDA. La situation de Juda 'vassal' du voisin du Nord s'arrête en 722.

La pacification Assyrienne relance cependant les trafics caravaniers du Sud de l'Arabie vers Edom, Juda, Gaza, etc. Progressivement, la croissance accélérera et drainera des populations Arabes en Juda.

Les prêtres de Juda ont sans doute eu ce projet d'uniformiser les croyances et modes de vie du Nord et du Sud (en impliquant le politique = le roi) grâce à un ''outil'' théologique ad-hoc (initialement = le proto-Deutéronome. Puis le Pentateuque). Les prêtres ont créé le terme ''Peuple Hébreu'' dont les toutes premières mentions apparaissent d'abord dans la Bible, et non dans les contrées qui, selon la Bible, les utilisaient !

Un peuple d'abord imaginé, puis fabriqué ! Voir détail du mécanisme dans l'Article (6b). On ne sait quand intervint effectivement la mise en œuvre des principes évoqués dans la Bible, illustrés dans l'Article.

Mais pourquoi ne pas utiliser le bon vieux BAAL pour cette opération géniale ? Car YHWH était déjà installé en Juda. Cependant, l'étude des tessons de poteries datés de l'époque Perse, en Idumée, présentent des noms Phéniciens, Égyptiens, Israélites, Babyloniens et Perses. Mais, contrairement aux couches archéologiques des époques précédentes, les noms propres sont devenus principalement ''Arabes et Edomites''.

En 597, Nabuchodonosor prend Jérusalem et déporte les élites (pas le peuple).

10>JÉRUSALEM

La découverte d'un ''Livre'' dans un édifice religieux est une tradition égyptienne très ancienne. La découverte du ''Livre'' (préalablement préparé par les prêtres) à Jérusalem permet d'officialiser une première mouture du Deutéronome.

Et fait d'une pierre deux coups (Deut. 12 : 10-11) : D'abord, la ''découverte'' permet de fixer à Jérusalem le lieu unique où ''placer le nom de YHWH''. Et aussi de nommer le pays promis par L’Éternel au peuple saint.

Ensuite, on punit de mort quiconque qui penserait suivre d'autres dieux (Deut. 13:6-18) et on interdit toute représentation/ idole (Deut. 4:25). (note : ce dernier interdit sera vite contourné)

Le tout faisant partie du génial Plan politico-religieux attribué au roi Josias (6b), mis en œuvre bien après lui.

 

 

Notons UNE HYPOTHÈSE ORIGINALE ET TROUBLANTE : 

11> Si cette intéressante hypothèse de Kamal SALIBI « La Bible est née en Arabie  » (23) s’avérait exacte, elle s'insérerait parfaitement à ce point de mon discours. En effet, la terre initialement promise par Yahvé à son peuple d'alors se situerait au Sud de La Mecque.

Et cette promesse aurait été simplement transposée sur la Palestine afin de correspondre au Projet Politique ''du Roi Josias'' d'un grand royaume unifié, dont le peuple suivrait la Loi du même dieu. Projet qui a été finalisé bien après lui.

 

 

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>>> PRÉAMBULE

 

> Les premiers Israélites sont Cananéens

 

La Bible suggère que Cananéens et Israélites sont deux groupes distincts (Genèse 9:25-26). La raison de cette distinction/ opposition dans la Bible est due à l'instauration d'une politique ségrégationniste qui est un des éléments 'nécessaires' pour progressivement construire le fameux Peuple Hébreu (6b).

 

La réalité génétique serait plutôt qu'ils ne forment qu'un Groupe, comme il ressort de l'Article d' ''Alliance'' (14) :

 

«  L'étude, publiée dans ''Cell'' montre que les migrants des lointaines montagnes du Caucase se sont mêlés aux populations natives pour forger la singulière culture cananéenne qui a dominé la région entre l'Égypte et la Mésopotamie pendant l'âge du bronze (environ 3000 avant J.-C. à 1200 avant J.-C.).

Les chercheurs ont également comparé l'ADN ancien à celui des populations modernes et ont constaté que la plupart des groupes arabes et juifs de la région devaient plus de la moitié de leur ADN aux Cananéens et à d'autres peuples qui habitaient l'ancien Proche-Orient - une zone englobant une grande partie du Levant moderne, le Caucase et l'Iran.  »

Le solde ADN provenant très probablement de l' ancienne migration des proto-sémites en provenance d'Afrique (désertification su Sahara) (6a) et de transferts récents d'Europe.

 

Rappelons à nouveau que la Bible A.T. est fondamentalement d'origine Cananéenne : « Il est essentiel de considérer la religion biblique comme un sous-ensemble de la religion Israélite, et la religion Israélite comme un sous-ensemble de la religion Cananéenne. » Michaël D. COOGAN (1) Ce qui n'exclut absolument pas d'autres apports et influences.

 

 

> L'imaginaire a modelé YHWH et la Bible.

 

Le Théologien Thomas RÖMER souligne qu'il faut comprendre l' ''invention'' de YHWH «  comme une construction progressive issue de traditions sédimentées dont l'histoire a bouleversé les strates jusqu'à faire émerger une forme inédite. » Et le discours sur ce dieu est «  une sorte d' ''invention collective'' toujours en réaction à des contextes historiques et sociaux précis. » (18) p. 14

 

Je comprends par là que l'idée de YHWH qui nous est parvenue correspond à l'interaction d'éléments de mémoire venant de différentes époques (parfois lointaines) et de différents lieux et cultures, qui ont été remixés à différents moments pour finalement se cristalliser dans des écrits.

Le discours sur ce dieu qui transparaît dans la Bible se forme en réaction à des défaites (dieu sur-puissant qui punit son peuple par la main de l'ennemi), ou bien par rapport à une stratégie d'unification Nord-Sud (création du 'peuple' Hébreu) (invention d'exploits fictifs en Égypte) (découverte fictive du Livre) (Généalogie et passé glorieux inventés) (conquête militaire fictive)...

 

 

 

>>> LES TEMPS ANCIENS : BAAL et les PROTO-ISRAELITES

 

1 - BAAL, Antique Dieu de l' Orage (tablettes du XIVe s. av. JC)

 

Nombre de tablettes ont été trouvées à Ougarit, tant dans la ''Bibliothèque'' qu'à l' Acropole. Et en particulier des poèmes mythiques liés à l'agriculture, qu'a étudié soigneusement Marguerite YON (2) :

 

Ces tablettes sont du XIVe siècle av. JC, mais nous racontent les temps plus anciens, vers le VI ou VII e. millénaire av. JC, où le monde était déjà formé, mais où la sédentarisation de populations provenant de la Syrie intérieure était encore en cours au Levant.

 

Ces poèmes sont la mémoire du moment du passage d'une société de nomades chasseurs-cueilleurs se nourrissant de prélèvements dans «  la sainte steppe » à une société passant par une économie de production (agriculture et élevage). De la sorte, la nourriture des dieux est d'abord cultivée, puis apportée aux dieux : institution du rituel de l’offrande.

 

Ces poèmes racontent la multiplication des ''dieux gracieux'' ; dieux gloutons et insatiables, apparus avec la sédentarisation.

 

Car à l'augmentation de la population humaine correspond un accroissement du nombre de divinités «  les jeunes dieux sont ceux qui établissent une cité dit le poème, et organisent les cultures (rôle du ''gardien des cultures'') » et améliorent les rendements, développent les techniques et les arts,....

 

Mais tout cela serait vain si les conditions météorologiques n'étaient pas favorables ; « or les forces météorologiques sont dans la main de Baal, (…) le dieu syrien de l'orage et de la pluie. » (2)

 

Son influence est donc devenue primordiale dans cette région côtière du Levant, par rapport à sa région aride d'origine, ou par rapport à une région de culture par irrigation (Mésopotamie).

 

La demeure de Baal est ''le ciel'' où il ''chevauche les nues'', et son ''trône'' est au sommet du Mont Sapon (Jebel al-Aqra alt. 1700 m au nord de Ugarit/ Lattaquié). Baal, symbole de la pluie fécondante, devient aussi le symbole du cycle des saisons (2a) pour l'agriculture : un dieu puissant, essentiel, incontournable.

 

«  Iahvé aurait eu intérêt à assimiler les attributs de la fertilité, afin de rendre manifeste son pouvoir sur l'agriculture, premier intérêt des sédentaires palestiniens. Or, sur ce point, la persistance des traits volcaniques l'a emporté sur le besoin d'assimilation. (…) Les prophètes israélites éprouvèrent les plus grandes difficultés à faire admettre que c'était de Iahvé, et non de Baal, que dépendaient les fruits de la terre. » Jean KOENIG (13)

 

Dans son habit de ''dieu de l'Orage'', YHWH conserve son origine volcanique. Ainsi, en Ougarit, Baal « chevauche les nuées  », tandis que Yahvé circule sur « un char de feu et des chevaux de feu » (2Rois 2 : 11). Voir aussi (2Rois 6 : 17).

 

 

Notons en passant que le poème raconte aussi la péripétie de l'impuissance momentanée du Grand Dieu El (qui est le père de tous les dieux/ déesses). Ce qui préparait alors, peut-être, le futur passage de Baal sur la première marche.

 

 

 

2 - L'arrivée de PROTO-ISRAÉLITES en Pays de Canaan ?

 

Les proto-israélites pourraient avoir été des semi-nomades indigènes qui se sédentarisent. Ou bien, selon Mario LIVERANI, vers la fin du II e millénaires av. JC, des tribus nomades de différentes origines (y compris tribus Touraniennes et Koushites ?) se coalisant pour investir, puis progressivement pour s'installer dans les ''hautes terres centrales'' du Pays de Canaan et dans la vallée du Jourdain. Le vécu d'une partie de ces ''nouveaux venus'' sera bien plus tard intégré dans ce qui sera décrit dans les sources écrites. La fraction des ''nouveaux venus'' qui nous intéressent ici sont les ''proto-Israélites'' dont parle Liverani. (3)

 

Ces tribus ''proto-Israélites'' avaient certaines coutumes très proches de celles des autres populations sémites : Phéniciens, Babyloniens et Arabes, Araméens, Cananéens. Un exemple typique est celui du «  sacrifice consumé » qu'ils avaient tous en commun. (4) Mais aspect particulier : ils ne mangeaient pas de porc.

 

Néanmoins, A.F.P. LODS soutient que «  les traditions patriarcales israélites auraient pour fond historique l'expansion progressive en Asie occidentale d'une religion lunaire, à peu près monothéiste, issue d'Our.  » et rappelle l' « influence directe de la vieille littérature cananéenne sur celle que les Israélites commencèrent à se constituer (…) et qui allait, avec les prophètes du VIII e siècle, prendre une individualité encore plus marquée. » (4) Ces 'individualités' comprennent nombre de récits inventés par lesdits prophètes et autres prêtres.

 

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On remarquera par exemple que la plupart des tribus correspondant à la descendance de Abraham (Genèse 25 : 13-15) n'apparaissent dans les archives Assyriennes que bien postérieurement au IX ième siécle av. JC. Ce sont : Nebajoth, Kédar, Adbeel, Mibsam, Mischma, Duma, Massa, Hadad, Théma, Jethur, Naphisch et Kedma. Ce qui suggère que [les hypothétiques] Abraham et Ismaël auraient vécu à une époque bien plus récente que celle suggérée par la Tradition.

 

Il semblerait que «  la recherche archéologique a établi que l'émergence des Israélites résulte d'une évolution interne de la société cananéenne de l'âge du bronze. La majorité des Israélites est originaire de Canaan. Ceux-ci n'ont donc pas amené le culte de Yahweh depuis l’extérieur de la Palestine. Par contre, le culte de Yahweh a pu être introduit par des marchands appartenant à des groupes qénites ou madianites. Il a pu se répandre à partir des routes commerciales passant au sud et à l'est de la Palestine. » (15)

Ce qui n'est pas ce que l'on nous a appris.

 

 

>>> LES BIZARRERIES AUTOUR DE YHWH

 

3 - YAHVÉ : un Dieu importé en Canaan ?

 

Les noms de lieux sont très souvent associés à des divinités. Or « «  Yhwh n’est pas attesté dans des toponymes judéens ou israélites du IIe millénaire avant notre ère. » (…) « Ces toponymes attestent des divinités telles que anat (anatot, Jr 1), baal (baal-Perazim, 2 s 5 ), dagan (beth-dagan, Jos 15,41 : dans le territoire de Juda), el (beth-el, gn 28), Yariḥu (Jéricho, Jos 6), shalimu (Jérusalem), shemesh (beth-shemesh, 1 s 6,12). Ces noms attestent la vénération de toute une série de divinités qui sont liées à la fertilité, aux moissons et aux récoltes. » (5)

 

La Bible ne semble pas contredire ce qui vient d'être dit :

Tout d'abord, Moïse fait la connaissance de Yahvé alors qu'il séjourne chez les Madianites et travaille comme berger pour son beau-père Jéthro. « Selon le texte hébreu (…) cette rencontre entre Moïse et Jéthro se termine donc par un sacrifice pour Yhwh fait par le prêtre de Madian. » (Exode 18:12) (5)

YHWH était donc déjà le/un dieu des Madianites, alors que les Israélites ne ne le connaissaient pas encore.

 

Plus tard, Yahvé à choisi Israël, et ''s'est fait connaître'' à eux dans le pays d’Égypte. Après être sortis d’Égypte (Ex. 19:1) Yahvé proposa une Alliance au « désert de Sinaï » (Ex. 19 : 5) qui fut acceptée par le peuple (Ex 19:8).

Le peuple d'Israël n'a donc pas toujours été le peuple choisi par YHWH. Comme une épouse, le peuple pourrait-il être répudié/ renvoyé ?

…................

