samedi 29 juin - par Séraphin Lampion

La fin de la fin de l’histoire

L’histoire n’est ni une science exacte, ni un terrain neutre. Elle se résume le plus souvent à un récit partisan et se trouve être l’un des enjeux de la comédie politique qui se joue devant nos yeux sans que notre position de spectateur nous permette d’agir sur le comportement des acteurs, les plus efficaces restant en coulisse tandis ceux qui tiennent le devant de la scène nous donnent l’illusion d’interpréter le rôle que nous leur aurions fourni lors d’un casting périodique baptisé consultation électorale. Les candidats au pouvoir, illusoire ou réel, sont nombreux, et la bataille pour ce pouvoir utilise les armes fournies par la mémoire en sélectionnant les souvenirs jugés utiles par les belligérants pour démontrer leur légitimité et pourfendre l’adversaire. Dans cette bataille, la neutralité n’a pas sa place : les antécédents doivent justifier le présent. L’histoire est utilisée comme la justification du contrôle territorial, la dimension spatiale, par la prise de contrôle du passé, le contrôle de la dimension temporelle.

La « Pax Romana » de Sénèque avait déjà annoncé un aboutissement de l’histoire, figée par la glorieuse ascension d'Auguste, et symbolisée par « sol invictus » (le soleil qui ne se couche jamais), image reprise à leurs comptes par les souverains à la tête de l’empire espagnol puis du Commonwealth britannique. Pourtant, depuis, le temps ne s’est pas arrêté. Au contraire la roue du char d’Apollon a continué de tourner et les événements se sont précipités.

Il y a près de trente ans, le politologue américain Fukuyama a repris le flambeau des adorateurs de l’éternité immobile. Dans un essai de 1989 développé dans un livre publié en 1992 « La fin de l'histoire et le dernier homme », il prophétisait que la chute du communisme (comprendre l’implosion de l’URSS) marquait « la fin de l'histoire en tant que telle, c'est-à-dire la fin de l'évolution idéologique de l'humanité et l’universalisation de la démocratie libérale occidentale comme forme finale de gouvernement humain. "

Pour autant, vous pensez bien que la « fin de l’histoire » ne signifiait pas la fin des conflits militaires, des bouleversements sociaux ou des fluctuations économiques. Cela signifiait pour lui que tous les bateaux avaient désormais le même cap. En l'absence de « challengers » sérieux, tout tendait vers un ordre mondial dans lequel le mariage du capitalisme de marché et de la démocratie libérale établirait une domination éternelle. Ainsi, selon Fukuyama, les successions ininterrompues de luttes sociales et de conflits internationaux qui avaient secoué le monde au cours des trois décennies précédentes n'avaient rien à voir avec une guerre historique entre des ordres sociaux antagonistes. Au contraire, cela ne faisait que refléter la résistance des parties du globe qui étaient encore embourbées « dans l’histoire » au changement inévitable qui les amenait contre leur gré à rejoindre le monde « post-historique ».

Cette « vision » de la situation dans les années 90 avait une connotation quasi religieuse : tout dans le passé aurait évolué vers un « telos », une fin prédestinée, écrite. L'ère du néolibéralisme mondial, enfanté par la « démocratie libérale », aurait constitué la fin inévitable de « l'évolution idéologique de l'humanité », le résultat auquel toute la marche de l’histoire nous avait conduits à notre insu. 

Le fait de savoir si cela correspondait aux souhaits de quiconque importait peu car, en fait, ce que Fukuyama décrivait n’était pas le stade final du développement humain collectif, mais l’aboutissement de la guerre et de la domination historiques de « l'empire. Il écrivait :

« L'abondance spectaculaire des économies libérales avancées et l'infinie diversité de leur culture de consommation semblent favoriser et préserver le libéralisme dans la sphère politique. Je veux éviter le déterminisme matérialiste qui dit que l'économie libérale produit inévitablement une politique libérale, car je crois que l'économie et la politique présupposent un état de conscience préalable autonome qui les rend possibles. Mais cet état de conscience qui permet la croissance du libéralisme semble se stabiliser comme on pourrait s'y attendre à la fin de l'histoire, comme s'il était déterminé par l'abondance d'une économie de marché libre moderne.

