jeudi 10 juillet 2008 - par LOmiG

La blogosphère se pose des questiondeliberte.fr

En lançant le test “êtes-vous un libéral qui s’ignore ?” le parti politique Alternative libérale a réussi son pari : provoquer un grand remue-méninges parmi tous les internautes et relancer le débat sur un thème qui ne cesse de défrayer les chroniques : le “libéralisme”.

Les Français savent-ils ce qu’est le libéralisme ?

Comme le rappelle la page d’accueil du site questiondeliberte.fr :

Edouard Balladur, Manuel Valls, Bertrand Delanoë du côté des politiques ; Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali du côté des intellectuels : toutes ces personnalités ont récemment fait leur “coming out” libéral. Pendant ce temps, il devient de plus en plus évident que Nicolas Sarkozy n’est libéral ni sur le plan économique ni sur le plan des libertés individuelles. S’il semble désormais moins tabou de parler de libéralisme en France, ce terme n’en est pas moins toujours caricaturé et porté en bouc émissaire des problèmes auxquels notre pays est confronté. Les hommes politiques et personnalités qui se déclarent “antilibéraux” le sont-ils vraiment ou ignorent-ils simplement le sens de ce mot ? Le test “Question de liberté” permet de répondre à la question suivante : “Êtes-vous un libéral qui s’ignore”.

Echos dans la blogosphère

Les vingt questions posées par Alternative libérale permettent donc de lancer le débat. Ceci n’a pas échappé aux blogueurs politiques, quel que soit leur bord. A commencer par le plus influent d’entre eux, Laurent Gloaguen, auteur du site Embruns. En affichant son excellent résultat (17/20) et en déclarant, “Je suis ultralibéral”, le “capitaine” a déclenché une vague de commentaires sur son site et de nombreux autres blogueurs “non libéraux” ont repris l’info à leur compte.

Il est amusant de constater que, dans leur ensemble, tous les blogueurs restent sceptiques à l’égard du test, aussi bien au niveau du message qu’il véhicule, qu’au niveau de la méthode. C’est ainsi que Florent Zanetti, un blogueur du MoDem affirme sur Ataraxosphère :

Je ne suis pas convaincu que toutes les options présentées relèvent du vrai libéralisme (que je distingue du “dérégulationnisme” et qui comporte une part indissociable de responsabilité) et je pense qu’il y a autant de souci à se faire si l’on obtient plus de 15/20 que moins de 5/20.

Pour Vicastel.net, “la ficelle est un peu grosse”. Le blogueur de Pikipoki, un site qui prétend mélanger “philosophie”, “psychologie”, “sociologie” et “poésie” voit dans ce test une entreprise de “manipulation” : il pense que les auteurs du test se drapent de manière superficielle de la liberté. Le blog chez Pilou parle de “questions douteuses”. Ibn Kafka, un “juriste marocain en liberté surveillée”, dénonce un test “très orienté et dont le libellé des questions ne permet pas toujours des réponses ouvertes”. Edouard Mandon, deTumbleloog, pense, lui, que le test est “ridicule”, alors même qu’il a obtenu 14. Spy Jones, un autre blogueur basé au Maroc, affirme :

Le ton est donné dès le début par des questions franchement orientées idéologiquement et qui sentent fort le mépris des idées de gauche, et sans profondeur aucune, qui-plus-est !

Enfin, on s’amusera ou, au choix, on pleurera, de la parodie égotiste de MC, un blogueur de cabinet1 et de la manière dont un blog de la rédaction du journal Sud-Ouest a tourné en dérision le test.

Qui parle du fond ?

Sur l’ensemble de tous ces commentaires, un premier constat est qu’aucun ne s’est attardé sur le fond du questionnaire. Seul un certain Didier B, auteur du site Polémiquons, a fait une étude détaillée question par question en deux parties. On remarquera que cet auteur ayant obtenu la note de 4,5/20 reconnaît qu’il n’est :

donc “pas un ami de la liberté”, pas libéral et peut-être même antilibéral. Finalement, ce test, il est peut-être juste…

Pour les autres, il est intéressant de constater la gêne qu’a provoquée ce test. Peu se sont arrêtés sur le fond. On serait même tenté de penser que certains d’entre eux ont été dérangés par le fait d’obtenir la moyenne, chose à laquelle ils ne s’attendaient pas. D’où ce sentiment d’être manipulés. N’admettant pas d’avoir un résultat qui permet de dire qu’ils sont en partie libéraux, ils préfèrent dénoncer une entreprise de manipulation.

Car, s’il est bien vrai que ce test n’a rien de scientifique (je l’avais moi-même signalé dans un billet où je faisais un lien vers ce sondage) et qu’en le proposant les cadres d’Alternative libérale n’avaient certainement pas l’intention de se substituer à un institut de sondages, il n’en reste pas moins que chacune des questions renvoie à une mesure qui se trouve dans le programme du parti. Tous les items du test sont des clés d’entrées pour comprendre le libéralisme.

La fin des caricatures ?

Les blogueurs ont été gênés par le fait que les questions de libertés économiques se trouvaient au même niveau que les questions de libertés individuelles. La liberté se trouve déclinée à tous les niveaux, alors que pendant des années on a endoctriné les Français avec une fausse définition du terme “libéralisme” qui réduisait ce dernier au seul “libéralisme économique” mal compris, puisque défini de manière caricaturale avec des concepts tels que “la loi de la jungle”, “la loi du plus fort” ou encore “le renard dans le poulailler”.

Avec son questionnaire, Alternative libérale bouleverse la représentation commune du libéralisme2 et surprend le “questionné”, à un tel point que ce dernier peut prendre pour une opération de communication ce qui est simplement le rétablissement d’une vérité que notre société semble avoir oubliée (depuis la Révolution française qui, ne l’oublions pas, se voulait libérale).

Cette vérité, c’est celle qui dit que le libéralisme authentique, humaniste, fait confiance à l’individu pour effectuer des choix libres et responsables aussi bien sur le plan des libertés individuelles que sur le plan des libertés économiques. Par conséquent, il semble naturel d’étendre le champ de ses libertés et de restreindre l’intervention de l’Etat partout où c’est possible. Le libéralisme est le seul humanisme possible.

________________________

 
  1. J’avais déjà cité ce blogueur dans mon article sur le néolibéralisme, également pour le niveau incroyablement fin de son argumentation
  2. Fortement influencée par l’Education nationale et les médias, majoritairement anticapitalistes, et donc antilibéraux



55 réactions


  • tvargentine.com lerma 10 juillet 2008 12:59

    Il est impossible de poster un article qui apporte des arguments aux réformes actuelles


  • Rétif 10 juillet 2008 13:02

    Ainsi M.Philippe Renève serait contre toute liberté ?

    Allons donc ! J’aurai du mal à le croire !

