mercredi 9 janvier - par Alex

L’écriture inclusive, verrue de la langue française !

L’écriture inclusive, verrue de la langue française !

Bonjour à tous…

Les gens normalement constitués auront bien entendu compris que je les salue cordialement, sans distinction de genre, de couleur de peau, de religion ou d’orientation politique, philosophique ou sexuelle. A ce titre, rajouter « et toutes » me paraît totalement superficiel, voire inapproprié…

L'écriture inclusive serait une lutte contre les stéréotypes sexistes pour certains et une déformation de la langue française pour d'autres, dont je suis…

Abordons ce sujet absolument pas important sinon qu’il ébrèche sérieusement la langue française, que c’est un constat supplémentaire qu’on est à une époque où de petites minorités extrémistes imposent leur « poing » de vue et leur vue étriquée à une majorité fracassante qui n’est responsable que de sa trop grande magnanimité, de sa naïveté abyssale et de se laisser progressivement bouffer, et surtout, que le ridicule ne tue pas !

A titre d’exemple, il y a plusieurs manières de faire pour qu’un échantillon de bonnes-femmes hystériques, flanquées d’une poignée de castrats gauchisants, ne se sentent pas « exclues » à l’occasion d’un dialogue, sachant que dans l'écriture inclusive, il y a plusieurs outils dont l'épicène, la double flexion et la forme pointée. Cette dernière aberration est sans nul doute la plus intolérable, car elle rend toute lecture sinon impossible, pour le moins fastidieuse.

Un - et non une – épicène est un terme qui sert à désigner une espèce, sans préciser le genre ou qui possède la même forme au masculin et au féminin, comme par exemple : humain, peuple.

Voyons ce que cela donne pour une gentille phrase de cinq mots, telle que : « Tous les directeurs sont convoqués »

Alors, en inclusif on en retire ceci par exemple : « Tou.tes les directeur.ices sont convoqué.es », (5 mots toujours, mais complètement illisibles).

Sinon, il faudrait dire : « toutes les directrices et les directeurs ont été convoqués ». (9 mots).

Réjouissons-nous, dans ces acrobaties circonvolutoires, on peut encore articuler : « Toutes les personnes qui remplissent la fonction de directeur ont été convoquées ».(12 mots).

Si l’on est sain d’esprit, on aura compris que toutes les personnes répondant au titre et à la fonction de directeur sont convoquées pour une raison untelle, et que peu importe si ces dites personnes aient ou non du poil au menton, urinent debout ou en position assise, sortent les poubelles le matin ou le soir, tartinent leur pain à la confiture, ou se récurent les dents à la brosse-électrique…vu que cela n’interfère en aucune façon dans l’évènement proprement-dit qui est une convocation en bonne et due forme.

Celui qui est un tant soit peu concerné par l’écologie et en particulier du bien-être de nos forêts s’interrogerait aussi sur la pertinence de rajouter des mots ou de les allonger pour exprimer exactement la même chose…

Tout viendrait d’une déformation de la pensée qui voudrait que la règle de l’utilisation du masculin pour le “neutre” signifie que le masculin l’emporte sur le féminin. Il serait plus simple, plus sein de s’accorder que les deux existent, expriment quelque chose de diffèrent, mais de façon identique. Que « tous » est aussi bien masculin que neutre, comme l’ouverture d’esprit n’est pas nécessairement une fracture de la tête !

Mais non, une minorité extrémiste et frustrée s’est attaquée à notre belle langue française, et le pire c’est que la chose a pris un peu partout. On ne compte plus les petits malins qui saluent en disant : « Bonjour à tous et toutes », abusent du « celleszéceux », et les articles qui ressemblent à s’y méprendre à de l’écriture pour malvoyants.

Saisi sur le Net, pour défendre le phénomène, un petit billet doux d’une pertinence à faire tomber les dents d’une poul.e !

« Ce serait tout de même un minimum que le « pays des droits humains » permette à sa langue de décrire toute personne, et en particulier les plus discriminées, de façon correcte et respectueuse. On ne voit pas bien ce que les opposant۰e۰s de l’écriture inclusive pourraient avoir d’intelligent à répondre à ça. »

Eh bien, je vous répondrais déjà, à titre tout personnel que je suis une femme, et que j’estime que mon genre n’a pas besoin d’exister grammaticalement dans une phrase pour que je sois incluse dans ladite phrase.

