- Si tu veux connaitre la vérité sur ton compte, offense ton voisin.
- La vitesse de la lumière étant
supérieure à la vitesse du son bien des gens paraissent brillants
jusqu’au moment où ils ouvrent la bouche.
La vérité
d’un homme c’est ce qu’il cache.
« On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui »
Pierre Desproges.
Georges Frêche n’est pas un homme politique ordinaire. Cela voudrait-il dire que la France est pourvue de politiciens très ordinaires ?
La spontanéité langagière de ce monsieur est authentique, brute de décoffrage et sincère. Le Languedoc ne s’y trompe pas.
En fait il dit ce que beaucoup de gens pensent tout bas, il réagit dans un premier temps, caractérologiquement, c’est un primaire.
"Qu’on lui foute la paix, il a grandement fait pour la Région Languedoc-Roussillon et Montpellier, qu’on le laisse poursuivre sa tâche", ajoute Gérard Depardieu. Dans son courrier, l’acteur se souvient : "Combien de fois ai-je entendu dire, dans mon dos, peut-être parce que mon père buvait, que nous habitions un quartier pauvre et qu’il vendait le quotidien L’Humanité, alors qu’il ne savait ni lire ni écrire, que cette famille ’n’a pas l’air très catholique’ ? Combien de fois ai-je entendu dire des calembours sur les politiques..." Il s’interroge en fin. "Le talentueux pamphlétaire Stéphane Guillon ne dit-il pas, sur France Inter, des choses encore plus énormes que la fameuse expression proustienne usitée dans notre langue par tous et par Georges Frêche ?"
Le franc parler est le parler franc, c’est le parler vrai. Nos ancêtres nous ont légué leur patronyme, leur francisque, leur susceptibilité et leur geste prompt. Ils se sont illustrés dans le temps et l’histoire en croissant et multipliant mais en tapant férocement sur les voisins qui ne partageaient pas leurs idées. Dans l’ensemble, cela nous a réussi.
Nous bénéficions dans le monde d’une renommée qui souvent nous dessert. Pour faire court nous avons des grandes gueules et beaucoup d’arrogance. Le coeur sur la main, la main gauche, et l’autre sur la figure de celui qui chatouille notre persona et ridiculise notre fierté.
Le coq gaulois ne déroge pas à la règle. Il peut être beau, remarquable dans son cadre, entouré de ses femelles. Néanmoins il semble un peu fragile, par exemple, à côté de l’aigle impérial teuton et ridicule en face de l’ours soviétique. Bref, chacun sa catégorie, les coqs et les lourds.
Pour revenir à celui de qui la tête au ciel est voisine et dont les pieds patauge dans le socialisme dogmatique et la fange politicienne de gauche et de droite confondues.
Les critiques qu’il subit sont à la mesure de son dérapage de langage. Des intérêts politiques mais aussi des craintes de beaucoup d’hommes et de femmes calomniés dans l’exercice de leur fonction. Les insultes et l’irrespect croissent exponentiellement.
Georges Frêche a l’emportement facile, l’accélérateur surpuissant et le frein défaillant.
Quant au fond, cet homme me donnerait envie d’être socialiste, pas pour sa tête de catholique, qui est surtout cathare, albigeoise et rabat-joie...mais pour le courage dont il fait preuve en affrontant seul un système ou tout le monde pense comme un seul homme...ça, c’est le vrai danger, la pensée grégaire. Tout ce qui fait la force et la faiblesse d’un homme politique ou religieux...le groupe, la pensée unique, la foi unique.
Laurent Fabius, lisse, tout propre, un vrai politique, même les adhérents l’ont exclu de l’ultime tournoi. Le bon sens populaire sans doute.
C’est vrai qu’ils avaient été sensibles au charme de Ségolène, une femme pour changer de tous ces mecs machos qui ont pour principal appui la raison, surtout la raison du plus fort...d’ailleurs Ségolène en a fait les frais...adieu Ségolène. Dommage que tu ne sois pas un homme pour servir ton ambition. Un François Mitterrand en jupon c’est moins crédible avec l’usure du temps, d’ailleurs François lui même en a perdu la vie. Et cet homme tellement sympathique, Pierre Bérégovoy. Il avait de l’amour dans les yeux, un homme d’exception pris dans la tourmente médiatique, la tempête politique et la trahison du même nom. Pas besoin de faire une analyse très pointue, il suffit d’écouter et de se laisser aller. Un brave homme simple que j’aurais bien voulu approcher. Le bon côté du socialisme...ils l’ont assassiné...qui on ? le système médiatique et politique, de concert ! La fatigue, l’usure du pouvoir et la dépression.