Avec un optimisme qui apparait aujourd’hui comme un aveuglement même aux yeux des libertariens-thatchériens-jupitériens, Fukuyama chantait les louanges de l'accomplissement que les gens trouveraient dans l'ordre néolibéral de cette "fin de l'histoire". Le mariage du capitalisme de marché et la démocratie libérale occidentale devaient nous combler et guérir les blessures les plus profondes causées à nos corps et de nos âmes par la soumission à des idéologies perverses.

En fait, Fukuyama a fait le récit de l’histoire d’un peuple qui a toujours dominé tous les autres. Notre époque n'est pas la première période impériale à se déclarer légataire universelle du manteau de l'histoire elle-même. Le passé de l’humanité est jonché d'ossements d'empires qui se sont effondrés, ont régressé ou ont été usurpés. Les anciens empires territoriaux étaient tous menacés en permanence par des dangers venant de l'extérieur, et par la corruption et les insurrections de l'intérieur. Ce qui, prétendument, distinguerait notre époque des autres serait le fait que la propagation violente du capitalisme de marché a permis de « territorialiser » les nations et que chacun des états dans le monde entier ne serait plus « à l’extérieur », ce qui ferait disparaitre toute menace externe quand les soubresauts de « terroristes criminels radicalisés » auraient été éradiqués. Et du coup, chaque état de la planète devenant fonctionnellement dépendant des circuits globaux du capitalisme érigé au rang de « nature », de vérité immanente et intangible, chaque élément de perturbation de l'intérieur, quelle que soit sa couleur, serait submergé et intégré dans le grand TOUT.

La « fin de l'histoire » voulait nous faire croire que tout cela était dans l’ordre des choses et que, comme le disait une dame évoquée plus haut, « il n’y a(vait) pas d’alternative » (TINA : there is no alternative).

Pourtant, que cette dame et Fukushima le veuillent ou non, l'histoire continue d'avancer vers autre chose, quelque chose d’autre que le poids suffocant du capitalisme de marché et de sa légion d'avant-postes « démocratiques libéraux », ces organismes extranationaux (ONU, OTAN, OMC, FMI, UE…) qui assurent sa domination dans le monde. Mais pour aller où ?

Des signes de frémissement du mouvement de l’histoire ne trompent pas. A travers la formule « America great again  », le seul fait de déclarer que les États-Unis doivent redevenir grands, est un déni de la théorie de Fukuyaman, et met en évidence une des failles de la cuirasse, les soubresauts calamiteux du Brexit en font apparaitre une autre. Ce n'est pas un hasard si les néo-libéraux installés dans les grands pays occidentaux ont lancé un assaut décisif contre l'histoire telle que nous la connaissions jusqu’ici. Des mensonges et des attaques contre les médias à la guerre contre les « fake-news » ont pour but d’imposer les « news » officielles. Une guerre est en effet en cours sur le terrain du souvenir et sur les mécanismes de mise en application de l'histoire. Le révisionnisme historique triomphe ans les mises en scène officielles d’anniversaire comme celui du D-day, revisité à la lumière d’Hollywood et réécrivant l’épopée de l’écrasement du nazisme en évacuant le rôle déterminant de l’armée rouge. Les JT se trouvent réduits à jouer le rôle de « la voix de son maitre », et les titans de Big Tech jouent à la fois le rôle de censeurs, de pisteurs et de sources de renseignements.

Mais s’il y a guerre, c’est bien qu’il y a résistance. Le sens de l’histoire n’est pas déterminé et imposé par les monuments officiels d’architecture et de commémorations qui nous sont imposés comme des rituels et des lieux sacrés voués à l’adoration du grand tout. Le sens de l’histoire, c’est l’énergie que nous serons ou non capables de mobiliser pour devenir les acteurs de notre propre avenir plutôt que de se résigner à la contemplation des temples de la finance. Et il semblerait qu’ici ou là sur la planète, certains peuples ont déjà commencé à bouger et à creuser les fissures de cette cuirasse idologique pourtant peaufinée par les virtuoses de la « fabrique du consentement 



25 réactions


  • Blanche Colombe Chantecler 29 juin 08:50

    L’affaiblissement de la puissance publique et de la souveraineté nationale comme internationale voulue par les néolibéraux  aura fini par donner aux libertariens le champ libre à la destruction des états-nations et des services publics, piège dans lequel y compris les Etats-Unis sont tombés.

