mardi 19 février - par oscar fortin

Lettre ouverte au Pape François

LE VENEZUELA ET LE DROIT INTERNATIONAL

 

Cher papa Francisco,

Je n’arrive pas à comprendre comment, vous, auteur de l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium dans laquelle vous dénoncez avec force et vigueur le capitalisme sauvage, source des grands conflits de ce monde,ait pu se laisser entrainer dans les rangs de celui qui en est le grand maitre, l’Empire étasunien. Vous n’en êtes pas à vos premières expériences de ces conflits qui mettent en confrontations les forces de l’Empire avec celles des peuples qui veulent s’en libérer. Vous avez connu de près ce qui s’est passé au Chili sous le régime de Salvador Allende et sous la dictature d’Augusto Pinochet. Vous avez également vécu en Argentine sous le régime de la dictature des trois généraux. Une expérience que peu de papes ont eue pour mieux comprendre sur le terrain les véritables intentions tant de l’Empire pour dominer que des peuples pour s’en libérer. Les souvenirs du Plan Condor que vous avez vu en action devraient vous donner la mesure d’humanité de ceux et celles qui en furent les exécutants et devrait également vous rappeler le courage, les souffrances de ceux et celles qui en furent les victimes.

Votre arrivée à Rome, cher papa Francisco, aura été un véritable souffle d’espérance, pour ceux et celles dont les témoignages et le vécu n’avaient, à Rome, ni oreilles pour entendre leur histoire ni yeux pour voir les atrocités dont les leurs avaient été victimes. Le message livré dans votre Exhortation apostolique Evangelii gaudiuma été reçu avec enthousiasme par ceux et celles en lutte contre ce capitalisme sauvage, si désastreux pour les humbles de la terre et néfaste pour l’ensemble de l’humanité. Le président de Bolivie, Evo Morales, s’est exclamé en disant « enfin j’ai un papa à Rome  ». À l’époque, je vous avais écrit une lettre ouverte pour vous remercier du courage que vous aviez eu pour dénoncer ce capitalisme sauvage. On pouvait y lire ceci, entre autres :

« Nous ne pouvons plus compter sur les forces aveugles et la main invisible du marché. La croissance de l'équité exige plus que la croissance économique, bien qu'elle implique des décisions, des programmes, des mécanismes et des processus visant spécifiquement une meilleure répartition des revenus, une création d'emplois, une promotion globale des plus pauvres qui dépassent la simple assistance "(204). "Jusqu'à ce que les problèmes des pauvres soient résolus de manière radicale, renonçant à l'autonomie absolue des marchés et à la spéculation financière et s'attaquant aux causes structurelles de l'inégalité [173], les problèmes du monde et, en définitive, aucun problème ne sera résolu. L'inégalité est la racine des maux sociaux »(202)

On peut dire, sans exagération, que les gouvernements d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro se caractérisent particulièrement par un effort constant de redistribution de la richesse au bénéfice des classes sociales les moins bien nanties. Il m’est arrivé de faire un lien entre ces politiques du socialisme du XXIe et la pensée sociale du pape Jean XXIII. À l’époque, j’avais écrit ce texte en espagnol.

Avec tout ce qui précède, vous comprendrez que le tournant qu’ont pris vos propos et actions en ces dernières semaines a de quoi inquiéter ceux et celles qui ont cru, un moment, que l’Église sous le pape François allait prendre ses distances d’avec les pouvoirs de l’Empire. Lors de votre séjour aux journées mondiales de la jeunesse, à Panama, vous avez clairement exprimé que les problèmes du Venezuela devaient se résoudre entre Vénézuéliens et Vénézuéliennes, dans la paix et la justice. C’est suite à cette déclaration que le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, vous a écrit une lettre dans laquelle il partageait cette idée d’une solution par le dialogue entre les partis en conflit et vous demandait, par la même occasion, votre présence comme médiateur. Votre réponse s’est fait attendre jusqu’à ce que l’épiscopat vénézuélien et votre secrétaire d’État, Pietro Parolin, vous disent que tout dialogue ne servirait à rien, que Maduro ne tenait pas ses engagements. Je suppose que vous avez vérifié ces dires auprès de l’ambassadeur du Venezuela auprès du Vatican. Il faut dire que Washington avait déjà donné l’ordre à l’opposition de ne pas s’engager dans des opérations de dialogue.

Votre réponse est finalement arrivée avec une double surprise. La première est ce changement de cap dans la façon de résoudre les problèmes, le dialogue ne fait plus partie de la voie à suivre. Il faut croire que d’autres voies ont été portées à votre connaissance. La seconde, beaucoup plus sérieuse et grave, est celle de ne plus reconnaître Maduro comme président élu, substitué en cela par le député autoproclamé président, Juan Guaido, en disgrâce de pouvoir constitutionnel, comme président transitoire. Sans doute, une manière diplomatique de passer dans le groupe de Lima. À ceci s’ajoute le fait, en tant que chef d’État du Vatican, vous avez dérogé à la Charte des droits des peuples en intervenant dans les affaires internes du Venezuela

Le 26 janvier dernier, le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’est prononcé majoritairement contre toute forme d’intervention au Venezuela. La Charte des Nations Unies est bien claire sur cette question et c’est en référence à cette loi fondamentale et à son respect qu’il fallait mettre un terme aux prétentions interventionnistes de Washington d’envahir le Venezuela pour en devenir le maitre. 

