lundi 23 novembre 2020 - par Valentin Lagorio

Agriculture : voit-on le danger arriver ?

Agriculture : voit-on le danger arriver ?

 

La moitié des agriculteurs va partir en retraite dans les toutes prochaines années. Ces départs à la retraite seront-ils tous remplacés par des installations ? Certainement pas !

 

Pourquoi ? A cause d'un tas de problèmes ! Les "bouseux", "les cul terreux", comme des bouffons les appellent, ne gagnent toujours pas leur vie, ne se dégagent pas de salaire !

Pas de salaire, mais des charges à payer et qui augmentent d’années en années, des mises aux normes à effectuer !

 

Nous allons prendre le cas de la filière porcine, c’est le cas le plus récent qui symbolise tout ce merdier :

 

Avec les exportations vers la Chine, nos éleveurs se sont faits une petite santé courant 2018 et surtout 209. Beaucoup en ont profité pour mettre en place les normes de biosécurité, pour investir.

Mais le prix du porc baisse, actuellement 16cts en dessous du coût de production (1euro54, plus value par kilo compris, selon l’interprofession).

 

Pourquoi le prix baisse ? Parce que le marché mondial se grippe, d’un côté la peste porcine africaine en Allemagne qui fait que les stocks ne sont pas écoulés, ce qui encombre le marché européen, de l’autre la recherche de l’autosuffisance par la Chine qui ralentit fortement nos exportations.

En plus de cela, les importations habituelles de jambon étranger, principalement d’Espagne. Un jambon sur trois est importé en France.

 

Ce n’est pas le « Label porc français » qui va sauver les éleveurs de porcs. La moitié d’entre eux ne s’en sort pas.

 

Mais le cas de la filière porcine est symptomatique de toutes les autres filières, qui, actuellement, ne tiennent que par le tout à l’export. Mais lorsque le marché extérieur se ferme, la production nous reste sur les bras, le marché est saturé, le prix payé aux éleveurs baisse. C’est ce qui se passe tout le temps pour les élevages laitiers, bovins viande et porcins.

 

Alors que nos, soi-disant, partenaires économiques cherchent à devenir autosuffisants, pourquoi restons nous si attachés à la logique du « tout à l’export » ? Pour continuer à faire vivre nos agriculteurs à coups de perfusions ?... c’est-à-dire aides et subventions, ce dont ils ne veulent pas car ils veulent simplement vivre de leur métier.

 

Il va falloir vite s’organiser ! Diriger, c’est prévoir, gouverner, c’est anticiper !

 

Tout marché extérieur finit par tomber, nous en avons la preuve. Les nations cherchent, un moment ou un autre, à être en capacité de produire chez soi, pour soi-même.

C’est ce que, nous, occidentaux devrions comprendre. Mais « nous » restons enfermés dans une idéologie du libre-échange pour se faire du profit, sans penser aux répercussions sur les élevages.

 

Il est urgent de changer de logiciels et il est évident que cela se fait au niveau des pouvoirs publics, qui doivent insuffler la nouvelle donne.

Cette nouvelle donne qui orientera la France vers une politique d'autonomie alimentaire qui passe par une relocalisation des productions et qui mettra automatiquement fin au système du tout à l'export.

Bien évidemment, nous ne pouvons pas être totalement indépendant alimentairement, on a besoin d'autres pays pour certains produits, comme toute autre nation.

 

Mais un pays qui est, selon ses capacités, acquiert l’autonomie alimentaire, est un pays qui se porte bien.

 

La clef pour résoudre le malaise agricole, entretenu depuis des décennies réside dans la considération du métier. Cette considération passe par la revalorisation des salaires et des retraites, par le changement d’une politique agricole fondée sur la rémunération, la protection, la régulation.

 

Plus que de la passion (parfois fausse !) dans les mots, il faut la volonté et du courage !

