mercredi 2 janvier 2008 - par Yves Rosenbaum

La guerre des sexes aura-t-elle lieu ?

"Trois bombes menacent le monde : La bombe atomique, qui vient d'exploser, la bombe de l'information, qui explosera vers la fin du siècle et la bombe démographique, qui explosera au siècle prochain, et qui sera la plus terrible". Les deux premières prédictions d'Albert Einstein se sont vérifiées. Quant à la troisième, il semble que l'humanité n'en ait pas encore pris la véritable mesure.

Généralement, à l'évocation de « problème démographique », on se focalise sur les prévisions de croissance mondiale de la population. Les grandes tendances futures et les problèmes inévitables qu'ils engendreront sont connus de tous : selon l'hypothèse moyenne retenue par l'ONU en 2004, après une période de croissance jusque vers 2050 où elle atteindrait 9,1 milliards d'habitants, la population mondiale se mettrait à décroître, retrouvant en 2100 son niveau de 2006. Les prévisions de l'ONU sont cependant régulièrement revues à la baisse. Mais la tendance est là et la poussée démographique, sauf conflit mondial majeur ou nouvelle pandémie dévastatrice, inéluctable. La cohorte de difficultés qu'elle engendrera est connue : partage supplémentaire des ressources en eau, alimentaires, énergétiques et environnementales, entraînant une aggravation certaine des multiples problèmes auxquels l'humanité est déjà confrontée actuellement. Et pourtant, on aurait tort de s'arrêter à ce seul constat. Car une autre menace démographique fait lentement son apparition : la perturbation du ratio naturel entre fille et garçon. De l'ordre de 98 naissances masculines pour 100 naissances féminines, ce ratio est en effet grandement menacé par deux facteurs totalement distincts et a priori sans aucun rapport : les dérèglements biologiques et la sélection artificielle après la naissance. À cela se rajoute un troisième facteur, la sélection artificielle avant la naissance, encore sous le stade de risque potentiel mais qui, en fonction de l'utilisation qui en sera faite, pourrait dans un futur proche encore davantage aggraver les dérèglements observés.

 

La sélection artificielle après la naissance est le facteur assurément le plus médiatisé : c'est un phénomène croissant qui touche presque exclusivement l'Inde et certains pays d'Asie. Où sont passées les 90 millions de femmes qui manquent actuellement en Asie ? Elles ne sont pas nées ou bien sont mortes en bas âge, victimes d'avortements sélectifs ou d'infanticides. Cette anomalie démographique, dénoncée dès 1990 par l'économiste Amartya Sen dans la New York Review of Books, touche la Chine, l'Inde et le Pakistan, mais aussi le Bangladesh, Taïwan ou la Corée du Sud. Si l'on appliquait à l'Asie un taux de masculinité « normal » de 98 hommes pour 100 femmes - pour le calculer, les démographes prennent en compte la proportion naturelle de filles et de garçons à la naissance, les différences de mortalité infantile entre les deux sexes et le décalage d'espérance de vie entre les hommes et les femmes -, ce continent compterait 90 millions de femmes supplémentaires. La Chine et l'Inde, où ce phénomène provoque déjà des tensions, sont les pays les plus touchés. Les déséquilibres les plus extrêmes ont été enregistrés dans les Etats indiens du Pendjab et de l'Haryana où ont été recensées, en 1998-2000, 125 naissances de garçons pour 100 de filles et dans les provinces chinoises du Jiangxi et du Guangdong, en 2000, où le nombre de garçons avait atteint 138 pour 100 filles. Les causes de ce déséquilibre sont d'ordre social. En Inde, c'est se condamner à faire des économies et s'endetter parfois une vie durant pour rassembler sa dot, sans rien en retour. En Chine, la limitation des naissances a renforcé l'attractivité pour les garçons. L'héritage sera, à n'en pas douter, très lourd à porter pour les générations futures de ces pays. Car ces avortements sélectifs ne représentent pas seulement le degré ultime de violence contre les femmes, celui qui leur refuse le droit même de naître. Dans les décennies à venir, ils modifieront en profondeur le visage du continent asiatique. Dans sa fiction Le Premier Siècle après Béatrice, Amin Maalouf démontre avec réalisme le potentiel explosif, pouvant conduire à l'implosion sociale d'une région tout entière, que représente un déséquilibre dans la parité fille/garçon en faveur de ces derniers.

 

Le deuxième facteur n'a obtenu par contre jusqu'à présent que très peu, voire pas du tout d'écho médiatique. Or, deux études menées dans des circonstances totalement différentes sont arrivées à la même conclusion : certains composants chimiques semblent grandement affecter le ratio naturel entre fille et garçon à la naissance. La première, menée chez les Inuits en Russie et au Groenland par le Programme de surveillance de l'Arctique (AMAP), souligne la corrélation entre la concentration de polluants organiques persistants, dont le PCB, dans le sang des femmes enceintes et le sexe de l'enfant. Un expert de l'AMAP explique que « pour certains PCB, au-delà de 4 microgrammes/litre, on observe un renversement du sex ratio en faveur des filles. La majorité des œufs qui auraient dû être des garçons subissent un avortement spontané précoce ». Le résultat est la naissance dans certaines communautés Inuites de deux filles pour un garçon, ce qui en fait le déséquilibre le plus grand jamais observé. Son ampleur trouve partiellement son origine dans la fonction de « super-prédateurs » que les Inuits occupent dans un écosystème et une chaîne alimentaire confinés. Toutefois, cette observation ne s'arrête pas aux lointains Inuits. Le professeur gantois Nik Van Larebeke, interviewé dans le quotidien flamand Het Laatste Nieuws le mardi 22 octobre, confirme des observations similaires, mais qu'il qualifie de « phénomène européen ». Le constat est identique : certains embryons mâles n'arrivent pas à se développer complètement et meurent. Cette fragilité est selon lui en relation directe avec l'utilisation massive de certains polluants. Le scientifique pointe du doigt certains dérivés du plastique, des détergents, des pesticides et des conservateurs qui se trouvent par exemple dans les cosmétiques et les produits d'entretien, dont certains entrent dans le corps via la respiration ou la peau. À ce stade, il est encore trop tôt pour affirmer scientifiquement, avec certitude, que certains produits chimiques sont de nature à bouleverser la diversité naturelle des embryons. Le recoupement de ces deux études, couplées aux nombreuses autres qui ont déjà démontré les conséquences d'une exposition soutenue à certains produits chimiques sur le corps humain, ne laisse toutefois que peu de place au doute.

