vendredi 1er mai - par Desmaretz Gérard

Les semi-conducteurs : diode & transistor

 

Le 23 décembre 1947, trois chercheurs des laboratoires Bell Telephone qui cherchaient à remplacer la lampe radio qui revenait très cher à fabriquer, était fragile, prenait du temps à chauffer, nécessitait différents voltages et consommait beaucoup d'électricité parvenaient à fabriquer un composant à partir d'une plaquette de germanium capable d'amplifier le signal électrique et beaucoup moins encombrant qu'une lampe . En 1956, John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley recevaient le prix Nobel de physique pour l'invention du transistor.

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Au XIX° siècle, la lampe radio était le composant de base de tout poste radio ou amplificateur faisant appel à l'électricité. En 1883, Thomas Edison qui avait remarqué que la chaleur dégagée par les lampes d'éclairage projetait des fragments de carbone sur le verre, eut l'idée d'y placer une électrode (fil conducteur) proche du filament. Il constata qu'un courant passait lorsque l'électrode était reliée au pôle positif du filament, mais pas quand elle était reliée au pôle négatif. En 1897, J. Thompsom comprit que l'« effet Edison » était la résultante des électrons qui s'échappaient à haute température de toute électrode. L'Écossais John Fleming réussit à transformer un courant alternatif en courant continu en 1904 et à utiliser la lampe (diode) comme détecteur dans un récepteur radio. Deux ans plus tard, Lee Forest ajouta une troisième électrode (la grille) entre les deux électrodes de la diode. Un puissant courant circulant dans un seul sens pouvait être modifié par un faible signal électrique introduit au niveau de la grille de la triode. On allait enfin pouvoir superposer le son capté par un microphone et moduler l'onde radio-électrique, la radiophonie était née.

En 1952, le transistor (contraction de transconductance varistor) au silicium était dix fois moins volumineux et plus robuste que son prototype. L'année suivante on l'utilisa pour fabriquer des aides auditives, le transistor allait remplacer la lampe et participer à la miniaturisation. Vers la fin des années cinquante, le temps de réaction du transistor (vocable adopté le 28 mai 1948) atteint le cent millionième de seconde ! Les circuits intégrés allaient permettre l'essor de la micro-électronique : le PDP-1 de Digital Equipement Corporation est le premier ordinateur à transistors (1960), il tient dans 4 armoires de 1,90 m de haut. Par comparaison, l'Eniac qui servit aux calculs pour la construction de la première bombe atomique utilisait 18.000 lampes radio, pesait 30 tonnes, occupait une pièce de 160 m2 et consommait 15.000 watts ! La technologie va permettre dans les années soixante de graver des circuits de transistors sur une seule plaquette de silicium. L'ordinateur troisième de génération, un circuit comprenant 20 transistors sur un même substrat de silicium. Le DPD-8 est le premier mini-ordinateur (1965), la première calculatrice de poche sort en 1971, la puce de silicium mesure 6 mm de côté, et Intel fait breveter un processeur qui tient sur un bloc monocristallin.

Le courant est un déplacement d'électrons qui ont quitté l'orbite de leur atome. Un atome a en général plusieurs électrons répartis autour de son noyau avec des couches pleines et d'autres remplies partiellement. Lorsque deux atomes sont proches l'un de l'autre, l'interaction produit une modification de leur niveau d'énergie. Le noyau a une charge positive et les électrons une charge négative, à l'état normal les deux charges s'équilibrent, l'atome est neutre, mais les électrons de la couche périphérique peuvent sous l'effet de la chaleur ou d'un champ électrique passer de la bande valence dans la bande conduction. Si l'atome a perdu des électrons il est chargé positivement, s'il en a gagné il est chargé négativement.