    C’est le triomphe de la finance transnationale avec la mise en place du « Libra » de Facebook qui finira par transférer l’instance suprême de Wall-Street à la Suisse où est domicilié le trust de la nouvelle monnaie planétaire.

    L’histoire qui avait commencé à Bretten-Wood est finie, en effet. 


  • Étirév 29 juin 10:32

    « Elle (l’histoire) se résume le plus souvent à un récit partisan et se trouve être l’un des enjeux de la comédie politique », effectivement.
    Et le mensonge ne date pas d’hier puisque de grandes Œuvres et de grands artistes, poètes n’ont jamais cesser de le rappeler :
    Entre autres, Dante et sa Divine Comédie, Jules Michelet lorsqu’il dit : « L’Histoire tombera et se brisera en atomes dans le courant du XXe siècle, dévorée jusque dans ses fondements par ceux qui rédigent ses annales », Honoré de Balzac qui rappelait que : « Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements » ou bien Joseph de Maistre qui, carrément, affirmait : « L’Histoire est une conspiration permanente contre la vérité ».
    Il est encore des gens naïfs qui croient que l’histoire est le récit exact des faits du passé. Ils semblent ignorer que le monde est, depuis longtemps, régi par le mensonge et que le désordre de la société actuelle en est la conséquence.
    Il est curieux d’étudier comment cet ordre de choses a commencé, quels ont été les mobiles des premières erreurs voulues, et quels hommes, les premiers, ont eu l’audace de les écrire.
    A toutes les époques, il y a eu des partis qui, voulant s’emparer d’un pouvoir auquel ils n’avaient pas droit, ont appuyé leurs prétentions sur une idée, un système, une théorie religieuse ou sociale, qu’ils ont propagée par violence, par fraude ou par ruse. Deux moyens furent notamment employés pour faire disparaître les témoignages gênants de la splendeur du régime antérieur qu’on venait renverser : la destruction et l’altération des textes.
    Cependant, si nous sommes, éventuellement, aujourd’hui, à la veille de la fin d’une histoire, nous somme également à l’aube d’une nouvelle. Car la fin de l’ancien monde sera aussi le commencement d’un monde nouveau.
    Dans son ouvrage sur Jehanne d’Arc (1910), Léon Denis écrivait ceci : « Sachez-le : une révolution plus grande que toutes celles qui se sont accomplies dans le monde est commencée, révolution pacifique et régénératrice ; elle arrachera les sociétés humaines aux routines et aux ornières, et élèvera le regard de l’homme vers les destinées splendides qui l’attendent.
    « Les grandes âmes qui ont vécu ici-bas reparaissent ; leurs voix retentissent ; elles exhortent l’homme à se hâter dans sa marche. Et l’âme de Jeanne est une des plus puissantes, dans la foule de celles qui agissent sur le monde, qui travaillent à préparer une ère nouvelle pour l’humanité. C’est pour cela que la vérité s’est faite à cette heure précise, sur le caractère de Jeanne et sur sa mission. Et par elle, par son appui, avec l’aide des grands Esprits qui ont aimé, servi la France et l’humanité, les espérances de ceux qui veulent le bien et cherchent la justice s’accompliront. »
    « La légion radieuse de ces Esprits, dont les noms marquent, comme des foyers de lumière, les étapes de l’histoire, les grands initiés du passé, les prophètes de tous les peuples, les messagers de vérité, tous ceux qui ont fait l’humanité avec des siècles de travail, de méditation, de sacrifice : tous sont à l’œuvre. Et au-dessus d’eux, Jeanne elle-même, Jeanne nous conviant au labeur, à l’effort. Tous nous crient : Debout ! non plus pour le choc des épées, mais pour les luttes fécondes de la pensée. Debout ! pour la lutte contre une invasion plus redoutable que celle de l’étranger, la lutte contre le matérialisme, le sensualisme et toutes leurs conséquences : l’abus des jouissances, la ruine de tout idéal ; contre tout ce qui, lentement, nous déprime, nous énerve, nous affaiblit, nous prépare à l’abaissement, à la chute. Debout ! travaillez et luttez pour le salut intellectuel et le relèvement de notre race et de l’humanité ! »