Les faits nous démontrent, cher papa Francisco, que le recours aux lois n’est utile aux grands et puissants que lorsque cela leur convient. En dehors de leurs intérêts, aucune loi ne les dérange. C’est triste à dire, mais vos dernières décisions vont dans ce sens. Vous n’avez dénoncé, en aucun moment, les ingérences des É.U. au Venezuela. Il en fut de même pour ses politiques de sanctions et de guerre économique qui font tant de mal aux peuples qui en sont les premières victimes. Ces silences à l’endroit de Washington se comprennent par la complicité que le Vatican a avec ce dernier qui vise la reconquête des pouvoirs en Amérique latine.

Je m’excuse d’avoir été aussi long, mais le sujet l’exigeait. 

Ma prière vous accompagne et j'espère qu'il en sera de même de vous à mon endroit

 

Oscar Fortin

 

Québec, le 18 février 2019

 



40 réactions


  • Chantecler Paracétamol 19 février 11:03

    Y aurait-il aussi un « état profond » à St Pierre de Rome ?

    Peut-être la conjugaison de la banque du Vatican et du complexe métaphysico-industriel, les deux lobbies les plus puissants qui obligent le pape à faire autre chose que ce qu’il a dit ?

    Encore du complotisme, direz-vous ?


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 février 11:18

    Bonjour Oscar Fortin. Je ne pense pas que le PaPa François ait la vocation d’être le « petit » père des Peuples. La pauvreté est un réel problème qui ne peut se résoudre que par une politique de dénatalité. Je me souviens d’une remarque du Pape François a une dame pauvre avec plusieurs enfant. Ne me rappelons ses propos, ils se résumaient par : quand on a pas les moyens, il est préférable de contrôler les naissances.


  • Fergus Fergus 19 février 11:40

    Bonjour, Oscar

    « les gouvernements d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro se caractérisent particulièrement par un effort constant de redistribution de la richesse au bénéfice des classes sociales les moins bien nanties »


    Vrai, et dans les premiers temps de la gouvernance Chavez, le taux de pauvreté a fortement diminué ! Mais cela s’est fait au prix d’une terrible désorganisation de l’industrie pétrolière qui a abouti à la situation économique que l’on connait.


    • CN46400 CN46400 19 février 16:02

      @Fergus
      C’est vrai que tant que les « soeurs » US faisaient les prix, la pluie et le beau temps, autour du Lac de Maracaibo, tout allait bien. Tout s’est gâté lorsqu’une partie conséquente de ce pétrole a été livré ailleurs qu’aux USA, suite au « golpe raté » de 2002... Les USA profitent du poids qu’ils possèdent encore sur les importations de produits manufacturés pour « faire crier » l’économie du Vénézuéla comme en 1973 ils ont fait « crier l’économie » du Chili en finançant, via la CIA, la grève des camioneurs ?


  • Gollum Gollum 19 février 12:05

    Il fallait être vraiment naïf pour penser que le Pape François était réellement anti-capitaliste. Il s’agissait clairement d’une posture. 


    La meilleure preuve est que ce Pape n’est absolument pas critiqué par les médias, un signe qui ne trompe pas.

    Encore un pape encensé par le monde moderne. Le signe le plus évident qu’il s’agit d’un faux-cul.

    Et lui c’est le pire de tous. Sous son apparence humanitaire, j’ai envie de dire sa peau de mouton, se cache un prédateur. Faisant perpétuellement l’apologie de l’accueil des migrants au grand bénéfice des multinationales qui ne demandent que ça afin de faire baisser les salaires. Bien évidemment on nous ressort la moraline de pacotille à base sentimentale de l’accueil de l’autre. Exactement le même discours que nos gouvernants, et ce n’est certes pas un hasard.

    Alors qu’il ferait mieux ce bon pape de plaider pour que les choses fassent de telle sorte que les gens n’éprouvent plus le besoin d’aller voir ailleurs..


  • troletbuse troletbuse 19 février 12:08

    Comme Micron, ce sous-pape a été désigné par les mondialistes. Que peut-on attendre de cette marionnette ? Rien, pire que ses prédecesseurs


  • oscar fortin oscar fortin 19 février 12:13

    Le général des jésuites, le père Sosa, vénézuélien, a donné une conférence en 2014 dans laquelle le chavisme et le socialisme ne peuvent être que des dictatures. Pour quelqu’un qui se dit sociologue, ce n’est pas très fort. Je me permets de faire le rapprochement avec le discours de Trump à ses troupes à Miami, pas plus tard qu’hier. C’est le premier lien, le second est du père jésuite., ami du pape François.

    https://www.telesurtv.net/news/eeuu-intencion-historia-erradicacion-socialismo-20190219-0006.html

    https://www.youtube.com/watch?v=203ueL8FhWU&feature=youtu.be


    • Christian Labrune Christian Labrune 19 février 17:17

      Le général des jésuites, le père Sosa, vénézuélien, a donné une conférence en 2014 dans laquelle le chavisme et le socialisme ne peuvent être que des dictatures.

      ==================================
      @oscar fortin

      Dieu merci, je suis athée, et j’ai une sainte horreur du christianisme. Il s’y rencontre cependant, comme partout, des gens estimables à côté de sombres imbéciles, et je partage votre point de vue. Dans l’Eglise, l’ordre des jésuites à souvent produit, n’en déplaise à Blaise Pascal, des gens très ouverts, d’une intelligence supérieure, et le père Sosa (dont j’entends parler pour la première fois ici) est probablement de ceux-là, qui disposent d’un très bon discernement. Certes, il y a bien aussi des exceptions, et Bergoglio qui vient de cet ordre religieux et n’a pas inventé la poudre, en est une - et de taille !