Tous les métaux sont conducteurs mais tous les électrons d'un métal ne sont pas libres, pour le cuivre, un seul sur vingt-neuf peut se déplacer librement et il en faut des milliers pour produire un courant faible. Un courant ne peut circuler à travers un circuit que s'il y a un nombre excédentaire d'électrons à une extrémité et un déficit à l'autre, cette différence de potentiel se mesure en volts. Les métaux conducteurs comportent beaucoup d'électrons plus ou moins stables qui facilitent le flux du courant, et les électrons circulent du négatif vers le positif. Un isolant s'oppose au passage du courant, le verre par exemple est 10^19 moins conducteur que le cuivre, il faut donc 10^19 fois plus d'énergie pour y déplacer les électrons.

Les semi-conducteurs sont des corps qui se classent entre les conducteurs et les isolants (à température normale), ils appartiennent principalement au groupe IV du tableau de Mendeleïev. Le germanium (Ge), silicium (Si) et arséniure de gallium (GaAs) possèdent 4 électrons de valence sur leur couche périphérique, ils peuvent donc perdre ou gagner des électrons et devenir isolant soit conducteur. La conductibilité des semi-conducteurs est environ 10^5 fois plus faible que celle des métaux, il est possible d'en diminuer la résistivité en y introduisant des atomes étrangers (de l'ordre d'une impureté pour un milliard d'atomes). Si dans un cristal de silicium on substitue un atome à un autre comportant 5 électrons périphériques, un électron (donneur) peut pénétrer dans les liaisons avec les atomes voisins et se déplacer dans le réseau d'atomes qui participent aux liaisons inter-atomiques (dopage type N). Si l'impureté introduite ne comporte que 3 électrons périphériques, un électron manque, le dopage type P créé un trou, un atome capte les électrons (accepteur). Si les zones positive et négative entrent en contact il apparaît à la surface limite un appauvrissement, c'est à dire une couche de résistance plus élevée.

Lors de la fabrication, une tranche polie de silicium monocristallin du type P est portée à un millier de degrés centigrades puis exposée à la vapeur d'arsenic ou de phosphore qui diffuse à travers la surface. La couche supérieure se transforme en silicium de type N qui est ensuite recouverte d'une couche protectrice isolante de dioxyde de silicium. La structure monocristalline étant continue à travers la jonction, les électrons de la région type N peuvent diffuser vers la région de type P. La région type N devient positive en raison du manque d'électrons et la région type P devient négative en raison de l'excès d'électrons. Les éléments semi-conducteurs qui comprennent un passage du positif vers le négatif sont appelés diode.

La jonction se comporte comme un conducteur unidirectionnel ne laissant passer le courant que dans un seul sens (effet diode). Polarisée en inverse, la diode ne laisse passer qu'un faible courant de saturation et présente une forte résistance (résistivité de 50 Ω/cm pour le Ge et 10 Ω/cm pour le Si, pour comparaison, celle du cuivre vaut 1,7 kΩ/cm). La diode bloque imparfaitement le courant et consomme une certaine puissance, la courbe relation courant-tension n'est pas linéaire comme dans une résistance, elle se comporte différemment en fonction de la tension appliquée et accroît ou réduit la zone d'appauvrissement. En polarisation directe (diode passante), la tension doit être supérieure à la tension Forward voltage pour que le courant la traverse. Polarisée en inverse (bloquant), la tension entre Vbr (voltage breakdown reverse) et FV est bloquée (une tension inverse importante peut détruire la jonction). La diode a besoin d'une tension minimale Vf pour fonctionner, 0,7 V pour le silicium et 0,3 V pour le germanium. Pour les 2 %o d'« ergoteurs »..., il existe les diodes de redressement (série 1N4...), détection (OA95), Zener, Schottky, tunnel, varicap, photodiode, à pointe, snap-off, à avalanche afin d'offrir des caractéristiques spécifiques ; thyristor et triac sont assimilables à l'effet diode comme le laisse percevoir leur symbole.

