samedi 19 octobre - par Jean-Pascal SCHAEFER

Comment enrichir la communauté nationale tout en faisant de considérables économies d’énergie ?

Avec des taux exceptionnellement bas, le soutien à la rénovation énergétique à grande échelle n'est plus une option moralement soutenable, c'est une opération financière bénéfique pour tous.

Comment faire tomber la consommation d’énergie, en faisant gagner de l’argent à l’Etat, aux citoyens et en créant moult emplois ?

Très facile : on modifie légèrement l’actuel éco-PTZ, et on prolonge sa durée maximale de 15 à 30 ans.
Voilà, c’est fini. Convaincant, non ?

Bon, j’imagine que vous voulez en savoir un peu plus. Alors, engagez la lecture, et surtout, allez jusqu’à son terme !

Où faire porter l’effort, sur les bâtiments neufs ou sur les bâtiments existants ?

Le bâtiment à lui seul représente plus de 40% des consommations d’énergie en France.

Au sein de ce secteur, 2/3 des consommations concernent les logements, et le tiers restant les bâtiments tertiaires.
Si nous nous concentrons sur les logements, les constructions neuves représentent entre 300 et 400.000 unités par an. Le parc existant représente plus de 30 millions de logements, soit environ 100 fois plus.

Aujourd’hui, la réglementation thermique concerne essentiellement le neuf.

Or, si l’on ne compte que sur le neuf, et en faisant l’hypothèse que le neuf remplace l’ancien, il faudrait quasiment un siècle pour passer le parc en basse consommation d’énergie !

En finir avec les « petits gestes »

Soyons clairs : il ne s’agit pas de faire des « petits gestes » pour économiser l’énergie. Ces gestes sont sympathiques certes, mais se traduisent par un impact médiocre : moins 10%, moins 20 %...tout cela est anecdotique.

On entend beaucoup moins ces temps-ci le fameux « facteur 4 ». Ce terme, populaire à l’époque du Grenelle de l’Environnement, traduisait une ambition de diviser par 4 les consommations d’énergie.

Peut-être aussi manquait-il de réalisme ? A mon sens, le terme lui-même est inapproprié. Nous devrions davantage parler de « diviseur 4 ». L’heure n’est plus aux atermoiements, il faut des actions qui percutent.

J’ai eu l’occasion d’assister à de surréalistes réunions où les ambitions du Grenelle étaient toujours reportées dans le futur, faute de les respecter dans les échéances prévues. Le court terme gagne contre le long terme, la fin de mois se moque bien de la fin du monde.

Au niveau des citoyens eux-mêmes, soyons clairs : les petits gestes enquiquinent tout le monde ; couper l’eau quand on se brosse les dents ne révolutionne rien.

Parfois même, je sais que j’ai pu faire vivre l’enfer à ma famille, en suivant de façon détaillée nos consommations domestiques : « comment, tu as encore pris un bain ? ». Sans que les choses ne changent fondamentalement.

A votre avis, quand un champion de saut à la perche veut battre un record, il vise juste au-dessus, ou il se prend une marge ?
Donc, c’est d’accord ? Mettons-nous en route vers le diviseur 4 !

Comment faire baisser radicalement la consommation des logements ?

Cette question se résume en deux mots : « logement passif ».

Même si les origines sont plus anciennes, depuis la fin des années 90, le label « maison passive » a été finalisé par le PassivHaus Institut à Darmstadt en Allemagne. Il est décerné à des maisons qui ne consomment pratiquement aucune énergie pour le chauffage, et très peu pour le reste des consommations.

Avec une rénovation passive, il est possible de consommer environ quatre fois moins qu’un logement existant. Tout dépend évidemment du point de départ : la performance sera bien plus forte si l’on part d’un logement non isolé que si l’on part d’un logement bien isolé, avec des doubles vitrages récents…

Ainsi, si l’on veut vraiment se mettre en marche vers un diviseur 4, il faut viser le niveau de consommation d’un logement passif.
Accessoirement, un tel logement est aussi adapté aux canicules estivales, car il permet de refroidir le logement avec moins d’énergie qu’un logement traditionnel.

Il faut naturellement tenir compte des bâtiments à caractère patrimonial, pour lesquels une solution d’isolation par l’extérieur est délicate. On pourrait se dire qu’entre la survie de l’espèce et la préservation du patrimoine, un arbitrage douloureux pourrait être fait, mais bon…

Pour ces bâtiments, un niveau un peu moins ambitieux pourrait être imaginé (« basse énergie », par exemple.

Comment gagner de l’argent en économisant de l’énergie ?

Comme dirait Orelsan, Simple, Basique.

D’un côté, on fait des travaux d’économie d’énergie.

De l’autre, on réalise des économies d’énergies (mesurables et mesurées) à la suite de ces travaux.

Si les économies annuelles sont supérieures aux dépenses d’investissement (par exemple, pour payer le crédit des travaux), on est gagnant.

Or, les travaux les plus efficaces, et notamment les travaux d’isolation, ont souvent un temps de retour long, en général entre 20 et 30 ans.

Par conséquent, si l’on veut pouvoir gagner dès la première année, il suffit de pouvoir bénéficier d’un prêt à taux zéro sur une durée supérieure ou égale au temps de retour.

Comment l’Etat peut-il devenir plus riche, tout en engageant une politique de décroissance des consommations d’énergie ?

Aujourd’hui, les taux souverains à 30 ans sont à 0,6 %. Pas encore en territoire négatif, mais pas loin.

En imaginant que l’Etat mette en place des prêts à taux zéro pour rénover les logements sur une durée de 30 ans, l’opération serait rentable pour le pays. Cela aurait pour conséquence une augmentation des recettes de TVA liées aux travaux, une forte baisse des importations d’énergie. Sans même parler de l’amélioration du niveau de vie des ménages, et de l’activité économique dans le secteur du bâtiment…

L’éco-prêt à taux zéro en performance globale : un outil quasiment à l’abandon, qui pourrait être le fer de lance d’un vaste programme de rénovation ?

Les éco-prêts à taux zéro en format « travaux d'isolation ou d'installation d'équipements », proposés pour la rénovation des logements, ont remporté un certain succès. Sauf que ces programmes ont un impact sur la consommation des logements de l’ordre des « petits gestes », car ils ne proposent pas une approche globale.

J’isole mes murs sans isoler mes fenêtres, et c’est parti, je bénéficie du prêt. Malheureusement, le résultat final sur mes consommations, et donc sur ma facture, est souvent modéré.

