samedi 8 mai - par Valentin Lagorio

La FNSEA a toujours défendu des prix rémunérateurs ?

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Dans un entretien (https://www.ladepeche.fr/2021/04/07/toulouse-ce-que-les-agriculteurs-en-colere-reprochent-a-la-reforme-de-la-pac-2023-9474424.php ) dans la Dépêche du Midi le 7 avril 2021, le président de la FDSEA de Haute-Garonne a entre autres déclaré : « La FNSEA, depuis sa création, lutte pour permettre au plus grand nombre de manger de la nourriture saine, de qualité, pour un prix abordable. »

Cette phrase m’interpelle. Il ne s’agit pas ici d’enfoncer les agriculteurs encartés FNSEA/JA, ils valent tout autant que leurs collègues qui sont encartés à la Coordination Rurale, à la Confédération Paysanne et au MODEF et aussi ceux qui ne sont pas encartés (c’est encore mieux !).

Il s’agit plus, ici, d’une simple reprise de ces propos. Que la FNSEA (les instances nationales !) se batte pour une nourriture saine et de qualité, j’ai un peu de mal à y croire.

 

Pourquoi ? Lors des présidentielles de 2017, la FNSEA a appelé à faire « le choix de l’Europe ». Mensonge dites-vous ? Alors voici un article de Ouest-France, https://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/presidentielle-la-fnsea-appelle-faire-le-choix-de-l-europe-4950894

Dans cet article, Madame Christiane Lambert, présidente de la FNSEA déclare « qu’il faut rester au sein d’une Union européenne qui apporte beaucoup à l’agriculture... » Hormis la PAC dont le budget est de 9,1 milliards d’euros (alors que la France donne à l’Europe environ 19 milliards d’euros), je ne vois pas ce que l’UE apporte à l’agriculture, à part : Un règlement européen qui crée toujours de nouvelles normes à respecter de la part de nos agriculteurs. Des traités de libre-échange (CETA,MEXIQUE, MERCOSUR) qui concurrencent déloyalement nos paysans français. Un marché libéral, ouvert à la libre-concurrence, bien souvent déloyale (pas les mêmes contraintes entre pays, travailleurs détachés dans les abattoirs allemands, pas de contrôle aux frontières pour vérifier si les importations respectent pas nos normes). Une PAC qui renie ses obligations ( rémunération, protection, aides aux plus fragiles).

Il n’y a vraiment pas de quoi plébisciter l’Union européenne

Ensuite, le dernier point de la phrase du président de la FDSEA31, dont les troupes ont manifesté à Toulouse ce jeudi 8 avril 2021, c’est la question du « prix abordable ». Certainement que le président de la FDSEA31 voulait parler d’un prix abordable pour le consommateur. Mais il faudrait qu’il le soit, aussi et avant tout, pour l’agriculteur.

Lors du Xème plan de 1989-1991, qui n’est qu’une sorte d’avant goût du traité de Maastricht, plusieurs cadres de la FNSEA dont Henri de BENOIST, 1er vice-président de la FNSEA, Luc GUYAU,secrétaire général de la FNSEA, Philippe MANGIN, alors secrétaire général du CNJA ont rédigé un livre « L’Agriculture face à son avenir. », livre qui a constitué le volet agricole du Xème plan.

Toute la dérive libérale de la PAC qui enfonce nos agriculteurs part de là.

Dans la partie 3 intitulée « un projet d’avenir pour l’agriculture », parmi les orientations stratégiques recommandées, les rédacteurs ont appelé à « la sortie du système de maîtrise quantitative de l’offre », autrement dit des quotas.

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Ils vont aussi soutenir l’agrandissement des exploitations afin que la France soit compétitive. Mais qui dit compétitif, dit automatiquement baisser les prix pour pouvoir exporter….C’est d’ailleurs ce que satisfait les rédacteurs du volet agricole du Xème plan lorsqu’ils disent que « les coûts de production français sortie exploitation sont parmi les plus faibles de la CEE. »(, partie 1, chapitre 1) Ils ajoutent plus loin « Les agriculteurs ont gagné le pari de la modernité et de la puissance internationale de l'agriculture française que d'aucuns à l'époque pensaient hors d'atteinte. » Se cache derrière ces mots, la volonté exportatrice de la FNSEA. C’est d’ailleurs dans la partie 3 du projet, « affirmons notre vocation exportatrice dans le respect des principes de la concurrence ». Car pour la FNSEA d’alors, « un repli sur le grand marché intérieur n’est ni possible ni souhaitable. »

Halte là, danger ! Il ne s’agit pas, pour ma part, de refuser d’exporter, mais il faudrait songer à relocaliser d’abord nos productions. Pourquoi continuer à exporter nos produits et en importer d’autres pour les besoins de la France ? C’est du non sens ! De plus, lorsque nous exportons, par exemple, notre poudre de lait en Afrique, ces exportations fragilisent davantage les agricultures locales. Enfin, avec ces exportations, est-ce que l’éleveur ou le céréalier gagne davantage ? Non.