Le transistor est comparable à deux diodes accolées donnant selon leur sens d'accolage, trois régions distinctes avec une région centrale entourée de deux régions identiques d'un type opposé (NPN ou PNP). Si la région centrale est de type P, les deux autres sont de type N ce qui donne un transistor NPN (tension polarisation positive). Un transistor comporte trois connexions dont les couches épitaxiales (du grec épi sur, et taxis arrangement) sont superposées afin d'en conserver la structure nomocristalline. La couche de l'émetteur est dopée fortement - la couche de la base, très mince (env 10 µm), est dopée légèrement ainsi que celle du collecteur. Chaque jonction prise isolement (EB et BC) se comporte comme une diode (bipolaire fait référence au collecteur et à l'émetteur). C'est l'influence d'une jonction sur l'autre qui donne l'effet transistor. Un courant ou un signal appliqué à la base permet de contrôler ou de moduler le courant de collecteur.

Dans un transistor NPN, les porteurs de charges sont les électrons négatifs qui migrent de l'émetteur vers le collecteur. En l'absence de tension, les trous et les électrons des différentes zones se rassemblent et des charges apparaissent aux frontières entre zones, le potentiel n'étant plus constant, des barrières de potentiel se forment, l'une au niveau de la jonction EB empêche les électrons de l'émetteur de diffuser vers la base et les trous de diffuser vers l'émetteur, l'autre au niveau de la jonction base collecteur empêche les trous de la base de diffuser vers le collecteur et les électrons du collecteur de diffuser vers la base. Un état d'équilibre s'établit et l'influence d'une jonction sur l'autre s'annule (les électrons sont majoritaires dans l'émetteur et le collecteur, les trous le sont dans la base).

Les transistors types NPN et PNP ne diffèrent pas dans leur fonctionnement, leur tension est inversée comme l'indique l'orientation de la flèche (émetteur) de leur symbole (ils sont complémentaires dans certains montages, paire de Sziklai par exemple). Le choix d'un transistor est fonction de la tension maximale collecteur-émetteur (Vcemax), du courant maximal de collecteur (Icmax), de son gain en courant (ϐ) et de sa fréquence de coupure (F1) Quelques transistors universels choisis judicieusement (2N2222, BC 108, etc.,) suffisent dans la majorité des applications (HF, BF et commutation), à condition d'en respecter la puissance...

Un circuit intégré peut regrouper plusieurs dizaines de milliers de transistors sur quelques centimètres carrés de silicium. Le circuit monolithique gravé sur une plaquette monocristalline de silicium (matériau le plus courant) peut recevoir des milliers de composants interconnectés, une résistance est un simple couche de semi-conducteur isolée, un condensateur une petite jonction pn en polarisation inverse. La taille de la gravure des microprocesseurs actuels tourne vers 14 nanomètres (10^-9) et un microprocesseur contenir un milliard de transistors !

La loi de Gordon Moore : « la miniaturisation serait-elle que le nombre de transistors par microprocesseur doublerait tous les dix-huit mois à deux ans. (...) Une puce de nouvelle génération deux fois plus puissante serait sur le marché » énoncée en 1965 est arrivée à échéance plus tôt qu'annoncée (2020). Une équipe de chercheurs est parvenue, en 2012, à fabriquer un transistor mono-atomique formé d'un seul atome de phosphore ! Ce matériau qui possède un électron de plus que le silicium (ce qui augmente sa conductivité) a ouvert la voie vers l'« ordinateur quantique ». Si le transistor bipolaire est soit bloqué ou passant, le transistor mono-atomique est assimilé à un état à la fois ouvert et fermé (superposition quantique). « L'utilisation d'atomes artificiels équivalents à l’hydrogène, au lithium et au sodium peut utiliser cet électron unique comme qubit, la version quantique d’un bit binaire. (...) Cela signifie qu’ils permettent d’effectuer des calculs parallèles, plutôt que consécutivement, ce qui en fait un outil informatique beaucoup plus puissant. Jusqu’à présent, les imperfections des dispositifs en silicium au niveau atomique ont perturbé le comportement des qubits entraînant un fonctionnement et des erreurs non fiables. (...) Il faut savoir qu’un électron est de nature très fragile. Cependant, un atome artificiel avec 5 électrons, ou 13 électrons, est beaucoup plus robuste ».

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45 réactions


  • JL JL 1er mai 10:48

    Article intéressant mais nécessitant des connaissances de base.

