mercredi 13 août 2014 - par Marc Bruxman

Le revenu universel est inévitable

Tout dans notre société est basé sur le travail. La révolution industrielle a rendu nécéssaire le fait d'ériger le travail en valeur. De fait, le travail est inconsciemment devenu la valeur première de la société. Le pire qui peut arriver à un individu est d'être "chomeur". On tolère la réussite à condition qu'elle soit basée sur un "dur travail". Inversement on n'aime pas la réussite facile d'un individu quand bien même celui-ci a du talent. Au XXIème siècle notre société va devoir se débarasser de la valeur travail et la remplacer par la valeur connaissance. Une révolution qui nécéssite l'adoption d'un revenu universel.

La société post-industrielle est différente. En favorisant un renouvellement technologique continu et extrême, elle ne permettra plus jamais à tous de travailler. Ceci devrait déja être apparent au travers de nos taux de chomages qui ne sont en réalité que peu liés à la crise. Les révolutions liées à l'informatique et l'internet ont permis d'énormes gains de productivité. Ces révolutions n'ont pas supprimé les emplois les plus bas de gamme mais ont au contraire détruit des emplois intermédiaire (secrétariat, employé administratif). Elles ont créé inversement des emplois très qualifiés en nombre important mais négligeable en rapport de ce qui a été détruit.

Toutes les études économiques constatent ainsi une polarisation des emplois. D'un coté les emplois "bas de gamme" ne nécéssitant quasiment aucune qualification et de l'autre des emplois très qualifiés. Les emplois intermédiaires nécéssitant une petite qualiffication intellectuelle mais pas très importante sont eux détruits à grande vitesse. La société ne parvient pas à s'adapter à cette donne.

Les emplois bas de gamme ont été paradoxalement protégés pour de nombreuses raisons :

  • Leur faible coût comparé au coût d'automatisation (ménage).
  • Leur délocalisabilité.
  • Un frein politique à la mise en place. (Caisses réelement automatiques et sans scanner, échange de documents informatisés lisibles et non de vulgaires PDF).

Ceci est en train de changer pour de nombreuses raisons. La premiére étant la baisse de coûts de certaines technologies qui rend certains remplacements envisageables. La seconde est la relocalisation de l'activité en occident suite à la hausse des coûts en asie. Parfois l'automatisation a lieu en asie comme c'est le cas en ce moment chez Foxconn. C'est le cas pour les activités très polluantes (électronique). Cette relocalisation s'accompagne d'une automatisation énorme qui fait que l'usine relocalisée crée très peu d'emplois. Les freins politiques quant à eux finiront par céder.

Voici les emplois qui vont disparaitre en quasi totalité :

  • Facteur / Employé des postes
  • Saisie informatique que ce soit lié à la comptabilité ou à d'autres activités.
  • Caissière de supermarché.
  • Femme de ménage (des premières générations de robots sont déja disponibles, ils vont s'améliorer).
  • Des centaines de milliers d'emplois dans le commerce de proximité. (e-Commerce).
  • Convoyeurs de fonds : Le remplacement des billets par un support sous forme de carte à puce est techniquement possible et fiable.
  • Employés administratif que ce soit au secrétariat ou au contrôle de gestion. La plupart de ces activités vont pouvoir être en grande partie automatisées.
  • Chauffeur routier : Si les techniques développées par Google autour de la Google Car tiennent leur promesses nous auront des voitures à conduite entiérement automatique d'ici à 2020. Le fait de supprimer le besoin bien humain de "pause" en fait une killer-app pour le transport de personnes ou de marchandises.
  • Militaire : La plupart des missions de combat sont aujourd'hui mieux accomplies par des drones ou des robots que par des humains. Cette tendance va s'amplifier.

Le progrès technique crée bien sur de nouvelles activités et de nouveaux emplois. Mais les employés de google et de facebook tiendraient tous rassemblés à l'intérieur de Bercy là où les anciennes activités industrielles créaient des emplois par centaines de milliers lorsqu'il s'agissait d'inonder le monde.

Même en élevant le niveau de l'éducation et en y incluant des cours d'algorithmique et de programmation dès le primaire (ce qui reste une nécéssité absolue, ne pas connaitre les bases de la programmation est aujoutd'hui aussi grave que de ne pas savoir compter), il ne sera pas possible d'offrir du travail à l'intégralité de la population. En réalité il est même fort probable que le taux de chômage se mette à avoisiner les 50% dans les 30 années à venir. C'est un changement radical qu'il est nécéssaire d'anticiper afin que la société puisse s'y adapter.

Refuser le progrès technique n'est pas une option valable. Cette option a été choisie par la Chine à une époque où elle dominait le monde et où ses élites n'ont pas voulu d'un embryon de capitalisme naissant (ce fut bien avant notre révolution industrielle). Alors que ses marins avaient exploré une bonne partie du sud est asiatique toutes les expéditions maritimes ont vu leur financement stoppé. Le résultat c'est que ce sont les européens qui ont dominé le monde pour les siècles suivants. Le XXème siècle a ainsi été particuliérement humiliant pour ce grand pays.

Vers la fin de la valeur travail

Dans une telle société, il va être nécéssaire de maintenir la paix civile :

Ceci nécéssite plusieurs choses :

  • D'une part de verser des allocations monétaires à ceux qui sans cela n'auront aucun moyen de subsistance. Ces allocations devront permettre de satisfaire aux besoins primaires afin d'éviter une hausse de la délinquance trop importante. Elles devront également permettre aux inactifs de s'occuper dans des activités "non marchandes".
  • D'autre part de ne pas énerver ceux qui vont payer pour les gens qui touchent des allocations. Ceci nécéssite donc qu'ils puissent avoir un revenu nettement supérieur à ceux qui ne travaillent pas. Et ceci nécéssite d'abandonner le recours à la valeur travail. Nous verrons plus loin par quoi la remplacer.

Des formes d'allocations destinées aux inactifs existent déja : chomage, rsa, retraite, ... Elles ont déja été acceptées dans la plupart des pays développés mais ont plusieurs défauts :

  • La situation d'inactivité étant vu comme une "tare" (le travail est une valeur) ceux qui les percoivent sont stigmatisés. Ceci est souhaitable dans une société ou le plein emploi est possible. Dans une société ou le taux de chomage structurel risque d'avoisiner les 50% ceci n'est pas tenable.
  • Du fait de l'existence d'emplois peu qualifiés, de nombreuses personnes qui ne travaillent pas gagnent autant que ceux qui travaillent. Ceci crée un fort sentiment d'injustice.

La seule possibilité consiste ne l'instauration d'un dividende universel :

  • Des taxes sont collectées sur toutes les activités productives ainsi que sur les revenus.
  • Ces taxes sont divisées par le nombre d'habitant et redistribuées sans autres formes de traitement. (Dividende universel).

Le DU est efficace si :

  • La personne qui ne travaille pas voit ses besoins essentiels couverts et peut se consacrer à des activités associatives non marchandes.
  • La personne qui travaille cumule son revenu du travail et son dividende universel. De sorte, elle n'a pas à se plaindre de l'assistanat, elle est assistée tout autant que quelqu'un qui ne travailles pas.

Ce dividende universel viendrait bien sur en remplacement :

  • De la retraite : Le montant distribué permet de vivre. Les personnes qui travaillent pourront placer tout ou partie de leur DU pour se constituer une retraite.
  • Des allocations chomages et du RSA : Le chomeur vit sur son DU, libre à lui d'économiser en période d'emploi le montant de son DU pour se faire un filet de protection sociale. 
  • Des aides de la CAF et allocations logement.

L'objectif n'étant pas de réduire nécéssairement le montant de la redistribution mais au contraire d'assurer le DU le plus élevé possible sans nuire à la compétitivité des entreprises. Le fait de remplacer les aides traditionelles indexées sur le revenu par un DU contribue à rendre la société plus égalitaire :

  • Tout le monde est assuré d'un revenu minimum.
  • Ceux qui gagnent bien leur vie doivent épargner par eux mêmes pour avoir un bon revenu lors de leur retraite ou période de chômage. Dès lors ils ne pourront pas tout dépenser. L'état ne dépensera pas un centime de plus pour leur retraite que ce qu'il paye pour la retraite d'un ouvrier. Pourtant ils auront cotisé d'avantage. L'indice de gini des pays utilisant le DU va donc diminuer.


Parlons compétitivité

Puisque l'on parles de compétitivité, il faut prendre en compte :

  • Que le dividende universel doit être redistribué de maniére égale et sans traitement. Contrairement aux aides sociales actuelles il ne nécéssite donc aucune administration. Il coûte donc très peu cher.
  • Il est simple et facilement compréhensible. L'état n'a plus à communiquer et à payer des assistantes sociales pour que les gens connaissent leurs droits.
  • Le DU ne nécéssite que peu de contrôle. On peut imaginer tout au plus l'utilisation d'une empreinte génétique pour identifier le porteur. Ainsi, il sera quasi impossible de frauder.

Le DU permet donc d'offrir un haut niveau de redistribution des richesses sans que cette redistribution ne coûte cher à l'état. En étant plus lisible, il offre aux citoyens une sécurité financière plus importante que les dispositifs actuels. Là où certains craignent de ne pas recevoir leur aide de la CAF à temps car il manque un document, le DU tombe tous les mois à date fixe sans qu'il n'y ait de document à fournir ni de risque de trop perçu. Cette sécurisartion est importante pour la confiance des consommateurs.

Parlons financement

A partir du moment où l'argent liquide est devenu électronique (ce qui est déja techniquement faisable), il est possible de mettre en place une taxe sur tout mouvement d'argent (analogue à la taxe tobin) qui financera le dispositif sans pour autant être couteuse à collecter, puisque sa collecte pourra être automatisée à 100%. Ainsi, le financement du DU ne reposera pas que sur le travail, tout mouvement d'argent dans la société, y compris ce que l'on appelait du travail "au noir" contribuera à financer le DU. Il n'y aura donc plus lieu de contrôler le travail, la rémunération sera automatiquement taxée. Il n'y aura également plus lieu de remplir une déclaration d'impôts, toutes les taxes pourront de manière automatique être collectées. Ainsi, les entreprises verront leurs frais allégés car elles n'auront plus besoin de passer du temps à remplir des papiers et à s'assurer d'être en règle.
En clair, la méthode de financement du DU permet à son tour aux enrtreprises d'améliorer leur compétitivité.

Des méthodes de financement additionelles peuvent également être recherchées si le montant du DU n'est pas suffisant et notamment une taxation plus importante lors des successions (à l'exception de l'outil de travail qui doit pouvoir être transmis avec une franchise totale de taxe). 

Le but est d'arriver à un financement qui permette :

  • De se loger a minima. (pas dans le luxe mais ne pas être SDF).
  • De se nourrir a minima mais sans sauter de repas. (On ne parles pas ici de manger bio)

Atteindre ces besoins primaires est important car le coût de la gestion d'un SDF par l'état est très important. De même, l'insécurité vis à vis du logement et de la nourriture est une source importante de délinquance. Plutôt que de dépenser plus en police et en justice (des budgets importants), le mieux est encore de prévenir. Couplé à la légalisation des drogues et de la prostitution, une telle mesure permettrait de diminuer le cout du maintient de l'ordre. Au final, une réaffectation du budget de la police vers le DU est donc largement productive.

 

Et la valeur travail ?

Tout ceci est bien mais bute sur la valeur "travail". Toute société a besoin de valeurs et la nôtre est fondée sur le travail depuis le XIXème siècle. Une valeur qui convenait à la société industrielle.

Au XXIème siècle, le travail va être réservé aux gens qui possèdent une compétence particulière qu'elle soit intellectuelle, physique ou manuelle.

Néanmoins certaines compétences pourront être valorisées dans le cadre d'échanges non marchands. Le fait d'avoir un DU élevé permettra justement de favoriser ces échanges non marchands qui créent une vraie richesse pour la société même si les statistiques du PIB ne les mesurent pas.

La compétence peut donc bien être la nouvelle valeur du XXIème siècle, celle qui permet justement de faire partie des privilégiés qui ont un travail. Un lien avec la compétence, la connaissance et le savoir faire, des valeurs positives qui poussent à l'éducation.

Comment réussir ce changement

Pour réussir ce changement la gauche comme la droite doivent changer leur logiciel. Le DU doit être vu comme une source d'égalité : chaque citoyen part avec une chance identique et touchera le même revenu de base. Ce revenu de base permettra la satisfaction des besoins primaires. Même si elle ne les satisfera pas tous. En couplant ce système avec une collecte de l'impôt proportionelle au flux d'argent échangés (qui viendrait en remplacement des cotisations salariales) on crée aussi un moyen de réduire les inégalités et de fournir une réelle justice sociale. Paradoxalement en ne fondant plus la société sur la valeur travail, on revalorise celui-ci. Là où dans la société actuelle, le RSAiste risque de ne pas gagner plus en travaillant, avec un DU il y aura un réel intérêt pour lui à travailler.