Il existe un autre éco-PTZ, bien moins connu (il représente moins de 1% des éco-PTZ), visant une « amélioration du niveau de performance énergétique globale ».[1]

L’objectif du prêt est de réaliser au minimum 35 % d’économies de consommation en énergie primaire [2].

Peu ambitieux, rien à voir avec du passif. Et surtout, il est plafonné sur une durée de 15 ans, ce qui est trop court pour que les travaux les plus efficaces soient rentables.

Enfin, il est plafonné à 30 000 €, ce qui est parfois insuffisant.

En résumé, nous avons avec l’éco-PTZ en performance globale un outil intéressant. Mais pour le rendre opérationnel, plusieurs conditions sont nécessaires :
• En augmenter le plafond pour atteindre 40, voire 50.000 €,
• En augmenter la durée, pour l’étendre à une durée de 30 ans,
• Préciser, selon le type de bâtiment (patrimonial ou pas), la performance à atteindre : passif ou basse énergie,
• Et enfin, simplifier le nom de ce prêt, du style « prêt rénovation passive ».
Arrivés à ce stade, vous imaginez bien que rien ne se passera si l’on s’en tient là.
Une des autres pièces de ce puzzle est la mise en place d’une forte incitation à l’action.

Le passage à l’action : la piste de l’obligation ?

D’entrée, j’exclus les incitations sympathiques, les suggestions cordiales. On voit bien qu’elles n’ont rien donné de sérieux.

Il y a quelques années, l’association Negawatt avait proposé l’obligation suivante : rénover en très basse consommation à l’occasion de la vente des logements. Cette idée tient compte du fait qu’en moyenne, un logement se vend tous les 7 ans. La remise à niveau du parc pourrait donc se faire assez vite. C’est plutôt sur le financement et sur le phasage des opérations que cette proposition montre ses lacunes. Si c’est le vendeur qui doit mettre son logement à niveau pour vendre, il n’est pas certain de s’y retrouver au moment de la vente (aujourd’hui, on regarde davantage le prix du m² des logements que leur niveau de consommation). Si c’est l’acheteur, le contrôle de la réalisation des travaux risque d’être complexe, car il souhaite naturellement y habiter le plus vite possible.

Negawatt a proposé que le crédit se transmette avec le bâtiment. Pour que cela réussisse, il faudrait que l’on créée un nouvel élément obligatoire à la vente, le montant des consommations d’énergie du logement estimées en € (et non le classique DPE, basé sur des consommations conventionnelles, donc peu tangibles).

On imagine bien que politiquement, l’obligation de rénovation lors de la vente risquerait d’avoir un prix très élevé pour les élus.

Vers une incitation musclée ?

Il me semblerait plus opérationnel de mettre en place un programme basé sur du long terme, plus facile à accepter, et s’appuyant sur un système de bonus/malus.

Il faudrait en premier lieu généraliser la méthode de calcul des consommations réelles (la norme européenne EN 13790 pour les connaisseurs).

Ensuite, pour chaque logement, on reprendrait la consommation effective sur la base des données des fournisseurs d’énergie.

Mettons qu’aujourd’hui, la consommation moyenne des logements français soit de 200 kWh par m² et par an (en énergie finale), et que l’on se fixe l’objectif d’atteindre le niveau de 50 kWh par m² et par an.

Dès 2020, les logements consommant plus de 200 kWh annuels par m² seraient affectés d’un malus, alors que tous les logements inférieurs à 50 kWh annuels par m² bénéficieraient d’un bonus. Les logements entre les deux resteraient dans la zone neutre, sans bonus, ni malus.

Chaque année pendant 15 ans, on ferait diminuer le niveau à atteindre de 10 kWh. Le niveau neutre passerait à 190 kWh/m² par an en 2021, 180 en 2022, etc.

En réglant convenablement le niveau de taxation, les propriétaires seraient incités à effectuer les travaux, sachant que la perspective serait claire : ceux qui ne font rien sont pénalisés.

Ainsi, en 15 ans, la situation évoluerait radicalement. Bien entendu, chacun s’en porterait mieux : moins de pollution, moins de consommation, moins de dépenses.

Enfin, concernant les logements loués, l’opération est tout à fait jouable. En effet, il suffirait de permettre aux propriétaires de répercuter les économies d’énergie à 100% sur le loyer.

Aujourd’hui, c’est possible à 50%, et avec des conditions pas toujours simples à mettre en œuvre.

Comment compenser la perte de surface des logements en cas d’isolation par l’intérieur ?

Dans de nombreux cas, l’isolation par l’intérieur sera inévitable. L’épaisseur de l’isolation se calcule au cas par cas. Prenons un appartement haussmannien de 100 m², avec une façade de 10 m côté rue et de 10 m côté cour, les deux autres côtés étant mitoyens.

Si l’on doit isoler avec 25 cm d’isolant, on va donc perdre 0,25 x 10 x 2 = 5 m² de surface. A Paris, à 10 000 €/m², ce sont 50 000 € de valeur du logement que l’on perd ainsi.
Il faut y rajouter les travaux de second œuvre (prises électriques, déplacement de cuisines équipées…).

Aujourd’hui, sachant que l’on dispose de données fiscales très précises pour les prix de vente des logements, on pourrait imaginer affecter une partie du bonus présenté ci-dessus à la compensation de ces pertes de valeur.

Le graal énergétique ?

Avec ces éléments, pourquoi un tel dispositif n’existe-t-il pas déjà ?

Car il s’agit d’assembler deux éléments :
· Un prêt à taux zéro (évidemment ouvert à tous), au montant, à la durée et à l’exigence étendus
· Un plan de long terme basé sur un bonus/malus en fonction de la consommation d’énergie réelle des logements.
En contrepartie, le pays peut entrer dans une démarche d’ensemble lui permettant de renforcer opérationnellement sa lutte contre le changement climatique, sa résilience par rapport aux chocs énergétiques prévisibles, augmenter le niveau de vie des citoyens, créer des milliers d’emplois dans le secteur du bâtiment.

De façon opérationnelle, on pourrait imaginer la création d’un organisme public national dédié, dans l’esprit de la KfW allemande, qui gérerait le fonds consacré à la rénovation énergétique, et veillerait à l’atteinte des résultats.

Action Européenne, action locale ?

Sur le plan Européen, le pacte finance-climat est une très belle initiative, qui pourrait contribuer à réaliser cet objectif, et qui repose sur deux idées principales : la transformation de la BEI en banque du développement durable et la mise en place d’un impôt européen spécial de 5% sur les bénéfices. Cette initiative comporte une dimension large, incluant agriculture, transports…. Elle mérite d’être soutenue, même si l’on peut craindre qu’elle ne se heurte aux intérêts nationaux, dans un contexte où l’unanimité est requise.