    Qui est variment contre la liberté ?

    Il est vrai que si "Dieu et la RRaison !" s’en mêlent . . . !


  • Zalka Zalka 10 juillet 2008 13:28

    Bonjour Lomig,

    Votre texte est terriblement orienté ce qui est votre droit, mais il en devient injuste. Finalement pour vous, tous ceux qui ont critiqué, l’ont fait sur la forme jamais sur le fond. Mais vous jouez sur le tout ou rien. On peut parfaitement être libéral sur de nombreuses questions et ne pas l’être sur d’autres. Bref, d’après ce que j’ai lu, on peut se retrouver classé libéral grace aux questions sociétale, mais ne pas partager les visions économiques de votre parti. Moi même, si je peux reconnaître mes opinions dans certains de vos avis, je ne vais pas voter pour vous dans la mesure où vous ne correspondez absolument pas à ce que j’attend d’un gouvernement, pour des questions cruciales.

    Au final, la seule critique que vous validez est celle qui approuve le test (bien que la personne se classe antilibérale).

    J’essairai toutefois votre test quand j’en aurais le temps, histoire de juger par moi même.


    • Zalka Zalka 10 juillet 2008 15:39

      Bon en fait, je m’aperçois que le questionnaire est pire que ce que je craignais :

      1. Quelle mondialisation ? Sur la papier pourquoi pas ! Mais dans la réalité, c’est mal mené. Donc non !
      2. Clients choyés ? Grosse orientation de la question. Par ailleurs demandez à ceux qui ont subi de lourdes augmentation si la libéralisation de l’électricité est une bonne chose !
      3. Effectivement, prendre pour redonner derrière est assez shadock.
      4. Les taxis et les notaires je veux bien, mais les coiffeurs ?! Je met plutôt d’accord, mais j’ai des doutes sur la généralité du besoin
      5. Travailler librement le dimanche, pourquoi pas ? Mais vous mettez de côté la véritable relation dans les entreprises. Où est la liberté de travailler ? Où est la contrainte de travailler ?
      6. Simplifier et moderniser, je suis d’accord. Mais dans quel sens ? Je met plutôt d’accord, mais je suis loin de donner mon approbation à ce qui peut sortir.
      7. Oui, les syndicats devraient réinvestir la défense du privé. Mais cela ne veut pas dire ne faire moins pour le public.
      8. Plutôt d’accord pour la libre circulation du travail. Mais ce qui est omis, c’est l’égalité et le fait de pouvoir retirer la même chose de son travail quelque soit l’endroit d’où l’on vient. Et ceci n’est pas une réalité dans les faits.
      9. Plutôt d’accord, mais gare à l’entre soi et la ghettoïsation qui en ressortira si on ne fixe pas des limites.
      10. Comme pour le dimanche, plutôt d’accord, mais dans quel mesure ces choix seront issus d’une liberté ou d’une contrainte ! On n’est pas dans le monde de Mickey.
      11. Pas d’accord du tout. Par solidarité nationale, nous devons garder un fond mutualisé commun minimum obligatoire. De plus, travaillant dans les assurances, je peux vous affirmer que cet organe public est très précieux pour la qualité du service privé complémentaire.
      12. Oui.
      13. Pas d’accord. Certaines opinions sont des appels aux meurtres de masses. Si les interdire ne fait pas disparaitre ces opinions, les légaliser peut les légitimer sur la place publique. Fixer la limite est ardue et probablement plus théorique que pratique. Donc je préfère une interdiction assez coulante dans les faits, plutôt qu’une légitimation sur la place publique.
      14. Tout à fait d’accord. Même s’il est absurde de fumer de canabis. Mais là encore, que proposez vous ? Légaliser un truc qui vous légumise ? Ou juste l’absence de prison ? Dans les faits, les fumeurs ne sont pas enfermés. La plupart du temps, les flics détruisent la marchandise et basta.
      15. Différence dans quel domaine ? Pour quel aspect de leur droit ? Plutôt d’accord, mais là encore, les implications peuvent être nombreuses et sont assez cachées.
      16. Tout à fait d’accord. Mais là encore, vous manquez de réalisme.
      17. Ce sont des lieux dédiés aux tabacs, les gens qui y vont savent à quoi s’attendre, alors oui, dans ces deux cas. Mais au fait, vous êtes pour l’interdiction du tabac dans les lieux publics ? Vous, des libertariens, vous êtes pour une interdiction au nom de la liberté des autres ? Bientôt vous risquez de comprendre l’intérêt d’un état interventionniste !
      18. Et zou ! Le droit à polluer est en route. Payer quand on pollue, c’est permettre la pollution. La responsabilisation par l’argent, c’est vrai quand on est limite. Pas quand on a de quoi voir venir. Bref, inefficace.
      Bon, j’ai du zapper deux questions...

      Je confirme l’orientation du questionnaire. J’obtiens 10.5, mais j’ai parfois voter contre uniquement par manque d’info. Si j’avais fait le contraire, j’aurais probablement eu beaucoup plus.

  • causa 10 juillet 2008 13:35

    Voyons monsieur, votre article n’est pas sérieux... L’orientation de ce questionnaire crève les yeux à tel point que je trouve toute analyse ridicule ! Je peux par exemple vous poser une question inverse sur le même ton : "Considérez-vous que le sens du progrés d’une civilisation soit celui de conditions de vie meilleures pour toutes et tous ?", sous-entendant qu’il y a autre chose que le travail, surtout pour celles et ceux qui n’ont pas le luxe de le choisir (curieusement, c’est rarement le cas des libéraux), et que toute chose doit se modérer par l’équilibre d’autres choses afin de garder un peu de recul.

    Ce que les libéraux, j’entends les défenseurs d’une économie politique qui hâpe la politique économique, ne comprennent pas (il est toujours extrêmement difficile d’en discuter en tout cas), c’est que le modèle économique libéral est un modèle avant tout culturel (le questionnaire, en mélangeant tout, le montre plutôt bien) fondé sur la conquête et la puissance. Cela signifie beaucoup de choses et surtout beaucoup de choix de société ! Humanisme dites-vous, Voltaire serait peut-être très surpris vous savez...


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 10 juillet 2008 19:14

      @ causa
      Voltaire est bien un des phares de la pensée libérale avec Montaigne.
      Et la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 est la base fondatrice du libéralisme.


  • Trashon Trashon 10 juillet 2008 13:40

    Au vu du niveau de ce test il ne me vient une intérogation fondamentale :

    Péter en société est-il un acte libéral ?




  • Tristan Valmour 10 juillet 2008 13:46

    Vous êtes à un carrefour, et 4 chemins se proposent à vous, que vous n’avez jamais empruntés et qui vous conduisent à 4 endroits que vous ignorez. Vous avez la liberté de choix, on ne vous l’impose pas. Liberté et choix, vraiment ? Plutôt le hasard !

