jeudi 23 février 2017 - par Luc-Laurent Salvador

L’algorithme de la mort, le temps qu’il vous reste sur Terre

Ce titre est repris de la chronique de Catherine Boullay dans le 5/7 de France Inter. Avec sa belle voix et le ton enjoué dont elle est coutumière, la chroniqueuse matutinale a traité aujourd’hui de notre espérance de vie croissante et elle a abordé à ce propos l’apparition d’entreprises spécialisées dans la prédiction de guérison des maladies graves, comme par exemple Aspire Health (et là accrochez-vous !) :

« Grâce à ses prédictions, la société est capable de vous dire si vous mourrez dans l’année. Et pour qu’elle soit encore plus performante, Google lui a donné un petit coup de pouce de 32 millions de dollars. Vous voyez l’intérêt ? Et si demain on arrêtait de s’acharner à guérir des gens condamnés ? Finies les chimios les IRM, les scanners… En soins palliatifs et on arrête les dépenses ! »

J’n’sais pas vous mais moi, ça, ça m’fout les jetons comme dirait un personnage de Frédéric Dard. On nous dit que l’intérêt clairement assumé serait de faire des économies. Très bien, mais une chose est sûre : ce n’est pas l’intérêt du malade qui est recherché ; c’est bien plutôt l’intérêt d’une économie sociale de moins en moins solidaire.

Quand demain ce dispositif sera en place, un médecin pourra dire à son patient : « M. Martin, je suis au regret de vous dire que vous avez un cancer du foie et le diagnostic J’t’pompelasanté ® (Aspire Health) basé sur l’ensemble de vos données médicales est sans appel : vous avez moins de dix pour cent de chance de guérir et 95% de souffrir atrocement du traitement. Alors, dans votre malheur vous avez quand même de la chance car, outre que cette année encore vous avez encore le choix — l’année prochaine, la sécurité sociale refusera tout traitement quand la probabilité de guérison sera inférieure à 33% — la nouvelle loi sur les soins palliatifs autorise toute la palette des drogues normalement prohibées. Vous pourrez choisir celle qui vous convient le mieux pour finir vos jours le plus agréablement possible. Mais dans votre cas, je vous recommande tout de même de commencer par la morphine, c’est ce qu’il y a de plus efficace. Alors qu’en pensez-vous ? Vous êtes partant pour les soins palliatifs ? Ils sont tout près de chez vous ! Voilà, signez-là. C’est bien vous avez raison. C’est vraiment le choix à faire dans l’intérêt de tous. Adieu M. Martin »

Ce n’est pas un cauchemar ça ?

Pour bien comprendre l’entourloupe, revenons à ce bel aphorisme attribué à Disraëli et selon lequel il y aurait trois sortes de mensonges, chacune pire que la précédente : les mensonges, les affreux mensonges et les statistiques.

Ramenée au plan individuel une statistique est toujours un mensonge absolu car en tant qu’elle est une statistique, donc le résultat d’un calcul sur une population, elle ne peut rien dire de la trajectoire réelle que suivra tel ou tel individu. Elle peut juste estimer la trajectoire d’une population semblable. A l’intérieur d’icelle, un individu lambda pourra se situer n’importe où et donc à l’un ou l’autre extrême. M. Martin est peut-être celui qui va guérir s’il reçoit le traitement en dépit de la faible espérance statistique de son profil.

Auparavant seuls les diagnostics médicaux vous condamnaient. Maintenant les statistiques de l’assurance maladie vont pouvoir le faire directement sans qu’il y ait besoin de se coltiner aucun traitement. Ce n’est pas un peu « retour vers le futur » de l’euthanasie ?

Le fameux naturaliste Stephen Jay Gould a un jour appris qu’il était atteint d’une forme de cancer relativement rare, un mésothélium abdominal qui était incurable et donc 50% des malades ne survivaient pas huit mois au diagnostic.

