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« Daniel est décédé » - AgoraVox le média citoyen
lundi 30 avril 2012 - par Ariane Walter

« Daniel est décédé »

C’est par cette phrase que mon gendre m’a appris la mort de mon ex-premier mari. Père de mes deux aînés. Walter et Ariane.

Il s’est baissé et a passé la tête par la petite porte de mon grenier, sans entrer. Sur un ton informatif. Sans aucun pathos. Comme s’il avait dit : « Les courses sont arrivées. »

Cette mort, nous l’espérions rapide. Depuis un an, quatre cancers, une chimio qui l’avait détruit, des AVC, une bouche qui pendait, un oeil aveugle et pour sa femme, un calvaire. La veille encore nous regrettions que l’euthanasie ne soit pas possible en France. La veille encore, je disais : « Oui, ce serait tellement mieux de lui permettre de finir dignement. »

Mais là, cette phrase « Daniel est décédé » qui aurait dû me faire dire : « C’est bien » m’a étouffée. J’ai dit stupidement : « Ah ! Bon ? » Comme si c’était étonnant. Dans l’impossible soulagement. Dans l’impossible douleur. Grand vide.

Et comme je restais abasourdie, face à lui qui restait calme, il m’a dit !

-On va chez Nicole. Tu viens ?

 

Daniel est mort à 13 heures. A 15 heures les pompes funèbres sont venues. A 16 heures le corps était enlevé. La maison était vide.

 Cette promptitude, je ne l’avais jamais constatée, mes proches décédés étant morts loin de moi ou à l’hôpital. Mais là, cette situation était surréaliste. Si vite. Quelque chose de sale avait disparu.

Je me souvenais de toutes ces veillées funèbres, racontées ou filmées, avec l’arrivée de toute une famille, ces cierges autour du lit, ces vieux veillant le mort. Je pensais aux enterrements de la Chine ancienne à ces hommes grimpant sur les toits, hurlant par trois fois le nom du disparu, à ces pleureuses égyptiennes, à ces maisons ouvertes pour que les voisins viennent. Je pensais à ce que m’avait dit ce guide tunisien, à Djerba, qu’il n’y avait pas de pompes funèbres dans son île car c’étaient les amis et les voisins qui s’occupaient de l’enterrement. Mais là, il n’y a plus de voisins. Personne ne se connaît. Les familles sont éloignées. Il n’y a que les pompes funèbres qui viennent en une heure vous enlever vos morts défigurés par la chimio. Pour 3800 euros !

3800 euros ! Dans le désespoir on se rattache toujours à des problèmes secondaires. Enfin secondaires… Je pense à toutes ces familles qui vivent en sursis, qui sont tout à coup confrontées à un deuil qui les anéantit et qui doivent sortir 3800 euros ! Votre mari vient de mourir et vous discutez le prix ! « Non, pas ces poignées !... Les coussins de soie…Non.. ». Et comme il est dur de dire « Non » car on passe pour un salaud au plus profond de soi, et on dit « oui » en abaissant la tête entre ses larmes. Certes il y a des assurances. Norwich Union. Mais il y a surtout un commerce qui, dans une société qui explose, fait de la mort un moment de terreur et de honte. Que font-ils ceux qui ont peu d’argent ? Ils empruntent à Cetelem à 17% ? En fait quelques jours après Nicole a bien compris que ce chiffre 3800 aurait pu être inférieur. Mais comment marchander la dernière image de ceux qui nous quittent ?

Quelqu’un me dit :

-Walter et Ariane arrivent demain à 14h à Aix.

Bien. Ma fille cadette Anna-Eva ira les chercher. J’envoie alors un mail à mon fils Grégory qui est au Japon. Sa réponse arrive aussitôt.

« Marre d’être à 13000km et de ne rien pouvoir faire quand quelqu’un meurt. Je viens. J’ai un billet à 1000 euros. Je suis à Marseille mardi matin à 11H. »

Ce n’est pas rien pour lui, 1000 euros. C’est le prix d’un geste humain.

 

Comme, on le sait, le pire engendre le meilleur, ce décès va m’offrir ce qui ne m’est pas arrivé depuis deux ans, mes quatre enfants, ensemble avec moi.

Le deuil le plus horrible que l’on puisse connaître dans une vie est la perte de ses enfants. Non, qu’ils meurent, mais qu’ils fassent leur vie loin de vous. On a tant fait pour eux, ils ont été les dieux du temple, la joie de toutes les soirées, les rires de tous les anniversaires, le cœur de tous les projets et l’on a couru sur toutes les routes pour qu’ils soient habiles en tout. Ils ont appris les langues, la danse, la musique, le tennis ou le théâtre .Ils ont été préférés à tout, même aux hommes, pères ou amants. Et ils ne sont plus là.

Sans qu’il n’y ait rien à dire que cette phrase : « C’est la vie ! ».

Sans qu’on puisse être triste car ils sont heureux.

Non. Ce n’est pas toujours la vie. C’est la vie moderne car dans les vieilles vies, on restait plus proches.

 Je dis tout de suite à ma fille :

-Je veux une photo de vous quatre et de moi.

Son ami est un photographe de talent et il a déjà fait pour moi de superbes photos de famille. Nana, ma dernière, la mosaïste, est aussi tranchante qu’un silex.

-Quoi ? Une photo ? Mais c’est n’importe quoi ! Tu sais pourquoi ils viennent ? Ils ne vont pas vouloir poser pour des photos !!

-Oui, mais moi, je veux une photo.

-Tu leur en parleras si tu veux. Mais c’est pas le moment !

-Je le veux.

C’est moi la gamine capricieuse.

 Quand nous nous retrouvons mes quatre enfants et moi, la rareté est multipliée par le fait qu’ils sont sans leur famille. Nous sommes, autour de la table comme autrefois, eux et moi, dans l’insouciance d’autrefois, à faire assaut de bons mots. Dans ce concours qui fait que les uns emportent les rires des autres. L’humeur est à l’humour. On se lave des mauvaises pensées.

 

C’est alors qu’a lieu la fameuse séance photo. On me fait plaisir. On se retrouve dans mon grenier. Le lit est à peine rebaptisé. On s’installe en vitesse. Ca ne va pas être du grand art. Et pourtant elle est là cette photo qui sera éternelle. Cette éternité qui n’est pas pour nous, on l’a quand même sur un bout de papier.

 Quelle fierté, pour un père ou une mère, que ses enfants, ses beaux enfants envolés, riches de leur talent, qui pour un instant, si bref, se retrouvent dans la maison de leur enfance. Que d’années dans une poignée de secondes. Que de souvenirs dont la plupart sont morts car on se souvient si peu. En un instant ma mémoire saisit un bouquet d’images des uns des autres . Et, la photo finie, quatre prises seulement, nous rions ensemble. Qui a dit quoi ? Qui a fait rire les autres ? A-t-on dit à Greg qu’avec ses chaussettes il gâchait la photo ?

 

Le lendemain c’est l’enterrement. Une crémation dans un de ces lieux modernes. Une grande bâtisse. Finie la grandeur des églises. Dieu est mort lui aussi.

Il y a plusieurs salons : le salon pivoine, le salon dahlia, le salon je ne sais quoi. Il y a une volonté de bien faire. Nous sommes dans une petite salle.

-Vous pouvez voir le corps.