    • baldis30 19 février 17:47

      @oscar fortin

      bonsoir, 
       et excellent article .
      « Le général des jésuites, le père Sosa, vénézuélien, a donné une conférence en 2014 dans laquelle le chavisme et le socialisme ne peuvent être que des dictatures »

       Vous mettez le doigt sur l’une des plus grosses contradictions de ce pontificat !
      Grosse ? HENAURME !
       Le pape est un jésuite ... alors pour faire oublier cela du moins en apparence il choisit d’être Francisco ... au demeurant Francisco d’Assisi, saint patron de l’Italie et dont la conduite envers les pauvres et les animaux inspire le respect au-delà de toutes les convictions religieuses...

      Mais formé jésuite on reste jésuite ....démontrant tout et le contraire de tout du ruissellement monétaire à l’évaporation des richesses nationales .... 
      Ce n’est pas la fable de La Fontaine « l’âne revêtu de la peau du lion » mais son contraire le loup du petit Chaperon Rouge habillé en grand-mère.... le lion revêtu d’une peau d’âne ....
      Vous n’êtes pas déçu ... mais trompé .... et pas le seul dans ce cas ...

      Quant à l’Eglise elle montre toujours plusieurs façades, ............
      quelquefois ornée de la lanterne « 13 » ou a « luci rosse » comme on dit en italien .... Les dominicains condamnent Galilée et en même temps les jésuites demandent à un astronome jésuite la prévision d’une éclipse de Lune pour impressionner les indiens ...
      Aujourd’hui l’Eglise navigue entre Saint François d’Assise et Ignace et ce dernier prénom nous fait penser à un acteur méridional bien connu ...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 février 19:21

      @oscar fortin

      Comme à beaucoup, ce pape m’avait apporté des espoirs. Mais il y a un destin qui suit son cours. Cette prise de position sur le Venezuela marque la faillite de ce pontificat... mais aussi la fin de l’Église comme une force historique au moins occasionnelle pour le Bien. Il sera le dernier qui aura pu prétendre de façon crédible être le successeur de Pierre. Il sera la dernier pape. Relisez Malachie...

      Pierre JC

       


    • oscar fortin oscar fortin 19 février 20:12

      @Pierre JC Allard : Bonjour PJC, je pense bien que vous ayez raison. Il a franchi la brèche à ne pas franchir. Je laisse toujours à son crédit le fait qu’il ait été entouré de personnages tels Maradiaga et Pietro Parolin qui l’ont détenu dans des espaces de diversion que de débats de fonds. Le contrôle de l’information est toujours entre les mains de Parolin. Pour le moment, Maradiaga est disparu du paysage, sans doute pour d’autres scandales qu’on souhaite passer sous silence. Je devrai relire Malachi avec ce contexte en tête. Merci et bonne fin de journée. 


    • Gollum Gollum 19 février 20:50

      @oscar fortin

      Je ne vois pas ce que Malachie vous apprendra. Il n’y a d’ailleurs rien à lire puisqu’il s’agit d’une simple liste de formules sibyllines pour chaque pape.

      Benoît XVI fut le dernier et 111 ème de la liste. François est donc hors liste. Il correspondrait donc selon les exégètes au petit paragraphe final terminant la prophétie. Ce qui augure qu’il va très mal finir...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 février 03:38

      @Gollum

      Je ne pense évidement pas que s’il existait une créateur de milliards d’univers il s’amuserait à nous poser des devinettes... ! Mais la façon dont évoluent les interprétations de Malachie me semble une précieuse source pour la compréhension de la pensée des croyants d’une époque

      PJCA


    • microf 20 février 13:58

      @Christian Labrune

      « Dieu merci, je suis athée,  »
      Mais non, vous n´êtes pas Athée, vous croyez en Dieu même si vous n´êtes pas praticant, sinon,vous n´aurez pas mentionné « Dieu », " Dieu merci vous l´avez mentionné, un seul mot, continuez.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 février 18:38

      @Christian Labrune

      Bergoglio qui vient de cet ordre religieux et n’a pas inventé la poudre,

      Vous connaissez la vieille expression : « Vous l’ètes ou vous le faites  ? » Il est bien plus probable que Bergoglio soit un faux-cul qu’un sous-doué.

      PJCA


  • cevennevive cevennevive 19 février 12:31

    Bonjour oscar fortin,

    A quoi sert un pape dans le monde ?

    Ne serait-ce pas un gourou comme un autre ?

    Si l’on n’est pas catholique, est-on obligé de passer sous ses fourches caudines, et d’écouter ses conseils et ses anathèmes ?

    Il y a au moins la moitié de l’humanité non catholique.

    C’est ridicule.

    Et je ne parle pas des richesses du Vatican...

    Cordialement.


  • Pascal L 19 février 12:59

    Ce n’est pas parce que ce pape a connu les dictatures de droite qu’il doit avaliser les dictatures de gauche. Le Christianisme se doit de se tenir éloigné de toutes les formes de pouvoir qui sont assimilées à l’œuvre de Satan dans le monde (c.f. Luc 4, 5-7). Le royaume de Dieu n’est pas de ce monde, et aucune forme de pouvoir terrestre ne peut nous donner ce salut.