Il faut enfin dans le même temps cesser de favoriser l'emploi dans nos politiques économiques. La technologie détruit de l'emploi et continuera d'en détruire. Il faut favoriser cette richesse afin de collecter plus d'argent.

Et bien sur, investir le maximum dans l'éducation tout en donnant aux élèves le goût de l'innovation et de la disruption (ce qui implique l'exact inverse qu'une structure hiérarchique ou le respect des règles est la norme).



121 réactions


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 août 2014 09:26


    Depuis la fin des Trente Glorieuses, vers 1975, soit depuis 39 ans, nous avons dû nous accommoder du chômage massif.
    Il serait peut-être enfin temps de remettre en question notre paradigme sur le « Plein-Emploi » qui est devenu une sorte d’Arlésienne...
    Sans doute faut-il adopter un nouveau paradigme en la matière qui éradiquerait définitivement le concept même de chômage.

    ¿ Et si les Français(es) adoptaient un 
    paradigme SOCIO-ÉCONOMIQUE réellement innovant et véritablement progressiste ?

    Cependant, a
    u
    Revenu de Base financé par la Fiscalité, sans Refondation du Capitalisme
    on peut préférer le
    Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme

    ​​
    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    Lire, SVP :
    Refondation du Capitalisme & Dividende Universel
    ou/et
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf

    RÉSUMÉ :

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
    Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
    Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto,éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
    II.1)
    À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
    II.2)
    a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
    b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans plus jamais être accusés d’exploiter qui que ce soit.
    II.3)
    Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).
    ​On n’ose imaginer que l’Humanité serait si stupide pour se lancer dans cette dernière voie suicidaire ! ! !​



  • César Castique César Castique 13 août 2014 09:59

    « ...peut se consacrer à des activités associatives non marchandes. »


    Est-ce que le service militaire (obligatoire) sera inclus dans les activités associatives non marchandes, parce que, cette fois, il faudra les repousser les armes à la main, les multitudes de millions de ressortissants des pays inféconds de la planète, dont la motivation migratoire sera centuplée par la mirifique perspective du DU dû ?

    A part ça, ça va quand même être duraille de faire bosser les mômes à l’école :

    - Qu’est-ce tu veux faire, quand tu s’ras grand ?
    - Moi, je veux faire duïste, comme tonton Marcel... C’est le type sympa qui vient tenir compagnie à maman, le mardi et le jeudi après-midi...

  • Gabriel Gabriel 13 août 2014 10:02

    Bonjour Marc,

    La valeur travail est un concept érigé en principe par des dirigeants qui font fortune à la sueur des travailleurs ou sur la misère des chômeurs que leur appétit financier génère. Ces imbéciles vont contre leurs intérêts car ils devraient savoir que la meilleure des polices, c’est le travail. Vous avez raison, la société telle qu’on la connaît aujourd’hui, c’est à dire basée sur le travail, est condamnée à moyen terme. Avec l’automatisation, la délocalisation le chômage est et sera endémique. Créer un revenu universel exige un changement radical de paradigme. Sur quelle base allons nous aligner ce revenu ? Quid de ceux qui continuerons à travailler parce qu’il y sont forcés ? Comment justifier l’égalitarisme de ce revenu à une foule d’individus différents ? Etc etc. Ce n’est pas simple et sans un changement de comportement aussi bien des individus que des institutions productrices et commerciales c’est, il me semble, voué à l’échec. N’oublions pas non plus cet adage qui dit que : « Oisiveté est mère de tous les vices  ».


    • Francis JL 13 août 2014 10:18

      Comment peut-on réclamer un revenu universel pendant que dans le même temps, d’autres officines libérales sinon les mêmes ou leurs idiots utiles, réclament la mises sous conditions de ressources des Allocations familiales ?

      Voir à ce sujet le déplorable article : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-triple-scandale-des-conditions-155052#forum4093661

      Décidément, chez Ubu, la contradiction est une vertu !


    • Francis JL 13 août 2014 10:18

      Comment peut-on réclamer un revenu universel pendant que dans le même temps, d’autres officines libérales sinon les mêmes ou leurs idiots utiles, réclament la mises sous conditions de ressources des Allocations familiales ?

      Voir à ce sujet le déplorable article : Le triple scandale des conditions d’attribution et de calcul des allocations familiales

      Décidément, chez Ubu, la contradiction est une vertu !


    • jpm jpm 13 août 2014 11:09

      Gabriel,

      à propos de l´adage « Oisiveté est mère de tous les vices » je ne pense pas qu´il soit vrai dans le cas des retraités, des vacanciers ou même des chômeurs ou des malades.
      Mais il est vrai aussi qu´on peut très bien ne pas ou ne plus travailler, au sens être employé pour autrui, sans devenir oisif pour autant smiley
      C´est d´ailleurs un peu l´idée du revenu de base… qui consiste à maintenir un revenu minimum, permettant de couvrir les besoins élémentaires…
      sans être dans l´obligation de vendre sa force, son intelligence ou son temps à un employeur… qu´il soit public ou privé. 
      Malgré tout, ceux qui continueront de travailler dans les services publics ou les services marchants garantissant le bon fonctionnement de la société, pourront cumuler leurs revenus avec le revenu de base.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 août 2014 11:15

      Par jpm (---.---.---.37) 13 août 11:09

      « ... pourront cumuler leurs revenus avec le revenu de base » ou avec
      Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme

      ​​
      Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

      Lire, SVP :
      Refondation du Capitalisme & Dividende Universel
      ou/et
      http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/ ... cerite.pdf



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 août 2014 11:39

      Par jpm (---.---.---.37) 13 août 11:09

      Le RBI (Revenu de Base Inconditionnel)

      Sachez que la première université d’été sur ce sujet, se tiendra les 21, 22 et 23 août à COULOUNIEIX-CHAMIERS dans le Périgord, non loin de Périgueux. 

      http://universite.revenudebase.info



    • jpm jpm 13 août 2014 12:02

      Bonjour Jean-Pierre,

      oui j´y serai la semaine prochaine, vendredi et samedi, pour suivre un peu les debats... et le developpement de cette belle idee smiley

      Au plaisir de vous y croiser

      Jpm


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 août 2014 13:40

      Par jpm (---.---.---.37) 13 août 12:02

      Je n’irai pas :
      1)
      Trop loin du Finistère.
      2)
      Obligations familiales.
      3)
      Je ne considère le Revenu de Base que comme une phase transitoire (financée par la Fiscalité) avant que ne soit opérationnel le Dividende Universel (financé par l’Épargne).

      Bien cordialement.


  • Francis JL 13 août 2014 10:04

    La promesse d’un revenu universel ne sera au mieux qu’un miroir aux alouettes aussi longtemps qu’on n’aura pas pris les mesures urgentes pour améliorer les conditions de travail des salariés exploités comme des esclaves, une chose qu’ignorent visiblement ceux qui n’ont jamais souffert au travail.

    Pour le pire, je suggère d’organiser un concours : pour ma part, je pense que des gens payés à ne rien faire et sur le dos des travailleurs payés de cacahuètes en échange de leur aliénation deviendront rapidement des sous-hommes se contentant de recevoir leur pâtée, comme des lapins en cage.

    La seule raison qui motiverait un tel revenu serait que la société capitaliste a rendu payantes toutes les ressources naturelles qui étaient disponibles gratuitement, et cela continue. Accepter un revenu universel, c’est se faire complice des multinationales qui nous traitent comme de la chair à profit, de la même façon qu’hier, nos ancêtres étaient traités comme de la chair à canon par les princes de l’époque.


    • jpm jpm 13 août 2014 11:19

      JL,

      vous avez raison de mettre en avant la Clause lockéenne dans la justification d´un dividende universel versé à l´ensemble des habitants d ´un pays, en contrepartie de la privatisation de l´ensemble des ressources naturelles.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Clause_lock%C3%A9enne

      Une autre justification serait la participation à l´héritage commun de l´humanité qui a collectivement su développer des connaissances, des institutions et des technologies qui permettent aux plus entreprenants de développer l´économie. Un Steve Jobs ne serait rien sans l´invention de l´écriture ou la découverte de l´électricité. L´idée serait alors que chaque individu en tant que membre de l´humanité… ou d´une zone territoriale serait plus ou moins un ayant droit de ce bien ou savoir collectif qui permet à cette zone de développer son économie.


    • Francis JL 13 août 2014 11:39

      jpm,

      le revenu universel n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois.

      La jambe de bois c’est l’évasion fiscale, les taux de chômage destructeurs, les inégalités croissantes, les importations massives de marchandises de pacotilles qui détruisent nos industries et nos savoir-faire, etc, etc, etc.


    • foufouille foufouille 13 août 2014 11:40

      « deviendront rapidement des sous-hommes se contentant de recevoir leur pâtée, comme des lapins en cage. »

      c’est pareil quand c’est un retraité qui travaille pas ?


    • Francis JL 13 août 2014 11:56

      Un retraité a appris à travailler, et s’il a la santé, il continue après sa cessation d’activité lucrative. Il en est de même pour les mères de familles : lorsque les enfants deviennent autonome, elles ont besoin d’activité plus que de revenus.Le drame, c’est que les capitalistes ont détruit les activités naturelles : ruine des ressources naturelles, cherté des produits de base. Il faut savoir qu’aujourd’hui, le bois au détail pour fabriquer un meuble coûte plus cher que le même meuble vendu chez ikéa. Pareil pour les fringues : le tissus est plus cher que les frusques venues de Chine. Et tout est à l’avenant.


    • jpm jpm 13 août 2014 11:58

      JL,

      On peut effectivement imaginer un revenu de base minimaliste sans remise à plat de la fiscalité… qui ne fasse que conforter les inégalités croissantes et les possibilités d´évitements de l´impôt qui permettent actuellement aux plus riches de payer proportionnellement moins d´impôts que les classes moyennes… qui supportent alors l´essentiel de l´effort fiscal, sachant que les plus modestes ne payent pas l´impôt sur le revenu, qu´ils soient pauvres ou très pauvres.

      Mais on peut aussi profiter de la mise en place d´un revenu de base pour revoir un peu le mille feuilles qu´est devenu notre système socio fiscal et supprimer notamment toutes les niches fiscales et les possibilités d´évasion fiscale afin que notre modèle fiscal redevienne réellement progressif des plus modestes vers les plus aisés et redistributif des plus riches vers les plus démunis.


    • Francis JL 13 août 2014 12:07

      La vérité, c’est que les libéraux prennent conscience des tares du libéralisme, et c’est pour effacer ces tares qu’ils envisagent de recourir à l’allocation universelle : l’allocation est une révolution destinée à faire accroire aux peuples que tout change, afin que rien ne change.

      Instaurer un RU, c’est cesser de lutter contre ces monstres que sont les multinationales et l’industrie financière, contre les profits en général, puisqu’ils seront les pourvoyeurs in fine de cette allocation. Accepter un RU c’est leur faire allégeance.

      Le RU c’est la consécration en fanfare de cette inepte prétention qu’est la théorie du ruissellement.


    • foufouille foufouille 13 août 2014 12:20

      -« Un retraité a appris à travailler, et s’il a la santé, il continue après sa cessation d’activité lucrative. »

      sans blague ? c’est marrant, j’ai toujours vu l’inverse : il va à la pèche et se repose d’une vie épuisante.

      « Il en est de même pour les mères de familles : lorsque les enfants deviennent autonome, elles ont besoin d’activité plus que de revenus.. »

      gros délire de travailliste. activité et travail, c’est pas la même chose


    • jpm jpm 13 août 2014 12:34

      Les véritables pourvoyeurs du revenu de base seront les agriculteurs, les boulangers et tous les gens qui se lèvent le matin pour que chacun puisse profiter des services publics et des services marchants, ce qui permet d´avoir une offre correspondante a son pouvoir d´achat.

      Ce sont eux déjà, les travailleurs qui via leurs impôts et leurs contributions financent l´essentiel des services publics et de la solidarité nationale. Malheureusement ce ne sont que trop rarement les grandes multinationales qui préfèrent délocaliser leurs sièges sociaux pour payer moins d´impôts et encore moins l´industrie financière qui contribuent au budget national.

      C´est donc une erreur que d´affirmer que ce sont eux qui financeront le revenu de base… et en tant que citoyens nous n´avons pas besoin de leur avis pour nous organiser. Au contraire il serait grand temps de leur rappeler leur devoir de participer à l´effort national... tout comme il est nécessaire pour les plus riches de faire un effort de redistribution s´ils ne veulent pas que la société explose… ce qui au final leur coutera probablement plus cher en frais de sécurité.


    • Francis JL 13 août 2014 12:41

      jpm, vous plaisantez, j’espère !

      Rocla, pourvoyeur de Revenu universel ? Pfff ! Comme il le dit lui-même plus bas : ’’Lire Agoravox est hilarant. ’

      Je ne crois pas que les poujadistes de ce pays accepteront de donner gratos du pain ou autre chose à ceux qui ne travaillent pas.