     

    Vous êtes à un carrefour, et 4 chemins se proposent à vous, que vous n’avez jamais empruntés et qui vous conduisent à 4 endroits que vous connaissez. Vous avez la liberté de choix, on ne vous l’impose pas. Et vous choisirez effectivement puisque vous savez ce qu’il y a au bout de ces chemins. Vous êtes donc libre ; certes pas totalement, mais relativement puisque vous pouvez choisir entre w, x, y et z.

     

    Apprenez donc que l’écrasante majorité des gens se situe dans le premier cas ; que ceux qui gouvernent et décident se situent dans le second. La liberté s’inscrit dans le savoir et la possibilité d’agir. Les seconds entretiennent les premiers dans l’ignorance et leur ôtent tout moyen d’agir, afin de pérenniser leur situation. L’un des premiers principes fondamentaux d’un organisme vivant ou d’une organisation est la défense. Un autre est l’expansion. Les pseudos libéraux n’échappent pas à la règle malgré tous leurs beaux discours. Ils ne feront qu’aggraver le problème.

     

    Ainsi les consommateurs sont-ils étudiés, disséqués, analysés par une foultitude d’experts qui transmettront les données à d’autres experts dans l’objectif de les contraindre à consommer. On lance des modes, et les veaux les suivent. On fait des promos et des soldes, et les veaux suivent. Il y a certes des réfractaires, dont je fais partie, mais ils sont minoritaires. Le rapport de force (individu consommateur / groupe d’experts) est disproportionné.

     

    La liberté au sens des libéraux est un terme purement mercatique, une accroche, un attrape-gogo. Mettez votre questionnaire en commentaire, et vous verrez comment on peut facilement le démonter. Après tout, on a pu démonter le Pari de Pascal qui était sans doute un peu plus complexe que votre questionnaire !

     

     


  • jcm jcm 10 juillet 2008 13:48

    Au delà de toute querelle sur un mot qui sera plus ou moins correctement défini et compris par chacun la seule question qui tienne est, en se basant sur "restreindre l’intervention de l’Etat partout où c’est possible" : où cela est-il à la fois possible et souhaitable ?

    C’est une analyse au point par point dont les conclusions devront être sérieusement motivées, et qui pourraient dans certains cas conduire à considérer qu’il serait nécessaire d’accroître les interventions de l’état.

    Traiter des devoirs d’intervention de l’état, ou de non intervention, de façon globale est une vaste fumisterie idéologique.

    La conclusion binaire, oui-non, d’un examen global conduirait assurément à des déboires sévères par manque de prise en compte de certaines réalités.


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 10 juillet 2008 19:23

      Vous avez raison, il ne faut pas de traitement binaire. Pourquoi, parce que c’est restreindre à un choix limité ce qui pourrait avoir une grande quantité de solution.

      Vous êtes donc bien un libéral, qui préfaire une multitude de solutions, à une imposé par un Etat omnipotent.

      Et le "collectivisme" ou "intervensionnisme" impose les intérêts d’une minorité (les décideurs, une partie limitée de la population ...) à une majorité.

      Pour généraliser ma réponse, j’attire l’attention sur un contre-sens courant :
      Le libéralisme n’est ni de droite ni de gauche. Cette dychotomie est fallacieuse. En fait, politiquement, les personnes se répartissent selon trois axes :
      Interventionisme conservatisme et libéralisme. Et on retrouve ces tendance dans la plupart des courant politique.

      Le site suivant décrit bien, et avec humour, ce qu’est la pensée libérale : www.dantou.fr/liberalisme.htm
      Je vous invite à le découvrir.


  • Annie 10 juillet 2008 13:59

    Ok je viens de faire le test. Vous avouerai-je mon score ? 11/20.
    La question n’est pas là. Je donne l’exemple d’une question (de mémoire). Pensez-vous que les parents devraient avoir le droit de choisir une école pour leurs enfants ? Ce à quoi j’ai répondu oui, bien sûr. Que répondre d’autre ?
    La question comme la réponse ne touche absolument pas au fait que je ne veux pas avoir à choisir une école parce qu’étant un service public, la qualité de l’éducation dispensée par les écoles doit être bonne et la même partout, finalement le contraire du libéralisme puisque je veux que l’état intervienne dans certains domaines. 
    En définitive, le test fait de moi la libérale que je ne suis pas.


  • ronchonaire 10 juillet 2008 14:47

    Wow ! 17/20 !!! 
     
    Ravi d’apprendre que je suis "un libéral accompli" et qu’on "m’envie cet excellent score qui reflète une très bonne adéquation à l’idéal de Liberté"... Et maintenant, je fais comment pour rejoindre la secte ?!

    Plus sérieusement, vous ne croyez pas réellement aux résultats de votre test, si ? Certaines questions ne concernent absolument pas "l’idéal de Liberté", elles sont simplement des questions d’actualité portant sur des facteurs sociologiques (cf. la question sur le cannabis par exemple). D’autres sont carrément totologiques, un peu comme si vous demandiez "ça vous plairait d’être plus heureux dans la vie ?" et que vous déduisiez d’une réponse "tout à fait d’accord" que nous sommes des "libéraux accomplis".

    Au risque de vous décevoir, je pense que vous et vos amis n’êtes pas libéraux, et ce pour une raison simple : vous avez une approche dogmatique de la question. Votre conception de la liberté est tellement extrême qu’elle s’apparente au final à une absence de liberté...pour ceux qui ne pensent pas comme vous. Bref, vous êtes à l’exacte opposée de cet "idéal de Liberté" que vous prétendez défendre.

    C’est d’autant plus dommage que vous n’aidez pas la cause des (vrais) libéraux avec une approche aussi dogmatique de la question ; pas étonnant qu’on se fasse traiter de tous les noms d’oiseaux exotiques possibles et imaginables dès qu’on ose, en particulier ici sur AgoraVox, se présenter comme un libéral. 

    PS : vous m’excuserez mais je n’ai pas demandé mon diplôme de "libéral accompli". Après tout, je suis libre, non ?


    • LOmiG LOmiG 10 juillet 2008 23:03

      Salut à tous,

      La violence des réactions engendrée n’est pas très étonnante...

