mardi 26 mars - par velosolex

Le tourisme de la catastrophe, de la morgue de l’île saint Louis, à Tchernobyl

                        

On l’appelle « tourisme noir », ou « de la catastrophe. Au cours des siècles, il varie, il s’adapte. Un thermomètre de notre sensibilité, mais qui recherche l'excitation. Il peut feindre la candeur, assumer sa curiosité malsaine, vouloir faire oeuvre d'exemplarité. Mais au delà des meilleures intentions affichées, n'y a-t-il pas une zone dangereuse, où nous mettons nous parfois notre d'humanité en danger ? 

       La culture du compassionnel fait écho chaque jour, imposant des minutes de silence, des catharsis. Mais pourquoi faudrait-il refuser de penser l’indicible, et la valeur relative des raisons évoquées ? Est il déplacé de soupçonner parfois le voyeurisme, le commerce du malheur, et la volonté de récupération, présidant parfois à ces visites..

      Certains évoqueront le "devoir de mémoire", quand ils iront visiter les camps de l'holocauste, ou un de ces villages martyrs, tel Oradour-Sur-Glane !. Difficile de faire la part des choses, chez les visiteurs, entre ceux qui obéissent à une nécessité impérieuse de recueillement, et les voyeurs, cherchant le simple frisson. 

       L’authenticité de la démarche de certains n’est pas à mettre en doute. D'autres ont leur histoire personnelle, ou celle de leur famille, entremêlée avec cette histoire maudite. On trouve aussi des passionnés d’histoire, des érudits en connaissant autant que les guides. Reste que si toutes les visites tenaient à des motifs nobles, et à des considérations élevées, ces lieux feraient beaucoup moins d’entrées payantes !

       La banalité du mal bénéficie-t-elle parfois d’un tarif de groupe  ? Il semble que de tout temps les hommes ont été attirés par le spectacle du gore, par la visite des lieux où se sont passés des horreurs. Tels des vautours, on les a vu tourner autour des champs de bataille, dès que le canon se taisait. .. Les exécutions en place de Grève, ont toujours attiré énormément de curieux. Soyons sûr qu’il y aurait foule aujourd’hui, si de nouveau on sortait "la veuve", le nom qu’on donnait à la guillotine.

   Faute de mieux, pourrait-on dire, les gens se rabattront sur le local, au travers des faits divers célèbres, et des lieux qui en restent marqués. Un bras de rivière, le long de La Vologne, cours d’eau qui est sorti de l’anonymat fluvial, suffira à certains pour se donner un frisson de bas étage, pour évoquer le corps du petit Grégory, dérivant depuis des décennies, au milieu du courant des médias. 

        L’arrivée de l’internet a permis de mettre en réseau des images innommables, qu’on croyait bannies depuis la fin des condamnations publiques. S'enfermer dans une chambre, ne protège plus des horreurs du monde. Viols, décapitations, meurtres de masse à la kalash ! Les moyens technologiques ont permis à la barbarie de se promotionner à un degré inédit. Il semble que l’horreur et la jouissance, soit à portée de quelques clic de souris, vous offrant des voyages immobiles, glaçants ! Avant que les plateformes ne parviennent à les bloquer, elles deviennent virales, et sont téléchargées par des « amateurs », parfois des millions de fois, engendrant banalisation du crime, et métastases dont on ignore la portée. 

        Nous sommes là, loin du feu théâtre du Grand Guignol, qui mettait à Paris en scène le macabre, et le sanguinolent, réunis dans des farces, ou des reconstitutions de crime, tel « L’assassinat de Marat », en utilisant beaucoup d’artifice, et d’hémoglobine factice. 

        La morgue, en particulier celle de l’île saint-Louis, à Paris, https://bit.ly/2CusxYJ bénéficiait d’une grande réputation. Elle était mentionnée dans les guides touristiques, et les étrangers, tout autant que les familles, venaient avec les enfants, le dimanche, voir les tableaux qu’offraient les cadavres de tous âges, trouvés sur le bitûme, ou dans la Seine.

( Visiter les morts- la Morgue. Bruno Berthelat). .https://bit.ly/2OhaMRp

( La mort : Voir l’irreprésentable : https://bit.ly/2UPUbXj )

(les narrations de la mort- la mort en vitrine à la morgue) https://bit.ly/2CzYBKG 

   Dans «  Thérèse Raquin  », Emile Zola, en écrivain naturaliste, fait visiter la morgue à Laurent, l’amant de Thérèse, qui a noyé le mari, en le faisant tomber d’une barque. Mais des remords l’assaillent. Il est attiré compulsivement vers la morgue. Il tremble de reconnaître sa victime, dans un de ces morts étendus là, offerts à la vision du public, invité à donner une identité à cess anonymes. Petit à petit, il domestique pourtant son sentiment d’horreur, et esthétise, devant ces « natures mortes », que Zola traduit lui-même en de riches évocations.

 Extrait : « Quand il n’y avait pas de noyés sur la dernière rangée de dalles, il respirait à l’aise ; ses répugnances étaient moindres. Il devenait alors un simple curieux, il prenait un plaisir étrange à regarder la mort violente en face, dans ses attitudes lugubrement bizarres et grotesques. Ce spectacle l’amusait, surtout lorsqu’il y avait des femmes étalant leur gorge nue. Ces nudités brutalement étendues, tachées de sang, trouées par endroits, l’attiraient et le retenaient. Il vit, une fois, une jeune femme de vingt ans, une fille du peuple, large et forte, qui semblait dormir sur la pierre ; son corps frais et gras blanchissait avec des douceurs de teinte d’une grande délicatesse ; elle souriait à demi, la tête un peu penchée, et tendait la poitrine d’une façon provocante ; on aurait dit une courtisane vautrée, si elle n’avait eu au cou une raie noire qui lui mettait comme un collier d’ombre ; c’était une fille qui venait de se pendre par désespoir d’amour. Laurent la regarda longtemps, promenant ses regards sur sa chair, absorbé dans une sorte de désir peureux.

Chaque matin, pendant qu’il était là, il entendait derrière lui le va-et-vient du public qui entrait et qui sortait.

La morgue est un spectacle à la portée de toutes les bourses, que se payent gratuitement les passants pauvres ou riches. La porte est ouverte, entre qui veut. Il y a des amateurs qui font un détour pour ne pas manquer une de ces représentations de la mort. Lorsque les dalles sont nues, les gens sortent désappointés, volés, murmurant entre leurs dents. Lorsque les dalles sont bien garnies, lorsqu’il y a un bel étalage de chair humaine, les visiteurs se pressent, se donnent des émotions à bon marché, s’épouvantent, plaisantent, applaudissent ou sifflent, comme au théâtre, et se retirent satisfaits, en déclarant que la morgue est réussie, ce jour-là  ».

    Ces considérations naturalistes, à travers ces comparaisons gourmandes, et sensuelles, renvoient à un autre roman que Zola a écrit. Dans « Le ventre de Paris » oeuvre appartenant à la série des Rougon-Macquard, il évoque le quartier des Halles. Cet immense marché, au coeur de Paris, est une autre occasion pour lui de se perdre dans la description voluptueuse des produits exposés. Cette fois ci, ces descriptions concernent les produits de bouche. Pourtant, on ne peut que faire l'analogie avec celles concernant la morgue. 

   Il y a là le même brassage de badauds, et d’amateurs, s’enivrant du spectacle, saisis de l’abondance des denrées, des fromages, des carcasses de viande accrochées, tout autant que de la variété des bouquets de fleurs et de compositions, proposées par les marchandes des quatre saisons.

 Extrait : «  A droite, à gauche, de tous cotés, des glapissements de criée mettaient des notes aiguës de petite flûte, au milieu des basses sourdes de la foule. C’était la marée, c’était des beurres, c’était la volaille, c’était la viande. Des volées de cloche passaient, secouant derrière elle le murmure des marchés qui s’ouvraient. Autour de lui, le soleil enflammait les légumes. Il ne reconnaissait plus l’aquarelle tendre des pâleurs de l’aube. Les cœurs élargis des salades brûlaient, la gamme du vert éclataient en vigueur superbe, les carottes saignaient, les navets devenaient incandescentes, dans ce brasier triomphal. A sa gauche, des tombereaux de choux s’ébrouaient encore….. » 

         La mort et la vie sont parfois bien liés, au-delà des métaphores littéraires. Et la gourmandise des mets, quand elle se fait gloutonnerie, avidité, rejoint les mythes de l’ogre, n’écoutant que ses vils désirs, allant jusqu’à manger ses propres enfants, ne mettant aucune barrière à son désir. 