    • rocla+ rocla+ 13 août 2014 12:46

      Pour notre inimitable JL :


      Les véritables pourvoyeurs du revenu de base seront les agriculteurs, les boulangers et tous les gens qui se lèvent le matin pour que chacun puisse profiter des services publics et des services marchants, ce qui permet d´avoir une offre correspondante a son pouvoir d´achat.


      Hé oui , le fonctionnaire lui , est assis sur sa chaise en attendant 

      midi et le soir en attendant 16 h .


      Les vrais pourvoyeurs de richesses sont ceux qui travaillent

      et produisent . 






    • jpm jpm 13 août 2014 12:51

      Et pourtant ils financent deja bien le RSA, l´ASS, les indemnites chomages, les retraites et meme les indemnites maladie et maternite. Bon evidemment, ils font tout cela en ralant... mais dans le cas de nos amis boulangers... il ne faut pas oublier que c´est aussi grace a ces contributions qu´ils conservent une grande partie de leur clientes... qui sans un minimum d´aides sociales ne pourrait meme pas se nourir.

      Encore une fois, ce sont bien les gens qui travaillent... salaries ou independants qui supportent deja l´essentiel de l´effort national. Malhreusement, bien souvent ces memes gens sont exclus de toutes les aides... ce qui peut generer une certaine et legitime frustration.

      L´idee du revenu de base c´est aussi de luter contre cette frustation... et faire en sorte que tout le monde percoive ce revenu inconditionnel en contrepartie de leur contribution... plus ou moins bien acceptees smiley


    • rocla+ rocla+ 13 août 2014 12:58


      Tout à fait JPM , 


      j’ ai passé ma vie professionnelle à payer la taxe professionnelle 

      pour juste avoir le droit de travailler . 


      Il est de quel montant la taxe professionnelle pour les 

       fonctionnaires , salariés , intermittents de l’ intermittence et 

      autres professions libérales , pourquoi tant d’ injustice ? 


      Est-il normal que les seuls quelques secteurs d’activité

      soient taxés de la sorte ? 





    • Francis JL 13 août 2014 13:00

      jpm,

      j’ai compris : vous excluez donc que ce soient les revenus de la rente qui financent le revenu Universel ! Je vous croyais libéral : vous êtes ultralibéral. Grand bien vous fasse, et bonne continuation avec votre nouvel ami poujadiste : j’imagine le duo d’enfer ! Marine Le Pen et Pierre Gattaz en justes noces.


    • Francis JL 13 août 2014 13:07

      Le système n’a pas besoin de gens instruits ni intelligents pour le protéger : les imbéciles ignorants y pourvoient très bien. D’ailleurs, ceci explique cela.

      Quand on dit que les fonctionnaires ne paient pas la taxe professionnelle, on commet deux fautes : la première, on confond employeur et employé ; ce n’est pas l’employé qui paie les taxes, c’est l’employeur. La deuxième faute est encore plus grave : l’employeur Etat n’a pas à se verser à lui-même une taxe professionnelle.

      Achetez vous un neurone, même avec si peu, vous serez moins ridicules.


    • rocla+ rocla+ 13 août 2014 13:12


      oui il y a deux sortes de Français ceux qui paient une taxe pro
      pour travailler et les autres .

      Et une troisième sorte , des JL qui se dandinent avec aucun argument 
       sérieux pour expliquer  pourquoi certains seraient assujettis à
      une taxe pour pouvoir travailler et les autres . 

      La nullussitimité à l’ état pur . 



    • jpm jpm 13 août 2014 13:13

      Vous êtes de mauvaise foi JL,

      car vous savez très bien que je préconise de taxer tous les revenus de la même manière et suivant la même progressivité… que ce soit des revenus financiers, des revenus de travailleurs indépendants, des salariés ou même des certaines professions tells que les journalistes qui bénéficient d´avantages fiscaux injustifiés.

      Mieux que cela, je milite également pour que le patrimoine (et donc le capital et non plus seulement la rente des plus aisés) participe au financement d´une allocation logement individuelle et inconditionnelle.

      http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/allocation-logement-universelle-142959

      Je ne pense donc pas être l´ami des rentiers… sauf si à considérer que les bénéficiaires du revenu de base ou de l´allocation logement universelle seront des rentiers smiley


    • Francis JL 13 août 2014 13:37

      Non jpm,

      c’est vous qui, à force de démagogie et de manque de tenue dans le discours, êtes malhonnête quand vous qualifiez de mauvaise foi ma réponse que votre contre-argumentation (je cite :’’Les véritables pourvoyeurs du revenu de base seront les agriculteurs, les boulangers et tous les gens qui se lèvent le matin’’) a induit très logiquement.

      Ainsi, vous cassez mon argumentaire en le détournant, puis vous accusez la réponse que ce détournement provoque : autrement dit, vous m’accusez de vos turpitudes. Mais je suppose que vous êtes formé pour ça.

      Vous êtes dans la contradiction quand vous dites d’un coté que ce sont les travailleurs qui vont pourvoir, et de l’autre que les rentiers vont être taxé : soit vous parlez biens et services, et dans ce cas, les fonctionnaires aussi sont pourvoyeurs de richesses, soit vous parlez contribution financière, et dans ce cas, ce bien sont in fine les multinationales qui versent les dividendes, qui seront appelées à payer.

      Avec toutes les conséquences qui s’en suivront, puisqu’il est clair, comme le dit si bien jjwaDal ci-dessous : les entreprises ne créent ni emploi ni bien ni services, elles créent du profit, point barre. Si on peut taxer ces gens pour financer un RU, on doit pouvoir les taxer pour faire une véritable politique digne d’un grand pays moderne qui n’est pas écrasé par les dettes, où l’emploi n’est pas un vieux rêve, où les employés sont correctement rémunérés.

      Commencez par proposer des solution pour résorber la dette et le chômage avant de chanter comme des sirènes. La maison brûle, l’heure n’est pas au choix des papiers peints.


    • jpm jpm 13 août 2014 15:26

      Le profit créé par les entreprises est redistribué aux actionnaires sous forme de dividendes ou de plus values… et donc de revenus financiers. Dans la mesure où tous les revenus seront taxés de la même manière, sans abattement ni déduction diverses… on pourra alors considérer que les propriétaires d´entreprises contribuent à l´effort national tout autant que les travailleurs. Les profits et les plus values permettront ainsi de financer les services publics et les revenus sociaux.

      Je vous rejoins sur le fait qu´il n´est pas nécessaire d´attendre l´avènement du revenu de base pour faire cela et surtout qu´il est indispensable de lutter contre l´évasion fiscale et la délocalisation des sièges sociaux si on veut conserver sur place les richesses produites.

      Malgré tout, au fond cela reste bien les agriculteurs, les boulangers et tous les gens qui se lèvent le matin (y compris les fonctionnaires) qui permettent aux grandes et petites entreprises et aux collectivités publiques de produire de la richesse et des profits, ainsi que des services. Vous noterez au passage qu´un fonctionnaire produit tout autant de richesses qu´un salarié du privé, notamment en formant nos enfants, en soignant nos malades ou en s´occupant des infrastructures. J´aurais donc tendance à contredire notre ami boulanger sur ce point… car il existe tout autant de gens payés à ne pas faire grand-chose dans le privé que dans le public et sa vision des fonctionnaires est profondément caricaturale car tous les fonctionnaires ne travaillent pas dans un bureau. smiley


    • ObjectifObjectif 13 août 2014 16:23


      Bonjour JPM,

      "Le profit créé par les entreprises est redistribué aux actionnaires sous forme de dividendes ou de plus values… et donc de revenus financiers."

      Pas tout à fait, vous oubliez 2 éléments aujourd’hui :

      - le capital et les intérêts des emprunts sont remboursés quelque soit le revenu, avant même tout profit s’il y en a, permettant parfois de racheter l’entreprise sans rien : les banquiers privés ont priorité sur tous les actionnaires, montrant que ce n’est pas du capitalisme mais bien ce qu’il faudrait appeler du créditisme, féodal parce que le pouvoir de créer la monnaie par le crédit est réservé à un petit groupe qui dirige l’économie et donc le monde, en choisissant à qui ils proposent du crédit, et à quelles conditions.

      - l’apport principal aux entreprises n’est pas compté dans le capital, ou plutôt est évalué à 0 : c’est le capital humain en savoir et savoir-faire, ce qui fait que les humains qui n’apportent pas de monnaie (donc qui n’ont pas fait allégeance aux banquiers) ne participent pas aux profits et restent des subordonnés aux patrons de l’entreprise.

      Toutefois, ce serait une erreur de croire que la lutte des classes est la compétitions absurde entre patrons d’entreprises et salariés, car tous les 2 sont en compétition pour rembourser les crédits des banquiers, impossibles à rembourser.

      La vraie lutte est entre les banquiers et tous les autres, que les banquiers ont réussis à se faire battre entre eux !

      Si les entreprises payaient le même impôt que les autres, il resterait la création monétaire des banquiers, qui ne paye aucun impôt, alors que c’est le plus grand revenu qui donne ensuite lieu à tous les autres en aval. Le problème est là aussi, mais avant dans la prise de conscience de masse de ce mécanisme pervers qui détourne les esprits : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-virus-le-plus-discret-cache-en-153489


    • Francis JL 13 août 2014 16:29

      Copier collé, extrait du blog écologie politique, Par Aude le mardi 12 août 2014

      ’’Dominique Méda, dans un remarquable entretien publié le 1er mai dernier, fait le point sur les dangers que présente le revenu garanti :

      « Je n’arrive pas à être convaincue que c’est LA solution. D’abord je pense que notre société n’est pas prête à délier à ce point travail et revenu, et surtout à abandonner à ce point le mythe de l’incitation individuelle au travail. Je crains aussi que cette solution ne soit l’occasion de se donner bonne conscience : on donnerait un tout petit revenu à un ensemble de personnes exclues du système productif, devenu de plus en plus sélectif, et tout serait réglé. »

      (C’est moi qui souligne.) Elle rappelle que les outils pour sortir du chômage de masse et améliorer la qualité de vie colonisées par le travail sont à articuler les uns aux autres :

      « Je préfère de loin une solution qui me paraît plus exigeante et qui conjuguerait le partage du travail, un revenu maximum empêchant un petit groupe d’accaparer et de privatiser des ressources collectives, et une protection sociale généreuse, qui serait largement déconnectée du travail et détachée du mythe de la productivité individuelle du travail. »


      Dans « Habere otium faciendi », l’écosocialiste Corinne Morel-Darleux livre de jolies considérations sur le temps libre et le « repos fertile », qui font selon elle écho aux « débats sur l’allocation citoyenne ou revenu universel ». Impensé du texte : cet otium bénéfique, temps pour se reposer, se ressourcer, penser et imaginer, a du sens en tension avec le temps de la mise en œuvre, celui de l’activité. De quoi se reposer quand on n’a pas de raison d’être fatigué-e ? Comment jouir de vacances quand on n’a que du temps libre ? A quoi bon imaginer faire quand on n’a pas les ressources de l’homo faber ? C’est évidemment la réduction drastique du temps de travail, hebdomadaire et lors de congés sabbatiques, qui permet le mieux le balancement qu’elle décrit, le passage d’un état à l’autre. Mais il n’y sera pas fait allusion.’’

    • ObjectifObjectif 13 août 2014 16:55


      Cette analyse intéressante oublie juste que le revenu inconditionnel existe aujourd’hui pour une minorité : c’est la création monétaire réservée à quelques banquiers, pour plus de 18 000 000 000 000 € dont il reste la trace actuellement (car les statistiques sont fausses...) et tout ceci hors impôts.

      Si la création monétaire était distribuée à tous au lieu d’être réservée à quelques uns, 500€ par mois et par personne pour 300 millions d’habitants de la zone € représenterait 1 800 milliards ou 10% de la masse monétaire, soit 5% d’intérêts et 5% de croissance de la masse monétaire, ce qui est plutôt faible.

      Ainsi tout le monde serait à égalité (enfants compris), et un revenu inconditionnel, le droit de vivre, n’empêcherait pas de choisir un travail vraiment utile à la communauté.

      cf http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-virus-le-plus-discret-cache-en-153489


    • julius 1ER 13 août 2014 17:31

      @ JL

      le problème est que dans ton argumentation contre le RU ou DU, tu dénonces mais tu ne proposes rien..................... çà me rappelle l’argumentation patronale d’avant guerre contre les congés payés ou avant pour employer les enfants au fond de la mine. Les arguments avancés étaient du même calibre, les congés rendent les gens fainéants etc.......si les enfants n’étaient pas au fond de la mine, ils étaient désoeuvrés et délinquants comme quoi l’argumentation ne change guère pour que rien ne change et règne le status-quo .....................sauf que l’on est en déflation, que la crise économique qui pèse sur les plus fragiles entre dans sa 7ième année et que pour les soldés de tout compte l’horizon ne s’éclaircit pas, alors la question pour beaucoup est :
         1) est-ce que le RU ou le DU est un progrès ?????
         2) est- ce qu’il apportera plus de citoyenneté(ou moins) ???
         3) est-ce qu’il participera à un rééquilibrage entre le Capital et le Travail ?????
         4) n’est-il qu’une aumône ou une mesure de diversion pour faire patienter le pauvre en attendant des jours meilleurs ?????
         5)ou est-il un combat à mener pour rendre la société plus interactive cad un socle pour que les gens ne soient plus ou moins soumis à la tyrannie du Capital et que le prisme humain redevienne patent.....................on pourrait prendre un exemple de RU appliqué à la politique par exemple, on pourrait se dire qu’il n’y aura plus besoin de politiques professionnels et avoir un personnel tournant chacun pouvant devenir maire ou député en alternance dans sa commune ....... mais cet un exemple qui pourrait être appliqué dans le privé ou la masse salariale ne sera plus l’unique facteur d’ajustement ??????????
      là je pense que l’on touche aux vraies questions et tout ce qu’elles impliquent au niveau sociétal et là je pense qu’il faudra passer par un nouveau CNR , la question sera avant ou après la prochaine guerre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • Francis JL 13 août 2014 17:40

      En effet, si on lit un post ou deux par ci par là, je ne propose rien.