      Je voudrais préciser quelques points :

      • je ne suis pas membre d’Alternative Libérale, même si je me sens proche de leurs idées
      • il ne s’agit pas d’une secte, mais d’un parti politique (pour AL) ou d’une philosophie politique (si on reste sur le plan des idées)
      • Une remarque intéressante concerne le fait de saupoudrer un peu de libéralisme par-ci par-là. C’est une importante question. Pascal Salin dans son livre commence par distinguer deux libéralismes - incompatibles selon lui - : le libéralisme utilitariste et le libéralisme humaniste. Pour faire rapide, le libéralisme utilitariste est celui qui est libérale sur certains aspects, et pas sur d’autres. Cela revient au final à accepter qu’une part d’arbitraire soit présente dans l’organisation de la société (puisqu’il faudra bien que quelqu’un décide des points sur lesquels le libéralisme est bon et souhaitable, et les points sur lesquels il ne l’est pas). Le libéralisme humaniste, au contraire, pose en principe que la liberté humaine, la nature humaine, doit être respectée de manière absolue : nul ne doit avoir de contraindre une autre personne à faire ce qu’elle ne veut pas. Il faut rentrer dans le détail, ici, de ce qu’est la définition de la liberté pour Pascal Salin : la liberté ne peut se concevoir sans la propriété (à commencer par la propriété de soi-même, et des fruits de son travail) et sans la responsabilité (que l’on doit définir en terme de "responsable devant qui ?").

      à bientôt, et merci à tous ceux qui ne se focalisent pas sur la forme de ce test (que je critique moi-même sur mon blog), et qui ne visaità mon avis qu’à "lancer" des discussions sur ces sujets, et à faire connaitre le libéralisme. En effet la plupart des gnes sont assez libéraux au niveau des moeurs, et anti-libéraux au niveau économique (pour faire rapide) : sans raison à mon sens. Si la liberté humaine est respectable, elle l’est tout le temps.

      Pour en discuter,

  • Marsupilami Marsupilami 10 juillet 2008 15:16

     @ Lomig troupier

    J’ai fait le test archi-débile, ultra-simpliste et maxi-orienté que les Alternaïfs libheureux proposent et voici le résultat qui s’est affiché :

    Vous êtes en partie libéral.

    Au milieu du gué, vous vous posez des questions, mais il est difficile pour autant de dire de vous que vous êtes libéral. Peut être est ce par manque de connaissance des arguments de la liberté ? Un petit tour sur www.alternative-liberale.fr vous aidera.


    Votre note est de 9/20.

    Donc si je comprends bien, même en étant en-dessous de la moyenne, je suis un peu "libéral" quand même. Pour ne pas être du tout libéral dans cette optique-là, faudrait avoir 0/20, ce qui est quasi impossible vus les items du questionnaire. Donc "on a tous en nous quelque chose de libéral" comme chantait Jauni l’amateur de coucous suisses, grand pote à celui qui tient le volan de la France (y a pas de fôte d’aurtograff)...

    En plus celui-ci mélange tout : libéralisme sur le plan des mœurs et des libertés individuelles et néolibéralisme économique. Si je suis parvenu à 9/20, c’est presque uniquement par mes réponses aux sujets sur les mœurs et les libertés individuelles.

    C’est ce qui s’appelle se foutre du monde.

     

     


    • ronchonaire 10 juillet 2008 17:00

      Si, c’est possible d’avoir 0/20 ; plus exactement, c’est possible d’être un libéral tellement nul qu’ils n’osent même pas vous mettre une note. Par curiosité, je me suis amusé à refaire le test en répondant "pas du tout d’accord" à toutes les questions. Voilà ce qui s’affiche :

      Ou lala, vous êtes un « control freak » absolu, qui n’hésite pas à imposer sa vision du monde aux autres et qui rêve secrètement de dictature et d’absolu. Surtout, ne faites pas de politique !

      Sans commentaire...


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 10 juillet 2008 19:31

      @ Marsu
      La liberté et l’idéal de liberté ne se tronçonne pas. Qu’est-ce que ça veut dire, je veux un peux de liberté pour ceci (puisque je suis d’accord), mais je veut décider pour les autres pour cela.

      La liberté est la liberté d’agir et de penser, sans empiéter sur celle des autres, mais en toute responsabilité. Car on ne peut être libre est irresponsable.

      Le contraire, en revanche, est aussi vrai : Si on est moins libre, on est moins responsable. Et c’est souvent cette peur de la responsabilité individelle, qui fait désirer un monde plus régenté, plus ordonné.


    • LOmiG LOmiG 10 juillet 2008 23:07

      salut,

      bah euh, non heureusement que c’est ce qu’il te dit, le test, quand tu réponds "pas du tout d’accord" à toute les questions !

      Très franchement, le gars ou la fille qui répond "pas dutout d’accord" à toutes les questions est effectivement flippant, tu ne trouves pas ?


    • LOmiG LOmiG 10 juillet 2008 23:13

      C’est quoi le libéralisme poussé à l’extrême ? Pousser à l’extrême une philosophie qui prône l’interdiction de contraindre les individus, ça veut dire permettre l’apparition d’une société pacifique, faite de libre échange et "copropriétaires". Je ne vois pas grand chose à y redire. cela n’a rien d’extrême. Il est un peu facile de caricaturer une position (sans en connaitre les nuances) pour l’attaquer plus facilement. C’est un sophisme bien connu.

      à bientôt !


    • Zalka Zalka 11 juillet 2008 09:41

      "Pousser à l’extrême une philosophie qui prône l’interdiction de contraindre les individus, ça veut dire permettre l’apparition d’une société pacifique, faite de libre échange et "copropriétaires". "

      Et bien justement non ! Au cas où vous n’auriez pas remarqué, vous n’avez pas le même pourvoir que Messieurs Dassault ou Bouygues. Pourquoi ? Parce que vous n’avez pas leur patrimoine. Hors, si on appliquait à la lettre vos idées, le type qui possède des milliard peut parfaitement restreindre votre choix. Ou serait alors votre liberté ? envolée loin, très loin.

      Vous êtes un peu comme les cocos qui croient encore à la lutte des classes. Vous pensez que les lendemains qui chantent sont accessibles. Mais vous omettez la vrait nature des relations humaines. Un état ayant un pouvoir d’intervention, permet de limiter ce genre de problème. De même la démocratie permet d’éviter de se retrouver à coup sûr sous le juog d’une minorité !


    • ronchonaire 11 juillet 2008 09:53

      C’est le "Surtout, ne faites jamais de politique" qui m’a bien fait rire...d’autant qu’une des questions du test portait sur la liberté d’établissement des partis politiques, quelles que soient leurs opinions. Vous avez dit contradiction ?

      Toujours dans le registre des contradictions, vous nous parlez ici de "nuances" alors que dans votre réponse à mon post plus haut vous soulignez le caractère "absolu" de la liberté telle que vous la concevez. Si vous voulez être crédible, je vous conseille (en toute amitié) d’affiner sérieusement votre discours.


  • Annie 10 juillet 2008 15:26

    @Marsupilami,
    Si c’était seulement se moquer du monde. Mais c’est le type d’approche réductrice qui est utilisée dans les entreprises et ailleurs pour dresser le profil des employés, détecter des qualités de leadership chez les cadres etc. ce qui explique en partie la mouise dans laquelle nous nous trouvons.