Revenons à G. F. ( Gaffes Fulgurantes) Les commentateurs militants et autres politiques sont un peu légers pour se laisser aller à faire de lui un anti-sémite, un anti-con , pour rester gaulois, assurément. Il n’est manifestement pas assez parisien et son verbe est à l’image des cimes pyrénéennes, rocailleux, coupant et irritant.
Les organisations anti-racistes sont mécontentes ? Encore des groupes qui se nourrissent de la même tambouille et qui se montent la tête dans leur pseudo différence. Un anti-raciste, c’est un raciste inversé...un raciste qui s’ignore. La vraie solution réside dans l’oubli de sa différence.
Quand un plongeur se trouve en face d’un requin qui fonce sur lui, il s’identifie à l’agresseur et celui ci dévie sa course, S’il essayait de s’enfuir, le requin le mettrait en pièce.
Selon le proverbe chinois, " On marche sur un homme couché, on contourne un homme debout. "
Pour la même raison, quand Georges Frêche affronte les anciens combattants algériens, (les harkis) en les traitant de "sous hommes", malgré la rudesse du premier degré il veut certainement dire qu’ils n’ont pas su affronter le pouvoir gaullien de l’époque héroïque. Ils ont été trahis et abandonnés par la France mais se sont souvent résignés...l’humilité ancestrale de la religion sans doute. Hors du contexte, je le propos de G. F. fait désordre.
C’est un peu en réaction que leurs enfants brulent les poubelles et les voitures. Ils ont la mémoire vivante et tenace...et le geste violent et malheureux.
En politique, ce qui ferait tellement plaisir aux citoyens, ce n’est pas le parler fleuri, mais l’idée et l’action sincères et vraies. La littérature et l’art en général, c’est autre chose, c’est pour le plaisir de chacun.
Le parler politique existe pour faire tomber l’autre, c’est le jeu, un drôle de jeu. La première phase, c’est la joute oratoire, le combat de coq. Après c’est plus périlleux.
Quand les responsables politiques auront compris que la critique de l’adversaire les dessert. Elle trahit souvent le manque d’idée et de proposition. Ils commenceront à réfléchir et à agir utilement, d’une manière originale en oubliant un peu l’adversaire.
La sincérité et l’intelligence sont apolitiques et ignorent naturellement la différence.
Le vrai problème, c’est la puissance de l’argent sur tous les hommes, le manque de conscience, la précarité de la liberté humaine et son aliénation. L’opium du peuple, c’est aussi nos fausses croyances et notre manque d’humour.
N’oublions pas de vivre heureux en attendant la mort. Pierre Desproges. La peinture de F. Goya nous parle d’un combat vain car les deux hommes seront engloutis avant la fin des hostilités.
Putain de bordel de merde de poil au cul , tout ça qu’ y dit Mandon Jack ça nous change des nouvelles avariées , lisez Mandon , lisez des nouvelles Frêches .
Et merde à la parole encadrée , on doit parler comme l’ on pense !
Entièrement d’accord avec la tonalité de cet excellent article, Jack.
Frêche est en effet un emmerdeur né, un provocateur impénitent qui ne peut parfois résister à l’envie d’un mot, voire d’une injure.
Il n’en reste pas moins un homme brillant et un gestionnaire de valeur, dont les qualités sont très largement reconnues à Montpellier et dans l’Héraut.
J’ajoute que j’amais il n’a été condamné par la justice pour ses propos, très souvent sortis de leur contexte. C’est notamment le cas des Harkis (qu’il a très souvent défendus et dont il souhait fouetter l’orgueil) ou de « tête pas très catholique » employée dans une comparaison entre un Huchon qu’il apprécie et un Fabius qu’il déteste depuis toujours. Ce dernier est d’ailleurs parfaitement faux-cul lorsqu’il dénonce un antisémitisme qui a toujours été aux antipodes de la pensée et des actions de Georges Frêche.