      De fait, je ne peux pas remettre à chaque fois, dans chacun de mes posts, tout ce que j’ai pu écrire sur le RU, depuis le temps qu’on en parle (des années, des centaines de posts).

      Rien qu’ici, je donne quelques pistes. Ne serait-ce que ceci, je me cite : ’’

      ’’le revenu universel n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois.La jambe de bois c’est l’évasion fiscale, les taux de chômage destructeurs, les inégalités croissantes, les importations massives de marchandises de pacotilles qui détruisent nos industries et nos savoir-faire, les temps de travail et les cadences infernales, etc, etc, etc’’

      Chacun voit midi à sa porte ; pour moi, ces quelques lignes sont tout un programme politique.

      Mais c’est précisément ce programme que ne veulent pas entendre les sirènes libérales : voilà la vérité vraie !


    • foufouille foufouille 13 août 2014 18:32

      « oui il y a deux sortes de Français ceux qui paient une taxe pro

      pour travailler et les autres . »

      = oui il y a deux sortes de Français ceux qui paient une taxe foncière et les autres .

       smiley


    • trevize trevize 13 août 2014 20:23

      Pourquoi vous êtes toujours agressif comme ça JL ?

      Vous commencez avec ça :

      "La promesse d’un revenu universel ne sera au mieux qu’un miroir aux alouettes aussi longtemps qu’on n’aura pas pris les mesures urgentes pour améliorer les conditions de travail des salariés exploités comme des esclaves, une chose qu’ignorent visiblement ceux qui n’ont jamais souffert au travail.« 

      Déjà, en une phrase vous annoncez la couleur ; en clair, vous avez la seule vision du monde possible, tous ceux qui ne pensent pas comme vous sont des idiots, et en plus des fainéants, puisqu’ils n’ont jamais souffert au travail.

      On peut ne pas être d’accord avec les autres, sans les agresser. Je pense que tout ça n’est qu’un problème de point de vue, car quand je vous lis, j’ai l’impression que vous détestez le système actuel, mais qu’en même temps, vous voulez le faire perdurer.

      Je m’explique. Vous dénoncez tour à tour, le chômage, l’évasion fiscale, les multinationales qui pompent tout l’argent, et les conditions de travail difficiles. Aujourd’hui, on a des solutions viables (ou qui ne demandent qu’à le devenir si nous les prenons en main) à ces problèmes, Mais vous n’en voulez pas (quand je dis vous, je parle de vous personnellement, et de tous les autres responsables de l’immobilisme actuel). Ces solution sont là, un peu partout sous vos yeux, dans cet article par exemple.

      -On peut lutter contre la fraude fiscale par la généralisation des monnaies électroniques ; mais les réacs n’en veulent pas. Ce serait paraît-il encore une invention satanique pour mettre le peuple à la botte des banquiers (comme si le système monétaire actuel nous défendait contre ça !)
      Lutter contre la fraude fiscale en réclamant plus de contrôles, ça ne fait que cautionner le système actuel. ça c’est une vraie cautère sur jambe de bois.

      -On peut lutter contre les conditions de travail pénibles par l’automatisation des taches pénibles, mais les réacs n’en veulent pas parce que ça »crée du chômage« . Donc, il faut libérer les gens des taches pénibles, mais il faut sauvegarder les petits métiers (même ceux pénibles et répétitifs) parce que sinon ça met les gens au chômage... Je ne sais pas pour vous, mais chez moi les incohérences comme celle-la me donnent la migraine.

      -On peut lutter contre le chômage, l’exclusion, l’ignorance, l’esclavage, les taches pénibles et répétitives, la marchandisation de tout, la destruction de nos savoirs-faire, les cadences infernales, la désertification des campagnes, avec un système qui ressemblerait de près ou de loin au RBU, qui laisserait du temps libres à chacun, pour s’occuper à faire ce qui lui plaît vraiment (la meilleure façon d’être sûr d’avoir un travail soigné et un travailleur heureux)

      -
      On peut lutter contre les multinationales en arrêtant tout simplement de leur donner notre argent. Les multinationales ne nous volent pas, nous leur donnons volontairement notre argent. »donner c’est donner, reprendre c’est voler« Pas besoin de leur déclarer la guerre, ni de créer encore des règles fiscales ultra complexes pour les faire raquer un peu plus et redistribuer sur le petit peuple la part qu’on leur aura arrachée (après déduction des pertes dues à l’armée de fonctionnaires qu’il faudra embaucher pour traiter la paperasse générée par ladite nouvelle taxe)
      Tout ça est débile. Si on ne veut plus de multinationales, on arrête d’aller chez elles, on fait travailler les gens du coin. Ha oui, mais il n’y a plus de petits artisans me direz-vous ; peut-être y-en aurait-il plus si les petites gens avaient un peu de temps disponible pour monter leur petite affaire. Mais ils sont déjà tous occupés dans leur boulot pénible qu’ils ne veulent pas lâcher, et ceux qui n’ont pas de boulot sont occupés à en fournir, du boulot, à toutes ces armées de pôle emploi... Et d’ailleurs, il y a tellement de taxes qu’il faut vraiment être motivé pour monter son affaire ici.

      Tout ça c’est l’histoire du serpent qui se mord la queue. Tout se tient dans notre monde, dès qu’on touche un truc ça fait des remous quelque part. Pourtant il faut bien qu’on change quelque chose. On manque de taxis, mais on peut pas en créer de nouveaux, car les autres râlent. Les photographes ont obtenu l’annulation d’une loi qui faisait que les photos d’identité seraient prises gratuitement en mairie avec appareil numérique. Ceux qui veulent monter leur petite affaire en AE se font mettre des bâtons dans les roues par les artisans. On pourrait lutter contre toutes sortes de fraudes en rassemblant un peu les fichiers éparpillés à droite à gauche, mais non, c’est trop »big brother" (comme si big brother se serait soucié de notre refus). Simplifier les démarches administratives en les rendant toujours plus accessibles électroniquement, mais les fonctionnaires s’y opposent car ils ont peur de perdre leur boulot ...

      Je vous le dis, avec des raisonnements comme ça, si on inventait un vaccin contre la mort, les croque-mort et les médecins arriveraient à le faire interdire !!

      Il faut savoir qui tient les commandes, si on crée un système pour nous défendre et nous organiser, ou si c’est lui qui nous modèle pour le défendre.

      Et vous, JL, vous voulez quoi exactement ? vous n’aimez pas les multinationales, pourtant vous en avez besoin pour donner du travail aux gens, et aussi pour leur faire payer la taxe, pour redistribuer... J’ai pas vraiment l’impression que vous voulez changer quelque chose en fait. Comment vous vous y prendriez pour sortir de tout ça en douceur ?


    • Francis JL 14 août 2014 11:57

      ’’Trévise,

      Je ferraille sur ce sujet, toujours avec les mêmes depuis plusieurs années : des gens qu’on ne voit jamais intervenir sur des thèmes présentant des alternatives au RU (appelez le comme vous voulez). Par exemple ça :

      La quintessence de la mondialisation néolibérale
      De fait, c’est le RU qui est une alternative à ces solutions, entre autres celles que vous évoquez ci-dessus. Ces gens, je les ai plusieurs fois mis au défi d’intervenir intelligemment sur ces sujets pour y confronter leur solution, à savoir, le RU : en vain.

       Demandez donc à jpm ce qu’il pense de cette analyse de Robert Bibeau, et s’il croit que le RU changera quelque chose à ce système aberrant : il en est incapable. Ces gens ne veulent entendre rien d’autre que RU, RU, RU ! La panacée pour que tout change, et comme disait le Guépard, afin que rien ne change, pour eux. Et tous les gogos sont prêts à suivre !

      Pourtant, la première conséquence du RU pour nous, pékins de base, ce sera moins de services publics, pour commencer ! 

      Par ailleurs, vous dites : ’’On peut lutter contre les multinationales en arrêtant tout simplement de leur donner notre argent. Les multinationales ne nous volent pas, nous leur donnons volontairement notre argent.

      Vous donnez volontairement votre argent à Monsanto ? Vous avez une solution pour ne pas donner d’argent à Total ? A l’industrie nucléaire ? Etc, etc. Je suis fan de vous entendre développer vos propositions.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 14 août 2014 12:20

      Par JL (---.---.---.225) 14 août 11:57
      « des thèmes présentant des alternatives au RU (appelez le comme vous voulez).
      Par exemple ça : La quintessence de la mondialisation néolibérale
       »

      RU (appelez le comme vous voulez)
      En matière de financement, le RU (Fiscalité) n’a rien en commun avec le Dividende Universel (Épargne).

      Selon votre commentaire, si je comprends bien votre Français, « La quintessence de la mondialisation néolibérale » constituerait une alternative au RU.
      Comprenne qui pourra...

      « La quintessence de la mondialisation néolibérale » ne traite pas du RU et le RU ne prétend pas résoudre les problèmes inhérents à la mondialisation.

      « De fait, c’est le RU qui est une alternative à ces solutions »
      Alternative à quoi ?

      "Ces gens, je les ai plusieurs fois mis au défi d’intervenir intelligemment sur ces sujets pour y confronter leur solution, à savoir, le RU : en vain".
      Mais, enfin, quels sont ces sujets auquel le RU est supposé apporter des solutions ?

      Je crois que si vous exposiez cette problématique de manière plus rationnelle, nombre de personnes seraient susceptibles de dialoguer avec vous de manière constructive.
      À vous de voir.


    • foufouille foufouille 14 août 2014 12:21

      « Pourtant, la première conséquence du RU pour nous, pékins de base, ce sera moins de services publics, pour commencer ! »

      lesquels ? que je rigole !

      ton fils bosse à la CAF ?


    • Francis JL 14 août 2014 12:41

      foufouille, on peut toujours rêver : on peut espérer que ceux qui se lèvent tôt le matin vont donner de l’argent et en plus, financer des écoles gratuites à ceux qui ne se lèvent pas avant 11 heures et passeront l’après-midi au bord de la piscine.

      Oui, on peut rêver.


    • foufouille foufouille 14 août 2014 13:10

      tu as pas répondu

      en plus réponse de sarkozyste


    • trevize trevize 14 août 2014 15:39

      Concernant les multinationales, oui, on leur donne notre argent volontairement. Je donne de l’argent à Monsanto à chaque fois que j’achète mes légumes à carrefour, par exemple. Si je les achetai dans une AMAP par exemple, je pourrai contrôler que l’agriculteur n’utilise pas de pesticides.

      Pour les autres multinationales, c’est la même chose. On a toujours le choix, même si c’est parfois extrêmement difficile de s’en arracher (comme pour total ou edf par exemple), on peut arriver à le faire. Difficile par exemple de se passer de total quand on habite en campagne et que son lieu de travail est à 50km ; cependant, la personne qui se trouve dans cette posture, a bien fait le choix d’habiter à la campagne, et d’y rester malgré la distance. Pour se passer de total, il faut soit trouver un boulot plus proche (dur dur), soit monter sa propre affaire (encore plus dur dur ici), passer au télétravail (pas encore très développé ici), soit déménager, soit se mettre au chômage, quelque chose comme ça ... Ha oui c’est dur, mais c’est comme ça, on peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Je ne vois pas d’autres solutions, pour se passer de total, que d’arrêter de soi-même d’utiliser du pétrole. Energie nucléaire => réduire sa consommation, installer des panneaux solaires...

      Ce qu’il faut bien garder en tête, c’est que les transitions prennent du temps. Monsanto par exemple, aujourd’hui on ne peut pas se passer d’eux, ce serait la famine généralisée. C’est triste mais c’est comme ça. Par contre, on peut progressivement repasser vers une agriculture plus saine, apprendre à ne plus avoir de monsanto, et se réjouir le jour où on verra enfin cette boîte se casser la gueule toute seule. Par contre, les forcer à fermer, interdire les produits qu’ils vendent, sont des solutions non-viables, puisque nous mourrions tous de faims si on les applique telles quelles. Manifester contre cette boîte, ou contre les agriculteurs qui utilisent leurs produits, est totalement inutile ; si nous ne voulons pas de bouffe empoisonnée, on n’en n’achète pas, ou le moins possible, et les paysans arrêteront d’en produire.
      La société de consommation, ça fonctionne dans les 2 sens : les multinationales créent de nouveaux besoins et nous appâtent avec nos désirs, nous pouvons faire de même. Eux ils veulent notre pognon, le client est roi, si nous cessons d’acheter leurs produits, il faudra bien qu’ils changent.

