jeudi 13 mars 2025 - par Jean Dugenêt

La fraternité du peuple russe

On vous le dit ! la Russie, c'est un pays qui va de l’Ukraine au détroit de Béring. Vos grands-parents n’en auraient pas cru leurs oreilles. Voilà que la Russie n’est plus un pays européen ! Ben non ! Il est européen et asiatique.

Les splendeurs de ce magnifique pays ont été vantées par Léon Tolstoï, Alexandre Pouchkine, Fiodor Dostoïevski, Nicolas Gogol, Mikhaïl Boulgakov, Vladimir Nabokov Ivan Tourgueniev, Marina Tsvetaeva… Cependant, ces auteurs ne savaient pas que la Russie était autant asiatique qu’européenne. Les pauvres ! Ce qu’ils ont écrit ne peut se comprendre qu’en référence à des temps révolus. 

JPEG

Napoléon s'empare de Moscou avant de battre en retraite. Il n'a jamais pensé à aller jusqu'au Kamtchatka. Victor Hugo qui dans les misérables explique que la défaite de Waterloo était une victoire des monarchies d’Europe coalisées, s’est-il trompé ? Aurait-il dû dire que c’étaient les Monarchies d’Asie et d’Europe qui étaient coalisées contre Napoléon ? De gaulle qui a toujours dit que la Russie était un pays d’Europe et qui réunissait dans ses écrits les mots « Atlantique » et « Oural » était-il donc lui aussi dans l’erreur.

« Bien entendu, « Atlantique » et « Oural » se trouvent parfois réunis dans ses écrits et déclarations, et d’abord sous la IVe République, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Paris le 16 mars 1950. Le président du RPF évoque un changement d’atmosphère « de l’Atlantique jusqu’à l’Oural ». Par la suite, le fondateur de la Ve République utilise indifféremment les formules : « depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural » (7 juin 1959, Roanne), « de l’Atlantique à l’Oural » (17 juin 1962, Montbéliard), « entre l’Atlantique et l’Oural » (25 mars 1959, Paris). »

Le général Jean-René Bachelet commente ainsi la position de De Gaulle :

« Tout commence, comme souvent avec le général de Gaulle, par un truisme : l’Europe, telle qu’elle s’est définie à travers les siècles, s’étend de l’Atlantique à l’Oural et la Russie en fait bien partie. »

Il n’était pas le seul. Pour les communistes du monde entier puis pour les trotskystes, il ne pouvait y avoir d’Europe que de l’Atlantique à l’Oural. Les pauvres ! Ils auraient sans doute dû parler de l’Europe de l’Atlantique au détroit de Béring !

Mais, maintenant, tout est changé. Les poutinolâtres vous l’assurent, La Russie et la Fédération de Russie, c'est la même chose et ça va de l’Ukraine (Ukraine incluse) au détroit de Béring.

Donc tous les habitants de ce vaste pays sont, en vertu de ce principe, à égalité et en plus, ils sont libres et extrêmement fraternels. Pourtant, en ouvrant un peu les yeux, nous observons quelques petites disparités. Les revenus varient beaucoup et les droits sociaux aussi. Certes, les Nénètses ne gagnent pas beaucoup de fric, mais ils ont tellement de plaisirs à s’occuper de leurs troupeaux de rennes. Reconnaissons tout de même que ces "russes" ne sont pas très orthodoxes. Ils sont même un peu chamaniques et animistes. Ce n'est pas la même civilisation. Au Kamtchatka, d’un point de vue strictement économique, la situation est sans doute pire, mais les paysages sont assurément splendides. En Sibérie le climat est un peu rigoureux. Mais les nouveaux venus, qui viennent des territoires ukrainiens occupés par les russes, s’y habituent.

Bien des peuplades de cette Russie sont dans une misère effroyable. Beaucoup tentent d’aller trouver du travail dans la Moscovie des russes blancs. Ils envient leur opulence qui s'étale dans les émissions de télé. Puisqu’ils vivent tous dans le même pays, ils peuvent s’attendre à des débordements de fraternité quand ils arriveront à Moscou.

Retour à la réalité ! Voyons ce qui se passe alors avec quelques documents :

Voilà encore une vidéo très intéressante. L’action se passe à Kondopoga, une ville russe de 25 000 à 37 000 habitants selon diverses sources. Elle est située près de la frontière de la Finlande. Une ville devenue « blanche » au lendemain d’émeutes violentes. La population a chassé tous les étrangers qui y vivaient. Les habitants revendiquent ce qu’ils appellent de « nouveaux pogroms » et clament « la Russie aux Russes ». De fait, ce qui s’est passé rappelle les pogroms dont étaient victimes les juifs. Mais ici, la haine s’exprime contre les caucasiens, qu’ils soient russes comme les Tchétchènes et les Daguestanais ou issus des anciens pays de l’URSS qui ne font plus partie de la « Fédération de Russie » comme les Azerbaïdjanais et les Arméniens. Pendant cinq jours, tous étaient visés par cette débauche de haine. La foule attaque, brûle et pille leurs biens, exige leur expulsion de la ville : slogans racistes, incendies, pillages… Tous les ingrédients classiques des pogroms sont là.

Alors ! Eh bien non ! Je ne peux pas admettre que de l’Ukraine au détroit de Béring se trouve un unique pays de russes fraternels. Cela ne colle pas avec les faits. Je ne peux pas admettre que dans ce pogrom de Kondopoga, agresseurs et agressés seraient tous des russes avec les mêmes droits.

Assurément, tous les habitants de l’Asie, comme ceux du Caucase, sont méprisés par les russes de Moscovie. Dans « la Russie des Russes », ils pourront à peine être autorisés à être les larbins ou les esclaves des grands russes blancs, slaves, racistes et orthodoxes. Cette "Russie des Russes" ne peut donc pas être leur pays. Certes, tous les russes blancs ne sont pas des racistes qui rêvent d’aller à la conquête du monde derrière Poutine. Mais ceux qui ne sont pas dans le moule sont contraints de se taire.

Nous ne sommes pas tenus de regarder la carte de la Fédération de Russie comme un pope regarderait une icône orthodoxe. Ce n’est pas une image sacrée. Il est permis de se demander s’il s’agit vraiment d’un unique pays. Est-ce bien cela que nous appelons la Russie ? 

JPEG

Nous ne sommes pas tenus de considérer que ce serait maintenant la Russie qui occuperait les territoires qui s’appelaient Sibérie occidentale et Sibérie orientale. Personne n’y croit vraiment et surtout pas ceux qui accueillent les migrants à Moscou aux cris de « La Russie aux russes ! »

Il y a de quoi éclater de rire quand un poutinolâtre vient dire que le Kamtchatka c’est la Russie. Les habitants parlent le chukchi, le koriak, l’itelmen ou l’alioutor. Mais, bien évidemment, la langue officielle est le russe.

Pour ce qui est de leur religion, je sais seulement ce que je lis ici  :

« Les autochtones (Comme c’est joliment dit ! Les autochtones du Kamtchatka seraient russes !) sont restés insensibles aux tentatives de christianisation des missionnaires orthodoxes du XIXème siècle ». Cependant, quelques-uns plus récemment y viennent. « Alors qu’ils étaient marginalisés dans les années 1990, les convertis bénéficient de plus en plus d’un statut particulier et d’un respect croissant dans les villages ». Il faut sans doute comprendre qu’il y a intérêt pour eux à se convertir ! Les habitants du Kamchatka sont autant russes que les sénégalais étaient français au temps de « notre » empire colonial. 

Je m’en tiens au point de vue des internationalistes. Je défends les exploités de tous les pays. Je défends les victimes des racistes de Kondopoga et d’ailleurs et je dis

• À bas la fédération de Russie !
• Vive les États-Unis Socialistes d’Europe (de l’Atlantique à l’Oural) !

Pour ma part, je ne pense pas que les habitants du Caucase ou de l’Asie Centrale qui sont accueillis dans la Moscovie aux cris de « La Russie aux Russes » soient des russes. Poutine qui agit en dictateur, réprime sévèrement ceux qui font obstacle à sa politique. Il est interdit de dire qu'il y a une guerre en Ukraine. Mais, évidemment, il laisse les fascistes et les racistes s’exprimer autant qu’ils le veulent. On voit la complicité de la police qui, à Moscou, collabore avec les chasseurs de migrants. 

