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Les égos des responsables politiques plongent la France dans la crise politique - AgoraVox le média citoyen
mercredi 8 octobre 2025 - par Patrice Bravo

Les égos des responsables politiques plongent la France dans la crise politique

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Le septième Premier ministre sous la présidence d'Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, a démissionné. Il est resté moins d'un mois au pouvoir, devenant ainsi le chef de gouvernement le plus éphémère de l'histoire moderne du pays. Sa démission est intervenue 14 heures après la formation de son gouvernement.

Il s'avère qu’il ne diffère guère de ses prédécesseurs : il est également incapable de convaincre le Parlement d'accepter des coupes budgétaires. L'opposition exige des élections législatives anticipées et la démission du président Emmanuel Macron.

Avec la démission de Lecornu lundi matin, la France est à nouveau plongée dans l'incertitude politique. Le Premier ministre nommé par le président Macron le 9 septembre a démissionné après seulement 27 jours de mandat. Cette décision est intervenue quelques heures uniquement après l'annonce de la composition du nouveau cabinet. Pratiquement identique au précédent, elle a suscité une vague de critiques de la part de l'opposition et constitue l'une des raisons, mais pas la seule, ni même la principale, de cette démission. Lecornu devait élaborer un nouveau plan budgétaire pour le pays tout en répondant aux demandes des forces politiques. 

François Bayrou, qui était le Premier ministre avant Lecornu, n'y est pas parvenu non plus. Cherchant à s'entendre avec l'opposition, celui-ci a demandé un vote de confiance sur le budget, espérant que les adversaires de Macron comprendraient enfin la nécessité de réduire la dette publique du pays qui s'élève à 114% du PIB. 

Finalement, Bayrou a échoué et il a démissionné. Il a proposé de ne pas indexer les prestations sociales et de supprimer deux jours fériés, tout en augmentant simultanément les dépenses de défense. Cela a déplu à la gauche comme à la droite. Le Premier ministre suivant n'a pas non plus réussi à trouver un compromis permettant des coupes budgétaires. 

Selon Lecornu « les conditions n'étaient plus remplies pour exercer les fonctions de Premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain ».

Lecornu a reproché aux partis politiques de continuer « d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée nationale » et la composition du gouvernement au sein du socle commun n'a « pas été fluide et a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans, parfois non sans lien avec la future élection présidentielle ». « On va y arriver ! Il suffirait de peu pour que l'on puisse y arriver, en étant plus désintéressé, pour beaucoup, en sachant aussi faire preuve d'humilité, et peut-être aussi d'un peu d'effacement de certains egos », a poursuivi l’ex-ministre français des Armées.

La prochaine étape pour Macron reste incertaine. Il avait précédemment déclaré qu'il n'y aurait pas d'élections législatives anticipées, et encore moins d'élections présidentielles. Cette décision est compréhensible. Il s'agit du deuxième et dernier mandat du chef de l'État actuel (il se termine en 2027). Il ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle par la suite, la Constitution l'interdisant. 

Quant à la dissolution de la chambre basse du Parlement, Macron ne peut pas se le permettre. Il a déjà organisé des élections anticipées en 2024, ce qui s'est avéré une grave erreur : après celles-ci, les partisans du président, réunis au sein de la coalition « Ensemble pour la République », se sont retrouvés minoritaires, perdant 86 sièges. Les résultats du nouveau scrutin seraient encore plus désastreux pour les partis centristes. Parallèlement, le départ de son septième Premier ministre pourrait contraindre le dirigeant français à envisager un changement de tactique. 

Les revendications de l'opposition se radicalisent. Jean-Luc Mélenchon, président de la France Insoumise (gauche), a appelé au dépôt d'une motion de destitution de Macron. « Demain matin, le bureau de l'Assemblée va examiner notre motion de destitution ! Il faut mettre une pression maximale sur l'ensemble des membres du bureau pour que nous puissions discuter démocratiquement de la nécessité du départ d'Emmanuel Macron », a déclaré Mathilde Panot, Présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale. 