      Maintenant, en ce qui concerne le service public, vous écrivez : « la première conséquence du RU pour nous, pékins de base, ce sera moins de services publics, pour commencer ! »

      Je ne suis pas vraiment d’accord avec ça. Forcément, avec le RU, on aura besoin de moins de monde aux ASSEDICS et à la CAF, pour la simple raison que le RU viendra en remplacement de certaines prestations déjà existantes. Mais je ne vois pas vraiment en quoi c’est un mal ? Ces gens auront un RU comme tout le monde, et leur temps libre tous les jours pour trouver une occupation ailleurs.

      Je ne vois pas trop de quels autres services publics vous voulez parler. Du reste, avec du temps libre à gogo, les gens pourront s’investir dans des associations, et remplir les missions du service public (et même des missions qu’ils devraient remplir mais ne remplissent pas !). Après tout, l’état c’est nous, le service public, c’est nous. Pourquoi ce serait à une super-entité, l’état, de s’occuper de tous nos problèmes ? On n’est jamais si bien servi que par soi-même.

      Vous dites que le RU est la meilleure façon que rien ne change pour les nantis, je dis que c’est tout le contraire, car avec du temps libre, et l’assurance d’un pécule mensuel pour assurer les besoins de base (l’esprit libre), on aura tout ce qu’il faut pour apprendre à se passer des multinationales ; réapprendre une agriculture saine, remplacer chaque système breveté par un équivalent libre pour leur couper l’herbe sous le pied, et on n’aura plus peur d’éradiquer les taches pénibles par l’automatisation, puisque plus peur de mettre quelqu’un au chômage.

      mon commentaire se finit en queue de poisson, il y a encore bien des choses à dire, mais je dois filer.


    • Francis JL 14 août 2014 16:10

      @ Trévise :

      « Le secret d’une autorité, quelle qu’elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables.  » (Raoul Vaneigem)

      Vous êtes payé pour tenir ce discours ?


    • foufouille foufouille 14 août 2014 16:26

      « Forcément, avec le RU, on aura besoin de moins de monde aux ASSEDICS et à la CAF, pour la simple raison que le RU viendra en remplacement de certaines prestations déjà existantes. »

      -

      c’est ce qui a l’air de le déranger. on peut tous les suivis de formations bidons et autres placement de chômeurs. les contrats aidés aussi


    • trevize trevize 14 août 2014 20:34

      @JL

      Voilà, c’est exactement ce que je disais dans mon premier message. Celui qui ne partage pas votre point de vue est soit un vendu, soit un idiot qui n’a rien compris à la vie. Aucune discussion possible.
      Vous me sortez une citation d’un obscur philosophe, et il faudrait qu’on la prenne tous comme parole d’évangile.

      Il faut que vous (pas personnel, encore une fois ça personne énormément de personnes) arriviez à vous sortir de cette vision binaire du monde, où il y aurait un bon et un mauvais. Le monde est beaucoup plus compliqué que ça. On est tous responsables, à des degrés différents ; les politiques font des conneries, les multinationales aussi, mais le discours qui consiste à dire que le petit peuple n’est constitué que de saints, d’innocents et de martyres, ça ne tient pas. Le tabac, l’alcool la télé, la malbouffe, tout ça on sait que c’est mauvais, pour nous, pour notre économie et pour la planète, pourtant on en achète. Il faut arrêter de se défaire de ses responsabilités.
      D’accord, le système fait tout pour nous lobotomiser et ainsi assurer sa pérennité, mais le pouvoir de nuisances a ses limites, et les gens se réveillent. Le système n’est pas tout puissant, on peut s’arracher de son pouvoir et on peut s’organiser autrement. Mais c’est aux gens de le faire par eux-même, il faut arrêter de rêver d’un saveur, que ce soit dieu ou l’état. C’est ça la liberté, faire ses choix par soi-même, au lieu de laisser à d’autres le soin de le faire à sa place (ou de se les faire imposer).

      Je ne m’éternise pas, une discussion c’est comme une bataille, chacun sur ses positions et surtout ne pas se laisser envahir par l’autre.
      Si vous voulez savoir combien je suis payé pour écrire ça, allez sur le site du service public, vous y trouverez le montant du RSA.


    • Francis JL 15 août 2014 08:35

      un obscur philosophe ?

      Donnez vous la peine : Raoul Vaneigem


    • Francis JL 15 août 2014 09:38

      @ Trévise,

      bien entendu que vous n’êtes pas payé pour nous culpabiliser : ce que je veux dire, ouvrez les yeux, c’est que le système a réussi à vous culpabiliser. Ce que je vous reproche, c’est que vous projetez cette culpabilité sur autrui. Vous comprenez ? Vous êtes plusieurs à penser ainsi, et c’est pour le plus grand bonheur des capitalistes.

      Vous devriez lire cet article déjà cité, de Robert Bibeau, où il dit en commentaire (14 août, 22:56) : ’’La solution n’est pas une question de volonté individuelle mais une question de volonté de classe (Pensez classe ouvrière toujours).’’

      Ce n’est pas en culpabilisant vos congénère de classe (guerre des classes), que l’on gagnera la bataille.

      Ceci dit, je ne crois pas que l’on soit prêt à abattre ce système, ni même qu’on y parviendra. Il s’autodétruira bien un jour lui-même. Je pense, contrairement à Robert Bibeau, que en attendant, l’impôt progressif et le partage du temps de travail est une solution alternative à la ruine inéluctable. Cela nous créera des problèmes, mais bien moindres que ceux que nous affrontons actuellement, en se laissant aller dans le grand marasme néolibéral-mondialisé.

      Je le dis et répète : si le pouvoir capitaliste est prêt à instituer un revenu inconditionnel, (c’est sa bouée de sauvetage en même temps que sa logique inéluctable) c’est parce que cela est bon pour lui. La question est : est-ce que c’est bon pour nous ? Je ne le crois pas.


    • foufouille foufouille 15 août 2014 11:01

      « Ce n’est pas en culpabilisant vos congénère de classe (guerre des classes), que l’on gagnera la bataille. »

      quelle classe ? celle de kerviel ? des assedics ?

      des autres kapos ?

      tu devrais te mettre au RSA pour voir si c’est merveilleux


    • Francis JL 15 août 2014 12:09

      Pour moi, il y a deux classes : les milliardaires et les autres.


    • foufouille foufouille 15 août 2014 12:23

      ça risque pas d’arriver, ta révolution. convaincre les flics sera dèjà difficile. donc un « kerviel ».

      tu as aussi tous les kapos qui se réjouisse de la pauvreté (on vit très bien avec 650€) ou encore les profiteurs, etc.

      donc quand les poules auront des dents


  • rocla+ rocla+ 13 août 2014 10:14

    Parler aliénation , esclavagisme  à l’ époque des 35 h relève

    de maladies psychosomatiques .


    Chair à profit et chair à canon en 2014  idem . 

    L’ aliéné est pas celui que l’ on croit .



  • rocla+ rocla+ 13 août 2014 10:18

    MISERE DES CONDITIONS DE TRAVAIL

    La misère dans Germinal est aussi présente dans les conditions de travail. Car elles sont extrêmement difficiles par les efforts produits. Ainsi zola écrit : « et cette veine était si mince, épaisse à peine en cette endroit de cinquante centimètres, qu’ils se trouvaient là comme aplatis entre le toit et le mur, se traînant de genoux et des coudes, ne pouvant se retourner sans se meurtrir les épaules (...) ». Les mineurs souffrent aussi de l’humanité et de la chaleur comme Maheu dans ce passage : «  (...) C’était Maheu qui souffrait le plus. En haut, la température montait jusqu’à trente-cinq degrés, l’air ne circulait plus, l’étouffement à la longue devenait mortel. Il avait dû, pour voir clair, fixer sa lampe à un clou, près de sa tête ; et cette lampe, qui chauffait son crâne, achevait de lui brûler le sang. Mais son supplice s’aggravait surtout de l’humidité. (...) » L’obscurité aussi est présente dans la mine. Il existe également des dangers comme le grisou, les éboulements ou les infiltrations d’eau. Les mineurs sont responsables de quelques dangers puisque ce sont eux qui s’occupent du boisage empêchant les éboulements. Mais ils prennent ce risque pour remplir le plus de berlines afin d’avoir un meilleur salaire.
    La compagnie décide alors de payer à part le boisage, pour améliorer sa qualité. C’est en fait une baisse de salaire déguisée qui aggrave la situation des mineurs. C’est pourquoi ils décident de faire grèves. 
    La misère du travail dans la mine est aussi visible par le fait que toutes les catégories d’âge y sont présentes. Les enfants, les femmes, les vieux y travaillent (Bonnemort travaille depuis cinquante ans dans la mine.) Les enfants sont en fait considérés comme de futures sources d’argent.


    Aujourd’ hui , avec notre cher code du travail il est interdit aux jeunes

    de monter sur une échelle pour cueillir des cerises .


    Lire Agoravox est hilarant .


    • rocla+ rocla+ 13 août 2014 13:08

      et oui , comme des cons vous moinssez  Emile Zola inventeur du 

       fameux «  j’ accuse  »  .

      Comme quoi on peut être illettré et con en même temps .

    • bourrico6 14 août 2014 10:57

      Comme quoi on peut être illettré et con en même temps .

      A te voir, on s’en serait douté...


  • Robert GIL ROBERT GIL 13 août 2014 10:46

    L’allocation universelle, un concept à la mode, aussi bien à droite qu’à gauche. Mais certains, comme le sociologue Mateo Alaluf, ne sont pas du tout d’accord avec cette idée. Pour lui, l’établissement d’une telle allocation entrainerait une régression sociale...

    voir : L’ALLOCATION UNIVERSELLE CONTRE LA PROTECTION SOCIALE


    • julius 1ER 13 août 2014 18:11

      @ robert gil

      j’ai lu avec intérêt le lien que tu donnes aussi je ne suis pas tout à fait en accord avec celui-ci et la principale objection est la précarisation générale et l’unique solution proposée serait la mise en place d’un revenu maximal .......
      perso je pense que tout doit aller de pair, il y a un nécessaire rééquilibrage entre Capital et Travail
      entre les revenus et aussi entre les salaires, les échelles de salaires qui existent actuellement ne sont pas justifiées ni justifiables........ le RU ou le DU ne doivent pas être une aumône ou un pis-aller mais un vrai revenu de base qui permette de satisfaire les besoins primaires...... avec un travail devenu rare il permettrait de mieux le partager plutôt que quelques uns se l’approprie....en tous cas ce serait une vraie révolution dans la société et rendrait la société peut-être plus interdépendante et solidaire, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle où elle ne fait qu’entériner des abus de positions ou des avantages acquis qui ne sont en fait que la traduction dans les faits
      des rapports de force ou de rapports de production réservés à des chasses gardées.

  • Gabriel Gabriel 13 août 2014 10:49

    Je ne pense pas que le travail soit la quintessence ou la finalité même du bonheur de l’humanité. Peut-être faut il envisager d’effectuer le travail selon les besoins et la nécessité de la communauté et arrêter le travail et le productivisme outrancier n’enrichissant qu’une minorité car se sont là, les facteurs qui aujourd’hui déstabilisent les relations humaines et provoquent un déséquilibre sociétale. A réfléchir...


    • Francis JL 13 août 2014 12:29

       En effet, Gabriel,

      aujourd’hui, le capitalisme ne produit plus de richesses, il ne produit que des riches. Et c’est bien là que le bât blesse.

      La question est alors : comment faire pour que le peuple continue de soutenir ce système ?

      Et la réponse : bon sang mais c’est bien sûr, tout le monde rentier  ! Le RU est la panacée !!!

      Quelle erreur, quelle tromperie !!!


  • rocla+ rocla+ 13 août 2014 11:05


    En fait de Revenu Universel en France est une très bonne idée .


    La Chine et le pays alentour  envoient ce qu’ il nous faut ,


    Pour le chocolat on a la Suisse et pour l’ emballage les marmottes .



    • Francis JL 13 août 2014 11:35

      Pauvre naze qui critique ceux qui sont contre et dans le même temps, se moque de ceux qui sont pour. C’est vraiment une tâche, celui-là.