Je vous ferais remarquer aussi que, visiblement soucieux des droits humains, vous n’avez pas trouvé le moyen dans votre verbiage d’ « inclure » toute une série de personnes prétendument discriminées. Quid des homosexuels, des hermaphrodites, des juifs, des noirs, des Francs-maçons, des reptiliens, des immigrés clandestins, des asiatiques, des trisomiques 21, et tutti quanti ?

Pour être vraiment juste, il faudrait écrire et dire « Bonjour à tous, à toutes, trouver un neutre pour le troisième sexe (tou ?) , inclure nos amis les animaux (toutous ?), les juifs (shalom), les Arabes (صباح الخير ) les noirs (écrire à nouveau « tous et toutes », mais en caractère gras et bien sombres), les timides (écrire « tous et toutes » en tout petit caractère) les personnes rondes (écrire en gros)…bref, je m’arrête-là, normalement vous devriez avoir saisi l’imbécilité de base de l’écriture « imbusive » si elle ne vous avait déjà pas frappée avant…

Parlons deux secondes de cette féminisation systématique des professions…Comment doit-on désigner une femme qui exerce le beau métier de maitre-chien ? Maitresse-chienne ?

Ne risque-t-on pas de confondre avec la femme quelque peu dominatrice et fort portée sur la chose, ce qui serait attentatoire, discriminatoire voire diffamatoire vis-à-vis de la première personne qui ne souhaite en fait qu’exercer tranquillement son métier sans que des hystériques chiennes de garde ne viennent s’en mêler ?

Et bien entendu si l’on doit dire « auteure », ou encore plus ridicule à l’oreille « autrice » pour désigner une femme qui écrit, il serait juste de ne pas écarter un écrivain d’origine africaine. On ne pourra certainement pas dire un « nègre » au nom de la sacrée bien-pensance, mais il faudrait dire par exemple un « négrauteur »…

Il se sentirait insulté ? Eh bien, moi voyiez-vous, je me sens singulièrement filoutée lorsqu’on me qualifie d’auteuRE. Je ne vois pas en quoi le fait d’être dotée d’une petite paire de nichons doit interférer dans le fait que j’exerce le beau métier d’écrivain et que je doive accepter de me laisser blesser l’oreille ! Mon genre n’a pas besoin d’apparaître dans ma profession, fonction ou occupation pour qu’elles fassent partie de moi, pour que je fasse partie d’elles !

La discrimination se fait en grande partie par soi-même en voulant à tout prix se singulariser..

Par essence même, la minorité doit s’intégrer à la majorité, et non l’inverse. Dans notre société actuelle, totalement déboussolée, une petite minorité d’extrémistes tente d’imposer, à force de vociférations et d’artifices de communication digne de tonton Goebbels, d’hypothétiques droits…

Ces femelles en perdition, ces idiot.e.S n’ont-elles pas encore compris que dans le mot TOUS, elles sont déjà intégrées dans cet adjectif par essence in-dé-fi-ni ?

Et s’interroger aussi de l’opportunité d’user et abuser de la langue épicène, de se livrer à une masturbation intellectuelle, alors que partout on tue, viole, empoisonne, détruit…

Futiles femelles en mal d’un mâle !

Il y a quoi en fait, à revendiquer au fait d’être une femelle ? Ou un mâle ?

Doit-on masquer les différences, pour une égalité – somme toute illusoire – ou les accentuer ? Car là, par cette maladie honteuse du verbe, on ne fait qu’accentuer les différences ! Ça vous parle, ça, Mesdames les féministes ?