Toutes ces manifestations sont très bien tolérées par le régime. Le pogrom a effectivement eu lieu à Kondopoga et rien n’a été fait pour protéger les victimes qui ont été effectivement contraintes de quitter la ville.

Assurément, la Fédération de Russie n’a rien de commun avec cette entité culturelle que nous appelons la Russie. La confusion est voulue avant tout par Poutine qui veut diriger non pas un pays, mais un empire. Cette confusion est entretenue par ceux qui défendent Poutine. Cependant, nombreux sont ceux qui, sans être toujours d’accord avec Poutine, cèdent devant cette pression. En particulier, l’ONU a effectivement reconnu la Fédération de Russie comme étant un État et il n’y a donc plus d’État qui s’appelle la Russie... Cependant, tout le monde continue à parler de la Russie !

Cela n’empêche pas les internationalistes de vouloir construire une Europe qui garantira la paix à tous les peuples d’Europe, notamment aux Russes. Pour cela, nous voulons construire une grande fédération : les États-Unis Socialistes d’Europe.

Dans cette fédération, il faudra effectivement que les Russes se retrouvent avec leur État. Cela correspond à leurs aspirations, à leur culture. Nous sommes bien évidemment aussi partisans des États-Unis socialistes du proche et du moyen orient ou des États-Unis socialistes de l’Asie Centrale.

Tout cela ne peut se construire qu’à partir de principes complètement opposés à ceux de Poutine : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il faut aussi construire des fédérations socialistes sur le principe de la libre adhésion et le libre départ de tous les états qui le souhaitent. Bref ! Il faut revenir aux principes de Lénine qui est tellement détesté par Poutine. Cette politique est contraire à celle de Staline autant qu’à celle de Poutine.

Il faudrait aussi parler des républiques qui faisaient partie de l’URSS et ne sont plus dans la Fédération de Russie. Il parait, d’après Poutine et les poutinolâtres, que ce sont désormais des républiques indépendantes. En voilà encore une énorme plaisanterie ! Mis à part les pays Baltes, devenus effectivement indépendants, quelques autres "républiques" essaient de conquérir chèrement leur indépendance. La plupart sont soumises à la dictature du Kremlin et ont à leur tête un pantin élu avec plus de 85% des voix. 

 



342 réactions


    • DACH 20 mars 2025 15:21

      @xenozoid=peanuts for monkey.


    • xenozoid xenozoid 20 mars 2025 15:24

      monkey see, monkey do


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 mars 2025 15:30

      @Eric F

      "Concernant les 20% du pays occupés, une grande proportion de la population est d’ascendance et culture russe« 

      Vous répétez sans arrêt les mêmes sornettes sans tenir compte de ce que nous avons dit. Cela n’avance à rien. Vous affirmez :

       »une grande proportion de la population est d’ascendance et culture russe« .

      C’est faux. On vous a répété vingt fois que la plupart des russophones d’Ukraine sont de culture ukrainienne. On vous a sorti dix fois les résultats du référendum de 1991 qui prouve qu’ils veulent être indépendants. À chaque fois, vous répondez qu’ils étaient interrogés à propos de l’indépendance à l’égard de l’URSS. Vous laissez ainsi entendre qu’ils auraient pu adorer être sous la domination des Russes tout en disant qu’ils veulent être indépendant de l’URSS.

      Il faut encore vous mettre les points sur les »i« . Les Ukrainiens, russophones ou pas, ne veulent plus être sous la dépendance (sous le joug, sous la dictature, sous le colonialisme...) de l’URSS, de la Fédération de Russie, de la Russie, du Kremlin, des grands-russes-blancs-racistes-orthodoxes, de l’abruti de Poutine.

      Vous ajoutez vos salades habituelles :

       »Ces régions ont constamment voté avant le conflit, majoritairement pour les candidats prorusses, il y a eu des soulèvements anti-Maïdan et mouvements séparatistes. Donc rattachement contre la volonté de certains, mais pas forcément de la majorité."

      Ils ont voté pour les députés qu’ils préféraient, mais ils n’ont jamais voté pour être soumis à vos amis. Ils ne veulent pas de la dictature de votre abruti de Poutine. Il n’y a jamais eu de soulèvement anti-Maïdan, de séparatistes... Il y a eu des provocations russes téléguidées depuis le Kremlin avec le groupe Wagner (qui n’était pas connu comme tel). Il y a eu à ce sujet des discours de falsifications des faits propagés par les propagandistes du Kremlin : Christelle Néant, Anne-Marie Bonnel. Discours répétés par les poutinolâtres plus ou moins rémunérés.

      D’ailleurs, à ce sujet, je réitère ma question. Êtes-vous payé pour faire tout ce sale boulot ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 mars 2025 16:10

      @Eric F

      "Ce ne sont pas ’’mes prévisions’’, les gouvernants européens eux mêmes qui conviennent qu’ils ne peuvent suppléer actuellement à une défection étasunienne dans les fournitures et assistance à l’Ukraine".

      Je n’ai jamais entendu parler de cela, à moins que le « actuellement » signifie que dans les trois jours qui viennent, ils ne peuvent pas suppléer... Ce serait d’ailleurs une vaste rigolade. Les USA ont fourni une aide très limitée parce que les dirigeants américains ne veulent pas que Poutine perde la guerre. À l’évidence, les pays européens prêts à entrer en scène sont bien plus puissants militairement que la Russie qui peine face à l’Ukraine.

      « Concernant Potrovsk, c’est votre obsession, pas la mienne, le front progresse globalement, même s’il y a des points de fixation. »

      Si je parle de Pokrovsk c’est parce que je me souviens très bien qu’il y a six mois, quand j’ai écrit un article sur l’entrée des ukrainiens dans la région de Kourks, tous les poutinolâtres expliquaient que l’armée ukrainienne était en train de s’effondrer en face de Pokrovsk. La ville allait tomber dans trois jours. Depuis six mois que ça dure, on voit le résultat. Je ne vois pas de progression du front.

      "Ça me fait penser à Rochebin qui criait à la reconquète de la Crimée quand un kayak avait débarqué deux éclaireurs ukrainiens sur la rive Est du Dniepr après la reprise de Karkiv."

      Ça

      me fait penser à Asselineau qui expliquait ce que j’ai écrit dans un article intitulé : ’Un délire d’Asselineau". Tout ce que j’ai écrit est confirmé. Lui aussi prévoyait que l’armée ukrainienne allait s’effondrer. Ils sont nombreux ceux qui délirent sur AgoraVox.


    • DACH 20 mars 2025 17:08

      @xenozoid=monkey see, monkey do... monkey kaput !!!!!


    • DACH 20 mars 2025 17:18

      @Jean Dugenêt=Vous n’avez donc pas besoin de nos encouragements puisque vous avez exprimé en pleine clarté les constats à rappeler. Il y a véritablement des différences perceptibles entre les trolls propagandistes d’engagements pro Poutine et les opinions partisanes par ignorances du sujet. Sans oublier ceux qui s’avèrent prisonniers de ce qu’ils veulent croire et ont envie de faire croire. 
      Les propos de V Sourkov sont révélateurs du combat psychologique qui nous est mené avec intelligence et efficacité par les Russes. 


    • Eric F Eric F 20 mars 2025 17:23

      @pemile
      Evidemment que 99% et même sans doute 100% des ukrainiens ne sont pas d’accords pour céder à la Russie les parties encore sous contrôle ukrainien des oblasts revendiqués par la Russie, qu’ils ne veulent pas non plus être sans forces de défense (démilitarisation). Pour le reste s’ils sont d’accord pour des négos, il savent qu’il y aura forcément des compromis à accepter.
      Une chose est sure, ceux qui prétendent qu’ils veulent continuer le combat racontent n’importe quoi, preuve en est donnée.


    • Eric F Eric F 20 mars 2025 17:38

      @Jean Dugenêt
      j’ai répondu à tous les points de manière factuelle, et vous remettez les mêmes faux arguments comme le referendum de 1991 qui ne portait pas sur les liens avec la Russie, et dans un tout autre contexte au bout de plus de 30 ans. Idem pour le reste.