Pour les écologistes menés par Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV (Europe Ecologie Les Verts) Macron a trois solutions : « démission, dissolution ou cohabitation ». Les socialistes ont déclaré ne pas vouloir une dissolution ni une démission, mais gouverner avec les communistes ce qui montre dans quelle direction s’oriente le régime politique français : une grande coalition comme à Berlin permettant de noyauter les forces politiques qui veulent un changement dans le pays. Cela semble bien être ce changement de tactique de Macron. 

L'extrême droite appelle également au changement. Marine Le Pen, cheffe informelle du Rassemblement national, a déclaré qu’ « en ces heures, le chef de l'État dispose de deux voies possibles : soit la démission, soit la dissolution ». Un remaniement parlementaire lui serait bénéfique. Actuellement, les sondages d'opinion montrent que son parti jouit d'une grande popularité. « C’est une tendance qui se confirme. Jordan Bardella et Marine Le Pen occupent toujours les deux premières places du baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat avec respectivement 37% et 36% d’opinions favorables. Les deux figures du Rassemblement national s’affichaient déjà en tête du baromètre en juin 2025 », souligne Public Sénat.

Même son fidèle dauphin, Gabriel Attal, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron et président du parti présidentiel Renaissance, prend ses distances vis-à-vis de son mentor politique. « Je ne comprends plus les décisions » d'Emmanuel Macron, dit-il.

Par ailleurs, l’ancien Premier ministre français a dénoncé le « spectacle affligeant » donné par l'ensemble de la classe politique après l'annonce d'une partie du gouvernement Lecornu. Mais, Gabriel Attal ne souhaite pas la démission d'Emmanuel Macron.

Selon le New York Times, la France traverse désormais une crise non seulement politique, mais aussi constitutionnelle. Pendant des décennies, la Ve République fonctionnait soit avec une majorité claire soutenant le président, soit avec une opposition nette au chef de l’État. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale est divisée en trois factions quasi équivalentes : les nationalistes de droite de Marine Le Pen, les partis de gauche et de gauche radicale, dont le représentant le plus notable est Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), et les centristes pro-gouvernementaux dont la loyauté envers Emmanuel Macron s’amenuise progressivement. Cette situation a conduit à la succession de cinq gouvernements en 21 mois et au chaos constaté dans le pays.

Mais, selon les observateurs, « la destitution pour perte de confiance parlementaire n'est pas prévue en principe par la Constitution de la Ve République. La destitution du président n'est possible que dans deux cas : l'incapacité physique ou mentale et la trahison. Aucun de ces cas n'est envisageable dans la situation actuelle ». Macron cherchera probablement le soutien des centristes.

Dans le contexte actuel, le danger pour le pays est de mettre en place une grande coalition via une cohabitation comme sur le modèle allemand permettant de garder en poste les mêmes responsables politiques qui ont pourtant provoqué cette grave crise actuelle dans le pays. Une grande coalition est un arrangement dans lequel les principaux partis politiques ayant des idéologies politiques opposées s'allient pour former un gouvernement de coalition. Emmanuel Macron a assuré en mai dernier que la France peut faire une grande coalition comme l'Allemagne.

Philippe Rosenthal

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Source : http://www.observateur-continental.fr/?module=articles&action=view&id=7300



14 réactions


  • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 8 octobre 2025 10:38

    Salut, non, si je puis ? les ego de tous les humains , tous narcissique sans le savoir, qui font que nous sommes tous dans un combat donc en guerre contre les autres , pour avoir plus car tous terrifiés par le seul absolu de nos vies que nous refusons : naître = Mourir..appelé compétition , ça élimine, pour que ça ne se voit pas, plongent cette humanité dans un bain de sang diabolique, mais mais mais ce n’est pas perçu pas compris ou si perçu, « je » m’en tape du moment que mon portefeuille soit remplie..si si si !! ..dès lors l’autre est coupable, bien sur, chaque moi à ses yeux de moi est parfait, et rien de sérieux ne peut changer en profondeur pour quelque chose de simplement bon, ...

    etc..

    mais bon après tout c’est le choix de 99%..1% au cas ou !! 

    donc c’est bien, c’est ça la démocratie, qui est ce que veut la majorité, nous l’avons...sans rien y comprendre et-ou en ne voulant en fait rien savoir..

    enfin je vois ça...


    • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 8 octobre 2025 10:43

      @Julian Dalrimple-sikes

      des nouvelles de Syrie, 
      Joolani nomme directement 70 parlementaires , puis 140 indirectement, les Syriens ne sont pas autorisés à voter..
      ils font vraiment du bon boulot ces rebelles ...

      Free Syria. Many Syrians remain unaware that the country’s first parliamentary elections since the fall of Bashar al-Assad are set to take place, as the public has been barred from voting, AP reported on October 4th. Streets in Damascus lacked campaign posters or rallies, and some residents only learned of the vote by chance. “I didn’t know — now by chance I found out there are elections,” said Elias al-Qudsi, a shopkeeper in the old city.


      Sunday’s parliamentary vote will not include the general public. Sharaa will directly appoint 70 of 210 seats, while the remaining members will be chosen by committees he created, prompting criticism from Syrian activists over his tightening authoritarian control.

      Assad was ousted in December 2024 after a US- and NATO-backed operation that installed former Al-Qaeda commander Ahmad al-Sharaa, known as Abu Mohammed al-Julani, in power. Since then, Sharaa has ruled through an extremist religious framework, appointing clerics to lead ministries and military units.

    • tonimarus45 8 octobre 2025 11:13

      @Julian Dalrimple-sikes-Merci ,mais pourriez vous traduire


    • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 8 octobre 2025 12:00

      @Julian Dalrimple-sikes

      voila

      Libérez la Syrie. De nombreux Syriens ignorent encore que les premières élections législatives depuis la chute de Bachar al-Assad vont avoir lieu, car le public n’est pas autorisé à voter, a rapporté l’AP le 4 octobre. Les rues de Damas étaient dépourvues d’affiches électorales et de rassemblements, et certains habitants n’ont appris l’existence du scrutin que par hasard. « Je ne savais pas, c’est par hasard que j’ai appris qu’il y avait des élections », a déclaré Elias al-Qudsi, commerçant dans la vieille ville.

      Le vote parlementaire de dimanche n’inclura pas le grand public. Sharaa nommera directement 70 des 210 sièges, tandis que les autres membres seront choisis par des comités qu’il a créés, ce qui a suscité les critiques des militants syriens qui dénoncent le renforcement de son contrôle autoritaire.

      Assad a été renversé en décembre 2024 à la suite d’une opération soutenue par les États-Unis et l’OTAN qui a permis à l’ancien commandant d’Al-Qaïda Ahmad al-Sharaa, connu sous le nom d’Abu Mohammed al-Julani, d’accéder au pouvoir. Depuis lors, Sharaa gouverne dans un cadre religieux extrémiste, nommant des religieux à la tête des ministères et des unités militaires.

      Traduit avec DeepL.com (version gratuite)


  • Déséquilibré ..Ils perdent à tous les niveaux ...La bascule vers la guerre quoi qu’il en coût ?
    https://www.voltairenet.org/article222920.html

    Chassés de l’administration états-unienne, les straussiens, qui contrôlent déjà l’Ukraine et Israël, ont étendu leur influence à l’ONU et au Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine. Ils disposent désormais à la fois des moyens de faire la guerre et de paralyser les partisans de la paix.

    Depuis près d’un an, le président Donald Trump remet de l’ordre aux États-Unis. Il a rétabli les principes d’égalité devant la loi et de promotion au mérite au détriment de ceux de diversité, équité et inclusion (DEI). Il a sabré dans les budgets fédéraux tout ce qui correspondait aux dépenses impériales et a tenté de rétablir la fonction première des armées, la défense de la patrie.

    Simultanément, nous voyons tous comment il ne parvient pas à conclure les paix qu’il espérait en Ukraine et en Palestine. Il laisse les Européens se battre non pas pour l’Ukraine, mais contre la Russie et la coalition de Benyamin Netanyahou persister dans son programme d’un « Grand Israël », c’est-à-dire d’annexion de ses voisins [1].