Scientifique bien au fait de la chose statistique et homme avisé, Gould ne s’est pas laissé effondrer.
S’étant d’abord convaincu que :

…l'attitude a son importance dans la lutte contre le cancer. Nous ne savons pas pourquoi (sur la base de ma bonne vieille perspective matérialiste, je soupçonne que les états mentaux envoient des informations au système immunitaire). Mais si vous comparez des personnes avec le même type de cancer, même âge, classe, santé, statut socio-économique, et bien, en général, ceux qui ont des attitudes positives, avec une forte volonté et un but dans la vie, un engagement à lutter, accompagné d'une réaction contribuant activement à leur propre traitement et pas seulement une acceptation passive de tout ce que disent les médecins, ces personnes ont tendance à vivre plus longtemps,

il a analysé finement les données scientifiques disponibles pour découvrir qu’en fait il y avait une énorme variabilité de la mortalité et que parmi les 50% de survivants après huit mois, certains avaient de sacrées bonnes chances de survie. La courbe de mortalité s’étalait en effet largement sur la droite et bien que mince (peu de survivants) elle couvrait plusieurs années. Gould a poussé un profond soupir de soulagement car, au lieu de se voir mort, il venait de comprendre qu’il allait pouvoir vivre, d’autant plus longtemps qu’il comptait bien se battre pour cela.

Gould a en fait survécu plus de vingt ans à son mésothélium abdominal et ce n’est pas ce dernier qui l’a tué, mais un autre cancer. Comme quoi, c’est encore l’individu qui fait la différence et aucune statistique ne devrait pouvoir gommer cela.

Bref, si je puis me permettre en guise de conclusion cette pirouette : « Ne votez pas Macron ! », car il est à l’évidence l’agent du Système — je dirais même l’agent de l’Empire — et je soupçonne que s’il y en a un qui pourrait faire advenir ce mode de gestion des maladies graves, c’est bien lui.

Malheureusement, il n’est probablement pas le seul à pencher de ce côté. Bref, quoi qu’il advienne de la présidentielle, les citoyens auront à vigiler !



39 réactions


  • Hermes Hermes 23 février 2017 11:32

    Top... Moins deux secondes.... top

     smiley


  • Etbendidon 23 février 2017 12:42

    Savoir la date de sa mort ça serait vraiment bien
    On pourrait faire un beau voyage sans compter ses sous
    Puis un bon repas avec une coupe de champagne
    et suicide assisté en SUISSE (pays libre et démocratique)
    et Bye Bye on est sur l’autre rive là où tout va mieux que dans ce monde de merde
     smiley


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 23 février 2017 13:09

      @Etbendidon

      Pour penser savoir la date de sa mort, encore faut-il avoir des raisons d’y croire. Pour ma part, Aspire Health je ne leur fais pas suffisamment confiance pour cela. Ceci étant, si j’étais concerné par une imminence fatale, alors oui un voyage de rêve en bonne compagnie, cela pourrait être une belle fin. Mais la Suisse, non merci, très peu pour moi, je ne suis pas pressé smiley

      Quoi qu’il en soit, c’est bien la date de la mort qui est ici en question.
      Mais Catherine Boullay, même si elle ne parle au fond que de ça (le titre de l’article est en fait l’entame de sa chronique qui met donc d’entrée les pieds dans le plat), a du mal à l’assumer complètement
       D’où le titre un peu cul cul la praline de sa chronique « Et si demain vous saviez si et quand vous allez guérir ? ». Il était clair qu’en toute franchise elle aurait dû écrire « Et si demain vous saviez si et quand vous allez mourir ? » Dans un cas comme dans l’autre, de toute façon, il semble pour le système que nous soyons tous appelés à être malades à un moment où un autre...


    • benyx 23 février 2017 14:09

      @Etbendidon

      Sauf que sur l’autre rive, comme vous dites, l’euthanasie, l’accélération de fin de vie, est peut-être considéré comme un suicide et vous ne serez pas forcément bien accueilli. Notre difficulté d’analyse de cette situation pénible vient du fait que nous sommes restreint à un univers matérialiste avec une mémoire également restreinte dans ce laps de temps. C’est une situation de mise à l’épreuve qu’il faut peut-être accepter jusqu’au bout pour en sortir grandi. Pas facile, mais haut combien enrichissant si l’on prend la vie du bon coté.