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 29 juin 10:45

      @Étirév

      Merci pour ce commentaire éclairant, même si la longue citation de Léon Denis fait référence à un auteur adepte du « spiritisme », c’est-à-dire un courant de pensée estimant que les médiums peuvent communiquer avec les défunts, par l’utilisation de l’énergie spirituelle.

      Personnellement, j’ai plutôt l’impression qu’il faut s’en remettre aux hommes pour faire avancer l’histoire plutôt qu’aux « esprits ».


    • arthes arthes 30 juin 15:49

      @Séraphin Lampion
      Personnellement, j’ai plutôt l’impression qu’il faut s’en remettre aux hommes pour faire avancer l’histoire plutôt qu’aux « esprits ».

      Personnellement je pense qu’il faut s’en remettre aux esprits des hommes...Si ils le retrouvent …En eux (bien sur, où voulez vous qu’il soit ?)


  • cathy cathy 29 juin 16:56

    Mais pour aller où ? Mais vers la destruction. Ne pensez pas que vous allez récolter quelques fruits de ce chaos, nous y allons tous ensemble. Vous vous souvenez : tous ensemble, tous ensemble...


  • Jason Jason 29 juin 18:50
    Mon cher Lampion,

    Vous dites :« la comédie politique qui se joue devant nos yeux sans que notre position de spectateur nous permette d’agir sur le comportement des acteurs, les plus efficaces restant en coulisse tandis ceux qui tiennent le devant de la scène nous donnent l’illusion d’interpréter le rôle que nous leur aurions fourni lors d’un casting périodique baptisé consultation électorale. »

    Vos passez à côté d’une pratique, d’une procédure, qui sont d’une taille telle, et qui relèvent d’habitudes si ancrées dans les mentalités, que personne n’y fait attention. L’histoire, qui vous est chère, regorge de tels exemples. Vous parlez des monuments, témoignages de scènes anciennes ou allégoriques ou encore religieuses ? Je serai intéressé à voir une histoire du parlementarisme.

    Nos démocraties, la démocratie, mot qui a peu de sens dans le monde, sont fondées sur la notion de mandat représentatif, la démocratie directe étant peu praticable de nos jours et dans les pays peuplés.

    L’exemple que vous citez montre une faille énorme dans cette démocratie représentative, c’est celle qui dispense l’élu de rendre des comptes réguliers et clairs à ses électeurs. Si on définit la politique comme une éthique en actes, ces élus font fi de cette éthique et ils exercent un mandat plus que douteux.

    En fait, et je l’ai dit souvent sur ce site, le mandat électoral considéré sous l’angle d’un contrat moral (et il existe beaucoup de ces contrats dans nos sociétés), est un mandat qui n’est jamais convenablement rempli. C’est le seul contrat que je connaisse dans lequel une des parties (l’élu) ne doit quasiment rien à l’électeur.

    Mais, ça n’intéresse personne. Monument ignoré des électeurs, par habitude... Que pensent les historiens de ce monument ?  E la nave va... (vogue la galère)

    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 29 juin 19:02

      @Jason

      Les monuments voués aux croyances en une messie ou un salut sont des temples, des églises, des synagogues ou des mosquées. Ceux qui gardent la mémoire des illusions perdues sont peut-être des stèles ? Quel type de monument choisiriez-vous pour « LA Démocratie » ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 29 juin 19:11

      @Séraphin Lampion

      Un urinoir. Euh isoloir...ma langue a fourchue ...


    • Jason Jason 29 juin 20:17

      @Séraphin Lampion

      Mais au sens métaphorique bien sûr, révérée par tous. Aussi sacrée ou vouée à l’admiration qu’un temple.

      Il y a des idées qui sont aussi fortes, et qui génèrent un respect sans fin, même si ces idées laissent beaucoup à désirer. J’ajouterai que certaines sont même néfastes.