Sur le plan des collectivités locales, il semble difficile d’agir avec des moyens significatifs, et d’autant plus à l’heure où les municipalités perdent le contrôle de la taxe d’habitation. Il a toutefois des initiatives, telles que Mireio en Occitanie, qui méritent d’être soulignées.

Et nous, on commence aujourd’hui ?

J’aurais pu m’arrêter là, et en rajouter une couche sur l’éternelle imprécation sur l’incapacité de l’Etat à agir, la puissance des lobbies, etc.
Je persiste à penser que la mise en place du dispositif décrit plus haut serait bienvenue.
Mais en attendant que le message soit entendu en haut lieu, en tant que lecteur de ce texte, vous êtes en capacité d’agir à votre propre niveau. Voici ce qu’il vous reste à faire.

Prenez vos factures d’énergie, électricité, gaz en particulier. Calculez combien de kWh vous consommez par an, et quelle est votre facture d’énergie. A partir de là, vous déterminez le prix moyen de votre kWh.
Vérifiez ensuite combien vous consommez de kWh par m² (valeur A),
Prenons maintenant un objectif de consommation d’électricité finale de 50 kWh, atteignable en passif (valeur B).

En effectuant le calcul : prix moyen du kWh x surface habitable x (B-C), vous obtenez en première approche l’annuité maximale que vous pourriez payer pour un crédit qui vous permettrait de rénover votre logement en passif sans impact sur votre trésorerie.

A partir de là, prenez votre durée maximale d’emprunt, multipliez par l’annuité calculée ci-dessus et vous obtenez le montant que vous pouvez mobiliser pour des travaux de transformation passive de votre logement. Même en l’absence d’éco-PTZ, vu les taux bancaires actuels, vous pouvez rentabiliser facilement une telle opération.

Il ne vous reste plus qu’à contacter un bureau d’études thermiques, ayant des références en matière de bâtiment passif, en lui demandant un devis pour faire l’étude de transformation de votre habitat en logement passif.

Et enfin, commentez, partagez, donnez un large écho à cet article !

 

[1] Le calcul de cette amélioration est réalisé par un bureau d’études thermiques. Face à un prêt de 30 000 €, le coût de l’étude va généralement représenter moins de 1000 € en regard d’un crédit de 30 000 €.
[2] L’énergie primaire est l'énergie générée sur le lieu de production : électricité et chaleur dans le cas d'une centrale électrique de source fossile ou nucléaire.
L’énergie finale est l'énergie utilisée sur le lieu de consommation. C’est celle que vous pouvez relever sur votre propre compteur, et c’est finalement celle qui va intéresser le consommateur.
Pour l'électricité, le dégagement d'énergie inutilisée sous forme de chaleur dans les centrales amène à considérer qu'il y a une perte énergétique. Par convention, pour l'électricité, on considère que l’énergie primaire représente 2,58 fois l’énergie finale. Pour les combustibles fossiles qui sont acheminés sur le lieu de consommation pour y être brûlés, les pertes liées au transport sont négligées dans les calculs. Dans leur cas, on considère que l’énergie finale est égale à l’énergie primaire.



54 réactions


  • San Jose 19 octobre 12:54

    Monsieur l’auteur,

    .

    Je vous enquiquine, pour être courtois. 

    .

    J’habite seul une maison ancienne que je n’ai nullement l’intention de quitter (elle me plaît et ma vie sociale/affective est autour) où rien n’est isolé ni chauffé sauf une grande pièce de 30 mètres carrés qui me sert de studio l’hiver, et qui est très bien isolée. Les autres pièces sont une bibliothèque, une grande cuisine où je cuisine pas et qui sert pour moitié de réserve à outils, et une chambre de passage occupée trois nuits par an. 

    .

    Je consomme en tout et pour tout 2900 kWh électriques par an, chauffage, eau chaude et cuisine compris, plus un à deux stères de bois provenant de mon propre taillis. 

    Si le chiffre vous surprend : je n’ai pas d’eau chaude et je chauffe à 16° le jour, 13 la nuit, du 1er novembre au 31 mars. Une robe de chambre par-dessus mes vêtements usuels me permet de reculer de 15 jours le chauffage, que sinon les années autres que 2019 je serais tenté de lancer dès le 15 octobre. 

    S’pliquez-moi, m’sieur, les économies et l’amortissement à prévoir smiley

    .

    Ce sont des choix « philosophiques », car même si mes moyens minimes s’amélioraient je ne les changerais pas. 

    .

    Vos idées énergiques focalisées sur un chiffre magique « 4 » semblent parfaites pour plonger dans la m.... financière le retraité à 770 euros nets que je suis, malussé dans votre projet s’il n’engloutit pas son petit capital résiduel au profit de ses héritiers. Je remercie bien les théoriciens de salon. 


    • foufouille foufouille 19 octobre 16:15

      @San Jose

      Le nauteur estime que le locataire devra payer plus cher son loyer.


    • Et hop ! Et hop ! 19 octobre 20:16

      @San Jose

      Un retraité qui vit avec les 700 EU du minimum contributif dépense 3 x moins d’énergie qu’un cadre gagnant 3 000 EU et vivant dans un logement hyper isolé, mais consommant et voyageant beaucoup. 

      Si il fallait mettre aux normes actuelles de la RT218 votre maison ancienne de 100 m2, il y aurait au minimum 80 000 EU de travaux, représentant au moins pour moitié de la consommation d’énergie (fabrication et transport des matériaux et des équipements, consommation d’ébnergie et de transport de la main-d’oeuvre, de ses machines, transport eet traitement desdéchets, etc..).

      Donc il faudrait dépenser actuellement 40 000 EU d’énergie supplémentaire pour économiser 1 000 EU d’énergie par an, donc il faudra 40 ans pour que le bilan soit positif. 

      Et si on construit un logement neuf et qu’on démolit la maison anvcienne, c’est encore pire.

