jeudi 13 février - par rosemar

Napoléon sur le divan : première psychanalyse de l’Empereur...

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Lors du Festival de la Biographie, à Nîmes, Dimitri Casali a présenté son tout dernier livre "Napoléon sur le Divan" première psychanalyse de l’Empereur comme s’il s’allongeait sur le divan… avec toutes ses facettes : les plus obscures comme les plus lumineuses, bref l’homme comme vous ne l’avez jamais vu...

 

Dimitri Casali rappelle d'abord qu'il a été professeur d'histoire en Zone d'éducation prioritaire, pendant 10 ans :

"J'ai cette envie de transmettre l'histoire au plus grand nombre et surtout aux jeunes qui n'y ont pas accès.... vous savez, aujourd'hui, l'histoire tombe en désuétude... il y a une véritable répulsion que les moins de 18 ans éprouvent envers l'histoire, et mon âme de professeur d'histoire en ZEP est complètement scandalisé par ce fait...

 

J'ai écrit aussi de nombreux manuels scolaires, et ce livre "Napoléon sur le divan" présente ma façon d'apprendre l'histoire, c'est à dire comme disait Hérodote, l'histoire, c'est avant tout des histoires... c'est raconter des histoires..."

 

Dimitri Casali rappelle à l'occasion qu'il a été l'élève de Jean Tulard, le plus grand spécialiste napoléonien :

"Il a toujours su raconter l'histoire... Je me souviens de ses cours à la Sorbonne : c'était extraordinaire quand il nous faisait Robespierre, il n'hésitait pas à monter sur sa chaise et à déclamer les discours de Robespierre, d'une manière unique... et hélas, cette manière d'enseigner l'histoire part en lambeaux, a disparu aujourd'hui.

La plupart des historiens sont des spécialistes et l'histoire est devenue ennuyeuse et poussiéreuse."

 

"Comment écrit-on un ouvrage de vulgarisation ?", interroge alors le journaliste qui mène l'interview.

"Je suis un vulgarisateur dans le sens noble... le mot n'est pas très beau mais je le revendique et je l'accepte, parce qu'aujourd'hui, il faut savoir passer la transmission de notre histoire aux nouvelles générations."

"Napoléon était un insaisissable caméléon, quel homme Napoléon était-il vraiment ? Était-il raciste ? Homophobe ? Mégalomane ? Pillard ? Islamophile ? Anglophobe ? Restaurateur de l'esclavage ?" 

"200 ans après sa mort, ce livre passe au crible toutes les facettes du personnage."

 

"Napoléon est le français le plus populaire au monde, encore aujourd'hui. Le seul pays où il n'est pas en odeur de sainteté, c'est la France, alors que les Chinois, les Coréens, les Américains sont fous de notre Napoléon... seule la France le boude.

76 000 livres ont été écrits depuis 1821 date de sa mort, un livre par jour !

C'est un personnage qui fascine le monde entier.

 

J'ai décidé d'écrire ce livre pour essayer de mieux le comprendre, de mieux le cerner, avec toutes ses faces sombres, tous ses défauts et il en a beaucoup, mais aussi toutes ses faces lumineuses et géniales, et il en a beaucoup aussi.

Tous les grands hommes ont ainsi une face sombre et une face lumineuse."

Dimitri Casali évoque ensuite une scène drôle et rigolote : "Napoléon arrive à son mariage avec Joséphine à la mairie du 2ème arrondissement, il arrive avec 4 heures de retard, le maire s'est endormi, le chandelier est sur le point de s'éteindre, tout le monde en a marre, il arrive comme une furie, comme il est toujours extrêmement dynamique, il réveille tout le monde, il dit au maire : "Réveillez-vous, mon brave !"

Le maire sursaute, se réveille et va marier Napoléon.

Il s'est vieilli pour que sa femme Joséphine qui a 7 ans de plus que lui ne paraisse pas si vieille, il a rajeuni Joséphine dans l'acte de mariage et il s'est vieilli..."

Dimitri Casali évoque aussi le traumatisme de son divorce avec Joséphine, cette femme qu'il a tant aimée.

"Il a aimé deux femmes dans sa vie Joséphine et Marie Walewska, il a dû se séparer de Joséphine parce qu'elle ne pouvait pas lui donner l'héritier qu'il espérait tant. Il fallait absolument un héritier pour lui succéder sur le trône impérial.

Et, pendant longtemps, Joséphine a fait croire que c'était lui qui était stérile. Elle disait parfois : "Le sperme de l'empereur, c'est de l'eau." Elle avait cette formule assassine, pour essayer de conserver son rang d'impératrice.

Napoléon se laissait un peu embobiner par Joséphine, il a fini par le croire.