  • Philippe87 Philippe87 10 juillet 2008 15:36

    Mort de rire. Ce test est une vaste blague, surtout lorsqu’on vous dit au début que les questions posées ont pour but de vous aider à mieux comprendre ce qu’est le libéralisme...
    Et le meilleur pour la fin : "Voulez-vous recevoir votre diplôme ?" Déjà... puis lorsque vous cliquez sur "envoyer" sans avoir rempli vos coordonnées, le message (libéral) d’erreur suivant apparaît :
    "Vous n’avez pas répondu à une ou plusieurs questions obligatoires. Vous ne pouvez pas continuer tant que vous n’avez pas répondu à celles-ci". Mort de rire, je vous dis.


  • sacado 10 juillet 2008 15:36

    Mouais... Je viens de faire le test, j’ai eu 10,5/20... Honnêtement, je pensais faire plus...

    Ce que je note, c’est que les questions sont orientées de manière à ce que l’on ait envie d’être d’accord. Si ça ne suffisait pas, les réponses proposées elles-mêmes sont biaisées : on peut être d’accord, un peu d’accord, ou... pas d’accord. C’est un peu déséquilibré tout de même, il faudrait un nombre pair de réponses (2 ou 4 quoi) ou au moins une réponse neutre.

    Des questionnaires comme ça, je peux en faire plein, et je suis sûr que je trouverai des tonnes de communistes, d’anarchistes (en reprenant les 3/4 des questions, ça marche), d’écologistes, de socialistes, etc.

    Allez, pour rire, un questionnaire "êtes-vous communiste" :


    - pensez-vous que deux personnes qui effectuent le même travail en regard de leurs capacités devraient obtenir le même salaire ?


    - pensez-vous qu’il soit normal que les personnes empêchées physiquement d’exercer une profession reçoivent de quoi vivre ?


    - trouvez-vous normal que les personnes les plus riches payent plus d’impôts que les autres ?


    - si l’un de vos proches était mourant et si vous n’aviez pas les moyens de le soigner, trouveriez-vous appréciable que la communauté ait mis à votre disposition un système lui permettant de s’en sortir ?


    - si deux personnes ont le même objectif, pensez-vous qu’elles y arriveront mieux en s’entr-aidant, plutôt qu’en consacrant toute leur énergie à s’entre-déchirer ?

    etc.

    Alors, à votre avis, combien y a-t-il de libéraux-communistes parmi les lecteurs d’Agoravox ? :)


  • el bourrico 10 juillet 2008 15:38

    Comment peut on mélanger liberté et libéral ? Comment peut on être aussi sôt, je vous le demande.
    Confondre la liberté de l’individu avec une notion économique est d’un telle grossièreté, c’est le genre d’erreur que fait un gamin de 5 ans, parce que pour lui, les mots se ressemblent.

    Article d’un grand n’importe quoi.. m’étonnes pas que Lerma ai apprécié tiens, c’est de son niveau.

    Ronchonnaire : Du vrai dans ce que vous dites, dans le coté dogmatique de la liberté, on retrouve ce fait aux USA. Demandez aux gens pourquoi ils font la guerre, ils diront pour la plupart "for freedom". Mais quelle liberté, ils utilisent le mot tellement souvent que c’en est inquiétant. Dans ce pays ou les interdits sont légions, interdits légaux et sociaux, on en parle tout le temps, beaucoup plus qu’en France en tout cas... pourquoi on en parle pas en France ? Peut être parce qu’on en ressent pas le besoin, parce qu’ici on est encore libre... pour l’instant.


    • el bourrico 10 juillet 2008 15:49

      Ah la question qui tue... suis je communiste... honnêtement, l’idée est louable, mais c’est un rêve, l’homme n’est pas une fourmi, il s’en trouvera toujours un pour détourner le système à son profit.

      Je vais faire le questionnaire en négatif.

      - pensez-vous que deux personnes qui effectuent le même travail en regard de leurs capacités devraient obtenir le même salaire ?
       Non, c’est au mérite, voir au mérite national. Les noirs sont fainéants, c’est bien connu, et les arabes voleurs ou intégristes, donc non.

      - pensez-vous qu’il soit normal que les personnes empêchées physiquement d’exercer une profession reçoivent de quoi vivre ?
       Non, ce sont des parasites inutiles, il faut les reconduire à la frontière, et si on ne peut pas, les coller à al charge de leur famille en sucrant tout soutient financiier.... l’Etat n’est pas mère Thérésa.

      - trouvez-vous normal que les personnes les plus riches payent plus d’impôts que les autres ?
       Non, ce fric je l’ai gagné, et j’ai pas envie de le donner pour qu’il aille entretenir les inutiles ou/et les étrangers à rien fouttre, ils ont qu’a aller bosser.

      - si l’un de vos proches était mourant et si vous n’aviez pas les moyens de le soigner, trouveriez-vous appréciable que la communauté ait mis à votre disposition un système lui permettant de s’en sortir ?
       J’ai une très bonne mutuelle dont vous avez pu voir la pub à la télé.

      - si deux personnes ont le même objectif, pensez-vous qu’elles y arriveront mieux en s’entr-aidant, plutôt qu’en consacrant toute leur énergie à s’entre-déchirer ?
       Non, la philosophie est "the whinner take it all", donc pas de place pour deux, donc je l’écrase et le laisse dans la caniveau, c’est lui ou moi de toute façon, alors autant que ce soit lui. Puis la guerre est stimulante, c’est l’hygiène du monde.

      J’ai bon ? je peut entrer dans le secte de Lerma ?


  • ZEN ZEN 10 juillet 2008 16:56

    "Le libéralisme est le seul humanisme possible"

    Mazette !  smiley


  • safari237 safari237 10 juillet 2008 17:55

    Une petite remarque pour ceux qui ont du mal à accepter qu’au fond d’eux ils sont libéral.
    En France les esprits on tellement été façonnés, endoctrinés, désinformés que le Pays berceau du Libéralisme est devenu antilibéral par principe alors que les principes et les fondamentaux du libéralisme sont l’humanisme, le respect, la liberté de choisir SA vie…

    Quant à la crédibilité du test elle n’a jamais été présentée par AL comme un test scientifique mais n’est que le support à une réflexion personnelle et collective.
    Les réactions face à ce test me fond penser à la réaction d’un homme qui ferait un test sur sa sexualité.
    Si la conclusion du test lui affirme : « vous êtes une bête de sexe » il va trouver que ce test est très bien fait, certainement conçu par une sexologue de renommé internationale.
     Si la réponse au test lui dit : « Vous manquez de vigueur sexuelle, votre libido est à la retraite vous pouvez vous la mettre sur l’oreille » l’homme va vociférer et dire qu’est-ce-que c’est que ce test de merde c’est François Hollande qui l’a rédigé ou quoi…
    Tout ça pour vous dire que certains ne croient qu’en ce qui les arrange.

