mercredi 28 novembre 2012 - par Prometheus

Du refus des évidences

La logique du pouvoir est étrange. Nos dirigeants souhaitent imposer à des millions de personnes l'austérité, et la charge du remboursement de la dette alors que la richesse est concentrée dans les mains de quelques milliers de personnes. Paradoxe ou manque de couilles, la question est alors de savoir :

Pourquoi nos gouvernements pensent-ils qu'il est-il plus simple d'imposer sa loi à des milliards de citoyens plutôt qu'à quelques milliers ?

Cette question met en évidence un comportement irrationnel qui peut trouver ses racines bien plus loin qu'on ne l'imagine.

Des exemples incohérents de politique d'austérité sont légion.

En Grèce, l'église et les armateurs ne sont pas ou très peu imposés alors que l'un est le premier propriétaire terrien du pays, et l'autre à la tête de la première flotte marchande du monde. Pourtant dans le même temps le seuil d'imposition minimum est abaissé à 5000€ pour le reste du peuple grec. Pourquoi ?

En France, depuis 2008 l'Etat français a injecté des dizaines de milliards dans les banques dont 6 milliards rien que pour Dexia. Alors que l'association les Enfants de Don Quichotte s'est toujours vu refuser son plan marshall du logement pour arrêter la mort de milliers de sans-abris. Pourquoi ?

Aux USA, au cours du second trimestre 2012 les banques ont annoncé une hausse des bénéfices de 20% soit plus de 35 milliards de dollars gagnés durant la période d'avril à juin. Et depuis 2007, plus de 4 millions de maisons ont été saisis. Pourquoi ? 

En Angleterre, les entreprises et les plus grosses fortunes du pays ont vu leur taux d'imposition baisser grâce au gouvernement de David Cameron. Et dans le même temps on demande aux chômeurs de longue durée de travailler gratuitement. Pourquoi ?

En Italie, les riches qui ont pratiqué l'évasion fiscale pendant des années ont pu bénéficier d'une amnistie fiscale. Alors que le gouvernement Monti prévoit une coupe de plus d'un milliard dans le budget de la santé. Pourquoi ?

En Espagne, le PDG de Zara, Amancio Ortega, est devenu l'homme le plus riche d'Europe avec une fortune de 38 milliards de dollars. Au même moment une mère de famille de 44 ans vend tout organe non vital de son corps, à savoir la cornée des yeux, un de ses poumons et un morceau de foie. " C'est tout ce que je possède" a-t-elle déclaré. Pourquoi ?

Dans tous les pays de l'OCDE, aucune régulation forte du secteur bancaire, aucune taxe sur les transactions financières. La politique d'austérité s'applique aux peuples mais pas à ceux qui ont l'argent. Pourquoi ?

La compétitivité ? La peur de tuer la relance ? Ou simplement un manque de discernement.

Ces exemples montrent l'incompétence de nos politiques. Ils nous disent : Nous avons besoin de réduire les déficits mais nous ne toucherons pas à ceux qui possèdent l'argent. Pourquoi ?

Sûrement parce que ceux qui ont l'argent, ce sont ceux qui ont également le pouvoir. Et ceux qui ont le pouvoir, ce sont ceux qui nous gouvernent.

L'évidence est que nous sommes gouvernés par des riches qui refusent obstinément de se séparer de leur fortune.

Cette obstination n'est pas nouvelle et se retrouve dans l'histoire notamment lors du déclin de l'Empire romain d'occident.

Lors du déclin de l'Empire romain, après le IIIème siècle, l'impôt n'est pas fonction du revenu mais c'est une somme demandée par l'empereur. L'Empire est séparé en plusieurs provinces. Par exemple il est demandé à la Gaule de payer 100 000 deniers. Il est donc nécessaire aux administrations de Gaule, les curies, de trouver cette somme à tout prix !