 

YHWH est très probablement un dieu originaire du ''grand sud'' : un dieu Arabe. En effet, ce sont les racines linguistiques Arabes qui permettent le mieux d'évoquer les traits prêtés à YHWH : (il aide) (il protège) Voir à ce propos la fresque proposée dans mon Article sur L'Énigme des Hébreux (6a) et noter sur la fresque les deux mains venant du Ciel. Il y a aussi d'autres racines Arabes (Souffler) (qui fait tomber la pluie) (qui fait les éclairs) (qui fait souffler).

Ces traits ''Arabes'' de Yahvé seront rapprochés de certains traits Cananéens de l'antique dieu Baal, afin de pouvoir préparer la fusion des deux entités.

….................

 

Cependant, au Pays de Canaan, « à bien des égards, YHWH ne présentait pas de différences sensibles, dans ses accès de furie, avec les autres divinités voisines. (…) Cependant, ces convergences ne doivent pas faire oublier certaines spécificités propres au dieu des Hébreux. Né dans les montagnes et enrichi par les représentations propres aux peuples nomades, YHWH est, à l'origine, un dieu des steppes et des déserts. (…) C'est sans doute par ses origines que YHWH se distingue le plus de Ba'al, son principal rival du panthéon ougarito-cananéen » Daniel FAIVRE (9)

 

Thomas RÖMER considère lui aussi que « Yahweh est également peut-être originellement un dieu des steppes célébré comme un type de « maître des animaux » comme le suggère l'iconographie sigillaire du X e et IX e siècles av. J.-C. trouvée dans le Néguev et en Juda (sceaux en forme de scarabées représentant Yahweh qui dompte des autruches). » (5)

 

 

4 - Les traits spécifiquement ''volcaniques'' de YHWH

 

La Bible associe implicitement Yahvé à un volcan de type hawaïen. Nombre de volcans de ce type, périodiquement actifs depuis des millions d'années, parsèment la zone entre Médine et le pays de Madian. « (...) Le feu marche devant lui (...) La terre le voit et tremble (...) Les montagnes se fondent comme la cire devant l'Éternel, Devant le Seigneur de toute la terre.(...) Tous les dieux se prosternent devant lui. (...). » (Psaume 97)

 

Certains versets sont frappants de réalisme et laissent à penser qu'il s'agit de la mémoire du vécu d'une véritable éruption volcanique : «  Car voici, l'Éternel sort de sa demeure, Il descend, il marche sur les hauteurs de la terre. Sous lui les montagnes se fondent, Les vallées s'entr'ouvent, Comme la cire devant le feu, Comme l'eau qui coule sur une pente. » (Michée 1:3-4)

« Vous vous approchâtes et vous vous tîntes au pied de la montagne. La montagne était embrasée, et les flammes s'élevaient jusqu'au milieu du ciel. Il y avait des ténèbres, des nuées, de l'obscurité. Et l'Éternel vous parla du milieu du feu (…) » (Deut. 4:11-12)

Géologiquement, le Mont Sinaï de la Bible ne peut pas être celui que décrit la Bible.

 

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour la position du véritable Mont Sinaï. Je mentionne ici celle de Jean KOENIG du CNRS : ce serait le Bedr, au Sud-Est du pays de Madian. Koenig nous dit que « les Bédouins qui hantent ses environs (...) savent que la montagne a vomi '' jadis'' des flammes et des pierres. (…) ils tiennent tout le territoire de la montagne et de ses environs pour sacré et en interdisent l'accès à quiconque » (12)

 

« (…) la colonne de nuée [volcanique], par les analogies qu'elle présente avec une nuée orageuse, a préparé la voie à l'assimilation de croyances et de formules issues du milieu des cultivateurs sédentaires cananéens. (…) et «  si le volcanisme est inconnu en Palestine, les séismes y sont fréquents et parfois très violents. L'ébranlement des montagnes, comme la nuée, les éclairs et les grondements, facilitent le passage du volcanisme a des phénomènes palestiniens. ». (11)

 

L'évocation d'éléments liés au volcanisme dans la Bible ne pose pas de problèmes aux exégètes « mais à condition que ce volcanisme ne soit pas lié à une expérience faite par les Israélites eux-mêmes. » Car, en effet, l'autre hypothèse serait d'admettre que « les éléments volcaniques étaient parvenus aux Israélites par emprunt à un autre milieu historique. » (13) Ce qui est pourtant le cas.

 

«  Bedr représente l'arabe littéraire badr(un), et ce mot désigne la pleine lune. Or, on sait que le nom du Sinaï dérive, selon toute vraisemblance, du nom du dieu de la lune, Sin, bien connu à haute époque, par les textes cunéiformes. Primitivement, le Sinaï aurait été la montagne du dieu Sin (…). Si le nom ancien a été traduit en arabe, c'est qu'il était encore compris comme une allusion à la lune. » (11)

Note : le dieu Sumérien de la Lune Su'en est devenu Sîn en Akkadien. Les prêtres Israélites se sont activés à en faire cesser le culte, en même temps que d'autres divinités. Ref. : (*) (2Rois 23 : 4-5)

 

>>> PETIT ÉTAT DES LIEUX : ARCHÉOLOGIE et BIBLE

 

5 - Que disent les sources archéologiques ?

 

L'essentiel du Pentateuque a été rédigé entre la fin du VIII ième et le III ième siècle avant JC. https://fr.wikipedia.org/wiki/Datation_de_la_Bible

C'est-à dire bien plus tardivement que ne le dit la tradition.

En gros, la rédaction des premiers textes sont donc produits entre l'an 700 et l'an 300 avant JC. L'Article « L'énigme des Hébreux » présente une explication de l'origine des Hébreux : https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-d-ou-viennent-225205

 

C'est-à-dire que tout ce qui est raconté sur les origines a été inventé par les auteurs du Pentateuque durant l'époque pré et post-Josias pour être éventuellement retouché/ modifié jusqu'au III ième siècle av. JC..

 

Ces inventions comprennent la révélation du nom de YHWH à Moïse, alors que le nom du dieu Yahvé circule déjà depuis des siècles, sous différentes orthographes.

 

Les plus anciennes mentions de lieux auxquelles se rapportent les inscriptions mentionnant YHWH se situent hors de la « Zone Palestine ». Et ce n'est qu'à partir du VIII e. s. av. JC que l'on voit associés YHWH avec la Samarie et Judah. Voici une sélection d'inscriptions représentatives :

 

>> Celles sans localisation assez précise du lieu auquel se réfère l'inscription. La plupart des auteurs suggèrent néanmoins que ce lieu pourrait être Edom, Madian, ou la Syrie :

Prof. Delitzsch (XVIII e. s. av. JC) mentions : « Yahvé est Dieu ». C'est la plus ancienne, qui n'est que très rarement mentionnée. Alors, je joins une ''Annexe'' à son sujet, avec quelques commentaires, photos et références.

Amenhotep III (XIV e. s.) mention : « Yahu en terre de Shasou »

Ramsès II (XIV e s.) même mention : « Yahu en terre de Shasou »

Kuntilet Ajrud (VIII e. s.) mention : « Yhwh de Teman »

 

>> Celles avec localisation du lieu auquel se réfère l'inscription :

Kuntilet Ajrud (VIII e. s.) mention : « par Yhwh de Shomron/ Samarie »

Khirbet el-Qom (Hébron) (VIII e s.) mention sur tombeau « Béni soit Ouriyahou par Yhwh »

 

 

6 - A quoi ressemblait le Pays de CANAAN vers le VIII s. av. JC

 

Les Dieux ne se posent pas ''au hasard'' sur tel ou tel lopin de terre ; ils suivent les hommes. C'est donc l'Histoire qui ''guide les pas'' » des dieux.

 

Différentes équipes d'archéologues de différent pays ont mis en évidence que le polythéisme de type majoritairement cananéen a été largement répandu géographiquement et a été présent durant de nombreux siècles. Ainsi, l'archéologie a mis en évidence qu'au VIII siècle avant JC, à Kuntillet Ajrud (Est du Sinaï) et à Khirbet elQôm (région Hébron) étaient vénérés El, Baal, Yahvé, Asherah, et bien d'autres divinités mineures, dont Bes/Bisu l'égyptien, protecteur de la famille.

 

La Bible nous confirme que la population de Juda était polythéiste  : « Car tu as autant de dieux que de villes, ô Juda ! Et autant Jérusalem a de rues, Autant vous avez dressé d'autels aux idoles, D'autels pour offrir de l'encens à Baal.. » (Jérémie 11:13) 

 

Bref, sur bien des siècles, le résultat de tous les mouvements commerciaux, armés et culturels ont fait que le Pays de Canaan était devenu très cosmopolite : « (…) Par ton origine et ta naissance tu es du pays de Canaan ; ton père était un Amoréen, et ta mère une Héthienne. » (Ezéchiel 16:3) « (...) en nous alliant à des femmes étrangères qui appartiennent aux peuples du pays. (...). » (Esdras 10:2)

 

Selon Thomas RÖMER, « Yhwh, qui a d’abord été vénéré à côté du dieu El et d’un dieu solaire, a sans doute repris les traits et les fonctions du dieu solaire avec lequel il cohabitait d’abord à Jérusalem. » Puis, « Yhwh s’est substitué à la divinité solaire et s’est affirmé non seulement comme le dieu suprême de Jérusalem, mais aussi de Juda. » (10) Différents sceaux solaires mentionnant YHWH ont été retrouvés, datés du VIII e. s. av. JC.

Préalablement à cette substitution/ absorption, il convenait de faire cesser le culte du dieu solaire : ref. (*) (Ezéchiel 8:14-16) (2Rois 23:11)

 

>>> L'INEXPLICABLE ET RAPIDE PROGRESSION DE YHWH 

 

7 – La perplexité est là depuis plus d'un siècle

Il semble en effet que, même si les proto-Israélites étaient arrivés en Canaan avec leur(s) dieu(x), ils se sont en tout cas vite fondus dans les croyances cananéennes, pour bientôt les abandonner pour un dieu étranger ?

 

Voici par exemple les réflexions du Théologien et Pasteur Alexandre WESTPHAL :

«  Je ne m'imagine pas (...) que si le culte de Jéhovah avait été rencontré par Israël dans quelque vallée étrangère, ou si même Jéhovah avait été le dieu, de Jéthro, ces raisons eussent paru suffisantes aux Hébreux pour abandonner leur Elohim protecteur, et se vouer à une divinité inconnue et formidable qui ne paraît guère, au premier jour, que pour leur imposer des châtiments. » (…) «  Car enfin, le propre de Jéhovah, dès son apparition, c'est de commander et de frapper impitoyablement quand il est désobéi. Étrange entrée en matière, pour une divinité sans états de service, qui cherche à se substituer aux vieux théraphim d'Israël.

Si Jéhovah est un dieu d'emprunt, je ne m'explique ni les débuts de son culte, ni le zèle du patriote qui le prêche, ni la crédulité du peuple qui lui consacre des autels. » (16)

Sans doute Westphal n'a-t-il pas tort : il y a là matière à réflexion.

 

L'hypothèse implicite de Westphal est que YHWH est un dieu emprunté à un autre peuple. Mais est-ce bien le cas ? Je disais plus haut que les Dieux ne se posent pas ''au hasard'' sur tel ou tel lopin de terre ; ils suivent les hommes. C'est donc l'Histoire qui ''guide les pas'' des dieux.

 

Cette hypothèse tient-elle la route pour le 'royaume' de Juda ? Je le crois. Pour le Nord/ Samarie, c'est arrivé pour d'autres raisons..

 

Rappelons que l'Ancien Testament a commencé à être rédigé vers mi/fin du VIII ième s. av. JC, pour continuer à être modifié jusqu'au III ième s. av. JC. (17) Ce qui signifie que les écrits que l'on pense contemporains de l'action qu'ils décrivent ont souvent été rédigés a posteriori, en fonction d'un contexte réel ou imaginaire.

 

Les sources orales de l' A.T. pourraient être très antérieures aux premières formes du Judaïsme monothéiste datables du IV ième ou III ième siècle av. JC. (18) p. 20. Sources pouvant aussi provenir d'autres peuples adorant d'autres dieux.

 

 

>>> LES IMPORTANTS MOUVEMENTS DE POPULATION EN PAYS DE CANAAN. 

 

8 - >>> SAMARIE

 

La donne en ''Palestine'' change du tout au tout en 722 av. JC, avec la transformation de la Samarie en Province Assyrienne.

La stratégie de conquête des Assyriens repose sur la politique de ''déportations croisées'' de populations conquises. Les Babyloniens déportent les élites et artisans spécialisés qui seront intégrées chez eux. Pour le 'peuple', il y aura enrôlement de l'armée vaincue dans l'armée Assyrienne, déplacements massifs de populations, et importation de populations de remplacement. Une partie de la population de Samarie aura sans doute quand même pu se sauver vers Jérusalem et Juda.

Et à nouveau vers -720, les armées de Sargon sont revenues et ont dévasté le royaume d’Israël. Tous ces événements ont conduit nombre d'habitants à fuir vers le Sud, en direction du royaume de Juda.

 

La Bible indique les différents endroits de déportation de Samarie en Babylonie (2R 17:6) et précise la provenance de ceux qui «  prirent possession de Samarie et habitèrent dans ses villes à la place des enfants d’Israël » (2R 17:24).