 

Le troisième facteur, la menace d'une sélection artificielle du sexe de l'enfant avant la naissance, se posera à terme à l'ensemble de l'humanité. La méthode commercialisée depuis deux ans par la société britannique DNA Worldwide, peut potentiellement aboutir à ce résultat. Le procédé est fort simple : pour la modique somme de 350 euros, les parents ont la possibilité de connaître le sexe de l'enfant dès la sixième semaine sur base de l'analyse de l'ADN d'un échantillon sanguin de la mère. Or, l'avortement est généralement autorisé entre la 12e semaine (cas de la majorité des pays européens) et la 24e semaine (cas de la Grande-Bretagne). Marcy Darnovsky, directrice adjointe du Center for Genetics and Society, résume mieux que quiconque les possibles dérives : « jamais auparavant la possibilité de choisir le sexe de l'enfant dans une optique purement sociale - c'est-à-dire parce que les parents préfèrent simplement avoir un garçon plutôt qu'une fille, ou inversement - n'avait fait l'objet d'une promotion en direction de clients potentiels dans une publication grand public. C'est pourquoi je dis que la sélection du sexe est entrée dans la culture consumériste. » En réalité, le choix « à la carte » du sexe de l'enfant représente l'acte consumériste ultime. Celui dont l'humanité pourrait ne jamais se relever si elle ne l'entoure pas d'infinies précautions.

 

Photo tirée du film Une jeunesse comme aucune autre



57 réactions


  • Marsupilami Marsupilami 2 janvier 2008 11:04

    @ L’auteur

    Très bon article très bien documenté, merci. Einstein était décidément un sacré visionnaire. Ça fait froid dans le dos...


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 13:46

      Bjr Marsu,

      Merci pour le commentaire. Einstein est et restera à jamais un homme d’exception, comme on en a peu, voire jamais eu. Et ce qui fait effectivement froid dans le dos, c’est le peu de prises qu’on a sur les trois facteurs que j’ai développé dans l’article...


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 19:42

      Bjr Arthur,

      On peut évidemment interpréter la prédiction d’Einstein de diverses manières, mais la plus plausible me semble celle des défis cruciaux auxquels l’humanité sera confrontée. Il ne sous-entend pas qu’ils lui seront fatals...

      La théorie du crash démographique que vous évoquez semble réaliste, du moins dans un premier temps. Néanmoins, l’effet est plus long que ce que vous avancez. Au Japon par exemple, le pays perd actuellement 1 million d’habitants chaque année ! Cela n’empêche pas les modèles mathématiques des démographes japonais de prédire l’extinction « naturelle » des japonais... dans 800 ans.

      http://www.aujourdhuilejapon.com/article.asp?IdArticle=1960

      La phase finale de cette théorie me paraît au demeurant fort discutable. En effet, une société qui se trouve une appartenance commune, par le biais de l’ethnie ou de la nation, réagira d’une manière ou d’une autre afin d’éviter l’extinction. L’instinct de survie est profondément ancré dans nos gênes.


    • La mouche du coche David Orbach 2 janvier 2008 20:24

      Je n’ai rien compris à l’article. smiley

      Si les asiatiques s’autorégulent en faisant moins de filles, la population va nécessairement diminuer. Il n’y aura donc pas de surpopulation mondiale. J’ai eu peur mais tout va bien, bonne année à tous. smiley


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 20:47

      @ David, alias la mouche du coche,

      Autre possibilité : grâce à la méthode mise au point par DNA Worldwide, les déséquilibres se compensent et l’humanité retrouve une harmonie naturelle dans les naissances et tout est bien qui finit bien. A se demander pourquoi l’auteur a pondu un article aussi alarmiste ...


    • pierrot123 (---.---.164.182) 2 janvier 2008 21:24

      Non, le Japon ne perd PAS un million d’habitants chaque année. Sinon, dans 50 ans (demain !) le pays aurait perdu presque la moitié de sa population.

      Merci de ne pas écrire n’importe quoi smiley)


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 21:51

      Bjr Pierrot,

      Ce sont pourtant les chiffres avancés par le journaliste du Monde. Lisez l’article en entier, je n’invente rien.

      L’article qui suit démontre que la population japonaise aura diminué de 25% d’ici 2050. On est donc assez proche des chiffres avancés par le Monde, puisque la baisse est exponentielle.

      http://www.populationdata.net/demographie/japon-baisse-population-decembre06.php


  • TetardKing (---.---.116.4) 2 janvier 2008 12:09

    Article peut être intéressant, mais fortement décrédibilisé par une erreur constamment reprise : le ratio garcon / filles n’est PAS de 95 garçons pour 100 filles. Il serait plutôt inverse :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_masculinit%C3%A9


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 13:27

      Merci pour ce rectificatif, c’est une erreur impardonnable de ma part smiley , après vérification, il semble que le ratio naturel de masculinité soit effectivement de 105 pour 100, ce qui est confirmé entre autres sur cet excellent lien sur les aspects démographiques :

      http://michel.louis.levy.free.fr/blog/index.php?2004/12/19/9-glossaire-de-demographie

      Et deux petites précisions, le chiffre erroné dans l’article est de 98 et non 95. Enfin, les dérèglements que j’ai décrit le sont toujours - et largement - même par rapport au « vrai » ratio de masculinité de 105 ...


  • Ceri Ceri 2 janvier 2008 12:50

    En Inde la pénurie de filles a aussi donné lieu à des véritables rapts dans les villages pauvres, parce que beaucoup d’hommes restent célibataires jusqu’à 40 ans faute de femmes.

    par contre ce qui est vraiment grave, c’est que nous devenons des OGM, à force d’etre empoisonnés par les produits chimiques (que REACH ne va bien sur pas empecher, obéissant ainsi aux injonctions de boites comme BASF et Monsanto)

    Et le mieux, c’est que le temps de prouver cela avec études à l’appui portant sur plusieurs années, on sera déjà passés un cran au dessus, et peut être qu’on aura si bien muté qu’on sera carrément stériles.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 13:43

      Bjr Ceri,

      J’ai failli évoquer le cas de REACH pour finalement me concentrer sur le sujet principal. Il est évident que REACH ne fournira pas de réponses à cette problématique, de par les lourdeurs administratives qu’il impose.

      Et au sujet de la stérilité croissante constatée dans nombre de pays occidentaux (techniquement, on préfère parler de diminution de la production de spermtozoïdes produits), un spécialiste de la question, le professeur Alfred Spira confirmait le probable rapport entre exposition à certains produits chimiques et diminution de la production de spermatozoïde. Il s’exprimait ainsi dans le Monde 2 du 7 avril 2007 :

      « Avec la directive REACH, ce sont les capacités perturbatrices de 30.000 substances qui vont être étudiées. Les cas échéant, leur usgae pourrait être limité. Dans l’absolu, ce n’est pas suffisant. Il faudrait les étudier toutes. Il s’agit d’un compromis face à l’industrie chimique, qui sait faire pression sur les équipes de recherche... »

      En bref, que ce soit au sujet des dérèglements du ratio de masculinité ou du déclin de la production de spermatozoïdes, nous ne disposons pas des armes nécessaires pour réagir auss vite que nous le voudrions. Malheureusement.