    Concernant le Vénézuela, la conférence des Evêques de ce pays a levé la sonnette d’alarme :

    « En juillet 2016, la Conférence épiscopale a déclaré que le pays était au bord d’une crise en raison des pénuries alimentaires et du manque de médicaments. Les évêques ont déclaré que l’État de droit s’était affaibli et que la démocratie s’était décomposée. Ils ont appelé le gouvernement à autoriser l’entrée de médicaments dans le pays, proposant leurs infrastructures comme points de réception et de distribution.En décembre 2016, le Président de la Conférence épiscopale a critiqué les politiques économiques du gouvernement. Notant que les pauvres et les personnes marginalisées étaient les plus désavantagés, il a appelé à la solidarité et à des manifestations pacifiques. L’Université catholique Andrés Bello a déclaré en avril 2017 qu’elle ne pouvait pas garder le silence sur la violation des droits de l’homme, et a appelé le gouvernement à mettre un terme à la répression des manifestations pacifiques » et beaucoup d’autres choses du même acabit.

    Il y a un gouffre entre le socialisme et le Christianisme. Si l’Eglise Catholique appelle à prendre soin des pauvres, c’est par amour et dans le respect de la liberté fondamentale de l’homme. La défense du bien ne peut se faire en chassant le mal de la société, car cette chasse est la cause de plus de mal encore (voir la parabole du bon grain et de l’ivraie, Matthieu 13, 24-30). les idéologies ont pour habitude de renverser les notions de bien et de mal. La destruction du mal qui se produit avec des moyens violents devient un bien pour les membres de l’idéologie. C’est totalement insupportable. Pour un Chrétien, vous ne pouvez faire que du bien et laisser le mal s’éteindre de lui même en ne l’alimentant plus. L’idée même qu’il puisse y avoir un salut sur terre (grand soir...) est une déformation narcissique de la notion de salut annoncé par Jésus et est donc totalement hérétique.


    • Gollum Gollum 19 février 13:27

      @Pascal L

      Le Christianisme se doit de se tenir éloigné de toutes les formes de pouvoir

      Saint Paul n’est pas d’accord (lettre aux Romains ch 13) j’espère que cela ne vous gêne pas ?

      Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu ;

      si bien qu’en se dressant contre l’autorité, on est contre l’ordre des choses établi par Dieu, et en prenant cette position, on attire sur soi le jugement.

      En effet, ceux qui dirigent ne sont pas à craindre quand on agit bien, mais quand on agit mal. Si tu ne veux pas avoir à craindre l’autorité, fais ce qui est bien, et tu recevras d’elle des éloges.

      Car elle est au service de Dieu pour t’inciter au bien ; mais si tu fais le mal, alors, vis dans la crainte. En effet, ce n’est pas pour rien que l’autorité détient le glaive. Car elle est au service de Dieu : en faisant justice, elle montre la colère de Dieu envers celui qui fait le mal.

      C’est donc une nécessité d’être soumis, non seulement pour éviter la colère, mais encore pour obéir à la conscience.


      C’est y pas beau ? La phrase 3 fait l’éloge de la collaboration au service du pouvoir..

      Quant à l’esprit larvaire de soumission (islam ?) il est encouragé de la façon la plus nette..

      Il y a un gouffre entre le socialisme et le Christianisme.


      Mais il n’y en a pas entre le Capitalisme (empire de Mammon) et le christianisme hein ? Du moins celui de Rome, donc le vôtre...


    • Pascal L 19 février 14:44

      @Gollum
      Ce que j’ai écrit n’est pas contradictoire avec Saint Paul. Jésus à toujours exhorté ses disciples à appliquer les lois du pouvoir en place (rendez à César...) et à ne pas se rebeller. Obéir au pouvoir en place, cela n’est pas l’approuver. C’est encore un manquement à l’amour de Dieu que de se battre conte l’autorité légale, même si on peut exprimer un désaccord. Les évêques Vénézuéliens ne demandent pas au Chrétiens de ne pas appliquer les lois du pays, ils demandent aux gouvernants de changer les lois.
      Par ailleurs, Paul n’établit pas le dogme, il n’est pas le Christ. Il est comme un évêque qui explique l’enseignement des Evangiles en le mettant en rapport avec le contexte de son époque. Les demandes de Paul ne sont pas les mêmes lorsqu’il écrit aux Romains, aux hébreux, aux Éphésiens ou aux Galates. Ce que Paul écrit est donc à mettre en harmonie avec notre contexte.

      « Mais il n’y en a pas entre le Capitalisme (empire de Mammon) et le christianisme hein ? » Où avez-vous lu une chose pareille ? Mamon n’est pas que dans le capitalisme, il est partout, y compris dans la perfidité de vos propos. Dieu vous a créé libre de tenir de tels propos, mais dites-vous que la parabole du bon grain et de l’ivraie est aussi un avertissement pour vous et personne ne vous obligera à en tenir compte. C’est votre liberté.


    • Christian Labrune Christian Labrune 19 février 17:40

      C’est donc une nécessité d’être soumis, non seulement pour éviter la colère, mais encore pour obéir à la conscience.

      ==================================
      @Gollum

      Le chrétien que j’étais encore il y a un peu plus de soixante ans reste profondément choqué par l’impiété de votre propos. Rien n’est plus beau ni plus désirable pour un vrai chrétien que l’imitation de Jésus-Christ. Et on sait pourtant comment son aventure s’est terminée tout en haut d’une petite colline.