Je ne sais pas pourquoi je dis « oui ». Parce que si je disais « non » ce serait lâche ou gamin. Quelqu’un qui ne veut pas voir la réalité en face. « Voir la mort en face ». Il est dans une petite pièce, cercueil posé sur des tréteaux, je m’approche et soudain je le vois. Méconnaissable. Un peu monstrueux parce que ce n’est pas lui. Etrange. Avec les lèvres ouvertes sur les dents. J’ai l’impression qu’il bouge, que la pièce bouge. Je suis là devant le grand mystère de la mort, dit-on. Bientôt tout va brûler. Le beau costume, le linon du linceul. Tout un pan de ma vie disparaît. Ces simples phrases : « Daniel et Nicole viennent ce soir ». « Tu as vu Daniel ? » « Daniel est passé ». On ne les entendra plus. Plus jamais. 

Nous nous étions séparés après dix ans de mariage. Nous étions restés amis. J’adore sa femme. Je la vous, appuyée contre un mur. Elle porte un manteau rouge qu’elle a mis comme une robe de chambre. Elle va fumer de temps en temps. Soudain entre une fille qui se précipite dans ses bras en pleurant et ce sont les larmes de cette fille que je ne connais pas qui me ruinent. Celles de mon fils le Japonais aussi. Il était à Tokyo lors du tremblement de terre, venait à peine d’ouvrir un cabinet d’ostéopathie, tous ses projets ont été ruinés, il est parti au Canada, revenu à Hokkaido et ce qu’il pleure dans ce deuil qui l’accable c’est peut-être sa vie d’exilé fracassée.

 

On nous conduit très poliment dans un autre salon. Je pense que c’est boulot sympa, croque-mort. C’est le seul métier où personne ne va vous cracher à la tête en vous faisant des reproches. Ils sont très chics. On arrive donc dans une pièce claire. Nous sommes une trentaine. Et commence cette cérémonie qui n’en est pas une mais qui fait tout pour y ressembler.

J’ai repris mes esprits. Je me tiens bien droite ; On entend alors le premier air que Nicole a choisi. Le forfait de son enterrement lui permet de choisir deux airs à son gré. De la musique qu’aimait le défunt.

Dès les premières notes, je crève de larmes. Daniel aimait l’opéra. C’est un air de la Traviata. Je ne sais même pas lequel. Elle se meurt elle-même et toutes les morts se font écho, portées par cette musique sublime.

On dit qu’à partir d’un certain âge on pleure plus facilement. J’en connais la raison. On a tant de fois refusé de le faire. On a tant de fois été courageux, on a tant de fois serré les dents, les larmes que l’on n’ a pas voulu verser sont comme dans un congélateur et tout à coup, le temps passant, il n’y a plus de place et à la moindre tentative d’en rajouter, tout ruisselle. Je me liquéfie.

Je me demande un instant quel est ce monde où l’on souffre tant. Je me demande si nous ne sommes pas élevés par des êtres supérieurs invisibles pour qui nous produisons des émotions et qui s’en délectent. Après tout, les vaches ne savent pas qu’on les élève pour les manger. Ce sont peut-être des Idées dans le vaste ciel qui ont besoin de chair et qui se couchent sur nous, invisibles, quand nous pleurons. Se délectant elles aussi de la Traviata.

Ou bien, autre solution, nous nous croyons vivants mais nous sommes morts. C’est ici-bas un cercle de l’enfer de Dante. Un des moins épouvantables. Nous devons y expier des fautes pour lesquelles nous avons déjà payé pendant des milliards d’années. Nous étions déjà en Enfer du temps des dinosaures. Et là, on s’approche de la fin . Voilà pourquoi nous avons des mains, des lèvres et de l’amour. Plus un ciel bleu et des fleurs. Un encouragement à être sages pour en finir, vite, enfin aller au paradis !

Les soleils couchants

Revêtent les champs

Les canaux, la ville entière

De Hyacynthe et d’or.

Le monde s’endort

Dans une chaude lumière

Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

 

 Je me remets à peine de mes larmes quand mon fils Walter s’approche du cercueil pour lire un texte qu’il a écrit. Il va réussir cet exploit de mettre de la joie et de l’humour au milieu de tant de chagrin.

Ah ! Oui, j’ai oublié de vous le dire : Daniel est mort un 1 avril.

 

Cher papa,

Tu nous impressionnes. Tu nous as quittés un premier avril. Il fallait le faire ! Il y a 365 jours dans l’année. Sur ces 365 jours, il y en a un, un seul de drôle et c’est celui-là que tu as choisi.

Je reconnais là ton sens de l’humour. Je trouve que c’est un jour qui te va bien, en tout cas plus que si tu avais choisi celui d’un saint !

Après des repas fastueux, après avoir échangé nos convictions philosophiques et religieuses, tu disais : « Moi, je suis athée. Je ne crois pas en l’immortalité. » Eh bien je crois qu’en choisissant ce jour tu nous as prouvé le contraire, tout en restant athée, ce qui est assez exceptionnel.

Ben oui, parce qu’avec cette date il y aura toujours quelqu’un qui mettra en doute cette affaire : « Quoi Daniel décédé un premier avril ! Mon oeil ! Ce n’est pas possible ! Je n’y crois pas ! »

Si ça ce n’est pas une forme d’immortalité !

Tu me disais que tu étais content de ta vie et que tu pensais l’avoir réussie, eh bien je crois que si tu étais là, tu dirais avec un grand sourire que tu as réussi ta fin. Et là-dessus je crois que tout le monde est d’accord !

 

La cérémonie se termine. Il pleut. Il n’ y a pas de livre de condoléances. Ce n’était pas compris dans le forfait. Pour 3800 euros, on ne peut pas tout avoir.

Nous nous séparons pour nous retrouver une heure après et manger ensemble. Ces fameux repas d’enterrement où les vivants sont heureux de ne pas être morts.

En attendant il me faut passer chez moi où ma mère est en train de mourir.

Il y a des périodes comme ça.

Heureusement qu’en ce moment, pour la première fois engagée politiquement, je suis toute à la joie de voir mon pays se réveiller. Avoir des projets. Parler enfin d’amour. Je vis des instants d’intense poésie. Sur ma voiture un auto-collant : Jean-Luc Mélenchon. Prenez le pouvoir…

 

Sur la route j’écoute l’Alleluia du « Requiem » de Mozart.

Il pleut. Je pleure. Je pleure . Il pleut.

Un coup d’essuie-glace.

Et le soleil au sommet de la route.



253 réactions


  • escudo escudo 30 avril 2012 12:37

    Très beau texte, magnifiquement compose ! De l’art... très très rare sur agora !


    amicalement.

    • escudo escudo 30 avril 2012 17:46

      Il y a beaucoup de crétins « moinsseurs » par ici je trouve... allez y les abroutis ! faite vous plaisir...


    • lemouton lemouton 30 avril 2012 19:14

      Il y a beaucoup de crétins « moinsseurs » par ici je trouve.

      —> exact escudo... 
      des moins que rien qui ne peuvent avoir qu’une action de leur niveau... smiley


    • escudo escudo 30 avril 2012 21:34

      Allez les débiles ! encore un petit effort ! il y a encore de la place...


  • agent orange agent orange 30 avril 2012 12:42

    Ariane
    Merci pour ce joli texte
    Sincères condoléances


  • JACKTURF JACKTURF 30 avril 2012 12:55

    En fait je me suis peut-être mal exprimé !

    Ce que je voulais dire c’est qu’un simple faire part sur le site suffisait, les réactions de sympathie auraient certainement été plus nombreuses !

    Cet article ressortant plus du voyeurisme, j’ai l’impression que tu as mis tes lecteurs mal à l’aise, mais ne détenant pas la science infuse, je laisse cela à la libre appréciation de chacun  !


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 13:16

      Non, tu ne t’es pas mal exprimé. je conçois ta gêne.
      J’ai voulu offrir quelque chose.
      Partager.
      Et certains le ressentent mal.
      Ce n’est pas cette réaction qui pourrait me choquer.
      Parfois la manière de la traduire, oui.