    • Marc Bruxman 6 janvier 2008 18:31

      Non tu ne deviens pas un OGM. Les produits chimiques ne modifient pas ton génome à la base. Tout au plus sur le long terme peuvent ils provoquer des mutations.

      Après oui il est fort probable que des humains OGM apparaissent dans certains pays suite à une politique d’eugénisme déclaré par un fou ou plus probablement à un désir des parents couplé à une pression commerciale et sociale très forte.

      En effet, quand on voit ce qui se passe aux Etats-Unis ou des filles se font refaire les seins dès quelles en ont l’age juste parce qu’il y a une pression sociale très forte (Bien oui la fille qui est la seule de la ville a ne pas avoir un corps parfait est forcément moins désirable), on ne peut que s’empécher de penser que le premier industriel qui proposera « des seins OGM » aura malheureusement du succès. On risque donc de ne pas avoir besoin d’un Adolphe 2 pour en arriver la. Une fois de plus, Huxley et son « meilleur des mondes » aura été le grand visionnaire du XXème siècle.

      On pourra difficilement aller contre. Espérons en tout cas que l’OGM qui améliore le cerveau ait autant de succès que celui qui améliore les seins ou les pectoraux sinon on risque de sombrer dans une version réelle du film Idiocracy.


    • Marc Bruxman 6 janvier 2008 18:38

      Il ne faut pas être trop pessimiste pour la bombe démographique même si elle est réelle. Elle se corrigera d’elle même qu’on le veuille ou non.

      Si la population grandit trop, il y aura des guerres et des famines ce qui réglera le problème. Si au contraire les restrictions des naissances deviennent un problème elles se retrouveront encouragées d’elles mêmes car les gens seront alors encouragés à faire plus d’enfants.

      Même si les prévisions d’Einstein sont en terme de dates et d’effet frappantes, la bombe atomique me fait beaucoup plus peur que la bombe démographique car autant la premiére pourrait détruire toute vie sur terre et la seconde ne fera que le malheur des hommes pour un certain temps.

      Quand à la bombe informationelle, la encore, elle se contente d’être source de changements sociaux très importants et actuellement à l’oeuvre. Il est très difficile de prédire ce qui va en sortir même si je pencherai personellement pour une disparition à terme des états nations tels que nous les connaissons à la faveur d’un système beaucoup plus individualiste et libéral couplé à un renforcement de l’importance des gouvernements locaux (mairie).


  • stephanemot stephanemot 2 janvier 2008 13:15

    Bonjour Yves,

    Les déséquilibres en terme de sex ratio s’amplifient en Asie, où l’on assiste déjà à de nouvelles formes de trafic. Les paysans coréens « importent » des épouses d’Asie du Sud Est dans des proportions suffisamment significatives pour que les impacts sociaux et culturels se fassent sentir dans un pays peu habitué à gérer des minorités ethniques.

    Des femmes déracinées, des enfants privés d’identité, des langues maternelles abandonnées... même si les décalages de sex ratio ne se traduisent pas toujours par des guerres, ils finissent par se payer à un moment ou un autre.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 13:33

      Merci Stephane pour cet excellente rajoute. Je te suggère vivement la lecture du « premier siècle après Béatrice » d’Amin Malouf : les trafics, voire les rapts de femmes sont la phase préalable à l’implosion sociale qu’il décrit ultérieurement. Concernant ce sujet, on peut dire qu’Amin Malouf a été aussi visionnaire qu’Einstein.


  • Spookimouk 2 janvier 2008 13:43

    Trés bon article. Merci à l’auteur.


  • Le péripate 2 janvier 2008 13:49

    Avez vous assez insisté sur le fait que les pronostics du type de ceux d’Eisntein se révèlent aujourd’hui complétement erronés, et que ce qui guette à long terme l’humanité, c’est bien le déclin démographique. Et en premier lieu du fait de la transition démographique, une des composantes de la modernité.

    Il n’y aura pas d’explosion démographique, sinon que localement, transitoirement, par inertie, mais implosion démographique.

    Il est vrai qu’il est extrèment difficile d’imaginer des conditions qui permettraient un équilibre.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 14:08

      Bjr,

      Je pense avoir mentionné dans l’article : « après une période de croissance jusque vers 2050 où elle atteindrait 9,1 milliards d’habitants, la population mondiale se mettrait à décroître, retrouvant en 2100 son niveau de 2006 ». Ce qui signifie que le défi démographique « global » posera problèmes à de nombreuses générations. Je pense que vous vous trompez en estimant que le pronostic d’Einstien est complètement erronné. Pour le moment, il a parfaitement vu juste. Et si vous regardez de près tous les instabilités croissantes d’un bout à l’autre de la planète, vous y retrouverez presque toujours la poussée démographique en filigrane. Le défi démographique sera de plus en plus perceptible dans les années qui viennent pour des raisons que j’ai également mentionné brièvement dans le début de l’article. Cordialement.


    • Le péripate 2 janvier 2008 21:20

      Je persiste. Vous ne vous êtes pas demandé pourquoi les projections sont régulièrement revues à la baisse. C’est bien d’avoir attiré l’attention sur le génocide des filles en Inde et en Chine. Mais la raison majeure de la diminution (et non pas de la stabilisation) de la population mondiale à partir de 2050, c’est ce que les démographes appellent la transition démographique, phénomène majeur dont vous ne soufflez mot. Mais, c’est bien sûr hors sujet si votre article se limite aux épiphénomènes indien et chinois (tout de même préoccupant, je vous l’accorde).

      Pour le dire autrement, vous traitez de deux phénomènes distincts, l’un sociétal, l’autre écologique, et vous les percevez comme menace, mais vous faites l’impasse sur l’énorme vague de fond de la transition démographique, ce qui m’est proprement incompréhensible. C’est comme si vous discutiez d’un ulcère et d’une entorse à propos d’un malade atteint d’un cancer généralisé.......


    • Le péripate 2 janvier 2008 21:22

      Ce que vous n’avez pas perçu, c’est qu’une diminution peut, tout autant qu’une croissance, être de nature exponentielle.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 22:10

      Permettez-moi de persister aussi smiley

      J’ai très bien saisi le caractère exponentiel d’une croissance ou décroissance démographique. La transition démographique ne m’est pas inconnue non plus, et encore moins depuis que j’ai lu l’ouvrage d’Emmanuel Todd, « Après l’empire, Essai sur la décomposition du système américain ». Mais elle ne s’applique pas à toute la planète. Certains pays sont en déclin démographique, d’autres en phase transitoire, d’autres enfin toujours en pleine croissance. Les statistiques globales de l’ONU montrent une tendance à l’accroissement démographique global jusque vers 2050. Prétendre que cela peut arriver un peu plus tôt ou plus tard, c’est de la contorsion intellectuelle, la tendance de fonds est là : une population mondiale qui globalement, augmentera encore pendant de nombreuses années avant de décroître.