      Les Vénézueliens ont bien de la chance de connaître une situation qui a été déjà suffisamment décrite pour qu’il ne soit pas nécessaire de revenir là-dessus, et en cela je suis pleinement en accord avec l’auteur de cet article. Ils souffrent de toute sorte de maux, mais c’est pour leur rédemption et pour la nôtre. Ce que nous pouvons faire de mieux, c’est les remercier pour leur sacrifice et prier pour eux. Pendant que nous mangeons, ils crèvent de faim, mais il y a dans le catholicisme cette très belle notion de la réversibilité des mérites : les sacrifices et les vertus des uns rachètent le péché des autres. Les meilleurs d’entre eux se réjouissent actuellement de savoir si bien garnies les tables de nos restaurants, et nous éprouvons pour eux en retour une immense gratitude : ils nous sauvent de cet enfer abject d’une consommation dont les délices nous enivrent et à laquelle, grâce à eux, nous pourrons continuer à sacrifier sans avoir trop à craindre pour le salut de nos âmes.
      Amen.


    • Gollum Gollum 20 février 09:37

      @Pascal L


      Obéir au pouvoir en place, cela n’est pas l’approuver.

      Et donc si le pouvoir en place, instauré par Dieu, vous demande des choses iniques vous vous exécutez ? sans l’approuver bien sûr... ouf, votre conscience est sauve..


      C’est encore un manquement à l’amour de Dieu que de se battre conte l’autorité légale,

      Vous avez raison. Les allemands qui luttaient contre Hitler auraient dû finalement laisser faire. Après tout c’était un gouvernement voulu par Dieu. 

      Paul n’établit pas le dogme, il n’est pas le Christ.

      Ah d’accord... C’est donc le Christ qui établit les dogmes. Je croyais moi que c’étaient les papes.. Bon, faudra que je me remette à jour.

      Où avez-vous lu une chose pareille ? Mamon n’est pas que dans le capitalisme, il est partout, y compris dans la perfidité de vos propos.

      C’est vrai vous avez raison, je suis une vraie langue de vipère.. smiley
      Mais Mammon, à ce que je sache, ce sont les forces d’argent. Je ne savais pas, qu’avec ma langue fourchue, je faisais l’éloge des forces d’argent..

      Mais nulle hypocrisie dans l’Église de Rome qui n’a jamais condamné le Capitalisme, royaume de Mammon donc, alors qu’il a abondamment condamné le socialisme.. un deux poids deux mesures qui ne choque pas le bon catholique que vous êtes bien évidemment (allusion hautement perfide, cela va de soi).

      Dieu vous a créé libre de tenir de tels propos, mais dites-vous que la parabole du bon grain et de l’ivraie est aussi un avertissement pour vous et personne ne vous obligera à en tenir compte.

      Ah les menaces et les anathèmes ! Les tentatives d’intimidation post-mortem. J’adore quand vous révélez le fond de votre âme ma grenouille de bénitier servile...


    • Pascal L 20 février 11:16

      @Gollum
      « si le pouvoir en place, instauré par Dieu » Personne ne dit que le pouvoir en place est instauré par Dieu. Selon Luc 4 (déjà cité), c’est Satan qui distribue le pouvoir, mais cela n’est possible que parce que Dieu a voulu que Satan exerce son pouvoir jusqu’à la fin du monde.
      Vous posez la question de la résistance à un pouvoir inique. Lors de la dernière guerre, il y a eu de la collaboration et de la résistance, résistance qui pouvait prendre plusieurs formes. Dieu ne nous dit pas ce que nous devons faire, il nous demande d’aimer tout le monde, y compris nos ennemis. Tuer un ennemi n’est pas un acte d’amour. Si vous aviez lu la parabole du bon grain et de l’ivraie, vous auriez vu que Jésus recommande de laisser le mal se développer sans lui laisser de prise et les choses se régleront après la mort. Il n’y a pas de bonne solution en ce monde, il y a les solutions que nous choisissons qui sont marquées par notre amour où notre absence d’amour. Ceux qui ont choisi de tuer les Allemands ont aussi provoqué des morts innocentes en représailles.

      « C’est donc le Christ qui établit les dogmes. Je croyais moi que c’étaient les papes » Un dogme est la définition actuelle de ce que nous avons compris de l’Evangile et des interventions actuelles de Jésus dans notre monde( « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. » Jean 16 12-13). Ce travail d’interprétation est un travail collectif où le pape n’est qu’un maillon et la communauté des évêques est souveraine. Aucun dogme n’est figé, le travail d’interprétation n’est jamais terminé. S’il l’était, c’est que nous n’avons rien compris de Dieu ou que Dieu n’est que le fruit de la pensée des hommes.

      Mammon, je ne suis pas familier avec lui. J’ai fais des choix à une époque où j’étais cadre dans un grand groupe industriel et où j’ai préféré partir. Derrière chaque divinité, il y a toujours Satan et c’est plutôt à lui que je faisais allusion.