Le seul problème dans ce système c'est que la population de Gaule n'est pas nécessairement en mesure de payer ces 100 000 deniers sans compter qu'à l'époque les guerres, et les crises économiques obligent l'empereur à en demander toujours plus. L'impôt devient alors un vrai racket, les maisons sont vidées de leurs richesses, elles sont même saisies, les fermes se vident de leur élevage, et de leur blé. Les populations rurales sont alors obligées de s'exiler dans les villes pour survivre. Les citoyens romains incapables de payer l'impôt sont emprisonnés, voire exécutés. 

A tel point que l'état se retourne contre les curiales, les agents de l'impôt. Mais ils restent incapables de trouver de nouvelles recettes, ils fuient alors leur fonction. Soit en s'engageant dans de nouvelles administration , soit en s'engageant dans l'armée, soit en désertant dans les forêts et autres terres barbares.

Alors que les richesses sont concentrées dans les temples, et dans les mains des grands propriétaires. Les empereurs ont peur pour leur tête et n'osent pas s'attaquer aux puissants latifundias des patriciens, et aux ordres religieux.

Cette lâcheté, cette absurdité, ce comportement irrationnel se retrouvent dans les politiques actuelles. Cela nous pousse à nous en prendre aux plus faibles, et non aux plus forts. Aux gueux, plutôt qu'aux possédants. Placé devant le fait que les riches ne veulent pas payer l'impôt, manipulent et font chanter les états. Nos lâches gouvernants préfèrent taxer, et mettre en place un système qui pousse au désespoir des hommes, des femmes, et des enfants. Alors que l'évidence est que les possédants ne sont pas aussi nombreux que nous. La concentration des richesses fait qu'aujourd'hui quelques dizaines de milliers de personnes possèdent la grande majorité des richesses de notre planète. L'argent il est chez eux, pas chez nous !

La seule conséquence de ce refus des évidences par nos gouvernements est la révolution. En effet il est impossible pour un petit nombre de conserver autant de privilèges, quand un si grand nombre doit faire autant de sacrifices. Ce système qui pouvait tenir des siècles sous l'Empire romain, ne durera pas plus de quelques années à notre époque moderne. Bientôt la révolution sera une évidence lorsque les peuples, dos au mur, ne pourront plus se chauffer, se nourrir, ou se loger.



21 réactions


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 novembre 2012 09:56

    À l’auteur :
    « Bientôt la révolution sera une évidence lorsque les peuples, dos au mur, ne pourront plus se chauffer, se nourrir, ou se loger. »

    La révolution ne constitue pas la seule solution.

    Depuis plus de 160 ans, Karl Marx fourvoie le prolétariat, de manière criminelle, en le focalisant sur la lutte des classes (éradication de la bourgeoisie) et la possession prolétarienne des moyens de production.

    Aujourd’hui encore, la situation semble lui donner raison puisque le capital boursier mondial, d’environ 36.000 milliards d’Euros, est majoritairement détenu par une minorité de « nantis ».

    Toutefois, il est vain d’espérer une plus juste répartition des moyens de production par des nationalisations, voire des révolutions. Cela a déjà été fait avec les tristes résultats que chacun connaît...

    Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition collective et citoyenne du Pouvoir Économique.

    Bon ou mauvais, le système financier actuel est contrôlé par les actionnaires des banques.

    Les autorités politiques pourraient nationaliser toutes les banques, avec ou sans indemnisation partielle ou totale des actionnaires (en en assumant toutes les conséquences).

    Mais, la gestion calamiteuse d’entreprises ou/et de banques par des politico-technocrates a déjà été expérimentée dans le passé.

    Pour contrôler et réguler le système financier, il convient d’acquérir, collectivement, des minorités de blocage ou/et la majorité absolue au sein du capital des banques.

    Le financement nécessaire ne saurait être constitué que par l’épargne d’une association des citoyens-électeurs-contribuables.