Mario LIVERANI nous rapporte que l'on sait, par les documents de Sargon II que nombre de tribus Arabes furent déportées en Samarie vers 715 : « Les Tamoudes, Ibadides, Marsimans, Khayapa, Arabes lointains du désert » En effet, il était important de vite peupler cette nouvelle province car « le but final est une assimilation linguistique, culturelle, politique, la plus complète possible, au point de transformer les vaincus en Assyriens » (3) Et d'exploiter la province devenue ''Assyrienne''. Des surveillants Assyriens sont nommés, capables de leur enseigner la langue Assyrienne ainsi que « la crainte de dieu [Assur] et du roi. »

 

Au niveau religieux, c'est un syncrétisme qui se mit lentement en place, centré sur les dieux des lieux d'origine des populations déplacées en Samarie (2R 17 :29-32) auquel s'est rajouté l’Éternel (2R 17:33). Mais cela ne satisfera pas le clergé de Juda (2R 17 : 34-40) qui considère alors les Samaritains comme gens ''d'autres nations'' : des étrangers donc. (2Rois 17:41)

 

«  Le culte de Yhwh dans le nord est d’emblée considéré comme idolâtrique et contraire à la volonté divine. » (10) Mais l'inscription de Kuntilet Ajrud semble indiquer une pratique établie d'un culte de YHWH en Samarie, au VIII e siècle. Provenait-il du Sud, ou bien de l'Est ? En tout cas, le culte pratiqué par Jéroboam n'était pas ce qu'il devait être selon les canons de Juda (1Rois 12 : 28-33). Ce qui permit aux rédacteurs de la Bible d'affirmer que Dieu a puni collectivement Israël en le livrant à l'ennemi « à cause des péchés que jéroboam a commis » (1Rois 14:16).

 

Pour ce qui se passa effectivement 'sur le terrain' « Nous n’avons presque aucune information sur la situation religieuse en Samarie jusqu’à l’époque perse. » Thomas RÖMER (10)

 

 

9 - >>> JUDA

 

« Jusqu’à 722, le petit royaume de Juda se trouvait constamment dans l’ombre du grand frère du nord. » (5) On dirait 'vassal' aujourd'hui. Tout a changé en 722 : Une 'fenêtre' s'ouvrait pour Juda qui allait prendre une initiative ambitieuse.

 

La longue histoire mouvementée du pays de Canaan explique que sa population a toujours eu des origines très variées. Dans l' Article « l’Énigme des Hébreux » (19) j'essaie de montrer qu'on ne trouvait pas l'origine géographique de ce 'peuple' par des sources datables car le ''peuple Hébreu'' a été initialement conçu comme une ''création'' Politique utilisant un ''instrument'' Théologique ad hoc visant à homogénéiser les croyances et les modes de vie de certains groupes de populations hétéroclites/ cosmopolites, afin de les amener à participer à la mise en œuvre du Projet Politique fédérateur du Roi Josias (et de ses théologiens), sur certains territoires (Nord + Sud). Un peuple imaginé puis ''fabriqué'' en quelque sorte.

 

Mais pourquoi ce Projet ambitieux s'appuie-t-il sur le ''nouveau'' Dieu YHWH ? Car l'option la plus facile semblait être d'utiliser BAAL, le Dieu traditionnel en Pays de Canaan. Aussi, mon hypothèse est que YHWH était alors probablement déjà le dieu dominant en Juda.

 

Le fait que le Théologien Thomas RÖMER (18 p. 90) écrive que « Peut-être Juda lui-même fut-il à l'origine une de ces tribus arabes installées dans le Sud et liées aux Madianites, Qénites et Edomites. » m'a incité à faire quelques recherches :

 

Des milliers de tessons de poterie prélevés en Idumée (zone entre Nord-Neguev et Sud des Monts de Judée), datés de la période Perse, présentaient des noms propres qui ont pu être déchiffrés. On y a bien sûr trouvé des noms Phéniciens, Égyptiens, Israélites, Babyloniens et Perses. Cependant, contrairement aux tessons datés d'époques antérieures, les noms propres retrouvés étaient devenus principalement Arabes et Édomites. Ce changement venant donc d'un afflux de populations Arabe et Edomite avant & durant l'époque Perse. Ces thèmes sont très bien étudiés dans plusieurs chapitres de l'ouvrage « Men on the Rock » (20)

 

En effet, après 722, Juda bénéficia de la pacification imposée par l'Assyrie : «  les riches trafics caravaniers provenant de l'Arabie du Sud contribuèrent à la croissance et à la richesse d'Edom et des autres États alignés le long de la ''voie royale'' » parallèle à la mer rouge. La croissance économique en Juda draina aussi des populations Arabes d'Arabie. (3)

 

Le nombre de sites occupés en Idumée augmenta de façon considérable avant et pendant la période perse. Cet accroissement de la population répond au développement des opportunités économiques et à l'immigration de populations venant du sud et de l'est.

…................

 

La prise de Jérusalem par Nabuchodonosor, en -587, fit aussi beaucoup de morts israélites, et fut l'occasion de nouvelles déportations des (seules) élites, vers la Babylonie. Et ce fut sans doute à nouveau l'occasion de populations fuyant la région.

 

«  Accueillante, l’Égypte le fut aussi envers les Hébreux chassés par l'invasion de Nabuchodonosor. On sait comment, après le meurtre de Godolyas et le massacre de la garnison babylonienne, des Judéens pris de peur s'enfuirent en Égypte, entraînant avec eux le prophète Jérémie. C'est probablement à cette époque qu'un groupe de réfugiés s'installa à Éléphantine. » François DAUMAS (21) p. 184

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Thomas RÖMER confesse que « Nous ne savons que peu de choses sur la vie de la population restée dans le pays. Les sources babyloniennes n’en parlent pas. » (10)

 

 

>>> JÉRUSALEM

10 – > La découverte du ''Livre'' par le roi Josias

 

Sur ce sujet, l' analyse d’Édouard NAVILLE est très instructive. Il nous parle d'une antique tradition égyptienne par laquelle un ''livre'' était souvent placé dans le mur de fondation d'un sanctuaire. Ainsi, Thoutmès III (v. 1450 av. JC) qui faisait réparer un temple, trouva un ''livre'' sur peau de chèvre datant de Pépi (v. 2200 av. JC). Dans un autre exemple, le ''livre'' était de briques d'albâtre. Naville parle « d' un grand nombre d'inscriptions dans lesquelles un roi, et surtout un jeune roi, montant sur le trône, raconte qu'il a réparé ou, comme il le dit, renouvelé un ou plusieurs édifices sacrés qui menaçaient ruine. » Ceci lui permettrait d'espérer «  se concilier la faveur du dieu dont il améliorait l'habitation. » (22)

 

Édouard Naville fait un lien direct avec l'histoire racontée dans la Bible. Et il ajoute sans détour : «  Pour arriver à la réforme désirée par les prêtres, il faut jouer le roi ; c'est à cela que sert le livre que l'on compose dans cette intention.  »

Beaucoup considèrent que ce ''livre'' était le Deutéronome. D'autres pensent que ce ''livre'' ne couvrait que les chapitres 12 à 26. En tout cas, une première mouture du ''livre'' aura été finalisée à ce moment-là.

 

«  L’idée que Yhwh est le seul dieu à vénérer et Jérusalem le seul sanctuaire légitime n’est pas une idée ancienne, mais un concept qui naît au plus tôt au VIIe siècle avant notre ère. » (5) Sur ce sujet brûlant, « dans tout le livre il n' est pas fait une seule allusion au temple de Jérusalem ; il n'est jamais parlé que du ''lieu que Jahveh votre Dieu choisira parmi toutes vos tribus pour y placer son nom'' » (Deut. 12:5)

 

De la sorte, avec la 'découverte' du ''livre'' (2Rois 22) à Jérusalem dans la ''maison de l’Éternel'', l'affaire sera dans le sac ! Retors, ces prêtres !

….................

 

Le sanctuaire unique de YHWH est un axe fort de la réforme des prêtres, qui justifie d'abandonner à leur sort les Israélites d’Éléphantine qui demandaient une aide :

Comme on l'a vu plus haut, tous les événements qui sont intervenus après 724, tant au Nord qu'au Sud, ont induit, outre les déportations, de forts mouvements de populations vers Jérusalem et Juda... et au-delà vers l’Égypte, à Éléphantine. Là, le groupe d'Israélites qui a été accueilli par les locaux, a souhaité poursuivre ses sacrifices d'agneaux mâles. Or, pour les locaux, le dieu Khnoum est le potier qui façonna les êtres vivants et aussi le gardien des eaux du Nil. Et il est représenté par un bélier. C'est dire que la pratique des nouveaux-venus est épouvantable pour les locaux. D'où des tensions qui ont duré très longtemps.

Les Israélites d’Éléphantine ont finalement demandé aux autorités de Juda de les soutenir auprès du Roi Perse pour que ce dernier (alors maître en Égypte) les autorise officiellement à pratiquer leurs rites en Égypte. Mais Juda n'a pas donné suite à cette demande, qui allait à l'encontre de la volonté des prêtres de Juda de fixer le lieu unique, à Jérusalem, où placer le nom de YHWH.

Il semble que, localement, l'histoire se soit fort mal terminée.

…................

 

Le ''Livre'' découvert permet aussi de rappeler le pays promis par L’Éternel au peuple saint. Ensuite, on punit de mort qui penserait suivre d'autres dieux (Deut. 13:6-18) et on interdit toute représentation/ idole (Deut. 4:25). Le tout faisant partie du génial plan politico-religieux attribué à Josias (6b), mis en œuvre bien après lui.

 

Cependant, «  Après que l’interdit des images se fut imposé, d’autres substitutions se mirent en place comme la « gloire » de Yhwh [Exode 24:17 et nombreux autres versets] ou le chandelier [Zacharie 4]. Mais la substitution la plus importante fut le rouleau de la Torah qui, par la mise par écrit de la relation entre Yhwh et Israël, rendait « visible » la parole du Dieu désormais invisible. » (10)

 

 

>>> UNE HYPOTHÈSE ORIGINALE ET TROUBLANTE :

 

La présentation résumée du livre de Kamal SALIBI est déroutante :

« La terre que Dieu donna à Abraham et à son peuple se trouverait-elle non en Palestine, comme on l'a toujours cru, mais en Arabie, près des côtes fertiles qui s'étendent au sud de la Mecque ? C'est la thèse défendue par Kamal Salibi, chef du département d'histoire et d'archéologie de l'université américaine de Beyrouth. Thèse révolutionnaire, mais scientifiquement fondée sur des travaux linguistiques et géographiques minutieux, qui pourrait bouleverser une des pages essentielles de l'histoire du monde. »

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kamal_Salibi

 

Si cette intéressante hypothèse de Kamal SALIBI « La Bible est née en Arabie  » (23) s’avérait exacte, elle s'insérerait parfaitement à ce point de mon discours. En effet, la terre initialement promise par Yahvé à son peuple d'alors se situerait au Sud de La Mecque. Et cette promesse aurait été simplement transposée sur la Palestine afin de correspondre au Projet Politique ''du Roi Josias'' de constitution d'un grand royaume unifié (Nord + Sud) qui suivrait la Loi du même dieu. Projet qui a été finalisé bien après lui. (Voir à ce sujet l' Article «  L'énigme des Hébreux » : https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-d-ou-viennent-225205 )

 

 

 

CONCLUSION ?

 

Les informations que j'ai pu trouver et qui me semblent raisonnables, m'amènent à être de l'opinion que les Israélites, quelques siècles avant JC (vers le début du mouvement de prosélytisme Israélite ''tous azimuts'') étaient toujours un des peuples ''Arabes'' indigènes de la ''Palestine''.

En effet :

> La religion Israélite d'alors était assise sur d'antiques fondations cananéennes ('Arabes'), qui furent coiffées par un Dieu volcanique 'Arabe', lequel avait suivi un flux migratoire depuis le Hijaz jusqu'au sud de la ''Palestine''.

> Les Israélites d'alors et les Cananéens étaient étroitement liés, et n'étaient pas antagonistes comme le prétend la Bible. (14) Côté ADN, ils ne présentaient guère de différence notable.

 

Cependant, cet antagonisme faisait partie du ''Plan'' politico-religieux (attribué au roi Josias, mais probablement pensé par les prêtres, et mis en œuvre plus tard) pour créer ex-nihilo un ''Peuple Hébreu'' (6b) sur un territoire-cible (Nord + Sud).

Les prescriptions religieuses particulières -dont l'endogamie- fabriquant elles-mêmes peu à peu une différenciation culturelle effective.

 

La puissance du ''Plan'' était liée à la qualité de l'imaginaire induit. En outre, le sentiment de faire partie d'un groupe choisi était valorisant et rassurant pour les projets de long terme des prêtres, dans un monde incertain et cruel.