      « Mais nulle hypocrisie dans l’Église de Rome qui n’a jamais condamné le Capitalisme »
      L’Eglise considère toutes les idéologies comme des hérésies Judéo-Chrétienne où la notion de salut s’est transformée pour devenir terrestre. Les idéologies sont donc condamnées comme hérésies en particulier parce que cette notion de salut entraîne de la violence pour advenir. Par contre, l’Eglise accepte parfaitement l’idée de liberté de pensée et d’action qui sont des préalables à la conversion vers le Christianisme. Dans les mouvements qui appartiennent à la droite, il y a toujours un mélange d’autoritarisme et de liberté. C’est d’ailleurs parce qu’il y avait des espaces de liberté pour les créateurs que le capitalisme a survécu au marxisme. L’Eglise accepte donc parfaitement certaines formes de libéralisme.
      Il y a aussi une raison extérieure à l’Eglise. Le capitalisme a toujours plus ou moins supporté le Christianisme alors que le socialisme l’a combattu. Le support du Christianisme de la part du capitalisme n’a jamais été désintéressé. Il s’agissait pour beaucoup de faire accepter la souffrance par ceux qui ne profitaient pas de ce capitalisme. L’Eglise n’est pas blanche ici, car en échange de sa complaisance, certains y ont trouvé le goût du pouvoir. L’Eglise est aussi constituée d’hommes et Satan est partout. C’est pour cela que je dit que tout dans le Christianisme doit procéder de l’enseignement de Jésus. Les papes peuvent apporter des éclairages, mais peuvent aussi se tromper. Je connais dans cette Eglise des saints et des pêcheurs, mais les saints sont réellement extraordinaires alors que les pêcheurs sont à l’image du reste du monde. 

      « Les tentatives d’intimidation post-mortem » puisqu’elles sont post-mortem, elles ne devraient pas vous toucher. Si ce n’est pas le cas, c’est que vous êtes sensible à l’enseignement de Jésus et la menace ne peut plus en être une. Dans tous les cas, vous vous en sortez bien.


    • oscar fortin oscar fortin 20 février 11:37

      @Pascal L : l’épiscopat vénézuélien agit, au Venezuela, comme une véritable opposition politique qui a toutes les caractéristiques de la droite néolibérale affiliée à Washington. Nunca, hablaron ellos de la guerra económica, tampoco de las sanciones y de las bodegas repletas de alimentation y medicamentos detenidos de manera a crear la falta de esos productos, como lo dijeron en 2016. Son parte del plan de déstabilisation del gobierno. En 2002, participaron de forma activa al golpe de estado contra Chavez. Ce sont les mêmes qui, aujourd’hui poursuivre le même objectif en union avec Washington qui veut reprendre le contrôle du Venezuela et de ses richesses. Por ce faire, tous les mensonges et toutes les manipulations sont justifiées. Le droit international ne compte pas pour Washington et la Constitution vénézuélienne ne compte pas pour les évêques. et j’ajouterais pour le Vatican.


    • oscar fortin oscar fortin 20 février 11:45

      @oscar fortin : je m’excuse pour la partie écrite en espagnol. Elle m’est venue comme ça sans que je m’en rende compte. Je me permets de la traduire en français :
      Jamais les évêques dénoncèrent la guerre économique , pas plus les sanctions et ces entrepôts remplis de nourriture et de médicaments dans le but de créer la rareté de ces biens dans les centres commerciaux et de discréditer le gouvernement, comme ils le firent en 2016. Ils font partie du plan de déstabilisation du gouvernement. En 2002, ils participèrent activement au coup d’État contre Hugo Chavez....


    • Gollum Gollum 20 février 11:58

      @Pascal L


      Personne ne dit que le pouvoir en place est instauré par Dieu.

      Si. St Paul le proclame. Et cela a été la doctrine de l’Église jusqu’à très récemment puisque j’ai eu l’occasion de citer, sur un autre fil, l’encyclique Mirari Vos de Grégoire XVI et qui date de 1832 et qui proclame comme St Paul.

      Donc si, d’un côté, Paul nous dit que Tout pouvoir vient de Dieu et que Luc dit l’inverse, il y a là quelque contradiction avec laquelle je vous laisse vous débrouiller.. A moins que Satan et Dieu ne soit la même personne.


      Tuer un ennemi n’est pas un acte d’amour.

      Pas forcément. On peut tuer par amour. Pour protéger les siens par exemple. Alors que si on ne tue pas ce sont les nôtres qui peuvent être tués et ceux-ci seraient en droit de nous reprocher notre pacifisme chrétien pour lors particulièrement pervers.

      Jésus recommande de laisser le mal se développer sans lui laisser de prise et les choses se régleront après la mort. 

      Ben voyons. Laissons le mal se développer... smiley Consternant. Mais, vous connaissant, je ne suis guère surpris.

      Par contre, l’Eglise accepte parfaitement l’idée de liberté de pensée et d’action qui sont des préalables à la conversion vers le Christianisme.

      Oui, oui, on a vu ça au long des siècles, la liberté de pensée de l’Église.. smiley

      Je suis toujours amusé de vous voir balancer ces énormités avec une candeur toute évangélique...

      Le capitalisme a toujours plus ou moins supporté le Christianisme alors que le socialisme l’a combattu.

      Ah, ah ! Nous y voilà ! Je ne vous le fais pas dire. C’est plutôt les divers christianismes qui ayant trahi le Christ, ont fait que le Capitalisme s’est accommodé de ceux-ci.. Et les finances du Vatican avaient besoin des fonds de pension américains... D’où jamais de condamnation de la politique impérialiste des USA, on était entre gens de bonne compagnie.. smiley 

      Le support du Christianisme de la part du capitalisme n’a jamais été désintéressé.

      Le support de la religion chrétienne vous voulez dire. Qui incite en effet à la soumission vis à vis des pouvoirs quels qu’ils soient.