    En ces temps de crise, on ne cesse de parler de déficits budgétaires, de dette, d’inflation, de réduction des charges, d’augmentation des impôts, et cætera...
    Parmi nos « élites », il n’y a personne pour prononcer ce qui semble être LE gros mot absolu : ÉPARGNE ! ! !
    Pourtant, que ne pourrait-on faire avec de l’ÉPARGNE ? ? ?...

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel par l’Épargne » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique en vue de la « Refondation du Capitalisme ».

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».



  • jako jako 28 novembre 2012 10:03

    Merci Jeremy, un jour tout cela sera connu du plus grand nombre, et alors là....


  • Robert GIL ROBERT GIL 28 novembre 2012 10:40

    ce systeme a fait la preuve de son incompetence pour resoudre les problemes du plus grand nombre ou les problemes ecologiques. C’est un systeme qui ne sert que les interets d’un petit nombre de personne defendu par des laquais a leur service...alors que fait-on ?

    voir : AGIR OU REAGIR ?


  • jean rony 28 novembre 2012 10:50

    Les spécialistes de l’ icpr.ch traite bien sujet à travers le livre
    Civilisation et souveraineté, expression majeure de l’humanité, aux éd. du net

    jean rony icpr.ch


  • ddacoudre ddacoudre 28 novembre 2012 11:58

    bonjour jérémy 971

    La seule conséquence de ce refus des évidences par nos gouvernements est la révolution. En effet il est impossible pour un petit nombre de conserver autant de privilèges, quand un si grand nombre doit faire autant de sacrifices. Ce système qui pouvait tenir des siècles sous l’Empire romain, ne durera pas plus de quelques années à notre époque moderne. Bientôt la révolution sera une évidence lorsque les peuples, dos au mur, ne pourront plus se chauffer, se nourrir, ou se loger.

    La réponse est dans « le discours de la servitude volontaire » de la Boétie, ce n’est pas une fatalité mais le fruit d’ une d’une course poursuite aux savoirs.
    ddacoudre.over-blog.com cordialement.


  • Francis JL 28 novembre 2012 12:03

    Que croyez vous que ces puissants font tout cet argent ? Ils s’en servent pour pérenniser leur puissance : l’armée, la police, ça vous dit quelque chose ?

    Regardez ce qui se passe à Notre Dame des Landes.

    Une révolution suppose une organisation. Personne n’est aujourd’hui en mesure de fomenter une révolution suceptible de renverser par la force ce pouvoir aux multiples facettes capable de mater n’importe quelle révolte.

    Il reste à espérer un génie qui trouvera comment le détruire sans nous détruire nous mêmes.


    • Le péripate Le péripate 28 novembre 2012 12:05

      Comme génie, vous ne seriez pas candidat ?


       smiley

    • Yohan Yohan 28 novembre 2012 12:10

      Le génie de la lampe qui brûle à Notre Dame des cocus ? smiley smiley smiley


    • Romain Desbois 28 novembre 2012 12:59

      votre révolution , elle serait pas un peu pas démocratique ?

      Vous parlez au nom de qui ? Du peuple ?

      Mais le peuple est en train de réserver pour les sports d’hiver et font déjà la queue pour acheter et se baffrer à Noël.

      Les pauvres, zon bien mérités de se reposer un peu non , mon pauv’monsieur , c’est-y pas dieu possible ces braves gens ca souffre et c’est fier d’en chier.

      Dans une communication interne à la SNCF, j’ai vu deux collègues à la retraite sucer la pomme du patron à l’occasion de la remise des médailles pour remercier d’avoir accepté d’être exploités 25 ou 30 ans.
      Fier qu’ils étaient d’être sur le photo avec leur tampon médaillé sur le front. Ces deux gars , je les ai vu faire toutes les grèves, perdent des mois de salaires, partir en retraite avec six mois de retard grâce à Courage Fillon, l’homme du trou du même nom.

      et ces merdes viennent lustrer leur égo et s’avilir encore une fois pour un colifichet et une coupe de champagne à 10 keus.