Mais, un beau jour d'octobre 1806, une de ses nombreuses maîtresses (car le pouvoir agit comme un aphrodisiaque... au début, Napoléon ne s'intéressait pas au sexe, et à la fin de sa vie, il était pratiquement obsédé par le sexe...) une de ses maîtresses Eléonore Denuelle lui a donné un fils, le comte Léon, c'est le fils de la chanson :

"Napoléon est mort à Sainte Hélène,
Son fils Léon lui a crevé l'bidon.
On l'a r'trouvé, assis sur une baleine,
En train d'bouffer les fils de son caleçon."


 

Il a compris alors qu'il n'était pas stérile et là, le sort de Joséphine fut scellé.

Napoléon fut bien sûr un grand génie militaire, mais ce qui compte le plus, ce sont les institutions qu'il va donner à la France, les institutions dont la République va se saisir : le conseil d'état, les préfets, la légion d'honneur, le code du commerce, le code civil...

On ne réalise pas tout ce que Napoléon a apporté à l'Europe, à la France.

C'est aussi Napoléon III son neveu qui a instauré le droit de grève..."

Dimitri Casali rappelle enfin que l'iconographie qui accompagne son livre est capitale : il a utilisé des tableaux, des oeuvres de Picasso, de Salvador Dali, de Magritte, de Turner... Napoléon est ainsi le personnage le plus représenté dans les arts, après le Christ...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2020/02/napoleon-sur-le-divan-premiere-psychanalyse-de-l-empereur.html

 

Vidéos :

 

https://www.souvenirnapoleonien.org/evenements/gretz-armainvilliers-napoleon-sur-le-divan-dimitri-casali/

 



37 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 février 09:42

    « 200 ans après sa mort, ce livre passe au crible toutes les facettes du personnage. »

    règles de l’apposition.


    • Pere Plexe Pere Plexe 13 février 18:34

      @Séraphin Lampion
      ...apposition allongé alors ?


    • rosemar rosemar 13 février 19:09

      @Séraphin Lampion

      Où est l’erreur ??


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 février 19:18

      @rosemar

      Souvent, l’apposition est détachée du nom auquel elle se rapporte : soit elle en est séparée par des virgules, soit elle se trouve en tête de phrase.

      Exemple, « Geneviève, l’aînée de la famille, s’est beaucoup occupée de ses petites sœurs » (l’apposition l’aînée de la famille est séparée du nom Geneviève auquel elle se rapporte par une virgule).

      Autre exemple : « Nouvelle habitude alimentaire, le végétarisme gagne chaque année de nouveaux adeptes » (l’apposition nouvelle habitude alimentaire qui se rapporte au nom végétarisme est placée en tête de phrase et séparées du nom « véganisme » auquel elle se rapporte par une virgule.)

      Dans la phrase : « 200 ans après sa mort, ce livre passe au crible toutes les facettes du personnage. », la construction de la phrase utilisant une apposition, celle-ci devrait se rapporter au nom qui suit la virgule, « ce livre ». C’est donc le livre qui est mort et non le personnage.


    • rosemar rosemar 13 février 19:39

      @Séraphin Lampion

      C’est une anacoluthe... une rupture dans la construction : la phrase se comprend...
      Quel puriste !


    • JC_Lavau JC_Lavau 13 février 19:52

      @rosemar. Dans la bouche du ’pitaine Haddock, « anacoluthe » n’est pas un compliment.
      C’est de français déjà, que vous êtes prof ? Ravissant, le prêcher d’exemple !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 février 23:01

      @rosemar

      « C’est une anacoluthe... »

      hé ho, doucement !
      moi, je suis resté poli !


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 février 09:48

    Ils sont nombreux, à l’HP de la rue du Faubourg Saint-Honoré et ses annexe du Palais Bourbon et du jardin du Luxembourg :

    « Salut, t’es qui toi ? »

    « Moi ?! J’suis Napoléon »

    « Ah oui ? Qui t’as dit ça ? »

    « Dieu m’a dit que j’étais Napoléon ! »

    « Moi je t’ai dit ça ? »


  • JL JL 13 février 10:10

    Attention, spoiler : Napoléon n’était pas stérile, c’est Joséphine qui l’était.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 février 10:24

      @JL

      D’ailleurs, Napoléon François Joseph Charles Bonaparte, né le 20 mars 1811 au palais des Tuileries, à Paris, et mort le 22 juillet 1832 au palais de Schönbrunn, à Vienne, dit « l’Aiglon » était le fils et l’héritier de Napoléon Ier et de sa seconde épouse, Marie-Louise d’Autriche. C’est pour ça que le neveu s’est appelé Napoléon III, le numéro II ayant disparu avant usage.