    • Jason Jason 30 juin 06:54

      @Jason

      Il faut mentionner les noms de rues, de places, la statue de la République à Paris, un ou deux noms de stations de métro. Liberté, République, Convention, Nationale, il faudrait en faire l’inventaire : étonnant que si peu de gens s’en soucient.


  • ddacoudre ddacoudre 29 juin 19:50

    Bonjour

    Merci pour ce long développement de la recherche constante de ce clou qui est l’attracteur du pendule de la vie. Que sera demain, quels grains vont s’agréger pour donner la dune sur laquelle nous marcherons. Si quand elle n’est qu’un petit tas l’histoire ne l’emporte pas.j’ai vu que tu postais souvent. Je le fais un peu irrégulièrement en tentant de faire émerger des grains de sable. Il y a très longtemps je me suis querellé avec mon secrétaire général de l’organisation enn1990 que le combat aller se livrer autour de la communication, et qu’il fallait ou si associer en créant une chaine syndical d’analyse sociologique ou des centres d’éducation universitaire pour éclairer les salarié sur les enjeux de ce monde. Car nous avions pas de mission politique. J’ai alors défendu mon idées dans un congrès pour le soumettre au vote, il y a eu un bug que l’on appelle politique qui paralysé la mémoire du rapporteur. Je n’ai plus insisté, j’ai écrit un essai rémunérer les hommes pour apprendre qui est sur mon blog. Il a fallu 20 ans pour mesurer les conséquences de l’ignorance. Demain c’est l’économie du savoir qui va se développer déjà Gopgle est sur les rangs et avec le numérique tout va s’accélérer encore plus, et porter au pouvoir des ânes que l’on trouve au RN sera catastrophique. Ce n’est pas de leur faute si Blondel n’avait pas eu peur le RN n’existerait pas car l’on ne pourrai pas vendre des balivernes

    Cordialement ddacoudre overblog


  • dixit la vévéritude 29 juin 22:31

    Bonsoir,

    Je traduirais bien cela comme « l’histoire est une belle saloperie » Peut-être faut-il dire qu’aujourd’hui nous entendons moins parler du nwo ,du mondialisme ;Mais tous faits journaliers sont construit dessus et est mis en oeuvre sous toutes les formes.Maintenant la faiblesse,les faiblesses de toutes les populations quant à avoir une opinion,une vision large du monde dans lequel nous vivons et a appréhender l’avenir toujours trop proche est abyssale .Pourtant si avec un peu de recul ou il n’y a point de culture pour avoir une petite idée de ce qui nous arrive,il n’est pas bien difficile de savoir ce qui nous attends.Le programme nous l’avons en direct live. Et pour le quidam l’histoire commence par savoir simplement garder en mémoire le cours de son existence.Il verrait par exemple que les soit disant catastrophes climatiques ne sont que l’utilisation de fait tout a fait normaux et récurrent.Qu’il y ait une phase solaire ou peut être la cause de choses fabriquées sur des évènements de ces dernières années,l’histoire ils l’ont,nous l’avons dans les mains.a savoir que toutes ces guéguerres sont a prendre obligatoirement dans le sens opposé de ce que l’on nous vends.quelques soient l’origine dont nous provenons.Les intérêts de ceux qui font les guerres ne sont pas les intérêts des peuples,point barre. Ils font cela pour le pouvoir absolu.Même sur un sujet comme nous avons aujourd’hui l’affiche sur l’homophobie et les enfants.C’est un sujet bien plus complexe a comprendre pour l’avenir.Le but est tres certainement la dépopulation pour le plus grand nombre ,car ceux qui vendent cela auront le privilège de continuer de procréer normalement.sans oublier que les incubations pour de futures naissances seront contrôlées et manipulées.Je pourrais pendant des heures données des exemples dans tous les domaines de la vie.Regarder comment le problème de bateaux soit disant victimes de guerre,arrange bien nos gouvernants pour nous imposer des augmentations de carburants,interdire certains véhicules,une pierre deux coups (certainement bien plus par ricoché) fric,limitation de la circulation des personnes.division des personnes...... Alors ! l’histoire est-elle finie ? d’abords il faut faire le point de notre histoire contemporaine,cette histoire là, nous donne le LA sur l’avenir.Déja ,nous pouvons dire que nos dirigeants (entendre ceux qui ont les moyens d’actions,politique,financier...) Nous montre bien qu’ils veulent prendre le pouvoir absolu.polices,armées privées ou publiques partout et uniforme sur la planète.La prochaine étape sera qu’elle soit toutes définitivement unifiée(et quand je dis cela,ce n’est pas a comprendre qui lutte contre les criminels,mais contre toutes contestations).Toutes les responsabilités et les pouvoirs cachés derrière l’anonymat de l’informatique.Comprendre plus de responsable visible(j’espère que cela va passer de dire cela sur agoravox ?)Maintenant dire que l’histoire est finie bien évidemment que non,mais tout concours pour y arriver.La porte de sortie qui parait logique sera l’union de toutes les populations tôt ou tard.Est-ce avec ce que je viens de dire impossible ?? je ne le sais pas ;Que cela soit une révolution des peuples déchirés entre eux et partout est certainement une réalité.Je n’irai pas a dire campagne contre urbain, car cela n’a pas vraiment de sens sur le terrain,mais entre deux modes d’existances dans un même monde.Je ne sais pas si c’est utile de faire de la pub sur de vieux bouquins,voir donner comme référence des Huxley par exemple.IL faut faire simplement comprendre qu’il voir de ces propres yeux les choses.Info/intox-média-internet pareille au même. Il faut avoir le courage de dire que nous sommes des imbéciles et qu’il est urgent pour tous de se réveiller.