      Au demeurant, loin de moi l’idée de botter en touche un sujet qui me passionne et sur lequel les échanges à la fois courtois et enrichissants. Mais ce débat ne concerne que l’introduction de l’article, pas le fonds du sujet que j’ai abordé.


  • JL JL 2 janvier 2008 14:03

    Article qui pose une question majeure et qui pourrait-être encore plus grave que ne veut bien le dire l’auteur. Le cas des inuits est inquétant en effet. Il existe d’autres observations qui vont dans le même sens.

    Puisque l’on parle tabac ces jours-ci, j’ai trouvé intéressant ce lien :

    http://www.gyneweb.fr/Sources/obstetrique/nl0206.htm

    « ... sex ratio à 1,223 (franchement plus de garçons que de filles) en l’absence de tabagisme sex ratio non modifié en cas de tabagisme maternel sex ratio à 0,984 en cas de tabagisme masculin isolé sex ratio à 0,823 (moins de garçons que de filles) pour une consommation de plus de 20 cigarettes par jour par les deux parents ... »

    Vaut ce que ça vaut ...

    Bonne année.


  • Sébastien Sébastien 2 janvier 2008 14:12

    Le 3eme facteur que vous decrivez est hallucinant. C’est une forme d’eugenisme institutionnalise, legal. Ca fait froid dans le dos.


  • Adama Adama 2 janvier 2008 14:52

    En tout cas, elles sont belles nos soldates israéliennes ! smiley

    Bon article au passage.


    • Marsupilami Marsupilami 2 janvier 2008 16:36

      @ Adama

      J’allais demander à Yves le pourquoi du choix de cette photo qui me disait quelque chose. En fait, elle illustrait un article de Courrier International de l’année dernière, et il s’agit effectivement de soldates israéliennes. Qui a fait le choix de cette photo et pourquoi ?


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 16:45

      @ Adama

      J’opine ... smiley

      @ Marsu

      Je n’ai soumis aucune photo attenant à mon article, cette photo a été insérée - sans doute par le comité rédacteur - en plus pour illustrer le thème de l’article. En fait, il y a eu deux autres essais, celle avec les soldates étant la troisième. Mais je tiens à préciser que je suis totalement étranger au choix des différentes illustrations.


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 2 janvier 2008 14:58

    Yves

    Article fort bien documenté et de grande actualité, petite erreur corrigée par les soins d’un lecteur attentif, réactions et commentaires mesurés, voilà qui rehausse la qualité des débats et des échanges sur Agoravox. Puisse Agoravox s’inspirer en 2008 d’un article comme le vôtre pour susciter un forum d’une grande qualité. J’ai repris plaisir ce matin à vous lire et à lire tous les commentaires. Merci.

    Pierre R.

    (Montréal - Québec)


  • Internaute (---.---.73.68) 2 janvier 2008 15:06

    La nature prend toujours sa revanche. Ceux qui veulent jouer avec la démographie ne crée souvent que des catastrophes. En France il y en a même qui s’imaginent qu’en faisant venir des millions d’africains on assurera un avenir radieux à nos enfants. En Chine, le principal problème n’est pas le ratio garçon-fille mais bien plus les conséquences de la loi sur l’enfant unique. A une époque où la Chine n’arrivait pas à nourrir ses habitants cela pouvait sembler une solution. Aujourd’hui la Chine est peuplée de vieux croutons qui vont devenir une charge insupportable pour les jeunes. Peut-être passeront-ils à l’abattage des vieux aprés avoir essayé celui des nouveaux-nés.

    La chute démographique n’est pas une catastrophe, n’est pas non plus une récession. C’est au contraire une chance inouïe, une opportunité pour ceux qui regardent un peu plus loin que leur petite retraite égoïste.


  • (---.---.213.18) 2 janvier 2008 15:11

    Bonjour et Bonne Annee a tous ! Si cela peut sauver la planete et ramener la population mondiale au quart de ce qu’elle est actuellement, j’applaudis des 2 sexes ! Si l’homme n’es pas capable de sagesse, la nature lui imposera de force et tant mieux.


  • panpan (---.---.67.93) 2 janvier 2008 16:04

    Bonjour la testostérone !!! ... S’il n’y a plus que des hommes sur terre... c’est la guerre partout. Remarquez, sur le long terme, ça fera de la place.

    P.S. Justement, je trouve cela navrant, les « soldates », belles ou moches...


  • Loule (---.---.71.116) 2 janvier 2008 16:14

    Je voudrais apporter une précision dramatique à votre excellent article : les prévisions du maximum de population sont de 12 milliards d’humain (réalisées récemment par des démographes), contrairement à ce que voudraient nous faire croire (par soucis d’être rassurants) certaines organisations, dont l’ONU.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 16:38

      La démographie est tout sauf une science exacte dès lors qu’il s’agit de faire des estimations futures. Raison pour laquelle les prédicitions de l’ONU changent régulièrement. Pour votre info, les démographes de l’ONU travaillent dans une petite division du « Department of Economic and Social Affairs ». Il est possible que leurs résultats soient « orientés », je n’en ai sincèrement pas la moindre idée. Ce dont je suis sûr par contre, c’est que l’estimation que vous avancez est largement supérieure à la leur ! Auriez-vous une source à me suggérer ?

      Cordialement


  • Loule (---.---.71.116) 2 janvier 2008 16:24

    Je voudrais apporter une précision dramatique à votre excellent article : les prévisions du maximum de population sont de 12 milliards d’humain (réalisées récemment par des démographes), contrairement à ce que voudraient nous faire croire (par soucis d’être rassurants) certaines organisations, dont l’ONU.


  • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 17:22

    Pour ceux que le sujet a intéressé, voici un excellent article que je n’avais pas mentionné d’Isabelle Attané dans le monde diplomatique, intitulé « l’Asie manque de femmes ». Il détaille mieux que je ne l’aurais fait le premier facteur, celui de la sélection artificielle après la naissance.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2006/07/ATTANE/13601

    Il se termine de la manière suivante :

    « Si demain les hommes et les femmes pouvaient, par un moyen simple, décider du sexe de leurs enfants, certains peuples ne choisiraient que des garçons. Ils cesseraient donc de se reproduire et, à terme, disparaîtraient. Aujourd’hui tare sociale, le culte du mâle deviendrait alors suicide collectif. » On assisterait alors à l’« autogénocide des populations misogynes ».