  • JL JL 23 février 2017 13:15

    Entièrement d’accord avec la conclusion contenue dans l’avant dernier § et le suivant.


  • Raoul-Henri Raoul-Henri 23 février 2017 16:17

    Y’a volle Mélenchon aussi qui lui veut inskrire l’euthanasie direktement dans la konstitutionne ; nonobstant le fait qu’il dit konvoquer une sixième républike dès son élection au poste du Konductor. Arrrh ! (Vogel nennen). Cherchez l’erreureu.


    • Alren Alren 23 février 2017 17:42

      @Raoul-Henri

      Encore un nouveau troll ! Décidément il y en pleut ces temps-ci sur Agoravox !

      Celui-ci transforme les « c » en « k » pour faire nazi sous entendant que JLM est nazi.

      Le pauvre type ne comprend pas la différence entre l’euthanasie et le suicide assisté, c’est révélateur de son niveau.

      Dans le premier cas, la décision est prise par des personnes autres que le malade condamné et souffrant, généralement atrocement dans le deuxième cas c’est lui qui décide « d’éteindre la lumière ».

      Si le cancéreux qui ne dort plus et se tord de douleur dans son lit d’hôpital malgré des doses croissantes de morphine, veut continuer à vivre ainsi deux mois de plus, il est bien entendu qu’il le pourra.
      Mais s’il veut abroger ses souffrances et celles, morales de ses proches qui ne le reconnaissent plus, il doit avoir le droit absolu de s’éteindre en douceur.


    • Raoul-Henri Raoul-Henri 24 février 2017 02:28

      @Alren
      Je me permets ce ton parce que je sais aussi être sérieux. Bien que la forme soit délétère le fond n’en est pas moins abouti.

      Pourquoi serait-il nécessaire d’inscrire dans la constitution ce que chacun peut décider en son âme et conscience ?

      Et puis il y a aussi le cas à l’autre bout de la chaîne de reproduction. Qui décide qu’un humain en gestation puisse être sacrifié sur l’autel monétaire ? Lui-même ?

      Je m’oppose frontalement à la mise en constitution de ces principes de mort.


  • Jean Keim Jean Keim 24 février 2017 08:16

    Il ne sera jamais possible de prévoir la date d’une mort, il y a tellement d’impondérables.

    Je retiens de votre intéressant article le texte suivant : « Gould a en fait survécu plus de vingt ans à son mésothélium abdominal et ce n’est pas ce dernier qui l’a tué, mais un autre cancer. Comme quoi, c’est encore l’individu qui fait la différence et aucune statistique ne devrait pouvoir gommer cela. »
    Il y a une forme d’intelligence dans notre corps, mais il faut l’aider en dialoguant, dialoguer c’est écouter, il faut s’intéresser à lui, sans donner dans l’hédonisme où le narcissisme, le résultat est parfois étonnant.

    • Jean Keim Jean Keim 24 février 2017 08:17

      Le résultat n’est pas parfois mais toujours étonnant.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 24 février 2017 15:12

      @Jean Keim

      Oui, je suis tout à fait d’accord, il existe une formidable intelligence du corps héritée du lent ajustement évolutionnaire et c’est pourquoi je rigole doucement en entendant les bourrins transhumanistes rêver à la « singularité » que serait le dépassement technologique de l’humain. Il fera chaud avant que je vois un bioman qui me donnera envie d’être comme lui... smiley


  • Louve Louve 24 février 2017 08:37

    Ça m’fout les j’tons cet article. Que penser d’une société qui ne sait plus ni vivre, ni mourir ? 


    La douceur de vivre, et de mourir, n’est plus...

    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 24 février 2017 15:15

      @Louve

      Oui, c’est vrai. Le savoir vivre et le savoir mourir sont tous deux morts et enterrés, avec le sacré. A quel moment nous sommes-nous égarés ? Telle est la question !