Poursuivant l’analyse de ce rapport, dans le chapitre 2, est écrit "Au lieu d'être assuré par des mesures de garantie des prix ou par d'autres mesures liées à la production ou aux facteurs de production, le soutien des revenus agricoles devrait, en tant que de besoin, être recherché par des aides directes au revenu. Cette approche serait particulièrement adaptée pour répondre aux besoins, entre autres, des agriculteurs à faible revenu, ou qui vivent dans des régions particulièrement défavorisées, ou qui sont affectés par l'ajustement structurel dans l'agriculture."

Cette disposition s’est généralisée. Les agriculteurs n’ont plus de revenus, ils sont désormais sous perfusion des aides de la PAC. Finalement grâce à ce « plan », la PAC est passée d’une politique commune à une politique d’aides. Plus loin, nous trouvons, concernant les négociations de l’Uruguay Round : « une libéralisation accrue et une expansion du commerce mondial au bénéfice de tous les pays, en particulier des parties contractantes peu développées, et notamment une amélioration de l'accès aux marchés par la réduction et la suppression des droits de douane, des restrictions quantitatives et autres mesures et obstacles non tarifaires ». Le libéralisme est inscrit dans les gênes de la FNSEA, mais ce sont les choix de ces syndicalistes, ils ont leur vision.

Alors, bien évidemment que taper sur la FNSEA, ou sur d’autres syndicats, ne réglera pas la situation abyssale de l’Agriculture française, mais certaines choses doivent être rappelées pour comprendre pourquoi nous en sommes là aujourd’hui.

Continuons encore un peu !

Monsieur Henri de Benoist, « agriculteur dans l’Aisne, il a été élu à la présidence de l’AGPB en 1986. Il en était le secrétaire général depuis 1976. En tant que président de l’AGPB, il devient alors premier vice-président de la FNSEA et président de la Commission économique de la FNSEA » (source : http://www.agra.fr/henri-de-benoist-tire-sa-r-v-rence-art219205-24.html ) Dans ce même article, il est écrit : Au niveau de la filière céréalière, Henri de Benoist sera l’homme qui a prôné la baisse des prix des céréales au nom de la compétitivité sur les marchés intérieurs et internationaux. « L’AGPB doit être ouverte sur les marchés, ce qui signifie qu’il faut arbitrer entre les volumes et les prix ; les betteraviers ont échangé la sécurité sur les prix contre des quotas sur les quantités ; les producteurs des céréales doivent au contraire affronter les réalités du marché, en acceptant des baisses de prix s’ils peuvent compenser par des augmentations des volumes vendus ».

Je pense que ce paragraphe est très explicite.

Un exemple plus récent ? Il y en a même plusieurs. En 2009, la FNSEA, dirigée alors par Jean Michel Lemétayer, s’est opposée à la grève du lait, lancée par l’APLI, grève lancée après l’annonce de la fin des quotas laitiers à l’horizon 2015, ce qui fait craindre aux éleveurs une baisse des prix, alors qu’ils vendent déjà en dessous de leur coût de production (ça ne date pas d’hier !) !

En 2016, la branche betteravière de la FNSEA, la CGB (Confédération Générale des planteurs de Betteraves) a été satisfaite de l’arrêt des quotas sucriers car cela a permis de libéraliser le marché et d’exporter davantage. Sauf que la fin des quotas sucriers a entraîné une volatilité des prix, une augmentations de la production qui amène à la baisse des prix. C’est ce qui s’est passé pour le lait.

Tout cela pour quelle conclusion ?

Tout cela pour dire à nos agriculteurs, syndiqués ou non, de faire attention à ceux qui, soi-disant, les représentent, tous syndicats confondus.

Qu’est-ce qui a été démontré ? Que la FNSEA fait partie des instigateurs des mécanismes de mise à mort de l’Agriculture française. Son discours est hypocrite, d’un coté promouvoir le libéralisme et de l’autre demander des aides, des soutiens publics !