Je souhaite bon courage à Martine Aubry pour le 2e tour des régionales en Languedoc, lorsqu’elle devra se positionner sur un très probable duel Frêche-Ump, soit en appelant à voter pour l’un ou l’autre des deux candidats, soit pour maintenir contre ces deux-là une liste de coalition PS-PC-Verts aux chances très incertaines...
Merci pour ces précisions. Pour les administrés les résultats l’emportent sur les écarts de langage. Il est vrai que du temps de mon enfance, les journalistes traitaient de vrais sujets. Une éthique, voir une plus haute idées de l’information évitaient de tirer l’information de son contexte. Merci pour votre intervention utile et fort sympathique.
Jack, J’observe que vous sortez de plus en plus souvent de la citadelle de l’onirisme. « E pericoloso sporgersi » , dit-on coté transalpin ... Ceci dit, le titre est inaproprié, à mon sens. L’humour français ne se résume pas à celui de Frêche, fort heureusement. Desproges et Vialatte doivent se retourner dans leurs tombes d’étre cités en si vulgaire compagnie. L’humour qui suinte le foie fras et les fins de banquets, c’est comme la rillette Bordeaux Chanel, et son slogan « nous n’avons pas les mémes valeurs ».
Tiens, un Vialatte pour la route : « L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau ».
De temps en temps je descend de ma montagne pour mieux l’apprécier au retour.
On peut aimer l’authenticité de la matière orale, le foie d’oie est encore assez digeste, sans se départir de l’illusion du rêve à grand renfort de Pierre Desproges. L’humour français comporte des facettes plus ou moins lumineuses. Les ombres soulignent la lumière, c’est l’art du contraste.
Je ne suis pas du tout d’accord avec votre approche. Plus on a de responsabilites dans la société plus on a le devoir de donner l’exemple dans son comportement,dans ses actes , dans ses paroles et dans les valeurs que l’on prétend représenter. trop facile d’excuser l’inexcusable au nom du franchoullard moyen. L’homme politique ne doit pas être le représentant du café du commerce. C’est avec de telles valeurs et de telles pratiques que nous avons connu les heures les plus sombres de notre histoire ou l’homme agit non plus a partir de sa reflexion mais a partir de ses instincts les plus bas Enfin pour finir ne vous servez de Desproges pour défendre des positions qu’il n’aurait pas approuvé. Je pense que vous n’avez pas bien compris derrière son humour décapant ses véritables valeurs humaines.
« Le fond et la forme. J’accepte volontiers la forme triviale quand le fond ne l’est pas. »
- Sans compter que l’expression incriminée n’est même pas triviale, familière tout au plus.
J’ai entendu G.Frèche hier à la radio, il m’a semblé sympa malgré sa grande gueule.
Et puis ça commence à devenir obsessionnelle, cette habitude de commenter des « petites phrases », soigneusement sorties de leur contexte, et jetées en pâture aux amateurs de scandales. Benoît XVI a eu son compte l’an dernier... La mauvaise foi est bien pire que les croyances qui irritent tant les rationalistes corrects primaires.
La liberté de la presse ce n’est pas de dire n’importe quoi. On ne peut nier que pour que se vende le journal, il faut éveiller l’intérêt du lecteur. D’autre part, la subjectivité journalistique existe, celle du lecteur également. Entre ces deux paramètres flottants, chacun prend ce qui l’arrange. Je me suis toujours demandé comment les historiens se déplaçaient dans ce labyrinthe de l’histoire humaine ou l’émotion entre comme une tornade en permanence. Jadis, dans l’antiquité grecque, les sophistes construisaient de magnifiques théories sur des bases incertaines...je crois que nous sommes tous un peu sophistes.
Trés curieux que « pas catholique » soit considéré par « l’élite » bienpensante comme étant plus injurieux que « sous-hommes ». A moins que ce soit parce que cela s’appliquait à un ancien ministre. Ah, les valeurs de gauche...
Maîtriser sa parole est la règle de base pour tout homme politique qui veut faire carrière.
Frêche travaille sans doute bien pour sa région mais ses dérapages continuels sont lamentables Le franc parler n’exclut pas la finesse et je ne vois pas ce que les sorties de Frêche ont à voir avec l’humour français. Ce qu’il dit n’est pas drôle, c’est simplement lourd, bête et ambigu.