    Emmanuel Prost 


    • Zalka Zalka 10 juillet 2008 18:05

      Vous êtes un peu à l’ouest. Ne pouvez vous pas admettre qu’il soit possible qu’au moins une partie des gens aient une réflexion un peu différente et par conséquent critiquent une version trop extrème de libéralisme ?

      C’est un peu comme l’auteur. Aucun sens critique sur le libéralisme, c’est forcément les autres qui sont soit sous éduqués, soit endoctrinés. Ridicule.


    • Philippe87 Philippe87 10 juillet 2008 18:09

      Ne pas voir que ce test est primaire, orienté et mal ficelé au possible, c’est de l’aveuglement pur et simple.
      Quant à votre définition du libéralisme... je ne sais même pas quoi en dire, vous saluerez les Bisounours de ma part.
      P.S. je ne suis PAS antilibéral, ni par principe, ni par autre chose. Etonnant, non ?


    • causa 10 juillet 2008 18:41

      Ecoutez, c’est malheureusement plus pénible que curieux, à force, d’entendre des insultes au nom de la liberté, qu’elle soit économique ou individuelle.

      Si vous voulez un débat constructif, consultez wikipédia à propos de l’origine de la philosophie libérale (je vous rappelle que le 17ème siècle n’est pas le 20ème siècle et que la connaissance et les problématiques sont différentes), et écrivez un article, que nous puissions débattre avec respect, loin de préférence de ce questionnaire plus que douteux.


    • safari237 safari237 10 juillet 2008 19:00

      Aucun libéral ici ne vous a reproché de ne pas penser comme lui.

      Si vous faisiez preuve d’un peu plus d’objectivité vous pourriez reconnaitre tout simplement qu’en étudiant l’histoire, le libéralisme a plus apporté à l’humanité et à l’humanisme que le socialisme et le marxisme léniniste. 
      Vos remarques on tout de même comme un relent de dictature qui ne veut pas dire son nom.


    • ronchonaire 10 juillet 2008 20:15

      Personnellement, je me considère comme libéral et fier de l’être ; je n’ai donc aucun problème à l’accepter bien au contraire. Je le vis d’autant mieux que j’ai choisi l’exil et que je suis entouré de salauds d’ultralibéraux en permanence. Pour couronner le tout, j’exerce le métier le plus honni de tous en matière de libéralisme : je suis économiste.

      Cela ne m’empêche pas de penser que ce test ne reflète ABSOLUMENT PAS ce qu’est le libéralisme. Quand je l’ai soumis à quelques collègues, ça les a d’ailleurs bien fait marrer de voir la conception que les "libéraux" français ont du libéralisme.

      Désolé, mais il y a encore du boulot les gars.


    • Zalka Zalka 11 juillet 2008 09:43

      Le libéralisme, peut être.

      Mais le libertarianisme prôné par Alternative libéral n’apportera qu’une chose : un retour au féodalisme et au pouvoir du propriétaire. Bref, encore pire que Marx !

      Il faut arrêter de confondre libéralisme et libertarianisme !


  • Annie 10 juillet 2008 18:12

    En plus il y a des gens pour lesquels être une bête de sexe n’est pas forcément un compliment.


  • jaja jaja 10 juillet 2008 19:13

    10/20 je suis en partie libéral... bien que pour la socialisation des moyens de production et pour l’égalité économique entre tous...

    "Il vaudrait mieux baisser les charges des entreprises que leur allouer des subventions." ni l’un ni l’autre n’existant pas dans ce test j’ai dû voter en fermant les yeux pour pouvoir continuer et passer cette question hautement sujette à caution....

    Bref test sans aucune valeur autre que celle d’insinuer que tout le monde est au moins un peu libéral...


  • décurion 10 juillet 2008 20:01

    Ce qui me gonfle, chez les libéraux, c’est l’impossibilité qu’il y a , à en coincer un seul entre quat’yeux.
    Le libéral, est une engeance trés particulière. A la langue fouchue, pour Manche rouge, un enfoiré de première, pour Riton du "balajo", j’en passe, et des meilleurs.
    En fait, c’est un clone de Janus, il n’est pas seul, ils sont deux.
    Le "philosophe" vous roule dans la farine, et donne du temps à "l’écomiste" qui vous entube.
    Ils ont beau avoir deux visages, ils n’ont qu’un Q, et c’est là qu’il faut taper, pour les virer.
    Y’ a rien à rajouter, ils ne le méritent pas.


  • causa 10 juillet 2008 22:06

    "Aucun libéral ici ne vous a reproché de ne pas penser comme lui."
    C’est maintenant chose faite, à moins que je puisse me contenter du qualificatif de dictateur, qu’en pensez-vous ?

    Mais peu importe. L’histoire n’est pas aussi linéaire que vous semblez le dire : elle est parsemée de luttes sociales et je crois, à moins que cela ne soit dictatorial, que c’est dans la dialectique des oppositions que se forme les phénomènes - historiques, si on prend le temps de les étudier, effectivement. Pour faire simple, il n’y a pas de Lumière sans Ombre : c’est le grand oubli du 17ème siècle - et il faut, pour rester, à votre demande, objectif, étudier ces deux facettes.

    Par ailleurs, si je vous proposais d’écrire un article, à moins que cela ne soit aussi dictatorial, c’est, entre autre, pour discuter (il est vrai que les échanges sur internet sont parfois tout à fait irréalistes) de la notion "libérale", puisque c’est vous qui portez le "débat", en parlant de choix personnel de vie, sur un terrain plus philosophique que politique. Pardonnez-moi de ne pas entrer dans le détail dans un commentaire.

    Mes excuses aux autres lecteurs pour ce commentaire hors propos.


  • Le péripate Le péripate 10 juillet 2008 22:35

    J’ai eu 20/20. Mais je le savais déjà... j’attends mon diplome.


  • Demi-lune Djavitz 11 juillet 2008 00:19

    ""Fortement influencée par l’Education nationale et les médias, majoritairement anticapitalistes, et donc antilibéraux"

    Les medias majoritairement anticapitalistes ??? Vous ne devez pas trop regarder la télévision ou lire des journaux...


    • LOmiG LOmiG 11 juillet 2008 12:15

      @ Philippe Renève : sauf le respect que je te dois, tu racontes n’importe quoi ! Le libéralisme est une doctrine qui prône le respect ABSOLU des INDIVIDUS. Dans une société libérale, personne ne peut contraindre quelqu’un d’autre faire ce qu’il ne veut pas, encore moins le tuer ou le violenter. Ton exemple avec les " Le gentil lion qui massacre les gentilles gazelles, juste pour s’amuser un peu, et les adorables zèbres qui tuent à coups de sabots les mignonnes souris qui les agacent." ne correspond donc à rien de "libéral". Cela s’appelle de la violence, pas du libéralisme.