      Et bah des fois , je me dis qu’on mérite bien cette société de merde.


    • ddacoudre ddacoudre 28 novembre 2012 14:40

      @ péripate

      il n’y a que les anars pour te comprendre.

      cordialement.


  • spartacus spartacus 28 novembre 2012 13:00

    Beaucoup trop d’erreur, d’approximations.

    Pas assez de rigueur dans ce type d’articles, trop récurent censé dénoncer les malheurs du monde.

    En Grèce, l’église est exclue de l’assiette des impôts, car l’état considérait que les revenus de cette dernière étaient en totalités « redistribués ». Le seuil d’impot est relevé pour tous parce que la Grèce pendant les années 2005-2009 était le pays qui dépensait le plus au monde par habitant. Il faut rembourser maintenant

    En France, l’état n’a rien a voir avec une association, qui en plus est « politisée ». L’état assure la redistribution sociale en fonction de critères votés ou légaux. En théorie, pas en fonction d’un clientélisme associatif.

    Aux USA, les banques sont privées. Le but de n’importe quelle entreprise est de faire des « bénéfices », pas d’aller vers la faillite. Les maison saisies sont principalement des non remboursements de prêts hypothécaires garantis par Fannie Mae et Freddie Mac entreprises parrainées et encouragées par un gouvernement ayant voulu faire du social sur des personnes insolvables.

    En Angleterre les impôts des individus ont augmenté donc des « riches ». Par contre l’impôt sur les bénéfices à baissé de 20 à 18%. Nous noterons aussi qu’en Angleterre, les « niches fiscales sont »limitées". L’angleterre a taillé dans les dépenses publique. Depuis quelques mois la courbe du chômage c’est inversée. Le pays re-cree de la richesse.

    En Espagne, leurs entreprises sont en train de devenir ultra compétitives, et vous allez être surpris du redressement qui arrive. 

    Etc...Etc...

  • Stof Stof 28 novembre 2012 14:36

    Rétablissons l’esclavage, ça supprimera le chômage. Oh, et puis une bonne guerre : industrie de l’armement, destruction, reconstruction...

    Le seul petit problème avec la déflation salariale à l’échelle mondiale, c’est qu’au bout d’un moment il n’y a plus personne pour acheter ! Depuis une vingtaine d’années on tient grâce à l’endettement. On a compensé les pertes de revenus sur salaires par de l’aide sociale, ce qui a soutenu la consommation.
    Maintenant qu’il faut rembourser cette dette que demande t’on ? De baisser encore les salaires ? Mais qui va payer les impôts pour rembourser ? Les riches ? Non non surtout pas !
    Beaucoup de civilisations ont disparues lorsqu’elles ont concentré trop de pouvoirs en haut de la pyramide.
    La logique est simple : quand on accumule toute la richesse, tout l’argent, entre les mains de quelques uns, alors il ne vaut plus RIEN. Et ce phénomène va s’accélérer. Bientôt, la plupart des monnaies vont s’effondrer. 
    Pour reprendre un peu le sujet initial. La situation s’est nettement dégradée lors de la chute du bloc soviétique. Non pas qu’il constituait une alternative viable ou enviable, mais au moins il soutenait logistiquement et militairement l’opposition.
    Aujourd’hui l’oligarchie n’a plus peur de personne, et les peuples n’ont plus aucune alternative ni aucune perspective.
    Ah si, encore une : quitter définitivement le système, ne plus jouer le jeu, creer des communautés semi-autarcique, créer des monnaies locales, du troc, cultiver son jardin.


    • philippe913 28 novembre 2012 15:49

      c’est vrai que depuis que le capitalisme industriel s’est développé dans le monde occidental, on a vu une paupérisation croissante des masses ouvrières dont le niveau de vie, depuis le 19° siècle, n’a cessé de se dégrader.
      C’est évident.