Avec cela, on constate que la supériorité allemande s’impose une fois de plus…

Oui, parce qu’en allemand on a le neutre, le fameux « sie » qui désigne la troisième personne du singulier féminin, la deuxième personne du pluriel de politesse, et la troisième personne du pluriel masculin autant que féminin. Autrement dit, la seul fois où il est genré, il est féminin…

Aux dernières nouvelles, les femmes allemandes ne s’estiment pas plus ou moins discriminées que leur congénères européennes…il semblerait donc – comme c’est étrange – que bousiller toute une littérature ne changera rien au sort des femmes de France et de Navarre, pas plus que celui des petit.e.s belges…

La forme neutre revêt du moins cet avantage de ne pas avoir de genre marqué, et selon moi, la véritable égalité, c’est de l’adopter en tout(e)) occasion.

Enfin, en informatique par exemple, lorsqu’on modifie un langage ou un système, on le fait dans le but de le rendre plus performant, de l’améliorer. L’écriture inclusive n’a rien à voir, de près ou de loin, avec une quelconque amélioration du français.

Mais surtout, l’inclusif, c’est exclusif. En tant que femme, je me vois pointer du doigt à chaque phrase, je me vois rappeler que je suis d’un sexe féminin, et donc pas masculin…ben oui, ça je le sais, bande d’idiot.e.s !

Marquer le genre, c’est justement pointer du doigt, et montrer de l’index, déjà c’est malpoli, et deuxièmement, c’est discriminer !

Pour aimable rappel, à celles (pas besoin d’écrire « ceux », étant donné l’écrasante majorité du genre féminin dans cette non-action) qui semblent ne plus avoir ouvert un dictionnaire depuis longtemps : définition de la discrimination (nom féminin  !) « Action de discerner, de distinguer les choses les unes des autres avec précision ». C’est bien ce qu’imposent, de façon indiscutable, les tenants de cette abominable écriture qui ne devrait être vue que comme l’équivalant d’une grosse verrue sur le nez d’une jolie fille !

 

Cordialement…moi-même !

05 janvier 2018

Alex Zeletzki v.Potschenitz



37 réactions


  • Julien S 9 janvier 18:10

    @ l’auteur

    .

    Pourquoi adoptez-vous le « genre » au lieu du classique « sexe » ? Qui craignez-vous de froisser ? 


    • Alex 15 janvier 17:26

      @Julien S Personne...je ne suis pas du genre à mettre des gants...seulement, l’utilisation du mot « sexe » est devenue tellement banale et polyvalente qu’il en est devenu...asexué...


  • MKT 9 janvier 18:12

    Je suis trop vieux. Jamais je ne pourrai changer ma manière d’écrire.

    Je n’ai jamais utilisé les textos sur les téléphones mobiles anciens (genre Nokia 3510) tellement cela me semblait pénible et me demandait un effort pour comprendre les messages.

    Je me réjouis que sur les smartphones, l’on puisse écrire avec facilité grâce à un clavier.


  • leypanou 9 janvier 18:21

    Eh bien, je vous répondrais déjà, à titre tout personnel que je suis une femme 

     : voulez-vous dire qu’Alex Zeletzki v.Potschenitz est une femme ?

    Cela étant, l’écriture inclusive fait partie des crétinitudes cultivées par le régime actuel, dont l’une des méthodes est d’abrutir le populo avec ce genre de gadgets stupides.

    Quand les transgenres vont demander d’être « présents » dans les conversations, comment vont-ils faire ?


    • popov 10 janvier 13:13

      @leypanou

      Quand les transgenres vont demander d’être « présents » dans les conversations, comment vont-ils faire ?

      Bonjour
      Tout est prévu. Voyez le lien sur mon commentaire ci-dessous.


    • Alex 15 janvier 17:29

      @leypanou Oui, Alex, diminutif d’Alexandra et plus sympa comme nom de plume car plus court...je suis une femme, et l’ai toujours été !


    • Alex 15 janvier 17:30

      @popov Je serais curieuse de voir votre lien, mais rien n’apparaît..


  • À rebours 9 janvier 19:05

    Ce que vous traitez ici n’est que la partie émergée d’un iceberg conceptuel :

    le Social Justice Warrior. Il s’agit de dézinguer la lutte des classes en découpant la société perpendiculairement aux réalités économiques. La femme pauvre avec la femme riche contre les hommes. Le noir riche et le noir pauvre contre le blanc. Idem avec toutes les minorités.