     

    ’’« la miniaturisation serait-elle que le nombre de transistors par microprocesseur doublerait tous les dix-huit mois à deux ans. (...) Une puce de nouvelle génération deux fois plus puissante serait sur le marché »

    ’’.

     

    Lire : la miniaturisation serait telle ...

     

     Ah, la poésie des lampes radio ... nostalgie. Sans compter la qualité des amplis !


    • Slipenfer 1er Christian Deschamps 1er mai 20:23

      @JL
      Les tubes c’est une autre planète
      Pas de circuits imprimés : les composants sont reliés entre eux selon le principe du câblage en l’air.

      L’on dirait un bidouillage de gamin, mais 2000 roro le bousin
      https://audiophilefr.com/leben-cs-300.html


    • JL JL 1er mai 20:40

      @Christian Deschamps
       
       il faut aussi des enceintes acoustiques à la hauteurs, sans qui c’est gâcher.


    • Carburapeur Carburapeur 2 mai 00:14

      @JL

      Troll ON
      Qualité d’amplis : foutaise !
      Coloration plaisante due à l’harmonique 3, peut-être et encore ?
      Il est vrai que ça fait joli dans un salon et tout comme les Leica, ce sont plutôt des objets désuets qui sont devenus des signes extérieurs de richesse, vu leurs prix exorbitants.
      Troll OFF


    • Carburapeur Carburapeur 2 mai 01:54

      @JL
      bof,
      Chacune à une coloration qui se prête mieux à un type de musique qu’une autre.
      Les enceintes neutres ne sont pas appréciées des gens, mis à part certains connaisseurs.
      On aime le boum boum, ou l’aigüe incisif, à moins que ce ne soit le médium brillant.
      Quelle qualité alors ?
      On fait plutot son marché....


    • JL JL 2 mai 08:56

      @Carburapeur
       
       ’’Coloration plaisante due à l’harmonique 3, peut-être et encore ? ’’
       
       ?
       
      Pour les enceintes : Il n’y a pas que la coloration comme seul facteur de qualité.
       
      L’exigence des auditeurs s’est perdue avec la numérisation, avec la miniaturisation et surtout, avec les radios populaires qui diffusent du boum boum ad nauseam : les stations en rajoutent dans les basses ce qui fait qu’avec une enceinte de qualité et une oreille normale certaines stations sont inaudibles.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 mai 09:47

      @JL

      Conversation intéressante. Certainement les harmoniques impaires... Sinon oui le son est une chaîne et un simple cordon cheap qui relie des éléments de qualité , ben pas glop .


    • JL JL 2 mai 09:57

      @Aita Pea Pea
       
       vous n’avez pas tort, et l’harmonique 3 est celui qui est le plus « audible ». Ceci dit, ça reste artificiel, les sources sonores possédant leurs propres harmoniques.


    • Slipenfer 1er Christian Deschamps 2 mai 10:16

      @JL
      hé oui ,les HP récupérés sur une télé fixé dans une boite en carton c’est pas cher,mais ça me donne des maux de tête,et me rend irritable,le choix n’est pas évident pour les enceintes,l’on peut remembré des hp de jbl par exemple .
      sinon les yeux fermé.

      TANNOY KINGDOM ROYAL

      pour offrir a Noêl .

      https://absolute-hifi-6.myshopify.com/collections/tannoy-prestige/products/tannoy-kingdom-royal
       