Bien sur vous avez raison, l’humour français fait dans tous les genres. Qui a dit que l’humour gaulois faisait dans la dentelle ? Celle de Venise par exemple, certainement pas Jules César. Merci pour votre visite
On va conseiller à la mère Aubry de reprendre une tranche d’« étouffe-crétin ».
Ce que je lui reproche, avant tout (et au clown Besancenot avec sa candidate voilée) c’est de rendre de plus en plus inéluctable une réélection de Sarkozy.
D’ailleurs, je ne sais pas si quelqu’un a cité les vraies lettres de noblesse de cette expression, dans la chanson d’Henri Garat :
C’est un mauvais garçon Il a des façons Pas très catholiques On a peur de lui Quand on le rencontre la nuit C’est un méchant p’tit gars Qui fait du dégas Si tôt qu’y s’explique Ça joue du poing D’la tête et du chausson Un mauvais garçon
Mais comme notre intelligentsia bien-pensante a réussi depuis une cinquantaine d’années un quasi « génocide culturel » de la France populaire, notamment musicale, est-ce si surprenant que les faces-de-carême du PS ignorent la référence, pourtant chantée par Renaud.
Mon père me faisait sourire quand il évoquait Bruand et le temps des cerises. Le temps est passé, mon père aussi, depuis longtemps déjà. Si les carottes sont cuites, les souvenirs bien vivants.
Mais comme notre intelligentsia bien-pensante a réussi depuis une
cinquantaine d’années un quasi « génocide culturel » de la France
populaire, notamment musicale, est-ce si surprenant que les
faces-de-carême du PS ignorent la référence, pourtant chantée par
Renaud.
Sans oublier toute la charge subversive de certains fleurons passés aux oubliettes : remontez « La fille de Madame Angot » avec quelques allusions à l’actualité, et m’est d’avis qu’une bonne censure tomberait illico :
C’était pas la peine assurément, de changer de gouvernement !
Je reviens à ce débat ayant d’autres occupations et je ne suis toujours pas d’accord avec vous. Je n’ai jamais de toute ma vie traité un homme de sous homme...et pourtant j’ai vécu des conflits de toutes ordres ... cela ne me viendrait même pas à l’idée c’est une question de respect et de modestie au bon sens terme et sans démagogie.
Avez vous entendu l’interview de M. Freche sur la maire de Montpellier Il dit ’’ c’est moi qui l’est faite ....sans moi elle n’existerai pas ’’ désolé mais ce genre de type me donne envie de vomir...il pue le pouvoir, le sexisme, la prétention c’est indigne d’un homme qui prétend avoir des valeurs de gauche. Il pue le clientelisme, la démagogie...prêt à tout pour arriver à ses fins a savoir le pouvoir. Quand on aime le pouvoir pour le pouvoir et que l’on ’a pas de valeurs cela donne un tel résultat....affligeant
assez ahurissant, ce concert de louanges de la part des lecteurs
l’article me paraît plutôt faible, il n’apporte pas grand’chose, que des lieux communs, toute cette pensée démagogique franchouillarde qui vous donne des,hauts-lecoeur, ces âneries sur les Gaulois ( bon débarras, ceux-là !),les approbations de ce m’as-tu-vu de Depardieu.....
bref, du réchauffé, du remâché, du re-digéré pour la millième fois !
je suis attristé de constater que cette pitance plaît aux intervenants d’Agora Vox, ou est-ce le grand rendez-vous des copains qui applaudissent : ( "oh, mais que c’est génial, ce petit caca-là ! ) ?
Frèche est un politicard minable, et je suis atterré de voir que des tas de gens s’engagent à ses côtés
Tant pis pour eux, et pour leurs électeurs, s’ils en trouvent !
Qui vous dit que les personnes qui réagissent positivement à cet article sont des électeurs de G F.
Ce n’est pas aussi simple.
L’important est de dénoncer une interaction fâcheuse entre une personnalité rugueuse et rebelle,
cyniquement sincère, ou sincèrement cynique, et un appareil politique qui se trompe de cible,
ou plutôt qui cherche des têtes de turc avec une certaine affectation hypocrite.
Les deux positions sont critiquables, vous ne croyez pas ?
Par certains côtés, mon article est au moins aussi léger que votre commentaire.
Cependant il nous faut l’un et l’autre éviter de tomber dans le piège que nous dénonçons.