    Cependant, nous ne voyons pas le plus grave : les straussiens, qui tenaient la dragée haute sous les mandats de George Bush Jr, de Barack Obama et de Joe Biden ne sont toujours pas vaincus. Ils se sont repliés dans deux organisation intergouvernementales : l’OTAN et l’ONU.

    En marge de l’OTAN, ils ont pris le contrôle du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine (ex-Groupe de Ramstein) qui, depuis le 9 septembre, ne se réunit plus alternativement sur la base militaire états-unienne de Ramstein et au siège de l’OTAN à Mons-Bruxelles, mais désormais aussi à Londres.

    Ce sont eux qui ont organisé, avec les services secrets ukrainiens, les vols de drones au-dessus des aéroports Ouest et Nord-européens. Puis, ils ont poussé à la livraison de batteries de missiles Patriot allemands à l’Ukraine, après avoir organisé en secret le transfert de premières batteries depuis Israël.

    Ce sont toujours eux qui ont falsifié les rapports du secrétariat général des Nations unies sur les séances du 19 et du 26 septembre du conseil de Sécurité [2]. Contrairement à ceux-ci — auxquels nous avons eu tort de faire foi —, le conseil de Sécurité n’a pas validé le retour des sanctions contre l’Iran. Il n’en avait d’ailleurs pas le pouvoir.

    Cet été, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont adopté une étrange position commune sur le JCPoA, c’est-à-dire sur l’accord nucléaire signé lors des négociations 5+1 avec l’Iran. Pour rappel, les États-Unis avaient dirigé ces négociations prétendument pour mettre fin au programme nucléaire militaire iranien et empêcher ce pays de posséder la bombe atomique. Après un round de discussions, les réunions furent interrompues durant un an, le temps que Washington et Téhéran concluent un Protocole secret dont nous ne savons rien. Puis les négociations reprirent et furent immédiatement conclues par un Traité à Vienne. Il importe de rappeler aussi que la Chine et la Russie, qui participaient aux négociations, attestèrent, l’une et l’autre, qu’il n’y avait pas de programme militaire nucléaire iranien depuis 1988.

    Le JCPoA a été validé par la résolution 2231 du conseil de Sécurité, le 20 juillet 2015. Par conséquent les sanctions que le conseil avait adoptées contre l’Iran ont été progressivement levées. Cependant, dès l’année suivante, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne remettaient en question l’accord au motif que l’Iran menait des recherches sur des missiles capables de transporter des bombes atomiques. En définitive, le 8 mai 2018, le président Donald Trump (dont c’est le premier mandat) décide de sortir de l’accord au motif qu’il n’a pas empêché l’Iran d’accroitre sa puissance militaire au Proche-Orient. Le 19 septembre 2020, Elliott Abrams, représentant du président Trump pour le Venezuela… et l’Iran, annonçait le rétablissement des sanctions états-uniennes prétendument en recourant au paragraphe 11 de la résolution (« mécanisme de snapback »). Or, ni Washington, ni Londres, ni Paris, ni Berlin n’ont jamais tenté de recourir au paragraphe 36 du JCPoA pour la simple et bonne raison qu’il leur aurait fallu admettre qu’ils ont tort


  • ETTORE ETTORE 8 octobre 2025 11:39

    Parait il que Merlin, l’Enchanteur, ait fait le choix de se retirer de ce monde, en se refugiant dans une tour de vent tourbillonants....

    Mais,c’était Merlin l’Enchanteur !

    Le Notre, de MArlin pas MAlin, certes, brasse beaucoup de vent, disperse beaucoup 

    ( surtout du pognon, ; qui n’est pas le sien) ne crée que des retraités précoces, et bien entretenus.....Joue à l’as de pique, alors qu’il n’est même plus jocker, sur le tapis national et internationnal !

    Et n’a jamais, jamais, Enchanté personne !

    Alors vivement que tout cela, devienne une épopée, vite pliée et reliée, coincée dans une encoignure de l’histoire de ce pays, qui, franchement, a perdu toutes ses lumières, en les remplacant par des LAIDS, basse energie.