    • mmbbb 2 mai 10:42

      @ Carburapeur , je bidouile et j ai ecouté des sytemes hauts de gamme ; Le Japon qui n est pas nul en electronique , ce pays fournit les transistors des appareils haut de gamme du monde equipes de transistors HITACHI et TOSCHISBA . Neanmoins les audiophiles japonais ont la ligne suivante , enceinte haut rendement et amplis tubes Les Japonais sont friands des triodes Un des maitres KANEDA dont Jean Hiraga ingenieur franco japonais a fait decouvrir ses travaux en France . Ce dernier est a l origine de l ecole francaise audiophile c est a dire « minimaliste » employer le moins de composants Il a ete le concepteur du celebre ampli hybride transistors lampes , le Lectron JH 30 qui recut de nombreux prix notamment au Japon Lorsque l on connait la qualite des critiques au Japon et le soucis de la perfection , on peut dire que ce n est pas une reconnaissance de complaisance La construction de cet ampli a ete repris par le suisse J MAURER . Il est vrai , boôite familiale concevant des enceintes mais oriente vers un public averti, ceux qui recherche avant tout a avoir le son du concert chez eux . L ampli LEBEN montre dans ce lien a ete mis au point par un l ingenieur Taku Hyodo, un ancien de LUXMANN , marque prestigieuse au JAPON . Quant a la HI FI haut de gamme le prix est rédhibitoire , j ai ecoute a Lyon trois systemes dans des auditoriums différents Enceinte americaine MAGICO S1 bas rendement avec un ampli Macinstosh ; l ensemble pres de 36 000 € . Malgre une ecoute assez longue , j ai pu percevoir un peu de sécheresse dans la voix feminine et un manque de spatialisation évidente J ai ecoute une LINN 14 000 € ,assistée par de l electronique dont le microprocesseur DSP , j ai ete decu , son trop « emboité » le dernier Apertura Adena ampli MOON canadien prix de l ensemble pres de 10 000 € Le systeme qui m a plus convaincu , son plus ample et qualité inedeniable du tweeter a ruban 
      J ai lu dans un commentaire du FIG , lorsque DEVIALLET lanca « le meilleur amplificateur du monde » , le compte rendu d un lyonnais l ayant achete , etait sans appel Au bout de deux mois il l a remis a la vente tant le son etait un son autre que du direct du concert Et pourtant cet ampli est barde d electronique notamment integration de composants de surface.
      J ai ecoute les einceintes « disign » de ce même facteur , c est honnête mais ce n est pas fait pour une ecoute « audiophile » 
      En revanche, celui qui sait lire un schéma et a des bases en bricolage peut s offrir un systeme de bonne facture a un prix raisonnable .
      Les enceintes a 2 000 € dans le commerce , la construction du baffle est souvent sacrifiée , c est le design, enceinte fine donc de rendement moyen ou bas qui est privilégie . 


    • JL JL 2 mai 10:58

      @Christian Deschamps
       
       merci de l’info, j’y penserai ...
       
       smiley


    • mmbbb 2 mai 11:43

      @Aita Pea Pea Différence entre un ampli a transistors et un ampli a tubes , le premier doit avoir un taux de distorsion de 0 . 0000 x alors que l ampli a tube a tube notamment a triode est de l ordre de 2 % .
      La distorsion varie en fonction de la chaleur dans un transistor elle est constante dans un tube Des ingenieurs francais ont cree un schema dans lequel les transistors travaillent dans une plage dite d indifférence thermique 
      Avec trois tubes , ou l ampli JH 30 de J Hiraga seulement a deux etages , vous pouvez « tirer » de la musique et vous vous passez du préampli Chaque composant n est jamais neutre dans la restitution .
      Il est aussi a noter , l amelioration des composants tels les resistances et les condensateurs , ceux ci n avaient pas la meme qualite Les condensateurs actuels peuvent tenir de forte tensions et avoir une capacite de l ordre de 1000 mirco farads , impossible a obtenir dans les années 60 


    • Carburapeur Carburapeur 2 mai 12:48

      JL, je parlais de la distorsion apportée par les tubes, qui favorise les harmoniques impairs.

      Cette distorsion est musicale dans le sens où malgré la déformation du message sonore, elle n’est pas désagréable à l’oreille et donne une sensation de soyeux et de chaleur à l’écoute. C’est ce qu’aiment les tubistes. On retrouvera ce travers avec les amateurs de disques vinyles.

      A mon avis, c’est culturel et médical ;o) : les vieillards qui ont eu toute leur vie dans les oreilles la faible bande passante des Grandes Ondes radio et les disques 33T, recherchent les sonorités et images du bon vieux temps.

      La jeunesse zappante en mal de distinction trouve génial un truc que personne n’a et qui coûte très cher.