      Et puis , il y a des moments , quand on ouvre son journal où l’on n’a pas envie de respirer la mort. Mais du moins le titre était explicite et on pouvait se dire ; « Très peu pour moi ».

      J’ai eu de bons échos, de moins bons, n’est-ce pas le sort de toute production ?
      Et si l’on ne plaît qu’à un seul, qui est touché, n’est-ce pas une bonne raison de le faire ?

      car il y aura à ce moment-là une fraternité de condition dont nous avons tous besoin.


    • latortue latortue 30 avril 2012 14:04

      la chose qui me gène le plus c’est la photo avec les enfants, leur avez demandé la permission de les afficher a la face du monde comme ça sans pudeur leur image n’est pas votre propriété .le reste ma foi certains aime d’autres moins .


  • aloha aloha 30 avril 2012 12:59

    Le jour d’après.

    Lorsque le visage enfin apaisé, maquillé, arrangé nous fait face dans cet immense silence. Alors la communication n’existe plus, l’insignifiance prend des proportions dantesques pour combler le vide. Le vide d’une salle impersonnelle, celui d’une vie à réapprendre.

    C’est l’épreuve qui débute, longue et pénible. Le choc entre la vie et la mort, la seule peur commune à chacun de nous, immanquablement.

    L’absurdité du réel dont subitement on ne voudrait plus rien voir.

    Se recroqueviller comme dans un cocon loin de tout et tous.

    Ou bien écrire et exploser à la face de la Terre entière, sa douleur, son manque. Partager un vécu, déjà mille fois vécu par tant d’autres. Révéler ce que d’aucun voudrait cacher derrière la pudeur.

    La littérature eut été bien pauvre si tel eut été le cas. C’est un choix qui se respecte, pleinement, sur Agoravox comme ailleurs...


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 14:22

      Ma belle Aloha,

      j’ai bien des regrets de ne plus te lire ici.
      Je retrouve sous tes mots une expérience différente et identique. Le même flou en tout cas. Une défaite devant laquelle on est obligé de s’incliner. (Ca me rappelle quelque chose.)

      Il faut témoigner, c’est sûr. Ce n’est pas le plus facile mais c’est le plus libérateur.
      Et ici, sûrement ici.
      Un hommage rendu à la belle liberté de ce site.

      Bon vent à toi. (Tu sais ce que ça veut dire.)


  • easy easy 30 avril 2012 13:13

    A s’étaler, un peu, beaucoup, trop, on peut se découvrir, se répandre, s’égarer.
    J’espère à chacun de savoir se garder et se perdre.




    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 13:19

      Easy,

      Oui, il y a des moments où l’équilibre est fâcheusement compromis et où l’aide des autres, qui vous soutiennent dans le vacillement, indispensable.

      Se garder se perdre, tout est chemin.


  • jymb 30 avril 2012 13:34

    J’ai perdu un ( trés ) proche le premier avril dernier, tout comme vous, aprés quelques semaines d’une spirale descendante incoercible. Oui il s’agit de journées hors du réel, mais aussi terriblement brutales dans la nécessaire organisation, alors que l’on souhaiterait pouvoir réfléchir, méditer, ré-ouvrir les philosophes et les pères de l’église oubliés sur les rayonnages de sa bibliothèque.
    La mort nous oblige de manière abrupte à relire notre quotidien, nos choix , nos certitudes, nos priorités, nos opinions ... elle a toute sa place sur Avox

    Je vous offre le finale de la passion selon Saint Matthieu de JS Bach qui a clos les obsèques  :

    « Nous nous asseyons en pleurant et te crions dans ton tombeau
    Repose en paix, repose en paix !
    reposez, membres épuisés !
    Que le sépulcre et la pierre tombale soient un doux oreiller à l’âme inquiète
    Et qu’elle y trouve le repos
    Apaisés, les yeux se ferment alors »


    • jymb 30 avril 2012 16:15

      J’avais oublié de plusser, l’oubli est réparé ..


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 09:35

      Merci Jymb, de bien vouloir aussi, partager votre deuil avec moi.
      Merci pour ce très beau texte. J’aime bcp « reposez membres épuisés » en pensant à ceux qui meurent après une longue maladie qui ont tant lutté dans la souffrance ayant perdu à tout jamais la beauté et l’efficacité de leur corps.Et ce calvaire, cette agonie est tout à coup terminé. Il y a des limites que la souffrance et le supplice ne franchissent pas. C’est bien.


  • stardust stardust 30 avril 2012 13:38

    Merci Ariane pour ce très beau texte...universel !


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 14:15

      Merci beaucoup Stardust.
      hé oui, la claque est universelle et le courage qui va avec aussi...
      Mais jen’ai pas de leçon à vous donner dans ce domaine...
      Bien à vous.


  • Constant danslayreur 30 avril 2012 13:39

    Très beau texte, mes condoléances à vos enfants et à vous même et merci pour le partage.

    Si certains savaient à quel point les humains sont les mêmes... partout. 


  • Romain Desbois 30 avril 2012 13:45

    Slt Ariane

    Moi je prends ce texte comme une réflexion sur le sens de la vie en général. C’est lorsque l’on perd un être cher que l’on prend vraiment conscience de la vacuité des choses du quotidien.
    Et l’on se rend compte du temps perdu à se prendre la tête avec l’un ou avec l’autre. Que la vie déjà si pénible qu’il n’est nul besoin d’en rajouter en nous bouffant le nez les uns les autres.

    C’est ce qui m’avait fait fuir Agoravox. Cet endroit qui devrait nous permettre de nous exprimer devient le terrain de jeu de trolls ou finit par attiser les haines.

    Et si ce texte nous permettait de faire une pause ? Juste pour nous rendre compte que l’on ne peut être heureux sans les autres,. Que l’on ne peut être heureux seul plutôt ; sans que les autres aient au moins le bien être minimal.

    Que nous avons tous sur terre un point commun, tout être vivant , espérer vivre le mieux possible pendant ce passage sur terre. Et si la solution était que notre bien être ne soit pas au détriment des autres êtres vivants ?

    Ariane pas de phrase toute faite, convenue , si facile. Mais je sais que ce n’est pas ce que tu attends. Tant mieux , j’aime pas les phrases faciles.


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 14:13

      Merci Romain,

      Oui, de tels évènements remettent tout en place et la simplicité qu’il y a à être avec les siens, famille et amis, est tout ce qui importe.
      Il est vrai que les atmosphères tendues et orageuses , pour ne pas dire plus, sur certains fils d’AV sont pénibles. Elles ne résolvent rien. Voilà pourquoi je les évite.
      ne cherchons-nous pas tous à améliorer l’organisation de nos vies ?

      Il vaut mieux dès lors chercher à s’entendre et sauver ce qui peut être sauvé.
      Finissons sur un voeu pieu !


  • Willma Kalu. 30 avril 2012 13:59

    Etrange combien ce texte me rappelle les instants de la mort de ma mere ! 

    Si distants et si proches, Ariane et Willma. 
    Une larme que je ne peux arreter, malgre la presence de cces clients dans ce restaurant. 
    Et d’ailleurs, pourquoi l’arreter ?

    Much love, Ariane

    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 14:07

      Oui, Wilma,

      Que les larmes coulent ou elles nous noient !
      Lointains mais très proches par ces mots et ce qu’ils évoquent.

      Très fraternellement près de vous.