      De toute façon on verra rapidement qui aura été le plus proche des conditions d’arrêt du conflit.

      Ce sont les étasuniens qui sont désormais pro-russes ; pour ma part je considère depuis le début qu’il fallait éviter les causes de ce conflit ayant amené à l’agression russe, et désormais se garder de l’escalader. Et c’est ce que vous appelez du ’’sale boulot’’ , alors que j’avais raison il y a deux ans de dire qu’il fallait négocier alors, avant que les conditions n’empirent. Elles ont empiré !


    • DACH 20 mars 2025 17:50

      @Eric F=... alors que j’avais raison il y a deux ans de dire qu’il fallait négocier alors, avant que les conditions n’empirent. Elles ont empiré ! =
      Les positions russes se sont un peu amélioré depuis 2 ans, mais si l’on regarde ce qu’ils ont perdu....Militairement, géographiquement, économiquement, et en influences politiques. Vous êtes donc dans l’incapacité de nous dire si vous souhaitez pour les Ukrainiens une souveraineté sur leur territoire de 2014 ou si vous souhaitez autre chose ? 


    • DACH 20 mars 2025 18:03

      @Eric F=’ai répondu à tous les points de manière factuelle,...= Mais rien démontré. La preuve en est : plus de 3 ans de résistances à l’agression invasion russe. 


    • pemile pemile 20 mars 2025 18:11

      @Eric F « Pour le reste s’ils sont d’accord pour des négos, il savent qu’il y aura forcément des compromis à accepter. Une chose est sure, ceux qui prétendent qu’ils veulent continuer le combat racontent n’importe quoi, preuve en est donnée. »

      La seule preuve donnée c’est que tu fais toujours une pitoyable confusion entre négociation et capitulation !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 mars 2025 18:12

      @Eric F

      « j’ai répondu à tous les points de manière factuelle »

      Vos prévisions sur l’avenir ne sont pas des faits. Vos racontars sur les actes de séparatismes ne sont pas des faits. Votre affirmation sur les sentiments prorusses des ukrainiens (maintenant massivement déportés) qui habitaient sur les territoires occupés ne sont pas des faits. Les ukrainiens auxquels vos amis ont arraché des enfants sont-ils prorusses ?

      « Vous remettez les mêmes faux arguments comme le referendum de 1991 qui ne portait pas sur les liens avec la Russie »

      Vous remettez ça ! Vous voulez encore nous faire croire que ceux qui ont dit qu’ils veulent être indépendant de l’URSS accepteraient d’être sous la dictature de Poutine.

      « De toute façon, on verra rapidement qui aura été le plus proche des conditions d’arrêt du conflit. »

      On ne verra rien du tout, car pour ma part, je ne me suis jamais prononcé sur ces questions. J’essaie de remettre à leur place ceux qui jouent aux prophètes alors qu’ils ne savent rien sur ce qui va se passer. Je n’essaie surtout pas de faire la même chose qu’eux.

      « Ce sont les étasuniens qui sont désormais prorusses »

      Vous confondez Trump et les étatuniens. Ce n’est pas la même chose. Comment sauriez-vous ce qu’ils pensent.

      « pour ma part je considère depuis le début qu’il fallait éviter les causes de ce conflit »

      Formidable ! Tout le monde est d’accord avec vous !

      Mais, si j’ai bien compris, pour vous, la seule façon d’éviter le conflit aurait été de ne pas froisser Poutine, de satisfaire ses désirs. Là nous ne sommes pas d’accord.

      Malheur à ceux qui feraient ça ! Il veut mettre l’Ukraine dans son empire et il veut ensuite y mettre les États-Baltes puis la Moldavie et tout ce qu’il pourra y ajouter d’autre. Il faut l’arrêter le plus vite possible.

      « Et c’est ce que vous appelez du ’’sale boulot’’ »

      Oui ! certainement !

      « j’avais raison il y a deux ans de dire qu’il fallait négocier »

      Négocier quoi ? Si ce que vous appelez « négocier » c’est céder à Poutine ce qu’il veut, alors c’est non ! Vous aviez tort et vous avez encore tort.

      « avant que les conditions n’empirent. Elles ont empiré !  »

      C’est à voir ! Est-ce que ce serait mieux si l’Ukraine était sous la dictature de Poutine et que celui-ci serait assurément déjà à l’assaut d’autres territoires.


    • DACH 20 mars 2025 18:13

      @Eric F= ....Une chose est sure, ceux qui prétendent qu’ils veulent continuer le combat racontent n’importe quoi, preuve en est donnée.=
      Votre doigt dans l’oeil vous empêche de voir que l’armée ukrainienne non seulement résiste mais se renforce. De nouveaux contingents en formation arrivent. Et comme V V poutine ne veut à aucun prix d’une paix qui l’empêcherait de poursuivre ses objectifs....


    • Eric F Eric F 20 mars 2025 18:15

      @Enki
      Les européens savent qu’ils ne sont pas en mesure de se substituer aux USA pour l’aide en armement et en renseignement à l’Ukraine. Ils ne cherchent pas à faire la guerre, mais à compenser la faiblesse de l’Ukraine dans le cadre des négos (Trump ayant dit qu’elle n’a pas de carte). Du reste ils se placent dans le cadre d’un ’’après cessez le feu’’, pour l’envoi de troupes d’interposition (peu probable) ou de sécurisation en deuxième ligne. Pas pour la phase active des combats. Mais c’est sur que s’il y a des escarmouches voire plus (genre drones d’attaques), les voilà de facto dans la mêlée.

      Mais il y a un autre problème qui dépasse le cadre du conflit ukrainien, c’est le retrait des USA dans la protection militaire de l’Europe de l’Ouest (et désormais bien au delà), d’où la dynamique de réarmement (la question ukrainienne est pour nos dirigeants un hameçon pour faire adhérer l’opinion publique).

      Les média mainstream poussent encore une fois à la roue, parfois même au delà des positions des gouvernants, le lobby militaro-industriel est à la manoeuvre avec les gradés reconvertis dans la communication et le renfort des activistes ukrainiennes. Désormais les plateaux de France Info sont calqués sur ceux de BFM et LCI.


    • Eric F Eric F 20 mars 2025 18:23

      @pemile
      C’est vous qui parlez de capitulation dès lors qu’on parle de concessions, chacun devra en faire par rapport à ses positions maximalistes de départ.
      Capitulation, c’est céder sur tous les points. Dans le cas présent, cela inclurait la démilitarisation du pays et la cession des territoires encore sous contrôle ukrainien des 4 oblats. J’ai écrit que c’est normal que les Ukrainiens s’y refusent, je les soutiens bien évidemment sur cela.


    • Eric F Eric F 20 mars 2025 18:42

      @Jean Dugenêt
      Vous persistez à parler des Ukrainiens comme un bloc homogène, mais déjà bien avant 2014 il y avait eu des tiraillements sur le statut de la Crimée qui voulait plus d’autonomie. Et Maïdan vs anti-Maïdan a accentué les clivages entre Ouest et Est du pays.

      Quand j’ai écrit ’’les Etasuniens sont devenus pro-russes’’, il s’agissait évidemment de l’administration en place actuellement.

      Négocier n’est pas tout céder, dans certaines situations, ne pas négocier est risquer de perdre davantage (ce qui est le cas depuis 2 ans).

      Vous écrivez que vous ne vous ne prononcez pas sur les conditions d’arrêt du conflit, alors que vous parlez toujours de récupérer la totalité des territoires. Eh bien gardez les illusions, je regarde le possible, boulot plus ingrat, que vous nommez ’’être payé pour un sale boulot’’ ce qui est délibérément insultant.

      Enfin vous dites ne pas faire de prévision, alors que vous affirmez qu’après l’Ukraine, Poutine ’’sera à l’assaut d’autres territoires’’ ...même qu’ils l’ont dit dans le poste.