    • nono le simplet nono le simplet 13 février 10:25

      @JL
      c’est Joséphine qui l’était.

      pas stérile puisqu’elle a eu deux enfants, Eugène et Hortense, mais sûrement ménopausée, ayant dans les 40 ans quand elle épouse Napoléon ...


    • JL JL 13 février 10:47

      @nono le simplet
       
       Vous avez raison. Mais pour l’histoire, c’est pareil, hein !


    • rosemar rosemar 13 février 19:11

      @JL

      Oui, c’est pareil : elle ne pouvait plus avoir d’enfants...


    • JC_Lavau JC_Lavau 14 février 00:14

      @nono le simplet. 23 juin 1763. 37 et 9 = 46 ans, 45 ans et demi en réalité lors de la répudiation. Oui, il est possible mais peu fréquent qu’une femme soit ménopausée à cet âge. Il suffisait d’une hypofertilité pour décevoir l’empereur, qui ne manquait pas de disperser son sperme, lui.
      Il l’a épousée en 1896, elle n’avait pas encore 33 ans.


    • nono le simplet nono le simplet 14 février 03:13

      @JC_Lavau
      Il l’a épousée en 1896, elle n’avait pas encore 33 ans.

      oui, tu as raison ... j’ai fait la soustraction après avoir écrit mon com ... peut être une fragilité du sperme et une forte acidité vaginale ... en tous cas ni l’un ni l’autre n’étaient stériles


  • phan 13 février 10:50
    On ne réalise pas tout ce que Napoléon a apporté à l’Europe, à la France.


    • nono le simplet nono le simplet 14 février 03:07

      @velosolex
      Exemple la guerre d’Espagne qui marque le début de la fin
      absolument ! incompréhensible guerre d’Espagne ... et quelle boucherie !
      dans le centre de l’Espagne, loin des sites touristiques les espagnols gardent cette haine des français ...
      à lire absolument, les 4 tomes du Napoléon de Max Gallo


  • rita rita 13 février 11:26

    « Napoléon sur le divan »

    Pour dénoncer ses massacres dans ses conquêtes ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 13 février 14:50

      @popov

      oui, ben se livrer à ce genre de pratique oro-génitale olfactive, c’est encore le meilleur moyen pour choper une hépatite !C’est pour ça qu’il mettait sa main dans son gilet pour se tâter le foie. L’arsenic et l’ulcère duodénal ont bon dos !


  • Pere Plexe Pere Plexe 13 février 18:42

    La psychanalyse (qui n’avait pas besoin de ça) atteint dans ce cas le niveau de crédibilité scientifique de la parapsychologie.

    Freud et Lacan à la foire du trône...


  • velosolex velosolex 13 février 23:20

    On a beau détester l’œuvre, le personnage est de roman. Dumas n’aurait pas osé l’’inventer. Avec Jeanne d’Arc, toute aussi improbable, le couple fait dans la parité pour la légende. Oui faut pas oublier la petite Jehanne de France, sa sainte colère, sa flamboyance, avant qu’elle ne rencontre les Tenardier en soutane de cardinaux. .

    . Mon instituteur, monsieur Couturier, quand j’’étais en CM2 nous racontait leur histoire de façon extatique, et nous restions bouche bée. Il racontait Bonaparte, avant l’empereur, débarquant à Marseille avec sa petite valise, écrivant déjà les premières lignes de ce « petit papa noël » , mieux que Tino Rossi embarquant déjà tous les gamins dans la grande armée, sur les routes de Russie enneigée….Tolstoï dans « Guerre et paix » est sévère avec Napoléon. mais il dépeint avec emphase et irritation la fascination qu’il exerçait sur ses hommes, et qui le rendait redoutable. Toute l’histoire de France est pleine de bruit et de fureur, mais napoléon a ajouté la démesure. Du début à la fin, de la guerre d’Italie dépeinte par Stendhal, dans la duchesse de Parme  la promesse de liberté qui fait rêver les peuples au dernier combat dépeint par Thackeray, dans la foire aux vanités ces pages cruelles sur Waterloo ...Il faut lire aussi « La Bataille de Patrick Rambaud » ce beau roman sanglant et crépusculaire , sur la bataille d’Helsing, massacre inutile et vain de deux armées ko debout, pour comprendre un peu la folie de l’affaire. Oui il y a un brin d’Alexandre le Grand dans cette histoire. Et la concomitance fiévreuse d’une époque hallucinée, où l’on a brisé les idoles, avant de s’apercevoir l’instant d’après , qu’une autre à pris leur place


    • nono le simplet nono le simplet 14 février 03:21

      @velosolex
      La Bataille de Patrick Rambaud
      prix Goncourt d’ailleurs ... bataille où les pontonniers d’Eblée ont joué une grand rôle dans l’île de Lobau