  • Sacotin Sacotin 30 avril 2012 14:24

    Au début du texte d’Ariane Walter j’ai un peu tiqué, puis peu à peu j’ai « accroché » de plus en plus à ses phrases, peut-être parce qu’elle décrivait des situations que j’avais aussi vécues. « Dans les vieilles vies, on restait plus proches », dit-elle. Oui, et plus que oui. Il y a des détracteurs, cela peut se comprendre, mais je ne trouve pas son texte déplacé ici. Avec vous.


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 18:53

      Merci sacotin,

      je pense que la sincérité est toujours possible. heureusement. Ce que j’écris n’est qu’un écho à ce que d’autres on vécu. Et je pense que l’extrême personnalisation de la manière rend l’histoire plus offerte à tous.
      C’est ainsi que je l’ai voulu.
      Merci à vous


  • Zobi Aldo Rifort 30 avril 2012 14:26

    La mort est le dernier tabou qui reste à l’humanité. Le tabou le plus puissant.
    Une fois dépassé, nous pourrons redécouvrir notre éternité. Certes le corps physique n’est pas éternel mais sommes-nous ce corps ?


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 18:58

      Bonjour Aldo,

      Il y a un livre sur la mort qui m’a bouleversé, c’est « Le lion » de Joseph Kessel. Avec toutes les questions, justement, comme vous le dites, qui se posent alors.
      je vais peut-être dire quelque chose de choquant, mais il me semble que le cadeau lep lus immense de la vie, c’est la mort. Elle seule a cette réalité surréelle qui nous porte hors de nous un moment.
      Oui, c’est infiniment douloureux.
      Et parfois bien plus que lors de la mort d’un ex-mari quitté depuis longtemps.
      Mais c’est un premier pas vers un autre monde dont nous ignorerons toujours tout mais quinous nourrit de ses questions..


    • Zobi Aldo Rifort 30 avril 2012 19:53

      Salut Ariane,
      Pour moi, la mort ne s’oppose pas à la vie mais à la naissance.
      La vie englobe effectivement ces deux aspects naturels. C’est la peur associée à la disparition qui est le véritable frein. Parce que nous sommes ignorants de la vie. La vie nous fait passer par plusieurs états, par plusieurs rôles mais nous ne sommes ni ces rôles, ni ces états. Tout est question d’attachements (voir les enseignements orientaux)... Attachements à dépasser pour atteindre la vacuité, l’éternité. Mais tant que l’on ne les vit pas soi-même, c’est la porte ouverte à toutes les conjectures, dont se sont largement servies toutes les religions pour dominer les esprits, avec l’invention du Jugement, du péché, etc... Enfin, c’est comme ça que je comprends humblement les choses.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 avril 2012 19:58

      T’ as vu tu ris moins fort du coup... smiley


      Bonjour Aldo , 

      J’ aime bien vos commentaires .


      Souvent on Rifort pour mieux pleurer doucement .... smiley


    • Zobi Aldo Rifort 30 avril 2012 20:25

      Rira bien qui rira bien ;D


    • Valerianne Valerianne 1er mai 2012 16:40

      Bonjour,

      Moi il y a un passage d’un livre de Christian Bobin, « La plus que vive » (écrit après le décès de sa femme à 44 ans), que j’ai reçu lors d’une lettre de condoléances, qui m’a beaucoup parlé et beaucoup ému. Le voici :

       

      ...Je me promène avec Clémence au parc de la verrerie. Il y a une cabine téléphonique installée pas loin des jeux. Parfois, le mercredi, quand je voyais qu’elle et moi allions rentrer à la maison plus tard que prévu, je t’appelais de cette cabine, je t’expliquais que nous ne serions pas là à l’heure convenue mais que nous rentrerions bien, sains et saufs, barbouillés de rires, qu’il ne fallait pas t’inquiéter. Clémence, une semaine après ta mort, me montre cette cabine dans le parc. “Et si on l’appelait”, me dit-elle. Je la fais entrer dans la cage de verre, je l’installe sur le rebord métallique qui sert pour les annuaires et je la regarde décrocher l’appareil, appuyer sur toutes les touches du cadran, et, pendant plusieurs minutes, se taire, écouter, n’intervenant que pour dire “oui, oui”. A la fin je lui demande : “Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?” Elle me répond : “Elle demande si tout va bien et si on est encore tous ensemble. Je lui ai dit que oui et que je continuais à faire des bêtises avec le gros bêta.” Puis nous sortons de la cabine et revenons au doux travail de rire et jouer.

      Il y a mille façons de parler aux morts. Il fallait la folie d’une petite de quatre ans et demi pour comprendre que nous avions peut-être moins à leur parler qu’à les entendre, et qu’ils n’avaient qu’une seule chose à nous dire : vivez encore, toujours, vivez de plus en plus, surtout ne vous faites pas de mal et ne perdez pas le rire."...


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 19:13

      Merci Valerianne.
      Ce passage est magnifique et met les larmes aux yeux.


  • Fenton 30 avril 2012 14:36

    Je pense que ce texte va bien au dela d’une histoire personnel, mais ne pas arriver 1 seconde à ne pas parler de Mélanchon sur Agoravox, là c’est grave.


    • Traroth Traroth 30 avril 2012 15:35

      Il reste des personnes pour qui le combat politique est quelque chose de noble, qui dépasse le pugilat d’un match de foot.

      De reniement en corruption et de copinage en « réalisme », la politique n’a plus pour beaucoup de gens aucun rapport avec un quelconque idéal. Une élection n’a souvent rien de bien enthousiasmant, et on vote souvent, comme on dit, pour le « moins pire ».

      C’est très regrettable, et ce texte, qu’on partage les idées d’Ariane (ce qui est mon cas, l’honnêteté me pousse à le rappeler) ou non, est réconfortant, car il montre qu’il reste des gens pour qui une élection, c’est plus que simplement choisir le « moins pire » qui va dicter sa loi pendant 5 ans ! C’est une aspiration à mieux, pour soi et pour tout le monde !

      Heureusement qu’il reste des gens pour qui le cynisme est un défaut, et pas une qualité.

      Merci Ariane !


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 19:04

      Merci Traroth d’avoir bien répondu à fenton.
      je n’ai jamais considéré Mélenchon comme un homme politique tel qu’on peut en voir dans les rangs de l’UMP ou du PS. il en vient certes mais il a sur préserver une humanité, une sincérité qui ont embarqué les foules.
      Tout le monde ne partage pas cet avis, certes.
      mais je parle de mon ressenti et de fait, labourée par cette cérémonie, au moment de reprendre ma voiture, un auto-collant m’a rappelé que je vivais une période d’espoir.
      Là aussi, la suite allait être rude.

      mais nous sommes ,nous les humains, de grands combattants.
      Quoiqu’il en soit , Fenton, merci d’avoir senti l’universalité de cette histoire.


  • bdosne 30 avril 2012 14:41

    Je prends rarement la plume pour commenter les articles, mais une fois n’est pas coutume : tout simplement merci, Ariane, pour ce très beau texte, sur la forme et sur le fond.

    Bien à vous, BD


  • keiser keiser 30 avril 2012 14:56

    Agoravox serait donc devenu une grande famille où l’on pourrait y faire part de ses malheurs ?!

    Au départ je redoutais la double claque infligée à Marianne mais au fil des commentaires , cela s’arrange .
    Moi aussi , je me suis dit que l’exercice était scabreux , ce genre de douleur est tout à fait personnelle , je sais par expérience qu’elle ne se partage pas .
    On aimerais la crier à tout les vents , pas pour chercher une quelconque compassion mais simplement comme un exutoire , il faut que ça sorte .
    C’est ce que vous avez fait Marianne , c’est un peu osé , c’est vrai .
    Mais bon , si votre texte à passé les barrages , c’est qu’il reste un peu d’humanité dans le monde des simples mortels .