    • Eric F Eric F 20 mars 2025 18:52

      @DACH
      " l’armée ukrainienne non seulement résiste mais se renforce. De nouveaux contingents en formation arrivent’’

      Il en arrive aussi venant de la région de Koursk, la diversion était devenue une autodiversion. Il importe en effet pour les forces ukrainiennes de se renforcer pour ne plus perdre de terrain avant le gel de la ligne de front (Poutine attend d’avoir récupéré la totalité de la région de Koursk, il cherchera à faire durer tant qu’il avance, mais Trump cherchera à hâter l’arrêt des combats).


    • DACH 20 mars 2025 18:59

      @Eric F=Vous persistez à parler des Ukrainiens comme un bloc homogène,...=
      En termes de patriotisme, l’Ukraine forme un bloc homogène. Autrement, l’Ukraine serait déjà russe version Poutine. Ce n’est pas le cas et cela se consolide. 


    • pemile pemile 20 mars 2025 20:10

      @Eric F « chacun devra en faire par rapport à ses positions maximalistes de départ. »

      Eh oui, mais même un cessez le feu de 30 jours pour ouvrir des négociations est refusé par Poutine !


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 mars 2025 20:11

      @Eric F

      "Vous écrivez que vous ne vous ne prononcez pas sur les conditions d’arrêt du conflit, alors que vous parlez toujours de récupérer la totalité des territoires. Eh bien gardez les illusions, je regarde le possible, boulot plus ingrat, que vous nommez ’’être payé pour un sale boulot’’ ce qui est délibérément insultant.« 

      Je me situe effectivement dans la perspective de récupérer la totalité des territoires. J’estime que c’est une infamie d’avoir d’autres perspectives. C’est pourquoi je parle de sale boulot.

      Ceci dit, je ne fais pas de prévisions. Je ne fixe pas de date. Je n’affirme même pas que cela se réalisera un jour. J’argue qu’il serait irresponsable de vouloir vivre avec une autre perspective. L’humanité ne peut pas vivre si elle accepte qu’un quelconque dictateur peut, au mépris des engagements qu’il a pris, s’emparer par la force d’un territoire. Puis déporter en Sibérie la population de ce territoire qui ne lui plait pas. Arraché des enfants à leur famille pour améliorer la démographie de son pays. Faire venir sur ce territoire les personnes de son choix. Cela, personne ne doit l’accepter. Personne ne doit envisager qu’il puisse y avoir à ce sujet des négociations ou des compromis. Les enfants doivent être rendus à leur famille. Qui ose dire que ce n’est pas nécessaire ? Les personnes déportées doivent pouvoir rentrer chez elle. Les tatars de Crimée qui ont été déportés auparavant par Staline doivent avoir un droit au retour. À fortiori, les ukrainiens que Poutine vient de déporter doivent pouvoir rentrer chez eux.

       »Vous persistez à parler des Ukrainiens comme un bloc homogène, mais déjà bien avant 2014 il y avait eu des tiraillements sur le statut de la Crimée qui voulait plus d’autonomie. Et Maïdan vs anti-Maïdan a accentué les clivages entre Ouest et Est du pays.« 

      Il n’y a pas lieu d’évoquer des particularités chez les ukrainiens quand il est question de la préservation de leur identité nationale, de leur droit, en tant que peuple, de disposer de lui-même.

      Est-ce parce qu’il y a eu des tiraillements avec des nationalistes corses, basques ou bretons qu’une quelconque puissance étrangère pourrait venir remettre en question l’unité de la France ?

       »Enfin, vous dites ne pas faire de prévision, alors que vous affirmez qu’après l’Ukraine, Poutine ’’sera à l’assaut d’autres territoires’’ ...même qu’ils l’ont dit dans le poste".

      Je n’ai pas dit qu’il prendra l’Ukraine. Je n’ai donc pas parlé de ce qu’il va faire après la prise de l’Ukraine. Je ne fais aucune prévision. Je fais des affirmations sur les intentions d’un dictateur impérialiste. J’espère bien que cela ne se réalisera jamais.

      Non seulement il ne s’agit pas de prévisions, mais en plus, j’ai de sérieuses raisons pour dire que ce sont les intentions de Poutine. J’ai une source de seconde main. Sur cette vidéo, à partir de 1h23mn, Titelman rapporte que cela fut allégué par le premier conseiller de Poutine (Patrouchev), par le vice-président de la Douma, par le vice-chef de l’état-major de l’armée russe. De plus, dès 2022, le Parlement russe avait travaillé à l’annulation de la reconnaissance des Etats-Baltes.


    • xenozoid xenozoid 20 mars 2025 22:24

      @Jean Dugenêt

       
         


    • DACH 20 mars 2025 22:54

      @Jean Dugenêt=Pour prolonger les constats sans appels, 3 citations de V V P : ’’L’Ukraine ,n’existe pas. L’Ukraine est une erreur de l’Histoire. La Russie n’a pas de frontières.’’ Et Tolstoï, de la Douma : ’’la guerre est dans l’ADN de la Russie.’’
      Ce qu’affirme Vl Sourkov. Si avec cela on refuse de comprendre les intentions ambitions de la Russie de VV P, cela signifie que l’on joue au collaborateur, comme en 1940. 


    • DACH 20 mars 2025 22:55

      @xenozoid=Le silence honore votre manque d’arguments. 


    • Eric F Eric F 21 mars 2025 14:56

      @Jean Dugenêt
      C’est une position idéologique de parler d’’’infamie’’ lorsqu’on tient compte du ’’possible’’, les réalités tournent hélas souvent autour d’un plus grand mal ou d’un moindre mal. Par ailleurs, la cohésion de la population ukrainienne dans la situation actuelle relève du mythe.

      C’est pourquoi j’ai une autre approche concernant la question territoriale, ça répond aussi à une question de Dach : c’est de consulter les populations de chaque oblast ’’disputé’’, sous égide de l’ONU, sur la base de la population d’avant l’attaque russe.

      PS : Concernant les rodomontades et postures de certains officiels russes en période de conflit (le jadis modéré Medvedev tient la corde), c’est de la ’’communication de guerre’’, et de l’"action de guerre hybride’’ contre les amis de ses adversaires.
      Plus le conflit dure, plus il s’escalade, plus les antagonistes se durcissent.
      Trump va peut être échouer dans sa tentative d’un arrêt des combats, il nous laissera alors nous démerder sans soutien ni garantie.


    • DACH 21 mars 2025 16:59

      @Eric F=...  c’est de consulter les populations de chaque oblast ’’disputé’’, sous égide de l’ONU, sur la base de la population d’avant l’attaque russe....=
       et sans qu’il y ait une occupation militaire ! 
      Mais à écouter et à lire les soutiens de V V P la réponse est NON. ’’La guerre est dans l’ADN de la Russie. à écouter et à lire les soutiens de V V P la réponse est non. Répétons : ’’La guerre est dans l’ADN de la Russie." Tolstoï. 


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 mars 2025 17:06

      @Eric F
      "C’est une position idéologique de parler d’’’infamie’’ lorsqu’on tient compte du ’’possible’’, les réalités tournent hélas souvent autour d’un plus grand mal ou d’un moindre mal. Par ailleurs, la cohésion de la population ukrainienne dans la situation actuelle relève du mythe.« 

      Vos discours ambigus laissent effectivement la porte ouverte à toutes les infamies Voyons si je parle dans ce cas d’idéologie ou de réalité.

      Est-il envisageable d’accepter que Poutine ne rende pas les enfants arrachés à leur famille ?
      Est-il envisageable de ne pas demander le droit au retour des ukrainiens déportés ?

      Il me semble que ce genre de question relève bien de la réalité.

       »Par ailleurs, la cohésion de la population ukrainienne dans la situation actuelle relève du mythe."

      C’est gonflé que quelqu’un qui ose considérer que la fédération de Russie serait un pays vienne trouver qu’il y a un manque de cohésion.... en Ukraine !

      La population ukrainienne n’a jamais été autant unie dans la détestation de Poutine et de sa dictature. Mais, je vois clairement où vous voulez en venir en parlant de manque de cohésion. Là encore, en bon poutinolâtre complice des pires exactions de Poutine (rapts d’enfants, déportations massives...) vous voudriez laisser entendre que les agressions de Poutine seraient justifiées car elles seraient avalisées par des ukrainiens. C’est faux !