  • Kapimo Kapimo 30 juin 00:14

    "Le sens de l’histoire, c’est l’énergie que nous serons ou non capables de mobiliser pour devenir les acteurs de notre propre avenir plutôt que de se résigner à la contemplation des temples de la finance. Et il semblerait qu’ici ou là sur la planète, certains peuples ont déjà commencé à bouger et à creuser les fissures de cette cuirasse idologique pourtant peaufinée par les virtuoses de la « fabrique du consentement.« 

    Bon, et on fait quoi en France contre l’histoire officielle nous amenant à révérer les temples de la finance ?

    Le pays luttant depuis des années contre le soft power des US, c’est la Russie avec son réseau RT. Il y a d’autres états (de plus en plus nombreux) qui par les déclarations de leurs dirigeants s’en prennent à la vision américaine de l’histoire. Sinon, je ne vois pas de »peuples" à part les gilets jaunes remettre en cause les paradigmes du système néo-libéral mondialiste. Je ne vois que des francs-tireurs sur Internet.


  • Une histoire sans fin qui porte une ceinture et des bretelles .....


  • Ecométa Ecométa 30 juin 12:13

    La République et le concept de Nation sont en feu, la démocratie se délite, partout en Europe, même aux États-Unis ; le nationalisme, le fascisme, le nazisme, des appels à la guerre pour relancer l’économie, une augmentation des budgets militaires, tout ce que l’on croyait derrière nous, que l’on croyait être « la fin de l’histoire » : tout ceci est de retour !

    Le Château brûle Madame la marquise, les écuries d’ Augias sont en feux ; mais certains nous diront que tout va bien, même plus que bien ; très bien même et qu’il faut continuer et même en rajouter une couche à tout ce qui nous mène pourtant à la catastrophe ! En effet, car si les choses ne vont pas c’est que nous ne sommes pas allés assez loin dans le système : il faut en rajouter une couche !