    Et puis après cette profusion d’opinions électorale qui ne nous laisse plus le temps de souffler .
    Il est peut être bon de rappeler notre humble condition devant la mort .

    Condoléances .  


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 19:09

      Bonsoir Keiser,

      je retiens donc que le fait que ce texte nous a permis de parler d’humanité commune.
      Alors, là, alors là, c’est énorme !
      Merci de ce grand compliment.


  • Loatse Loatse 30 avril 2012 14:58

    Bonjour ariane,

    Par ce texte, tu sors des sentiers battus... c’est très bien ainsi, c’est humain... Agoravox n’est il pas une petite communauté ?

    et puis nous vivons toi et moi sur les rives de la méditerranée, la parole y est plus libre, nous y sommes plus curieux les uns des autres, ne nous contentant pas de façade.. loin de l’anonymat parisien, nous sommes invités sans cesse à nous dire...

    Je m’étonne toujours (pour les râleurs ici présents) comment nous pouvons prétendre nous intéresser à ceux que nous ne connaissons pas, par le biais d’articles sur les maux de notre société et en même temps ignorer l’expression d’une douleur...

    L’humain d’abord trouve ici tout son sens.

    je t’embrasse bien fort, arlane...

    loatse


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 19:15

      MerciLoatse,

      bien sûr que sur AV nous formons une communauté. Bien sûr que nous nous retrouvons souvent les mêmes jour après jour. En connaissant nos opinions, parfois nos caractères mais rien de nos vies.

      C’était un désir étrange que celui de partager une telle intimité.
      mais il était impératif.
      Difficile à expliquer.
      Comme si le fait de le publier était indispensable.

      Très angoissant, Tu n’en doutes pas.
      Mais si presque tous, aujourd’hui, nous nous retrouvons dans cette humanité là, n’est-ce pas un moment heureux ?

      je t’embrasse très fort aussi.


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 19:16

      merci St Just. Bien à vous.


  • lloreen 30 avril 2012 15:19

    arielle
    C’est très émouvant et combien vrai.
    Soyez assurée de ma sympathie.Sincères condoléances à votre famille.


  • Zangao Zangao 30 avril 2012 16:10

    J’ai aimé ce texte pour tout ce qui est dit entre les lignes, pour ce qu’il laisse transpirer de la perte de notre humanité, de la dénonciation de la toute puissance du tarif par dessus tout, de l’éloignement.....
    Excellent texte. Bravo Ariane.


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 09:42

      Oui, Zangao, c’est un tout. On est tellement sensible à ces moments-là que tout est ressenti plus violemment. Et les trois points que vous citez sont on ne peut plus réels. Oui,ce texte dit : voilà ce que sont devenus nos enterrements . Nos vies de famille. Un deuil qui va au-delà de celui d’une personne.


  • Proudhon Proudhon 30 avril 2012 16:15

    Sincères condoléances Ariane et laissez dire les mauvaises langues qui oublient le mot liberté d’écrire.
    Ils leur restent la liberté de lire ou ne pas lire...

    J’ai retenu cette phrase :
    « Depuis un an, quatre cancers, une chimio qui l’avait détruit »

    Beaucoup d’omerta sur les gros risques de la chimio qui sont souvent pire que le cancer lui-même et à laquelle humainement le malade se raccroche comme dernier espoir.

    Avez-vous remarquer le nombre importants de cancers déclarés depuis un an. Omerta aussi sur ce phénomène exponentiel. Demandez aux infirmières que vous connaissez.


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 09:50

      Bonjour Proudhon.

      Il est clair que c’est à partir du moment où cette chimio a commencé qu’il a été , en quinze jours, transformé en légume. Son corps ne l’a pas supporté et ses veines ont explosé.
      Il avait 72 ans. Il avait bcp bu et fumé et avait toujours dit, « je préfère vivre comme j’en ai envie. ca ne m’intéresse pas de vivre vieux. »
      Il fallait faire l’impasse sur ces soins dangereux.
      Mais c’est une décision que chacun doit prendre.
      Il avait envie d’aller manger avec nous dans un certain resto. Et on n’a pas pu le faire. c’est pour moi un immense regret.
      Je le revois , avant sa chimio : « hé oui, j’ai 4 cancers et je suis en pleine forme. »

      Mais quand viennent certaines heures, nous sommes traqués.Quant au nombre des cancers, en effet, j’en entends parler de tous les côtés.


  • artam 30 avril 2012 16:21

    Bonjour Ariane.

    Toutes mes pensées vont vers vous et votre famille. De tout coeur.

  • Krokodilo Krokodilo 30 avril 2012 16:25

    Sur la pudeur/l’impudeur, c’est ton choix, et l’argument historique et de civilisation tient la route : les manifestations bruyantes et au grand jour avaient pour but de ritualiser le deuil, afin de le marquer clairement, en lien avec la société, puis de pouvoir tourner la page et passer à autre chose. Effectivement, cet aspect rituel s’est amoindri chez nous, en partie du fait de l’éparpillement des familles. Mais une forme de veillée à domicile demeure possible, les pompes funèbres auraient dû vous le proposer, y compris lorsqu’une crémation est prévue.
    Sur le côté bizness, c’est vrai que c’est parfois dingue, mais il faut savoir que c’était bien pire avant, avant que se créent les pompes funèbres municipales, contre lesquelles d’ailleurs les privés ont lutté jusqu’au bout pour éviter leur multiplication... Rien de tel qu’un bon vieux monopole dans une situation où les gens pensent à autre chose, ou sont gênés de demander un devis.
    « C’est la vie moderne car dans les vieilles vies, on restait plus proches. »
    Un peu de « c’était mieux avant » qui n’est pas forcément juste selon les époques et les pays : combien de mariées à 16 ans, de bon pour la guerre dès l’adolescence, de mousses embarqués sur les navires de guerre dès 14ans ? Encore aujourd’hui, des millions d’enfants sont exploités, voire vendus.
    Dans un commentaire tu cites le bouquin d’Annie Ernaux sur le deuil de sa mère, je ne le connais pas, mais La place, sur le souvenir de son père, est aussi émouvant que Le livre de ma mère de Cohen.


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 09:57

      Bonjour Krokodilo,

      Oui, ne croyons pas que le passé est toujours supérieur. mais il y avait dans cet enterrement une sensation particulière que j’ai souhaité rendre. Disons une sensation de « modernité » dans le sens froid de ce mot.
      Curieux, d’ailleurs, que les « modernités » soient froides.. ;
      mais ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.
      En ce qui concerne le titre du livre d’Annie Ernaux, je ne peux pas te donner le titre exact. Si je le trouve, je le mets.
      Bien à toi.


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 09:58

      Bises à toi Juluch et merci de tes fidèles apparitions.


  • deborah30 30 avril 2012 16:31

    Texte émouvant,

    Mes sincères condoléances.


  • aliceines 30 avril 2012 16:42

    Merci Arianne, pour ce texte magnifique qui tranche évidemment, de ce que l’on peut lire ici....c’est plein d’humanisme , de douceur et de violence... c’est ce que j’aime... bon courage à toi et ta famille !


  • Tiaphael Tiaphael 30 avril 2012 17:14

    « Que font-ils ceux qui ont peu d’argent ? Ils empruntent à Cetelem à 17% ? » Mine de rien, c’est une bonne question. Ils enterrent leurs morts dans le coin des pauvres, avec du gravier comme seul monument. Ils payent ce qu’ils ont pu acheter en plusieurs fois jusqu’à ce que la société des pompes funèbres abandonne les relances ou jusqu’à ce que la concession arrive à terme, comme pour la fille de ma soeur.