          L’avidité, la concupiscence, pouvant aller jusqu’au meurtre, change la nature aimable des choses, et bafoue les interdits majeurs, et fait basculer vers la folie, la mort, et la fin de la civilisation.  

          Les pendaisons de noirs, décidés par une justice populaire et expéditive, dans les états du sud des Etats unis, étaient des sortes de kermesse, où les enfants des écoles étaient conviés à venir. Des séries de cartes postales éditées pour l'occasion, rencontrèrent de beaux succés . https://bit.ly/2JKYTEm 

         On remarquera que que les petits enfants sont souvent présents, témoins, mais guère troublés, dans ces représentation historiques, que ce soit sur des photos, ou des tableaux. Leur fonction témoigne t'elle de la volonté de minorer le crime, en incluant des innocents, ou d'une volonté pédagogique, à l'usage des nouvelles générations, la proclamation qu'un tel spectacle est instructif ?

 

    

      La mort atroce de la princesse De Lamballe, en 1792, https://bit.ly/2CCT6uL , victime elle aussi d'un lynchage, est une manifestation de la perte de tout sens moral et d’humanité qui s’empare des foules dans des circonstances particulières. Le ressentiment, la recherche de victimes expiatoires sont catalysés par une sorte d’ivresse hallucinée, potentialisée par le nombre, permettant de se cacher.

     Cette peinture, réalisée par Léon-Maxime Faivre, esthétisante, est génante, car elle nous fait complice de la scène, voyeur parmi les voyeurs, devant le cadavre d'une femme nue, offert à la foule. Le thème est classique. Il joue sur l'attraction d'une exécution, le mélangeant dans une dynamique sensuelle, et symbolique, à la colère imprévisible du peuple.

      Sur le thème de l'exécution vengeresse, Artemisia Gentileshi a peint un chef d'oeuvre : "Judith décapitant Holopherne". Mais la dynamique de ce tableau ne joue pas sur le voyeurisme, mais témoigne d'un réglement de compte personnel, et d'un conflit intérieur, tout autant que de l'inversion des pouvoirs : La femme, censée être faible, renverse la tyrannie, et montre que tout est possible. https://bit.ly/2TXaRzs

      Quelles zones d’ombre obscures travaillent en nous devant ces représentations ? Le soulagement d’être vivant, d’avoir échappé un moment encore à la grande faucheuse, d’être du bon coté ?  Personne n’a réussi à pénétrer l’instant d’après, ce basculement vers l’au delà, mais beaucoup resteront fascinés par le moment d’avant, jouissant de la souffrance de leurs semblables. 

         Si le moment où l’on gravit les marches qui mène à la chambre, est vu par certains comme le meilleur moment de l’amour, certains apprécient autant regarder les autres monter l' escabeau qui monte à l’échafaud.

   Certains auteurs, comme Casanova, ont évoqué des courtisanes, à la libido étrange, surexcitées par la concomitance d’une exécution, et d’un rapport sexuel qu’elles consumaient conjointement, se tenant sur un balcon, avec leur amant, tentant de faire coïncider les deux moments suprêmes. Le sexe et la mort ont toujours fait bon ménage ensemble, et petite mort et mort vraie se font parfois des œillades. Surtout quand on est à la place du voyeur. Le point de vue des pervers narcissiques. Ces gens là ne ressentent rien devant les spectacles de communion festive, quand l’ego disparaît, et que des vibrations de bonheur entraînent les autres dans une sorte de catharsis.

 

      On sait maintenant, que les neurones miroirs sont au centre de cette capacité de prégnance. Ce sont nos anges gardiens, nos garants d’humanité. C’est pour cela que nous lèveront les bras quand notre équipe favorite marquera un but, et que nous tremblerons de peur en voyant un funambule marcher sur un fil à cent mètres du sol. Le mimétisme est un comportement inconscient qui caractérise les groupes sociaux, trouvant son expression la plus évidente chez les enfants. 

       Assister à la souffrance d’un des ces semblables est un spectacle épouvantable pour la grande majorité des humains. A travers l’autre, c’ est nous qui sommes torturés. L’imagerie cérébrale à montré que que notre cerveau fonctionne conjointement et innerve douloureusement les mêmes zone de détresse, que l’on soit le supplicié, ou le témoin.

       L’empathie est cette capacité naturelle des gens, de se mettre à la place des victimes. Les pervers narcissiques en sont privés. Ils attendent que le funambule tombe de son fil, et s’écrase sur le sol pour connaître le plaisir. Les sciences cognitives ont ainsi validé ce que beaucoup présentaient. Certains « monstres » s’ils ne sont aucunement des fous, et sont entièrement responsables, ne fonctionnent pas comme nous. Dans leurs schémas de récompense, ils se nourrissent de la souffrance des autres, comme le vampire du sang. 

        Les catastrophes naturelles attirent tout autant les hommes, mais elle est moins pénible à assumer. Car l’homme ne se confronte pas à sa part écrasante de responsabilité. Le goût d’un esthétisme un peu morbide et merveilleux, baignant dans une lumière divine, et qu’on appela « L’art du sublime », vient de cette époque romantique, où les colonnes romaines dégradées, perdues dans la végétation, laissaient les voyageurs dans une douce mélancolie rêveuse. 

        C’était là de douces agonies, en osmose avec une sexualité refoulée, sublimée, où les voyageurs Anglais aimaient se pâmer, lors de leur grand tour, en Italie ou en Grèce, récitant avec ferveur des vers de Virgile. Les peintres romantiques et préraphaélites faisaient de belles compositions d'une mort idéalisée, bien loin des tristes réalités qu’on rencontrait sur les champs de bataille, hors champ de la « dame au camélia » crachant ses poumons tuberculeux.

    Au retour de voyage d’Italie, bien des aristocrates firent construire de fausses ruines, et des colonnes cassées, au fond de leur parc. Contrairement aux vieux vestiges historiques, ces copies d’antique obéissaient à des lois de composition, dans un délabrement feint, comme on le voit dans l'élaboration savante d'un tableau académique, et de la chute des drapés, savament étudiés.

 

L’homme alors joue à se faire peur, et à s’émouvoir, mais domine toujours la scène, semblablement à ces alpinistes, nouveaux explorateurs de l’inutile, plantant le drapeau national sur les pics domptés. Néanmoins, cette sensibilité nouvelle traduit un nouveau sens de l’histoire, un processus qui n’est plus le temps arrêté à l’horloge du moyen âge.

 

 

   Elle ramène l’homme aussi à sa position d’acteur éphémère, et la vanité de toute entreprise . Il est dommage qu’Adolf Hitler, qui a peint cette ruine, en Flandre, pendant la première guerre mondiale, n’en ait pas compris la leçon. 

 

         Pompéi a la grandeur d’une scène antique, ayant été perturbé par le jeu supérieur des dieux. On en sort philosophe, et l’âme pure, presque serein. A son opposé, Auschwitz est une obscénité qui laisse un goût de cendre dans la bouche. C’est l’humanité deconstruite en dix ans. Certains ont dit que dieu y était mort. On en sort souillé à jamais.

        Ainsi, si certaines catastrophes semblent transitoires, et naturelles, d’autres semblent définitives. 

        Et l’homme dans tout ça ?…. A l’aube du vingtième siècle, une meilleure compréhension des mécanismes du vivant, la lutte efficace contre les maladies, et la victoire étonnante contre de grandes pandémies , avait amené un courant d’optimisme, et semblait la preuve que l’homme allait s’affranchir de la misère et de la guerre.

      14-18 avait ébranlé le continent européen. La seconde guerre fut une régression moyenâgeuse. Le retour à la barbarie, et le dépassement des humanités, s’est faite conjointement à une accélération des inventions, troublant la logique qu’on avait du progrès, linéaire en tout, dans la logique du positivisme.

      Après 45, malgré la victoire sur la nazisme, la conviction que progrès techniques et principes moraux se conjuguaient pour nous amener vers l’age d’or est vraiment mise en doute. Après les bombes atomiques Hiroshima et de Nagasaki, beaucoup pointent que l’homme s’est fait démiurge, a usurpé la place de dieu.  