      Pfff... prenez la totalité de l’argent des « riches », et ça ne résoudra rien au problème actuel, ce ne sont pas « les riches » qui ont forcé les états à s’endetter.
      de plus, les « ultra-riches », pour leur immense majorité, ne le sont que par les actions qu’ils possèdent, et pas en cash, ça équivaudrait donc à nationaliser des entreprises en masses, c’est tout, et ainsi faire péricliter lesdites entreprises en un temps record.

      et non, tout le monde ne peut pas gagner 4k€ par mois et rouler en bmw, le monde, la vie est trop injuste.
      et non, le socialisme (communisme) ça ne fonctionne pas.

      créer des monnaies locales ? faire du troc ? cultiver son jardin ? .... retourner au moyen âge donc ?
      boarf, faut être un peu réaliste stp.


    • Prometheus Jeremy971 28 novembre 2012 16:35

      Par notre système de gouvernement, et économique nous sommes déjà au moyen-âge.

      La féodalité c’est un suzerain qui possède une terre, et pour qui des serfs travaillent.

      Le capitalisme c’est un patron qui possède une entreprise, et pour qui des salariés travaillent.

      Lorsqu’il y avait ce contre-pouvoir qui était l’état pour dicter sa loi aux entreprises ça pouvait fonctionner. Mais la globalisation fait qu’une entreprise est au-dessus des états, et de ses lois.

      Une des solutions c’est donc le partage de la propriété entre tous les acteurs de l’entreprise. Pas juste de quelques personnes à son sommet. L’abolition de la hiérarchie verticale pour une hiérarchie horizontale.

      Ce n’est pas du communisme, pas du socialisme, juste du bon sens. Sans compter que dire j’ai une voiture, un four à micro-onde, donc le capitalisme est une réussite. Je sais pas, ça me dérange...

      L’Etat féodal : le retour de l’Histoire

      Dans les grandes lignes, le régime féodal se caractérisait, dans sa phase finale, par une représentation par collèges destinée à assurer la prépondérance de certaines classes de la Société, ultra minoritaires, pour la préservation de leurs avantages et privilèges. Ces Assemblées étaient elles-mêmes bridées par le pouvoir royal, de Droit divin. Un cortège de privilèges, d’exemptions, de charges à fort rendement, de prébendes, distribuées selon la bonne grâce du souverain, lui permettait de se constituer une cohorte de courtisans et d’obligés, dévoués à sa cause. Les heureux bénéficiaires jouissaient souvent d’une grande autonomie dans l’usage de leurs droits privilégiés, générant des abus. (lire la suite en cliquant sur le lien)


  • Stof Stof 28 novembre 2012 16:08

    Ou retour au XIXème siècle, justement. Donc une société plus sobre, c’est évident.

    Maintenant, puisque vous parlez de la classe ouvrière, sa situation s’est justement améliorée suite aux luttes sociales ( ainsi qu’aux progrès techniques liés à une énergie quasi gratuite).
    Regardez la situation ouvrière dans les pays sans protection sociale, sans salaires décents. Eh bien celà correspond à tout ce que vous consommez avec vos salaires de riches.
    Ramenez votre salaire à celui de l’Inde (libéralisme oblige) et plus personne n’achètera rien du tout.

    Enfin, quand vous dites « les riches n’ont pas forcés les états à s’endetter »... avez vous vraiment bien étudié la question ? Les politiciens au pouvoir sont ils riches ou pauvres ? Ont ils un patrimoine immobilier conséquent ? Des oeuvres d’art défiscalisées ? 
    Les riches font ils partis d’organisations discrètes, de lobbies, de think tanks. Font ils du chantage à la délocalisation et à l’évasion fiscale ?
    Pourquoi les grands patrons et les hauts fonctionnaires occupent ils les même postes alternativements ? Est-ce la même caste ? Celle qui affirme avoir gagné la lutte des classes (dixit Warren Bufett), celle qui ruine les peuples mais s’en sort toujours avec une retraite dorée ? 
    Quelle est la seule retraite qui n’a pas été sacrifiée ? Celle des députés et celle des caisses privées.
    La classe dominante a pour principe de ne jamais payer les pots cassés. De reproduire la pyramide sociale et d’endormir la base par tous les moyens.