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La FNSEA demande de la compétitivité, donc des coûts de productions compressés, donc une qualité amoindrie, la production perd de sa valeur, d’exporter plus, ce qui nous rend dépendants des marchés mondiaux, et investir plus jusqu’à ce qu’on arrive à la déshumanisation de l’Agriculture.

Un seul conseil : ne comptons pas sur ceux qui ont créé nos problèmes pour les régler !

Tant que nous nous ensilerons dans le libéralisme, nous resterons dans un puits sans fonds.

Il est urgent de changer de cap, il est nécessaire de bâtir une certaine idée de l’Agriculture, fondée sur cinq axes, qui sont :

-La maîtrise, la régulation et la protection des productions et des prix agricoles, qui seraient donc les missions d’une nouvelle Politique Agricole Commune en dérive libérale depuis 30 ans et qui retrouverait donc ses fondamentaux. -Des prix rémunérateurs avec des prix planchers à hauteur des coûts de production sous lesquels on ne peut pas descendre. -L’instauration d’une TVA sociale, compensée par la suppression des cotisations et tournée vers le financement de la protection sociale agricole. -Une exception agricole française en enlevant l’Agriculture des accords commerciaux. L’Agriculture, le trésor du Monde, ne peut pas être bradée, souillée. -Un soutien public, de la part de la population et des Politiques, la mise en avant de la qualité et la relocalisation des filières.

Tels sont les axes d'une politique audacieuse qui va dans le sens d'une Agriculture au service de ses paysans.

Mais avant de choisir ces axes, que chacun se pose la question suivante, et surtout les responsables politiques :

Continuons-nous dans un système, à vrai dire passéiste, agro-productiviste industriel globalisé où est demandé aux Paysans de s’agrandir et de compresser leur coût de production pour ne plus rien gagner ?

Ou alors, renouons-nous avec une Agriculture au service de ses paysans, de ses consommateurs et de ses territoires ?

Le problème est posé, les solutions sont esquissées.

 



20 réactions


  • Clocel Clocel 8 mai 08:48

    Bien sûr, rémunérateur pour les actionnaires et Big Pharma...


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 8 mai 09:04

    La FNSEA est un lobby tenu par les grands céréaliers productivistes et monopolistes. Une fois qu’on a dit ça, tout le reste suit. Les petits entrepreneurs agricoles (les paysans n’existent plus) qui s’y réfèrent se trompent de camp : ils servent de chair à canon, comme les poilus de la guerre de 14.


    • Fergus Fergus 8 mai 11:33

      Bonjour, Séraphin Lampion

      100 % d’accord avec ce constat.

      Il rejoint ce que j’ai écrit en février dans cet article : « La FNSEA, fossoyeuse de l’élevage traditionnel ».

      Un extrait de ce texte :

      « la nomination de Xavier Beulin en 2010 à la tête de la FNSEA a été emblématique de cette transformation radicale de l’agriculture française en supplétive de l’industrie. Qu’on en juge : M. Beulin – alors résidant du très chic 16e arrondissement de Paris – cumulait la présidence de ce puissant syndicat agricole avec, entre autres fonctions plus ou moins lucratives, la présidence du groupe agro-industriel Avril, spécialisé dans la production de ces biocarburants qui détournent de grandes surfaces de culture de leur vocation alimentaire. Cerise sur le gâteau, M. Beulin était même administrateur du Crédit Agricole, cette banque qui, de fait, possède un droit de vie et de mort sur les exploitations les plus modestes par le biais de sa gestion des emprunts ! »


    • Aristide Aristide 8 mai 11:52

      @Fergus

      Toujours assez savoureux de prendre les « petits paysans » pour des ignares qui choisiraient donc des représentants contraires à leurs intérêts. C’est vrai que les minoritaires de toutes engeances, genre insoumis et autres, croient se rassurer à se distribuant des médailles de lucidité face à des idiots utiles.


    • mmbbb 8 mai 11:58

      @Séraphin Lampion les petis paysans tel Cedric Herrou sont des passeurs de migrants Ils sont à la Confédération paysanne et lls les font bosser . A Lyon on commence a les voir sur les marchés 
      Dans un autre domaine
      https://information.tv5monde.com/info/france-la-greve-de-la-faim-une-forme-de-lutte-pour-la-regularisation-des-sans-papiers-398085

      En France , vous pouvez embaucher des ouvriers en situation irrégulière .