      Il y a des travaux qui sont peu chers et très rentables énergétiquement, comme d’isoler au niveau des sous-sols et des vide-sanitaires, si c’est possible facilement.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 20 octobre 12:40

      @San Jose
      Tout d’abord, je tiens à vous rassurer : vous ne m’enquiquinez pas, bien au contraire.
      Votre observation amène plusieurs réflexions :

      1. chacun est libre de son mode de vie. Vous faites le choix d’une vie frugale, et c’est tout à fait respectable.
      2. néanmoins, force est de constater que la plupart de nos concitoyens ont des pratiques assez éloignées des vôtres. Les retours d’expérience montrent que la plupart de nos concitoyens choisissent de se chauffer à 21° et au-delà.
      3. Le diviseur 4 vient d’une réflexion simple : les petits gestes n’ont pas d’impact réel sur la consommation, et ne sont absolument pas en mesure de mettre fin au changement climatique en cours (qui peut d’ailleurs se traduire par endroits par des refroidissements locaux). Sans théories de salon de ce type (théories d’ailleurs mises en oeuvre à Bruxelles, où elles marchent plutôt bien), nous préparons à nos enfants et petits-enfants un enfer sur terre.
      4. Enfin, et nous sommes tous concernés, il arrive parfois que l’on doive quitter notre logement, notamment, ô joie, pour entrer dans un EHPAD à 3000 €/mois (il y a moins bien, mais c’est plus cher). Et là, à moins que nous n’ayons des enfants aimants et riches, si notre logement ne peut pas être loué à un bon prix car inconfortable ou coûteux à chauffer, les choses deviennent compliquées. Dans votre cas, quel que soit votre revenu, il existe des financements, type ANAH, mais pas seulement, qui pourraient vous aider à améliorer les choses. Je vous invite donc à vous renseigner.


    • San Jose 20 octobre 21:22

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      .
      Il est certain qu’en plaçant mes économies dans l’isolation pour accroître la valeur de ma maison, au lieu de me servir comme actuellement de ces économies en y puisant 200 euros par mois faute de savoir me débrouiller avec ma pension de 770, certes je n’y économiserais à peu près rien en chauffage, mais je serais plus honnête envers la société en ayant davantage à lui donner le jour venu en compensation du prix de l’éventuel futur EHPAD. 
      Bof...
      .
      Financement type ANAH : là, c’est au contraire la société qui paie l’accroissement de valeur de ma maison. Si c’est en prévision d’un capital pour un EHPAD, je ne vois pas trop l’intérêt financier au final pour la société !
      Et pour moi, aucun intérêt de déranger l’ANAH puisque je suis très bien comme je suis chauffé. 


    • nono le simplet nono le simplet 21 octobre 04:51

      @San Jose
      marrant !
      sarcastelle avait 2 ans de moins que toi, une meilleure retraite (900€) et 65 m² isolés ... t’as pas gagné au change smiley


    • leypanou 21 octobre 09:02

      @nono le simplet
      et cassini, 2 ans de plus ainsi que des centaines d’€ en plus, une voiture, une moto et un ULM smiley


    • Aristide Aristide 21 octobre 10:02

      @San Jose

      et ben voilà, on comprend mieux votre acrimonie ...


    • San Jose 21 octobre 10:17

      @leypanou
      .
      J’ai une 125 de 2016 et un ULM monoplace auto-construit en 2001. 
      Quel rapport avec le problème du coût d’une isolation :
      inutile au propriétaire qui se chauffe peu et a déjà isolé mais jadis et pas du tout aux normes actuelles.
       inamortissable de son vivant vu son âge.

      .

      Vous semblez me suggérer de vendre ces objets inconvenants pour un petit revenu, et qui se dévalorisent avec le temps, pour en mettre l’argent dans l’isolation dont je n’ai que faire, afin de grossir l’héritage que je laisserai. 


    • San Jose 21 octobre 10:24

      @nono le simplet
      .
      C’est correct. Il y a deux ans j’avais deux ans de moins.
      J’ai 840 et 770 après complémentaire de santé à 30% de rabais vu mon revenu.


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 19 octobre 16:24

    Comment gagner de la consommation d’énergie ?

    Installation d’un réacteur Pantone sur les chaudières à gaz ou au fuel ou au bois. Gain 30 % de conso sur des bricolages, on peut compter 50 % sur de l’industriel étudié au petits oignons.

    L’installation de générateur de gaz HHO donnerait le même genre de gain mais avec quelques études supplémentaires.

     

    Comment gagner en pollution ?

    Installation d’un réacteur Pantone sur les chaudières à gaz ou au fuel ou au bois. Gain 80 % de pollu sur des bricolages, on peut compter 95 % sur de l’industriel étudié au petits oignons.

    L’installation de générateur de gaz HHO donnerait le même genre de gain mais avec quelques études supplémentaires.

     

    Comment réduire le prix des carburants de chauffage ?

    Suppression de la taxe sur les carburants inconstitutionnelle puisque violant l’article 13 des droits de l’homme de 1789.

     

    Comment l’Etat peut-il devenir plus riche ?

    L’un des problèmes majeur est l’impôt qui pèse sur les Français :

    L’impôt en est à 62 % de ce que dépense un employeur pour un salarié. Il y a quand même quelque chose qui ne va pas.
    En plus les parents de famille nombreuse sont dépouillés de la retraite qui aurait pu être la leur si on en était resté au soutien des parents par les enfants.

    Si le salaire net est à 50 000 euros et la Taxe sur le travail = 82 % du salaire net, le salaire versé par l’employeur est de 50 000*(1+0,82) = 91 000 euros.

    On peut donc écrire :

    Salaire versé 91 000 euros 

    Salaire net 50 000 euros

    Impôts sur le revenu = 4500 euros

    Impôts locaux = 3700 euros

    Reste à dépenser = 50 000 - 4500 - 3700 = 41 800 euros

    Si tout est dépensé, on enlève encore 20 % de TVA soit 41 800*0,1666 = 6 966 euros

    La somme véritablement gagnée est de 41 800 - 6966 = 34 834 euros

    Somme de tous les prélèvements obligatoires : 91 000 - 34 834 = 56 166 euros.

    Les prélèvements obligatoires sont donc à 56 166 / 91 000*100= 61,72 % du salaire versé par l’employeur.

    Sans compter la taxe sur les carburants qui est à plus de 235 %.