      Peu importe le son, c’est tout pareil (sic) et de toute façon, ils ont les feuilles déjà ravagées par les décibels et les acouphènes.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 mai 13:14

      @Carburapeur

      Non ...ce sont les harmoniques paires qui donnent la clarté du son . Pour la distorsion les vieilles pédales overdrive avec transistors germanium sont très recherchées chez les blueseux guitare...une ancienne TS9 Inanez peut valoir une blinde.


    • JL JL 2 mai 13:17

      @Carburapeur
       
       bien d’accord.
       
       Je me souviens des TSF, en bois ... on écoutait avant d’acheter. Aujourd’hui on nous vend du design et des fonctionnalités, et le vendeur prend un air peiné quand on demande à écouter, quand il déclare que, « ici on ne capte pas les ondes ».
       
       Les seules basses que j’entends chez moi, c’est celles de mon voisinage. Et je les entends trop bien, hélas.


    • mmbbb 2 mai 15:20

      @ Carburapeur Vous racontez un peu n importe quoi , Une partie de la jeunesse ecoute de la musique compressee , ce n est guere mieux et souvent a un tres fort volume ce qui n est pas recommandable , Par ailleurs , la musique ecoutée RAPP ou autres musiques dite moderne synthétisée , est souvent riche en medium projeté et avec des fortes basses , On est loin d un equilibre spectral recherche dans l ecoute du jazz du classique ou même variétés Quant aux amplis a transistor , si vous voulez un ampli qui puisse « driver » des enceintes bas rendement , il lui faudra une alimentation musclée avec de tres bon condensateurs de filtrage a faible resistance serie , Vous ne trouverez pas ce type de materiel pour quelques centaines d euros .
      Quant au CD idem , je me suis procure une platine TEAC d occasion , de bonne facture dont la micromécanique est remarquable 
      J ecoutais auparavant les CD sur une platine Sony moyen de gamme C est le jour et la nuit , Le son du violon n est en rien comparable 
      Le Leben cite par un intervenant a eu des prix . En France , J HIRAGA oreille d or de la nouvelle revue su son helas disparue, l avait côté de 5 etoiles Idem a l etranger Son prix n est pas rédhibitoire , Mais cet ampli est destiné au melomane cela va de soit , 
      PS Cabasse avait edite une abaque entre puissance nécessaire et sensibilite d une enceinte C est une echelle logarithmique ! C est pour cela que les audiophiles notamment japonais ont du haut rendement 


    • mmbbb 2 mai 15:40

      @Christian Deschamps Vous avez plus chere 

      https://timesofindia.indiatimes.com/10-most-expensive-gadgets-in-the-world/Hart-Audio-DW-Aural-Pleasure-loudspeakers-$4-7-million/photostory/37387507.cms

      Contrairement aux TANNOY , là c est de la pure frime 

      Il est évident que le monde de la HI FI est aussi pollué par le marketing . 


    • Carburapeur Carburapeur 2 mai 15:42

      @Aita Pea Pea

      Il me semble que vous mélangez des choses.
      Les harmoniques sont à la base de la distorsion et ce n’est jamais un avantage sauf, justement pour les pédales de distorsion des guitares, où cet effet est recherché, mais c’est un autre sujet.

      Il y a plusieurs types de distorsions et dans celles qui sont harmoniques, il y a les paires les impaires.
      Une distorsion ne donne jamais un avantage mais modifie le son d’une façon ou d’une autre ; agréable ou détestable.
      Les harmonique paires qui « recopient » d’un octave le signal ne perturbent pas trop le son dans les premiers multiples mais deviennent rapidement désagréables.
      les impaires, c’est le bruit des 12 cylindres des voitures italiennes, c’est plus harmonieux...
      A ce niveau, un ampli devient...un instrument de musique smiley))


    • JL JL 2 mai 15:52

      @mmbbb
       
       ’’ Une partie de la jeunesse ecoute de la musique compressee ,

      ’’
        ?!
       
       Mais !? Aujourd’hui, quasiment toute la musique, qu’elle soit enregistrée ou diffusée, est compressée, non ?