      La FNSEA tant décriée , n est pas plus pire ! 

      La Confédération paysanne et autres corps de métier adoptent le dumping social comme les allemands dans les fermes de l est ! 


    • Fergus Fergus 8 mai 13:33

      Bonjour, Aristide

      Non seulement je ne prends pas  loin s’en faut !  « les « petits paysans » pour des ignares », mais j’ai beaucoup de respect pour eux, même s’ils n’ont pas toujours fait les choix les plus « judicieux » dans leur cas.
      Et pour cause : je suis moi-même issu d’une famille de « petits paysans », et plusieurs de mes cousins sont encore dans le métier en différents lieux d’Auvergne.

      Mais le fait qu’en restant membre  souvent par habitude ou fidélité à un engagement antérieur de leur FDSEA* départementale, les « petits paysans » ont très longtemps servi les intérêts des gros producteurs au détriment des leurs à moyen et long terme.

      * A noter, et c’est important, que toutes les FDSEA ne sont pas sur la même ligne productiviste. Mais toutes sont fédérées au sein de la FNSEA et contribuent de ce fait à la puissance de ce lobby, y compris dans ses aspects les plus contestés sur l’utilisation abusive des produits chimiques dans la culture et le recours aux établissements concentrationnaires dans l’élevage !


    • véronique 8 mai 14:47

      @Séraphin Lampion

      Les paysans n’ont jamais existé que dans l’imaginaire bourgeois. 


    • Fergus Fergus 8 mai 16:13

      Bonjour, véronique

      Ah bon ? Pourriez-vous développer ?


    • Aristide Aristide 9 mai 12:45

      @Fergus

      Je ne réponds pas sur le fond du problème, productivisme, engrais, pesticides, petits et gros, élevage, gestion des rejets, ... Faire la part des délires écolos et des nécessités de l’agriculture me semble une tache autrement plus difficile que ce petit jeu binaire des bons et des méchants, Ce n’était donc pas de cela dont je parlais.

      Je me contentais de mettre en perspective cette forte propension des minorités en manque de soutien de ceux qu’ils souhaitent représenter. Forte propension à considerer que ce sont des idiots utiles, qu’ils ont des habitudes, qu’ils ne sont pas lucides sur leurs intérêts, ... enfin tout le chapelet des vaincus des élections qui expliquent qu’ils ont raison et qu’il ne faut rien changer à leurs propres positions. 

      Ils ne leur viendraient pas à l’idée que même si la FNSEA n’est pas l’idéal, elle n’est pas non plus dans des postures ridicules, des positions irréalistes ... en gros, les agriculteurs, souvent bons chasseurs, se méfient des miroirs aux alouettes. Un vrai bon sens ....


  • Jeekes Jeekes 8 mai 10:53

    ’’Que la FNSEA (les instances nationales !) se batte pour une nourriture saine et de qualité, j’ai un peu de mal à y croire.’’

     

    Moi je n’ai aucun doute. Ce que ces gens-là produisent, ça ne devrait même être donné à manger aux cochons ! 

     

    Bestioles méconnues, intelligentes et éminemment sympathiques qui ne méritent vraiment pas d’être traitées comme elles le sont... 

     


  • LeMerou 8 mai 16:59

    D’un coté un productivisme forcené crée après guerre, le marché commun, l’Europe, la PAC, la boursicoterie associée, ajouté à cela le phénomène de la « croissance » à tout prix, des besoins en eau considérables et hop, le cocktail maléfique est là ayant fait disparaître une agriculture et un élevage raisonnée et tout ce qui va avec quand à l’appauvrissement des sols et leur pollution, ainsi que la maltraitance animale .

    Plus « ils » produisent, plus les prix tombent....

    Il est clair que les organismes agricoles sont pour l’Europe, car les subsides sont là, et devenus indispensables hélas, pour la survivances de certains et l’enrichissement des « gros ».

    10 millions de tonnes de nourriture gâchées chaque année en France, tant par les producteurs que par les consommateurs, impensable !

    Continuons, quelques soit l’organisme qui défend le « paysan », tant que le mode de production restera sur le même modèle, il y aura de plus en plus de « paysans » qui finirons mal, et nos gouvernements ainsi ce cette bon dieu d’Europe technocratique continuerons dans ce sens, la « qualité » de la nourriture baissera, et apparaîtrons au fur et à mesure des soucis de santé inconnus jusqu’ici (si ce n’est pas le cas déjà). 