      « C’est pourquoi j’ai une autre approche concernant la question territoriale, ça répond aussi à une question de Dach : c’est de consulter les populations de chaque oblast ’’disputé’’, sous égide de l’ONU, sur la base de la population d’avant l’attaque russe. »

      Il faut pour cela supprimer toute présence militaire des russes sur ces territoires, renvoyer les colons chez eux, garantir le droit au retour pour tous les déportés, garantir à nouveau pendant au moins six mois le droit à un enseignement en ukrainien pour tous les enfants, redonner toutes les libertés aux ukrainiens d’exprimer leurs idées notamment à propos des dictatures...

      « Concernant les rodomontades et postures de certains officiels russes en période de conflit... »
      Je ne vois pas de quoi vous parlez. Vous devriez illustrer votre propos avec des citations.

      "Trump va peut être échouer dans sa tentative d’un arrêt des combats, il nous laissera alors nous démerder sans soutien ni garantie."

      Oui ! Il aurait mieux fait de se taire que de faire des déclarations intempestives. Je ne suis pas déçu que la tentative de régler la question entre grandes puissances échoue. Je ne pense pas qu’une pense solution puisse émerger avec ce procédé.

      Nous avons de bonnes nouvelles sur l’évolution de la situation.

      Par exemple, le nouveau missile de croisière purement ukrainien appelé « Long Neptune » est une excellente nouvelle. Il bat tous les records : portée (1000 km), poids de charge explosive (ogive de 150 à 300 kg selon diverses sources). La portée des autres missiles était de 300 km ou 500 km (missile allemand Taurus)

      L’Ukraine est désormais autosuffisante en missile de croisière. Personne ne la contraint à limiter la portée de ses missiles. L’Ukraine aura maintenant une production annuelle de 100 000 munitions à longue portée de différents types, y compris les missiles de croisière « Long Neptune ».

      Il faut espérer que les pays qui se sont engagés à soutenir l’Ukraine, y compris par l’envoi de troupes, passent le plus vite possible aux actes. En attendant, nous écoutons les prophètes...


    • Eric F Eric F 21 mars 2025 17:35

      @DACH
      Encore une fois, les postures en temps de guerre sont forcément bellicistes, pour intimider l’adversaire et motiver l’opinion. La guerre n’est pas plus intrinsèque à la Russie que de la France (’’mère des arts, des armes et des lois’’), des USA, ou de l’Ukraine.


    • Eric F Eric F 21 mars 2025 18:09

      @Jean Dugenêt
      Dès lors qu’on n’est pas simplistement binaire, on est taxé d’ambiguité par les militants de chaque bord.

      Vous me prêtez des positions sans rapport avec celles que j’exprime, je n’ai jamais justifié les déplacements forcés de population et moins encore d’enfants, la question du retour doit évidemment être réglée.
      Je n’ai jamais dit non plus que tous les Ukrainiens avalisent les occupations de territoires, mais qu’il faut interroger les populations des territoires concernés, avec des modalités à définir dans le cadre des négociations (ni vous ni moi ne les imposeront).

      Pour ce qui est de l’autosuffisance de l’Ukraine en terme de missiles, eh bien elle sera donc à même d’assurer la dissuasion conventionnelle après le conflit, car ce n’est pas en tirant à 1000 kilomètres du front qu’elle stoppera les assaillants sur le front, et à chaque fois ça escalade les répliques d’en face.
      Pour ce qui est de l’envoi de troupes européennes, c’est exclusivement dans le cadre d’une situation de cessez le feu que c’est envisagé, pas pour faire le coup de feu contre les forces russes dans le cadre de la poursuite des hostilités.
      Les Ukrainiens ne sont plus que 11% à refuser de négocier et soutenir une poursuite des combats (lien), et certainement moins encore d’européens ne sont prêts à ce que leur pays entre en guerre active dans ce conflit.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 mars 2025 19:48

      @Eric F
      "Pour ce qui est de l’autosuffisance de l’Ukraine en terme de missiles, eh bien elle sera donc à même d’assurer la dissuasion conventionnelle après le conflit, car ce n’est pas en tirant à 1000 kilomètres du front qu’elle stoppera les assaillants sur le front, et à chaque fois ça escalade les répliques d’en face.« 

      C’est tout de même formidable que vous parliez d’escalade quand l’Ukraine se défend. Je rappelle que pendant plus de deux ans la Russie a bombardé les installations énergétiques dans toute l’Ukraine. Elle a notamment pour cela utilisé les bombes planantes et les drones fournis par les ayatollahs. Les ukrainiens ne pouvaient pas riposter, car cela leur était interdit par les américains. Le changement, c’est que maintenant, l’Ukraine va pouvoir enfin envoyer tous les jours une centaine de drones longue portée (jusqu’à 3 000 km) et une centaine de missiles de croisière longue portée (jusqu’à 1000 km). Elle est en mesure de faire cela aujourd’hui même en situation de conflit. Les tirs à longue distance ne sont pas faits pour stopper les assaillants sur le front, ils ont plusieurs types de cibles.

      Pour répondre à la Russie, ils vont avoir des cibles énergétiques. Le missile »Long Neptune" a été testé sur la raffinerie pétrolière russe à Touapsé.

      Ils sont aussi prévus pour frapper « les infrastructures militaires stratégiques russes y compris les centres de commandement critiques à Moscou, Rostov, Volgograd et Saint-Pétersbourg. De plus, cela permet aux Ukrainiens de frapper plus efficacement les bases militaires et aériennes russes qu’ils ne pouvaient frapper qu’avec des drones auparavant, notamment les bases aériennes stratégiques YK Asran et Morosos que les russes utilisaient pour lancer des bombardiers stratégiques afin de mener des frappes sur des cibles civiles et militaires ukrainiennes. Si les ukrainiens lancent une campagne de frappe Neptune majeure contre les aérodromes russes, l’armée de l’air russe devrait se retirer de ses bases aériennes et par conséquent réduire considérablement ses actions aériennes. »

      Je fais une pause.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 mars 2025 21:02

      @Eric F
      "Vous me prêtez des positions sans rapport avec celles que j’exprime, je n’ai jamais justifié les déplacements forcés de population et moins encore d’enfants, la question du retour doit évidemment être réglée.
      Je n’ai jamais dit non plus que tous les Ukrainiens avalisent les occupations de territoires« .

      Il ne suffit de dire qu’on est contre les occupations de territoire, les déportations que vous appelez des »déplacements forcés« , les rapts d’enfants que vous assimilez à des déplacements forcés d’enfants. Il est heureux que vous ajoutiez  »la question du retour doit évidemment être réglée« . Cependant, je vous ai entendu maintes fois parler de négociations pour la paix sans que vous ayez expliqué comment cela doit être réglé. Je dis pour ma part qu’aucune négociation, aucun compromis ne peut se faire sans que cela soit réglé auparavant.

      Il est de mon point de vue impossible de faire des marchandages du genre : »ce bout de territoire« contre »ces terres rares« si on n’a pas d’abord obtenu le retour des enfants et des déportés. Or, que ce soit de votre part ou en écoutant ou lisant les journalistes et les politiciens, je ne vois jamais ces questions essentielles posées.

      Pourtant, Poutine est actuellement, au plan international, un inculpé précisément sur ces questions. Il doit être mis en État d’arrestation dès que ce sera possible. Mais, voilà qu’on entend parler de négocier et de discuter avec lui. Il fixe ces conditions pour négocier. Les journalistes en font état... Tout cela me parait stupéfiant et incohérent.

       »Les Ukrainiens ne sont plus que 11% à refuser de négocier et soutenir une poursuite des combats (lien), et certainement moins encore d’européens ne sont prêts à ce que leur pays entre en guerre active dans ce conflit.« 

      Je peux même vous garantir que 100% de la population (de n’importe quel pays) estime que la paix est mieux que la guerre. Si on parle de négocier cela veut dire, pour le commun des mortels, tenter d’obtenir la paix. 100% de la population est d’accord pour tenter d’obtenir la paix. Mais, 100% de la population est d’accord avec moi pour dire que le retour des enfants kidnappés et des déportés doit être un préalable à toute négociation. Sommes-nous bien avancés ! Autant ne rien dire et ne rien écrire que d’étaler ces banalités qui n’avancent à rien. Où en est Poutine sur ces deux points (retour des déportés et rendre les enfants à leur famille) avant d’en évoquer d’autres ?