    Avec un calcul rectifié par les 61 % que paie un boulanger quand il me vend le pain, , à partir de 34 834 euros de pouvoir d’achat, on peut considérer que le vrai pouvoir d’achat ne devrait plus être que de 13 585 euros (34 834 € – 61 % de taxes incluses dans le prix de vente )
    91 000 – 13 585 = 77 415
    L’Etat prend donc 77 415/91 000 = 85,07 %


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 20 octobre 12:51

      @Daniel PIGNARD
      Bonjour,
      Auriez-vous des liens vers des études scientifiques à nous proposer concernant les résultats des moteurs Pantone ?
      Par ailleurs, le sujet impôts mérite peut-être aussi de voir ce qui revient aux citoyens sous forme de services gratuits : santé, éducation, routes... Dans des pays comme les USA, les impôts sont moindres, mais passer à l’hôpital est une angoisse pour les citoyens. J’ai moi-même pu m’apercevoir à quel point faire soigner une simple angine pouvait être hors de prix.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 20 octobre 15:28

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      Voilà quelques liens sur le réacteur Pantone comme demandé

       

      https://www.econologie.com/file/moteur_pantone/Conference_C.Martz_Harze_CIFE C_fev_08.pdf

      Sur le rapport résumé de C. Martz, Voir en fin de page 5 :

      « La dépollution (sur les polluants mesurés) est remarquable : en effet, il ne reste plus que du CO2 (6% vol. maximum) dans une proportion environ inférieur à la moitié de la proportion attendue théoriquement dans le cas de la combustion d’essence (14% vol environ). Une fois le procédé réglé, les gaz d’échappement sont respirables. »

      https://www.econologie.com/file/moteur_pantone/Resume_PFE_CM.pdf

       

      Le Pantone présenté par le site Quanthomme :

      http://quanthomme.free.fr/pantone.htm

       

       

      Les tracteurs 22 ; 23 et 24 montés par Gillier qui a inventé le bulleur à eau traversé par l’échappement.

      http://quanthomme.free.fr/pantone/realisations/FrancePMC3.htm


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 20 octobre 15:45

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      Faire confiance à l’Etat pour ces choses alors qu’ils trichent tous, non, terminé.

      Il nous prend 82 % du salaire net pour santé, retraite et chômage pendant 40 ans et paie une retraite pendant 15 ans environ, un prix de santé qui vaut peut-être aux alentours de 2 ans de retraite et un chômage aux alentours de 2 ans aussi. Conclusion : L’Etat vous pique 82 % de 40 ans de salaire net et vous redonne 82 % de salaire net sur 19 ans de salaire. Où passe le reste ?


    • foufouille foufouille 20 octobre 16:34

      @Daniel PIGNARD

      C’est 50% du salaire brut.


  • joletaxi 19 octobre 16:56

    comme c’est beau... c’est écologique, non c’est magique, comme tout ce que propose la secte verte

    des études réalisées en Allemagne, qui corroborent d’autres faites en Angleterre et aux USA montrent que dans le monde réel(kezaco ? celui où vivent la vulgate en GJ), les estimations de conso des logements avant mise aux normes d’isolation sont systématiquement majorées de 30% et que d’autre part, les économies vraiment réalisées sont elles aussi majorées de 30 %

    cela me rappelle un chantier où dans une maison neuve toute électrique, l’isolation avait été poussée au maximum des possibilités de l’époque, avec des épaisseurs d’isolation même plus élevées que la norme actuelle.

    Le propriétaire était un général retraité de +/ 70 ans.Ce premier hiver avait été tout à fait déréglé, et jamais la t° dans les pièces à vivre n’a atteint 17°

    La firme promotrice n’y a pas survécu, alors la maison passive....

    Il y a une autre solution, simple, qui était d’ailleurs celle envisagée au départ, avoir un parc nucléaire performant, des barrages pour la régulation des pointes, et au final un kw à un prix dérisoire, permettant aux gens ( le vulgus pecum en GJ) de s’équiper à peu de frais,et de se chauffer pas cher

    Mieux, pour ceux équipés de chauffage central, une réserve tampon d’eau chaude à partir de courant de nuit (comme la secte verte veut interdire l’éclairage public, autant seservir des capacités libérées, et inemployées pour chauffer à prix dérisoire les habitations

    et puis il y a le gaz de schiste, on en a sous les pieds,des petits trous, et Mme Michu peut enlever ses 2 pulls, et ses moufles tricotées pour sa maison passive.

    En attendant, déjà en Allemagne, 600.000 ménages ne peuvent plus se chauffer

    Ah ben non alors, c’est pas inscrit au psaume 28 de la petite bible verte ?

    En attendant, déjà en Allemagne, 600.000 ménages ne peuvent plus se chauffer

    même moi, je commence j’ai mis la piscine à 24 au lieu de

    , c’est vraiment la crise


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 20 octobre 13:08

      @joletaxi
      Votre remarque sur les estimations de conso est à l’origine de mon article. Oui, les consommations dites « conventionnelles » correspondant rarement aux consommations réelles.
      Ce n’est pas la même chose en logement passif, où seuls les chiffres réels comptent. Vous avez un exemple très concret ici.
      Pour le nucléaire, les exemples récents sur le dérapage du prix de l’EPR ne sont pas de nature à rassurer sur cette filière. Dans tous les cas, le but n’est pas d’augmenter la production, mais de la réduire, non ?
      Le tarif de nuit correspond d’ailleurs à un système inventé dans un contexte où la capacité de modulation de puissance des centrales étant réduite, il était avantageux de favoriser une consommation nocturne. Aujourd’hui, cela semble moins se justifier. Dans tous les cas, pourquoi consommer si ce n’est pas nécessaire ?
      Même problème pour le gaz de schistes. Faut-il consommer si l’on peut s’en dispenser ?
      Enfin, si en Allemagne, des ménages ne peuvent plus se chauffer (avez-vous la source de l’info), c’est de toute évidence parce que leurs maisons ne sont pas passives...


    • foufouille foufouille 20 octobre 14:27

      @Jean-Pascal SCHAEFER

      Ce sont des locataires allemands pauvres, trop dur à comprendre.


    • San Jose 20 octobre 21:29

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      .
      Citation  : Dans tous les cas le but n’est pas d’augmenter la production [d’électricité] mais de la réduire, non ? 
      .
      Non, pas si elle est décarbonée, car alors à quoi bon ? 
      .
      Citation  : Si en Allemagne des ménages ne peuvent plus se chauffer, c’est de toute évidence parce que leurs maisons ne sont pas passives...
      .
      A, ça, c’est certain ... !
      Parce qu’avant de payer comme propriétaires ou locataires une maison passive, ils penseraient d’abord à se payer du chauffage là où ils sont déjà. Vous faites de l’humour sans y songer (mais Foufouille et l’humour font deux !)