 

Plus que jamais, notre agriculture française, déjà endeuillée par de trop nombreux suicides, est menacée de disparition : entre des prix bas, les départs à la retraite très proches, des décisions politiquent qui achèvent des agriculteurs, que ce soit au niveau des normes ou des interdictions de méthodes de culture qui condamnent toute une production. Il faut garder à l’esprit que ce qui ne sera plus produit chez nous, le sera ailleurs, produit dans des conditions sanitaires moins drastiques que chez nous et nous l’importerons ! Sans que cela gêne, vraisemblablement !

 

Ne laissons pas crever nos Agriculteurs en silence !

 



34 réactions


  • jacques 23 novembre 2020 11:25

    Vous croyez sincèrement que nos conditions sur l’élevage sont drastiques ?


    • Valentin Lagorio Valentin Lagorio 23 novembre 2020 11:30

      Bonjour. 
      Personnellement, les conditions sont drastiques et déplorables. Excusez-moi mais lorsqu’on se rend sur une exploitation, certes on est très bien accueilli mais on se rend compte du niveau de difficultés du métier. 
      La situation est propre à chaque élevage, à chaque éleveur, évidemment. Il y a des éleveurs qui s’en sortent, mais ils ne sont pas majoritaires. 
      Pour prendre un exemple : le kilo de Salers part pour une véritable bouchée de pain, c’est scandaleux. 2euros 60 le kilo, il manque 2euros, et ça ferait beaucoup de satisfaits. 
      On ne peut pas affirmer que les éleveurs sont bien lotis, comme une grande part de la population. 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, il faudrait calculer la part des éleveurs dedans. 
      Bien à vous. 


    • jacques 23 novembre 2020 11:44

      @Valentin Lagorio
      et bien changez de filon


    • mmbbb 23 novembre 2020 20:19

      @Valentin Lagorio

      Je ne vais pas vous offenser quoique parfois j ai eu quelques commentaires durs , je prendsl exemple de la viande , j habite pres de Lyon , je connais cette ville et les environs , il y a encore 20 ans , vous trouviez des boucheries , presque dans chaque quartier , Desormais ces boucheries traditionnelles sont devenues un luxe et rares , J achète peu de viande , je l achète a Auchan , je prends du LABEL ROUGE , race charolaise ou limousine , Les prix ont augmente , je le dis de memoire , il y a encore trois ans une entrecôte a griller de 350 grammes ne dépassait pas les 4 € ( de l ordre de 3. 5 € ) maintenant c est 5 € le minimum . Chaque fois que j achete cette viande , je pense a un famille moyenne ! Il y a un probleme dans la distribution ! Par ailleurs , désormais cette surface, le soir propose des ristournes ce qui prouve que la demande a baissé , Le paradoxe , ce sont uniquement les hauts revenus qui peuvent soutenir le commerce dit de proximité.


    • foufouille foufouille 23 novembre 2020 20:22

      @mmbbb

      jamais vu d’entrecôte label rouge sous les 20 du kg.

      tu es sénile.


    • mmbbb 23 novembre 2020 21:07

      @foufouille je sais ce que je dis . Si l on applique une regle de 3 cela revient a dire que l entrecote de 350 grammes coute un peu moins de 7 € !!!  Quant a ton compliment c est du Fouifouille , l abruti de service ! Commence a savoir compter !! 


    • foufouille foufouille 23 novembre 2020 21:20

      @mmbbb

      https://www.auchan.fr/entrecote-de-boeuf-x2-380g/pr-790082

      sans label et promo, bouffon.


  • Fergus Fergus 23 novembre 2020 11:30

    Bonjour, Valentin

    « Ce n’est pas le « Label porc français » qui va sauver les éleveurs de porcs »


    Et cela d’autant moins qu’un nombre croissant de consommateurs a compris que ce label (ex Viande de porc français) n’est pas un gage de qualité d’élevage : ce label met en effet dans le même sac des porcs élevés en espaces libres naturels et en batteries ! Il faudrait pour le porc mettre en place une mention « plein air » comme cela existe pour les poulets


    « aides et subventions, ce dont ils ne veulent pas car ils veulent simplement vivre de leur métier »


    Là, vous me faites sourire. Même mes cousins éleveurs de bovins (bio) sont demandeurs de ces aides.