  • eugène wermelinger (---.---.12.145) 2 janvier 2008 17:47

    Naître homme ou femme ? Pour les adeptes de la réincarnation, chaque âme l’est à tour de rôle. Cela change la donne. Les réincarnations en hommes ont démontrés leurs nuisances en terme d’agressivité et de destruction. Demain, si nous sommes une majorité féminine cela aura peut-être enfin une action bénéfique pour la survie de l’Humanité. La femme est l’avenir de l’homme. Je ne sais pas si c’est une sentence d’ Einstein.


    • TCP/IP (---.---.205.46) 4 janvier 2008 22:55

      Evitons l’angélisme féministe. Certaines femmes ne donnent pas envie de vivre dans une société à majorité féminine, et, par ailleurs, la nature aime bien les équilibres. Inutile de basculer d’un excès dans l’autre...


  • ZEN ZEN 2 janvier 2008 17:52

    @ Yves

    Merci pour cet article intéressant.Bonne année à toi.

    Je ne pense pas que l’hypothèse pessimiste formulée plus haut ait quelque chance de se produire, mais je ne suis pas démographe...


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 18:41

      Bonne année Zen ! Pour répondre à ta question, il faudrait demander à Emmanuel Todd ce qu’il en pense smiley Mon avis personnel est qu’il est impossible de faire une prédiction démographique correcte. Ce dont je suis sûr par contre, c’est que la variable « dérèglement du ratio naturel » dont je traite dans cet article n’est pas prise en compte. Je serais très curieux de voir ce qu’un démographe ferait de l’utilisation de ces données...


  • Barbe (---.---.88.227) 2 janvier 2008 17:56

    Le sujet est passionnant et l’article très bien construit et documenté. Bravo.

    Vous évoquez des facteurs naturels (pollutions), sociaux (poids des traditions, difficultés économique) ainsi que politiques (limitation, par la loi, à 1 enfant pour les couples chinois)comme causes d’un dérèglement de la natalité.

    Vous n’avez pas abordé le problème religieux qui interdit à de nombreuses femmes et hommes de pouvoir utiliser un contraceptif.

    On constate une augmentation des pratiquants, des convertis notamment dans la religion mulsumane et y compris dans les pays occidentaux (ex en france). Le principe de la laïcité pourrait être remis en cause par Sarkosy. On sait tous que la religion est un refuge quand les temps sont troublés et que le futur est menacé par des incertitutes (dérèglement du climat, instabilité politique dans des pays possedant l’arme nucléaire comme le Pakistan...)

    La religion Chrétienne interdit déjà l’avortement et pourrait très bien revenir sur la contraception si l’influence des intégristes l’emporte sur celle des modernistes.

    Il s’agit d’un phénomène planétaire qui pourrait modifier les prospectives actuelles puisqu’il concerne des milliards d’êtres humains. Imaginons un instant que la Chine, qui s’ouvre au Monde, à l’occasion d’un évolution démocratique soit touchée par le fait religieux. N’oublions pas qu’à ses frontières il y a quelques pays musulmans dont le prosélytisme est redoutable. Alors qu’il y a 40 ans on parlait encore de « péril jaune » à propos de sa démographie galopante, personne n’aurait imaginé qu’on puisse aboutir à un tel controle des naissance à l’échelle d’un pays aussi peuplé.

    Comment peut on intégrer un tel paramètre dont il est difficile de mesurer l’ampleur car il y a peu de chiffre sur l’évolution du nombre de pratiquants dans le monde. Et ce nombre va t-il augmenter, stagner ou bien régresser dans les années à venir ?

    Il s’agit d’une incertitude au même titre qu’à l’inverse, une épidémie pourrait décimer tout ou partie de la population mondiale (grippe aviaire, guerre bactériologique...) Ce n’est malheureusement pas de la science fiction !!!

    Qui vivra verra !!!


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 18:21

      Bjr barbe, merci pour votre apport.

      Je n’ai volontairement pas abordé le facteur « religion », pour la simple et bonne raison qu’il n’a aucun rapport avec les dérèglements du ratio naturel de masculinité, qui est le sujet principal de l’article. Maintenant, il y a effectivement beaucoup à dire sur le rapport entre religion et les aspects démographiques plus « traditionnels » tels que le rapport entretenu par les principales religions avec la régulation des naissances. Pour ne citer qu’un aspect parmi d’autres ...


  • Lil_Pims 2 janvier 2008 18:26

    Cela me rappelle un documentaire passe il y a quelques annees a ce sujet, en Inde. On y mentionnait une double consequence. 1) Manque cruel de femme societe viellissante etc

    mais surtout, a l’instar des elephant d’Afrique dont les defenses sont tjs plus petites a cause de la chasse faite aux males dominants et donc par extension elimination progressive des reproducteur a grandes defenses, En Asie, malgre une tradition qui veut qu’avoir une fille soit un poid pour la famille, dans certaines region et donc en particulier en Inde, il semblerait que l’effet inverse se produise.

    Puisqu’il y a de moins en moins de femme, les hommes se voient obliges d’acheter leurs epouses voire de les partager. Pcq elles sont rares, les dots sont de moins en moins utilisees. Ce qui reviendrait a grande echelle finalement, a un possible retour a l’egalite ou du moins a un re-equilibrage de la relation homme-femme...


  • Jeffbi Jeffbi 2 janvier 2008 18:50

    article intéressant au plus haut point.

    Je me demande pourtant is le débat n’est pas un peu décentré . la catastrophe démographique qui se prépare n’est pas sexuée. Les dérives de sélection sexuelle qui ont cours en Asie resteront un simple facteur aggravant mais pas le coeur du problème.

    Le problème est tout bêtement un problème de démographie et de l’adéquation des ressources et richesses a cet encombrement inéluctable. L’inflation du coût des ressources alimentaires et énergétiques va aboutir a la paupérisation du plus grand nombre et a la captation des richesses par une élite mondialisée, forcément non démocratique.

    La bombe à retardement est déjà amorcée. Qu’est ce qui pourra arrêter le compte a rebours ?? une pandémie infectieuse incontrôlable ? un désastre climatologique ? Ces perspectives, même si effrayantes, restent pourtant celles qui pourrons nous faire échapper a l’autre bien plus destructrice d’une nouvelle forme de guerre mondiale.

    Quelle forme prendra t’ elle ? Bien malin qui peut le dire mais peut être nous faut il lire l’actualité comme nous donnant des signes : multiplication des attentats kamikazes comme une forme d’expression, tribalisation, destruction et implosion progressive des structures héritées des empires coloniaux du 20 ème siècle, Russie, Afrique, Moyen Orient, Pakistan, Israël, ...