       »Pour ce qui est de l’envoi de troupes européennes, c’est exclusivement dans le cadre d’une situation de cessez-le-feu que c’est envisagé, pas pour faire le coup de feu contre les forces russes dans le cadre de la poursuite des hostilités"

      C’est en effet pour l’instant la position officielle, mais c’est aussi ce qui doit évoluer. J’estime que Poutine ayant fait appel à des Coréens, il faut que Zelensky fasse appel aux armées des pays européens qui soutiennent l’Ukraine immédiatement pour renforcer l’armée ukrainienne sur le front. Actuellement, des milliers de volontaires des pays du monde entier affluent en Ukraine pour s’engager dans les forces ukrainiennes internationales. Ce sont des initiatives individuelles. Il faut passer à l’étape de l’organisation dans chaque pays de ces mobilisations, à charge de chaque pays d’assurer la formation et l’équipement de ces soldats.


    • Eric F Eric F 22 mars 2025 09:28

      @Jean Dugenêt
      Lancer des missiles magiques à mille kilomètres ne présente guère d’efficacité, les stocks, bases militaires et centres de production militaires russes sont disséminés dans le pays et la défense aérienne intercepte une proportion significative. Notez par ailleurs c’est à propos des ripostes russes que j’ai parlé d’escalade dans les tirs de missiles longue portée. 
      On a bien vu que depuis l’autorisation des tirs de missiles contre le territoire russe, il n’y a pas eu d’inflexion dans le déroulement du conflit. L’élément crucial est l’artillerie de zone de combat, et bien sur les combattants. Le drame c’est le nombre considérable de victimes dans les combats, les dispositifs technologiques font accroitre les pertes humaines.


    • Eric F Eric F 22 mars 2025 09:55

      @Jean Dugenêt (message du 21 mars 21:02)
      C’est forcément avec son adversaire que l’on négocie, éventuellement par l’entremise de ’’médiateurs’’, c’est par exemple le cas entre Israël et le Hamas où les otages ont été récupérés lors de trêves et non par les armes. Même si l’interlocuteur est sous mandat de la CPI (que ne reconnait pas les USA soit dit en passant).

      Définir des préalables, c’est déjà des pré-négociations, donc il faut pour cela des pourparlers. Mais il faut avoir des cartes en main pour les obtenir. La question des retours de populations nécessite un arrêt des combats, c’est donc sur l’engagement d’y procéder que peut constituer le préalable.

      On ne peut pas passer comme ça de la situation de volontaires s’engageant à titre individuel, à l’implication des états dans l’envoi de troupes formées et équipées par nos pays, ce qui constitue de la belligérance directe. C’est totalement exclu car cela propagerait le conflit sur l’ensemble du continent, et il ne faudra pas s’attendre à un soutien étasunien.
      Le moment est à la désescalade, non à l’explosion.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 mars 2025 19:08

      @Eric F (message du 22 mars 09:55)

      "On ne peut pas passer comme ça de la situation de volontaires s’engageant à titre individuel, à l’implication des états dans l’envoi de troupes formées et équipées par nos pays, ce qui constitue de la belligérance directe. C’est totalement exclu, car cela propagerait le conflit sur l’ensemble du continent, et il ne faudra pas s’attendre à un soutien étasunien."

      Il n’est plus question du soutien des USA et c’est une bonne chose. Nous savons qu’aucun des dirigeants des USA ne veut que Poutine perde la guerre. (Voir : « Où en sont les relations entre Poutine et les dirigeants américains »). Il faut donc considérer les USA comme de faux-ex-alliés ayant toujours protégé Poutine. La question de la belligérance directe est posée depuis que Poutine a fait appel à la Corée du Nord pour se défendre. Il devient légitime que l’Ukraine fasse appel aux armées des pays européens pour se défendre. Cela propagerait effectivement le conflit sur toute l’Europe. Ce serait le résultat de l’escalade voulue par Poutine.

      "Définir des préalables, c’est déjà des pré-négociations, donc il faut pour cela des pourparlers. Mais il faut avoir des cartes en main pour les obtenir. La question des retours de populations nécessite un arrêt des combats, c’est alors sur l’engagement d’y procéder que peut constituer le préalable".

      Il faut obtenir le retour des enfants kidnappés et des ukrainiens déportés. Cela peut se faire comme les échanges de prisonniers. Il est préférable, mais pas indispensable, qu’il y ait un arrêt des combats. Le premier préalable de tous les préalables de toutes les pré-négociations est le retour des enfants...

      « C’est forcément avec son adversaire que l’on négocie, éventuellement par l’entremise de ’’médiateurs’’.

      Je suis d’accord. Il n’y a donc pas lieu que Trump intervienne là-dedans. Si nous l’acceptons, alors il s’agit d’un retour au colonialisme le plus brutal. Nous nous souvenons du temps où les grandes puissances européennes se partageaient l’Afrique sans demander l’avis des Africains. Nous ne pouvons pas accepter que les impérialismes les plus puissants (USA, Chine et »Russie« ) se charge de régler ensemble le partage de tout ce qui pose un problème dans le monde dans le style : »À toi Taïwan, à l’autre l’Ukraine, à moi le Groenland...").


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 mars 2025 19:23

      @Eric F

      "Lancer des missiles magiques à mille kilomètres ne présente guère d’efficacité, les stocks, bases militaires et centres de production militaires russes sont disséminés dans le pays et la défense aérienne intercepte une proportion significative. Notez par ailleurs c’est à propos des ripostes russes que j’ai parlé d’escalade dans les tirs de missiles longue portée. 
      On a bien vu que depuis l’autorisation des tirs de missiles contre le territoire russe, il n’y a pas eu d’inflexion dans le déroulement du conflit. L’élément crucial est l’artillerie de zone de combat, et bien sur les combattants. Le drame c’est le nombre considérable de victimes dans les combats, les dispositifs technologiques font accroitre les pertes humaines.
      "

      C’est ce type d’armement (missiles et drones) qui a permis à l’Ukraine de dominer la mer Noire. Les navires de guerre de Poutine ne peuvent plus y naviguer. C’est d’ailleurs un missile Neptune de première génération qui a coulé le Moskva en 2022. Les ukrainiens sont désormais capables de tirer des missiles qui menacent toute la flotte russe sans que cette dernière dispose de défense antiaérienne satisfaisante.

      Avec le « long Neptune » l’Ukraine étend cet avantage à toute la Russie (jusqu’à l’Oural).

      "les stocks, bases militaires et centres de production militaires russes sont disséminés dans le pays et la défense aérienne intercepte une proportion significative.« 

      Il s’agit de s’attaquer à toutes les cibles disséminées en envoyant, dans l’immédiat, plus de 100 missiles tous les jours accompagnés d’autant de drones pour saturer et submerger la défense aérienne. L’objectif pour 2025 est d’avoir 100 000 engins à longue portée.

       »On a bien vu que depuis l’autorisation des tirs de missiles contre le territoire russe, il n’y a pas eu d’inflexion dans le déroulement du conflit.« 

      Je n’ai rien vu de tel. Je ne suis pas spécialiste, mais je sais que des ukrainiens ont fait le constat inverse.

       »L’élément crucial est l’artillerie de zone de combat, et bien sur les combattants".

      C’est assurément important, mais rien ne permet de dire que c’est crucial


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 22 mars 2025 22:57

      @Eric F
      "Lancer des missiles magiques à mille kilomètres ne présente guère d’efficacité, les stocks, bases militaires et centres de production militaires russes sont disséminés dans le pays et la défense aérienne intercepte une proportion significative. Notez par ailleurs c’est à propos des ripostes russes que j’ai parlé d’escalade dans les tirs de missiles longue portée. 
      On a bien vu que depuis l’autorisation des tirs de missiles contre le territoire russe, il n’y a pas eu d’inflexion dans le déroulement du conflit. L’élément crucial est l’artillerie de zone de combat, et bien sur les combattants. Le drame c’est le nombre considérable de victimes dans les combats, les dispositifs technologiques font accroitre les pertes humaines.« 

      Sur la question de l’importance des frappes en profondeur, je vous invite à lire l’article :  »Frappe dans la profondeur terrestre : quel rôle dans les opérations futures françaises ?". C’est un article qui essaie de tirer le plus d’enseignements possibles du conflit en Ukraine pour orienter convenablement les orientations à définir pour l’armée française.