      Il faut arrêter de parler quand on ne sait pas de quoi on parle .... Je suis très content que les gens critiquent le libéralisme, c’est sain et c’est une bonne manière de s’enrichir mutuellement par la discussion. Mais critique le libéralisme pour ce qu’il n’est pas, c’est tout simplement n’importe quoi.

      à bientôt


    • al38 11 juillet 2008 15:40

      Tu n’as jamais entendu parler de la notion de contrat ???


    • LOmiG LOmiG 11 juillet 2008 15:58

      Il est assez caractérisitique, Philippe renève, que tu prennes comme premier exemple de la contrainte "les rapports entre un employeur et un salarié". Non seulement cela semble montrer, comme le souligne al38, que tu ne sais pas très bien ce qu’est un contrat librement signé entre deux parties, mais par ailleurs je prendrais comme premier exemple de "contrainte" la violence physique, les contraintes psychologiques et les menaces en tous genres.

      Toutes ces contraintes, dans le monde libéral qui n’est pas très éloigné de nos sociétés ouvertes occidentales, sont empêchées par la loi, dont les bras armés sont la police et la justice.

      à bientôt !


  • ZEN ZEN 11 juillet 2008 08:10

    @ Philippe

    La mémoire de Germinal est encore vive dans ma région

    Ah ! c’était le bon temps...


    • oladuc 14 juillet 2008 23:08

       En tant que libéral je suis effectivement pour le Droit de se séparer lorsque l’une des deux parties ne souhaite plus prolonger un contrat. Pour contracter il faut le libre agrément des deux parties.

      Toute prétendue Loi qui prétend forcer quelqu’un à contracter contre son gré est assimilable à de l’esclavage.

      Le droit au licenciement devrait être reconnu comme un principe fondamental et supérieur du droit du travail. - Le divorce est un devenu un droit fondamental au regard du mariage. - L’avortement est un droit fondamental de la femme à disposer de son corps. - De la même manière, la séparation entre l’employeur et l’employé devrait être parfaitement libre et réciproque.

      Il n’y a là absolument rien "d’immoral". Un employé à le Droit de quitter une entreprise du jour au lendemain parce que la "tête de son patron ne lui revient pas" ou parce qu’il a trouvé mieux ailleurs. Il n’y a rien à redire à cela.

      En fait ce qui est amusant dans ce message c’est de voir la "gauche" défendre, en droit du travail, des positions exactement semblables à celles de l’église Catholique et de la droite réactionnaire sur la famille et la procréation.

      La logique est la même : Pour favoriser le mariage et la famille il faut interdire le divorce - Pour favoriser la vie et les naissances il faut interdire l’avortement et la contraception - Pour favoriser l’emploi il faut interdire les licenciements.

      C’est ainsi qu’on peut vraiment prendre conscience du déclin idéologique de la vieille "gauche" qui est devenue une authentique force réactionnaire.


  • ZEN ZEN 11 juillet 2008 08:37

    On y revient à cette belle époque...A bas les losers !

    www.marianne2.fr/Les-nouveaux-dirigeants-sont-les-gagnants-de-la-finance_a89090.html


    • Francis, agnotologue JL 11 juillet 2008 10:30

      Merci Zen, pour ce lien qui confirme ce qu’écrivait dans son dernier ouvrage, Jean Ziegler.

      " TINA selon Chomsky, est avec le bolchevisme et le nazisme, l’une des trois formes qu’a successivement connu le pouvoir totalitaire aux XX et XXI siècles. TINA est l’abréviation pour ’There is no alternative’. Le pouvoir du TINA est au fondement de l’empire des prédateurs. Pour Chomsky, l’énoncé fondateur du TINA est le suivant : ""il n’y a pas d’alternative au système du mercantilisme mis en place par les entreprises s’appuyant sur l’état et décliné à l’aide de différents mantra tels mondialisation et libre échange ""


  • Francis, agnotologue JL 11 juillet 2008 09:13

    Je crois, Philippe, que la jungle ne soit un éden comparée au libéralisme poussé à l’extrême, ou si l’on préfère, il est probable que le libéralisme poussé à l’extrême soit un enfer comparé à la loi de la jungle pour deux raisons : la première c’est que les humains ne sont pas de doux mammifères relativement stupides, mais surtout la seconde : les prédateurs dans la jungle se contentent de satisfaire leurs besoins, lesquels besoins sont relativement limités. Les prédateurs humains cherchent par tous les moyens y compris les plus criminels à satisfaire leurs désirs, lesquels sont illimités quand ce n’est pas monstrueux.

    L’être humain a réussi à se débarrasser de tous ses prédateurs excepté les virus et lui-même.


  • safari237 emmanuel prost 11 juillet 2008 12:46

    A tous ceux qui se reconnaitrons.
    Une petite liste de nos idoles aidera certainement ceux qui ne comprenne rien à ce qui est en train de se passer dans la litanie des commentaires ci-dessous.
    Les modèles des libéraux : Diderot, Condorcet, Jefferson, La Fayette, Frédéric Bastiat, ...
    Les modèles des anti-libéraux révolutionnaires : Marx, Trotsky, Le Ché, Fidel Castro, Les FARC, Action Direct,...

    Qui respecte, la vie, l’Homme, ses Droits, la Liberté ?

    L’autre grande différence entre les libéraux et ses révoluitionnaires endimanchés c’est que les libéraux se batteront toujours pour que chacun puisse s’exprimer et vivre sa vie tel qu’il entend la vivre (même les révolutionnaires endimanchés) alors que les premières mesures prisent si les révolutionnaires prennent le pouvoir sera de faire taire toute personne qui s’opposera à leur révolution et à l’anéantissement des libertés individuelles.


    • Zalka Zalka 11 juillet 2008 13:32

      Lorsque les pseudo libéraux de l’école de Chicago qui se réclament indument de Condorcet auront fait valoir leurs vues, il n’y aura plus de vrai liberté. Votre liberté sera proportionnelle à votre patrimoine.


    • ronchonaire 11 juillet 2008 17:47

      Philippe Renève, le grand humaniste,

      Vous parlez des pauvres comme d’autres parlent d’un enfant ou de l’idiot du village, avec ce brin de condescendance qui témoigne d’un sentiment de supériorité. Vous êtes l’incarnation même du cynisme de l’utopie communiste.


    • ronchonaire 11 juillet 2008 19:09

      "Mais de vous, je parlerais volontiers comme de l’idiot du village !"

      Et c’est moi qui suis soi-disant à court d’arguments ?!

      Quoiqu’il en soit, votre réponse me donne raison en ce qui concerne votre complexe de supériorité : vous êtes tellement persuadé d’avoir tout compris sur tout que vos contradicteurs sont nécessairement des idiots du village à court d’arguments. Un peu court quand même, venant d’un esprit aussi brillant et clairvoyant que le vôtre.