  • rocla+ rocla+ 13 août 2014 12:47

    Bourricoco  et JL même combat : l’ insulte …. smiley





    • julius 1ER 13 août 2014 16:12

      C’est vrai que Rocla est très très« con »...........il ne cherche jamais à comprendre le point de vue des autres !!!!!!!!!

      très bon article, qui doit être diffusé car le problème fondamental est que la productivité et l’automation ont atteint un tel niveau que le chiffre de 50% de sans emploi sera une évidence sous peu, mais bien sûr « les nantis » et par là je pense aux gens qui ont des revenus qu’ils soient issus du travail ou de la rente( qui a été aussi du travail à une époque) bien sûr les gens qui ne sont pas dans la précarité et dans l’insuffisance vont dire qu’ils sont contre...... et pour de nombreuses raisons invoquées allant de la fainéantise à la concurrence déloyale que cela implique vis à vis des bas salaires et bas revenus.
      Mais pour ceux qui veulent voir au delà du bout de la lorgnette, celà deviendra vite un impératif de salubrité public car la réalité du travail est là, à l’heure actuelle c’est 200 à 300 postulants pour un job quand ce n’est pas beaucoup plus c’est dire la distorsion qu’il y a entre le capital et le travail et ce n’est pas soutenable à moyen et long terme........ il serait bon de rappeler qu’il y a au moins 5 millions de chômeurs dans notre belle société et plus de 35 millions en Europe, 5 millions de chômeurs c’est un des leviers qui a permis à Adolphe H d’accéder au pouvoir avant la seconde guerre mondiale, bien sûr comparaison n’est pas raison, mais chômeur à vie et de père en fils ou en fille n’est certainement pas l’avenir non plus, mais sur ce site ils sont nombreux à ne pas être très choqué par cet état de fait, du moment que pour eux çà roule n’est-ce pas Rocla ou Spartacul
      qui continuent à soutenir que du travail il y en a en masse, (on voit l’exemple du cueilleur de cerises) même si cet exemple est cité pour faire diversion et ne pas reconnaître qu’il n’y aura pas d’inversion de courbe et que le plein emploi appartient au passé !!!!!!!!!!!!!!
      votre article est juste et pose de vraies questions sur l’avenir de la société et même si vous l’abordez sous un angle qui n’est pas le mien, il n’en demeure pas moins on ne peut plus pertinent.

    • bourrico6 14 août 2014 10:59

      Bourricoco et JL même combat : l’ insulte …

      Qui m’a traité de salope et de je ne sais quoi ?
      alzheimer ? sénilité ?

      Et oui, c’est toi smiley

      Mon pauvre bouffon trollesque qui fait son Caliméro, et qui passe pour un con une fois de plus.... une habitude chez lui, que dis-je, un mode de vie.


  • jjwaDal jjwaDal 13 août 2014 13:02

    Sauf erreur de ma part, il semble bien que nous nous soyons enfermés collectivement dans un piège potentiellement mortel dont je ne vois aucune issue indolore évidente...
    Déjà, jamais le but d’une entreprise n’a été de créer de l’emploi pour donner un pouvoir d’achat aux consommateurs de ses futurs produits (quelques velleités à l’époque de Mr Ford, vite oubliées). Les employés sont là pour assurer la production de biens et/ou services et donc fournir un « objet » sources de revenus et de profits privés. Il s’ensuit comme logique que si une entreprise peux continuer à assurer sa production avec un personnel réduit à quasiment rien, elle le fera pour répondre au jeu des contraintes « logiques » (courte distance et court terme) qui lui sont imposées. On est tous piégés dans cette logique destructrice, devenue fléau planétaire dès lors que les économies sont puissamment interconnectées et qu’il n’y a plus qu’un seul « jeu en ville ». La course à la productivité maximale aboutis inévitablement au chômage maximal partout avec une phase temporaire d’amélioration. C’est inéluctable. On pouvait se leurrer au départ, d’autres activités vont embaucher, l’exportation etc.. Cela ne marche plus.
    On ne peux pas à la fois mécaniser à outrance, banaliser le double emploi par foyer, externaliser l’essentiel de la production manufacturière vers une armée d’esclaves sous payés et dire la main sur le coeur qu’on a tout fait pour lutter contre le chômage. Il fut créé de toutes pièces.
    Si vous pensez que cela déranges ou nuit à la qualité de sommeil de ceux qui nous gouvernent, je pense que non...
    L’activité économique vise essentiellement aujourd’hui à consacrer les richesses entre les mains de moins d’un pour mille de la population mondiale et un revenu universel irait à l’encontre de ce projet.
    Au demeurant si on trouvait un « repas gratuit perpétuel » à échelle universelle (pas seulement pour les banques...) se poserait le problème des ressources naturelles pour y pourvoir. On sait depuis le rapport du Club de Rome (et même avant) que notre style de vie occidental n’est absolument pas transposable à la planète entière. Vous avez vu autour de vous des états d’âme concernant ce fait élémentaire ? Moi pas.
    Ce sera donc la jungle et le zoo, puisque nous avons préféré la bourse à la vie, tous...
    Exterminer les 3/4 de la population humaine a dû être envisagé par quelques esprits, no use...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 août 2014 13:56

      Par jjwaDal (---.---.---.123) 13 août 13:02
      "jamais le but d’une entreprise n’a été de créer de l’emploi pour donner un pouvoir d’achat aux consommateurs de ses futurs produits (quelques velleités à l’époque de Mr Ford, vite oubliées). Les employés sont là pour assurer la production de biens et/ou services et donc fournir un « objet » sources de revenus et de profits privés. Il s’ensuit comme logique que si une entreprise peux continuer à assurer sa production avec un personnel réduit à quasiment rien, elle le fera pour répondre au jeu des contraintes « logiques » (courte distance et court terme) qui lui sont imposées.« 

      D’où l’impérieuse nécessité de :
       »II)
      Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes »."

      Cf. SUPRA.


  • cevennevive cevennevive 13 août 2014 13:47

    Bonjour à tous,


    Ces disputes autour d’un article sur le revenu universel sont délectables. Personnellement, j’y trouve matière à réflexions, moi qui étais, dès le début pour ce R.U.

    Il y a en effet des arguments pour que je trouve raisonnables, et des arguments contre qui m’apportent beaucoup et dont je n’avais pas conscience dans mes certitudes du début.

    Même les « disputes » sont capables de nous éclairer dans ce débat.

    Pour ce qui est des retraités, du travail des mères de famille et des chômeurs (tous ceux qui n’ont pas de salaire donc) tout le monde n’est pas inoccupé ni oisif...

    Voyez, moi : hier, conserves de tomates de mon jardin, aujourd’hui, pêches au sirop et confitures, demain j’arrache mes oignons doux des Cévennes, et j’aurai à les nettoyer pour l’hiver. Puis il y aura les carottes, les raisins, les coings, etc... Toutes ces choses que je n’aurai pas à acheter...

    Bon, je plaisante un peu pour détendre l’atmosphère (quoique...)

    Mais sachez, vous qui travaillez pour un salaire, que l’on peut tout aussi bien travailler (et très dur) pour soi, pour son confort et le bien-être de sa maisonnée, et que l’argent n’est qu’un outil dont, quelquefois, l’on peut se passer avec un peu d’imagination.

    Travailler pour soi ou pour son entourage (bénévolat) apporte beaucoup plus de bonheur et de satisfaction que « marner » pour un grand patron et ses actionnaires, qui n’ont que le profit comme phare.

    Je vous aime, continuez à débattre. C’est bon. Au moins, pendant ce temps-là, nous nous occupons de notre propre vie, de notre propre Pays, que nous connaissons, et où nous vivons.

    La quantité de dirigeants qui préfèrent tourner leurs regards vers leurs lointains voisins plutôt que de s’occuper des affaires de leurs propres Pays, est effrayante !






    • ObjectifObjectif 13 août 2014 15:00

      Bonjour Cevennevive,

      Exactement, l’auteur confond, comme beaucoup (mais pas vous !), le vrai travail libre et choisi, avec l’emploi subordonné au financeur, le banquier privé qui a créé toute monnaie qui sert à payer le dit emploi subordonné, un esclavage consenti plus ou moins librement, en fait.

      Voir mon commentaire plus bas ! http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-revenu-universel-est-inevitable-125787#forum4095439


    • julius 1ER 13 août 2014 16:36

      @cevennevive,

      tu as raison, moi aussi je fais des confitures, des carpaccios avec produits du jardin, il est vrai qu’être à la campagne et avoir un petit jardin et des arbres c’est un plus..... mais quand il faut refaire une toiture et de gros travaux pas forcément pharaoniques, se pose la question d’avoir des revenus et là grosse distorsion entre les inclus et les exclus............
      le fait majeur de ces dernières années c’est la concentration capitalistique et là le problème n’est plus de savoir si c’est bien ou mal, la question n’est même plus posée mais c’est de savoir à qui profite le « crime » car du ruissellement il n’y a pas et la pauvreté s’étend à toute vitesse car être pauvre n’est pas qu’un problème de ressources mais aussi d’accès ..... accès au savoirs, accès à la santé, car là les inégalités sont en train de devenir monstrueuses( un seul exemple le problème dentaire illustre parfaitement, et recoupe parfaitement le problème des revenus, si vous êtes riches vous avez les implants les bridges etc et si vous êtes pauvres vous laissez partir votre dentition...
      en règle générale ceci n’est guère discuté mais ce sont réellement de nouvelles inégalités qui se sont créées et les yeux et les dents sont très symptomatiques de l’état de la société française.. 

    • cevennevive cevennevive 13 août 2014 17:10
      « ce sont réellement de nouvelles inégalités qui se sont créées et les yeux et les dents sont très symptomatiques de l’état de la société française..  »

      Oui, Julius,

      Mais le prix exorbitant des prothèses, quelles qu’elles soient, ne provient pas de leur prix exact de revient. S’il n’y avait que les salaires des manufacturiers, elles seraient sans doutes moins onéreuses.

      S’y greffent dessus les inévitables revenus des actionnaires de laboratoires, plus la gabegie de la « recherche » et les organigrammes éhontés des hiérarchies (un productif pour une dizaine de cadres ou de publicitaires).

      Je connais, nous avons travaillé jadis pour une grande multinationale (XEROX).

      Donc, c’est bien l’avidité des actionnaires et des banques qui font que les besoins primordiaux de l’humain sont d’un prix trop élevés.

      Vous me parlez d’une toiture à refaire (ou une cheminée, ou un plancher).

      Le processus est le même. l’artisan vous fera payer son travail, c’est normal.

      Mais il devra passer sous les fourches caudines des fournisseurs de matériel, qui prendront leur bénéfice, c’est normal.

      Puis les usines de fabrication prendront leur bénéfice augmenté de l’avidité des actionnaires, plus les transports, plus les assurances, plus les provisions pour malfaçons, plus...

      Nous n’en finissons pas.

      La valeur travail est de plus en plus dévaluée. A terme, elle ne vaudra plus rien. Ce ne sera plus une valeur, ce sera juste un concept.


  • rocla+ rocla+ 13 août 2014 14:08

    Exact Cevennevive , 


    Vous êtes dans la réalité et avez les pieds sur terre . 

    Faire son coulis de tomates , ses conserves de haricots ou

    sa gelée de coings , en dehors  du plaisir de se servir

    de ses mains et de son cerveau , du plaisir à sentir la confiture

    qui sent bon et qui fait des bulles dans sa bassine , c’ est

    une tradition ancestrale de procéder comme vous faites .

    Du bon sens et du pragmatisme au service d’ un bonheur 

    complet . 


    Je doute que beaucoup ici savent l’ odeur des tomates avec 

    son bouquet garni bientôt dans les bocaux et recherchés à 

    leur place pendant le rude hiver .


    Pour certains l’ élucubration est la base du raisonnement alors 

     que la vie est si simple .

    Je sais pas si le revenu universel est une solution , ce dont je suis 

    sûr c ’est que savoir se servir de ses mains et de sa tête 

    est une vraie garantie contre les hasards de la vie .


    Bien à vous , et n’ oubliez pas le petit bouquet des prés

    si joli sur la table de la cuisine .







    • julius 1ER 13 août 2014 16:59

      contrairement à toi qui est totalement égocentré, je suis à même d’appeler un chat, un chat et te traiter de con, c’est juste un fait car il n’ y jamais de réflexion dans ce que tu écris juste des diversions pour détourner les débats car je crois que tu fais parti des gens qui seraient près à semer le chaos juste pour préserver leurs petits intérêts égoïstes et égotistes..... à bon entendeur


    • rocla+ rocla+ 13 août 2014 17:52

      T’ as raison édenté Julius , traite de cons tous ceux qui pensent pas 

       comme toi . C ’est la bonne solution des inciviles racailles que l’ on 
      trouve dans les modernes quartiers des banlieues ziva et leurs mobylettes .

      Et de plus je suis content que tu arrives à appeler un chat un chat , vrai 
      que d’ autres appellent leur chat par leur prénom . 

      Et ton fertile imaginaire pense que je suis prêt à semer le chaos . 

      Pourrais tu me dire mon signe astrologique ainsi ce qui m’ attend dedans 
      la nuit du 14 au 31 décembre .

      Merci pour ta science infuse , petit con .

    • bourrico6 14 août 2014 11:01

      Merci pour ta science infuse , petit con .