    Que cela ne nous empêche pas de vivre heureux en attendant la mort comme Desproges nous y exhortait, et ne m’empêche pas non plus de souhaiter à tous une belle année 2008.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 2 janvier 2008 21:15

      @ Jeffbi,

      Je rejoins en grande partie votre excellent résumé. Je tenais surtout à faire découvrir un aspect méconnu de la problématique démographique. Or, si on veut la percevoir dans sa globalité, les bouleversements du ratio naturel à la naissance ont leur importance, et pourraient croître dans des proportions réellement inquiétantes si on y prend pas garde dès maintenant.

      Cordialement.


    • Jean-Charles (---.---.72.24) 3 janvier 2008 12:25

      Très bel article effectivement. Mais je partage l’avis de JEFFBI sur le décentrage du débat. La question du ratio sera régulée d’une façon ou d’une autre, et apparaitra à terme n’être qu’un moyen. La vraie question est la question démographique par accroissement de la poulation mondiale, question qui doit être liée à la prochaine disparition de terres cultivables par la montée des eaux, et liée également à la montée en puissance des besoins alimentaires des pays emergents, associée à une consommation énergétique forcemment en hausse exponentielle. Cette question de la surpopulation et des transferts de poupulation à grande echelle ne peut plus être vue dans un contexte ancien ou une tribu était d’autant plus forte qu’elle avait plus d’enfants. Une vision globale est nécessaire. L’écologie elle-même ne veut pas reelement s’exprimer sur ce sujet qui est cependant la cause première des déréglements mondiaux. Elle ne parle pour l’instant qu’en terme de constat et de conséquences, et non de causes. Tout cela ne peut mener qu’à des drames, des souffrances, des catastrophes. Mais, si l’on devait chercher à diminuer la population mondiale, quels critères prendrions-nous ? qui s’arrogerait la responsabilité des choix ? au nom de quoi ? Ces questions sont tabous et ne peuvent être évoquées sans référence à notre mémoire historique ...


  • belgique heureuse (---.---.247.210) 2 janvier 2008 20:28

    Il est quand même intéressant de voir a quel point l’homme (terme générique)se prend de haut et ne fait pas confiance en la Nature ,pourtant Elle sait prendre les mesures qu’il faut ,quand une espèce ,quelle quelle soit, devient surabondante des moyens ,parfois cruels ou dur a accepter viennent réduire sa fertilité ,(le sida n’est rien d’autres qu’une maladie de la sexualité) ou la baisse de la féminité , posons nous des questions sur l’homosexualité,le premier diktat de la mère nature était bien de faire des enfants souvent contre notre gré d’ailleurs ,cette foutue attirance pour le sexe opposé n’as d’autres but que de nous faire nous reproduire comme des lapins en nous laissant croire que nous avons notre libre arbitre,eh bien on devrais être contant qu’Elle a jugé qu’on avais assez de gosse comme ça , merci . smiley


  • Toto (---.---.138.15) 3 janvier 2008 00:01

    Enfin, une nouvelle réjouissante, il y a aura bientôt moins de stupidité et d’ânerie dite sur terre puisqu’il y aura moins de personnes pour les écrires.

    De plus, il suffit d’envoyer les inuites en Inde et en chine et le ratio sera conservé.

    Merci à l’obscurantisme et à la désinformation.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 3 janvier 2008 08:29

      « il suffit d’envoyer les inuites en Inde et en chine et le ratio sera conservé. »

      La population totale des Inuit est estimée à 150.000 personnes, le nombre de femmes manquantes en Asie à 90 millions.

      « merci à l’osbcurantisme et à la désinformation »

      En la matière, vous avez fait une démonstration plus éblouissante que je n’aurais jamais pu en faire ...


  • brieli67 3 janvier 2008 03:45

    allemand suisse et scandinave

    c’est le manque de presque 1o millions de filles et de femmes sexuellement actives entre concitoyens.

    La femme germaine/scandinave est très « ouverte » aux autres cultures. Les Romains exploitaient déjà cette fibre ...

    Rarement est évoqué le matriarchat de l-Afrique Noire qui de tout temps a considéré l’homme comme ’faux-bourdon" ou guerrier-chasseur. Du sexe à profusion mais pas avec n’importe qui. Il se peut que notre socièté dérivera vers cette structure familiale.

    Quant au sex-ratio Mr Rosenbaum faites un tour en maison de retraite. Le mâle est une denrée très rare et âprement disputée.


    • tSbeNjY tSbeNjY 3 janvier 2008 13:41

      @g.f.delhomme Je crois pour ma part que tes points négatifs viennent plutôt de ton hors sujet en freestyle sur ta façon d’utiliser ton zgueg, tes fautes d’orthographe et ton style aproximatif.

      Consacre plutôt un article à ton cher Pôpaul, nous verrons alors si tes méthodes ont l’heur de plaire ou tout au moins d’éveiller l’intérêt.

      Mais avant cela, regarde juste statistiquement à quel âge arrive le premier enfant dans les différentes populations, et compare ces données au temps qu’il t’a fallu pour parvenir à l’orgasme sec, tu auras alors une partie de réponse.


    • tSbeNjY tSbeNjY 3 janvier 2008 14:49

      Ton interrogation est pertinente en soit, elle est juste déplacée dans ce contexte. Pour moi, ce que tu évoques ici de la sexualité tient plus de la recherche du plaisir que de la contraception.

      Cette maturité dans la conception de la sexualité, c.a.d. le plaisir partagé de l’acte pour l’acte, peut vite se heurter aux réalités sociologiques (place de la femme, religions, ...) du tiers monde. Je ne pense donc pas ton exemple personnel transposable aux populations concernées...

      Si tu veux poursuivre sur le sujet, je t’exhorte néanmoins à prendre le temps de rédiger un article dûmant documenté. Il intéressera sans doute nombre de tes détracteurs.


  • manusan 3 janvier 2008 13:40

    Merci à l’auteur.

    Finalement s’il y a moins de femmes dans le futur, on peut se demander si l’humanité n’est pas en train de s’autoréguler, en particulier dans les pays à forte population et densité démographique (Chine, Inde) se qui ne serait finalement pas un mal en fin de compte.

    Vous avez parlez des Inuits, le cas des japonais est intéressant aussi, avec une population comptant beaucoup plus de femmes que d’hommes.

    Vous avez aussi mentionné le PCB qui provoque des fausses couches chez pour les embryons male. Dans le milieu des télécom (dont je fais partie), une rumeur à la vie dure depuis une dizaine d’année concernant les professionels travaillant dans le hertzien (gsm, UMTS, faiseaux ...) en effet les études « non officielles » (aucune étude officielle sur la santé n’existe) de nombreux pays développés montrent une prédominance à avoir des filles. Bref attention à la proximité des antennes.