      Bon week-end quand même.


  • safari237 emmanuel prost 11 juillet 2008 17:21

    Au lieu de vociféré comme des révolutionnaires frustrés de n’être pas dans la jungle Colombienne je vous invite à me rejoindre et à faire comme moi, mener un véritable combat celui de relations honnêtes sincères et humaines avec mes amis africains. Vous avez l’air d’être plein d’énergie. Utilisé cette énergie à d’utiles combats.


  • mrxx42 12 juillet 2008 00:03

    Je suis assez étonné des passions qu’ont suscitées ce test qui n’avait rien de très ambitieux. L’objectif de départ était avant tout d’étudier le libéralisme sous toutes ses formes, et de pouvoir débattre en toute sérénité avec les "testés" (la première action s’est en effet déroulée dans les rues). Il était évident que le test était orienté, il n’avait rien de scientifique ou quoi que ce soit... c’était un préambule à l’échange d’idées. Force est de voir que la plupart des commentateurs ici se sont sentis aggressés par ce test. En ce sens qu’ils n’ont pas su le prendre à la légèreté qui lui était destinée et ont pris peur lorsqu’ils se sont révélés "libéraux". Ca va les mecs, on est pas méchant, on veut juste discuter un peu sur le fond. Peace out. Bon, et puis sinon, une remarque vis-à-vis du volet économique du libéralisme. Les libéraux considèrent simplement que la défense des salariés face à la tendance oppressive des patrons (qui arrive nécessairement, et ce malgré un Code du travail excessivement strict, vous me l’accorderez) passe par la libre association individuelle, à savoir le syndicalisme. Eh oui, l’on s’en vante, mais ce sont les libéraux qui ont inventé le syndicalisme ! Pire, lorsqu’on le rappelle, on est taxé de démagogie :) ! Car bien sûr, quel autre mission un libéral peut-il servir d’autre que celle de l’hypercapitalisme ? :) Le syndicalisme est, à mon sens, la seule protection sociale qui vaille. Peu importe combien de droits un salarié possède, sans syndicats, il ne les connaîtra ni ne les revendiquera jamais. Pis encore, l’intervention étatique dans le marché du travail désavantage tout le monde par une trop grande rigidité : ceux qui veuillent travailler plus, ceux qui pourraient avoir un boulot peu productif, mais assurant au moins une certaine rémunération (impossible avec le SMIC), etc. et des patrons qui se retrouvent écrasés sous les charges administratives et travaillistes et prennent peur d’embaucher. Entre temps, dans nombre de cadres sociaux (surtout privés), de nombreux salariés se font avoir par des patrons qui usent de leur supériorité économique ! Alors la faute à qui, au final, si nos relations sociales sont aussi pitoyables ? Les libéraux répondent en coeur : "aux syndicats français, qui délaissent les salariés, retranchés dans leurs bastions électifs !" Il est grand temps de briser les barrières d’un syndicalisme arriéré, pour qu’un nouveau renaisse, qui assume pleinement sa mission. Cela passe, et on le sait tous, par la réforme de la représentativité des syndicats ou de leur mode de financement. Je suis membre d’Alternative Libérale depuis plusieurs années, et cette réforme-là est à mon avis (passent après les libertés économiques), et de loin, la plus importante, et l’une des raisons principales de mon engagement. Le débat reste ouvert, et si possible, avec toute l’honnêteté intellectuelle et l’humour dont ces Messieurs disposent, face à ce petit test qui, je le rappelle, reste sans prétention. Bien à vous, Martin.


    • mrxx42 12 juillet 2008 00:04

      oh wow il semblerait qu’agoravox n’aime pas mes paragraphes. Ca fait moche, ce gros bloc illisible.


    • mrxx42 12 juillet 2008 00:07

      Je suis assez étonné des passions qu’ont suscitées ce test qui n’avait rien de très ambitieux. L’objectif de départ était avant tout d’étudier le libéralisme sous toutes ses formes, et de pouvoir débattre en toute sérénité avec les "testés" (la première action s’est en effet déroulée dans les rues). Il était évident que le test était orienté, il n’avait rien de scientifique ou quoi que ce soit... c’était un préambule à l’échange d’idées.

      Force est de voir que la plupart des commentateurs ici se sont sentis aggressés par ce test. En ce sens qu’ils n’ont pas su le prendre à la légèreté qui lui était destinée et ont pris peur lorsqu’ils se sont révélés "libéraux". Ca va les mecs, on est pas méchant, on veut juste discuter un peu sur le fond.

      Peace out.

      Bon, et puis sinon, une remarque vis-à-vis du volet économique du libéralisme. Les libéraux considèrent simplement que la défense des salariés face à la tendance oppressive des patrons (qui arrive nécessairement, et ce malgré un Code du travail excessivement strict, vous me l’accorderez) passe par la libre association individuelle, à savoir le syndicalisme.

      Eh oui, l’on s’en vante, mais ce sont les libéraux qui ont inventé le syndicalisme ! Pire, lorsqu’on le rappelle, on est taxé de démagogie :) ! Car bien sûr, quel autre mission un libéral peut-il servir d’autre que celle de l’hypercapitalisme ? :)

      Le syndicalisme est, à mon sens, la seule protection sociale qui vaille. Peu importe combien de droits un salarié possède, sans syndicats, il ne les connaîtra ni ne les revendiquera jamais.
      Pis encore, l’intervention étatique dans le marché du travail désavantage tout le monde par une trop grande rigidité : ceux qui veuillent travailler plus, ceux qui pourraient avoir un boulot peu productif, mais assurant au moins une certaine rémunération (impossible avec le SMIC), etc. et des patrons qui se retrouvent écrasés sous les charges administratives et travaillistes et prennent peur d’embaucher. Entre temps, dans nombre de cadres sociaux (surtout privés), de nombreux salariés se font avoir par des patrons qui usent de leur supériorité économique !

      Alors la faute à qui, au final, si nos relations sociales sont aussi pitoyables ? Les libéraux répondent en coeur : "aux syndicats français, qui délaissent les salariés, retranchés dans leurs bastions électifs !" Il est grand temps de briser les barrières d’un syndicalisme arriéré, pour qu’un nouveau renaisse, qui assume pleinement sa mission. Cela passe, et on le sait tous, par la réforme de la représentativité des syndicats ou de leur mode de financement.

      Je suis membre d’Alternative Libérale depuis plusieurs années, et cette réforme-là est à mon avis (passent après les libertés économiques), et de loin, la plus importante, et l’une des raisons principales de mon engagement.

      Le débat reste ouvert, et si possible, avec toute l’honnêteté intellectuelle et l’humour dont ces Messieurs disposent, face à ce petit test qui, je le rappelle, reste sans prétention.

      Bien à vous,

      Martin.


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