    Cela dit, d’accord avec vous : il y a un vrai et très épineux problème de survie de certaines filières agricoles. Mais ce n’est pas avec des personnes comme Christiane Lambert qu’ils seront résolus. 


    • Valentin Lagorio Valentin Lagorio 23 novembre 2020 11:36

      @Fergus
      Bonjour ! 
      Je ne dis pas qu’il ne faut pas d’aides. Regardez les zones ICHN, les aides son indispensables. Ce que je veux dire, ce que j’essaie, c’est que les aides ne doivent pas représenter la quasi-totalité du salaire de l’agriculteur ou de l’éleveur. 50% des exploitations françaises auraient, avant impôt, un bénéfice négatif sans les subventions de la PAC. En 1960, le poids des aides représentait moins de 2% de la valeur ajoutée. Aujourd’hui, il est de l’ordre de 25%. Les aides maintiennent nos Agriculteurs et Eleveurs en survie, mais ils doivent d’abord gagner leur vie par un vrai salaire. 

      Ah Madame Lambert...rassurez vous, je ne compte pas sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre. Autant dire qu’il n’y a rien à attendre de la FNSEA. 

      Bien à vous. 


    • velosolex velosolex 23 novembre 2020 14:30

      @Fergus
      Il y a surtout un problème de survie du territoire laminé par les pesticides et les effusions de lisiers, avec ses conséquences en chaine ; cinq millions de cochons en bretagne qui est devenu un tout à l’égout géant ruisselant vers les rivières, et la mer. Les algues vertes ont donné lieu dernièrement à une émission qui a eu la part d’audience la plus importante sur cette chaine. 
      Emission critique, bien que très mesurée, prenant d’emblée toutes les précautions oratoires devant le sort des agriculteurs, « elles mêmes victimes du productivisme, en rapport avec le fait qu’on leur a demandé de nourrir le pays après guerre »...Ce beau mantra, qui est bien sûr un mensonge, dans le sens que le pays en fait produit pour l’exportation, et n’ a pas d’autonomie alimentaire. 
      C’est donc l’omerta, et les grands plans successifs, débouchant sur des impasses en chaine. Les algues vertes s’étendent maintenant sur tout le littoral atlantique. Il se pourrait bien que les victimes, simples promeneurs marchant sur la grèves, de l’hydrogène suflfurée généré par la putréfaction des algues, soient bien plus nombreuses que ce que l’administration ne reconnait qu’à peine, tant on peut parler de mafia pour faire disparaitre les preuves. Pas besoin en effet de marcher sur des algues vertes, des poches de gaz existent même sous le sable le plus lambda. 


    • joletaxi 23 novembre 2020 17:15

      @velosolex

      c’est bien, comme d’hab, vous régurgitez le discours bien pensant, vous êtes notre mme Michu de référence

      sauf que ce n’est peut-être pas tout à fait « la vérité »

      http://laurent-berthod.over-blog.fr/article-35319088.html

      mince, une controverse, .. hein ? du complotisme ?


    • mmbbb 23 novembre 2020 20:43

      @joletaxi

      le phénomène d eutrophisation est connu depuis fort longtemps Ce que ne dit pas cet auteur , c est toujours le même défaut chez les joletaxi, c est qu il existe néanmoins des normes notamment sur la teneur en nitrate. Selon la préconisation de medecins , il est déconseille d utiliser l eau du robinet en Bretagne pour la préparation des biberons .En France pres de 70 % des cours d eau sont pollués , et je te defie de venir boire un verre d eau de la Saone alros que le pere de Bocuse , cuisinait les poissons peches dans cette riviere ! N est ce toi qui niait l absence de plastiques dans la méditerranée ! que le Roundup etait bon pour la santé ect . Il est quand même étonnant que Bayer ayant rachete Monsato doit assumer les plaintes https://www.usinenouvelle.com/article/le-nombre-de-plaintes-contre-bayer-liees-au-glyphosate-explose-aux-etats-unis.N899204 pres de 42 000 plaintes et cela se passe aux USA !! Comme l aurait dit ton pote Spartaccus , salaud de communistes !!