  • Octave Lebel Octave Lebel 8 octobre 2025 11:47

    Public Sénat se demandait aussi comment le RN pouvait perdre avec 27 sondages favorables sur 27 aux législatives smiley

    « Actuellement, les sondages d’opinion montrent que son parti jouit d’une grande popularité. « C’est une tendance qui se confirme. Jordan Bardella et Marine Le Pen occupent toujours les deux premières places du baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat avec respectivement 37% et 36% d’opinions favorables. Les deux figures du Rassemblement national s’affichaient déjà en tête du baromètre en juin 2025 », souligne Public Sénat. »

    Sinon moi je suis d’accord, il faut suivre les sondages , on se sent moins seul et on se dit que si on se trompe on sera pas tout seul. Ce ne sera pas de ma faute. Et puis c’est beaucoup moins compliqué que de chercher à comprendre , de regarder qui fait des promesses dans un sens et vote dans l’autre, qui est honnête avec l’argent public et qui ne l’est pas, qui a permis à Macron 8 fois de suite d’être encore là et de nommer des premiers ministres pour continuer en pire la même politique, tout cela c’est bien fatiguant. Qui a un programme un peu élaboré aussi, c’est compliqué quand même il faut le dire de se poser des questions et on a heureusement des journalistes pour nous simplifier les choses et ne pas nous embêter avec ça. Et puis on a des sondages, on y revient.

    Sinon je trouve aussi les questions des sondages un peu monotones. Je ne comprends pas bien pourquoi ce sont toujours les mêmes qui reviennent. Je verrais bien pour changer un peu : « Trouvez-vous normal et moral qu’un parti qui réclame des peines exemplaires pour des infractions à la loi et qui a détourné de l’argent public présente des candidats à nos suffrages ? » « Trouve-vous normal et moral qu’un parti qui s’est toujours opposé à la politique de la ville dénonce les méfaits des trafics et la violence dans les quartiers sensibles ? Cela nous changerait peut-être un peu.

     


  • ricoxy ricoxy 8 octobre 2025 11:58

     
    LA SOLUTION AMÉRICAINE :
     
    « démission, dissolution ou cohabitation » — Il existe une quatrième solution, que je réprouve évidemment : la solution américiane. Jules Michelet disait que « la Russie était une monarchie tempérée par l’assassinat ». On peut dire des États-Unis, vu le nombre d’attentats et d’assassinats contre les présidents, que les États-Unis sont une démocratie tempérée par l’assassinat. Des extrémistes en seront-ils réduits à la solution américaine ?
     


    • ETTORE ETTORE 8 octobre 2025 12:14

      @ricoxy
      «  »«  Des extrémistes en seront-ils réduits à la solution américaine ? »« 
      ...................................................................... ...................................
      Beaucoup de part le monde diraient :  » C’est de la balle, yeah " !


  • La voix de Kali La voix de Kali 8 octobre 2025 12:33

    « le danger pour le pays est de mettre en place une grande coalition via une cohabitation comme sur le modèle allemand permettant de garder en poste les mêmes responsables politiques qui ont pourtant provoqué cette grave crise actuelle dans le pays. »

    Et sinon, que proposez-vous comme solution face au « danger » ? 

    Mettre l’équipe des experts de Miami à la tête de la France ? Une dissolution qui amènerait Bardella au pouvoir ? Ou encore, laisser la France sans gouvernement, sans président (poussé à la démission de toutes parts) et sans parlement agissant, et ce pendant des mois, sous les yeux gourmands de Poutine ? 