 

 

 

JPCiron

 

 

 :: :: :: :: :: :: :: :: : NOTES :: :: :: :: :: :: ::

 

.. (*) - Traduction de la Bible par Louis SEGOND 1910

(Ezechiel 8:14-16) « Et il me conduisit à l'entrée de la porte de la maison de l'Éternel, du côté du septentrion. Et voici, il y avait là des femmes assises, qui pleuraient Thammuz. [dieu solaire Sumérien] Et il me dit : Vois-tu, fils de l'homme ? Tu verras encore d'autres abominations plus grandes que celles-là. Et il me conduisit dans le parvis intérieur de la maison de l'Éternel. Et voici, à l'entrée du temple de l'Éternel, entre le portique et l'autel, il y avait environ vingt-cinq hommes, tournant le dos au temple de l'Éternel et le visage vers l'orient ; et ils se prosternaient à l'orient devant le soleil. »

(2Rois 23:11) « Il fit disparaître de l'entrée de la maison de l'Éternel les chevaux que les rois de Juda avaient consacrés au soleil, près de la chambre de l'eunuque Nethan Mélec, qui demeurait dans le faubourg ; et il brûla au feu les chars du soleil. »

(2Rois 23:4-5) « Le roi ordonna à Hilkija, le souverain sacrificateur, aux sacrificateurs du second ordre, et à ceux qui gardaient le seuil, de sortir du temple de l'Éternel tous les ustensiles qui avaient été faits pour Baal, pour Astarté, et pour toute l'armée des cieux ; et il les brûla hors de Jérusalem, dans les champs du Cédron, et en fit porter la poussière à Béthel. Il chassa les prêtres des idoles, établis par les rois de Juda pour brûler des parfums sur les hauts lieux dans les villes de Juda et aux environs de Jérusalem, et ceux qui offraient des parfums à Baal, au soleil, à la lune, au zodiaque et à toute l'armée des cieux. »

 

.. (1) - Michael D. COOGAN – « Canaanite Origins and Lineage : Reflections on the Religion of Ancient Israel – in Ancient Israelite Religion : essays in Honor of Frank Moore Cross » – ed. Patrick D. Miller, Jr, Paul D. Hanson, and S. Dean McBride (Philadelphia : Fortress – 1987 – p. 115. Cité dans A History of Israel – John Bright – 2000. p. 477

Michael Coogan tersely concludes from the artifactual and comparative data that « it is essential to consider biblical religion as a subset of Israelite religion and Israelite religion as a subset of Canaanite religion. »

 

.. (2) – Article « Réalités agraires et mythologie d'Ougarit. » par Marguerite YON - In : Rites et rythmes agraires. Séminaire de recherche sous la direction de Marie-Claire Cauvin. Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 1991. pp. 53-68. (Travaux de la Maison de l'Orient, 20) ; https://www.persee.fr/doc/mom_0766-0510_1991_sem_20_1_1775

 

.. (2a) - Le poème de ''Baal et Mot'' du ''Cycle de Baal'' évoque la saison sèche : Baal a soif, et accepte la proposition de Mot : descendre dans ''la demeure de réclusion souterraine''. A la surface, hommes et dieux se désespèrent de la mort du puissant Baal. Mais la mère de Baal (parèdre de El) part à sa recherche, massacre Mot, ce qui permet le retour de Baal, symbole de la pluie fécondante.

 

.. (3) – Ouvrage « La Bible et l'invention de l'histoire » par Mario LIVERANI – Bayard – 2008

 

.. (4) – Article « Quelques remarques sur les poèmes mythologiques de Ras Chamra et leurs rapports avec l'Ancien Testament. » par Adolphe François Paul LODS - In : Revue d'histoire et de philosophie religieuses, 16e année n°2, Mars-avril 1936. pp. 101-130 ; doi : https://doi.org/10.3406/rhpr.1936.2960 https://www.persee.fr/doc/rhpr_0035-2403_1936_num_16_2_2960

(base de l'étude = Tablettes trouvées à Ras Chamra/ Ougarit datées du XIV ième siècle av. JC)

 

.. (5) – Article «  Milieux bibliques  » par Thomas RÖMER ''Le dieu Yhwh : ses origines, ses cultes, sa transformation en dieu unique, P1'' - L’annuaire du Collège de France [En ligne], 111 | 2012, mis en ligne le 22 novembre 2013 - URL : http://journals.openedition.org/annuaire-cdf/1506 ; DOI : https://doi.org/10.4000/annuaire-cdf.1506

 

.. (6a) – Article « l'Enigme des Hébreux , Habirous et Shasous »

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-sont-ils-un-225148

.. (6b) -  : Autre Article «  L'Enigme des Hébreux, d'où viennent-ils ? »

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-d-ou-viennent-225205

.. (7) – Ouvrage « Babel and Bible » par Friedrich DELITZSCH – ed C. H. W. Johns – Cambridge University Press – 1903

« (…) through the kindness of the Head of the Department of Assyrian and Egyptian antiquities at the British Museum, I am able to give a representation of three small clay-tablets (…) they can be dated with certainty, they belong to the age of Hammurabi, one in particular to the reign of his father Sin-muballit. (...)  » -

 

.. (8) – Ouvrage « The religion of Babylonia and Assyria especially in its relations to Israel  » par Robert William ROGERS – 1908 – voir p. 91 : https://archive.org/stream/religionofbabyl00roge/religionofbabyl00roge#page/91/mode/1up

 

.. (9) – Article « YHWH, le dieu au "nez brûlant" » par Daniel FAIVRE - In : La colère et le sacré. Recherches franco-brésiliennes. Besançon : Institut des Sciences et Techniques de l'Antiquité, 2000. pp. 141-168. (Collection « ISTA », 755) ; https://www.persee.fr/doc/ista_0000-0000_2000_ant_755_1_1621

 

.. (10) – Article «  Milieux bibliques  » par Thomas RÖMER - L’annuaire du Collège de France [En ligne], 112 | 2013, mis en ligne le 22 novembre 2013 - URL : http://journals.openedition.org/annuaire-cdf/1024&nbsp ;- DOI : https://doi.org/10.4000/annuaire-cdf.1024

 

.. (11) – Article « La Localisation du Sinaï et les Traditions des Scribes, I.  » par Jean KOENIG/ CNRS - In : Revue d'histoire et de philosophie religieuses, 43e année n°1,1963. pp. 2-31 ; doi : https://doi.org/10.3406/rhpr.1963.3725

https://www.persee.fr/doc/rhpr_0035-2403_1963_num_43_1_3725

 

.. (12) – Article «  Le Sinaï, montagne de feu dans un désert de ténèbres » par Jean KOENIG/ CNRS - In : Revue de l'histoire des religions, tome 167, n°2, 1965. pp. 129-155 ; doi : https://doi.org/10.3406/rhr.1965.8161 https://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1965_num_167_2_8161

Voir aussi :

https://en.wikipedia.org/wiki/Hala-%27l_Badr

http://eric.kvaalen.com/Sinai/Hala_l_Badr.html

 

.. (13) – Article «  La localisation du Sinaï et les traditions des scribes, II.  » par Jean KOENIG/ CNRS - In : Revue d'histoire et de philosophie religieuses, 44e année n°3,1964. pp. 200-235 ; doi : https://doi.org/10.3406/rhpr.1964.3773 https://www.persee.fr/doc/rhpr_0035-2403_1964_num_44_3_3773

 

.. (14) - Article Alliance « Le patrimoine génétique des Cananéens survit chez les Arabes et Juifs » par Claudine DOUILLET – mai 2020 - http://www1.alliancefr.com/actualites/le-patrimoine-genetique-des-cananeens-survit-chez-les-arabes-et-juifs-6086844

Basé sur étude génétique ''Cell'' : https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(20)30487-6

 

.. (15) – Point 2.2 : « L'Hypothèse Qénite » - https://fr.wikipedia.org/wiki/Yahweh

 

..... (16) – Ouvrage «  Jéhovah, les étapes de la Révélation dans l'histoire du peuple d'Israël » par Alexandre WESTPHAL – Hachette Livre BNF – 1903 – Mis en ligne en 2009 par la Bibliothèque nationale de France (Domaine Public).

 

.. (17) – Datation de la Bible : https://fr.wikipedia.org/wiki/Datation_de_la_Bible

 

.. (18) - Ouvrage «  L'invention de Dieu  » par Thomas RÖMER – Seuil – 2017

« On ne peut parler de juif ou de judaïsme avant l'époque perse,voire avant l'époque hellénistique, car c'est seulement vers le IV ième ou III ième siècle [avant JC] que se met en place un système religieux qui ressemble à ce que l'on désigne aujourd'hui sous le nom de judaïsme. » 

 

.. (19) – Article « L’ÉNIGME des HÉBREUX : D’où viennent-ils ? Comment sont-ils apparus ? Que leur devons-nous ? » par JPCiron 

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-d-ou-viennent-225205

 

.. (20) - Ouvrage «  Men on the Rocks : The Formation of Nabataean Petra  » par M. Mouton, S.G. Schmid (editors) – Logos – 2011 (Books.Google)

«  Archaeological evidence suggests that the Edomite penetration of the Beersheba valley in the eastern Negev had taken place by the 7th & 6th centuries BC (Beit-Ariech 2009) , so a more extensive spread of Edomites into southern Palestine in the persian period seems reasonable. »

 

.. (21) – Ouvrage « La Civilisation de Égypte Pharaonique  » par François DAUMAS – Arthaud – 1965

 

.. (22) – Article « La découverte de la loi sous le roi Josias. Une interprétation égyptienne d'un texte biblique. » par Édouard NAVILLE - In : Mémoires de l'Institut national de France, tome 38, 2ᵉ partie, 1911. pp. 137-170 ; doi : https://doi.org/10.3406/minf.1911.1591 https://www.persee.fr/doc/minf_0398-3609_1911_num_38_2_1591

 

.. (23) – Ouvrage «  La Bible est née en Arabie » par Kamal SALIBI – Grasset – 1986

 

 

 :: :: :: :: :: :: :: :: ANNEXE :: :: :: :: :: :

 

Le Prof. Friedrich Delitzsch est un éminent Assyriologue ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Delitzsch ). Durant une présentation à l'Empereur Germanique, il parla de l’occurrence supposée du monothéisme en Babylonie. A l'appui de ses dires, il mentionna trois tablettes obtenues grâce à la gentillesse du Responsable du Département des Antiquités Assyriennes & Égyptiennes du British Museum. Ces tablettes portant des textes en écriture cunéiformes sont datées de [vers l'an 1740 avant JC], à l'époque du roi Sin-muballit, père du fameux roi Hammurabi.

Les traductions complètes de ces tablettes auraient été traduites dès 1898 par l'Assyriologue et linguiste Rev. Archibald Henry SAYCE. Je ne les ai pas trouvées.

 

image des trois tablettes - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:The_religion_of_Babylonia_and_Assyria_especially_in_its_relations_to_Israel_(1908)_(14595895458).jpgSource : https://www.flickr.com/photos/internetarchivebookimages/14595895458/ - Author : Internet Archive Book Images / No restrictions - No known copyright restrictions -

 

 

L' image de ces trois tablettes est représentée dans l' ouvrage de Friedrich DELITZSCH intitulé « Babel and Bible  » (7) p. 71 en même temps que le schéma des extraits montrant les trois manières d'écrire « Yahvé est Dieu » :

 

L'image d'extrait du texte ainsi que les trois tablettes sont aussi repris dans l'ouvrage de R. W. ROGERS « The religion of Babylonia and Assyria especially in its relations to Israel  » (8) p. 91 – Domaine public - No known copyright restrictions -

 

Rappelons qu'on lit souvent que le nom du dieu YHWH s'écrirait, selon les endroits/ époques, de diverses autres manières : Ya , Yah , Yahu , El , Elohim , ...

 

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118 réactions


  • jocelyne 1er octobre 11:36

    Né dans la région de parents nés dans la région je ne doute pas un instant sur le « look » de Jesus : un Palestinien.


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 12:34

      @jocelyne
      .
      Parfois, on a le ’’look’’ d’un ami de la famille qui passait dans le coin...
      Mais au fond, est-ce important ?
      .


    • jocelyne 1er octobre 17:24

      @JPCiron
      effectivement son aspect physique n’a aucune importance ( s’il a existé) ce qui choque c’est qu’il est parfois représenté en grand blond aux yeux bleus.


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 21:37

      @jocelyne

      représenté en grand blond aux yeux bleus.>

      Il est vrai que cela fait un peu hollywoodien...

      Mais, quand on s’identifie au personnage, ou du moins à son Histoire, il n’est pas étonnant qu’on se le représente comme ’’un des nôtres’’.

      Les Romains ont commencé à le représenter comme un des leurs : habits courts et rasé de près. A partir du IV ième siècle, ils avaient appris sur lui (et surtout avaient assimilé/ accepté ce qu’ils avaient appris), et ils se sont mis à le représenter avec un habit long et une barbe de patriarche.

      Au lieu de faire des idoles,/ images il serait bien mieux de se concentrer sur le spirituel. Les Israélites ont réduit drastiquement le nombre de symboles (que j’identifie pour ma part à des idoles). Par contre, les Chrétiens sont retombés dans les vieux travers Cananéens... et sont même allé outre avec une collection de Saints impressionnante.

       


    • zygzornifle zygzornifle 2 octobre 08:21

      @jocelyne

       Il aurait été bleu aux yeux blond on aurait dit voila le grand stroumph ....


    • Zolko Zolko 2 octobre 11:39

      @jocelyne

      Né dans la région de parents nés dans la région je ne doute pas un instant sur le « look » de Jesus : un Palestinien

       
      pas sûr. Je le formulerai plutôt comme-ça : il a émergé d’une région chaotique, soumis à des mouvements de populations, il est resté célèbre jusqu’à aujourd’hui pendant plus de 2000 ans, il devait donc avoir un charisme particulièrement fort. Il est ainsi parfaitement raisonnable d’imaginer qu’il avait un « look » différent du reste de la population.

    • JPCiron JPCiron 2 octobre 12:00

      @zygzornifle

      Peut-être la stroumpfette était-elle coquine...


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 12:36

      @Zolko

      Il est vrai que les tribus d’Aryas, 2000 ans avant JC, qui migraient pour plus tard s’orienter vers le nord de l’Inde, ont pu laisser des "traces ADN’’ du côté de la Syrie... 
      https://en.wikipedia.org/wiki/Indo-Aryan_migrations


  • Clocel Clocel 1er octobre 12:01

    D’où ma boutade favorite, « les juifs sont des arabes comme les autres », ou l’art de se faire des potes des deux côtés, on est susceptible dans les familles décomposées.

    Il y a avait une phrase qui exprimait la même chose dans « La Vie devant soi ».

    Fatalitas... On va trimballer ces conneries abrahamiques pendant combien de siècles encore ?


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 12:27

      @Clocel

      « les juifs sont des arabes comme les autres » >
      .
      Certes !
      Bien sûr, cela ne concerne que les populations indigènes, et non les immigrés européens ou indonésiens....

      .