    • velosolex velosolex 23 novembre 2020 23:26

      @mmbbb
      De plus, les normes de potabilité pour les nitrates sont de 25 m, eq. 
      Ca c’est pour le reste de l’Europe, des gens fragiles...
      Chez nous , l’exception Française a reculé cette norme à 50...

      Il y a quelques années, les teneurs en plomb, en métaux lourds, chrome, en pesticides, etc... ont été ainsi, comme pour les nitrates revues toutes à la hausse, s’accordant avec l’empoisonnement du terrain. 
      Mais on trouve toujours de l’atrazine ou du lindane a des valeurs records qui sont interdits en France depuis 20 ans

      Ne pas perdre de mémoire le scandale du Rimera, organisme de surveillance, qui a failli mettre la clé sous la porte pour avoir fait son boulot, et révéler le nombre d’enfants atrophiés, aux membres manquant, vivant dans des secteurs géographiques ruraux très circonscrits.
      Aux USA il a été prouvé que le nombre de cas d’autistes, chez les enfants nés de travailleurs agricoles, étaient liés à l’utilisation de produits phytosanitaires, et à leurs pulvérisations. 


    • velosolex velosolex 23 novembre 2020 23:28

      @joletaxi
      Ou plutôt joe le tracteur.....


    • Aimable 23 novembre 2020 23:45

      @velosolex
      Une chose est certaine , sous l’égide la FNSEA , les agriculteurs avec leur productivisme ont tué les paysans et pourri les terres .


    • Fergus Fergus 24 novembre 2020 13:02

      Bonjour, velosolex

      « Il se pourrait bien que les victimes, simples promeneurs marchant sur la grèves, de l’hydrogène suflfurée généré par la putréfaction des algues, soient bien plus nombreuses que ce que l’administration ne reconnait qu’à peine »

      Cela, je n’y crois pas trop. Mon épouse et moi avons naguère, lors de passages obligés au cours de nos randos, traversé à différentes reprises dans les émanations de gaz des espaces saturés d’algues vertes en décomposition en divers lieux de Bretagne, notamment à Saint-Michel-en-grève et dans la baie de Douarnenez. Sans autre problème que l’odeur très désagréable. Je pense qu’il faut subir ces gaz plus longuement pour en subir des effets réellement délétères.

      Cela dit, la présence de ces algues est un scandale directement lié à la permissivité accordée par les élus et la justice aux exploitants d’élevages industriels. Non seulement le nombre des animaux n’a pas baissé, mais, notamment sous la pression de la FNSEA, il a même augmenté dans certaines exploitation sous prétexte de dispositifs d’assainissement totalement bidon.


    • pemile pemile 24 novembre 2020 13:40

      @Fergus « Je pense qu’il faut subir ces gaz plus longuement pour en subir des effets réellement délétères. »

      Non, à certaines concentrations c’est létal en 1 minute et peut entraîner des pertes de connaissance en quelques secondes.


    • pemile pemile 24 novembre 2020 13:55

      @Fergus « sans autre problème que l’odeur très désagréable »

      PS : tant que vous le sentez, c’est que la concentration est assez faible, pour des teneurs élevées il y a paralysie des centres nerveux olfactifs et anesthésie de l’odorat.


  • CN46400 CN46400 23 novembre 2020 11:50

    Et les algues vertes en Bretagne, on en pense quoi ?