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 20 octobre 22:03

      @San Jose
      Si vous réduisez votre conso, que la production soit carbonée ou non, il me semble que vous serez responsable de moins d’émission de carbone.
      Et si l’on parle du nucléaire, je m’interroge sur la question des déchets. A ma connaissance, on n’a toujours pas de solution à long terme. Le stockage en profondeur a été essayé en Allemagne, et les conteneurs ont fui, cela a été un désastre.
      Concernant la précarité énergétique, j’ai pu visiter des logements sociaux passifs à Bruxelles en Belgique. Leurs occupants étaient très modestes. Et ils n’avaient pas besoin de payer leur facture d’énergie, car ils n’avaient pratiquement pas de facture d’énergie.
      Même en France à Montpellier, j’ai visité des logements sociaux ayant fait l’objet d’une rénovation BBC (donc pas passive). Même avec cela, les occupants étaient ravis, car ils ont tous pu constater une forte baisse de la facture énergétique.


    • San Jose 21 octobre 10:46

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      .
      Vu la différence de prix entre kWh électrique allemand et français, le coût de 2,5 milliards annoncé par La Croix pour déblayer le site d’Asse sera remboursé en quelques semaines de consommation électrique allemande ? 
      Quoique cet argent intelligemment investi aurait permis de construire un petit bout des lignes reliant nord et sud de l’Allemagne à seule fin d’équilibrer la répartition du courant entre régions bien ventées et mal ventées ?


    • Yanleroc Yanleroc 23 octobre 23:10

      @merthin
      « Oui, ça me rappelle une scène de Peter Pan (Hook) où les enfant du pays imaginaire font un festin grâce à leur imagination parce qu’ils ont faim. ça rempli pas trop le ventre mais c’est effectivement sans limite »  smiley

      Tu peux rire tout ton saoul, les risques de s’ étrangler sont assez minces !

      Vivre de Lumière :
      Et oui c’ est possible !!


    • merthin 23 octobre 23:18

      @Yanleroc

      Et je parie que Nestlé ou Danone font tout leur possible pour que l’information ne soit pas divulguée. Sinon c’est la ruine smiley


    • Yanleroc Yanleroc 23 octobre 23:26

      @merthin, ne ris pas trop qd-même, on ne sait jamais !
      Continue de te détendre en regardant l’ extrait du docu pré-cité-20 mn quand-même..excellent matos !


    • merthin 23 octobre 23:33

      @Yanleroc

      oui, j’ai un faible pour les docu ricains avec un doublage de télé achat smiley


    • Yanleroc Yanleroc 24 octobre 00:44

      @merthin,
      « Je suis dans la recherche d’information que vous semblez posséder que je ne connais pas. »
      T’ es sûr ?..

      Un autre scientifique et non scientiste, prétend avoir vécu de Prana pendant 5 ans, daigneras tu prêter l’ oreille à Nassim Haramein  ?..

      ou bien à Gabriel Lesquoy ?..

      Non ? Alors laisse tomber, tout cela n’ est pas pour toi , tu n’ es pas prêt « petit personnage aigri  »,
      j’ ajouterais « suffisant » imbus de sa science et de lui-même et qui abuse de smileys comme un gosse ! Rhhooo..


    • merthin 24 octobre 09:12

      @Yanleroc

      «  prétend  »

      voilà, c’est ça. il prétend ! Expérience non reproductible et anecdote personnelle. Bien loin de toute démarche scientifique donc.


    • Yanleroc Yanleroc 24 octobre 12:02

      @merthin

      « Expérience non reproductible  »
      Expérience maintes fois reproduite !!
      Comment peut-on être borné à ce point ?!

      Tu es peut-être un cador dans ta partie, mais là tu te décrédibilises et te ridiculises, il te suffit pourtant de te renseigner, tu n’ es pas le seul scientifique au monde !
      Mais tu es plutôt du genre scientiste version zététicien, pas bon !

      D’ ailleurs c’ est assez savoureux de te voir t’ étriper avec Pémile ! (je te fais grâce du smiley).


    • merthin 24 octobre 12:08

      @Yanleroc

      « D’ ailleurs c’ est assez savoureux de te voir t’ étriper avec Pémile »

      Oh Un fan.
      Dites-moi, payez vous toujours vos factures d’électricité ?


    • Yanleroc Yanleroc 24 octobre 17:12

      @merthin
      Fan, pas vraiment, je suis allé faire un tour sur ton profil, mais sait-on jamais !
      Mes factures, ben pourquoi je ne les payerais pas ?
      Mais tu as raison, comme je vis sur mon bateau, je suis autonome avec éolienne et panneaux solaires, et quand je suis au port, l’ électricité (quand je l’ utilise) est comprise dans le loyer ! Aucune dette, jamais. Something else ?!


    • merthin 25 octobre 08:04

      @Yanleroc

      nop. je pensais que vous utilisiez un moteur à énergie libre...


    • Yanleroc Yanleroc 25 octobre 12:53

      @merthin, ça va venir, patience, mais si tu bossais aussi..


    • Yanleroc Yanleroc 25 octobre 13:00

      ..sur le sujet, ça irait + vite !

      En vérité, ça ne servirait plus à rien, les militaires avec leurs programmes spaciaux secrets (PSS) ont déjà mis la main dessus !

      Tout comme ils avaient grillé JPP avec la MHD !

      Je ne te mets pas de liens, tu ne les ouvres pas, au pire tu me ferais une crise, comme Lavau jadis !


    • merthin 25 octobre 13:11

      @Yanleroc

      « mais si tu bossais aussi »

      inversion de la charge de la preuve. un grand classique du charlatanisme
      Par conséquant, trouvez un autre pigeons et fichez moi la paix.


    • Yanleroc Yanleroc 25 octobre 20:43

      @merthin

      conséquent sans a !
      pigeon sans s !

      Je t’ ai dis, laisse tomber, les militaires US s’ en sont occupés, tu ne seras pas sur le coup, tans pis ! 

      L’ avenir appartient aux gens ouverts d’ esprit et curieux.

      ( Une piste, par charité, avec quelle énergie fonctionnent les « soucoupes volantes » ? Lavau n’ a pas su répondre, tu as ta chance..)

      Bon bon, je te laisse !


    • merthin 28 octobre 09:25

      @Yanleroc

      L’ avenir appartient aux gens ouverts d’ esprit et curieux.

      Peut-être... Mais pas à ceux sans rigueurs qui enjoignent les autres de prouver qu’ils ont tord. ça c’est la solution de facilité.


  • Et hop ! Et hop ! 19 octobre 20:20

    « Si l’on doit isoler avec 25 cm d’isolant, on va donc perdre 0,25 x 10 x 2 = 5 m² de surface. A Paris, à 10 000 €/m², ce sont 50 000 € de valeur du logement que l’on perd ainsi.
    Il faut y rajouter les travaux de second œuvre (prises électriques, déplacement de cuisines équipées…). »


    Vous mettez 25 cm d’isolant sur les murs d’un studio de 25 m2, il ne reste plus qu’une chambre.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 20 octobre 21:43

      @Et hop !
      25 m², c’est plus petit que 100 m², qui était mon exemple initial. En toute logique, sur un studio de 25 m², vous allez avoir environ 5 m² de mur extérieur à isoler. Si l’on prend nos 25 cm d’isolant x 5 mètres linéaires, ça nous fait 1,25 m², soit 6% de la surface.