  • Laconique Laconique 1er octobre 12:10

    « Qu’est-ce que j’aime dans le passé ? Sa tristesse, son silence et surtout sa fixité. Ce qui bouge me gêne. »

    Maurice Barrès


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 12:32

      @Laconique

      Ce qui bouge me gêne >
      .
      C’est très juste : quand on a cru vivre sur des fondations rocheuses et que l’on se réveille habitant des marais, on a besoin de temps pour retrouver de nouvelles marques...
      .


    • Gollum Gollum 1er octobre 14:07

      @JPCiron

      Bonne remarque.

      Cela confirme que les tenants des religions sont souvent des mentalités perturbées, incapables de se confronter au réel, à savoir l’impermanence des choses, que les sciences modernes ne font que confirmer (par exemple : notre planète n’était pas du tout la même il y a de cela quelques millions d’années et ce sur tous les plans : faune, flore, montagnes, climat, etc..), d’où ce besoin pathologique de fixité, exactement comme un nourrisson qui a besoin de repères stables afin de se sentir en sécurité.

      D’ailleurs il suffit de les entendre parler de leur religion comme de la religion de toujours, destinée à perdurer jusqu’à la fin du monde.

      Cette fin du monde destinée à mettre un terme au monde tel qu’il est c’est-à-dire instable, non fixe, donc non sécurisant...


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 14:39

      @JPCiron Bruxelles fut construite sur des marais. Le nom de Bruxelles entre véritablement dans l’histoire sous la forme Bruocsella en 966 (connu par une copie du XV e siècle), en langue germanique brōk- désigne le marais et *sāli- (devenu sel(e) en moyen néerlandais) la salle ou la maison. 


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 14:51

      @JPCiron Oui, mais pour pouvoir bouger, il faut un axe. Cela s’appelle : LA LOI. Sans colonne vertébrale, l’humain est réduit à la fixité. 


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 14:52

      @Gollum

      ce besoin pathologique de fixité >
      .
      C’est une des raisons pour lesquelles j’aime bien le Zoroastrisme : la Création est toujours en cours, et le restera jusqu’après la venue du Sauveur, lors de la fin du monde.
      Entretemps, l’humanité participera à cette oeuvre immense.
      .


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 15:58

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Bruxelles fut construite sur des marais. >

      Ce doit être pour cela que j’aime les Belges, qui trouvent des voies là où d’autres voient des impasses.


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 16:00

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Oui, mais pour pouvoir bouger, il faut un axe. Cela s’appelle : LA LOI. Sans colonne vertébrale, l’humain est réduit à la fixité. >
      .
      Non, car la méduse, comme l’humain, suit le courant qui l’emporte...

      .


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 16:35

      @JPCiron La méduse emportée par le courant, hum, l’image me semble douteuse...Je n’aime pas que l’on décide pour moi et préfère conduire mon char....Je préfère de loin l’idée d’un centre zodiacal le Maât, représenté par le moyeu central (PTAH le forgeron, mais aussi la corde au sens vocal) son frère Hermès, le messager en constitue les douze rayons par lequel se transmet l’énergie centrale à chaque signe. Le serpentaire étant le cerclage. Un adepte de zoroASTRE devrait savoir cela. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 12:48

    Les places seront pavées cle béryls, d’es.carboucles et de saphirs. ... Baal, Ahoura, Mithra, Amon, ces dieux ne sont que des variantes du dieu Zeus, Ζευς ... à la veille de l’Hégire dans Mélan¬ ges de ’l’Université Saint-Joseph à Beyrouth, t.

    Et il se confime bien que la Tour de Babel se trouvait à Beyrouth. ... au plus ancien des dieux., à EL ou BAAL (la BAALGIQUE ou Belgis un tempts capitale de la Gaule celtique. Patron de Béryl (BEYROUTH et son fameux cèdre du Liban). La plus belle représentation de la Tour de baBEL ne se trouve-t-elle pas en BELgis. Breughel l’ancien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_de_Babel. De la grande complexité du sujet. Chacun y trouvant son OMPHALOS. (nombril). https://www.persee.fr/doc/r2403_1938_num_18_5_3049hpr_0. Les enfants ont souvent deux explications de leur origine : une « banale » et plus vulgaire : excrémentielle et l’autre réservée à l’élite. L’enfant est sorti par le nombril ou ombilic. L’omphalos était généralement matérialisé sous l’apparence d’une pierre sacrée, un bétyle. Lien entre BAAL (paien) et BETYLE : http://www.interbible.org/interBible/decouverte/archeologie/2006/arc_060915 .h

  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er octobre 14:32

    Il ne faut pas employer le mot « arabe » à tort et à travers, et il n’est surtout pas synonyme de « sémite » cet adjectif inventé par des linguistes au 19ème siècle pour désigner un groupe de langues de la même famille comprenant l’hébreu, l’arabe et l’araméen entre autres.

    Le mot « arabe » n’est pas apparu avec l’islam. On en trouve la première mention dans un texte, gravé sur une stèle en cunéiforme, qui raconte que le roi Salmanazar III aremporté une victoire contre plusieurs rois dont « Gindibou l’Arabe ».

    Pendant plusieurs siècles, le terme « arabe » n’a été utilisé que dans des textes provenant de civilisations étrangères au monde arabe lui-même : Perses, Hébreux, Grecs, etc. Ce n’est qu’entre les 2ème et 3ème siècles que des habitants de la région connue aujourd’hui sous le nom d’Arabie se sont déclarés eux-mêmes « arabes ».

    Le mot « arabe » vient probablement de abhar qui signifie «  se déplacer » ou « passer ». Dans le Coran, ce terme désigne les nomades qui vivaient de l’élevage de chèvres, de moutons ou de dromadaires, qu’on nomme aussi « Bédouins ». Puis, « arabe » a qualifié toutes les personnes qui parlaient la langue arabe parlée par les bédouins. Par exemple, au 16ème siècle, des maçons venus d’Égypte, de Syrie ou d’Irak pour travailler à Istanbul pouvaient se retrouver à la « mosquée des Arabes » (arab jami).

    Aujourd’hui, le mot « arabe » n’a de sens que pour désigner la langue parlée dans l’administration et la vie culturelle de vingt-deux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que dans la tradition religieuse. Il ne désigne pas davantage une catégorie ethnique que le mot « sémite ». Le Coran peut être traduit mais les fidèles l’apprennent en arabe, sa langue d’origine. Le mot « arabe » est également employé pour qualifier les habitants de ces pays qui formeraient un « peuple arabe » et partageraient des origines communes, ce qui reste à démontrer.

    En tous cas ; l’emploi de ce mot dans le contexte de l’article est un anachronisme qui ne peut qu’embrouiller des réalités déjà confuses.


    • Clocel Clocel 1er octobre 15:09

      @Séraphin Lampion

      Z’avez raison Séraphin, arabe, sémite, désigne des langages parlés qui recoupent des populations pas forcément homogènes qu’il conviendrait de ne pas amalgamer.

      Mais sans enfumage une religion révélée n’a pas d’avenir, surtout lorsqu’elle affiche des prétentions politiques (toujours), d’où les postulats pas-négociables et les mots pervertis pour les habiller.

      Ainsi une population qui revendique un territoire aujourd’hui, n’a pas forcément de relation évidente avec le peuple originel auquel il prétend appartenir.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er octobre 15:33

      @Clocel

      A part les Aka, les Mbuti, les Inuits et peut-être les Sami, il ne reste guère de « peuples originels ».

      Mes petits enfants ont un grand-père nivernais, un autre polonais un autre colombien, un autre sarde, et une grand-mère normande, une autre irlandaise, une troisième libanaise, et la dernière vietnamienne. Ils ont du souci à se faire, tu crois ?


    • Clocel Clocel 1er octobre 15:39

      @Séraphin Lampion

      Ce n’est pas le pur métèque que je suis qui prétendra le contraire, mais apparemment, il en est qui souhaite avoir un arbre généalogique bien élagué, avec rien qui dépasse.


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 15:53

      @Séraphin Lampion
      .
       le mot « arabe » (...) ne désigne pas davantage une catégorie ethnique que le mot « sémite » > 
      .

      Très juste ! Techniquement, beaucoup d’ ’’Arabes’’ selon la dénomination du commun sont en fait -par exemple- des Berbères parlant l’Arabe.

      Avec le temps, les mots prennent ici ou là des significations qui sortent du cadre habituel. Ainsi, des travaux en génétique parlent même de gènes ’’juifs’’ ou ’’arabes’’, comme s’il s’agissait de sortes d’ethnies-races. 
      .



    • JPCiron JPCiron 1er octobre 16:04

      @Clocel

       un arbre généalogique bien élagué >

      Quand c’est un tel fouillis qu’on ne voit plus d’arbre parmi les broussailles, il suffit de s’en inventer un bien propret.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 14:36

    « Baal, symbole de la pluie fécondante, devient aussi le symbole du cycle des saisons (2a) pour l’agriculture : un dieu puissant, essentiel, incontournable. »

    Baal est associé à Saturne (le Moloch) et la KAABA (Bétyle). Le bétyle serait une météore de couleur noire (plomb de saturne). Pour de nombreux arabes, elle est devenue noire à cause des péchés des hommes. Et le samedi jour de Saturne et aussi celui du Shabbat. quand comprendrez-vous que juifs et arabes sont frères jumeaux (Gemeaux et le MErcure, fils de Maïa, devenue le MAAT dans le signe de la balance). Leur matrice est commune (Yahvé signifiant aussi MATRICE). Quand le béryl (que nous trouvons dans l’émeraude-HERMES TRISMEGISTE) et le bétyle s’unironl dans l’ALLIANCE (mariage du corps et de l’esprit). Le monde retrouvera sont axe. Nous sommes dans le signe de la Balance (le MAAT), gouverné par le mariage de vénus et saturne (les opposés supposés). Le rôle primordial de vénus est confirme par le mot SAPHIR, pierre de la déesse.....Saphir en grec Sapheiros, vient du sanscrit çani-pria-m qui veut dire "aimé de la planète Saturne (lire M. SENARD). Le bétyle n’est noir que de l’extérieur et l’association au saphir peut lui donner sont éclat d’émeraude par une sorte d’alchimie de l’âme. 


    • OMAR 1er octobre 20:27

      Omar9
      .
      @Mélusine ou la Robe de Saphir :« .quand comprendrez-vous que juifs et arabes sont frères jumeaux.. ».
      .
      Certains juifs n’acceptent cette vérité qu’en aparté.
      .
      Et certains arabes se sentant méprisés par ce comportement, rejettent tout lien familial avec les juifs...
      .
      Et pourtant, il était une fois Abraham le patriarche des religions juive, chrétienne et musulmane,sa première épouse, Sarah, et sa seconde épouse Agar (Hadjer) :
      https://croire.la-croix.com/Definitions/Bible/Abraham/Les-deux-fils-uniques-d-Abraham


    • popov 2 octobre 09:26

      @OMAR

      Et pourtant, il était une fois Abraham le patriarche des religions juive, chrétienne et musulmane,sa première épouse, Sarah, et sa seconde épouse Agar (Hadjer) :

      Oui, et la descendance d’Isaac, ce sont les Israélites. La descendance d’Ismaël, le fils bâtard, ce sont les Arabes. Agar n’était pas la seconde épouse, c’était une esclave égyptienne, du moins d’après la légende biblique.
       
      Mais les Arabes ont modifié la légende pour faire d’Ismaël le fils qui devait être sacrifié et qui a été sauvé in extremis par Yawé. Ensuite, ils ont prétendu que c’étaient les juifs qui avaient trafiqué le texte pour lui substituer Isaac.
       
      En fait, tout cela n’est qu’une légende qui illustre le passage du sacrifice humain au sacrifice animal. Une défaite de la caste des prêtres et de leur dieu tyrannique et une victoire pour les petites gens. Le tout raconté dans une histoire qui donne le beau rôle au dieu et que les croyants des trois religions regardent comme un exemple de foi absolue.

    • OMAR 2 octobre 10:53

      Omar9
      .
      @popovitch :’..tout cela n’est qu’une légende...".
      .
      Ça, c’est toi qui le prétend.
      .
      Par contre, voila une vérité historique : Paule 1er tsar de Russie était bien un bâtard fils d’une pute de grande renommée, un grand bâtard même au point où il fut assassiné.
      .
      Il a été le tsar bâtard des moujiks de 1754 jusqu’à 1801 :
      https://www.babelio.com/livres/Grey-Paul-Ier-Le-tsar-batard-1754-1801/271422
      .
      Et là, ce n’est plus une légende....


    • popov 2 octobre 11:52

      @OMAR

      Ça, c’est toi qui le prétend.

      C’est à ceux qui prétendent qu’il s’agit d’une vérité historique de le prouver. Et j’attends toujours la preuve.

      Des bâtards dans les familles royales européennes, il y en a eu, c’est bien connu. Mais quel rapport ? Tu cherches à faire diversion comme d’habitude parce que tu n’as pas la preuve que ce que j’ai dit sur le mythe d’Abraham est faux et que tu n’as rien à dire. Mais ta devise, c’est « ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ».

      C’est comme si je te disais qu’il y a un taux alarmant de mariages consanguins en Algérie. Tu me dirais quel rapport avec la légende d’Abraham ? Et tu aurais raison.


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 12:12

      @popov

      la descendance d’Isaac, ce sont les Israélites. La descendance d’Ismaël, le fils bâtard, ce sont les Arabes.>

      A une époque où il n’était pas clair qui était quoi, du fait des mélanges courants de mariages de personnes entre ethnies/ tribus différentes (dixit la Bible), il faut se différencier des « autres » pour pouvoir faire avancer un projet politique. C’est une des fonctions importantes de l’A.T..
      D’où l’invention d’une opposition entre israélites et cananéens (alors que les Israélites étaient cananéens). 
      Et nécessité de se distinguer (en abaissant l’autre) des Arabes, au moment où on adopte leur dieu Yahvé.
      .
      Toutes ces manoeuvres ne sont pas glorieuses, mais font partie d’un projet politique des prêtres (un peu avant Josias) mis en oeuvre dans les quelques siècles qui ont suivi.
      .

