L’abomination des expulsions locatives

A h si la prévention des expulsions locatives fonctionnait..... On pourrait agir efficacement en cherchant une solution avec les familles en difficultés :
une meilleure gestion financière, un dossier FSL ( fonds de solidarité logement), un protocole de cohésion sociale, un dossier de surendettement, une « migration » dans un logement accessible....
Malheureusement peu de personnes menacées d'expulsion viennent rencontrer un travailleur social ou une association avant que le couperet ne tombe....
Que faire ?
Informer les habitants par le biais des bulletins municipaux, par le bouche à oreille....
Sur Melun l'existence d'une permanence tenue par les familles laïques et le DAL commence à être connue mais combien de personnes n'osent pas venir nous voir ?
Le colloque que nous organisons le 16 novembre à Vaux-le-Pénil doit nous permettre de déboucher sur des propositions concrètes.
Mon positionnement reste fermement sur le « mot d'ordre » :
pas une seule expulsion locative !
Je reste « droit dans mes bottes », certes, mais quand la décision est prise par le Préfet d'autoriser le recours à la force publique, il y a une nécessité urgente : c'est que le relogement immédiat soit effectif.
Les expulsions indignes comme celle de ce couple d' handicapés de Dammarie les Lys ne doivent plus exister.
Je rappelle pour mémoire qu'ils n'ont pas pu prendre leurs habits et leur nourriture a été jetée par les déménageurs ; le dessin de Nagy que je remercie ici est particulièrement bienvenu.
Ce mépris institutionnel des personnes fragiles est inadmissible.
Des bénévoles se sont chargés, à la place de l'Etat et de ses services du relogement de Monsieur et de Madame B .
Pourquoi l 'assistante sociale en charge du suivi n'a-t-elle pas été avertie pour être présente pour accompagne ces personnes et assurer leur hébergement ?
Ce sont des questions à poser, je les poserai.
Jean-François Chalot