      La notion de frappe dans la profondeur est définie ainsi :

      • 1) Au niveau stratégique, en une action de force qui vise les points décisifs et les centres de gravité de niveau stratégique. Les cibles visées ont un lien immédiat avec l’objectif politique poursuivi et l’État final recherché (EFR). Ces attaques sont de nature à avoir un impact majeur sur la volonté de l’adversaire et sa capacité à poursuivre son action.
      • 2) Au niveau opératif, en une action de force qui recherche la neutralisation ou la destruction de la cohérence du dispositif adverse, qu’il soit aérien ou terrestre, le cloisonnement du terrain, l’isolement des unités, ainsi que l’affaiblissement des points décisifs et du centre de gravité.

      Après toute une discussion, les tirs à plus de 100 km sont souvent indiqués comme étant le minimum pour parler de frappe en profondeur.

      Les diverses finalités de la frappe en profondeur sont passées en revue.

      — La paralysie stratégique constitue la première finalité. En agissant sur le système global, et non uniquement sur ses forces armées, la guerre est gagnée en imposant notre volonté à notre ennemi.

      La deuxième finalité qu’offre la frappe dans la profondeur, dans le champ opératif cette fois, consiste à contrer la manœuvre ennemie, voire à affaiblir ses forces jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus soutenir une offensive (finale).

      — Une troisième finalité de la frappe dans la profondeur, également dans le champ opératif, pourrait être qualifiée de contre-déni d’accès.

      L’ennemi met en place des moyens pour interdire l’accès à des territoires, des installations... La frappe en profondeur vise à cibler ces moyens de défense de l’ennemi.

      Une quatrième finalité de la frappe dans la profondeur est à trouver dans l’avantage qu’elle offre en matière de risques. En effet, à modes d’actions équivalents en termes d’atteinte de l’effet militaire, la frappe dans la profondeur offre l’avantage de ne pas exposer nos combattants comme le ferait un raid de bombardiers ou l’emploi d’un système sol-sol à portée de tirs de contrebatterie par exemple.

      Les conclusions mettent en avant la nécessité, pour l’armée française, de se donner les moyens de mener des frappes dans la profondeur.

      Ils écrivent notamment :

      "La frappe dans la profondeur apparaît dans le contexte géostratégique actuel comme particulièrement adaptée pour des forces armées prêtes à s’engager dans un conflit de haute intensité."




    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 2025 17:24

      @Eric F
      "C’est une position idéologique de parler d’’’infamie’’ lorsqu’on tient compte du ’’possible’’, les réalités tournent hélas souvent autour d’un plus grand mal ou d’un moindre mal. Par ailleurs, la cohésion de la population ukrainienne dans la situation actuelle relève du mythe.

      C’est pourquoi j’ai une autre approche concernant la question territoriale, ça répond aussi à une question de Dach : c’est de consulter les populations de chaque oblast ’’disputé’’, sous égide de l’ONU, sur la base de la population d’avant l’attaque russe."

      Je crois utile de vous faire part d’un document signé par les organisations suivantes :

      • Coalition « Ukraine. 5 heures du matin »
      • Les chiens de la vérité 
      • Centre des Droits de l’Homme ZMINA
      • Groupe de défense des droits de l’homme de Crimée 
      • Institut de recherche sociale de Kharkiv 
      •  « CrimeaSOS » 
      • Le projet Reckoning 
      • Centre d’éducation civique d’Almenda 
      • Groupe consultatif juridique 
      • Centre des droits de l’homme « Diya » 
      • ONG de personnes handicapées « Fight For Right » 
      • Initiative des médias pour les droits de l’homme 
      • CO CF « Services de soutien à la stabilisation » 
      • ONG « Processus Criméen » 
      • ONG « Ukraine sans torture » 
      • ONG « Blue Bird » 
      • ONG « Plateforme des Droits de l’Homme » 
      • Institut d’information de masse (IMI) 
      • ONG « Digital Security Lab » 
      • Institut Pylyp Orlyk pour la démocratie 
      • ONG « Groupe progressiste de Frankivtsi » 
      • ONG « Institut ukrainien des médias et de la communication » 
      • ONG « Détecteur de médias » 
      • ONG « Institut de développement de la presse régionale » 
      • Groupe consultatif juridique ukrainien 
      • DROITS LIBRE 
      • ONG « Association des proches des prisonniers politiques du Kremlin » 
      • OSC « Maison des droits de l’homme de Crimée » 
      • Holding public « Influence Group » 
      • OSC « Maison éducative des droits de l’homme – Tchernihiv » 
      • Centre ONG « Action sociale » 
      • ONG « Institut de développement de la presse régionale » 
      • ONG « Fonds de soutien à la recherche fondamentale »
      • Organisation mondiale contre la torture (OMCT)

      Ce document fixe bien ce que doivent être les principes élémentaires à prendre en considération pour d’éventuelles négociations. Il n’y aura pas de paix, car il n’y aura même pas de négociation si ces principes ne sont pas respectés. Il s’agit notamment de savoir quelles négociations sont possibles avec un dictateur qui ne respecte pas ses engagements.

      Les signataires condamnent fermement les négociations entre les délégations de la Fédération de Russie et des États-Unis au sujet de l’Ukraine, qui ont eu lieu en Arabie saoudite, ainsi que les projets de création de groupes de négociation sans la participation de l’Ukraine.

      La punition des coupables des crimes internationaux les plus graves est inévitable. La Cour pénale internationale (CPI) a déjà émis des mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine, Maria Lvova-Belova et d’autres hauts responsables russes. Toute négociation avec des représentants d’un État dont les dirigeants sont soupçonnés des crimes internationaux les plus graves, sans mécanismes clairs pour traduire les responsables en justice, est non seulement immorale, mais porte également atteinte au système même du droit international.

      Les États membres de la CPI doivent garantir l’exécution des mandats d’arrêt contre les personnes responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Toute cessation des hostilités doit être fondée sur les principes du droit international, qui devraient inclure la nécessité de demander des comptes aux responsables de crimes internationaux.

      À propos d’éventuelles élections sur des territoires ukrainiens, il faut rappeler que tout « projet », élaboré sans les représentants de l’Ukraine, qui envisage la tenue d’élections comme condition préalable à tout « règlement pacifique » constitue une violation flagrante de la souveraineté de l’Ukraine. Aucune force extérieure n’est habilitée à imposer des décisions politiques à l’Ukraine, en particulier dans le contexte de l’agression et de l’occupation en cours d’une partie de son territoire. En outre, des élections en temps de guerre mettront en danger la vie des électeurs, rendront impossible la participation des défenseurs ukrainiens au processus électoral et, par conséquent, remettront en question la légitimité des autorités élues de cette manière.

      D’autant plus que le retour des personnes déportées ou emprisonnées et des enfants kidnappés est indispensable avant toute élection. Il faut aussi envisager le retour à leur domicile des colons russes. Que chacun rentre chez soi avant de parler d’élections !

      Je joins le texte complet dans un autre commentaire.



    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 2025 17:26

      @Eric F

      Déclaration des organisations de la société civile ukrainiennes sur les négociations entre les États-Unis et la Russie.

      ======================================

      Nous, représentants de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme, condamnons fermement les négociations entre les délégations de la Fédération de Russie et des États-Unis au sujet de l’Ukraine, qui ont eu lieu en Arabie saoudite, ainsi que les projets de création de groupes de négociation sans la participation de l’Ukraine. Tout accord sur l’Ukraine sans sa participation directe est non seulement inacceptable, mais est également contraire aux principes fondamentaux du droit international, à la souveraineté des États et au droit du peuple ukrainien à déterminer son avenir de manière indépendante.