       


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 15:00

    Le mat (ou fou-chaos mental) au Tarot, devient le MAAT au 22ème rang. Seul le sage accroché à son mat peut traverser les remous de l’océan. 2 plus 2 gal : les pied sur terre et le nez dans les étoiles. 22 :C’est le plus grand et le plus haut de tous les chemins de vie. Le 22 symbolise l’intelligence suprême et l’intérêt universel. Ce chemin de vie est réceptif aux projets de grande envergure qui concernent une ville, une région, un pays ou même le monde. Sociable, aimable, amusant mais aussi brillant et doué, le 22 est tout simplement le plus puissant de tous les nombres. En combinant les intuitions du 11 et les aptitudes pratiques du 3 (2 + 2), le 22 déploie sa vision et la concrétise de la plus belle des manières. En grand pacifique, le 22 œuvre pour la paix. Il suit le chemin de la connaissance pour s’élever vers une spiritualité noble et mobilisée pour atteindre des desseins qui servent l’intérêt général.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 15:02

    2 plus 2 égal 4... 


    • Gollum Gollum 1er octobre 19:04

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Non ? smiley Incroyable...


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 20:32

      @Gollum
       Vous êtes comme Trump, à l’affut de n’importe quoi. Alors que je ne faisais que rectifier mon texte imparfait. 


    • Gollum Gollum 2 octobre 08:39

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      C’est vrai j’ai sauté sur l’occasion... trop belle... Qu’est-ce que vous êtes psychologue quand même, on voit bien que vous avez un diplôme... smiley

      (Désolé, pas pu m’en empêcher...)


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 15:11

    le chiffre 4 est aussi associé au tétramorphe de l’évangile. Ce sont aussi 4 signes dit fixes. Pour que la roue zodiacale puisse tourner, il faut un centre : un essieu ou roi du monde. 


  • Pascal L 1er octobre 15:54

    Les Juifs, des Cananéens, certainement, mais des arabes, cela n’a pas de sens. Arabe n’est pas un peuple ou une race. Etymologiquement, ce mot signifie « nomade » et des nomades, il y en avait du Yemen à l’Irak et l’Inde en passant par la Syrie et le Liban. La descendance d’Ismaël est un mythe dont l’origine semble largement postérieure au premier siècle.

    Quand à l’ADN, nous ne pouvons pas conclure sur la situation au premier siècle de notre ère. Il y a peu, un ashkénaze m’arborait fièrement son analyse ADN et tout ce que nous pouvions en conclure, c’est, que s’il était bien ashkénaze par plusieurs allèles, absolument rien ne le rattachait au moyen-Orient si ce n’est un unique allèle provenant d’Arabie Saoudite. Tous ses autres gènes étaient communs avec des Européens de l’Est, de l’Allemagne à la Russie. Que sait-on réellement des gênes de ces Cananéens de religion juive ? Il faisaient partie du monde méditerranéen, l’écriture les rattachent aux Phéniciens. Il est probable que les peuples de la Méditerranée avait la peau beaucoup plus claire qu’aujourd’hui, comme le sont encore les kabyles. Pour le reste, toutes les populations du monde se sont mélangées en 2000 ans et si ce n’était pas le cas, nous aurions plusieurs millions de milliards d’ancêtres au premier siècle (2^60). Donc, tous les habitants actuels d’Israël et nous avec descendent de la totalité des personnes vivantes sur terre au premier siècle et ayant laissé des descendants. Il est probable que les Palestiniens musulmans ou chrétiens descendent bien des Juifs, mais aussi de tellement d’autres peuples au gré des différentes conquêtes que vouloir les caractériser n’a aucun sens. Les gênes blonds dans ma famille proviennent des cadeaux laissés par les Suédois lors de la guerre de 30 ans mais aucun état civil ne relate cette filiation. Pouvons-nous conclure que les Gaulois étaient blonds ? Et ce n’est que le XVIIème siècle. Avant les Suédois, il y a eu les Goths, les Wisigoths, les Ostrogoths, les Huns et les Hautres. Alors, que pouvons nous déduire aujourd’hui sur les ancêtres des Juifs ?


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 16:16

      @Pascal L

      Arabe n’est pas un peuple ou une race >

      Je me demande : S’il n’y avait pas de peuple(s) derrière la langue arabe, pourquoi y en aurait-il un derrière la langue hébraïque ?

      .


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 16:33

      @Pascal L
      .
       que pouvons nous déduire aujourd’hui sur les ancêtres des Juifs ? >
      .
      Sur le plan religieux, on peut supposer que les Juifs sont des adeptes du Judaïsme. Le Judaïsme étant une religion monothéiste qui croit à l’au-delà.
      Cette dernière croyance en l’au-delà n’a été adoptée/empruntée que vers le 1er siècle de notre ère.

      Avant cela, la vie se terminait au shéol (tombe), avec la mort.
      Mais ils étaient quand même monothéistes à partir grosso modo de la moitié du 1er millénaire avant JC. On peut les appeler les Hébreux, puisque le terme est apparu d’abord dans la Bible., suite sans doute à la réforme inspirée par les prêtres après le roi Josias.
      C’est là que l’opposition Hébreux/Cananéens a été inventée (ref. Römer)

      Avant cela, les Israélites étaient polythéistes et sans le concept d’Au-delà.

      .


    • Laulau Laulau 1er octobre 16:36

      @JPCiron
      En parlant de langue hébraïque je me demande quand cette langue a-t-elle été parlée par les hébreux ? A part bien sûr depuis peu en Palestine.


    • Pascal L 1er octobre 16:39

      @JPCiron
      Y a-t-il un peuple derrière la langue française ? Certainement pas, mais il existe une société culturelle qui partage la langue française et un certain nombre de valeurs issues de l’histoire commune. 
      La Bible indique bien qu’il y a eu des mariages avec des femmes non juives et qu’ils ont intégrés des Juifs convertis. Comme pour la France, ce qui fait le peuple Juif est une culture centrée sur la Bible, mais pas une origine commune. Déjà Josias, quand il a fait mettre la Torah par écrit par le scribe Esdras, il lui a fait faire une compilation de plusieurs traditions provenant de plusieurs royaumes de son époque. Il y avait chez lui l’idée de réunir tout le monde dans son royaume, mais a été assassiné avant que cela soit possible. L’idée d’un grand Israël est né à cette époque et est encore un mythe. Il ne faut retenir de la Bible que ce qui est cohérent et original sur Dieu, le reste étant probablement d’origine humaine. Quel intérêt Dieu aurait-il eu d’écrire lui-même sur les hommes, leurs histoires, leurs envies et leurs crimes ? Les Chrétiens n’ont aucun mal à faire le tri à partir de ce qui a été révélé par Jésus dont l’historicité ne peut plus être contestée aujourd’hui et que chacun peut rencontrer s’il le souhaite.


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 16:47

      @Pascal L

      Josias, quand il a fait mettre la Torah par écrit par le scribe Esdras >
      .
      Josias, c’est vers 600 avant JC
      Esdras, cest vers 450 avant JC
      .
       ???


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 16:58

      @Laulau

      En parlant de langue hébraïque je me demande quand cette langue a-t-elle été parlée par les hébreux ? >
      .
      Déjà, il faut s’entendre sur ce que l’on entend par « Hébreux ». Voici mon avis : 
      A  https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-sont-ils-un-225148
      B https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-d-ou-viennent-225205
      .
      Pour l’apparition de la langue, il y a pas mal de ’’bagarre’’ car il y a d’un côté ceux qui font remonter les Hébreux à la nuit des temps, et de l’autre il y a les linguistes.
      Ces derniers disent que, dans les langues Sémites, l’Arabe d’est distingué/ séparé en premier, suivi par tout un chapelet de langues dont l’Ougaritique qui serait l’ancêtre de la langue que l’on appellera Hébreu quelques siècles plus tard.
      .


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 17:05

      @Pascal L

      Vous dites :

      <Les Juifs, des Cananéens, certainement, mais des arabes, cela n’a pas de sens. Arabe n’est pas un peuple ou une race.>

      et je répondais :

      Je me demande : S’il n’y avait pas de peuple(s) derrière la langue arabe, pourquoi y en aurait-il un derrière la langue hébraïque ?

      .


    • Pascal L 1er octobre 23:18

      @JPCiron
      « Esdras, cest vers 450 avant JC » Vous avez raison, il y a un décalage, Josias, c’est avant la déportation et Esdras après, mais ces deux personnages sont directement impliqués dans la mise par écrit du texte que nous connaissons.


    • Pascal L 1er octobre 23:46

      @JPCiron
      Je ne donnerais pas de date pour l’apparition de l’hébreux. Il existait à l’époque de l’écriture de la Torah à l’époque de Josias, mais au retour de l’exil, c’est l’Araméen qui était parlé par les hébreux.
      Le peuple hébreux n’a presque rien d’historique, sinon une stèle écrite par des Egyptiens qui ne leur donnent pas beaucoup d’importance. Juda ne disposait pas d’une administration avant Josias qui a bénéficié de la compétence des émigrés venant du royaume du nord, largement plus riche (source : « la Bible dévoilée » de Finkelstein et Silberman). De fait, des rois comme David ou Salomon n’ont pas pu régner sur un pays sans administration, visible par ses bâtiments. Il faut sans doute chercher l’origine de ces personnages ailleurs. Pour Salomon, nous savons qu’il existait une ville, importante à l’âge du bronze, vivant de l’exploitation du cuivre. Mais cette ville était de l’autre côté du Jourdain...

      Pour l’Arabe, nous ne disposons pas de sources historiques sérieuses. Il y avait certainement une multitude de dialectes, mais l’Arabe du Coran est spécifique et dérive largement de l’Araméen. Les premières sources écrites datent tout au plus du 6ème siècle de notre ère, soit plus de mille ans après les premières source en Hébreux.
      L’Hébreux, l’Araméen et l’Arabe sont des langues largement apparentées. On va retrouver des racines consonantiques identiques entre toutes ces langues, ce qui appuie la thèse d’une origine commune.
      Je ne connais pas le rôle de l’ougaritique, mais Ougarit est très près du lieu où le Coran est né (ne cherchez pas du côté de la Mecque).


    • Pascal L 2 octobre 00:00

      @JPCiron
      « pourquoi y en aurait-il un derrière la langue hébraïque ? »
      La langue hébraïque porte une culture autour de la Bible, ce ne sera le cas pour l’Arabe que 15 siècles plus tard. En Attendant, les arabes ne se comprennent qu’à peine et utilisent plutôt l’Araméen comme langue d’échange. Les tribus se font la guerre, ce qui n’est pas le meilleur moyen pour construire une conscience commune. Qu’est-ce qui pourrait unir des tribus du Yemen et des tribus du nord de l’Irak ou du Pakistan ? Cs tribus ne se croisent qu’occasionnellement sur les pistes caravanières. L’Arabie n’est même pas une terre, les arabes circulent sur des terres qui ne leur appartiennent pas en évitant soigneusement tous les péages institués par les pouvoirs locaux. Leur techniques de navigation dans le désert sont très avancées pour cela mais cela ne suffit pas pour construire une culture commune. C’est d’ailleurs la théologie dont l’islam est issu qui sera le moteur de leur union, permettant des victoires qu’ils n’avaient pas pu connaître avec leurs incessantes disputes.


    • Gollum Gollum 2 octobre 08:36

      Pour Salomon, nous savons qu’il existait une ville, importante à l’âge du bronze, vivant de l’exploitation du cuivre. Mais cette ville était de l’autre côté du Jourdain...

      Sujet d’hier sur FR 5. Encore visible une semaine en replay.. 


    • Laulau Laulau 2 octobre 08:40

      @JPCiron
      Excellent ! Mais défense de s’attaquer au mythe biblique......


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 08:44

      @Pascal L

       Esdras, c’est vers 450 avant JC (...) Josias, c’est avant la déportation et Esdras après, mais ces deux personnages sont directement impliqués dans la mise par écrit du texte que nous connaissons.>

      Très juste ! Ce qui est aussi intéressant, c’est que ces deux personnages mettent en oeuvre une action politique vers la mise par écrit d’un texte religieux.

      Esdras était un fonctionnaire du roi Perse Artaxerxès II, et a mis en oeuvre la décision du Roi Cyrus de libérer les exilés. En outre, comme il y avait une grande diversité de croyances et de dieux en Jehud (ex-province babylonienne), le roi Perse voulait une seule Loi (et donc un seul Grand Dieu) pour la Province. Il a chargé Esdras de compiler les textes existants en un Livre de la Loi de la Province (devenue Perse).

      Josias quant à lui, a été « travaillé » par ses Prêtres, qui ont imaginé la « découverte » du « Livre » dans le temple de Jérusalem. Comme par hasard, ce fameux ’Livre’ qu’ils avaient eux-même rédigé disait que YHWH indiquerait le lieu où ’’il ferait résider son nom’’. Comme les prêtres voulaient un lieu unique à Jérusalem... l’affaire était dans le sac quand le roi Josias a accepté de jouer ce rôle...

      .


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 09:01

      @Pascal L

      Je ne donnerais pas de date pour l’apparition de l’hébreux. Il existait à l’époque de l’écriture de la Torah à l’époque de Josias, mais au retour de l’exil, c’est l’Araméen qui était parlé par les hébreux.>

      La Bible dit que le « Livre » de Moïse retrouvé dans le Temple a été lu au peuple. Comment un Livre qui aurait presque mille ans d’âge (si on considère l’époque biblique de Moïse...) aurait-il pu être écrit en Hébreu ?

      Pour l’ Hébreu, « les manuscrits et textes exploitables les plus anciens remontent aux environs de l’an 200 avant J.-C  » (Linguiste Israël YEVIN)

      .