      Quand on se plaint des insultes, on évite d’en balancer soi même.
      Parce que devine ce que ça fait de toi ? smiley


  • ObjectifObjectif 13 août 2014 14:54

    Bonjour Marc Bruxman,

    Article sur un sujet intéressant, mais il est dommage que vous tombiez dans le contre-sens dès le début :
    « Tout dans notre société est basé sur le travail. »

    C’est pourtant exactement le contraire qui se constate au quotidien, sur 2 aspects :

    - le fonctionnement économique actuel est basé sur la création monétaire par quelques banquiers privés, ex nihilo, justement sans aucun travail de leur part. En aval, toute l’économie consiste à une compétition pour pouvoir rendre ce capital et en payer les intérêts à ceux qui ont créé toute monnaie existante. Et cette compétition est féroce parce qu’il est impossible de rendre le capital une fois les intérêts sont payés : c’est le jeu des chaises musicales, dans une version mortelle ;

    - ce qui est appelé travail aujourd’hui est un fait un emploi subordonné, forcé par le manque de monnaie et la nécessité de monnaie pour survivre quand on n’est pas de la famille des banquiers. Il faut venir d’une famille de banquier pour pouvoir vivre sans limite, sans contrainte et sans emploi salarié.

    C’est ce que l’on pourrait appeler le « créditisme féodal », quand la majorité reconnait à une minorité de banquiers privés le droit exclusif de créer la monnaie, et fait sa soumission au système de ces banquiers privés en acceptant chaque jour leur monnaie.

    La dynamique à long terme de ce système de « créditisme féodal » est de créer de manière récurrente des manques de monnaies, qui doivent être pallier par des destructions aussi récurrentes des biens durables, afin de remettre les esclaves au travail : ce que nous appelons les guerres, devenues de plus en plus mondiales avec la mondialisation du système monétaire, et politique.

    La seule solution pour créer un système viable est de changer les systèmes monétaires et politique, pour revenir à une crédit mutuel dans lequel chacun a le même droit que ses collègues humains à une crédit limité, mais égal pour tous, récurrent chaque mois par exemple. C’est le principe du revenu universel, qui n’est pas un dividende : ce n’est pas un centre de pouvoir qui le distribue aux humains, c’est chaque humain qui l’apporte à la communauté pour les activités choisies par lui, individuellement.

    Ainsi la valeur travail serait remise en avant, en tant qu’activité choisie individuellement pour le bien de la communauté.

    Pour changer de système, c’est simple : commençons individuellement par refuser toute monnaie de singe centralisée.

    Bonne réflexion !
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-virus-le-plus-discret-cache-en-153489


  • HELIOS HELIOS 13 août 2014 15:31

    ... vous permettez une réflexion ?


    Voila, je pense que mr Bruxman a raison, le revenu universel va s’imposer, ne serait-ce que pour uniformiser les prestations sociales... et surtout décharger les entreprises de leur participation a la société baissant d’autant le cout du travail !

    Mais ma réflexion donc, c’est que ce revenu universel est l’unique solution a une scission de l’humanité en 2 parties :

    --- Celle qui est riche et qui aura « tout », partout sur la planète.... ce que nous appellons l’elite, l’oligarchie... peu importe le nom, ouvrez la télé, il y en a partout, des Noah, des Bruel, mais aussi des Depardieu, des Clooney, des Bill Gates... des Bush, Obama, Sarkozy (eh oui)....

    --- Celle qui n’aura qu’un minimum de droits, car comme le disent les ecolos, on ne peut tout fournir a tout le monde.... et comment fait on pour que les peuples ne se revoltent pas ? on leur donne quelque chose a ne pas perdre.
    Le revenu universel sera la carotte pour qu’aucune revolution n’arrive. Sans revenu, il faudra travailler dans une societe où tout sera fourni par des machines. Arretez les machines et vous n’aurez plus rien, plus d’eau, plus d’electricité, plus de nouriture, plus de soins... RIEN ! le systeme ne devra plus jamais revenir en arriere.... la carotte donc, c’est ce revenu universel !

    Merci de m’avoir compris... lol !

    • julius 1ER 13 août 2014 18:22
      --- Celle qui n’aura qu’un minimum de droits, car comme le disent les ecolos, on ne peut tout fournir a tout le monde.... et comment fait on pour que les peuples ne se revoltent pas ? on leur donne quelque chose a ne pas perdre.
      Le revenu universel sera la carotte pour qu’aucune revolution n’arrive.
      @ Helios,
      sauf que faire une révolution sans savoir ce qu’on installe comme rapport de production ou de travail n’a aucun intérêt, il serait bon de savoir avant ce qu’on rêve comme société plutôt que le faire à tâtons et dans le brouillard.............

  • jjwaDal jjwaDal 13 août 2014 15:46

    Peut-être ai-je raté un épisode (voire plusieurs) mais pour en rester à l’histoire récente, il me semble bien documenté le fait qu’il y a eu depuis le début des années 1980 (30 ans donc) un transfert massif des gains de productivités des fournisseurs de travail vers les fournisseurs de capital. Celà s’est surperposé à la suite du pillage de nos ressources naturelles qui a profité à une fraction minoritaire de la population humaine vivant disons les deux siècles passés. Les autres 90% ? Heu... Les ressources laissées aux générations futures ? Heu...
    On a fabriqué de toutes pièces un modèle d’évolution ou de plus en plus d’êtres humains sont de plus en plus inutiles au bon fonctionnement de l’économie. Même avec une économie de shaddocks ou les tomates espagnoles sont acheminés en hollande et croisent les hollandaises descendant vers l’espagne, même avec l’obsolescence programmée pour réitérer les achats de façon très prématurée, même avec l’endettement planétaire massif (acheter avec de l’argent qu’on aura jamais c’était de la consommation quand même..) on a aboutit à l’état actuel de l’économie alors que les contraintes réelles (celle de la nature et in fine des ressources per capita) ne nous tenaillaient pas encore. Et alors que nous sommes probablement au peak oil (avec les mêmes soupçons pour pas mal de ressources), que les ressources par personne vont aller en diminuant (notre croissance était arcboutée dessus), que les organisateurs de nos sociétés tirent un bénéfice immense de l’absence de répartition des richesses, vous pensez financer un Revenu Universel dans une économie mondialisée « libre et non faussée »  ? Au diable les chinois donc, nous ce sera comme ça.. Avoir programmé la mise sur la touche d’autant d’êtres humains en imaginant qu’avec un revenu minimal inconditionnel pour survivre les sociétés à venir vont « tenir » est un pari extrêmement risqué. La question a déjà été évoqué dans « Why the future doesn’t need us » concernant le rôle d’entités plus intelligentes que l’espèce humaine dans la conduite de nos sociétés si nous les créons (nous allons le faire puisqu’on n’arrête pas le « progrès » ). Je me demande si l’auteur ne confond pas progrès et évolution. Si votre cancer progresse est-ce un bienfait pour vous ? Posez-vous la question pour l’évolution des techniques.


  • Marc Bruxman 13 août 2014 16:29

    Bonjour à tous,

    Quelques réponses à vos questions :

    • Effectivement l’instauration d’un RU pose l’inévitable question des flux migratoires. Et ce problème n’est pas simple. Mais il existe déjà aujourd’hui. La façon cela dit dont on accorde les titres de séjour en France n’est pas adaptée. Le Canada avec son système transparent à points me semble bien meilleur. Il permet de faire venir dans un pays les gens qui ont du talent et seront une richesse pour ce pays. Bien sur, l’obtention du DU sera coordonné avec le fait d’être en règle. 
    • La différence entre ce que l’on pourra réelement fournir en terme de DU et les aspirations des gens fera que ceux ci chercheront toujours à travailler. Vu que le DU restera perçu par les travailleurs la différence sera encore plus flagrante. Imagions que le DU soit de 600 euros par mois, un travail au SMIC ce sera la différence entre 600 euros et 1600 euros mensuels. Cet encouragement à travailler fait partie des buts de la réforme. De même un chomeur qui retrouve un taf à temps partiel verra une vrai différence sur ses revenus. Ne nous leurons pas il ne s’agit pas de subitement donner du fric à tout le monde mais d’adapter le concept de redistribution à l’époque moderne. Si on laisse le status-quo il implosera. Et il implosera soit par pourissement du système soit par révolution. Ce qui reviendra au même : La fin de notre société et du confort qu’elle apporte au plus grand nombre. (Confort certes perfectible mais voyagez un peu et vous verrez que nous avons le cul bordé de nouilles).
    • Un des but est effectivement de simplifier la distribution des aides sociales et de les faire moins peser sur le seul travail. J’abordes explicitement ce sujet dans mon article. 
    • Et pour répondre à une dernière critique, oui je considère que le fait que les machines prennent peu à peu notre place comme un progrès. L’éducation doit suivre, mais elle ne permettra plus de rendre tout le monde productif.

    • julius 1ER 13 août 2014 16:52

      @Marc Bruxman,

      la question qu’il faut poser à ceux qui sont contre le RU ou le DU est quels sont vos revenus ?????
      la plupart du temps ce sont des gens qui sont bien installés et vivent dans le concept que tout passe et que rien ne change et ce pour diverses raisons ils savent que tout est relatif et que si la pioche a été bonne pour eux ils ne sont pas des « partageux » alors faut pas pousser quand même qu’il y ait 200/300 candidats ou plus pour un job c’est bon pour domestiquer encore plus les esclaves et faire régner l’absolutisme dans les entreprises, c’est bien pour cela que le taux de syndicalisation est en chute libre partout....... et que le rapport Capital/ Travail n’a jamais été aussi inégal pour le Travail, il n ’y a jamais eu dans l’histoire de l’humanité une période aussi défavorable pour les travailleurs en temps de paix et cela n’a rien du hasard c’est juste une construction économique................

    • Francis JL 13 août 2014 16:54

      ’’oui je considère que le fait que les machines prennent peu à peu notre place comme un progrès’’ (Max Bruxman)

      «  La pente naturelle de la machine consiste à rendre impossible toute vie humaine authentique » (Orwell)


    • Morpheus Morpheus 13 août 2014 16:54

      Je suis contre le revenu de base et je suis exclu du système, je ne touche AUCUNE aide quelconque.


    • Francis JL 13 août 2014 17:01

      ’’ il n ’y a jamais eu dans l’histoire de l’humanité une période aussi défavorable pour les travailleurs en temps de paix et cela n’a rien du hasard c’est juste une construction économique’’ (Julius 1ER)

      « L’histoire nous a inlassablement appris que le pouvoir n’a jamais rien cédé et ne cèdera jamais rien si ce n’est par la force. » (Normand Baillargeon, professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), essayiste, ...)

      Soyez sûr que si le pouvoir accorde un RU (ou DU) sans qu’il y soit contraint, c’est parce qu’il y trouvera son compte. Tout ce que dit Julius peut s’inverser : le RU est la panacée pour que passe sans que rien ne change, à savoir, la domination des mêmes.

      Unis, les travailleurs sont une force. Jamais les oisifs n’auront le même poids. Partout les pouvoirs ont mis au point des machines pour mater les révoltes. Jamais les oisifs ne feront une révolution.

      Foufouille disait ci-dessus que les retraités ne pensent que loisirs et canne à pêche ? Ceux qui n’ont jamais bossé aussi.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 août 2014 17:03

      Par Morpheus (---.---.---.11) 13 août 16:54
      Êtes-vous pour le SALAIRE à vie proposé par Bernard Friot ?


    • foufouille foufouille 13 août 2014 19:03

      « Unis, les travailleurs sont une force. Jamais les oisifs n’auront le même poids. Partout les pouvoirs ont mis au point des machines pour mater les révoltes. »

      c’était bon avant quand il y avait que des ouvriers habituer et pouvant vivre à la dure. si c’était possible, ce serait dèjà fait

      « Foufouille disait ci-dessus que les retraités ne pensent que loisirs et canne à pêche ? Ceux qui n’ont jamais bossé aussi. »

      en grande partie car usé par le travail. certains auront pas besoin de travailler ou pas autant que maintenant et surtout pas caissière 2h le matin puis 2h le soir


    • foufouille foufouille 13 août 2014 19:05

      par contre, un retraité sans assez d’argent est bien obligè de travailler (zunie)


    • Marc Bruxman 13 août 2014 19:43

      Effectivement foufouille,

      L’inutilité d’une partie des travailleurs rend plus difficile toute forme de révolution. Et c’est d’ailleurs pour cela que les relations se sont tendues.

      L’entreprise industrielle avait besoin de ses travailleurs. D’ou un certain paternalisme.

      L’entreprise post-industrielle a besoin d’une poignée d’individus très bien formée et le reste de la main d’oeuvre est interchangeable. Elle choie en conséquence les premiers et délaisse les seconds.