    Il faut les moyens conceptuels d’attiser la haine des groupes ainsi créés pour les solidifier et détruire les anciennes solidarités de classe. D’où un discours omniprésent sur l’esclavage, la brutalité masculine, l’homophobie. Toutes ces haines amènent de la haine en retour, qui justifie le Social Justice Warrior. Ainsi est entamée une boucle de haine, vertueuse du point de vue de l’ingénierie sociale capitaliste en ce qu’elle épargne les possédants.

    Il faut également les moyens de formater les esprits d’où l’écriture inclusive.

    Il faut des véhicules pour ces idéologies, d’où les Schiappa de toute espèce, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles respirent l’amour.

    http://menace-theoriste.fr/social-justice-warrior/

    Voilà comment le capitalisme financier détruit toute opposition. Et le plus beau est qu’il y parvient à l’aide de tout un personnel se percevant comme étant de gauche.


    • Alex 15 janvier 17:33

      @À rebours Exactement..l’écriture inclusive n’est qu’une arme  qui a bien formaté les esprits ceci-dit  parmi tant d’autres utilisées pour diviser, et par conséquent, mieux régner...


  • Désintox Désintox 9 janvier 20:37

    « bonnes-femmes hystériques, flanquées d’une poignée de castrats gauchisants »

    Tout est dit ! N’en jetez plus !


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 janvier 21:09

      @Désintox

      Z’avez oublié toutes des salopes . Le maître en femelles Sacha Guitry nous a toujours prévenu : « Il faut épouser des femmes très belles, afin qu’un jour ont nous en débarrasse » ...ou a peu près...


  • Citoyen de base 9 janvier 21:22

    Bonjour,

    Outre abimer une langue qui donnait à la France sa cohésion, l’écriture inclusive vise à cliver toujours plus la société entre les vieux qui continueront à écrire la langue qu’ils ont apprise et des jeunes qui ne les comprendront plus.  smiley


    • Christian Labrune Christian Labrune 10 janvier 00:29

      @Citoyen de base

      Si nous n’avons aucune difficulté à comprendre la langue du XVIIe siècle, c’est que le bon usage a été fixé dès cette époque par les grammairiens, les lexicographes et l’Académie. Elle a bien moins changé depuis trois siècles qu’elle n’avait évolué d’un siècle à l’autre du moyen-âge, et il y a peu de gens, même lettrés, qui peuvent encore lire aujourd’hui Le Roman de la rose et même Villon ou Rabelais sans recourir aux gloses des spécialistes.
      Il y a évidemment quelque chose d’un peu arbitraire dans ce qu’on appelle « le bon usage », et c’est ce qui faisait dire ironiquement à Barthes, dans son discours inaugural au Collège de France, que « la langue est fasciste ». Mais sans cette fixité artificiellement organisée, et imposée par l’école, d’un code linguistique précis, on ne pourrait pas parler d’une littérature et d’une culture françaises. Or, un peuple sans mémoire est un peuple perdu.
      Il va sans dire que l’école en France, après l’exécution sommaire qui lui fut infligée par les socialistes dès le milieu des années 80, n’est plus du tout en état de remplir son rôle.
      Il y a bien déjà vingt ans (j’enseignais encore les lettres), j’avais signalé à un élève que sa dissertation, du début à la fin, était un tissu d’incohérences inintelligibles. Il m’avait fait cette réponse : « Mais moi, m’sieur, je m’comprends ! »
      Que dire après cela ?


  • Extra Omnes Extra Omnes 9 janvier 22:47

    il est entré dans les habitudes des politiques et des médias de dire « celles et ceux » « toutes et tous » comme si l’occultation du pronom féminin était un crime de lese féminisme. C’est très pénible a entendre mais cela devient une généralité a laquelle tout le monde s’habitue... hélas. 