    Quand mon père est mort, de tous mes frères et soeurs j’était le seul solvable, j’ai avancé et seuls mon frère et une de mes 4 soeurs à pu me rembourser. ça m’a demandé toutes mes économies de l’époque (24 ans) et ça à été une source de tension pendant un moment avec ma femme.
    Les gens ne meurent plus chez eux, en famille, mais sous les néons des hôpitaux, dans les odeurs d’ammoniaque. C’est pour cela surement que la mort angoisse plus qu’à l’époque de nos aïeux, elle devenue inhumaine. On doit vitre récupérer le corps à la morgue, vite l’enterrer ou l’incinérer, vite payer et vite faire le deuil parce que la société à pas que ça à fiche.

    Condoléances

    • Traroth Traroth 30 avril 2012 17:44

      C’est vrai que c’est plutôt horrible...


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 10:10

      Cher Tiaphle,

      Merci pour votre témoignage.
      Le sujet tout à coup, du prix d’un enterrement, auquel, évidemment je n’avais pas pensé , m’a paru très important. Et vous l’avez vécu. Très difficilement.
      En ce qui me concerne, je revoisNicole, dans un coin de la pièce , avec le mec des Pompes funèbres à discuter du bois du cercueil, des « options » etc...
      Elle pouvait payer, certes. Mais j’ai pensé à ceux, qui lors d’un deuil tragique et soudain, n’ont pas cet argent, sans être pour autant insolvables. Et j’ai trouvé que ce devait être une tragédie que de ressentir que penser au fric passe avant penser au mort. Oui, horrible.
      La société tunisienne, telle qu’elle m’a été présentée, où chacun pourvoit aux frais de l’enterrement, est tout de même autre chose. Mais il ne s’agit que de creuser un trou dans la terre. Les cimetières arabes sont des splendeurs, sur des collines fleuries.


  • herbe herbe 30 avril 2012 17:22

    Le web, la toile...


    On dit aussi que les liens y sont faibles...
    Ariane quoi qu’il en soit, aussi faible soit-il, j’espère que ce lien te renforcera....qu’il nous renforcera...

    Ne rien lâcher...
    Ne lâchons pas le fil Ariane...


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 10:12

      Bien sûr Herbe,

      Nous nous côtoyons, nous nous rencontrons sans cesse sur ce site. Et avoir des relations humaines et plus respectueuses est certainement plus agréable à vivre !! Ne ratons pas cette occasion.


    • herbe herbe 1er mai 2012 17:10

      Oui tout à fait Ariane !


      Accord ou désaccords peu importe (certain(e)s comme toi prennent plus de risques en osant dire), mais au bout des mots de chacun, il y a le lien, le « nous », je ne peux m’empêcher de penser souvent à ce texte :
      extrait de l’Ange sur le toit de Russell Banks (4ème de couverture) :

      « L’une des choses les plus difficiles à dire à quelqu’un est celle-ci : j’espère que vous m’aimerez sans raison particulière. C’est pourtant ce que nous voulons tous dire les uns aux autres - à nos enfants, à nos parents, à nos compagnons, à nos amis et à des inconnus - en ne l’osant que rarement. Peut-être même surtout à des inconnus qui n’ont ni de bonnes, ni de mauvaises raison de nous aimer. C’est pour cela que nous échangeons des histoires en priant que cet ange sur le toit les transforme au cours de la narration, qu’elles deviennent crédibles et parlent de nous tous, qui que nous soyons les uns pour les autres. »

      Mon intuition personnelle, grâce aux mots (au verbe) le « nous » triomphe de tout...


  • Aldous Aldous 30 avril 2012 17:28

    Bel hommage Ariane.


    Je ne sais trop quoi ajouter sinon que je pense a toi avec amitié et sympathie.






    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 19:36

      je t’en remercie, Aldous. Qu’est-ce que tu deviens ? On te voit moins. Tu attends la fin des élections ? Ou alors je t’ai manqué....


  • lulupipistrelle 30 avril 2012 17:31

    « Regarde le terme de ta vie »

    C’est la citation que mon frère avait choisi pour conclure le faire-part de décès de notre père...

    Si la mort était moins cachée dans nos vies modernes, nous en aurions moins peur...

    Et puis on continue de vivre avec l’absent... qui quelque fois devient bien plus présent qu’avant... parce que la vie nous sépare...mais le souvenir nous unit définitivement.

    Bon courage.


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 19:39

      Merci Lulu.

      Oui, j’ai d’ailleurs dans mon grenier mon petit autel des ancêtres.
      Il y a un moment où nos morts vivent autour de nous d’une manière légère. Même quand les séparations ont été effroyables.
      J’aime les coutumes mortuaires d’Asie. En particulier la fête des morts avec pique-nique sur les tombes.
      Nous nous sommes un peu coincés, c’est sûr.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 avril 2012 20:01

      Bonsoir Arianne,en polynésie ,hors l’agglomération dePapeete,il n’existe pratiquement pas de cimetières,et les gens sont entérrés généralement sur un terrain familial .J’ai meme vu des tombes à quelques metres des habitations des descendants,dans la cour .Lorsque l’on connait la crainte des Polynésiens pour les tupapahu (esprits-fantomes) et que l’on en fait la remarque,ils vous expliquent que les morts etant de la famille ils sont donc protecteurs des autres tupapahu .


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 avril 2012 20:08

      Et condoléances pour tous ceux qui l’aimaient .


    • Defrance Defrance 30 avril 2012 22:42

       Arriane , 

        Je viens d’assister a des funérailles dans la famille en Asie, plusieurs jours calculés par les « maitres » bonze, la musique, des « tonnes » de fleurs, le rituel de la sortie du cercueil par les officiant ( une douzaine) bref un rituel entrecoupé de repas qui « amorti » l’événement qui se passe tout habillé de blanc contrairement a nos coutumes. J’ai tout cela dans mon caméscope mais je ne sais pas quoi en faire  .... pour le moment . 

        En fait vécu comme une « liberation » dans le milieu boudhiste 


    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 10:17

      Pea, pea,

      Quand ma mère sera morte,je répandrai ses cendres dans mon jardin. J’aime cette idée d’avoir ses morts autour de soi. Et faire cent kilomètres pour aller se recueillir sur une tombe dans un cimétière de béton, voilà qui est une peine supplémentaire.
      Et puis, cette idée ,que mes cendres restent dans mon jardin, voilà qui est agréable.
      Soyons tahitien.


  • Berran 30 avril 2012 18:02

    Mes condoléances.

    Très beau texte. Même si je ne partage pas vos idées politiques j« aime bien vous lire. Vous écrivez très bien c’est dans ce genre de chronique que je vous apprécie le plus. Vous me rappelez la marquise de Sévigné.


     » Ariane Walter est un pseudo composé , en effet , avec les noms de mes deux aînés. "

    Vous faites bien de préciser. Il y a 25 ans j’ai eu comme professeur la linguiste Henriette Walter qui doit avoir maintenant à peu près le même age que votre mère et je me demandais s’il y avait un lien de parenté.


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 19:42

      Berran :
       Madame de Sévigné...C’est trop ! J’ai une grande passion pour le style classique. Et mon roman préféré contrairement à qui vous savez est « La Princesse de clèves. »

      Dire le moins pour faire passer le plus, cette chère litote, ça c’est du grand art.
      Je suis donc infiniment et copieusement flattée.