    Concernant la Chine, le médecin n’a pas le droit de dévoiler le sexe de l’enfant à l’écographie. En pratique, il s’agit surtout d’enfanticide, poussé par la pression familiale. Le sexe de l’enfant est aussi une cause de divorce et beaucoup de femme de plus de trente ans se retrouvent seule avec leur fille.

    Pour l’avenir, certain pays devront changer leur comportement vis à vis de l’homosexualité, où se retrouver avec de grave problèmes sociaux comme le commerce des femmes qu’on retrouve aujourd’hui entre l’ouest (pauvre) de la Chine et l’est (plus riche), ce commerce commence aussi à s’étendre au Vietnam (femmes moins chère pour les chinois) ce qui entraine des problèmes diplomatiques.


  • (---.---.233.76) 3 janvier 2008 16:21

    Bonjour Yves R.

    Très intéressant ton article j’en ai conservé la dernière phrase pour lancer mon commentaire et j’irai consulter ton blog après.

    .... « C’est pourquoi je dis que la sélection du sexe est entrée dans la culture consumériste. » En réalité, le choix « à la carte » du sexe de l’enfant représente l’acte consumériste ultime. Celui dont l’humanité pourrait ne jamais se relever si elle ne l’entoure pas d’infinies précautions ».......

    Je te suis d’autant mieux qu’en 1999 j’écrivait ceci :.... « En ne concevant la circulation de la monnaie que comme contre partie d’un bien ou service marchand nous poussons chacun d’entre nous à tout vendre, y compris son propre corps. Et là, je ne pense pas particulièrement à la prostitution , mais aux ventes d’organes, d’enfants, à tout ce qui peut être considéré comme le patrimoine de l’humanité, à tout ce qui peut, par sa vocation humanitaire être sorti du service marchand, c’est à dire tout ce qui permet à l’homme de vivre, et de préserver sa vie. Cela peut paraître excessif, pourtant, si nous n’y prenons garde, nous achèterons un jour le droit de vivre sur catalogue dans l’entreprise X »......

    Cela revient à se poser une question fondamentale : quelles sont les lois naturelle qui ordonnent le tout et la partie ? Une question que se pose l’humanité et à laquelle l’homme a donné Ses Réponses comme toutes celles que nous y apportons aujourd’hui, car elles ne sont que le produit de notre propre construction que nous reproduisons dans toutes nos « créations ». C’est ainsi que s’interroger sur la régulation naturelle de l’espèce humaine suscite énormément d’interrogations et l’acceptation de quelques postulats.

    Celui que, quelle que soit la méthode d’analyse la réponse est approximative.

    Je m’en explique. Je vais me servir pour l’exemple d’une étude réalisée sur une population de scarabées parue dans Science et Vie N° 112 du 01 2002. Une équipe de chercheurs, biologistes et mathématiciens ont étudié pendant six ans une centaine de scarabées. « Pour modéliser cette dynamique, ils doivent faire un choix. Soit, ils considèrent les scarabées comme un ensemble d’entités « discrètes » définies chacune par des probabilités de mortalité et de reproduction, soit, ils les voient comme un ensemble continu, dont les variations ne sont plus individuelles, mais globales. Problème : les prévisions sur la dynamique des populations peuvent être radicalement différentes selon le modèle utilisé. Leur modèle discret (individuel) produit une population régulière (cyclique) ; leur modèle continu, une dynamique chaotique... Pis encore, les variations de la population observée ne correspondent à aucun de ces deux modèles, mais un peu des deux à la fois...Les chercheurs suggèrent qu’un « mélange des deux modèles, continu et discret, sera sans doute nécessaire pour avoir une compréhension complète des systèmes de populations ». Ainsi, vu la difficulté que représente la compréhension de l’évolution d’un système simple, (évolution d’une population de cent scarabées), il est aisé d’imaginer, et c’est là le parallèle que je voulais faire, qu’avoir une idée d’une idéologie future d’un être qui pense, ne peut venir d’une étude discrète (individualiste) ou continu (collective ou holisme) du comportement des hommes, d’où, à partir de là, la nécessiter de regarder nos idéologies comme des étapes réformables.

    Une fois ceci fait nous savons que toutes les études nous donnerons des indications dont certaines prisent en considération influencent la suivante, car rien ne peut être fait sans qu’il y ai une incidence sur le Tout et certaines parties qu’il n’est jamais simple de définir sans les outils que nous « créons » pour mesurer notre activité, et bien sur ce faisant nos mesures ne sont que partielles et momentanés, mais réelles quand elles mesurent la constatation d’un écart, car la valeur que nous y donnons (le mètre, le kilo etc. n’existent que comme produit de notre imaginaire, mais sont indispensables pour disséquer nos perceptions et pénétrer nôtre monde).

    Il devient donc complexe de saisir quels sont les paramètres de la régulation humaine.

    Ainsi si les humains sélectionnent leur progéniture sous l’influence de leur environnement, ils concourent à cette régulation, si conscient qu’ils modifient leur évolution ils y renoncent, ils concourent aussi à cette régulation.

    Il faut en comprendre que nous ne maîtrisons pas le développement de l’existence mais que nous y concourons et que c’est à ce titre que nous avons une action sur elle, non comme la disposition au libre arbitre, mais comme la compréhension que nos actes d’aujourd’hui vont engager ceux de demain.

    Ceci fait que nous agissements sont toujours la satisfaction du désir exprimé, et pour rester dans ton article, si nous ne voulons pas que le choix du sexe soit un choix consumériste il faut modifier notre mode de consommation polluant car il est de fait un agent modificateur ou régulateur des naissances.

    Nous l’avons perçu parce que nous avons l’usage des « sciences », car notre production industrielle en est issue. Nous pouvons facilement comprendre qu’une espèce dont l’environnement se modifie enregistrera par ses sens cette modification et la traduira pour la répercuter. C’est ce que nous faisons quand nous mesurons une évolution, sauf que cela signifie que les événements qui la génèrent sont déjà en place et ont produit leurs effets, nous réduisant au constat et à l’action curative qui devient elle-même un agent d’évolution dont nous ne mesurerons ses effets que lorsque nous serons en mesure de les percevoir.

    Loin de se désespérer de cette situation qui fait de nous un perpétuel retardataire, il faut nous regardé comme un être capable d’utopie, mais surtout de discernement pour disposer du juste à propos, ce qui demande d’apprendre sur tout sans cesse et de s’interroger de l’intérieur en toute conscience du formatage culturel que nous portons qui distord nos analyses de ses bruits.