  • Christian Labrune Christian Labrune 10 janvier 00:04

    à l’auteur,

    Je crains que vous ne vous alarmiez pour pas grand chose ! Dans tout ce qui est de l’ordre du vivant -et la grammaire est bien aussi une espèce de code génétique- des mutations apparaissent. Dans la section « tératologie » du Muséum d’histoire naturelle, d’étranges créatures dorment tranquillement dans leur formol depuis des lustres : canards à trois pattes, veaux à deux têtes, etc. Ces monstres ne sont pas viables, ils disparaissent comme ont disparu les inventions ridicules des pédants et des précieuses de Molière. Il suffit désormais d’entendre un macroneux commencer une phrase par « Celles et ceux » pour qu’on ne daigne même plus en entendre la fin ; cela ressemble à ces altérations qui marquent la tonalité au début d’une partition, et on peut donc tout de suite être assuré que ce qui va suivre sera en connerie majeure.

    La peur du ridicule, si on prend soin de ne jamais être témoin de ces fabrications imbéciles sans les stigmatiser, fonctionnera comme un vaccin. Dans moins de cinq ans, cette vérole linguistique sera déjà totalement éradiquée.


    • Alex 15 janvier 17:42

      @Christian Labrune c’est à souhaiter, mais je crains hélas que nous soyons dans une société inversée, où l’on dédaigne les lois de la sélection naturelle et où l’on cherche à tout prix à sauver ces monstres qui autrement ne seraient pas viables. Pire, on veut les porter aux nues comme un nouvel exemple de...normalité. L’adoration du veau d’or à deux têtes, en quelque sorte, ce que le petit Macron a bien illustré sur les marches de l’Elysée à l’occasion de la fête de la musique notamment...Ce n’est plus une façon de penser qu’il faut changer, mais une Société à Responsabilité Illimitée !


  • popov 10 janvier 03:57

    Je suis de la vieille école, celle qui ne fait pas de « progrès ». Je n’emploierai donc jamais le style inclusif. Si cela déplaît à certains, eh bien, que cela leur déplaise.

    Voici une parodie du style inclusif.


    • hunter hunter 10 janvier 12:37

      @popov

      Idem pour moi !

      Bon, on pourra en parler dans quelques années, quand on sera envoyés en camp de rééducation !

       smiley

      bonne santé camarade !

      Adishatz

      H/


    • popov 10 janvier 13:07

      @hunter

      Bonne année à vous aussi hunter !


  • Raymond75 10 janvier 08:04

    Le bon usage de la langue fait crier les femmes de plaisir ...


  • Gilles COLIN Gilles COLIN 10 janvier 08:10

    Et que dire du singularisme ? Pourquoi n’indique-t-on pas systématiquement le pluriel et le singulier ? N’est-ce pas une volonté d’annihiler notre individualité en nous assimilant à un ensemble qui ne peut être qu’abstrait ? N’y a-t-il pas aussi une tentation de nous réduire à un archétype en utilisant un singulier neutre ? Exigeons la reconnaissance de l’être humain dans son essence tout en ne le noyant pas dans la masse.

    Les solutions ?

    Étendre l’écriture inclusive : Chaque, tous.tes les directeur.ice.eurs.ices est.sont convoqué.e.s.es.

    Indiquer systématiquement le genre et le nombre  : Celle, celui, celles et ceux qui le voudra ou le voudront sera ou seront la bienvenue, le bienvenu, les bienvenues, les bienvenus.

    Ou utiliser un terme neutre : l’être humain et les être humains.

    Adhérez au mouvement omninymique !


  • Gilles COLIN Gilles COLIN 10 janvier 08:12

    Correction : « l’être humain et les êtres humains »


  • mursili mursili 10 janvier 08:55

    Comment est-on censé.e lire à haute voix une phrase en écriture inclusive ? Chacun.e doit-il/elle choisir telle ou telle variante selon ses préférences ? Il faut vraiment ’etre con.ne comme un balai/la lune pour proposer une réforme de ce genre. L’écriture en rébus est beaucoup plus stimulante intellectuellement.

    http://www.diophante.fr/espace-d%C3%A9tente/rebus-classiques/763-rebus-nd6


  • L'Astronome L’Astronome 10 janvier 10:15

     

    L’« écriture inclusive » fait partie des bienfaits de notre civilisation, au même titre que les OGM (Orthographe Grossièrement Modifiée), comme aussi l’écriture SMS.