    Il faut en rajouter une couche et cette couche idéale serait une « dictature », un fascisme voué au libéralisme économique ! Beaucoup ne veulent pas le voir mais il existe une relation étroite entre le fascisme et le libéralisme économique. C’était déjà le cas dans les années 30 du siècle dernier, le libéralisme économique battant de l’aile, « grande crise économique », il fallait sauver la « bête » mise en place par la grande bourgeoisie en place, par l’Élite économique et politiques du moment qui se voyait très mal ; il fallait sauver la « bête » car tout s’écroulait, t peu importe la façon, peu importe les moyens ! Plus récemment, les États-Unis étant devenus les « gens d’armes » du monde ; donc plus récemment, pour se convaincre de ce « lien étroit », il suffit de s’intéresser à l’Amérique du Sud des années 70 ! Plus précisément, et dès le départ, au CHILI dont on parle peu, aux relations étroite avec Milton Friedman et l’école de Chicago, aux « Chicago-boys », ces jeunes Chiliens formés aux États-Unis et qui ont phagocyté l’économie de leur pays pour le mener au chaos ! Tout ceci, et dans le même temps, plutôt ironique, Milton Friedman recevait le prix Nobel de sciences économiques ! Et que dire de ce qui s’est passé en Argentine ? Des pays d’Amérique du sud, où la population a été « terrorisée » par des pouvoirs fascistes mis en place avec l’aide des États-Unis pour asseoir leur domination économique ! Il ne fait aucun doute, au regard de l’histoire, que le fascisme est une arme du libéralisme économique et que son retour, comme le retour du nationalisme : ces retours n’inquiètent pas au contraire !

    Pour tous ces faits, bien sûr proscrits, les États-Unis devraient être traduits devant un « tribunal de l’histoire » pour crime contre l’Humanité !

    Quelle misère intellectuelle de cette époque moderne au modernisme, paroxysme de modernité et plus simple modernité ; de cette époque vouée au libéralisme paroxysme de liberté économique qui refuse toute contrainte de nature sociétale ! Le libéralisme économique pose un problème d’entendement, de bonne intelligence ; non pas le fait en soi d’être un « libéral » car nous devons être attaché à toute forme de liberté, mais du fait que tout est réduit à l’économie pour l’économie et à l’économie imbécile ; une économie de nature exclusivement physico-mathématique !

    Intellectuellement : qu’est-ce qui existe  ? Alors qu’il y a pourtant matière intellectuelle en terme d’entendement, de bonne intelligence, ceci en contre-points, en contre-culture, de cette « acculturation économique anglo-saxonne » ? Qu’est-ce qui existe ? Rien : il n’existe pratiquement rien ! Pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus de réflexion économique et surtout économique sociétale ! Même les « socialistes » sont sous acculturation « anglo-saxonne » ; tout comme l’ensemble des gouvernements Européens et surtout la commission européenne et que dire de l’Allemagne !

    Tout ceci, non pas le pire de l’ « humanité », mais de cet « humanisme rationalo économico positivo technoscientiste » fait un retour en force : que faisons-nous ? Nous ne faisons rien !

    Comme dans les années 30 du siècle dernier devant les signes annonciateur de la catastrophe : nous ne faisons rien !


  • Djam Djam 30 juin 13:54

    Bon texte Séraphin, mais vous... vous faites quoi concrètement pour faire bouger ce monde ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 30 juin 14:27

      @Djam

      Déjà, merci pour votre gentil compliment.

      Pour ce qui est de la question posée, je vous demanderai à mon tour ce que vous faites en cas d’inondation pour sauver vos meubles, sinon limiter les dégâts en colmatant les issues et en surélevant ce qui est fragile ?

      Pour continuer sur la métaphore, j’essaie de comprendre comment fonctionne le régime fluvial et pluvial qui produit ce catastrophes et j’essaie de prévenir mes voisins en cas d’alerte.

      Lanceur, d’alerte, c’est déjà pas mal.

      Mais je m’efforce aussi de ne pas contribuer à la crue en rajoutant de l’eau c’est-à-dire en votant pour ceux qui provoquent l’inondation.

      Et si des candidats proposent de canaliser le Rhin, je les aide, mais si c’est un oued, je ne peux rien faire sinon crier : « barrez-vous, le mascaret arrive ».

      J’ajouterai qu’il est facile de museler les gens en les culpabilisant comme l’avait fait Kennedy dans son discours inaugural :

       « Et donc vous, mes compatriotes américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis feront pour vous, mais demandez-vous ce que nous pouvons faire, ensemble, pour la liberté de l’homme. ( « And so, my fellow Americans, ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country. My fellow citizens of the world, ask not what America will do for you, but what together we can do for the freedom of man. » Citation gravée sur la pierre tombale du cimetière d’Arlington

      On a vu le résultat, non ?