    • mmbbb 2 mai 16:02

      @JL et bien non le format FLAC notamment utilise en musique classique ne compresse pas la musique Le site QOBUZ , payant , diffuse de la musique non compresse . ll est a note que ce site diffuse du classique JAZZ musique du monde de plusieurs LABEL 
      En revanche cette musique dématérialisée si elle veut etre ecoutée correctement demande un bon convertisseur DAC .
      Le format MP3 compresse la musique Cela represente l avantage d enregistrer plus vite et de transmettre aussi plus rapidement 


    • mmbbb 2 mai 16:08

      @Carburapeur «  Les harmonique paires qui « recopient » d’un octave le signal ne perturbent pas trop le son dans les premiers multiples mais deviennent rapidement désagréables.
      les impaires, c’est le bruit des 12 cylindres des voitures italiennes, c’est plus harmonieux...  » c est assez etrange comme demonstration ! 


    • Carburapeur Carburapeur 2 mai 17:49

      @mmbbb
      smiley)) Je dois avouer que vous avez raison.
      Si un signal en entrée d’ampli est par exemple une sinusoïde pure et si l’ampli génère de la distorsion harmonique paire, on va alors retrouver en sortie un signal ajouté égal à la sinusoïde d’entrée multiplié par 3 etc.... avec bien sûr un niveau atténué.
      Dans le cas de distorsion paire, ce sera la fréquence de la sinusoïde d’entrée multiplié par 2 etc.. qui sera ajouté au signal original.
      Je parlais de l’Italienne car on parle souvent des 12 cylindres et de leur bruit envoutant.


    • JL JL 2 mai 18:07

      @mmbbb
       
       en effet, il y a numérique compressé, numérique non compressé, et analogique. C’est une question de taux de compression, mais le numérique quel qu’il soit n’est pas l’analogique. L’oreille possède des capacités que l’on ne soupçonne pas et a fortiori, ne mesure pas.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 mai 18:07

      @Carburapeur

      Je parle de ce que je connais...l’amplification basse -guitare...et du choix que l’on fait pour obtenir des sons . Sinon ma tendre et vielle guitare acoustique me sort des harmoniques pas du tout distordues , mais franchement bandantes .


    • mmbbb 2 mai 20:56

      @JL Certes je l ignore pas J HIRAGA avait ecrit un article a ce sujet sur la quantification numerique . Il avait aussi ecrit un article sur les criteres psychoa coustique Le domaine acoustique est vaste ! Il y avait aussi au debut de l ere du CD , une prise de sont avec de multiples micros et le tout etait passe a la moulinette numérique Le son etait artificiel La prise de son a la DECCA des années 60 avec trois micros maximum est redevenu la norme 
      Quant au vinyl , il a desormais de tres bonnes platines avec une belle mécanique mais évidemment chere 


    • Carburapeur Carburapeur 2 mai 22:53

      @mmbbb
      Je n’ai pas trop envie d’entrer dans la polémique ; surtout dans ce domaine où les esprits sont souvent à vif et les avis plus ou moins...religieux.

      D’abord, « compressé » n’est pas assez précis car on peut compresser sans perte et compresser avec pertes d’informations.
      MP3, dolby etc... compriment avec pertes ; d’autres compriment sans perte.

      Ensuite je suis parfaitement d’accord avec vous au sujet de certaines musiques modernes et des équipements plus ou moins dédiés à ce style.

      Ampli à transistor : vous parlez d’une période révolue, ; disons des années 70, peut-être.
      A l’époque, les tubes avaient l’avantage de passer les transitoires d’une façon bien meilleure que les transistors bipolaires. Ce n’est plus le cas depuis bien longtemps avec les semiconducteurs actuels.

      Platine CD : vous tombez à mon avis dans un fake qui dure : la lecture d’un CD se fait numériquement depuis le capteur. Il y a un système de correction d’erreurs très performant avec un système de datagramme redondant, 3 de mémoire ? qui permet une grande sécurité de lecture.
      Poser son lecteur de CD sur un bloc de marbre fait rire les connaisseurs et plaisir au marbrier.
      Le seul maillon faible serait le convertisseur digital analogique, mais ce n’est pas de l’électronique de haut niveau et ça ne représente pas de difficultés pour faire un système très performant.