  • Et hop ! Et hop ! 19 octobre 20:25

    Les logement qui sont très mauvais au point de vue thermique sont ceux contruits entre 1948 et 1984, ou ceux construits entre 1918 et 1939 dans le style moderne.

    Les immeubles anciens sont déjà des constructions à énergie passives, les méthodes de calculs du diagnostique thermique ne s’appliquent pas pour eux, il y a une autre logique que l’isolation.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 20 octobre 21:52

      @Et hop !
      Votre première observation est exacte, en gros, les pires logements sont ceux de la période 1948-1974, date de la première réglementation thermique.
      Ces bâtiments bénéficient de grandes ouvertures, de faibles épaisseurs de murs, de quasiment aucune optimisation énergétiques, car l’énergie était peu chère.

      Les méthodes de diagnostic sont adaptées à des matériaux dits modernes, dûment répertoriés, donc justement les bâtiments postérieurs à 1948.

      Pour autant, les immeubles anciens n’ont rien de passif. Ils sont généralement moins catastrophiques que ceux de la période dite des « trente glorieuses », mais cela ne les rend pas passifs pour autant. Je vous invite à regarder la page 7 du rapport de l’Ademe qui montre l’importance des dépenses de chauffage dans ces bâtiments.
      Ils doivent donc eux aussi être isolés fortement.


  • Aristide Aristide 21 octobre 09:56

    Et moi qui croyais qu’avec le réchauffement climatique, le chauffage serait de moins en moins utile ....

    Encore un article qui sait ce qu’il faut faire, voilà donc la solution magique, le PTZ à 30 ans et la division par 4 de notre consommation. Bon c’est facile mais .... Allons, plus de trois quart des habitants de la planète aspire à atteindre notre niveau de vie et bénéficier de ce qui va avec bagnoles, logements climatisés, de belles mégalopoles avec pleins de jolis transports et des millions de véhicules motorisés ... Je suis sur que les milliards de citoyens du monde sauront faire un PTZ sur 30 ans.

    Allons, sans remise à plat entière de notre vie, il n’y a aucune solution qui tiennent ou qui n’agissent que marginalement (*). Et comme tout le monde peut constater avec quel entrain nous souhaitons abandonner notre mode de vie et bien ... il faut plutôt se résoudre à vivre ave, en se parant de notre plus bel habit d’écologiste responsable qui vie dans le confort, prend sa bagnole et l’avion pour de très bonnes raisons, se climatise car il fait trop chaud et se chauffe car il fait trop froid, ...

    PS : J’aime bien l’idée du bonus-malus qui bénéficiera en priorité à ceux qui ont ou eut les moyens de s’isoler. 


    • Pere Plexe Pere Plexe 22 octobre 08:33

      @Aristide
      Il faut punir ces salopards de pauvres qui rechignent à s’endetter plus encore et s’obstinent,ces cons, à vivre dans des logements (pour les plus chanceux) inconfortables.


  • Désintox Désintox 21 octobre 15:22

    D’accord avec l’article. L’éco-PTZ devrait effectivement être porté à 30 ans pour que les gens soient en mesure de payer des travaux significatifs.

    Mais ça ne suffira pas. Il faut aussi que des procédés industriels permettent de massifier les travaux en réduisant les coûts. C’est le sens de la démarche « énergie sprong », qui nous vient des Pays-Bas.

    Par contre, si on continue avec les procédés actuels, on dépensera beaucoup d’argent pour rénover des bâtiments qui seront à nouveau qualifiés de « passoires thermiques » 15 ans après leur rénovation.

    La transition énergétique dans le bâtiment c’est l’énergiesprong plus le PTZ à 30 ans !


    • San Jose 21 octobre 17:44

      @Désintox
      .
      On devrait mettre en avant le caractère plus économique des travaux sur des gros bâtiments pour se débarrasser des maisons individuelles. 


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 23 octobre 08:58

      @Désintox
      Merci pour votre commentaire. Effectivement, energiesprong est une approche particulièrement pertinente, car économique et industrialisée. Elle vise d’ailleurs le niveau passif. Le film qui présente la démarche est un peu ringard, mais clair.
      Chez nous, avez-vous regardé la démarche Mireio, qui s’en inspire ?
      Ensuite, reste la question de l’adaptation au parc bâti. En tant que démarché industrialisée, Energiesprong s’adapte bien à des configurations de bâtiments eux-mêmes standardisés.
      Il restera à traiter les cas plus spéciaux (bâtiments haussmanniens, art déco, autres bâtiments patrimoniaux). Et là aussi, le partage des expériences et la standardisation seraient souhaitables.


    • Désintox Désintox 23 octobre 11:39

      @San Jose
      "On devrait mettre en avant le caractère plus économique des travaux sur des gros bâtiments pour se débarrasser des maisons individuelles. "

      Pas évident. J’ai même parfois l’impression que les économies d’échelle se font à l’envers.


    • Désintox Désintox 23 octobre 11:41

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      « Chez nous, avez-vous regardé la démarche Mireio, qui s’en inspire ? »

      Oui, c’est intéressant. Pour le moment, ça coûte toujours très cher, car on n’a pas franchi la phase de massification.
      Et dans le privé, les éco-PTZ sont limités à 15 ans, ce qui ne suffit pas.


  • Spartacus Spartacus 23 octobre 09:39

    Des idées gauchistes ecolo fascistes a la con..

    Rien de nouveau, des taxes, de l’étatisme et de la planification à la chinoise....

    Je vais supputer....

    On sent tout de suite derrière ces idées totalitaristes, le bobo fonctionnaire ou proche de l’état ou le subventionné qui vit de la gamelle de l’état.....

    Pas vrai ?

    1-la question «  Comment l’Etat peut-il devenir plus riche, tout en engageant une politique de décroissance des consommations d’énergie ? »

    Tout un schéma de pensée qui révèle la confusion de l’intérêt de la société et de l’état.

    L’important est que le consommateur soi plus riche pas l’état.

    2-La proposition de prêt à taux zéro. Un schéma de pensée de mensualisé à l’emploi a vie qui se fout de l’endettement individuel. Une pensée bureaucratique ou l’usine a gaz est conceptuelle.