    • Jason Jason 30 juin 18:02

      @Séraphin Lampion

      Vous avez raison quant au résultat :

      Ah, vraiment pourquoi se plaindre puisque nous sommes libres !

      Le Grand Président l’a dit, la liberté sous la bannière étoilée, c’est le rêve....

      Le discours politique comme novocaïne du peuple. On en est toujours là, avec ses thuriféraires qui se tordent les doigts dans leur innocente perplexité, leur impuissance bien balisée.

      Beaux programmes en perspective !

  • julius 1ER 30 juin 14:05

    si je me souviens bien ... Fukuyama a fait du rétro-pédalage depuis en disant qu’il avait été un peu trop vite en besogne et que les choses n’étaient pas ce qu’elles semblent être ????

    en tous cas sa vision de l’Histoire était de parti-pris ... c’est le moins qu’on puisse dire !!!!


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 30 juin 14:47

      @julius 1ER

      Peut-être  Huntington va-t-il aussi faire un jour amende honorable à propos de son livre « le choc des civilisations », un autre best seller de la même idéologie qui a fait lui aussi pas mal de dégâts dans les esprits fragiles ou pré-formatés. Ca m’étonnerait, et ça ne changerait rien aux postures des gardiens du temple.


    • Eric F Eric F 30 juin 16:20

      @Séraphin Lampion
      le constat de tensions entre blocs/civilisations parait difficilement réfutable, par contre son idéologisation est discutable (un peu comme le constat du réchauffement climatique et les débats sur des causes).


  • Eric F Eric F 30 juin 16:21

    Concernant l’« histoire », il y a son étude et son enseignement. Traditionnellement elle est enseignée selon un « fil rouge » qui constitue le « récit national » autour duquel se fonde une cohésion, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose à condition de ne pas tirer outrageusement sur la ficelle. Désormais, l’enseignement de l’histoire incorpore des éléments de « repentance » en fonction de conceptions contemporaines, plus à même de favoriser la culture du grief que la cohésion. Moins d’encens et plus de soufre, dirait-on...


    • Jason Jason 30 juin 18:48

      @Eric F


      Vous oubliez les récits du silence, lesquels, comme leur nom l’indique, sont bien absents. Je dirais, comme Paul Veyne, que l’Histoire, ce sont des histoires, des récits. Faits par qui ? Pour qui ? Voilà pourquoi elle est toujours à refaire.

      Jetez un coup d’oeil à Michelle Zancarini-Fournel : « Les luttes et les rêves, une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours », La Découverte, Paris 2016.

    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 30 juin 18:49

      @Eric F

      il est intéressant de comparer un manuel d’histoire du secondaire français, et un manuel allemand concernant l’histoire de Charlemagne. Même Aachen s’appelle Aix-la-Chapelle dans les nôtres, et il n’est mentionné nulle part qu’il parlait allemand, comme les mérovingiens qui l’avaient précédé.
      Dans le primaire, les fiches illustrées ne son pas mal non plus : réussir à établir une continuité entre les gaules dont la carte a comme par hasard les contours de la France actuelle, et récupérer au passage dans les intervalles qui séparent Vercingétorix d’Emmanuel Macron tous les territoires qui n’ont été annexés que « récemment », comme la Lorraine, le Dauphiné, les Savoies, Nice, etc, cela tient de la prouesse sur base de falsification.


    • Eric F Eric F 1er juillet 21:13

      @Séraphin Lampion des assurances Mondass smiley
      Plutôt que « falsification » il s’agit d’un angle de vue, d’une grille de lecture. Charlemagne devait parler francique, roman (langue d’oil), et le bas latin qui était la langue universelle d’alors, il se voyait comme empereur d’occident -incluant une partie de l’Italie-, mais si on regarde la carte la France est quand même le plus gros « morceau » (hors Bretagne).
      Il est louable que l’enseignement de l’histoire se soit « ouvert » au reste du monde, il n’en reste pas moins que le point de vue central se place sur le territoire qui constitue la France actuelle, et il en va des même dans la plupart des pays qui racontent « leur » saga.


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