      De tels accords sont fondamentalement incapables de garantir une paix et une sécurité internationales durables, et créent des menaces supplémentaires en matière de sécurité, d’économie et autres pour les États qui les soutiennent. Cette voie répète l’erreur fatale commise par la communauté internationale lors des accords de Munich de 1938, qui, comme on l’a découvert plus tard, n’ont pas satisfait les empiètements de l’État agresseur et ont conduit à une guerre encore plus destructrice.

      L’Ukraine n’est pas un objet, mais un État souverain touché par l’agression

      La Russie continue de mener une guerre à grande échelle contre l’Ukraine, en violation des principes fondamentaux du droit international, notamment l’interdiction de recourir à la force contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de tout État, inscrite dans la Charte des Nations Unies. Cela a été reconnu non seulement par de nombreuses décisions d’organisations internationales, mais également soutenu par la majorité des pays du monde. L’agression commise par la Fédération de Russie a déjà entraîné de nombreux crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et probablement un génocide du peuple ukrainien.

      La Cour pénale internationale (CPI) a déjà émis des mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine, Maria Lvova-Belova et d’autres hauts responsables russes. Toute négociation avec des représentants d’un État dont les dirigeants sont soupçonnés des crimes internationaux les plus graves, sans mécanismes clairs pour traduire les responsables en justice, est non seulement immorale, mais porte également atteinte au système même du droit international.

      Sans justice, il ne peut y avoir de paix durable

      La guerre entre la Russie et l’Ukraine se poursuit non seulement à cause des revendications territoriales de la Russie sur la République autonome de Crimée et sur les régions de Sébastopol, Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson, mais aussi parce que la Russie ne respecte pas systématiquement presque toutes les normes possibles du droit international. Tout « règlement » sans une justice internationale appropriée non seulement ne parviendra pas à établir une paix durable, mais renforcera également l’impunité, créant ainsi les conditions préalables à une expansion future de l’agression, à une escalade et à de nouveaux crimes. 

      La réponse insuffisante des États étrangers et des organisations internationales à l’occupation de la péninsule de Crimée et aux actions agressives dans l’est de l’Ukraine en 2014, ainsi que les nombreux crimes commis par les troupes d’occupation et l’administration de fait dans ces territoires ont instillé un sentiment d’impunité parmi les dirigeants russes. Cela a conduit à une invasion russe à grande échelle de l’Ukraine et à des atrocités de masse contre le peuple ukrainien à une échelle beaucoup plus grande. Les déclarations sur la possibilité d’un cessez-le-feu sans aborder la question de la responsabilité et des garanties de sécurité sont dangereuses. La Russie a déjà utilisé les « accords de paix » précédents pour se regrouper et se préparer à une nouvelle offensive et à une poursuite de l’agression. Depuis le début de l’agression en 2014, elle a systématiquement violé non seulement les normes du droit international, mais aussi ses propres obligations en vertu des accords signés. Il n’y a aucune raison d’espérer un quelconque changement dans son approche et de s’attendre à ce qu’elle respecte les nouveaux accords. 

      Par conséquent, toute cessation des hostilités doit être fondée sur les principes du droit international, qui devraient inclure la nécessité de demander des comptes aux responsables de crimes internationaux.

      Inadmissibilité des manipulations politiques concernant les élections en Ukraine

      Nous soulignons l’inadmissibilité de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’Ukraine. Tout « projet » qui envisage la tenue d’élections en Ukraine comme condition préalable à tout « règlement pacifique » constitue une violation flagrante de la souveraineté de l’Ukraine. Aucune force extérieure n’est habilitée à imposer des décisions politiques à l’Ukraine, en particulier dans le contexte de l’agression et de l’occupation en cours d’une partie de son territoire. En outre, des élections en temps de guerre mettront en danger la vie des électeurs, rendront impossible la participation des défenseurs ukrainiens au processus électoral et, par conséquent, remettront en question la légitimité des autorités élues de cette manière.

      Dans le cadre de ce qui précède, nous appelons :

      Les États et autres sujets de droit international doivent s’abstenir de s’engager dans des négociations sans la participation directe de l’Ukraine, en adhérant au principe « rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine ».

      D’autres organisations internationales et de défense des droits de l’homme doivent condamner de telles négociations sans la participation de l’Ukraine et exiger que les responsables de crimes internationaux soient traduits en justice.

      Les États membres de la CPI doivent garantir l’exécution des mandats d’arrêt contre les personnes responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, dont Vladimir Poutine.

      Les gouvernements des États membres de l’ONU qui adhèrent à la Charte des Nations Unies et qui souhaitent préserver les principes du droit international doivent renforcer leur soutien à l’Ukraine, seul véritable moyen de mettre fin à la guerre dans des conditions équitables, ainsi que renforcer leur pression de sanctions sur la Russie, y compris des restrictions supplémentaires sur les entreprises qui coopèrent avec le complexe militaro-industriel russe.

      Nous soulignons qu’une paix juste et durable n’est possible que par le rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ainsi que par la punition inévitable des coupables des crimes internationaux les plus graves. Toute tentative de « réconciliation » sans l’Ukraine et sans justice pour les survivants et les victimes est non seulement inacceptable, mais aussi dangereuse pour l’ensemble de l’ordre juridique international.


  • DACH 20 mars 2025 15:19

    @Pemile & JD= Le reproche souvent invoqué de la russophobie pour empêcher les critiques de la Russie de VV Poutine ! Le peur de la Russie de V V Poutine, souvent qualifiée de haine, à tort, de la Russie et des Russes, sert surtout à masquer les constats et critiques sur les dangers des ambitions russes affirmées que brandissent V V Poutine et ses soutiens.


    • DACH 20 mars 2025 15:23

      @DACH=Nous corrigeons partiellement =@Pemile & JD= Le reproche souvent invoqué de la russophobie pour empêcher les critiques de la Russie de VV Poutine ! La RUSSOPHOBIE (la peur) de la Russie de V V Poutine, souvent qualifiée de haine, à tort, de la Russie et des Russes, sert surtout à masquer les constats et les critiques sur les dangers des ambitions russes affirmées que brandissent V V Poutine et ses soutiens.


  • DACH 20 mars 2025 17:55

    «  »«  »Les détracteurs de la Russie de V V Poutine sont presque systématiquement accusés de Russophobie incontinente. Que les critiques soient fondées ou simplement d’humeurs et d’opinions, les détracteurs de la Russie de V V Poutine sont considérés comme des russophobes de tous Russes et de la Russie de toujours.

    Dans ces qualificatifs de russophobie, russophobes, ces accusateurs y projettent de la haine inconsidérée de la Russie afin de discréditer ces réactions réponses aux menaces et actions russes de V V Poutine. Ces réactions expriment le plus souvent des appréhensions et même une peur légitime vis-à-vis des propos, des ambitions, des actions russes manifestées depuis 2007. De fait, ces accusations de russophobie ne servent qu’à masquer les ambitions russes de VVP, et de tenter de faire oublier les actions protéiformes de guerres hybrides en cours menées par toutes les forces russes.«  »«  »



  • DACH 20 mars 2025 18:27

    L’origine des preuves de cette mystification que constitue la russophobie


     
     ) https://www.eurosiberia.net/p/dugin-and-the-decline-of-the-west

    =

    De plus c’est un article assez confus dans ses affirmations.....


  • DACH 21 mars 2025 17:24

    Chapoutier nous a écrit :

    @chapoutier=....

    Tolstoï. 

    tolstoi est mort en 1910 l’adn a été découverte en 1953

    comment Tolstoi aurait dit une telle phrase ?

    DACH est un gros menteur à la solde de Bruxelles et de l’OTAN=

    Notre réponse à ce censeur au service des trolls de V V Poutine. =

    Tolstoï est le VP de la Douma, interviewé plusieurs fois sur des chaînes françaises !!!! Chapoutier, vous démontrez votre ignorance qui ne sert même pas votre propagande. Heureusement que le ridicule que vous portez souvent sur vos épaules de censeur ne vous tue pas. 

    Le Tolstoï de la Douma a un lien de parenté avec ce formidable écrivain russe. Nous vous laissons le plaisir de le préciser pour au moins montrer quelque chose de valable. . 


Réagir