La jeune Mary Shelley quand elle écrivit à 18 ans «  Le monstre de Frankenstein », ou « le Prométhée moderne  », se fit bien plus visionnaire des temps futurs, en parlant de la créature échappant à son maître, ayant volé le feu divin, que le vieux Jules Verne, dont les romans d’anticipation regorgeaient d’optimisme. 

      La pensée s’arrangea avec l'horreur comme elle put, se cliva.. Il fallait admettre qu’il y avait un nucléaire sale, mais indispensable, d’obédience militaire, qui servait aux gentils ; c’est à dire nous, pour se protéger des méchants, les autres. Et puis une autre force nucléaire, civile, cette fois, émergea à sa suite ; comme une sorte d’ange blanc. Ses concepteurs rayonnaient d'assurance et de fièrté. On n'imaginait pas, par la force de la foi et du déni, que ces réacteurs étaient comme autant de vases de Pandore.

      Et enfin est arrivée cette chose. 

     « Les dosimètres ont contrôlé mon bureau. Ma table, mes vêtements, les murs : Tout luisait. Je me suis levé. Je n’avais pas envie de rester assis sur une chaise. Y avait il eu un accident, à l’institut ? Une fuite ? Et comment tout désactiver ? J’ai toujours été extrêmement fier de notre réacteur ! J’en connaissais chaque millimètre. Nous avons téléphoné à la centrale d’Ignalina, en Lithuanie, non loin de chez nous. Chez eux, c’était aussi la panique. Nous avons aussi appelé Tchernobyl, mais personne ne répondait….. »

(Valentin Alexeïevitch Borissevitch, ancien chef de laboratoire de l’institut de l’energie nucléaire, de l’académie des sciences de Bielorussie)- Extrait de « la supplication » (Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse) Svetlana Alexievitch, prix nobel de littérature.

    Cette auteur a réuni dans cet ouvrage des témoignages multiples : Ingénieurs, politiciens, enfants, mères de famille, femme de « liquidateurs », survivants condamnés, déplacés...C’est tout un opus douloureux qu’on ne peut visiter qu’en imagination, et qui nous amène au bord du vide.

     De l’avis des acteurs et héros qui ont été témoins et victimes de cette abomination, ayant parfois connu le nazisme ou combattu en Afghanistan, Tchernobyl reste une expérience « hors norme », au-delà de l’histoire, des références et du temps. Aucune référence au passé, ne peut aider à comprendre cette catastrophe. Les secrets et les non dits sont légions, tout autant que les conséquences incalculables, environnementales, et humaines.

     La zone est condamnée pour des dizaines de milliers d’années. Les chiffres donnent le tournis. Des travailleurs par milliers tentent toujours sur place de contenir la catastrophe. On ne sait toujours pas les conséquences à venir.

    Des aberrations effroyables, tels ces « pieds d’éléphants » https://bit.ly/2TWvfAf sont toujours en excroissance continue, et risquent de contaminer les nappes phréatiques. Un nouveau dôme a donné une forme plus présentable au réacteur éventré, mais dessous, les humeurs monstrueuses, continuent leur lent travail de pénétration des sols.

    Car le cœur du réacteur, recouvert de débris, est toujours en fusion, à basse température. Les solutions techniques pour extraire les déchets radioactifs sont toujours a imaginer. Enfin, nous dit le journal « Politis » le risque d’une brusque réaction, et d’une explosion surgie du cœur qui balaierait l’ancien et le nouveau sarcophage, n’est toujours pas écartée car nul n’a été voir depuis longtemps dans quel état se trouve le magma fondu du réacteur.

    Cependant, tout le monde n’est pas d’accord. La situation serait sous contrôle. D’ailleurs si elle ne l’était pas, on ne laisserait pas les touristes entrer, non ?…..Le nouveau sarcophage de Tchernobyl ne sert à rien : https://bit.ly/2JuQNj6 

    Car à Tchernobyl, la vieille curiosité morbide de l’homme a ressurgi, voulant sentir, se faire une idée sur place, ne croyant que ce qu’il voit, ne voyant que ce qu'il croit. Rassuré par la présence du dôme, le tourisme explose. Il faut croire qu’un petit tour à Tchernobyl offre pour certains happy few désabusés, une possibilité nouvelle d’exotisme. Les voyages à Bali ou au Groenland, n’étonnant plus personne, cette destination nous montre que tout se récupère en ce monde, hormis les déchets radioactifs. 

       A Tchernobyl, pas de limites au nombre de visiteurs, contrairement au Taj Mahall, où les autorités ont du établir un quota maximum d’entrées, afin de préserver le site. Tchernobyl ne présente pas cet inconvénient, pour des raisons qu’on comprendra aisément.

Visitez Tchernobyl :

https://bit.ly/2TnbIV5

    C’est facile, nous dit le dépliant publicitaire en ligne : Commande, Viens et paye, aime !

Quatre formules au choix :

1-Deal d’une vie : Visite rétro de Tchernobyl .99 euros

2- Le plus populaire  : Visite de Tchernobyl. 279 euros

3- Nouveau : Visite de la centrale de Tchernobyl et de Pripyat . 429 euros

4-Rien n’est impossible : Visite privée de Tchernobyl : A partir de 119 euros

      Nous sommes loin du grand théâtre de guignol, de la visite de la morgue de l’île saint-Louis, des ruines antiques romaines perdues dans la nature, des morts ensevelis de Pompéi figés sous la lave refroidie, et des camps de la mort nazis transformés en cendres.

 

       Mais pourtant Tchernobyl tient un peu de tout cela. Avec sûrement quelque chose en plus.

      Nous sommes au bord du vide…. 

 
 

                      



213 réactions


  • nono le simplet nono le simplet 26 mars 09:17

    salut à toi

    ton article est écœurant à me dégoûter à jamais d’en écrire un ...

    chapeau l’artiste !


  • velosolex velosolex 26 mars 09:37

    Merci. Ca me va droit au cœur. Mais ça serait dommage, et même pire que ça te tétanise. Faut pas ajouter à la catastrophe ! Ta voix est une de celles que je ne suis pas le seul à apprécier. 

    La photo des gamines représentant « les neurones miroirs » faisant des grimaces n’était pas destinée à être mise en tête de l’article. C’est tout le contraire de la catastrophe. Peut être pour ça que la direction l’a choisie. 

    Dans l’iconographie de la catastrophe, la tête de Macron aurait pu être aussi affichée. A utiliser peut être pour un article sur Big Brother. 

    La catastrophe est un sujet très riche. L’article s’est étoffé de lui même comme un bouillon de culture sans que je parvienne à le maitriser. Chacun pourra sans doute le compléter par bien des réflexions. 


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 10:34

      @velosolex
      non t’inquiètes pas, ça va me stimuler à faire des efforts dans mon écriture ... smiley
      concernant Tchernobyl ce corium enfermé sous le sarcophage de béton est un sacré problème de démantèlement qui va occuper des générations d’ingénieurs ...
      et en France le démantèlement des centrales « éteintes » de première génération depuis des lustres est au point mort ou presque ... je lisais hier dans un rapport récent de l’ASN que les travaux sont repoussés, encore et encore ...


    • Matlemat Matlemat 26 mars 12:00

      @nono le simplet
       Salut Nono, en parlant de l’ASN et sa soit disant impartialité, Pierre Franck Chevet, ancien patron de l’ASN veut aller pantoufler dans le nucléaire belge.

       C’est ça quand on rend de bons et loyaux services...

      https://www.lecho.be/actualite/archive/le-chef-du-gendarme-nucleaire-francais-chez-electrabel/10078074.html

      A propos de Brennilis, encore une fois le lobby a été bien optimiste, le démantèlement devait être terminé l’année dernière et pas de bol , c’est repoussé jusqu’en 2032, enfin « pourrait » être achevé en 2032 ! smiley

       https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/tchernobyl/centrale-nucleaire-de-brennilis-un-cadavre-encombrant_1422147.html


    • velosolex velosolex 26 mars 13:11

      @nono le simplet
      Les réponses, et la dialectique, sont au moins aussi important que la rédaction. 
      La photo en tête de l’article n’est pas de Tchernobyl, mais vient des monts d’arrée Bretons. Une photo que j’ai faite d’une voie désaffectée, et qui ma parut symbolique, des territoires interdits. 
      J’habite à moins de 10 kms d’avion de la vieille centrale de Brennilis, une centrale à l’eau lourde dont le démantèlement, complexe, est sans cesse retardée. https://bit.ly/2CE9r2u Un mini réacteur, mais un maximum d’emmerdement Fermée depuis belle lurette, elle continue à prendre la tête. Le démantèlement devait finalement dans 20 ans. Un chancre sur un territoire superbe.
      On peut faire le tour du lac de Brennilis, c’est là que les anciens situaient les portes de l’enfer.https://bit.ly/2Ws27hR « Yeun Elez ». C’est là que l’âme damnée de Macron devait finir de se consumer bientôt. 