      L’Eglise n’est pas blanche ici

      Elle ne l’a jamais été quasiment..

      les saints sont réellement extraordinaires

      Je l’ai longtemps cru. Mais en fait je me suis aperçu qu’ils leur restaient pas mal de tares encore.. Mais bon ça nous entrainerait trop loin. Quant à considérer comme saints des gens comme Jean XXIII... bof, bof, bof... On sait bien que la canonisation est une arme politique de l’institution et n’a souvent rien à voir avec la qualité des âmes...

      elles ne devraient pas vous toucher.

      Effectivement. Elles ne me touchent pas. Pourquoi persister alors ? smiley


    • Pascal L 20 février 15:35

      @oscar fortin
      Comment voulez-vous que l’(Eglise Catholique soutiennent une idéologie qui se présente comme une hérésie post-chrétienne qui de plus critique ouvertement la religion chrétienne. A partir du moment où la violence est invoquée pour chasser le mal ou restaurer le bien, les Chrétiens ne peuvent que s’opposer. Assimiler ce refus à la position américaine est une réaction un peu trop facile et partisane. Le Vatican s’est proposé dès le début comme médiateur. L’échec de ces négociations a durci avec raison la position des évêques. Toutes les citées idéales ne sont en fait que des goulags et le Vénézuela en est le triste exemple.
      La position de Maduro ne peut être rapprochée des positions chrétiennes tant que la violence perdurera dans ce pays. Pour Rafael Luciani, théologien, les quatre conditions exigées par le Vatican pour sortir de la grave crise que traverse le Venezuela – conditions exigées fin 2016 – restent valables aujourd’hui  : « des élections, le rétablissement de l’Assemblée nationale, la réouverture à l’aide humanitaire et la libération des prisonniers politiques ». Vous voyez, cela peut être fait par Maduro sans que les américains puissent l’empêcher.
      Les Evêques affirment que le Venezuela « est devenu une sorte de terre étrangère pour tous… suite à la prétention de vouloir implanter un système totalitaire, injuste, inefficient, manipulateur, au sein duquel la règle du jeu consiste à rester au pouvoir au prix de la souffrance de la population »

      Ces évêques ne font référence qu’à la situation intérieure du pays et n’ont jamais soutenu aucune position extérieure. Le Vatican considère que les évêques ont une meilleure compréhension de la situation locale et soutient ces évêques.

      Quand vous parlez d’organiser la rareté de la nourriture et des médicaments, je vous renvoie à la police et aux militaires qui sont les piliers du régime. Qui vraiment a le contrôle de la violence d’Etat ? Si cette pénurie était organisée par l’opposition, cela fait longtemps que l’armée aurait investie les entrepôts. Quand à l’embargo sur le pétrole, DAECH a bien réussi à vendre le sien au nez des américains... Tout est corruptible en ce bas monde mais c’est probablement de ce côté qu’il faut chercher en interne les ennuis du Vénézuela. 

      « En 2002, ils participèrent activement au coup d’État » Vous ne pouvez assimiler une opposition à Chavez avec une participation active à un coup d’Etat. La violence n’est jamais acceptée dans le Christianisme ; vous devez confondre... S’ils avaient effectivement participé, ils auraient été refusés ensuite pour une médiation. Il n’est pas difficile de débusquer des mensonges avec un peu de logique. Tout ce qui s’oppose à la vraisemblance est suspect.


    • oscar fortin oscar fortin 20 février 16:53

      @Pascal L : Avez-vous lu sur le socialisme du XXIè siècle tel que développé par Hugo Chavez et le peuple Vénézuélien ? Si ce n’est pas le cas, vous y apprendriez qu’il s’agit d’un socialisme humaniste, chrétien et anti-impérialiste. Il se dit humaniste, dans le sens que la personne humaine et les intérêts du peuple passent avant les privilèges et les oligarchies nationales. Cette pensée humaniste est reprise sous diverses formes dans la doctrine sociale de l’Église. En ce sens elle est chrétienne dans ses fondements et ceux qui en ont été à l’origine se proclament chrétiens et se réclament tout à la fois des Évangiles et de la doctrine sociale de l’Église. J’avais, à l’époque, fait une analyse comparative entre le socialisme du XXies et la doctrine sociale proclamée par le pape Jean XXIII dans ses deux Encycliques Pacem in terris et Mater et Magistra. MI TEXTO ES EN ESPAGNOL

      http://blogs.periodistadigital.com/humanismo-de-jesus.php/2016/10/18/el-papa-juan-xxiii-precursor-del-sociali


  • Christian Labrune Christian Labrune 19 février 13:24

    On peut dire, sans exagération, que les gouvernements d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro se caractérisent particulièrement par un effort constant de redistribution de la richesse au bénéfice des classes sociales les moins bien nanties.

    ====================================

    C’est tout à fait exact : la police et l’armée au Vénézuéla, actuellement, sont relativement à l’abri de la famine qui menace Grâce à Dieu ! les ennemis d’un régime tout à fait soucieux de l’idée de justice sociale. 

    Quand tous ces salauds qui ne pensent qu’à bouffer sans même communier dans l’idée de ce que serait un pays authentiquement socialiste seront enfin morts et qu’il ne restera plus qu’une armée restée fidèle à ce grand idéal de justice sociale que surent si bien définir Hugo Chavez, actuellement in paradisum, et Nicolas Maduro, ça ira mieux.