  • Guy BELLOY Guy BELLOY 30 avril 2012 18:54

    Nostalgie, Blessures, Deuil...
    A mon humble avis, vous vous êtes trompée de site Ariane.
    Pourquoi pas « welovewords » ?
    Très sincérement


    • Ariane Walter Ariane Walter 30 avril 2012 19:21

      Bonjour Guy,

      je ne connais pas Welovewords.
      J’irai y jeter un oeil.
      Merci de me le signaler.

      mais j’écris sur Agoravox depuis longtemps. J’y connais beaucoup de monde. J’y partage de l’amitié. je ne trouve pas incongru ce désir de mettre ce texte ici-même où je suis si souvent.


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 avril 2012 19:01

    A quoi sert  cette con de politique politicienne qui déchire une 

    partie de la population alors que ce genre d’ article bon , un peu intime 
    pourrait faire surgir un peu d’ humanisme dont manquent très sûrement 
    beaucoup de braillards s’ érigeant  «  mon parti c ’est le plus joli  »

    On est pas une grande famille ? 


    • aloha aloha 30 avril 2012 19:07

      Salut Cap’tain smiley

      Ben oui, fut une époque, il y en avait régulièrement des articles comme ça ici. Des qui parlaient pas forcément de politique mais de la vie de tous les jours, de tous les gens. Et on y passait de bons moments.

      C’est aussi des sujets qui nous concernent, sans doute plus encore que d’autres, parce qu’on a la liberté d’en faire ce qu’on veut de ces temps là.

      Que certains critiquent la forme, après tout, c’est leur droit, mais pas le fond. Le fond, aujourd’hui, sous ce papier, c’est celui de la vie et ce n’est pas rien.


    • lemouton lemouton 30 avril 2012 19:18

      exact Rocla..

      et d’ailleurs j’ai entendu quelque chose comme « L’humain d’abord.. » ces jours derniers.. non ??


    • Tall 30 avril 2012 19:20

      Personnellement, je ne réagi pas cette fois sur le fond comme je le ferais natruellement parce que je trouve le lieu et le moment vraiment peu adéquats.

      Enfin bon ...

    • aloha aloha 30 avril 2012 19:27

      Tall,

      Le lieu ?

      Mais enfin ! Tu étais là quand Sandro, quand Argo ou d’autres parlaient de ces instants de vie qui sont si simples qu’ils nous parlent à tous.

      Et puis, le « moment », après tout un billet qui ne parle plus de ces élections, si le sujet n’était pas si grave, je dirais que c’est rafraichissant, en tous cas, ça fait du bien, non ?

      Allez, arrête de bouder ! smiley smiley


    • aloha aloha 30 avril 2012 22:08

      Sabine,

      Ce dont je parle, c’est plutôt d’une atmosphère qui régnait ici à l’époque.

      Elle permettait de parler de tout, avec tous, dans une ambiance décontractée, agréable, drôle souvent, et humaine, surtout, humaine !

      Cet article y aurait trouvé toute sa place, sans tous ces moinssages ou commentaires désobligeants.


    • SATURNE SATURNE 30 avril 2012 22:46

      @Sabine
      Oui, sauf erreur, l’avatar de Sandro est « n’aime pas trop raconter sa vie, préfère écrire sur celle des autres ».
      Tout est dit, c’est le contraire d’ici.
      Ariane W ne parle que d’elle ici, de sa bobine, de sa photo, de celle des siens, pas du mort.
      Qui sans doute méritait mieux.
      C’est cela qui choquant.


    • aloha aloha 30 avril 2012 23:00

      Peu importe la tournure, si je puis dire, l’essentiel étant cette approche de ce qui touche à la vie (la mort) de tous les jours.

      Après, je ne cherche pas à faire la moindre comparaison entre des textes émanant de Sandro, d’Argo, et celui-ci, ce n’est pas le sujet.

      Une fois de plus, on peut regretter la forme, c’est un droit parfaitement légitime, mais pourquoi refuser le fond sous le prétexte que « de ces choses-là, on ne parle pas ». Et pourquoi on en parlerait pas ? Qui n’est pas concerné par ça ?

      C’est typiquement un sujet de société comme tant d’autres. Et là, on a même le côté pécunier qui rentre en ligne de compte. Donc il y a de quoi discuter.

      Qu’est-ce qui vous dérange tant ?


    • aloha aloha 30 avril 2012 23:22

      @ Sabine,

      Oui, bien sûr que l’on peut vouloir se taire. Je ne dis pas du tout qu’il « faut » en parler.

      Je dis seulement que si quelqu’un en parle, on peut se baser sur son ressenti pour discuter d’un état qui est celui auquel beaucoup d’entre nous ont été ou seront, confrontés un jour.

      En ce sens, c’est un sujet de société comme un autre.

      Après, vous dites ce qe vous avez ressenti en lisant les textes d’Ariane. Je ne vois rien à y redire.

      Chacun est libre de lire et de vivre sa lecture comme il l’entend. Je comprends aussi que d’autres puissent être choqués par ce qu’ils nomment un manque de pudeur.

      Je n’ai aucun jugement là-dessus. Je veux simplement dire que quelqu’un a cette liberté d’exprimer des sentiments forts dans un espace public si c’est ainsi qu’il le ressent le mieux. Que de ce témoignage peut naitre un dialogue. Dialogue qui peut évoluer vers des aspects sociétaux qui sont intéressants. les rites funèbres peuvent être intéressants, dans l’histoire, dans les cultures...

      Donc, si les critiques sont bien évidemment acceptables, elles ne le sont pas quand elles sont dirigées unilatéralement vers l’auteur sous forme de pathos, uniquement faites pour blesser. De même que je ne vois pas l’intérêt de moinsser les discussions qui ont lieu sous ce papier.

      Je souhaite uniquement défendre une liberté d’expression, ni spécifiquement ce texte ou son auteur, même si personnellement, j’y ai été sensible.

      Cdlt.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 1er mai 2012 08:45

      Coucou Sabine , 


      On ne peut en réalité comparer deux écritures comme par ex Sandro et Ariane .
      Chacun des deux a son vécu et sa trajectoire .

      Sandro comme j’ ai compris est toubib et  a mis les mains dans le 
       cambouis du corps humain , ses sécrétions sa scarlatine ses cancers 
       prostatiques , touchers rectaux  suivis d’ examens des amygdales ...

      Ce qui donne une espèce de façon désabusée de voir la vie 
      car à la fin on est guéri de rien puisqu’ au bout on meurt de toute façon .



      Tandis que Ariane met les mains dans un autre cambouis consistant
       théoriquement à rendre un peu moins cons  dans une classe quelques 
       uns qui veulent bien et beaucoup qui s’ accrochent à rester en l’ état 
       dans lequel ils sont arrivés . 

       Ce qui donne une autre idée des choses . 

      Mais en fait c ’est pas vrai tout ça , direct à la naissance on a déjà toutes 
      ces choses en soi .Un petit va naître triste ou gai selon l’ accueil de sa 
       maman . Si elle ne le regarde pas , selon son caractère il va sauter
      jusqu’ au plafond pour attirer son attention et s’ il a le caractère autrement 
      il se laissera aller toute sa vie . 

      Bon , ça veut rien dire ce post je suis trop flou là . 