    Nous pouvons donc admettre que si la loi naturelle qui régit le déroulement de notre existence dans une concordance de juxtaposition d’événements aléatoires soumis aux valeurs de leurs attractions pour s’assembler, réduit notre capacité à croître, c’est que face à un environnement peut propice à sa prolifération les événement régressifs que nous avons généré s’assemblent.

    Il nous appartient donc de les interpréter et c’est là que se situe la problématique qui n’échappe pas au modèle que je viens de décrire, est-ce seulement nos désirs instinctifs « égogilisés » (culture de l’ego) que nous allons laisser parler et qui nous conduisent à la régression des naissances ou bien est-ce nos instincts cultivés (éduqué et instruit) qui vont nous dicter la révision de notre monde industriel pour glisser vers une décroissances sélective moins polluante afin que les lois naturelles de notre sélection perçoivent le changement environnemental propice au développement des naissances.

    Nous n’allons pas dans cette voie il faut donc s’attendre à ce qui se met en place événements après événements, une prolifération de désirs exacerbés de possessions ostentatoires qui conduirons ceux qui les ont produit à périr sous leurs propres déchets, remplacé par une masse d’ignorants consommateurs incapable de générer autre chose que ce qui les tue pour disposer d’une monnaie empoisonnée, car ils sont incapable de le percevoir, soumis en permanence au marketing destructeur de morale et d’existence « civisilationnelle », car dans les sciences qui caractérise cette civilisation naît du matérialisme, ils n’en retiennent que ce qui produit du fric.

    Modifier cela revient à donner la parole au « spiritualisme » clivage ancestral. Nous avons quasiment marginalisé la philo et la pensée complexe (idéologie) dans notre monde marchand, et nous nous apprêtons à les faire disparaître des universités.

    Qui donc dans une pensée duale et linéaire peut faire le lien sur les conséquences de cette marginalisation alors qu’il est direct, mais pas le produit d’une analyse rationnelle. L’absence de philosophie limite le champ des possibles et grippe la réflexion extra sensorielle sans limite, pour la contenir dans une logique économique matheuse réductrice puisque linéaire (sauf en quantique), et l’idéologie est la part de l’espérance indispensable face à l’incertitude, ce qui pousse à croire dans l’avenir.

    Si ces deux facteurs sont absents d’une société complexe ils augmentent le stress néfaste et offre un terrain biologique favorable aux nuisances environnementales.

    La richesse ne donne pas forcément une sensation de bien être même si elle y concourt. Si tel était le cas dans les pays riches nous devrions proliférer or c’est l’inverse. Il faut donc en tirer une conséquence même si elle sera orpheline de ce qu’elle n’a pu encore saisir.

    Merci pour ton article.

    Cordialement.


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 3 janvier 2008 17:19

      Merci pour ce commentaire aussi long qu’instructif. L’étude des scarabées offre un parallèle intéressant avec la dualité inhérente à tout groupement d’invidus ; la lutte entre l’intérêt global et les multiples interactions d’égos. On retrouve cet affrontement partout et de tout temps. La tendance actuelle, à l’image par exemple de la finance, est un délitement du collectif au profit de l’individuel. L’évolution du ratio de masculinité que j’ai décrit en est une autre illustration, du moins pour les deux derniers facteurs.


  • Christoff_M Christoff_M 4 janvier 2008 01:54

    En dehors de tout cela, le mythe de l’égalité des sexes, du modernisme, de l’évolution, amènent petit à petit une guerre entre les sexes et la notion d’argent omniprésente partout...

    A quand la rencontre possible uniquement par internet ou réseaux divers, et bientot passage obligé par des coachs ou des thérapeutes ou mieux des charlatants professeurs de séduction !! Vu le succès de meetic et d’autres équivalents, il y a de quoi se faire du soucis... à l’image du marché de l’emploi qui bascule dans l’abstrait, sur le net, ou les agences privées, l’interim et les coachs prospèrent...

    On est en train de marketter les rencontres, d’exploiter les coeurs solitaires, de faire rentrer le monde de la gestion et du business dans les relations entre femmes et hommes, en calculant sans sentiments, une entreprise comme meetic gère ses abonnés comme des abonnés au cable ou au tel avec un ciblage, une offre, un pannel de candidates qui en général ne correspondent pas à la demande...

    Mais le principal c’est de faire cracher l’isolé en lui donnant l’impression qu’il s’ouvre ou qu’il progresse, le seul interet des créateurs de ce genre de sites de rencontre étant de ramasser l’oseille, d’etre cotés en bourse, quitte à exploiter la faiblesse, l’isolement et la misère humaine de gens perdus, sans repères...

    Bizarrement sur ce genre de sites, il y a des hotesses et des prostituées alors que les gérants peu scrupuleux vous disent le contraire !! à bon entendeur salut et bonne nuit !!


  • Christoff_M Christoff_M 6 janvier 2008 02:00

    la guerre des sexes est la dernière phase apres la déculturation, la rupture avec ses racines, la pression et l’instauration du travail précaire, la malbouffe...

    l’instauration de psys et de coachs qui infantilisent les gens... les jt anedotiques et catastrophiiques... la psychose de la crise et de la guerre, le chomage entretenu...

    il ne restait plus qu’a démolir l’amour, à le marchandiser et à supprimer le dernier rempart de vie privée et d’intimité, pour déméduler le quidam moyen et en faire un robot hyperproductif et motivé qui ne réagit plus qu’aux chiffres et qui ne bande plus pour les hommes tellement son esprit est accaparé par les soucis !! ah oui j’oubliais les caméras de surveillance les forces de l’ordre, si bien que l’on a l’impression d’aller bosser dans un pays en guerre..

    Stress, tension et guerre dans les couples, et si ça ne va pas allez courir, suivez un psy, faites du sport, prenez des pillules euphorisantes vitaminées... et courrez à nouveau, sinon vous etes............ vieux !!

    J’ai forcé un peu le trait, mais il faut relire Huxley ou Orwell, c’est édifiant !! il y avait eu un bref sursaut dans les années 90, ave cdes adapt au cinéma, depuis plus rien, à part le rabachage sur les vilains nazis bien identifiés ou les méchants dans les films sur le vietnam, loins de la réalité, on a eu droit pendant dix ans à Schwarzie uber alles ou Rambo pour nous vendre la guerre du Golfe ; maintenant c’est pire la manoeuvre est plus insidieuse dans les médias, dans la pub, on fait de la communication sur l’écologie, le bien etre, beaucoup de démagogie pour pas grand chose dans les faits !! a part de nouvelles taxes !! les non dindons auront compris....

    Et surtout si vous ne courrez plus, vous travaillez moins, vous ne baisez plus allez voir tout de suite votre medecin votre psy, réactivez vous, je ne parle pas des comeurs !! vous etes un boulet, une charge insupportable pour la société, allez tout de suite vous faire « traiter »...


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