    • oscar fortin oscar fortin 20 février 11:49

      @Christian Labrune : parlez-moi donc de la Colombie, du Brésil, du Honduras et de tous ces autres pays, incluant Haiti, qui vivent sous le régime du capitalisme sauvage. Dites-moi ce qu’en disent les victimes de ce capitalisme sauvage.


  • soi même 19 février 19:14

    Le PAPE est mort, il est devenue le PAPE Noir.

    Oscar est toujours un train en retard.


  • Spartacus Spartacus 19 février 21:29

    Demande donc au pape de chasser du Venézuéla les 50 000 Cubains en armée d’occupation du Venezuela.

    Les Cubains ont une ingérence odieuse dans les affaires intérieures du Venezuéla.

    Ces monstres Cubains veulent se servir du pétrole Venezuélien en employant la terreur.

    C’est la force de terreur de la dictature. Armée, forces spéciales et services de renseignement ce sont des pourris qui assassinent et tuent les gens.

    Il tiennent les services notariaux et les fichiers des migrants pour persécuter les gens.

    L’Institut Casla a publié un rapport documentant au moins 190 cas de torture commis par les forces gouvernementales en 2018. 

    Dans au moins 11 affaires les tortionnaires avaient un accent cubain.

    La vraie ingérence étrangère au Venezuela est l’ingérence Cubaine, pas Américaine.


    • oscar fortin oscar fortin 19 février 22:19

      @Spartacus : Le gouvernement du Venezuela peut recevoir qui il veut et n pas recevoir ceux qu’il ne veut pas. En État souverain il veut la présence ce cubains et de bien d’autres, mais il ne veut pas la présence de militaires étasuniens. Je suppose que tu comprends cela. C’est comme dans ta maison, tu reçois qui tu veux et ne reçois pas les intrus. Avec tout mon respect


    • Spartacus Spartacus 19 février 23:21

      @oscar fortin

      Quand je vois le voisin être menacé par des tueurs, je ne suis pas indifférent.

      Les Americains veulent les gens libres. Et au dernières nouvelles quand ils interviennent, c’est pour libérer des autocrates. 

      Ce ne sont pas des communistes qui restent en occupation et autocratie.

      La dictature veut recevoir des gardiens étranger pour faire de ce pays un grand camp de concentration à ciel ouvert pour sa population.

      Soumettre à l’arbitraire, le terrorisme d’État, et un système de torture et persécutions.
      Vachement défendable de mettre tous les gens sous terreur.



    • oscar fortin oscar fortin 20 février 02:27

      @Spartacus : tu as vite tirer la ligne sur l’Irak, près de 4 millions de morts, la Libye, plusieurs centaines de milliers d’enfants, autant pour la Syrie...qu’en penses-tu ?


    • Spartacus Spartacus 20 février 09:52

      @oscar fortin
      Toujours a prendre les exemples de bonnes références d’autocrates et totalitarismes les plus débiles pas vrai !
      Il est vrai que les cocos aiment les gouvernement qui tuent en masse leurs propres peuples

      Des vraies références de tyrannies qui bombardent leurs propre habitants.  smiley
      T’es caricatural.

      Les armes actuelles occidentales sont de plus en plus sophistiquées et tuent de moins en moins dans les conflits, et surtout des militaires.
      Les conflits Americains font de moins en moins de morts. 

      Il n’y a jamais eu 4 millions de mort en Irak. Et même si c’est encore de trop, c’est 29 000 personnes.
      https://fr.statista.com/statistiques/665808/deces-civils-documentes-guerra-irak/

      Et les morts Irakien, lybien ou syriens, par milliers sont plus décédés des totalitarismes.
      Des gens qui essayent de récupérer avec le désordre, type Hezbollah, Sunnites, Chiites, Daesh, milices et chefs locaux ou pays type Russes ou Turques qui tuent des opposants politiques, comme les Kurdes ou Turqmens.


    • Christian Labrune Christian Labrune 20 février 15:17

      @Spartacus

      Oscar Fortin a raison : on peut être tué de bien des façons. Par des communistes, qui tuent très bien c’est même ce qu’ils ont su faire de mieux dans l’histoire -, mais aussi par des capitalistes. Certes, cela n’a jamais fait partie de leur programme politique officiel, à ceux-là, mais s’ils consentent à s’y mettre, ils peuvent finir par y arriver.

      Ce n’est quand même pas la même chose !

      Franchement, ne soyez pas de mauvaise foi : s’il fallait vous faire couper la tête, par exemple, vous préfèreriez certainement que ce soit fait pas un spécialiste plutôt que par un amateur qui soit obligé de s’y reprendre à trois fois. Or, les Cubains ont une longue expérience des exécutions. L’homme au cigare et au béret que les heureux habitants de Cuba appellent encore le « petit boucher de la Cabaña » était expert dans ces sortes de choses, et il aimait bien mettre la main à la pâte. Je n’ai jamais su s’il enlevait son béret ou différait d’allumer son cigare avant de faire ça, mais c’est de peu d’importance, c’est le résultat qui compte.

      Dès lors qu’il s’agit de réaliser un grand massacre, je pense avec Fortin qu’il vaut mieux avoir affaire à des communistes. C’est plus expéditif, c’est net et sans bavure, et surtout beaucoup plus égalitaire : tout le monde aura ses chances d’y passer.


  • robert robert 19 février 22:10

    c’est moins grave que l’alliance avec Franco et le 3ème


  • zzz999 20 février 08:52

    Laissez les choses de César à César et de Dieu à Dieu, voilà une maxime de Jésus que les Papes n’ont jamais compris


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