    Créer un endettement individuel, est une contrainte qui empiète sur la liberté d’utiliser son argent comme on le veut.

    C’est un totalitarisme intello gauchiste totalitariste et directiviste qui prive de liberté et le libre arbitre de son propre argent. C’est forcer à prendre l’argent du steak ou de soin pour sauver ses enfants malades pour payer une chaudière parce qu’un technocrate a décidé que le logement était prioritaire dans la liste des besoins. 

    3-La taxe, ou le bonus malus, impôts, la bureaucratie, il n’y a qu’un fonctionnaire à tendance Marxiste pour sortir que cela va faire gagner de l’argent. 

    Ca appauvrit les consommateurs et les contraintes le prive de son argent pour ses choix personnels prioritaires qui ne sont pas forcément le logement.

    Les européens disposent de moins de pouvoir d’achat et sont plus pauvres que les Américains déjà a cause des taxes sur les énergies....

    C’es donc encore appauvrir les gens.

    4-Le totalitarisme intellectuel, qui veut s’immiscer dans la vie des gens et les considérer tous pour des cons et leur imposer son point de vue par les obligations et le directivisme étatique.....

    C’est toute l’écologie résumée....Un nouveau communisme.

    Au cas ou en France on aurait pas assez de taxes et de contraintes étatiques......

    Quelle idée de base à la con que de vouloir enrichir l’état en appauvrissant la société civile....


    • Désintox Désintox 23 octobre 11:38

      @Spartacus
      « Créer un endettement individuel, est une contrainte qui empiète sur la liberté d’utiliser son argent comme on le veut. »

      Pour une fois, je suis d’accord avec vous. C’est d’ailleurs le sens des propositions de Bernie Sanders qui veut abolir les dettes étudiantes ainsi que les dettes de santé, créées de toutes pièces par le néo-libéralisme aux USA.

      Par contre, pour mener à bien des rénovations énergétiques lourdes, le prêt à taux zéro est une bonne solution. En copropriété, il est lié au logement. En cas de vente de celui-ci, l’éco-PTZ fait partie de la transaction.

      Une rénovation efficace serait auto-financée : les économies d’énergies rembourseraient partiellement l’éco-PTZ sur 30 ans et le reste correspondrait à la prise de valeur du logement.

      L’objectif d’énergiesprong, c’est que les travaux puissent se faire sans subvention.

      Le problème, c’est de mettre en route la filière. Actuellement, les bailleurs sociaux commencent à s’engager. Heureusement qu’il y en a.


    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 28 octobre 11:39

      @Spartacus
      Dans vos propres profils sur Agoravox, vous définissez vos propos comme « des arguments et des faits. »
      Vous écrivez également que vous dénoncez « de manière musclée mais polie ».
      Sur ces bases-là, nous pouvons échanger.

      Il me semble en revanche que vous admettrez que des appellations de type « gauchiste », « écolo-fasciste », « porteur d’idées à la con », « totalitariste », « bobo fonctionnaire », « subventionné qui vit de la gamelle de l’état », « intello gaucho », « directiviste », « fonctionnaire à tendance marxiste », ne sont ni factuelles, ni argumentées, ni polies.

      J’imagine que certains qui lisent vos messages, à la suite de cela, considèrent effectivement qu’il peuvent se dispenser de vous envoyer un commentaire contradictoire.

      Je ne cherche d’ailleurs pas à contredire, mais à argumenter.

      Voici donc quelques éléments par rapport à vos différents points.

      1. Vous soulignez à juste titre que la question n’est pas celle de l’enrichissement de
      l’Etat mais celle des consommateurs (je dirais des citoyens). Ayant tout simplement fait le constat que l’Europe et les collectivités locales n’ont pas les moyens de faire avancer le sujet des économies d’énergie dans le bâtiment, c’est malheureusement à l’Etat de faire avancer la question de l’éco-PTZ en prolongeant sa durée. Je précise que cela ne lui coûterait rien, et donc rien au contribuable. Vous avez dû noter qu’à la fin de l’article, je propose d’ailleurs une action individuelle, car on peut aussi se dispenser de l’Etat et de l’éco-PTZ dans les conditions actuelles.
      Enfin, le titre de l’article est bien « comment enrichir la communauté nationale », il ne s’agit pas de l’Etat.

      2. Il me semble que les individus payent pour leur énergie, et de manière récurrente. Il s’agit donc, non pas de s’endetter pour le plaisir, mais de prendre un crédit dont le montant reste inférieur ou égal au montant de ce que l’on paye déjà pour son énergie. Sachant que le prix des énergies est plutôt sur une trajectoire d’augmentation (voir ici), substituer à une dépense qui augmente une dépense fixe plus faible apparaît raisonnable. Certes, on s’endette, mais ce n’est pas pour consommer, c’est pour investir, voire pour s’assurer contre un risque avéré. J’ajoute qu’en isolant en passif, cela permet de se dispenser de chaudière, car très peu d’énergie est requise dans un tel habitat.

      3. La question suivante est « comment peut-on faire agir les individus dans un monde contraint ? ». Dans la mesure où l’on admet qu’il y a un problème énergétique et climatique (et je peux tout à fait admettre qu’on le conteste, pour peu que cela s’appuie sur des arguments scientifiques), il faut bien faire quelque chose. Le bonus-malus n’est pas la panacée, mais c’est une solution moins douloureuse que l’obligation réglementaire. Et c’est plus efficace qu’une simple incitation.

      4. Il n’est en aucun cas question d’appauvrir la société civile, bien au contraire. Si vous isolez votre maison en passif, vous vous enrichissez, car vous allez diminuer vos charges de façon pérenne. Enfin, le dernier chapitre « et nous, on commence aujourd’hui ? » précise bien les actions que nous pouvons engager nous-mêmes. Nul totalitarisme là-dedans. J’ajoute que ce système fonctionne sans la moindre subvention, car j’explique que dans le contexte actuel, l’éco-PTZ n’en requiert aucune.


    • San Jose 28 octobre 12:33

      @Jean-Pascal SCHAEFER
      .
      Avec un unique héritier beaucoup plus aisé que moi et peu d’années me restant à vivre, entre zéro et vingt, espérance pour dix, mais sûrement pas plus de trente (fin du remboursement du prêt !) quelle motivation pourrais-je bien avoir pour me mettre à rembourser jusqu’à la fin de mes jours une bonne part du loyer dont en achetant je me suis précisément débarrassé ? Je pensais avoir acheté pour qu’on me foute la paix à vie. Eh ben... 
      (ne vous fatiguez pas à répondre)


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