  • Prometheus Jeremy971 28 novembre 2012 16:39

    Par notre système de gouvernement, et économique nous sommes déjà au moyen-âge.

    La féodalité c’est un suzerain qui possède une terre, et pour qui des serfs travaillent.

    Le capitalisme c’est un patron qui possède une entreprise, et pour qui des salariés travaillent.

    Lorsqu’il y avait ce contre-pouvoir qui était l’état pour dicter sa loi aux entreprises ça pouvait fonctionner. Mais la globalisation fait qu’une entreprise est au-dessus des états, et de ses lois.

    Une des solutions c’est donc le partage de la propriété entre tous les acteurs de l’entreprise. Pas juste de quelques personnes à son sommet. L’abolition de la hiérarchie verticale pour une hiérarchie horizontale.

    Ce n’est pas du communisme, pas du socialisme, juste du bon sens. Sans compter que dire j’ai une voiture, un four à micro-onde, donc le capitalisme est une réussite. Je sais pas, ça me dérange...

    Joseph Stiglitz : Le système économique ne marche pas

  • Stof Stof 28 novembre 2012 16:55

    Un simple partage des bénéfices, déjà, ce serait pas mal.

    Après impôt :
    1/3 pour les salariés.
    2/3 pour les actionnaires et/ou pour l’investissement.

    Ceci étant, il est très très facile de camoufler des bénéfices pour une entreprise internationale.


  • sirocco sirocco 28 novembre 2012 20:36

    En quoi le commentaire de Jeremy971 posté à 16:35 ne respecterait-il pas la charte ??


  • lulupipistrelle 29 novembre 2012 00:26

    Il me semble qu’une des causes du déclin de l’empire romain était la fuite de l’or en extrême orient ... dont les riches romains, puis les romains moyens adoraient la production (soie, épices etc..). Quand une bonne partie de l’or fut dépensé pour acheter toutes ces futilités, en restait-il assez pour faire tourner l’économie romaine ? Oui j’ai aussi entendu parler des barbares et de leurs incursions dans l’empire, qu’on renvoyait chez eux avec encore de l’or ... mais quand il n’est plus resté d’or, sur quelle base pouvait-on encore échanger , payer les fonctionnaires , l’armée étirée aux frontières etc... ?

    Aujourd’hui, c’est le système financier mondial qui garantit les échanges... est-ce bien sûr que la richesse immatérielle des plus riches soit si facile que ça à capter ? 
    On peut toujours saisir des biens matériels, mais alors pour finaliser qui les achètera ? avec quoi ? 



  • starpeace 1er décembre 2012 18:03
    Votre article devrait être lu par le plus grand nombre tant il relève d’un haut niveau de Conscience et d’une bonne analyse des choses. Mais comme le dit Robert Gil, maintenant que l’on a bien cerné le problème, « que fait on ? ». Pour ma part, je pense que, malheureusement, il faudra tout d’abord passer par une période de souffrances et de flottement pour voir apparaître les solutions. Ensuite viendra l’évidence de l’instauration d’un Revenu de Base pour tous => http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-cwdVDcm-Z0 ainsi que d’une monnaie mondiale. Les différents gouvernements ayant perdu leur crédibilité, on parviendra, grâce à la Science ( et dans peu de temps ) à repérer les personnes ayant un très haut niveau de Conscience qui permettront d’assurer une « Guidance » ( et non un pouvoir ... ) pour l’Humanité. On en viendra ainsi petit à petit ( au plus tard en 2050, soit demain...) à installer le paradisme => http://fr.paradism.org/index.php créateur d’une société sans travail, ni argent.

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