    • Louve Louve 26 février 2017 15:57

      @Luc-Laurent Salvador


      Bonjour auteur et merci de votre réponse, 

      A quel moment nous sommes nous égarés ? A mon avis plusieurs facteurs peuvent expliquer notre perdition. L’industrialisation de masse, celle qui a fait de nous des êtres consommables. Le confort, les plaisirs inutiles et immédiats, qui nous ont inculqué la peur de notre propre mort. La culture masturbatoire et l’individualisation. ...


      Cette société a assez de génie pour faire croire a chacun de nous que nous sommes importants. Et pourtant nous ne sommes rien ! Les hommes du Moyen Age le savaient et ils n’avaient pas peur de mourir, ni de Vivre. Nous avons perdu l’humilité devant notre créateur, Mère Nature ou Dieu. Appelez le comme vous voulez (je l’appelle Dieu), mais force est de constater que nous avons tué cette humilité en commettant ce déicide. 

    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 février 2017 00:29

      @Louve

      Je suis surpris par la pertinence de votre réponse. 100 % d’accord avec vous. Reste la question de savoir qui est responsable de cette évolution ou plutôt de cet égarement ?


  • Ruut Ruut 24 février 2017 08:45

    C’est surtout trouver des donneurs en vie et les condamner virtuellement l’histoire de se faire du fric sur leur dos.
    Et le tout légalement....


  • Crab2 24 février 2017 10:04

    Sociétés de cadavres : Féminisme à la suédoise et le voile

    " le voile est un terrible signe d’infériorisation de la femme " - Gisèle Halimi

    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/02/dieu-est-anti-laique.html




  • sleeping-zombie 24 février 2017 10:07

    Hello,

    Je vois pas ce que Macron vient faire la dedans...

    Ensuite, sur ce que décrit l’article, ça ne me choque pas. Parce que c’est déjà ce qui existe pour les greffes (« désolé, mais vu le nombre de poumons disponibles, on préfère les attribuer aux trentenaires qui ont des enfants en bas âge plutôt qu’a un octogénaire qui fume 2 paquets par jour »)
    Quand on a une ressource limité, on doit établir une priorité. C’est structurellement injuste, mais y a pas d’autre moyen. Même si c’est froid et cynique, une prédiction efficace est une information utile pour établir une priorité.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 24 février 2017 15:20

      @sleeping-zombie

      Déclarer qu’on a pas assez de donneurs, c’est une chose, qu’on a pas assez d’argent ç’en est une autre. Dans le premier cas on choisit la survie du prioritaire, dans le second on fait de l’argent la priorité.


    • sleeping-zombie 24 février 2017 22:31

      @Luc-Laurent Salvador
      le problème de l’argent, c’est qu’on en a jamais assez. Tout argent pris d’un coté manquera ailleurs.
      En l’occurrence, mais tout dans la médecine : on vivra tous dans des tentes, mais on sera en bonne santé.


  • howahkan 24 février 2017 10:13

    Salut, si je base le fondamental de ma vie sur la durée...j’ai perdu des que cela est le cas..

    le reste appartient ensuite à la démence de chacun, par le refus de l’absolu..comment faire pour ne pas y penser ?

    impossible, notre cerveau qui a perdu certaines facultés ne sait plus que il y a une zone moins superficielle de la pensée que nous ne voyons plus....et cette zone sait cela...même si je ne le sais pas bien sur..

    etc

    la pensée n’a pas les clés de la vie...donc la science non plus....ce sont des moyens...faute de vivre ce « sens »..le moyen est promut au rôle de sens, de but...

    on en devient des fadas...j’aime bien ce mot..ou des bredins..autre mot que j’aime bien aussi...

     smiley


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 24 février 2017 15:23

      @howahkan

      mots pour mots, s’il y en a un que je déteste, c’est bien « cerveau ». Le cerveau n’existe pas dans la vie de l’homme qui sait vivre... Il pense seulement à l’esprit au lieu d’avoir ce mot laid à la bouche... smiley


    • howahkan 24 février 2017 18:38

      @Luc-Laurent Salvador

      je déteste aussi pas mal de mots, je comprends ..mais ......sans cerveau je suis mort...enfin je n’existe pas.... smiley pas d’humains, ni de grenouilles, ni de renards , ni de corbeau, ni de la fontaine, ni de Boileau etc

      salutations..