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 09:12

      @Pascal L

      Le peuple hébreux n’a presque rien d’historique, sinon une stèle écrite par des Egyptiens qui ne leur donnent pas beaucoup d’importance.>
      .
      C’est aussi mon opinion. Les Hébreux apparaissent d’abord dans la Bible. C’est-à-dire à une époque très tardive. A cette époque-là, les Hébreux n’avaient ’’presque rien d’historique’’ ; je suis bien d’accord : https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-d-ou-viennent-225205
      .
      Et, sur la stèle de Merenptah, les Egyptiens parlaient très probablement d’une tribu rencontrée malencontreusement au retour d’une expédition punitive :  https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/la-stele-de-merenptah-minephtah-213459


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 09:21

      @Pascal L

      L’Hébreux, l’Araméen et l’Arabe sont des langues largement apparentées. On va retrouver des racines consonantiques identiques entre toutes ces langues, ce qui appuie la thèse d’une origine commune.> 

      Oui, toutes les langues Sémitiques sont apparentées. Voyez la classification linguistique de ces langues vers le début de l’article suivant :   https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-sont-ils-un-225148

      J’avais noté un verset incompréhensible de la Bible (que j’ai cité quelque part) qui s’éclairait avec l’ougaritique.... C’est dire les intrications linguistique des origines.
      .


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 10:08

      @Pascal L

      Pour l’Arabe, nous ne disposons pas de sources historiques sérieuses.>
      .
      Pas plus que pour l’Hébreu ! Mais pour l’Hébreu, on a énormément d’exégèses, que l’on prend pour argent comptant...
      .
      Pour l’Hébreu, nous avons même cru pendant quelques siècles (millénaires ?) que l’Hébreu était la langue mère du monde...
      Et nous n’arrivons pas à digérer le fait que la Bible A.T. a été en grande partie écrite pour créer un imaginaire qui sera utilisé dans un but politique et territorial. Cela a sans doute commencé sérieusement un peu avant Josias, et a été mis en oeuvre dans les siècles suivants.
      .


    • JPCiron JPCiron 4 octobre 08:34

      @Pascal L

      < Ougarit est très près du lieu où le Coran est né (ne cherchez pas du côté de la Mecque). >

      Oui, mais encore ?

       smiley

      .


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 4 novembre 16:55

      @JPCiron
      Pour la langue hébreu, ce n’est pas compliqué : Jacob et les 70 de sa famille sont entrés en Egypte en 1755 av J.C. en parlant la langue du pays de Canaan et il en sont ressortis 215 ans plus tard en 1540 av J.C. en parlant l’hébreu avec l’alphabet hébreu.
      L’hébreu et l’alphabet n’ont donc pu être inventé qu’en Egypte par un non Egyptien : Il s’agit de Joseph l’inventeur de l’hébreu et de l’alphabet sans voyelle pour éviter les sens magiques.

      Fernand Crombette a démontré dans son livre « Joseph maître du monde et maitre es sciences »

      que c’est le Joseph biblique second derrière Pharaon qui a inventé l’alphabet hébreux et donc après l’entrée de sa famille en Egypte en 1755 av J.C.

      http://ceshe.chez.com/travaux/histoire/joseph.htm


    • JPCiron JPCiron 4 novembre 17:04

      @Daniel PIGNARD

      Bonjour,
      Je viens de recevoir le lien vers votre mot.
      Surprise ! je vois que quelqu’un vous a déjà mis un ’’1’’. Vous êtes pisté, ma parole !
       smiley


    • Gollum Gollum 4 novembre 17:13

      @JPCiron

      je vois que quelqu’un vous a déjà mis un ’’1’’. Vous êtes pisté, ma parole !

      Ah ben c’était pas moi hein j’le jure.. smiley

      Mais pour le deuxième c’est bien moi. smiley

      @Pignard

      Alors mon petit prophète de bazar, Macron va dégager au profit du GM à la bite en ferraille dans 3 jours ? Hein c’est bien ça ? 

      Et il se déplacera en carrosse doré tiré par des mammouths ? smiley


    • JPCiron JPCiron 4 novembre 17:26

      @Daniel PIGNARD

      Je vois vous proposez la respectable Tradition comme si elle était Historique.
      .

      Autant la Bible relate  plus ou moins les faits historiques à partir de l’époque de la monarchie Israélite, autant tout ce qui est supposé être arrivé avant est a) soit inventé, ou b) relate des mythes et croyances venant d’autres peuples de la Région au sens large : Hittite, Perse, Sumériens, Arabes, Egyptiens,...)
      .
      Le théologien Thomas Römer (Collège de France) explique que l’idée qu’il y a une concordance entre la représentation biblique et la reconstruction historique d’avant la période monarchique doit être abandonnée. Il ajoute que cette idée ne se retrouve que « dans quelques publications destinées ’’au grand public’’. »

      .
      Divers auteurs  y compris Römer expliquent que les Patriarches n’ont jamais existé. C’est à l’époque Perse que le Pentateuque est réalisé, pour donner « à une communauté en crise des visions de ses origines afin de l’orienter dans le présent. »

      .
      Pour comprendre le pourquoi et le comment, voici ce que j’en disais voici peu :  https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-d-ou-viennent-225205
      .
      La vérité n’entache en rien la véritable foi.


    • JPCiron JPCiron 4 novembre 17:29

      @Gollum

      Ah ben c’était pas moi hein j’le jure.. >

      Bon, ce n’était pas moi non plus...
      ... d’ailleurs j’en ai mis un aussi pour clarifier ce point !


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 4 novembre 17:29

      @JPCiron
      Oui, j’ai de nombreux followers auxquels je mène la vie dure.

      « ces hiéroglyphes servaient beaucoup plus à la magie qu’au simple échange d’informations. Or les Hébreux, fils de Jacob et adorateurs du Dieu unique ne pouvaient utiliser ce système d’écriture. C’est pour eux que Joseph inventa l’alphabet qui, par la séparation des consonnes et des voyelles, interdisait de pratiquer la magie.

      Cette découverte est confirmée par trois inscriptions hiéroglyphiques se rapportant à Joseph qui se lisent :

      "Celui qui a réduit l’écriture à ses premiers éléments, qui est arrivé à produire au grand jour la raison des sons" ;

       

      et encore "Auparavant, les images s’adaptaient aux mots en commun et il fallait une multitude de formes. L’oracle des grands docteurs, Joseph, est venu le premier isoler les fragments qui produisent les paroles et de ces premiers éléments composer une série de quelques-uns" ;

       

      et enfin "Joseph, supérieur aux grands sages, venu des palmeraies, a disjoint les paroles pour s’abstenir de jeter des sorts".

       

      Les noms des lettres hébraïques ont des noms égyptiens et il est facile de montrer comment ces lettres dérivent des hiéroglyphes qui représentent ces noms. Les personnes intéressées peuvent se reporter au chapitre de Joseph maître du monde et maître ès-sciences intitulé « Joseph analyste du langage ». »


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 4 novembre 17:40

      @JPCiron

      « Le théologien Thomas Römer (Collège de France) explique que l’idée qu’il y a une concordance entre la représentation biblique et la reconstruction historique d’avant la période monarchique doit être abandonnée. »

       

      Jésus a déjà jugé ce théologien :

      « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » (Luc 16 :19-31)


    • JPCiron JPCiron 4 novembre 18:07

      @Daniel PIGNARD

      Du temps de Moïse, la langue Hébraïque ne s’était pas encore différenciée des autres dialectes sémitiques :  
      https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-sont-ils-un-225148

      Les Hébreux ne sont devenus monothéistes que grâce à l’exil qui leur permit de comprendre le monothéisme zoroastrien et s’en inspirer.

      Ils ne sont réellement commencé à être monothéistes (seulement les élites) qur vers la fin de l’époque Perse.

      Ensuite, plus tard (1er siècle de notre ère) ils ont adopté la croyance en l’au-delà. Croyance qui était déjà celle des Perses Zoroastriens ET des Egyptiens d’Akhénaton depuis plus de mille ans !!

      Pour ce qui est de l’écriture, il est de coutume d’attribuer certains vieux écrits aux Hébreux. Ce n’est pas bien de s’attribuer le génie d’autres peuples. Car les premiers ont été, côté ’’Palestine’’ c’était les PHENICIENS, et côté Nil, les EGYPTIENS. Côté Mésopotamie, les SUMERIENS (peuple noir non sémite).
      https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/qui-sont-les-veritables-inventeurs-222120
      .


    • JPCiron JPCiron 4 novembre 18:12

      @Daniel PIGNARD

      Jésus a déjà jugé ce théologien :

      « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » (Luc 16 :19-31)>

      .

      N’est-il pas suffisant et arrogant de s’arroger la capacité de décider ce que Jésus aurait dit ou jugé sur le sujet d’une personne ?

      C’est quand même incroyable de se le permettre !

      Vous me direz deux « je vous salue Marie » et trois « Notre Père » !

      .



    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 4 novembre 18:19

      @JPCiron
      La suffisance et l’arrogance se trouvent chez ceux qui disent que les patriarches n’ont jamais existé alors que l’Ecriture et les hiéroglyphes en attestent l’existence.


    • JPCiron JPCiron 7 novembre 08:54

      @Daniel PIGNARD

      < ... alors que l’Ecriture ...en attestent l’existence. >
      .
      Le fondamentalisme intégriste Chrétien rejoint là celui Islamique.
      .


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 16:49

    Ce n’est pas par hasard que la lyre ou harpe (et ses cordes, vocales..) est associée au divin. Celui-ci étant verbe : Les recherches en génétique menées depuis les années 1980 par Luigi Luca Cavalli-Sforza4 ont montré une corrélation entre les affinités génétiques et les affinités linguistiques. Ces travaux penchent ainsi en faveur de l’hypothèse d’une langue originelle, qui se serait ensuite différenciée au fur et à mesure de l’évolution des groupes humains. Ainsi, une population souche se serait répandue d’abord en Afrique, puis dans le reste du monde, entrainant l’apparition de nouvelles langues en raison de la séparation successive des groupes humains. Cette population souche serait originaire d’Afrique, et certains de ses descendants auraient migré ensuite au Proche-Orient, puis se seraient répandus partout en Eurasie, pour finalement atteindre l’Australie et les Amériques.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 16:52

    Le chainon ou maillon manquant symboliserait alors l’acquisition du langage CORDES vocales,...


  • Hermes Hermes 1er octobre 18:16

    Bonjour, le sens des mots se perd et se dilue dès qu’ils commencent à vivre de leur vie propre en dehors de l’expérience qu’ils ont tenté de refléter.

    Yavhé : il fait être...

    https://www.universalis.fr/encyclopedie/yahve-yahweh/

    C’est la fin d’un chemin de connaissance de soi que les religions du livre jettent en pature a la multitude qui n’a pas encore fait le premier pas.... et du coup ferment la porte à toute possibilité et l’asservissent à un imaginaire despotique.

    De la même façon il est dit ailleurs : « Rien n’est vrai, tout est permis » car la réalité surgit de la source, la base, le non-manifesté, pour combler le désir d’expérience. Cela tente de désigner exactement la même chose, à la nature totalement inexprimable.

    Les actions des messagers sont vouées à l’échec car le pouvoir de réalisation d’autrui ne leur appartient pas :.Ils ne peuvent qu’indiquer une possibilité et montrer une direction en incarnant ce qui est, peu importent les mots en réalité.

    Celui qui ne comprend pas cela construit des prisons mentales et des dépendances psychologiques pour satisfaire son ego qui s’y mire.

    L’effort de chacun pour se libérer est permanent, mais ne fait que renforcer une « direction » qui n’est pas la bonne, et grandir la souffrance. Identifiez cet effort et arrêtez TOUT effort, car il n’y a rien à atteindre, il n’y a rien à craindre, rien a perdre, rien a à éviter, rien à réparer, regretter ou pardonner, aucune vérité à défendre : dans le présent « ce qui fait être » sera toujours là !... « ce »

     smiley


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 21:17

      @Hermes

      dans le présent « ce qui fait être » sera toujours là !... >
      .
      Bonjour,
      Votre lien vers Yahweh est très bien. Merci
      C’est aussi ce que je raconte dans l’article.

      Cependant « ce qui fait être » n’a pas toujours été là. 
      Comme une ’épouse’, il nous a choisi hier, et demain nous renverra. 

      Croire qu’il sera toujours là c’est s’enfermer dans une bulle irréelle.
      Et s’accrocher à un mirage. Car il n’est qu’imagination, brume, vent.
      .
       smiley)


  • rhea 1481971 1er octobre 18:53

    YHWH avec le rang des lettres dans l’alphabet 258238 et si on calcule un peu

    c’est une caractéristique du soleil. Cherchez ........


    • Gollum Gollum 1er octobre 19:03

      @rhea 1481971

      Et bien évidemment vous nous sortez ça avec l’alphabet occidental au lieu d’utiliser l’alphabet hébreu... smiley

      Logique. smiley

      Vous devriez en toucher un mot à Mélusine c’est une experte en mélange des genres, cafouillages, bidouillages et autres new-âges (ça rime).. smiley


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 20:44

      @rhea Selon la gematria, la valeur du Tétragramme est 26 : 10 (yōḏ) + 5 (hē) + 6 (wāw) + 5 (hē) = 26. C quit donne Huit. ABRAM et ABRAHAM. HERMES (dieu lunaire et solaire). HERM-APHODITE. http://geo-numerologie.com/le-nombre-26.html


    • JPCiron JPCiron 1er octobre 21:19

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Moi, je suis resté à quatre et trois sept.....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 1er octobre 20:51
    Pourquoi le nombre 26 est-il sacré

    La Bible écrite depuis plus de 3000 ans ne peut pas être rédigée par de simples humains.