  • Bendidon Bendidon 8 mai 17:11

    Des paysans oui mais des paysans MONSANTO smiley


  • mosel 8 mai 18:17

    la fnsea une secte mafieuse


  • stef 8 mai 20:21

    On les croit sur parole . D’ailleurs ils gagnent tous 500 € par mois alors qu"ils sont la catégorie sociale ayant les plus gros patrimoines ! ! !


  • HELIOS HELIOS 8 mai 22:48

    Le secteur agricole est hélas un secteur pris en tenaille  dans un marché laissé ouvert a tous les vents de la mondialisation sans contrôle  entre des interets majeurs encadrés sans le moindre défaut et une organisation foncière sans pitié parce que débordant d’argent.

    (1) Ce dernier point est important car d’une part la fiscalité foncière leur est devenu tres défavorable, car que ce soit l’état global ou les collectivités locales apres que ceux-ci aient léssivés l’argent des zones urbaines, lessivent maintenant les zones hors agglomeration par des règlements débiles, discriminatoires et a coté de l’interet général. j’aurais mille exemples a vous fournir.

    L’outil de travail de l’agriculture non industrielle, celle qui fait bouffer les français est sous la coupe de ce qui n’existe plus et a remplacé la « DATAR », en pire évidement.

    Plus aucune vue ni a moyen terme ni a long terme et les plans d’occupation des sols devenus PLU ne savent discriminer les interets agricoles de l’occupation urbaine et commerciale ou industrielle de l’agriculture.

    Les requins des finances lorgnent sur ces trésors immobiliers en oubliant que ce sont des support hors economie... pensez donc, cultiver des oliviers sur des hectares rapportera toujours moins qu’installer des equipements de loisirs ou d’habitations... d’abord on en met plus et ensuite les olives on peut les importer a bas cout de Tunisie ou de Turquie !!!

    Bref, tant qu’il y a des paysans, grands occupants de parcelles de grandes dimensions, sans pouvoir economique, il y aura des financiers prets a tout pour s’emparer de ce capital dont seul les volonté familiales et parfois légèrement économiques grace aux AOC en sont les defenseurs. combien coute un cabinet d’avocat capable de s’opposer a Eiffage, Vinci et autres qui ont acheté le maire avec des promesses ?

    (2) vient maintenant les interets « majeurs » dont le dernier episode « COVID » vient de nous reveler une piece de theatre déjà jouée où les fonctionnaires-(expert ???) n’ayant jamais vu pousser une graine ont etabli règles et normes sans les comprendre en nous expliquant que c’est pour notre bien, alors qu’ils avaient peur d’etre trainés devant des tribunaux ?

    C’est comme cela que grace a l’apport des connaissances sans faille de Monsanto une variété de produit au rendement economique juteux pour eux sont devenus indispensables et ceux qui marchent ont été interdits chez nous ? je ne vous pas des médications précoces et préventives dont on refuse même d’en faire l’ètude pour nous refiler des vaccins qui peuvent, peut-etre marcher, surtout pour les financiers des labos mais dont l’usage va bientôt s’averer marginaux ou du moins abandonné surtout quand la formule va tomber dans la poche des génériques.

    Donc, j’insiste avec la première règle ayant institué le « Codex Alimentarius » dont chacun des grainetiers occidentaux se felicite d’avoir pour obliger tous les agriculteurs a leur acheter les graines sans réutiliser les leurs chaque année.

    Vient ensuite les produits phytosanitaires comme on dit, qui sont des pesticides c’est a dire des produits chargés de proteger les cultures des ravageurs et autres champignons. Le bien fondé évident de ces reglements est clair, mais il ne s’applique qu’a nous même d’une part et en plus de façon inique car certains chimistes voient leurs produits les moins dangereux interdits avant ceux que l’on connait tres agressifs... tout depend du lobbyiste, evidement et des billets alignés sur(ou sous) la table.

    Ah, j’oubliais, et les réglements tout aussi débiles, je vous parlerai bien du purin d’orties dont tous le monde connait l’histoire, a rire si ce n’etait pas aussi grave.

    Alors, tout cela c’est simplement chez nous, si en plus vous en rajoutez la couche européenne (de fonctionnaires avec leur normes et obligations) mais également un élément naturel, c’est qu’on ne cultive pas des bananes en Normandie... on voit rapidement que notre agriculture ne peut que mourir, car aucun paysan indépendant, composé généralement d’une famille sans lien avec le coeur des administrations, des villes et de systemes financiers ne peut resister.