Je vous fait une confidence,
le socialisme me semble une vision généreuse dans un monde étranger au socialisme.
Je voulais parler d’un vrai problème égocentrique et d’une immense question de communication.
Quand à Gérard Depardieu, il affectionne les comportements rabelaisiens, c’est un incontestable immense artiste, dans tous les acceptions du terme..
Il aime séduire et choquer, il affectionne les dérapages de l’égo...normal qu’il est de la sympathie pour Georges Frêche.
Merci de votre passage.
Georges Frêche : « j’ai toujours été élu par une majorité de cons » ! « Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. »
Quand je vois des gens qui lui cherche des excuses, je me dis qu’il a pas tort de considérer les gens qui votent pour lui comme des cons. Et quand il dit 6%, je trouve même qu’il est généreux....
Merci pour cet excellent article. Si Georges Frêche n’est pas« politiquement correcte » ce serait à porter à son actif étant donné le niveau où est tombé cette politique, la véritable indécence est elle d’avoir abandonné les Harkis aux bourreaux du FLN ou de les houspiller pour leur rappeler à quelle politique ils doivent leur triste sort . De plus,après « Bienvenue chez les cht’is », il serait bon de produire un « Bienvenu chez les couillons » . Les gens d’Oc n’ont pas du tout la même mentalité, ni le même vocabulaire que les gens d’Oï, ainsi couillon, con dans le sud sont presque des termes affectueux alors que dans le Nord... et tout est à l’avenant, une parole du Sud est toujours accompagnée d’un conditionnel qui n’oblige pas à la tenir..« .pour bien connaître un pays connaît d’abord sa langue » et après, mais seulement après, on peut commencer à causer.Un peu de « tolérance » comme le disait César ( Celui de Pagnol, hé couillon !)
Merci de mettre l’accent sur l’injustice endurée par les harkis. Votre intervention souligne l’évolution politique de la France en 50 ans. Dans un même temps, cela pourrait expliquer que nous avons encore un chemin important à parcourir pour normaliser la situation sociale. Cela me parait important, comme vous le faites, de mettre l’accent sur les subtilités du langage qui traduisent des mentalités et comportements. Quand Pagnol évoque les gens du nord, il pense à ceux qui vivent au delà du Garlaban, à un jet de pierre de Marseille...la seule vraie capitale du pays est centrée dans le pourtour méditerranéen. Les braves gens, expression chère au sudistes, sont des couillons, pour le habitants du nord de la France (c’est la moindre des insultes) Le problème majeur est celui de la communication. Ce qui est important, ce n’est pas ce que l’on dit, mais c’est ce qu’entend et comprend l’interlocuteur. et con con ils sont fadas ces gens du Nord ! .
Tout à fait d’accord avec la tonalité de cet article.
Faut-il rappeler que les 14 et 21 mars auront lieu des élections régionales et que Georges Frêche et son équipe devront être jugés sur leur bilan 2004-2010 ? Or, celui-ci est excellent, que ce soit en matière de rénovation du réseau des T.E.R., des lycées de la région (programme réalisé à 85%), de la gratuité des livres scolaires, etc.
Faut-il aussi rappeler la gestion U.M.P. - Front National de 1998 à 2004 et l’absence d’administration régionale ? A l’époque la Région se limitait à quelques chargés de mission.
Ici nous sommes habitués aux écarts de langage de Georges Frêche mais il faut les relativiser, nous sommes dans le sud, il y a toujours une forme d’excès. Sur le fond Frêche est un républicain. Un vrai.
Hors d’un contexte, les vrais dérapages commencent. Hélas les politicards oublient les subtilités humaines et ne sont pas à un déni près. En revanche on ne peut occulter les résultats de monsieur Frêche.
" C’est Dante, poète toscan né au XIIIe siècle, qui a rendu célèbre la distinction des
langues romanes en les classant en fonction de la façon avec laquelle on disait oui :
- langues d’oïl au nord de la France,
- langues d’oc au sud de la France, "
Vous êtes l’auteur d’un bel article pédagogique mettant en présence H. de Balzac et E. Zola. A mon sens il aurait mérité plus de succès.
En attendant le vrai problème est celui de la communication, il est antérieur à celui de la langue parlée. Ce qui est important c’est la manière dont le message est perçu.