    • foufouille foufouille 26 mars 13:55

      @velosolex

      10 kms !!!! mais c’est trop près, tu vas vite chopper le cancer avec ces radiations pas naturelles. il faut vite déménager.


    • velosolex velosolex 26 mars 16:38

      @foufouille
      Une centrale expérimentale, fermée en 85, dans le cadre d’un parc régional. https://bit.ly/2CFZUrx Déménager ? Pour aller où ? Le pays est truffé de réacteurs, dont le démantèlement insensé est loin d’être provisionné, et qui va être un défit majeur, autant de la démolition que de la gestion des déchets


    • foufouille foufouille 26 mars 17:12

      @velosolex
      c’est de la radioactivité pas naturelle donc mortelle. tu peux aller au brésil, kerala en inde ou à ramsar en iran avec 200msv par an de bonne radioactivité naturelle.


    • velosolex velosolex 26 mars 18:02

      @foufouille
      Le granit, particulièrement en Bretagne, et particulièrement dans les monts d’arrée, émet une radioactivité naturelle. Bon, pas la peine de se prendre le chou avec. Des hommes ont vécu ici depuis des milliers d’années, et ont sans doute développés d’ailleurs, pour les autochtones, un système immunitaire adapté, au bout de quelques générations ; c’est le cadet de mes soucis. 


    • Julien S 26 mars 18:16

      @velosolex
      .
      Plusieurs % des cancers du poumon attribués au radon des maisons en granit. 


    • foufouille foufouille 26 mars 18:18

      @velosolex
      donc les radiations naturellheu ne sont pas les mêmes ?


    • foufouille foufouille 26 mars 18:26

      @velosolex
      le salpêtre est différent du nitrate de potassium ?


    • Julien S 26 mars 18:35

      @foufouille
      .
      Cela dépend. Le salpêtre que sous la Révolution les vieillards devaient recueillir dans les caves était du nitrate de calcium que Berthollet et consorts se chargeaient de transmuter en nitrate de potassium. 


    • velosolex velosolex 26 mars 19:27

      @Julien S
      C est vrai, mais s’en préoccuper vous donne un cancer à l’estomac. Bon, la Bretagne, quand on l’aime, c’est comme une femme, il faut la prendre entière, pas moyen de la couper en morceaux. 
      D’un autre coté, j’habite près de la forêt, loin des voies rapides, loin des champs cultivés. Juste des chevaux dans le champ d’à coté qui hennissent de temps en temps. A part le loup et le petit chaperon rouge, y a que l’ankou que je crains, en visite inopinée


  • Raymond75 26 mars 09:49

    L’émotion fait partie de la construction humaine.

    Lorsque vous visitez le cimetière américain près d’Omaha Beach, vous prenez conscience de ce qu’il s’est passé en ce lieu si paisible, l’histoire devient concrète.

    Idem lorsque l’on traverse Oradour sur Glane : nous voyons tous les jours des reportages sur des guerres, mais là nous sommes au milieu des ruines, inchangées depuis l’évènement dramatique.

    Mais cela ne peut concerner que l’histoire récente : je ne pense pas ressentir une émotion particulière en allant à Waterloo ou à Azincourt, seulement une curiosité sans émotion.

    Mais cette émotion doit être approfondie par un approfondissement, par une connaissance historique, et aussi par un message, et c’est rarement le cas. C’est pourquoi les guerres existent toujours et toujours, à tel point que l’on nous dit que « c’est normal, c’est dans la nature humaine ». Non ce n’est pas normal, mais nous n’avons pas un niveau de conscience suffisant pour s’y opposer ; un jour peut être ?

    Enfin, il existe des lieux de mémoire construits pour montrer, prouver, documenter, faire réfléchir. C’est le cas par exemple du Mémorial de la Shoa à Paris, remarquable. Mais n’y vont que des gens convaincus de l’horreur, les autres n’y vont pas, et la réalité de la Shoa est encore contestée, voire moquée, par d’autres, très nombreux.

    Reste l’éducation, mais on sait que en France l’éducation historique,civique et morale (non, ce n’est pas un vilain mot) est en déshérence, et que faute d’autorité certains thèmes ne peuvent plus être abordés ...

    Le comportement récent des membres de l’état islamique en Syrie et en Irak a montré que la bête immonde sommeillait encore dans de nombreux cerveaux, incultes et asociaux certes, mais humains malgré tout ...


    • velosolex velosolex 26 mars 10:16

      @Raymond75
      Merci pour votre réflexion intéressante. Malheureusement, depuis que le monde est monde, on assiste toujours à la même répétition de monstruosités. Qui a des enfants est toujours troublé par la difficulté d’enseigner ces horreurs. Le domaine sexuel ayant curieusement représenté pour beaucoup l’omega de l’épouvante. Nul besoin en fait d’aller visiter l’indicible. L’horreur en est parti. J’ai interrogé l’histoire, quand je suis monté sur les ruines de Monségur, où en bas, furent brûles les cathares.
      Je n’ai rien ressenti que la tristesse que j’avais éprouvé en lisant les comptes rendus. L’illusion de telles visites serait de croire qu’elle se pourraient se substituer efficacement à la connaissance des textes, des témoignages, qui pour moi sont bien plus efficaces. Le journal d’Anne Frank ainsi garde une importance vitale, ainsi que les écrits de Charlotte Delbo, ou de Primo Levi par exemple. Ils sont au delà de la comptabilité, des combats virtuels et peu parlant sur le nombre de morts. Zoomez sur une seule victime, et cela est l’extension du monde en souffrance...C’est ce qu’exprime aussi « le troisième homme », superbe film de Carol Reed, datant de 48, qui n’a pas vieilli, qui parle du bien et du mal, du point de vue du prédateur, qui préfère regarder de haut, du haut d’une roue de fête foraine, pour exprimer que la masse des hommes est semblable à une fourmilière. Ce gamin syrien, noyé, trouvé sur une plage, à davantage parlé que les commentaires des journalistes ramenant les tombereaux de morts. La culture, et la manipulation, sont au centre de ces horreurs. Un travail est souvent nécessaire aux exécuteurs, on le sait bien, des foules nazies, aux enfants soldats, à Daesh : Il faut apprendre la détestation de l’autre, le transformer en chancre. Ainsi ceux qui tuent, pensent œuvrer pour le progrès. On trouvera les éléments de langage pour aller avec. L’homme est d’abord tué symboliquement avant de finir au poteau


  • baldis30 26 mars 10:19

    bonjour,

    D’expériences professionnelles hélas maintes fois répétées je(1) sais combien les catastrophes attirent les foules qui veulent voir ... et sur place on trouve des personnes qui sans avoir rien compris se permettent toutes les interventions possibles...

    La curiosité malsaine est une chose permanente ... la décence et le respect de la détresse, du deuil s’effacent, disparaissent ... Et les journalistes ne sont pas les derniers à se comporter pire que des hyènes ... « pourvu qu’on ait un scoop ».

    Le traumatisme des témoins ayant subi mais survécu est une chose difficilement compréhensible pour celui qui, par besoin de rationalité, cherche à reconstruire le déroulement d’un événement ... la décence s’impose mais « pourvu qu’on ait un scoop » n’est plus seulement une démarche de journalisme mais un désir de gloriole personnelle irrationnelle ( j’y suis allé, j’ai vu, je vais vous expliquer.... ) !

    Dans l’immédiat suivant une catastrophe on reconnait assez facilement celui cherche à comprendre de celui qui cherche un scoop pas toujours journalistique ....c’est la façon dont il photographie .... la présence de personnes sur photos ou vidéos est un indicateur absolu d’indécence... et de voyeurisme ! Quant au témoin qui voudrait y figurer l’expérience m’a appris qu’avant tout .... il n’y était pas ... !