    Le local est mort, les exploitations travaillent pour payer des tracteurs a 200 000 euro, financés par les banques et les constructeurs (tiens au passage on attends déjà un controle technique pour ces engins, devinez dans quels but ? tout simplement pour eliminer ceux qui servent encore pour les 30 ans qui viennent)... et pour faire plaisir aux gens qu ne veulent pas voir de sapin de Noel ni rever d’aviation les enfants...

    Et la FNSEA dans tout cela... bof, des parasites payés par les agriculteurs charger de leur porter la bonne parole gouvernementale plutot que les defendre, même s’il existe quelques innocents ou sincères....

    Et n’oubliez pas, ce n’est pas l’Europe qui crée le principal problème elle n’en est que l’amplificateur dont on se passerait bien, certes, mais rappelez vous, le beurre de Noel, ces stocks de beurre accumulés et revendus a Noel a un prix interressant a tous, un lissage de production intelligent pour une fois... ce sont les financiers qui l’ont tué car là ou il y avait penurie permanente, les spéculateurs ne pouvaient plus y faire..... leur beurre !!!

    Inutile de parler de planification n’est-ce pas cela fait trop communiste, pourtant, et comme pour les masques, le jour où il y aura problème, c’est celui qui pourra payer qui s’en sottira... on ne doit pas rigoler avec les elements fondamentaux de la vie... mais que voulez vous, les droits de l’homme, hein, c’est un mentra qu’on recite a ceux qui n’en ont plus !

    Trop,long, pardon...


  • air pur air pur 9 mai 11:52

    Si l’agriculture Française est dans cette situation c’est à cause de la FNSEA qui pilote l’agriculture et toutes les structures attachées (MSA, CREDIT, ASSURANCES, CHAMBRE, COOPE.......) depuis des dizaines d’années ce syndicat a même fourni un ministre de l’agriculture, une grande première, comme si Martinez de la CGT devenait ministre du travail.............


  • Pierrot 10 mai 03:16

    La clé est dans le slogan de l’illustration : « Pas de pays sans paysans ».

    Dans les desseins européiste, impérialiste ou mondialiste, chez nous n’est plus un pays, juste une région ou une colonie. Donc exit les paysans, place aux multinationales agricoles, et leur rêve se réalise.

    De ce point de vue, il n’est pas surprenant que la FNSEA (porte-parole des grandes exploitations agricoles) s’intéresse plus au marché mondialisé qu’au sort des petits paysans.

    Mais rappelons-nous, lorsque les Français n’arrivent plus à trouver de beurre dans les rayons de leurs magasins, c’est précisément ce marché qui est la cause de la pénurie, et ce sont les paysans impliqués dans des circuits locaux qui auraient pu y surseoir.


  • jjwaDal jjwaDal 11 mai 04:25

    Il faut toujours rappeler que la France est un des plus gros contributeurs de l’UE et un des plus gros contributeurs nets, de façon chronique.
    Les « aides européennes » à la France sont en résumé l’argent du contribuable français envoyé à Bruxelles qui revient après avoir payé grassement des bureaucrates. On devrait systématiquement parler d’aide française à l’UE, car sur les 26,9 milliards de contribution prévue en 2021 (+25% par rapport à 2020), on s’attend à une contribution nette supérieure à 10 milliards d’euros dans les prochaines années.
    Qui aide qui ? La réponse est sans ambiguïté. Les français aident l’UE en particulier les polonais à acheter des F16 et plus récemment des F35 avec notre pognon (pour faire chier la Russie mais faut pas dire...).
    Par ailleurs le « tourisme mondial des denrées alimentaires » est une aberration connue depuis longtemps. Déjà c’est un désastre énergétique (plus de calories dépensées que fournies) mais surtout les coûts de production sont liés au pays producteur alors que le niveau de vie du consommateur ne l’est plus dès qu’on exporte. D’où une tendance lourde à vendre à perte (dissimulée par des montages financiers) qui ne va pas faciliter l’agriculture locale dans les pays receveurs de ce qu’il faut appeler une « aide alimentaire ».
    La FNSEA semble avoir toujours été très à l’aise de voir ses membres arrosé par l’argent du contribuable français (après détour bruxellois), la vente à perte sur les marchés mondiaux et l’étranglement des agricultures locales (concurrence déloyale), car plus on exporte plus on touche d’aides bien sûr.


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