    • velosolex velosolex 14 février 10:05

      @nono le simplet
      Salut
      Rambaud à écrit avec le même talent, « il neigeait », sur l’occupation de Moscou, puis la retraite de russie, avec ses soldats, et toute cette horde de femmes, de prostitués, de profiteurs, de courtisans, qui accompagnaient l’armée française...Thackeray dans la « foire aux vanités », parle lui aussi de toute cette diaspora anglaise accompagnant les troupes, à Bruxelles, et écoutant le son du canon à Waterloo toute proche.
      Les pontonniers et le génie faisaient un boulot énorme et suicidaire souvent, comme lors du passage de la Bérézina que Rambaud évoque..Sur l’Espagne, Leo Perutz a écrit « le marquis de Bolibar », où il raconte la disparation de deux régiments de la Hesse, que la Prusse avait fourni à Napoléon. 


    • JL JL 14 février 10:28

      @velosolex
       
       « Rambaud » ?
       
      Lequel ? Arthur, ou Schwarzy ?


    • JL JL 14 février 10:30

      @JL
       
      Pattrick Rambaud ?
       


    • @JL
       Je pense plutôt au disciple du colonel Trautman  ! 


    • nono le simplet nono le simplet 14 février 11:13

      @velosolex
      salut
      à Essling Napoléon a aussi perdu un de ses plus fidèles lieutenants, Lannes le hussard qui avait dit « un hussard de plus de 30 ans est un jean-foutre » il avait 33 ans


    • velosolex velosolex 14 février 12:42

      @JL
      Le même Patrick Rambaud, ancien « d’actuel » une revue baba anarchiste des années 70 a écrit entre autres « Sako le petit » en plusieurs tomes, parodiant les mémoires du duc de saint simon...
      extrait :
      " Chaque matin, le reclus pédalait comme un hamster sur la route serpentine du Massif des Maures, mais pas en noble solitaire, escorté qu’il était par des gardes du corps en vélo et en auto.
      Réforme, le mot fut à l’époque employé à tout-va, tant qu’il finit par s’user à en perdre le sens. Autrefois, une réforme invitait au changement afin que les hommes puissent mieux vivre, mais désormais le mot signifiait le contraire, un changement dans le sens de l’économie sans âmes et sèche. ’


    • velosolex velosolex 14 février 12:49

      @nono le simplet
      Bonaparte a avant de faire passer sa famille, privilégié la compétence, et nommé des généraux de vingt ans qui n’avaient pas froid aux yeux, et rien à perdre, tout à construire. La différence avec les charges que les nobles avaient d’office sous l’ancien régime. C’était le « good time », mais la révolution a été vitre trahi. C’est dommage, l’enthousiasme était là, mais les arrivistes aussi. 


    • velosolex velosolex 14 février 12:54

      @Armand Griffard de la Sourdière
      Evidemment on pense au « colonel chabert » de Balzac, qui symbolise la détestation des anciens bonapartiste sous la restauration. Mort vivant deux fois, Chabert n’a pas le droit de renaitre de la fosse remplie de cadavres dont il est ressorti, ni de retrouver la mémoire.


    • nono le simplet nono le simplet 14 février 13:02

      @velosolex
      Bonaparte était un révolutionnaire convaincu ... enfin, on le dit ... protégé d’Augustin Robespierre il s’est jeté dans les bras du Directeur Barras après le 9 Thermidor ... qui a mis dans son lit la belle martiniquaise ... était ce là le début de la fin ? ... mon royaume pour une jument ! Paris vaut bien une fesse !
      et ses généraux mal à l’aise à la cour furent vite ramollis par la fortune en devenant vieillissants ... on dit que Grouchy voulait des fraises à Waterloo ...


    • velosolex velosolex 14 février 13:11

      @nono le simplet
      Entre 1789 et 1820, en gros, 30 ans d’histoire dont on n’est jamais revenu, penchant de temps en temps vers la révolte, et plus souvent vers la restauration, et sa suite avec de nouveau napoléon trois le petit au pouvoir


    • nono le simplet nono le simplet 14 février 13:18

      @velosolex
      à cette époque les rebondissements de l’Histoire se passaient sur les champs de bataille ou dans les révolutions ... ça avait de la gueule ...
      l’Évêque d’Autun avait jeté sa soutane aux orties sans que ça perturbe quiconque ... aujourd’hui pour une sexe tape on peut perdre Paris ...


    • velosolex velosolex 14 février 15:33

      @nono le simplet
      On est passé cul par dessus tête

      L’expression qui prend tout son sens maintenant.
      A moins que chez certains le cul n’ait pris la place de la tête. 
      Dis moi avec qui tu couches, je te dirais qui tu es. ! 


  • Goldored Goldored 15 février 11:22

    La psychanalyse... L’homéopathie des sciences sociales...


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