  • Abou Antoun Abou Antoun 23 novembre 2020 14:50

    On vient de voir quelque chose comme ça en médecine. Il faut en moyenne deux généralistes contemporains pour remplacer un vieux de la vieille. Résultat impossible de trouver un nouveau référent quand votre médecin de famille prend sa retraite.

    Dans quelques spécialités médicales c’est la même chose (dermato.).


  • Buzzcocks 23 novembre 2020 16:23

    J’ai un cousin ingénieur qui après 2 ans chez l’edf suisse en a eu marre des ordinateurs, il a monté un projet très peu d’argent. Avec quelques vaches, il produit du fromage qu’il vend localement dans le Doubs. Je ne le vois plus mais ses parents m’ont dit qu’il était heureux et que ça marchait bien.

    Une cousine, style punk à chien, s’est rangée, et elle, a aussi monté un élevage mais de chèvres en Corrèze, avec le même modèle, faire un fromage qu’elle vend localement, et pareil, elle est heureuse comme tout. Son père qui a eu une brillante carrière et qui était super inquiet pour sa fille qui vit en sauvageonne, s’est mis à pleurer quand il a vu la vidéo « marion est ses chèvres » sur youtube. Il a voit sa fille heureuse qui a trouvé sa voix.

    Bon, les deux ne seront jamais des multi millionnaires comme cette crapule de Xavier Belin (paix à son âme) mais ils sont heureux dans ce qu’ils font, ils bossent beaucoup mais avec passion.

    Mais voilà, ils n’ont pas des élevages de 25 000 poules pondeuses, ou 10 000 vaches pour produire du méthane. Ils sont restés modestes et vendent sur les marchés..... et pas à hypermarchés.


  • sylvain sylvain 23 novembre 2020 18:05

    .l’agriculture est un des seuls domaines ou la france exporte plus qu’elle n’importe .C’est cependant effectivement une belle connerie, on est concurrentiels que grace aux subventions . Mais sortir de cette logique c’est réorganiser toute la filière agroalimentaire , et c’est pas le chemin qu’on prend, pas du tout . Ils se prépare de grandes choses dans l’agriculture industrielle, notamment le passeport phytosanitaire qui est en route...


    • velosolex velosolex 24 novembre 2020 01:02

      @sylvain
      L’exportation est massive mais laisse des dégâts incommensurables.
      Les poulets de batterie obtenus au terme d’un productivisme dingue sont vendus à bas cout sur des marchés étrangers, comme la chine le Brésil ou l’Afrique.
      Là ils laminent les production des indigènes qui ne peuvent s’aligner, et vont gonfler le flot de migrants, déversant sur nous. 
      Le prix de vente est ridicule. Le nombre d’unités vendus fait la marge. Mais le prix de revient ne tient pas compte des dégâts sur l’environnent, qu’il faudra restructurer partiellement avec les milliards de la collectivité, des routes abimées par le fret, de la pollution engendrée...Etc...
      Une autre production est bien sûr possible, qui respecterait la terre et les travailleurs, ainsi que les animaux, mais déconnectés de ce marché insensé qui voit des poulaillers de 400 000 volailes générer leur fiente, et tout ce qui en dégouline


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam 24 novembre 2020 01:15

      @velosolex
      non pour les pouluets ca à changé et il y a un petit bout de temps, il faudrai que je te retrouve l’article, mais tu a raison à l’époque c’etais scandaleux.
      Il y a aussi plusieurs pays d’Afrique qui désormais se protegent contre ce genres de dumping sauvage en interdisant de deverser les surplus (autres) de l’UE (et d’ailleurs, Brezil etc..)
      pour les elevages en immenses batteries, la nous sommes d’accord c’est une folie à tout points de vue, c’est ca l’ue la concurence effrénnée de tous contre tous, donc le résultat est la au bout.


    • sylvain sylvain 24 novembre 2020 18:16

      @Ouam
      l’elevage de poulets n’a pas changé . En bio c’est de pire en pire, il n’y a même plus de limitation systématique de taille, des traitements antibiotiques sur l’ensemble du cheptel jusqu’à trois fois par an...