    • foufouille foufouille 13 août 2014 21:40

      non bruxman. les « prolétaires » n’ont plus rien en commun et ont des gouts différend. on est plus en 36. et on sait plus, pour la plupart, à quoi ressemble la grosse galère.

      du pain, des jeux et du vin est suffisant pour la plupart


    • Morpheus Morpheus 13 août 2014 21:48

      @ Jean-Pierre Llabrés

      Comme mesure de transition vers une économie basée sur les ressources (et non sur la monnaie), oui, je suis tout-à-fait favorable au principe du salaire à vie tel qu’exposé par Bernard Friot et le réseau salariat.

      http://www.reseau-salariat.info/d60e8d6f2500d2a81466e1d205be9c59


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 14 août 2014 08:15

      Par Morpheus (---.---.---.11) 13 août 16:54
      Je suis contre le revenu de base et je suis exclu du système, je ne touche AUCUNE aide quelconque.
      Par Morpheus (---.---.---.11) 13 août 21:48

      Ce salaire à vie ne constituerait-il pas une « aide » (exlu du système) pour vous ?
      N’est-ce pas contradictoire avec votre déclaration ci-dessus ?
      Pourriez-vous nous expliquer plus clairement la manière dont vous voyez les choses en regard de votre situation personnelle ?


    • Morpheus Morpheus 14 août 2014 16:31

      @ Jean-Pierre Llabrés

      D’un point de vue égoïste, mais aussi dans une vue à court terme, il pourrait sembler logique, n’ayant aucune source de « revenu », que je sois favorable au « revenu de base » : de rien, j’aurais soudain accès à un petit pécule.

      Alors bien entendu, lorsque j’ai découvert, il y a quelques années, l’idée du revenu de base, j’étais à priori favorable, je trouvais l’idée très bonne même. Sans analyse. Puis j’ai étudié un peu l’économie, les principes de création monétaire (par la dette, via le principe de réserve fractionnaire), et j’ai affiné ma réflexion.

      J’ai plus tard pris connaissance d’une autre approche, qui semblait aller exactement dans le même sens, celle du « salaire à vie » de Barnard Friot et du Réseau salariat. Celle-ci, pourtant, était très différente, présentant une lecture du modèle à la fois économique mais également social et sociétal, et dont les propositions ne reposaient pas sur une idée nouvelle, ,mais au contraire, sur un système déjà expérimenté avec succès : les caisses d’allocation sociales (sécurité sociale + retraites), acquise à l’issue de la seconde guerre mondiale (en 1945) dans le cadre du programme social du CNR.

      Ce modèle présente l’énorme avantage d’être expérimenté avec succès, de ne pas dépendre de l’impôt (les cotisations sociales ne sont PAS un impôt, mais un salaire différé et mutualisé) ni du capital (il n’y a pas besoin d’épargne pour financer la sécurité sociale).

      Mieux encore, le projet de « salaire à vie » est l’extension à TOUS d’un STATUT SOCIAL - celui déjà accordés aux fonctionnaires publics - de PRODUCTEUR (créateurs de richesse), qui non seulement qulifie le travailleur (la personne) et non plus le poste de travail (contrôlé par les seuls employeurs), ce qui a un impact décisif sur la structure sociale et économique. Cela élimine de facto la propriété privée LUCRATIVE (levier décisif du capitalisme permettant de prendre le contrôle de l’économie) et instaure par là même la propriété D’USAGE : est propriétaire celui qui UTILISE un bien (mobilier, immobilier, machine de travail, ...).

      Le revenu de base est une aumône accordée aux pauvres.
      Le salaire à vie est un statut social qui reconnait chacun comme producteur de richesse.

      Au delà, j’ai aussi découvert les principe de l’économie basée sur le partage équitable des ressources, qui est à mon avis l’objectif à atteindre pour fonder une véritable civilisation mondiale digne de ce nom.

      Je vous invite à lire et écouter les liens que j’ai donné dans mes autres commentaires sur cet article smiley

      Cordialement.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 14 août 2014 16:51

      Par Morpheus (---.---.---.11) 14 août 16:31
      "D’un point de vue égoïste, mais aussi dans une vue à court terme, il pourrait sembler logique, n’ayant aucune source de « revenu », que je sois favorable au « revenu de base » : de rien, j’aurais soudain accès à un petit pécule.« 
      Je ne comprends pas d’où vous viendrait ce petit pécule ( »petit« capital). Combien ?

       »un système déjà expérimenté avec succès : les caisses d’allocation sociales (sécurité sociale + retraites), acquise à l’issue de la seconde guerre mondiale (en 1945) dans le cadre du programme social du CNR.
      Ce modèle présente l’énorme avantage d’être expérimenté avec succès, de ne pas dépendre de l’impôt (les cotisations sociales ne sont PAS un impôt, mais un salaire différé et mutualisé) ni du capital (il n’y a pas besoin d’épargne pour financer la sécurité sociale)
      ".
      Comment cela fonctionne-t-il concrètement ?
      Source de financement pour pouvoir cotiser ?
      Et cætera


    • Morpheus Morpheus 14 août 2014 20:02

      Si vous lisiez ou écoutiez les sources d’informations que je met à votre disposition (articles + vidéo) qui contiennent les réponses à vos questions, vous n’auriez pas à me les poser smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 août 2014 08:25

      Par Morpheus (---.---.---.11) 14 août 20:02
      http://www.reseau-salariat.info/d60...
      Cet article s’encombre de considérations inutiles sur le Revenu Inconditionnel (RI), qui le rendent difficilement lisible et compréhensible, au lieu de se focaliser sur le Salaire à Vie.
      Par exemple, on n’y trouve pas d’exemple chiffré de ce que serait la « carrière financière » d’une personne bénéficiant du Salaire à Vie, avec toutes ses composantes : cotisations, impôts, et cætera...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 août 2014 08:31

      Par Morpheus (---.---.---.11) 14 août 16:37
      "L’article ci-dessous vous expliquera beaucoup mieux que je ne pourrais le faire l’énorme différence entre « revenu de base » et « salaire à vie » (ce dernier N’EST PAS une forme de « salaire à vie » ? ou « revenu de base » ? plus poussé, mais UN TOUT AUTRE PROJET), et également les failles et les vices du « salaire à vie ».

      Faut-il lire « salaire à vie » ? plus poussé [comme vous l’avez écrit] ou « revenu de base » ? plus poussé ?


  • babadjinew babadjinew 13 août 2014 16:32

    Enfin un article qui nous parle d’un chemin différent, même si il est bien trop accroché aux fondement mensongés de Babylone. Qui finance depuis 40 ans l’illusion de notre mode de vie et de notre croissance ? La dette et donc une économie complètement virtualisée dépendante à 100% d’électricité et d’ordinateurs. Coupons le courant 5mn et rien il n’en reste !!!! Alors pourquoi appuyer le financement d’un revenu de base sur une dividende virtuel ? 


    A ceci ajoutons qu’une telle mesure ne pourra faire sens que si elle est disponible à l’ensemble des citoyens de cette petite planète, 

    Maintenant aux archaïques qui ont peine à imaginer une forme quelconque de partage, il est aisé de mettre en place une politique de droit et de devoir quand à un revenu de base. Par exemple il serait judicieux d’adosser celui ci à une forme de service civile de deux années avant de pouvoir en récolter la sécurité. Nos vieux dans les mouroirs infâmes de Babylone pourraient avoir des couches propres à longueur de journée, nos gamins des surplus d’adultes dans les cantines, les cours et les salles de cours, nos digues pourraient être réhabilités, etc etc..... 

    Des accord pourraient être signé avec uniquement les pays mettant en oeuvre ce type de revenu histoire d’éviter un appel d’air des miséreux d’ailleurs, et enfin, cela apaiserait cette rage qui gronde.

    Je lis bien aussi les adeptes du grand soir qui craignent qu’un RB coupe l’herbe de la révolte sous les pieds, malheureusement il ne produisent jamais de pistes alternatives et mise le tout sur le chaos ! Pas réellement excitant comme perspective.......

    Quand à l’oisiveté elle est certainement la plus saine des attitudes dans cette Babylone qui sur la tête marche. L’oisif consomme peu, ne désir par grand chose hormis sa liberté de rêver et d’imaginer, et donc de fait n’est pas un sur-consommateurs qui du soir au matin génère des montagnes de déchets dont on ne sait plus que faire et qui appauvrissent inexorablement la quantité fini de matière première à notre disposition. 

    Très heureux de lire que certain savent encore faire des conserves et des coulis de tomates, mais cela pré suppose des terres pour tout un chacun chose que nous savons impossible pour l’ensemble de la population mondial.

    Alors oui à un revenue de base inconditionnel, inaliénable, et constitutionnel au niveau le plus large possible, mais non au mode de financement proposé et aux publique ciblés ! 

    Au passage un tel revenu ne pourra être que transitoire pour enfin aboutir à une économie basé sur les ressources et non plus sur les profits qui sont plus que largement responsables de la casse sociale et environnementale .

    Wake up !
            

  • Morpheus Morpheus 13 août 2014 16:52

    Il est inévitable parce qu’il est souhaité par le capitalisme, dont il est le prolongement. Le « revenu universel » est une fausse bonne idée, un piège à cons qui apportera son lot de revers et d’effets néfastes.

    Contrairement au SALAIRE à vie proposé par Bernard Friot, le revenu de base ne déconnecte PAS le travail (création de richesses) de l’emploi (exploitation du travail par des tiers) ni du marché de l’emploi (esclavagisme moderne).

    Le REVENU de base ne reconnais PAS la qualité de créateur de richesse de ceux qui le touchent, mais n’est qu’une aumône faite par les voleurs de ressources (les riches rentiers), et il ne leur reconnait pas de compétences.

    Les riches ont toujours fait l’aumône aux pauvres. Tout en continuant à les exploiter en volant leur force de travail. Les richesses produites le sont : 1) grâce à la Terre, qui fournit GRATUITEMENT ses ressources (matières premières) et 2) grâce aux compétences et à la force de travail des travailleurs, qui récoltent et transforment ces ressources en richesses. Les employeurs et les actionnaires ne font que ponctionner une part de la valeur des richesses produites, mais ILS NE CRÉENT RIEN, n’apportent rien (surtout pas leur « capital » ou leur « investissement »), n’inventent rien. Ce sont des parasites.

    La création et le contrôle du MARCHE DU TRAVAIL (horreur capitaliste à l’origine du chômage) par le capital est le machin qu’il faut éradiquer. Le revenu de base ne peut en aucun cas accomplir cela, il ne touche pas au marché du travail ni à la logique capitaliste.

    https://www.youtube.com/watch?v=VUtk1N0TNCk


    • ObjectifObjectif 13 août 2014 17:06

      Bonjour,

      Vous le dites autrement que ce que je dirais, mais c’est bien la même idée : il suffit de refuser de se soumettre à recevoir de la monnaie de singe, pour reprendre notre autonomie personnelle (nous, ie ceux qui produisent..) et s’organiser entre nous.

      Après c’est à nous de distribuer le surplus, ce qui dépasse le besoin vital, à tous ceux qui ne peuvent pas travailler.

      Nous n’avons pas besoin de monnaie pour faire cela.

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-virus-le-plus-discret-cache-en-153489


    • ObjectifObjectif 13 août 2014 17:06

      Bonjour,

      Vous le dites autrement que ce que je dirais, mais c’est bien la même idée : il suffit de refuser de se soumettre à recevoir de la monnaie de singe, pour reprendre notre autonomie personnelle (nous, ie ceux qui produisent..) et s’organiser entre nous.

      Après c’est à nous de distribuer le surplus, ce qui dépasse le besoin vital, à tous ceux qui ne peuvent pas travailler.

      Nous n’avons pas besoin de monnaie pour faire cela.

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-virus-le-plus-discret-cache-en-153489


    • patrickluder patrickluder 13 août 2014 17:30

      D’après Morpheus, les employeurs ne font que ponctionner une part de la valeur des richesses produites, mais ILS NE CRÉENT RIEN, n’apportent rien, n’inventent rien. Ce sont des parasites ...


      Je rappel juste que sans employeurs il n’y aurait ni entreprise ni places de travail !!!

      Encore qu’une société participative servait une bonne solution, mais chacun doit se sortir les pouces du c.l et c’est pas facile ... smiley

    • Morpheus Morpheus 13 août 2014 21:44

      @ Patrickluder

      Vous oubliez tout un pan de l’activité humaine en réduisant celle-ci à celle des entreprises. Par exemple, tout le secteur public (hôpitaux, transports, services postaux, salubrité publique, etc.). Toutes ces personnes (les fonctionnaires) ne produisent pas selon les normes économique capitalistes, et pourtant, leurs activités sont d’utilité publiques et constituent une indéniable richesse.

      La même logique pourrait être étendue à TOUTE l’activité humaine. De cette façon, la part de ponction parasitaire du capital pourrait financer non seulement un SALAIRE à VIE à tous (plus de chômage), la sécurité sociale, mais aussi l’investissement ! Car sur ce plan, dans le système capitaliste, entre 30 et 40% de la captation de richesse par le capital disparait des circuits économiques et n’est PAS réinvestit.

      Je vous suggère de lire ceci smiley

      Cordialement,

      http://www.reseau-salariat.info/d60e8d6f2500d2a81466e1d205be9c59


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