  • Nicolas_M Nicolas_M 26 mars 10:53

    J’ai quelques amis qui sont partis faire un tour à Tchernobyl. Je les aurais accompagné si je n’avais pas autre chose de prévu. Dans le cas de notre groupe, il n’y avait rien de morbide, notre principale motivation était de faire de l’urbex. Absolument rien à faire des morts, du passé ou de la catastrophe, l’intérêt réside à prendre des photos de la nature qui prend le pas sur le béton, d’en tirer des images que je qualifierais d’hors du commun, d’évoluer dans un paysage unique. C’est difficile à décrire mais je pense que tous les photographes comprendront.

    Et de ce que m’ont raconté mes amis, beaucoup de visiteurs étaient dans cet état d’esprit. Vous vous plantez potentiellement quand aux motivations des visiteurs de ces sites.


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 11:03

      @Nicolas_M
      Absolument rien à faire des morts, du passé ou de la catastrophe

      je préfère presque les « morbides » ... étonnant, non ?


    • velosolex velosolex 26 mars 11:42

      @Nicolas_M
      Je fais moi même pas mal de photos, depuis qu’en 75, j’ai acheté à Madras un canon reflex, qui m’a ruine d’ailleurs pour l’occasion, et perturbé mon voyage de retour. J’ai fait par exemple la photo de ces gamines, pas vraiment catastrophés, au Portugal. Il y a tout de même un élément de catastrophe, c’est qu’elle a été réalisée en septembre 2011. Il semble bien que la vie continue hors cadre. 
      La pudeur et le respect s’imposent quand on fait une photo, mais il faut avouer que l’appareil donne du culot, et protège même. Une expérience que les reporters de guerre confessent. Un appareil photo est à la fois une arme, et un bouclier. Parfois il peut se retourner contre vous. 
      J’avoue ne pas parvenir à comprendre votre commentaire. Apparemment, vous avez vécu Tchernobyl comme une sorte de foire du trône. Chacun a son système de défense, et je n’en dirais pas plus, mais cela me laisse ahuri. Comme quoi même en vieillissant on parvient à être toujours surpris. 
      La ruine, en tant que vestige du temps a toujours interpellé les photographes, en lien avec l’époque romantique. Seulement il y a une différence entre celle du château de la belle au bois dormant, bouffé par la mérule, et Tchernobyl, ou des milliers de liquidateurs sont morts. S’ils n’étaient pas intervenus, en plongée, dans une bassin de rétention, pour ouvrir une vanne, la réaction atomique était telle que l’Europe aurait été dévasté. on leur doit la vie. Sans aller là bas, je les respecte infiniment. Et je ne me permettrai pas de faire le mariole là bas, et faire semlbant d’ignorer leur histoire, en même temps que celle des gens qui ont vécu là, et qui en ont été chassé, quand ils ne sont pas morts, malades, irradiés, stériles, comme les terres . Quand à ce dôme, apparemment, il est loin, d’être encore étanche. un cache sexe, un cache mort. Comme le reste


    • velosolex velosolex 26 mars 11:46

      @nono le simplet
      Un commentaire en dit autant , voir bien plus, sur celui qui l’exprime, que sur l’objet qu’il désigne. On peut le voir d’un article à l’autre. Même une photo n’est jamais neutre. Elle prend le regard en photo 


  • foufouille foufouille 26 mars 11:08

    on a trouvé l’énergie magique qui dure trente ans sans recharge : le corium khmer vert. bientôt, on aura des centrale avec du corium toujours en fusion magique verte. comme c’est hyper contaminé pour plus de 10 000 ans, ils devraient être tous morts les touristes. surtout que les radiations ne sont pas naturelles comme dans certains endroits du monde plus radioactif et donc pas pareilles, pas vertes.


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 14:43

      @foufouille
      le corium khmer vert.

      ah foufouille, dans l’excès, la démesure, l’absurde tu es le meilleur ... et, tu vas trouver ça bizarre mais c’est pour ça que je t’aime bien finalement comme le gros chien attaché à sa niche qui aboie chaque fois qu’il voit passer quelqu’un ... il hurle sa haine à ceux qui ne sont pour rien à sa situation et remue la queue quand son maître, responsable pourtant de tous ses maux et de toute sa solitude, lui apporte quelques croquettes quand il y pense ... n’y vois aucune allusion aux souffrances de ton corps mais à celles de ton esprit tourmenté par la haine des kmers verts ... porte toi bien ...


    • foufouille foufouille 26 mars 14:53

      @nono le simplet

      ça me fait surtout rire ce genre de connerie verte. surtout le corium toujours en fusion depuis 86. il a certainement atteint le centre de la terre creuse.


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 15:16

      @foufouille
      surtout le corium toujours en fusion depuis 86

      personne ne le dit en fusion.
      le « pied d’éléphant », mélange de corium, de métal et d’autres matériaux a même été photographié en 1996 mais il est encore diablement radioactif, dangereux et pèse quelques centaines de tonnes ...


    • foufouille foufouille 26 mars 15:22

      @nono le simplet si je l’ai lu sur un site écolo comme pour foucoushimaya et dans ton article tu as écris fusion.


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 15:36

      @foufouille
      on ignore encore à Fukushima si, sous la crouté solidifiée le corium n’est pas encore en fusion ... les modèles divergent ... ptète bien que oui, ptète bien que non ... à Tchernobyl ce n’est vraisemblablement plus le cas ... c’est la genre de truc facile à étudier même si on commence à en avoir plusieurs ...


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 15:38

      @nono le simplet
      la genre de truc facile

      le genre de truc pas facile (et moi j’ai pas fumé d’afghan)


    • foufouille foufouille 26 mars 15:52

      @nono le simplet en fusion depuis des années est impossible sinon il aurait atteint la terre creuse et ce serait une bonne source d’énergie magique verte.


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 16:15

      @foufouille
      en fusion depuis des années est impossible

      le cœur de la Terre est en fusion depuis quelques milliards d’années et il fait 15°c en surface alors que la croute est très fine ... tu expliques ça comment ?


    • foufouille foufouille 26 mars 16:26

      @nono le simplet

      ce n’est pas du tout la même chose que ton corium magique. à 10kms de profondeur, la température est de 180°.


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 16:36

      @foufouille
      à 10kms de profondeur, la température est de 180°.

      oui, et ?


    • foufouille foufouille 26 mars 16:39

      @nono le simplet

      et je te laisse chercher les autres différences.


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 16:43

      @foufouille
      lol
      un autre exemple alors ... le camembert a une croute, même dessous, et pourtant il est moelleux à l’intérieur ...


    • foufouille foufouille 26 mars 17:02

      @nono le simplet

      mauvais exemple, -2 en physique. mdr


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 17:09

      @foufouille
      du moment que je t’ai fait rigoler, je suis ravi smiley


    • foufouille foufouille 26 mars 17:28

      @nono le simplet

      à chaque fois que je lis un article ou commentaire de science verte, je suis plié de rire. le plus marrant est pierre henri de la terre creuse qui ne sait lire wiki donc il pense prouver que la terre est creuse à 10kms et la gravité nulle. on a creusé plus loin mais c’est pas grave.


    • Julien S 26 mars 17:35

      @nono le simplet
      .
      Il vous reste à étudier l’effet des dimensions d’un objet auto-chauffant sur sa température. 
      Quand un objet d’un mètre de diamètre émet une chaleur de 0,2 watt par mètre cube, personne ne s’en aperçoit.
      Quand un objet de 700 000 km de rayon émet une chaleur de 0,2 watt par mètre cube, cela s’appelle le soleil. 
      Cherchez pourquoi. 
      Comparer le refroidissement de la Terre et d’un corium chauffés l’un et l’autre par leur radioactivité revient à ne pas comprendre ce que j’ai écrit ci-dessus. 


    • velosolex velosolex 26 mars 18:13

      @foufouille
      Vu que le japon est aux antipodes exactes de la France, y a fort à craindre que cette marmite en fusion , traversant la terre, depuis Fukushima, ne ressorte en plein milieu de votre salon d’ici peu. 
      Le seul espoir de refroidissement peut venir des airs.
      Il arrive que des avions de ligne balance leur contenu de chiottes, au petit hasard la chance, sous une forme congelée. De quoi refroidir le corruim. Si c’est comme ça que ça s’appelle. 
      En tout cas ne pas toucher, ne pas pisser dessus, ne pas prendre avec une pince à cheminée, ne pas s’en servir comme lampe de chevet. 
      Inutile de l’injurier en le traitant de kmer vert non plus.
      Il n’entendra pas plus que Macron. 