    La Bible ne se lit pas seulement comme un livre, elle ne se déchiffre pas comme une allégorie, ni une suite de mots qui se lit comme un texte ordinaire.

    La Bible est composée de 5 livres, Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome qui forment le Pentateuque.

    Ils sont composés de 391 300 éléments, comme un compte rond, ce n’est pas un pur hasard, mais c’est un multiple de 26 (26×15050).

    On pourrait croire que c’est un hasard si le chiffre 26 régit toutes les composantes du récit biblique.

    • Le nom divin a pour valeur numérique 26
    • 26 générations séparent Adam de Moise
    • C’est au verset 26 de la Genèse que l’Eternel dit “Faisons l’Homme à notre image”
    • le quatrième livre de la Genèse qui commence par Adam et qui se termine par le nom de D.ieu comporte 26 versets.
    • La généalogie de Sem comporte 26 descendants
    • Le nombre de mots de cette généalogie est 104 (26×4)le nombre de caractères d

  • vraidrapo 2 octobre 07:09

    Les « Anciens » ( Égyptiens, éleveurs du P.O...) avaient beaucoup de temps libre puisque les premiers faisaient travailler les esclaves et les second gardaient les brebis. Comme on finit par s’emmerder à regarder le ciel et les météores pendant des milliers d’années, ils ont commencé à gamberger et imaginer des choses (comme mirage dans le désert, sic !).

    D’où toutes ces salades et ces mythes, utilisés par la suite, pour asservir non seulement les étrangers mais encore ses propres « administrés ».

    Depuis la Révolution industrielle, dans les Régions ad-hoc, dites de progrès, les gens n’ont plus de temps pour rêvasser, c’est la course à l’emploi et la consommation. Pas de dieu mais un seul maitre, « $ » !

    Chacun aura remarqué que dans les pays où on meurt de faim, les « croyances » ont la peau dure et on continue de s’étriper consciencieusement, aidés en cela par le Yanki et sa CIA. Je crois me souvenir que la CIA possède un Département des « Religions et Croyances » (?).

    Les Bolchéviques et les Francs-Maçons ont essayé des choses mais, on ne peut pas dire que le constat soit concluant. D’un côté, les abus de pouvoir, de l’autre, les pompes de la Finance... pas Top tout ça !

    L’écosystème lance des alertes mais, une fois les caves nettoyées et les incendies ravageurs éteints... ça repart comme en 40.

    Jusqu’à quand ?


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 11:55

      @vraidrapo

      Les « Anciens » ( Égyptiens, éleveurs du P.O...) avaient beaucoup de temps libre puisque les premiers faisaient travailler les esclaves et les second gardaient les brebis. Comme on finit par s’emmerder à regarder le ciel et les météores pendant des milliers d’années, ils ont commencé à gamberger et imaginer des choses. >
      .
      Il est vrai que l’on a beaucoup de clichés complètement faux sur les Egyptiens. Quand on passe du temps pour étudier ces sujets (les bibliothèques ont toujours un rayon antiquités Egyptiennes), on se rend compte :
      >> Que l’esclavage est contraire à leur Loi sociale (Maât). Les pyramides ont été construites par le travail obligatoire rémunéré. Ce qui n’a pas empêché les Egyptiens de traiter les prisonniers comme esclaves. Mais ces esclaves finissaient par être intégrés à la population.
      >> que l’économie des Egyptiens était pour l’essentiel basée sur le Nil et ses crues. Les gardiens de brebis nomades, c’était de l’autre côté de la Mer Rouge, nomades de la steppe aride = diverses populations de langue Sémitique.
      .


  • JPCiron JPCiron 2 octobre 08:46

    @Pascal L

     Esdras, c’est vers 450 avant JC (...) Josias, c’est avant la déportation et Esdras après, mais ces deux personnages sont directement impliqués dans la mise par écrit du texte que nous connaissons.>

    Très juste ! Ce qui est aussi intéressant, c’est que ces deux personnages mettent en oeuvre une action politique vers la mise par écrit d’un texte religieux.

    Esdras était un fonctionnaire du roi Perse Artaxerxès II, et a mis en oeuvre la décision du Roi Cyrus de libérer les exilés. En outre, comme il y avait une grande diversité de croyances et de dieux en Jehud (ex-province babylonienne), le roi Perse voulait une seule Loi (et donc un seul Grand Dieu) pour la Province. Il a chargé Esdras de compiler les textes existants en un Livre de la Loi de la Province (devenue Perse).

    Josias quant à lui, a été « travaillé » par ses Prêtres, qui ont imaginé la « découverte » du « Livre » dans le temple de Jérusalem. Comme par hasard, ce fameux ’Livre’ qu’ils avaient eux-même rédigé disait que YHWH indiquerait le lieu où ’’il ferait résider son nom’’. Comme les prêtres voulaient un lieu unique à Jérusalem... l’affaire était dans le sac quand le roi Josias a accepté de jouer ce rôle...

    .


  • JPCiron JPCiron 2 octobre 09:55

    @Pascal L

    La langue hébraïque porte une culture autour de la Bible, ce ne sera le cas pour l’Arabe que 15 siècles plus tard. En Attendant, les arabes ne se comprennent qu’à peine et utilisent plutôt l’Araméen comme langue d’échange. >
    .
    Quand je parle de l’Arabe dans l’Article, c’est toujours à une époque grosso-modo contemporaine de l’histoire de la Bible. Je parle un peu du 1er siècle de notre ère pour évoquer l’apparition d’une forme de Judaïsme qui, comme le dit le théologien Römer, commence alors à ressembler au Judaïsme moderne.

    L’Araméen était la langue Administrative dans l’Empire Perse. Evidement, tout le monde utilisait l’Araméen dans les échanges...

    La Culture de la Bible comprend Yahvé, qui est bien un dieu Arabe de la région du Hijaz et de Madian. La Culture Biblique a donc bien emprunté un dieu Arabe pour en faire son dieu principal (monolâtrie), dieu qui deviendra plus tard son dieu unique (monothéisme).
    En empruntant (encore plus tard) aux Egyptiens et aux Zoroastriens le concept d’Au-delà, la culture Biblique a bien incorporé un autre pilier fondamental à des Cultures qui les connaissaient alors déjà depuis une paire de millénaires...
    .
    Respectons ceux qui nous ont nourri spirituellement. Surtout quand il s’agit d’éléments aussi fondamentaux.
     smiley

    .


  • La question est simple et aussi très complexe. MATER CERTA ET PATER INCERTUS.  La religion juive est celle Du PERE (LA LOI). Les juifs ont quitté l’Egypte parce qu’elle avait le culte des morts, était idolâtre et pratiquait l’inceste. Il n’y avait qu’un seul peuple commun et tous nos ancêtres étaient africains. Mais ensuite des séparations se sont opérées. Des césures pour évoluer,...Pour évoluer il faut d’abord chuter. Est juif (ou élu)celui qui descend de la lignée paternelle : celle du verbe.


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 12:18

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

       Est juif (ou élu)celui qui descend de la lignée paternelle : celle du verbe.>

      Mais, la Création par le Verbe, c’est d’abord un mythe Egyptien et aussi un mythe Sumérien, qui était à l’oeuvre plusieurs milliers d’années avant l’apparition du Judaïsme... et donc bien avant d’être adopté/ copié par les Judéo-Chrétiens.
      .


  • La différence entre les arabes (globalement) c’est que les juifs emportent partout la Torah (La Loi, la cabale ou Kabbale, l’arbre séphirotique) comme référence et les arabes le Coran tout à fait perverti et dévoyé. La Torah est ouverte et permet de nombreuses interprétations (pater incertus) contrairement au coran qui se rapproche de Mein KAMPF (Mater Certa). Il faut chercher loin les nuances,...Cela dit, je connais beaucoup de juifs qui sont de simples goys et des arabes très instruits...Ce n’est pas une questions de races,...


    • Decouz 2 octobre 11:09

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.Vous connaissez Ibn Arabi et Rumi, dont l’oeuvre de l’un est un commentaire métaphysique du Coran et celle de l’autre un immense poème en persan, dont le thème essentiel est l’amour, mais l’inspiration tout à fait la même ? Je ne parle que des deux les plus célèbres.

      Et pour le changement continuel Ibn Arabi cite souvent ce verset « tout les jours il est dans une affaire (différente) et le soufi est le »fils de l’instant".

      Si vous n’étiez qu’un dixième de kabbaliste vous ne pourriez pas ignorer l’ésotérisme islamique dont la base est le Coran et le Prophète, on peut supposer que vous êtes dans la même ignorance des autres traditions ésotériques, dont les véritables membres ne font pas ce type de distinction oiseuse et même raciste


    • Decouz 2 octobre 11:17

      @Decouz
      Ah je vous raconte mon rêve dernier que je juge quelque peu kabbalistique , nous étions un groupe reçu par une sorte de rabbin assez grand et fort, impressionnant physiquement avec barbe et cheveux longs, et tout l’attirail convenu.
      Bien que son discours fut d’apparence exotérique, nous avions de nombreux clins d’oeil de connivence chaque fois qu’il visait une réalité sacrée et cachée dans le texte.
      Puis nous nous sommes quittés, il a fait une allusion défavorable à une des participantes.


    • Decouz 2 octobre 11:20

      @Decouz

      Et vous semblez confondre la connaissance livresque et la connaissance initiatique...Confondant.


    • Gollum Gollum 2 octobre 11:55

      @Decouz

      En fait elle confond tout, elle a du yaourt en guise de neurones.. C’est confondant en effet. Le pire c’est qu’elle la ramène en permanence.. smiley


    • JPCiron JPCiron 2 octobre 12:30

      @Decouz

      Vous connaissez Ibn Arabi et Rumi, dont l’oeuvre de l’un est un commentaire métaphysique du Coran et celle de l’autre un immense poème en persan, dont le thème essentiel est l’amour, mais l’inspiration tout à fait la même ? Je ne parle que des deux les plus célèbres.> 

      Tristement, la conjonction d’une longue tradition d’ appropriation jointe à une volonté d’ exclusivisme ont pour effet de pousser dans l’oubli des approches (au besoin antérieures) provenant d’autres traditions.
      De la sorte, on se distingue en se coupant de l’autre ; au lieu de souligner ce qui nous rapproche de lui.
      ..


    • @Decouz merci, nous sommes simplement dans l’échange. J’ai écrit par ailleurs que le beau-père de mon beau-père avait fréquenté Péladan . Cet univers est loin de m’être inconnu,... Je peux me tromper mais je suppose que vous vouliez parler de SAMARCANDE (Amin Maalouf). Il y aurait trop à développer. Je suis plongée dans la biographie de Freud,...juif ashkénaze. De par mon histoire je me sens autant juive qu’arabe (par le soufisme bien sûr,...). Un petit moment détente...https://www.youtube.com/watch?v=fDy-sUF7gLc. La musique adoucit le moeurs...


    • @Decouz Ah parce que les deux ne vont pas de pair,... Gollum et ses certitudes est lassant. Le doute est mon elexir...A peine ai-je ouvert une porte qu’une autre se présente devant moi. l’initiation ,c’est comme le désir, l’inspir et l’expir. Vie et mort. Vous croyez savoir, mais vous ne savez encore rien... Cent fois sur le métier. Comme l’astrologie : on pense la saisir et pourtant elle vous échappe sans cesse. C’est l’art mélusinien....Cela agace, d’autres adorent. 


    • @Decouz il y a deux ans, j’ai aussi fait un rêve troublant : je me promenais dans la forêt de Soignes et un homme me donne des clés pour rentrer dans une secte : F.M. ou R..C. . je la refuse. Je n’ai pas besoin que l’on me tienne la main. ni n’ai besoin d’appui pour gravir les échelons du pouvoir...


    • @Gollum J’adore, vous vantez l’impermanence des choses et me le reprocher. Oui le lait fermenté se transforme en yaourt.... Mais c’est toujours avec du lait à la base. A vous de trouver le fil d’Ariane...Ah, j’oublie vous êtes fait néant ;


    • Gollum Gollum 2 octobre 13:09

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      ni n’ai besoin d’appui pour gravir les échelons du pouvoir...

      Tiens donc ? Merci pour l’aveu... À force de se croire obligée d’en pondre des lignes et des lignes elle arrive à lâcher des bribes de son inconscient réel...

      Et c’est pas joli.


    • Gollum Gollum 2 octobre 13:13

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      vous vantez l’impermanence des choses et me le reprocher.

      Ah ? À mon avis vous êtes encore dans la confusion.. Aucun rapport entre impermanence et votre confusion mentale. 

      Mais c’est pas grave continuez à faire du yaourt.


    • @Gollum je me souviens de votre commentaire sur votre « intro »nisation dans la franc-maçonnerie. Vous savez, la femme derrière un rideau,... Mon avis à votre sujet est fait depuis longtemps ;


    • Gollum Gollum 2 octobre 13:15

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Mais sortez le donc ce commentaire...... Que l’on puisse comparer entre la réalité et vos fantasmes..

      Déjà je n’ai jamais été FM de ma vie.. smiley 


    • @Gollum simple projection. Le mot pouvoir ne veut rien dire. J’ai le pouvoir de faire quelque chose n’a rien à voir avec le fait d’exercer du pouvoir sur autrui ou dominer. C’est vous qui êtes dans la confusion..


    • Gollum Gollum 2 octobre 13:19

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Ah bon ? Gravir les échelons  du pouvoir ça ne veut pas dire être avide de pouvoir ? Tiens donc... comme c’est bizarre... smiley


    • @Gollum date de 2017,..Si c’est vrai, c’est alors que nous ne pouvons accorder aucun crédit à ce que vous écrivez. Vous ne faites que troller et introduire le foutoir.. ; Mais d’autres l’ont bien compris aussi..Je sais, vous pouvez changer de pseudo..


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