  • Étirév 8 octobre 2025 13:44

    Le « Jeu » de la mort et la mort du « Je »
    Tout d’abord hésitant, puis déterminé à relever le défi, un homme décide d’entreprendre une aventure qui le conduit à quitter son monde ordinaire pour un territoire extraordinaire et mystérieux. Endurant des épreuves multiples, rencontrant des ennemis, mais aussi des alliés, il parvient à atteindre l’endroit le plus périlleux de son voyage, le lieu le plus éloigné de son point de départ, celui où l’objet de sa quête est caché. Alors survient l’épreuve suprême, celle dans laquelle il devra affronter la mort (le « Jeu » de la mort), non celle qui détruit, mais celle qui libère (la mort du « Je »).
    Sorti vainqueur de ce combat, il s’empare de sa quête et prend le chemin du retour. Revenu de cette mystérieuse aventure et transformé par l’Expérience, cet « ARCHER », « Guerrier à la Flèche d’Or » et « Aventurier de la Vie », devenu un Héros, voire un Héraut, obtient la faculté de conférer des pouvoirs à son prochain, et ainsi d’améliorer le monde.
    Ce chemin périlleux, jalonné des chimères de l’irrationalité et d’épreuves, est aussi traversé par ces Dames dont Dante dit que « pourtant ne sont pas femmes ».
    La « Flèche » est omniprésente dans les initiations de guerriers.
    Être guerrier, dans le cadre de l’Initiation, consiste à vivre d’une certaine manière, à voir l’Univers avec l’attention permanente du chasseur et non avec la passivité béate de l’esclave satisfait de son conditionnement.
    Dans cette conception « guerrière » de l’Initiation, où l’homme est sans cesse confronté aux puissances vitales, l’Arc est la Vie, la Flèche symbolise l’Âme, la Cible est analogue à l’Esprit Créateur.
    La Flèche qui touche son But est Communion du Guerrier avec l’Esprit de toute chose, avec l’Origine.
    À des journalistes de grands quotidiens Uruguayens qui demandaient un jour à Jiddu Krishnamurti s’il était heureux de son succès, il répondit : « Le succès ne m’intéresse pas. Il est utile pour les clowns au cirque. ».
    L’Aventure Intérieure


  • egos 9 octobre 2025 11:59

    E Macron serait-il retors au point d’imaginer un référendum afin de s’extraire de la nasse dans laquelle son obstination mégalomane l’a piégé ?

    Avantages : fracturer les électorats et partis sur des questions d’actualité clivantes, miner le paysage politique national et ouvrir la voie à des nouvelle élections législatives.

    Bénéfices : reprendre toutes ses capacités d’initiative en cas de succès,

    s’offrir une sortie par le haut, en démissionnant, dans le cas contraire.


  • Les moules sont cuites !

    qactus.fr https://qactus.fr/2025/10/09/france-macron-mollusque-supreme-lart-de-coller-au-rocher-du-pouvoir-pendant-que-les-premiers-ministres-sevaporent-plus-vite-quun-discours-de-reforme/
    France : Macron, mollusque suprême : l’art de coller au rocher du pouvoir pendant que les Premiers ministres s’évaporent plus vite qu’un discours de réforme - L’Informateur

    Publié le 9.10.2025 à 08h28 – Par Julien Morel –

    Macron la Moule : Chroniques d’un Rocher Glissant vers l’Abîme
    Telle une moule obstinée s’accrochant à son rocher battu par les vagues de l’opinion publique, Macron s’impose en champion intergalactique de la procrastination politique. Loin d’être une huître plus raffinée, mais trop onéreuse pour l’Élysée. Macron adopte la stratégie sans faille de la moule : s’accrocher coûte que coûte, même quand la marée emporte tout autour de lui, préférant multiplier les acrobaties politiques pour repousser l’inévitable : sa chute finale dans les abysses de la destitution, des procès et des condamnations qui l’attendent avec un sourire sadique. Voilà un an que les Premiers ministres se succèdent comme des moules cuites dans les casseroles politiques, chacun plus éphémère que le précédent, culminant avec le chef-d’œuvre absolu : Sébastien Lecornu, ce météore gouvernemental qui a illuminé Matignon pendant… 14 heures ! Un record qui fait passer les feux de paille pour des brasiers éternels.