    • JC_Lavau JC_Lavau 26 mars 18:20

      @velosolex : « Vu que le japon est aux antipodes exactes de la France ». On a déjà vu plus précis, comme notions géographiques.


    • Xenozoid Xenozoid 26 mars 18:21

      @velosolex

      Vu que le japon est aux antipodes exactes de la France, y a fort à craindre que cette marmite en fusion traversant la terre, depuis Fukushima, ne ressorte en plein milieu de votre salon d’ici peu. 

      non,les antipodes de france cést la nouvelle zelande pour le japon c’est le brésil


    • Julien S 26 mars 18:25

      @velosolex
      .
      Le Japon est aux antipodes de l’Atlantique à peu près au large de l’Uruguay. 
      .
      Retenez le théorème de Cécile Duflot : tout point de l’hémisphère nord [ a son antipode dans l’hémisphère sud [
      .
      Le signe mathématique [ signifie que les points de l’équateur sont exclus : hémisphère au sens strict. 


    • velosolex velosolex 26 mars 19:29

      @JC_Lavau
      C’est plus au moins au jugé.
      Si on est trop exact, y a pas moyen de faire des farces, à part dans le nucléaire


    • velosolex velosolex 26 mars 19:38

      @Xenozoid
      Exact sans doute, mais heureusement mes blagues n’ont pas la rigueur scientifique que Colomb avait quand il a cru mettre les pieds aux indes 
      Les Shadocks et son professeur shadoko qui ont inondés les écrans de la télé en 68 m’ont fortement marqué, comme beaucoup.

      D’ailleurs j’observe que le correcteur d’orthographe a rectifié l’orthographe déficiente. Comme quoi ces pauvres bêtes sont tombées dans le langage commun, à force de dériver dans l’espace. 
      Une farce sur la vanité humaine. Les Shadocks quand ils tentaient de résoudre un problème, en créaient au moins deux nouveaux. 

      Force est de reconnaitre qu’ils nous ressemblent, et réciproquement. Enfin, vous connaissez la maxime ; Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. 
      Quand la ruine est atomique, l’inconscience l’est autant. 


    • nono le simplet nono le simplet 27 mars 08:11

      @Julien S
      Quand un objet de 700 000 km de rayon émet une chaleur de 0,2 watt par mètre cube, cela s’appelle le soleil. 

      0.2 w par m3 ... et nous on reçoit 1.37 kW par m² (hors atmosphère) ... étonnant, non ? par contre le soleil émet environ 150 kW par m² ... (sauf erreur de calcul)
      de plus je parle de la Terre et tu réponds par le Soleil ...
      j’imagine que la Terre n’émet pratiquement aucune puissance due à sa combustion interne


    • Julien S 27 mars 09:51

      Je reconnais m’être trompé : le bon chiffre pour le soleil est plus proche de 0,3 que de 0,2 watt par mètre cube. 
      .
      Foufouille vous dit que le corium ne reste pas liquide éternellement et vous lui répliquez que la Terre est toujours pâteuse depuis des milliards d’années. 
      .
      Je soulignais donc qu’il est inapproprié de comparer les pertes d’énergie d’un petit volume et d’un énorme. 


    • nono le simplet nono le simplet 27 mars 09:57

      @Julien S
      le bon chiffre pour le soleil est plus proche de 0,3 que de 0,2 watt par mètre cube.

      0.37 pour être précis ...


    • nono le simplet nono le simplet 27 mars 09:58

      @Julien S
      il est inapproprié de comparer les pertes d’énergie d’un petit volume et d’un énorme. 
      et le rapport avec la choucroute ?


    • Julien S 27 mars 10:09

      @ nono
      .
      Il faut se méfier de ce qui semble étonnant. Quand j’ai dit un jour à C......... qu’un séisme de magnitude 4 mettait en jeu un million de fois moins d’énergie qu’un séisme de magnitude 8, il a répliqué qu’un enfant du primaire rirait d’une telle affirmation. 
      .
      Cela devait être à propos d’un séisme de magnitude 4 constaté dans la région d’une centrale nucléaire, et qui dans l’esprit de C........ devait sans doute être déjà la moitié d’un gros tremblement destructeur. Il ne le disait pas franchement comme ça, en sorte que c’est seulement ce que j’ai cru comprendre !
      .
      Avec une moyenne de 1400 kg de combustible thermonucléaire par mètre cube le soleil doit tenir dix milliards d’années, d’où sa puissance volumique minime. 
      .
      C’est une approximation puisque j’évoque ici sa durée de passage dans la série principale, et que son hélium originel qui entre dans les 1400 kg n’intervient que plus tard. 


    • nono le simplet nono le simplet 27 mars 10:37

      @Julien S
      tu as une faculté remarquable à répondre à côté ...
      je parle d’état (liquide, visqueux ou solide) du cœur du corium et tu me parles de séisme, de soleil et de quelqu’un d’autre qui aurait dit ...
      tu es incorrigible ...


    • Julien S 27 mars 11:04

      @nono le simplet
      .
      Quel fourbe vous faîtes.
      .
      Vous invoquez la Terre toujours liquide et pâteuse dedans après des milliards d’années, pour répondre à qui se moque de la fusion éternelle du corium. Je montre alors que le parallèle avec la Terre est invalide, en prenant un exemple analogue et plus prononcé pour que vous comprissiassiez mieusse. Pourquoi me reprocher de parler du soleil quand vous parliez vous-même de la Terre à qui parlait du corium. 
      .
      Et comme ensuite vous parlez trop vite en réaction à un fait qui vous étonne, je vous faisais l’honneur de vous comparer à  ......banel en citant une anecdote savoureuse du même tonneau. 


    •  Christian Christian 27 mars 11:10

      @nono le simplet

      (et moi j’ai pas fumé d’afghan )
      le monde se divise en deux. ceux qui ont fumer de l’afghan rouge et les autres qui surnagent dans une boue immonde,désespérante de vie inutile,dans la vindicte et le spasme survivaliste. smiley

       smiley


    • nono le simplet nono le simplet 27 mars 11:26

      @Julien S
      pour répondre à qui se moque de la fusion éternelle du corium

      toujours dans la mesure ... 33 ans pour Tchernobyl et 8 ans pour Fukushima c’est long mais peu par rapport à l’éternité ...
      quand à montrer l’invalidité par rapport à la Terre, ta démonstration est restée collée aux touches de ton clavier ou s’est perdue dans les méandres du net


    • foufouille foufouille 27 mars 11:54

      @nono le simplet
      pour maintenir une fusion, il faut de l’énergie. ton corium n’en a pas assez pour tenir 8 ans.
      sinon la recherche sur la fusion atomique serait finie depuis longtemps.


    • nono le simplet nono le simplet 27 mars 12:39

      @foufouille
      ton corium n’en a pas assez pour tenir 8 ans.
      si un expert de l’IRSN me le dit ...


    • foufouille foufouille 27 mars 12:54

      @nono le simplet
      si c’était le cas, il existerait des nombreuses centrales à corium vu que ton énergie magique ne nécessiterait aucun rechargement.


    • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus (TRoll de DRame) 27 mars 13:07

      @foufouille

      La fusion métallurgique , n’ est pas la fusion nucléaire .

      la fusion métallurgique est bien atomique dans le sens ou le changement d’ etat brise les valence entre les atome et faisant passer un solide a l’ etat liquide .

      La fusion nucléaire elle « transmute » la matière en un corps nouveau grace a la fusion de deux noyaux atomique


    • foufouille foufouille 27 mars 13:20

      @Cyrus (TRoll de DRame)
      et ? il faudrait assez d’énergie pour maintenir une fusion des années.
      une pile atomique a une durée de vie limitée. ensuite elle ne produit plus assez d’énergie. la seule source d’énergie disponible du corium est bien atomique. etc.
      je n’ai trouvé aucun texte de recherche scientifique pas verte qui indique qu’il serait toujours en fusion. sinon vu le dégagement de chaleur il pourrait remplacer l’uranium dans une centrale .......


    • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus (TRoll de DRame) 27 mars 13:53

      @foufouille
      c’ est ton énergie de fission qui entretient ta fusion métallurgique du corium.
      A mon avis le corium a refroidit très vite , il n’ y a plus l’ enrgie "d’ embalement pour soutenir la temperature .

      la fusion nucleaire elle demande des themperature enorme , et une pression titanesque pour seulement fusioner des element leger ... pas question donc d’ une fusion nucléaire d’ element lourd dans un corium .

      sinon on as découvert la fusion froide lol ... ca m’ etonerai beaucoup smiley


    • baldis30 28 mars 15:21

      @Julien S

       bonjour ,
       tout à fait d’accord pour le rapport des énergies développées par M4 et M8 ( un degré Richter multiplie par 32 ) 


  • Matlemat Matlemat 26 mars 11:50

    L’Ukraine développe son tourisme comme elle peut...


    • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 13:11

      @Matlemat
      Non, il ne faut pas faire d’interprétation erronée. Ce n’est pas l’Ukraine (dont la population a diminué de 25% entre 1990 et 2016 !!) qui favorise ce tourisme, c’est le lobby nucléaire qui veut faire croire que la situation est sous contrôle et sans danger.


    • velosolex velosolex 26 mars 13:17

      @Matlemat
      Vous avez entièrement raison. Elle n’oblige personne. Chacun prend ses responsabilités. La visite ne fait de tort à personne, et alimente le budget. Le tourisme de la catastrophe, c’est un pléonasme rapidement.

      Le tourisme, c’est comme l’alcool. Faut pas en abuser. Cela nivèle tout et désenchante le monde. Mais me voilà encore sur une planche glissante. Je devrais suivre les conseils de Macron, moi qui vieillit, ne pas sortir, ne pas manifester.

      Un coup de vent est vite arrivé. 


    • Matlemat Matlemat 26 mars 14:24

      @Patrick Samba
      Oui c’est bien possible, après leur situation financière est si catastrophique qu’on ne peut pas trop leur en vouloir...Si il y a des gens assez stupides pour y aller.

       Inquiétant est la situation des autres centrales nucléaires d’Ukraine dont on récupère en France certains combustibles usagés, à nos frais probablement, ces centrales de conception soviétique sont gérées aujourd’hui par les américains de Westinghouse.

       L’Ukraine n’a pas du tout les moyens d’entretenir convenablement ses installations nucléaires.

       Lors de la guerre dans le Donbass des obus sont tombés tout près d’une de ces centrales nucléaires, heureusement, l’armée ukrainienne et les rebelles ont sans doute jugés que c’était mieux d’aller se battre un petit peu plus loin ...
       


    • Matlemat Matlemat 26 mars 14:29

      @velosolex
       C’est comme dans la zone semi interdite de Fukushima, les gens ont le droit d’y passer la journée mais cela reste interdit de s’y installer durablement.

       Après même si Patrick Samba cela sert les intérêts de ceux qui disent que tout va bien , cela est aussi un lieu de mémoire, comme un champ de bataille par exemple, il y a malheureusement beaucoup de jeune qui ne connaissent pas tchernobyl.

       Comme dit Macron, sagesse, sinon gare à la fracture crânienne...


    • Matlemat Matlemat 26 mars 14:31

      @Matlemat
      lire « comme dit Patrick Samba »


    • Julien S 26 mars 14:48

      @ Patrick Samba
      .
      Il me semble que les quatre réacteurs de Tchernobyl sont désormais arrêtés. La situation doit donc en effet être "sous contrôle et sans danger’. Attention, le sarcophage est glissant, ne l’escaladez pas pour fanfaronner. 


    • velosolex velosolex 26 mars 16:42

      @Julien S
      C’est juste un dôme de protection, dans les travaux d’étanchéité ne sont pas même terminés. Il reste à faire le joint de Rubson autour de la mémoire. Faut mouiller le doit pour la finition impeccable. Par contre sous le réacteur effondrée, c’est la grosse interrogation. Pour sortir les milliers de tonnes de matières irradiées, et de sable projeté par les hélicos, ils cherchent des intérimaires. 


    • velosolex velosolex 26 mars 16:43

      @velosolex
      Joint de Rubson autour de la mémoire. 
      Lapsus
      J’ai voulu mettre « autour de la baignoire »


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 16:46

      @velosolex
      J’ai voulu mettre « autour de la baignoire »

      le rubson autour de la mémoire c’est pour l’Alzheimer smiley


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 16:48

      @velosolex
      tu es dans le rubson avec juju et moi dans le camembert avec foufouille lol


    • baldis30 26 mars 17:51

      @Patrick Samba

      le réflexe touristique pour Tchernobyl est exactement le même que celui observé pour les grandes inondations du Midi ... du pur voyeurisme  ! c’est pareil ! Et j’en témoigne .... Nîmes 1988, Aude 1999, Gard 2003, tempêtes hivernales 1999, et bien d’autres types de catastrophes modèles mouvements de terrain ( lents fluages ou rapides cas des falaises, effondrements ), explosions de gaz voir Paris récemment ....
      Quant aux gourous verts qui s’y précipitent eux aussi pour vendre leurs salades pseudo-scientifiques ultérieurement ils se font appeler « experts » .... et on les rencontre dans les colloques, congrès avec des communications qui ont un mérite : elles font l’unanimité .... des haros !


    • Patrick Samba Patrick Samba 26 mars 18:26

      @Matlemat
      j’insiste : le lobby nucléaire (AEIA et industriels) a une stratégie extrêmement pointue de manipulation des populations. Elle s’articule autour du programme Ethos/Core..

      Une bonne introduction à ce dossier : Vivre dans le jardin nucléaire avec Ethos, un crime contre l’humanité - Fukushima 福島第一


    • Julien S 26 mars 19:13

      Samba, 

      Règle applicable aux adultes : 1 Sv = + 5% de probabilité de cancer.
      Si vous recevez 1 mSv par an pendant vingt ans, par exemple, votre probabilité personnelle de cancer passe de 25% (si c’est le cas) à 25,1%. 
      Et encore : si la règle s’applique aux doses minimes, ce qui n’est qu’une hypothèse chérie des écologistes.
      Est-ce que personnellement cette menace vous pousse à évacuer pour des années ? 


  • ZenZoe ZenZoe 26 mars 14:41

    Bon article, passionnant à lire.

    Il y a les motivations personnelles des uns et des autres, que je ne juge pas, chacun se débrouillant avec l’horreur et la mort comme il peut.

    Et il y a les motivations des autorités, qui sont beaucoup plus sujettes à caution. Si le mémorial de Hiroshima par exemple est un modèle d’optimisme, de pardon et de paix retrouvée, d’autres sont plutôt des occasions de glorifier leur pays voire de redresser un tort, par exemple tous les monuments érigés par les Américains (cimetière de Omaha Beach, Ground Zéro, ...) que je trouve excessifs, et les Juifs (mémorial de la Shoah à Jérusalem), où l’on frôle l’indigestion émotionnelle.

    Certe, il ne faut pas oublier, mais la démarche devrait à mon avis viser à souligner la folie des hommes en général et par conséquent rester humble. Un simple monument aux morts de village avec sa plaque et ses quelques fleurs me touche infiniment plus qu’un tralala surdécoré et pompeux.

    Concernant Tchernobyl, j’ai entendu dans un reportage la remarque d’un visiteur : « il n’y a personne, que les animaux libres et la nature redevenue vierge, c’est le paradis retrouvé ». Intéressant.


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 14:51

      @ZenZoe
      comme disait Timsit :
      « Les américains ont élevés une statue de la Liberté à Manhattan parce que c’est là bas qu’elle est enterrée » 


    • Julien S 26 mars 14:54

      @nono le simplet
      .
      Bravo, elle est très drôle ! Complètement conne mais très drôle !
      Avez-vous le lu Lucky Luke où le héros vient à Paris pour convoyer aux Etats-Unis la statue de la « Liberté » ? (les guillemets son là pour vous faire plaisir)


    • Julien S 26 mars 14:54

      « lu le », pas « le lu »


    • Julien S 26 mars 15:01

      « sont », pas « son »
      .
      Justement je reçois un mail du service de dépistage des prodromes séniles : 
      .
      Monsieur,
      Le mouchard installé sur votre ordinateur enregistre une faute de frappe tous les cinquante frappes contre une tous les deux cents voici dix ans. Il serait bon de procéder au bilan de vos capacités cognitives et motrices en vue d’envisager un dossier de préadmission en établissement de long séjour. 
      Veuillez croire, monsieur...