     

    « une minorité extrémiste et frustrée s’est attaquée à notre belle langue française »

     

    Ne vous en faites pas : notre langue a été défigurée aussi et surtout par les médias. Maintenant, quand on veut dire que quelqu’un parle mal, on dit : « Il parle comme à la télé ».

     


  • Bertrand Loubard 10 janvier 11:04

    Merci pour votre article. Cependant un « détail » qui me taraude : pourquoi pose-t-on la question : « quelle heure est-il ? » et non pas « quelle heure est-elle ? ». Merci pour votre réponse.


    • Christian Labrune Christian Labrune 10 janvier 12:17

      Quid des homosexuels, des hermaphrodites, des juifs, des noirs, des Francs-maçons, des reptiliens, des immigrés clandestins, des asiatiques, des trisomiques 21,

      ...................................................
      @Bertrand Loubard

      Remarque tout à fait pertinente. J’ai aussi déploré que s’il était fait un sort à un certain nombre de sous-ensembles humains dans cet article, il n’y est fait aucune mention de la catégorie dont je procède, qui est celle des Berrichons athées, plutôt petits, barbus, qui fument, mais sans béret, des cigares boliviens - et d’un âge relativement avancé.

      Est-ce à dire que je ferais partie de ceux qui, traversant une gare parisienne ou lisant un article d’AgoraVox, « ne sont rien » comme le prétendrait notre génial Président ? Je tiens à protester : même sans gilet jaune, je suis, j’existe, cela est indubitable.


    • Alex 15 janvier 17:48

      @Bertrand Loubard le pronom est impersonnel...il est 13 heures, il fait beau, il est temps de sortir...


  • Julien S 10 janvier 11:58

    @l’auteur

    .

    Vous ne voulez pas me dire pourquoi vous employez à la place de « sexe » ce « genre » qu’il y a peu encore on ne connaissait qu’au collège dans les exercices d’analyse grammaticale ? 

    .

    Est-ce qu’à force de dire « genre », « sexe » qui figurait partout sur les formulaires administratifs en serait venu à acquérir une connotation choquante ? Cela n’aurait rien d’impossible : à l’époque victorienne les Anglaises ne voulaient plus parler des « jambes » des meubles. Avez-vous une trisaïeule anglaise ? 


  • INsoMnia INsoMnia 10 janvier 14:16

    @ Alex,

    Je vous cite... "Ces femelles en perdition, ces idiot.e.S n’ont-elles pas encore compris que dans le mot TOUS, elles sont déjà intégrées dans cet adjectif par essence in-dé-fi-ni ? 

    Rien à redire, bravo !


  • Cyril22 10 janvier 14:56

    Le terme « neutre » signifie NI masculin NI féminin, il était primitivement destiné à désigner les objets. On pourrait plutôt dire que dans la langue française, le masculin peut être utilisé en tant que « générique », au sens de « quelque soit le genre » (de même que l’on parle de « terme générique » pour un terme qui regroupe plusieurs variantes) -noter que le terme « épicène » est parfois utilisé, mais moins courant-. Cela permettrait de jeter aux oubliettes la formule, jugée polémique, sur le masculin qui « l’emporte » sur le féminin.

    Il est vrai que multiplier les « celles z et ceux », « toutes z et tous » etc. alourdit la formulation (surtout qu’il y a des revendications de « troisième sexe »), et ne parlons pas des représentations écrites mais imprononçables tels que « les citoyen.ne.s » (on devine qu’il faudrait dire « les citoyennes z et citoyens »)

    Cela n’empêche pas que depuis bien avant la polémique sur l’écriture inclusive, chacun des deux genres était parfois cité, comme dans la formule « mesdames et messieurs », car le terme « monsieur » peut difficilement passer pour générique. On a ce problème pour « homme » dans le sens d’« être humain », mais on a la possibilité d’utiliser « humain », « les gens » ou « l’humanité » pour la désignation générique selon le contexte. 


  • izarn izarn 10 janvier 15:27

    Evidement que c’est de la foutaise : On peut toujours se débrouiller en français pour ne pas citer un « genre »...

    Justement : On !