    Dans le panier de crabe de politique national, nos Chefs de gouvernement jouent la version IV du “Qui veut perdre sa dignité en moins de 14 heures ?”, ou du « Je brade !! avec la « Suspension de la réforme des retraites par E. Borne », tandis que l’hôte de l’Élysée s’invente chaque semaine des “projets de stabilité” plus éphémères qu’une bisque de homard.
    Voilà que Macron, dans sa sagesse infinie (ou son désespoir pathétique), s’apprête à nommer un nouveau pantin dans les prochaines 48 heures. Parce que, bien sûr, changer de marionnette va miraculeusement stabiliser le plateau de crustacés qu’est devenu l’Élysée. Lecornu, ce pauvre mollusque qui a aggravé la crise en claquant la porte plus vite qu’un amant déçu, ose déclarer à la télé : « Je pense qu’il y a un moyen possible. » Ah oui ? Un moyen pour quoi ? Pour prolonger l’agonie d’un mandat qui pue déjà la naphtaline et le scandale ? Il recommande à Macron de nommer un remplaçant, arguant qu’une majorité de députés s’oppose aux élections anticipées, comme si ces députés n’étaient pas eux-mêmes des mollusques collés à leurs sièges, terrorisés à l’idée d’affronter les urnes. Le budget ? À présenter lundi ou mardi, selon l’humeur du matin. Selon Macron, migrer les problèmes aussi loin que possible dans le calendrier, c’est déjà gouverner.

    Les élections anticipées ? Non, trop risqué. La démission ? Jamais voyagé sur ce tronçon de ligne. Le peuple ? Il saura patienter, comme toujours, suspendu au bon vouloir du mollusque qui s’accroche à sa roche présidentielle.
    Macron « a pris acte » des conclusions : pas d’élections, une « plateforme de stabilité » (traduction : un radeau de la Méduse fait de bric et de broc), et un budget adopté avant le 31 décembre pour éviter le chaos. Bravo ! Quel génie stratégique ! Au lieu de dissoudre l’Assemblée et risquer une éjection collective, on impose un nouveau gouvernement minoritaire, technocratique de préférence, avec des ministres sans « aucune ambition » pour 2027, parce que, franchement, qui voudrait succéder à ce cirque ? Lecornu l’admet lui-même : « J’ai tout essayé… Ce soir, ma mission est terminée. » Mission accomplie, en effet, si la mission était de transformer la Ve République en une farce interminable où les Premiers ministres sont jetables comme des coquilles vide.

    Et pendant ce temps, on rouvre le débat sur l’âge de la retraite, cette réforme chérie de Macron qui a déjà mis la France en feu. Lecornu avertit que suspendre ça coûterait 3 milliards d’euros en 2027, comme si l’argent était le problème, et non le fait que Macron s’accroche à son rocher pour éviter les vagues judiciaires qui déferlent. Édouard Philippe, l’ex-PM recyclé en oracle, suggère que Macron démissionne et appelle à des présidentielles anticipées.

    Réponse de Lecornu : « Ce n’est pas le moment de changer de président. » Bien sûr que non ! Pourquoi changer le capitaine quand le Titanic coule si gracieusement ? « Ne faisons pas croire aux Français que c’est le président qui vote le budget, » ajoute-t-il. Ah, l’ironie : c’est précisément Macron qui tire toutes les ficelles, nommant son huitième PM en un mandat « de plus en plus controversé » euphémisme pour « catastrophique ». Le clou de girofle des Moules Frites sont les écologistes et la gauche avec Olivier Faure hier matin sur Jean-Noël Barrot et Sébastien Lecornu. « Ça ne serait pas absurde de dire que ces deux-là pourraient rester et que nous gouvernerions ». À 12h00 : « C’est inimaginable d’être dans un gouvernement en commun avec des macronistes »… ! Pas Mieux..

    Non, Emmanuel, continue à t’agripper, moule tenace ! Nomme ton prochain fusible, repousse l’échéance, impose ton « nouveau système » pour « garantir la stabilité ». Les Français adorent ce spectacle : un président qui évite la sentence finale comme un enfant fuit les légumes. Mais attention, le rocher s’effrite, les marées montent, et bientôt, même les moules les plus collantes finissent en fricassée. Tic-tac, Jupiter ton heure de gloire éphémère approche sa fin comique.
    Et si demain, la marée montait enfin ? Les Français trouveront sans doute une nouvelle recette de moules, car la coquille, elle, commence à se fendre.
    Mission accomplie : Macron reste. Les Premiers ministres passent.

    Le rocher, lui, fatigue.


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