  • sylvain sylvain 23 novembre 2020 18:11

    L’article présente tout les agriculteurs comme de pauvres bougres qui ne se paient pas . Encore une fois il est totalement faux de présenter les agriculteurs comme un tout uni . Certains sont aujourd’hui à la tête de millions d’euros de capital et se dégagent de très bon revenus

    N’est pas non plus abordé la principale cause de la non reprise des exploitations : elles valent trop chères, seul les enfants peuvent reprendre . De nombreuses personnes souhaitent faire de l’agriculture, mais peu d’entre eux ont le million d’euros nécessaire en moyenne a la reprise d’une ferme . Bizarrement ceux là font autre choses que faire pousser de patates 


    • velosolex velosolex 24 novembre 2020 00:54

      @sylvain
      De toute façon la Safer, fait la pluie et le beau temps et ne privilégie surement pas la création de petites exploitations bio, mais le rattachement à des grands domaines déjà existant. Ce qui fait que des petits entrepreneurs ne peuvent acheter du foncier. 


    • sylvain sylvain 24 novembre 2020 18:09

      @velosolex
      la safer est une mafia tout simplement . Pour qui l’a régulièrement prariqué c’est évident . Heureusement elle est sensée suivre des principes assez claires et vertueux, et en se battant on finit souvent par trouver quelqu’un qui veut les appliquer


  • I.A. 23 novembre 2020 18:55

    ... Ce serait un pays-sans, donc.

    Le vrai danger, ce serait de passer à côté du bio, y compris pour l’élevage.

    Dans la charcuterie, nous restons très compétitif, non ?

    Peut-être aussi demander à l’état de remettre le cochon dans les cantines et les réfectoires des administrations. Les religions nous emm...

    Quand j’étais gosse, il y en avait...


  • ETTORE ETTORE 23 novembre 2020 19:22

    Ce qu’il y a de bien avec une lamentation, c’est qu’elle semble couvrir les besoins de tout le monde !

    Quand vous parlez des « riches » paysans, on vous rétorque que les suicides sont légions,....quand on vous parle des suicidés, on vous déroule les ha à foison que certains exploitent à perte de vue.

    Ce que je vois dans mon coin, c’est que les élevages grossissent de plus , et que les terres, une fois les récoltes effectuées, doivent absorber une quantité de plus en plus impressionnante de lisier et autres merdes d’élevages de poules.

    Alors, à chaque nouvelle structure d’élevage, se dresse une belle maison toute neuve, soit, le fruit du travail acharné, sans doute, ou des prêts consentis, noyés dans le financement global de l’exploitation.

    On as du mal, à écouler notre lait, et pourtant les fermes grossissent à vue d’oeil, (je pense que les aides aussi )

    Peut être qu’à un moment faudrait arrêter de pousser au sur-élevage, faire miroiter des gains à ceux qui signent ce contrat piégeux .

    La FNSEA n’est pas innocente dans tout cela, même malhonnête....

    Les coopératives laitières peut être tout autant.

    Quand on vous parle de lait de vaches en plein air....

    Tiens depuis que cela fleurit sur les bouteilles de lait, les vaches sont dehors 1 jours par mois. Cela doit suffire à avoir un lait de plein air à faire jalouser celles qui ruminent au vert dans les alpages !


  • Citoyen de base 23 novembre 2020 22:35

    La terre est trop précieuse pour être laissée aux paysans.


  • captain beefheart 23 novembre 2020 22:54

    Tournons le regard vers la Russie,un pays où les OGM n’ont pas le droit de pousser,ainsi que beaucoup de NGO’s.

    Ils travaillent dur dans le domaine de la cyber-agriculture comme démontre bien ce vidéo.

    https://youtu.be/8HZ4DnVfWYQ

    L’avenir c’est l’élevage de drones,la relation homme/femme à la terre,c’est du passé,nous serons les clones de Trump et Macron.


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