    Moi ; ça : auteure, professeure, docteure, et autres conneries me font rigoler...(Les mots en bon français pourraient exister : professoresse, doctoresse, autoresse, etc...Mais aussi recteur ; rectrice, pourquoi recteure ? smiley et pourquoi pas directeure au lieu de directrice ? smiley )

    C’est vraiement de la merde. Qui peut écrire un texte littéraire avec ce petit « nègre » ? (Negro en italien veut dire noir, c’est pour ça qu’ils ont Salvini ? smiley )

    Remarquez que même les hommes politiques dans leurs discours essaient d’éviter ces sornettes nés de l’esprit troublé de Hollande...

    Y parait que le mot « race » va etre interdit...

    Désolé, les races de chevaux ça existe. Mais c’est raciste vis à vis du cheval ?

    Comment on doit dire ? Un phénotype différent ?

     smiley

    Dans la Bible y a un truc qui dit comment finissent Sodome et Gomore ; on y est presque !


  • Bertrand Loubard 10 janvier 16:40

    Pour lutter contre la socialisation genrée je propose que nous adoptions tous(tes) le slogan :« Balance ton(ta) porc(truie) ». Remarquez que j’ai mis le masculin avant le féminin pour ne pas faire trop Vielle France : « Après vous, méédèèèèème »


  • ETTORE ETTORE 10 janvier 17:14

    Et oui, voilà ce qui arrive quand on est constipé, et que la seule attention ,est portée sur son nombril .(Pour ne pas nommer autre chose)

    Ces dames ou autres, en attendant que leur thé soit à température, diffusent des idées des plus laxatives, histoire de taper le spéculos, pendant que les bouches en cul de poule ne soufflent que sur les doigts, tellement leur rictus est crampe.

    Attendez de prendre en compte les ravages des « langages exotiques » qui s’insinuent à vitesse grand V dans notre vocabulaire.

    Il en va de notre langue, comme pour les nouveaux territoires conquis par

    les insectes et autre faune qui s’érigent en prédateurs, en arrivant sur un sol vierge de toute contestation de suprématie.

    Alors, si en plus, on aide de l’intérieur.....


  • Paul ORIOL 10 janvier 17:27

    de Paul Oriol

    Bonjour,

    Il devrait être possible, même dans Agoravox, de défendre un point de vue sans insultes, d’essayer de faire le tri entre ce qui est raisonnable et ce qui l’est moins. C’est l’histoire à venir qui le fera...

    En attendant, il serait bon de respecter ce que l’on prétend défendre sans faire la confusion, trop fréquente dans la presse, entre les circonvolutions qui ne sont acrobatiques que chez quelques uns qui sont, peut-être, en hôpital psychiatriques, et les circonlocutions qui ont plus de libertés.

    Les médecins se cassent la tête avec les fractures du crane qui peuvent être très graves, inutile dans rajouter.

    Je ne sais si c’est pour inclure les deux genres que les imbéciles sont atteints d’imbécillité.

    Quant aux Africains, qui ne sont pas tous noirs - un des plus grands pays africains est l’Égypte et il y a aussi tout le Maghreb - ils peuvent comme tous les autres, rouges, jaunes, blancs... être les nègres d’écrivains ou d’écrivaines de toutes origines.

    Comme vous le dites, pour tout cela, il suffit d’ouvrir un dictionnaire. Pour le moment, les innovations de cet article n’y figurent pas encore.


    • Alex 20 janvier 18:33

      @Paul ORIOL
      « Pour le moment, les innovations de cet article n’y figurent pas encore » : ça ne saurait tarder. « Je ne sais si c’est pour inclure les deux genres que les imbéciles sont atteints d’imbécillité ». Il y a toute sorte d’imbéciles, dont des imbéciles qui sont atteints de crétinisme, qui est une maladie avérée et qui inclut les deux genres.. « les circonvolutions qui ne sont acrobatiques que chez quelques uns qui sont, peut-être, en hôpital psychiatriques, et les circonlocutions qui ont plus de libertés » et cher Paul, ils peuvent finir à l’hôpital psychiatrique ou dans des hôpitaux psychiatriqueS au choix, où l’on se livre tout autant à des circonvolutions physiques que mentales.


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