  • Taverne Taverne 24 février 2017 11:10

    A l’algorithme de la mort, je préfère le rythme de la vie.

    Le rythme de la vie commence par un coeur qui bat, se poursuit par une quête de bonheur et le bonheur, qu’est-ce ? C’est une harmonie complétée d’une mélodie ; ce sont des accords posés qui unissent les passions dans des tonalités agréables et c’est une mélodie qui s’envole, libre et parfois improvisée.


  • Taverne Taverne 24 février 2017 11:13

    Quant à la « pirouette » finale, assumée, de l’auteur, elle est insensée. Je pourrais, dans le même esprit, invoquer la rigueur de la météo pour appeler à ne pas voter Mélenchon ! Mais que penserait-on de cet argument spécieux ?


    • JL JL 24 février 2017 11:20

      @Taverne
       

       c’est ce que je disais plus haut, d’une autre manière.
       
       Je disais en plus que, prise hors contexte et au premier degré, je suis d’accord avec les mots de cette pirouette. Quant au texte ...

    • Jean Keim Jean Keim 24 février 2017 13:50

      @Taverne
      Et pourtant, à tort ou à raison, l’explication est dans la pirouette.


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 24 février 2017 15:34

      @Jean Keim

      Merci pour cette observation, signe d’une lecture attentive. Taverne est un poète, il faut lui pardonner... smiley


  • 65beve 65beve 26 février 2017 19:34

    Bonsoir,

    Se soigner le plus longtemps possible nous amène à mourir guéris.
    cdlt


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 février 2017 00:33

      @65beve

      Joli. Mais tout bien réfléchi, il semblerait en toute logique que se soigner le plus longtemps possible nous amène à rester malade jusqu’au bout... smiley


  • monde indien monde indien 24 mars 07:49

    mdr ! j ’ adore ces 2 derniers commentaires !

    blague à part , le sujet en vaut la chandelle .

    L ’ euthanasie programmée n ’ est en effet pas très ragoûtante !

    Mais l ’ euthanasie consentie ( en cas de ... ) me semble importante , et même le suicide assisté . Malheureusement ça n ’ a pas encore l ’ air d ’ être bien accepté par nos congénères ? 


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 24 mars 13:45

      @monde indien

      Si, si, la plupart acceptent de finir leurs jours en EPHAD, alors que, c’est malheureux à dire, mais c’est vraiment du suicide assisté ;-(


    • monde indien monde indien 24 mars 14:37

      @Luc-Laurent Salvador
      C ’ est pas tout à fait pareil . En France , si tu veux finir tes jours , tu peux pas . Tu es obligé d ’ aller en Suisse . Et encore , si t ’ as les moyens ... Ou alors t ’ es condamné à finir entubé , en comas provoqué , dans un hopital . Pas terrible !
      Moi , si ça m ’ arrive , j ’ irai dire au revoir à cette magnifique vie sur une belle plage , face à la mer .


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 24 mars 14:43

      @monde indien

      Bien sûr que ce n’est pas pareil. Les EPHAD ne prétendent pas faire dans le suicide assisté smiley
      C’était de l’humour grinçant dira-t-on.
      Sur une belle plage, face à la mer, sous la cathédrale du ciel, je trouve que c’est l’endroit parfait pour dire « merci la vie ! ». C’est une excellente préparation à la mort qui, de toute façon, viendra bien assez vite, n’est-ce pas ?


  • monde indien monde indien 24 mars 19:45

    Oui , vite ou pas , ( le temps passe à l ’ exacte bonne vitesse disait Léonard de Vinci ) , peu importe . En tous cas , moi je préfèrerais la plage au binn’s hospitalier . En union avec la poésie et avec la réalité .

    ( j ’ étais moi aussi à l ’ Educ ; Nationale , instit. et puis j ’ aime la psychologie et la psychanalyse ) Amicalement .


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 25 mars 14:26

      @monde indien

      Eh bien, salut à toi, collègue, merci pour ta visite.
      En te souhaitant de trouver ta plage... le plus tard possible et à la bonne vitesse.
       smiley


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