      En tout cas je préfère et de loin parler humain que raconter des politiqueries 
      dont on ne maîtrise ni rien ni du tout .... smiley


       

    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 09:17

      Rocla,

      Merci mille fois pour vos interventions qui tendent à pacifier le débat et à le ramener vers cette dimension humaine dont. nous ne souhaitons, ni les uns ,ni les autres, nous écarter.
      Puisque vous parlez de mes relations avec mes élèves, j’ai enseigné de 20 ans à 56 ans, je dirai, ayant moi-même beaucoup souffert de l’école étant élève, que je souhaitais que chaque heure de cours soit un moment familier et heureux. J’aime la vie. J’aime l’art et j’avais envie de le leur transmettre.
      Etant professeur ,on est physiquement, en première ligne. Voilà pourquoi peut-être, obligatoirement , je n’ai pas cette pudeur que d’autres ont. J’ai eu du mal à la surmonter. Les premières heures, physiquement, dans une classe, sont terribles.
      Il y a aussi une autre épreuve : c’est quand on a écrit un texte de théâtre qui est la chose la plus intime, plus intime même que ce que l’on écrit en disant « je » car on ira plus loin sous le masque d’un personnage, et qu’on entend cette phrase dite devant un public. C’est mortel de violence.
      ici, sur Avox, ou dans l’écriture romanesque , la phrase restant chuchotée dans sa tête, c’est bcp plus supportable et pudique, contrairement à ce que certains croient. Un style d’une certaine façon même si on le juge détestable.
      Merci encore.

      Sabine,
      Vous me reprochez d’être trop moi dans ce que j’écris. Ce qui doit vous gêner car mes opinions politiques ne sont pas les vôtres. Mais vous savez que c’est aussi, tout en étant une critique un grand compliment.
      Un style d’une certaine façon ; Et que vous reconnaissez partout. Que dire de mieux. Et même si vous ne l’aimez pas , il existe.


    • Tall 1er mai 2012 09:19

      Bien senti Sabine

      Mais c’est connu ce narcissisme parfois un peu extravagant des artistes.
      Et c’est rarement méchant d’ailleurs, ça fait partie du folklore humain.

      Seulement dans le domaine politique, ça peut s’avérer tout-à-fait contre-productif.

      Comme avec Depardieu récemment qui a été d’un ridicule achevé pour « aider » Sarkozy, car il l’a justement enfoncé en faisant référence au « coup de pouce » que l’autre lui avait donné pour un problème fiscal ou administratif.

      Kékon ! smiley

    • Ariane Walter Ariane Walter 1er mai 2012 10:33

      S’il n’y avait que Mélenchon , Sabine...


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 1er mai 2012 14:08



      Eh  bé Sabine , 

      C ’est agréable de taper la discute avec vous Sabine , vous savez 
       tourner un compliment et c’ est très sympa .

      En fait il faut graduer les choses  :

      Vous comme moi vous adorez l’ écrit . 

      Vous aimez les tournures originales mais surtout l’ atmosphère qui se 
       dégage d’ un récit . Le vocabulaire employé autant que la dérision le 
      second degré et plus que tout le fait de ne pas se prendre au sérieux . 

      Après il y a le côté politique , vous n’ aimez pas Mélenchon moi non plus , 
      pour différentes raisons desquelles on s’ en fout pour l’ instant . 

      Ariane côté politique a un avis différent , bon . 

      En dehors de ça elle raconte un truc que personnellement j’ aurais du mal 
       à dire . 
      Mais ce qui fait l’ intérêt  ( 4%  à la banque , 90% pour moi )  smiley  c ’est la diversité des opinions . Je crois franchement qu’ on s’ emmerderait beaucoup 
      si on pensait tous pareil .

      Par ailleurs j’ ai un côté ’ c’ est aujourd’hui dimanche , voici des roses blanches , pour toi jolie maman "  je veux dire un penchant naturel vers une personne 
      osant se livrer ainsi au jugement des autres , il y a un petit côté un peu impudique  mais un grand courage dont beaucoup sont dépourvus .

      Et ceux qui rigolent en douce , je vous demande de vous arrêter 
       ( façon Balladur )

      Une fois ces choses dites ayant montré ma fraternité ( je vous demande encore ) 
      eh bien dans trois jours si elle parle de Mélenchon de cornichon ( pardon Ariane smiley )
      ou de salpicon ( de Homard ) pardon les FdG  j’ y y réponds ...

      Pour en revenir au 100 mètres saut du plafond , j’ ai récemment écouté 
      une émission parlant de  Georges Simenon ( en train de devenir un des 
       plus grands écrivains du siècle ) allant aux putes tous les jours de sa vie
       ( ça n’ a rien à voir et sans doute tout à voir ) dont la maman préférait un 
      de ses frères et  qui a montré toute sa vie du dédain et du mépris envers 
      Georges , eh bien icelui lui-même 
      a trouvé l’ astuce , juste pour conquérir l’ amour de sa mère d’ écrire 
       toujours et encore , et quérir même contre argent un peu de chaleur humaine 
      chez les filles à Dodo la saumure . Amour que jusqu’ au dernier souffle de 
       sa génitrice il n’ a jamais obtenu car en lui rendant visite le dernier jour de 
       sa vie sa mère lui aurait dit  : qu ’est-ce que tu veux  ? 

      Et lui a produit plus de mille livres qui resteront .
      D’ autres à sa place se suicident alcoolisent trucident assassinent  breiviquent ...

      Merci à Gül-Aloha d’ avoir provoqué cet accouchement et à vous 
      Sabine d’ avoir été la sage-femme .

      La vérité que Sandro est un as . 

      Qu’ est-ce tu veux .... smiley Sabine .

    • rocla (haddock) rocla (haddock) 1er mai 2012 14:15

      En fait Sabine , au lieu de ce long post je vais le dire en deux mots .


      Mes sentiments passent avant les convictions . 

    • Valeska 2 mai 2012 20:53

      Sois gentille Sabine, contente toi de faire des articles pour midinettes et évite de parler politique, car on ne peut à la fois éprouver de la sympathie pour l’ivrogne du site qui n’a que mépris pour la classe ouvrière et adhérer au FDG.


    • Valeska 5 mai 2012 11:12

      « T’es méchante Ariane, tu as replié plusieurs fois les coms de mes amis sarkozystes, pour la peine, bah je ne voterai pas FDG. Et puis toi Valeska, sache que malgré je connais tous tes messages par coeur, tu ne m’intéresse pas. »

      J’ai bon ? ^^


    • Ariane Walter Ariane Walter 5 mai 2012 13:52

      Valeska, trop drôle !
      Mdr !!!


  • chantecler chantecler 30 avril 2012 19:03

    Très beau texte d’écrivain .
    L’écriture est un médicament .
    Cdt.


  • aloha aloha 30 avril 2012 19:31

    Enfin, je suis quand même assez surprise de voir le nombre de moinssages sur quasiment tous les commentaires qui suivent cet article !

    Bon sang, ça ne fait de mal à personne ! Et si le sujet fait fuir, ben on passe, et c’est tout !

    Ou alors c’est une vendetta contre l’auteur pour d’autres raisons. Dans ce cas, le minimum est de s’exprimer, pas de « moinsser » avec lacheté.

    C’est désolant. Bref....


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 avril 2012 20:32

      Bonjour Gül , 


      Je crois que le moinssage est fait par une machine , du moins pour certains commentateurs . Pour faire du buzz . Inès . 

      Ou alors c ’est Djamel caché derrière l’ écran et dès qu’ il voit que tu cliques 
      pour envoyer , hop un moins de plus smiley

    • aloha aloha 30 avril 2012 20:36

      Cette Ines est d’une incorrection inouïe, c’est dingue !!! smiley

      Djamel est toujours parmi nous ! Naaan ?????????????????? smiley smiley smiley

      Cap’tain ! Vous fleurissez ma soirée de vos révélations surprenantes.

      Caramba ! smiley


  • olivier cabanel olivier cabanel 30 avril 2012 19:52

    Ariane

    des que j’ai découvert cet article dans la modération, je n’ai fais ni une, ni deux, je l’ai approuvé.
    merci de ce témoignage.
    il m’a touché profondément.

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