    • Julien S 26 mars 15:02

      « toutes les cinquante frappes » ! smiley (de temps à autre ça va)


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 15:21

      @Julien S
      tu fumes de l’afghan ?


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 15:42

      @Julien S
      Avez-vous le lu Lucky Luke où le héros vient à Paris pour convoyer aux Etats-Unis la statue de la « Liberté » ?

      tu sais, moi ... les livres d’Histoire ...


    • Julien S 26 mars 15:55

      @nono le simplet
      .
      Trois mètres cubes, quand même. 


    • velosolex velosolex 26 mars 17:16

      @ZenZoe
      Je vous encourage à lire le livre de Alexievitch que j’ai mis en référence. On fera l’économie d’une visite à Tchernobyl qui ne servira à rien, sinon a ajouter à la catastrophe du CO 2 et on en apprendra bien plus. Plusieurs témoignages poignants, de liquidateurs, étant chargé de liquider les animaux. Certains se félicitent de voir dans cette nature apparemment retrouvée, mais en fait totalement malade, et contaminée, des animaux revenir.
      On le comprendra aisément. Ils ne sont pas chassés. Beaucoup ont des ulcères et sont malades, mais ça on ne le voit pas de loin. C’est comme les mérous à la peau brulée par les gaz, sortant des minutions chimiques, immergées par millions de tonnes au fond de la mer du nord, particulièrement. Un scandale à peine su, occulté, et qui de l’avis des scientifiques, risque de supprimer la vie au fond des mers d’ici 20 ou 30, le temps que leur enveloppe corrodée, ne libère les poisons, enfermés depuis 45…
      Sinon j’approuve complètement votre commentaire. Au sujet de la récupération émotionnelle, servant à mettre un couvercle sur des affaires présentes, comme le problème palestinien. Quelqu’un qui n’a une conscience universel, mais une indignation sélective ajoute à la catastrophe, et prépare, les prochains pogroms. 


    • velosolex velosolex 26 mars 19:52

      @nono le simplet
      Chaque fois qu’on s’en prend à la statue de la la liberté, à NY, je pense à la chanson de Brassens :
      « Ne lancez pas la pierre à la femme adultère. 
      Je suis derrière ! »


  • Julien S 26 mars 14:42

    Je ne suis pas encore allé à Foucouchima me recueillir face à cet océan qui a noyé dix-neuf mille personnes. 


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 14:47

      @Julien S
      et dire que tu ne pourras même plus en parler au préposé des relevés de compteurs ni même au facteur qui roule à toute vitesse ... la solitude est un naufrage ...


    • Julien S 26 mars 14:51

      la solitude est un naufrage...
      .
      pas pour nous deux, nono, qui entretenons la flamme du culte du Maréchal. 


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 15:40

      @Julien S
      la flamme du culte du Maréchal. 

      tu nous fait un bad trip


    • Julien S 26 mars 15:54

      @nono le simplet
      .
      C’est vous qui avez commencé. 


    • baldis30 26 mars 18:02

      @Julien S

      bonsoir,
       et très peu de gens notamment des journalistes sont allés photographier la stèle marquant la limite connue du tsunami qui ravagea le même lieu cent cinquante ans auparavant ...
      c’était donc archivalement connu ... on devait en tenir compte, c’est un des éléments de base de l’analyse des risques !

       Quant à la prise en compte des risques sismiques au Japon, je voudrais ne pas en pleurer.... l’avis de Cinna Lomnitz sur le sujet est péremptoire  ! dans un autre sujet j’ai parlé de Niigata ... on pourrait aussi causer de Kobé ... et de bien d’autres !


    • velosolex velosolex 26 mars 19:59

      @nono le simplet

      La statue de la liberté lève le bras, avec pas mal de déodorant
      Et Pétain lui , de la main droite, se gratte le culte !

      Pas moyen d’en faire une statue
      Trônant à l’entrée du port du Havre,
      Genre « colosse de Rhodes » pour les nuls

      Préférez la sirène d’Andersen pour vous parler de liberté
      Ou mieux les canards du jardin du Luxembourg


  • Ruut Ruut 26 mars 15:41

    ça m’a rappelé ma visite du Louvre, et ses tableaux plus répugnants les uns que les autres vénérant des atrocités et des actes amoraux.

    Il faut être malade dans sa tête pour apprécier de genre d’atrocités.


  • Julien S 26 mars 15:47

    Le 29 août 2005 j’ai franchi la frontière polono-ukranienne à l’est de Lublin, et pris la route de Kiev (vous savez, chez les nazis) un peu défoncée mais pas autant que les routes roumaines, jusqu’à Korosten (un Mig-15 sur pylône quelque part sur le long de la route). Là j’ai pris au nord jusqu’à Ovroutch (un Soukhoï 7 sur une place entre des HLM) et de là la route forestière de Kiev. Une cinquantaine de kilomètres plus loin, barrage militaire. A gauche, deux routes barrées par des blocs de béton. Elles conduisent à Tchernobyl. Devant, une barrière. Présentation du passeport, yeux ronds des militaires (fransousky... dourak...) qui lèvent la barrière. Plus loin, des HLM déserts sans huisseries cernés de jeunes arbres, et de nombreux bâtiments industriels désaffectés. Au bout d’une dizaine de kilomètres, nouveau poste militaire et nouvelle barrière : on ressort de la zone évacuée. Fouille du véhicule, pour le cas sans doute où j’aurais ramassé en chemin un trop gros morceau d’iode ou de césium. 

    Ensuite jusqu’à Kiev à travers la campagne le décor russe tolstoïen à base de maisons de bois dans leur jardin de tournesols, charmant. 

    Nos écolos, je les ........... !

    Ce ne fut pas ma seule excursion automobile en URSS puisque j’ai exploré aussi les trois républiques baltes, refaisant le chemin du garçon de banque Poch victime d’un drame en Livonie


  • Julien S 26 mars 16:10

    Juillet 1967. Au Palais de la Découverte j’entre dans la salle consacrée à l’énergie nucléaire malgré les ronchonnements de l’invalide qui veille à ce que n’entre aucun enfant de moins de quatorze ans. Une conférence est en cours devant une dizaine de personnes. Je m’assieds et m’émerveille à l’écoute de l’homme en blouse blanche. Il y a devant les spectateurs un accélérateur linéaire de protons qui viennent frapper une cible pour en arracher des neutrons, le tout se trouvant dans un aquarium d’un mètre cube destiné à protéger l’auditoire des neutrons. Le conférencier demande une pièce de cinq francs (835 millièmes de fin). Je lui en tends une qu’il place dans le flux de neutrons. Il explique comment l’argent 107 et l’argent 109 vont capturer un neutron pour devenir de l’Ag 108 et 110, tous deux radioactifs avec des périodes de 20 secondes et deux minutes. Il ressort la pièce qu’il tient à la main devant un compteur gégère (1) qui crache comme une mitraillette. Puis le compteur se calme avec les minutes : l’argent 108 s’est transmuté par radioactivité bêta moins en cadmium 108 stable, et l’argent 110 en cadmium 110 non moins stable.

    On savait instruire les adolescents. Et l’irradiation ? Bof, j’ai eu plus tard une progéniture normalienne, agrégée et énarque. Un effet d’hormèse, peut-être ? 

    .

    (1) gaille-gueur pour les germanophones. 


    • Julien S 26 mars 16:13

      @Julien S
      .
      Heu... j’en ai appris un peu plus ce jour-là que dans le nartic radioactif risible de nono !


    • nono le simplet nono le simplet 26 mars 16:18

      @Julien S
      j’ai eu plus tard une progéniture normalienne, agrégée et énarque
      et tu appelle ça ne pas avoir de séquelles ?


    • Julien S 26 mars 16:20

      @Julien S
      .
      Et comme je ne voudrais pas passer pour insensible aux beautés de l’art, je précise être la même année allé voir le masque d’or de tout-en-carton exposé à Paris. C’était au Petit Palais, donc juste en face du Palais de la Découverte. Il suffisait de traverser la rue. C’est la même grand-mère qui m’avait conseillé les deux visites. 


    • Julien S 26 mars 16:22

      @nono le simplet
      .
      Je l’attendais, celle-là. 
      Relativisons : la progéniture dut passer deux fois le concours de la rue d’Ulm, et ne sortit de l’ENA que pour aller dans la préfectorale, son rang ne lui ouvrant pas la voie du Conseil d’Etat ou de l’Inspection des finances. 


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