      Méfiez vous du marketing et des religions HIFIstes.


  • nemo3637 nemo3637 1er mai 10:53

    Ma mère, internée en Allemagne, travaillait chez Telefunken, à Erfurt, à graver des lampes radio. Et elle a été blessée...


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er mai 11:16

    « Le courant est un déplacement d’électrons qui ont quitté l’orbite de leur atome. »

     

    J’ai fait une recherche « modèle de l’atome à électron statique Roger Robert » et j’en ai extrait les liens suivants :

    http://rogerrobert.unblog.fr/2010/12/11/le-modele-de-latome-a-electrons-statiques-maes-une-evidence/

    Dont sa fameuse explication de sa théorie en pdf ci-dessous

    http://rogerrobert.o.r.f.unblog.fr/files/2011/01/modlemaes.pdf

    Sa nouvelle théorie me paraît très sérieuse parce que :

    Elle explique pourquoi les gaz sont sensibles à la température et à la pression.

    Elle explique ce qu’est un gaz, comment et pourquoi il passe en liquide puis comment et pourquoi il passe en solide.

    Elle redécouvre l’éther et explique ce qu’il est.

    Elle explique pourquoi l’eau augmente légèrement de volume en se solidifiant. (Passage d’un hexaèdre (cube avec deux faces décalées angulairement 118,53°) à une forme hexagonale 120°)

    Elle explique pourquoi la lumière est à la fois un rayon et une onde.

    Elle nous renseigne sur ce qu’est en fait le quantum d’énergie dans l’atome.

    Elle découvre une nouvelle explication du courant électrique et en même temps une ouverture sur les supraconducteurs.

    Elle explique les raisons de la gravité sur terre, (mais je n’ai pas compris).


  • sls0 sls0 1er mai 15:30

    Les premiers cours d’électronique pour moi c’était au début des années 70.

    A l’époque la résitivité c’était Ohm*mm²/m

    Toujours à l’époque la résistivité du cuivre était de 1,7x 10^-8.

    Les temps changent quand même, maintenant la résistivité du cuivre c’est 1,7 kΩ/cm du moins dans l’article.


    • Pere Plexe Pere Plexe 1er mai 18:00

      @sls0
      ...et son unité était le mho (ohm à l’envers ).


    • JL JL 1er mai 19:12

      @Pere Plexe, sls0,
       
       il ne faut pas confondre siemens (anciennement conductance, inverse de la résistance) dont l’unité est le mho, et résistivité.
       
       1 mho*1 ohm = 1
       
      « Le cuivre a une résistivité de 0.0171 Ohm mm²/m et c’est pour cette raison que celui-ci est considéré comme un des meilleurs conducteurs d’un courant électrique, après l’argent pur. »


    • mmbbb 2 mai 15:26

      @sls0 les temps changent , le metre etalon en platine n est plus la référence !


    • Pere Plexe Pere Plexe 9 mai 17:36

      @JL
      Effectivement. 
      Autant pour moi. 
      Même si les deux sont liés l’un caractérise le matériaux l’autre le conducteur c’est à dire ses dimensions et sa composition.


  • Slipenfer 1er Christian Deschamps 1er mai 20:14

    il faut un permis pour les conducteurs de semi.

    je déconnefinement  smiley


  • Carburapeur Carburapeur 2 mai 00:32

    Un Russe avait découvert aux environs de 1924 les propriétés curieuses des cristaux de zincite.

    Bien que différent de l’effet transistor, ces cristaux avaient les caractéristiques de nos diodes tunnel actuelles.

    En 30 on savait alors déjà faire des oscillateurs et des amplificateurs (expérimentaux) en utilisant un cristal de zincite.

    Il n’y a pas eu de suites : dommage, nous avons perdu 25 ans.


  • julius 1ER 2 mai 08:09

    @l’auteur,

    Avec vous c’est sûr on mourra moins bête !!!


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