samedi 19 septembre 2015 - par ddacoudre

Peuple ou Perroquets répétiteurs ?

Nous sommes depuis maintenant plus de vingt ans entrés dans une déconstruction sociale de ce qui a été un moyen d’intégration d’une nation française qui était ouverte à l’immigration bon gré mal gré.

J’indique l’entité Nation et non tous les citoyens qui la forment, le peuple. Cette distinction est nécessaire car le peuple dans son ensemble n’a jamais été un facteur d’évolution et encore moins de révolution. Sauf qu’il n’est pas sympathique de dire cela dans une démocratie où la population est amenée à formuler son opinion individuellement. Et chacun d’en déduire que tout sujet dispose d’une opinion individuelle, alors qu’il vit sur les bases d’une éducation et une instruction commune qui s’organisent autour de lois, dont historiquement le peuple dans son ensemble n’a jamais été l’auteur. Les populations « laborieuse ont été en permanence tenu en servitude et ce serait et c’est une erreur de ne pas tenir compte qu’aujourd’hui, il en est encore ainsi sous le vocable et la condition sociale du salariat. Le salariat n’est rien d’autre qu’une organisation de servitude moderne dans une société où l’échelle sociale permettait de s’en affranchir. Comme hier les maitres affranchissaient leur serviteur et parfois l’esclave.

Nous avons donc pris l’habitude de nous approprier les mérites ou les désagréments de nos comportements en les regroupant sous l’appellation peuple ou nation qui n’offre à partir de là aucun moyen de distinction pour analyser et comprendre les évolutions ou les régressions. Ainsi, contrairement à ce que nous soutenons l’individu est absorbé par une dynamique où sa capacité intellectuelle est en permanence orienté par les informations qu’on lui délivre sur l’état et l’évolution de la nation du monde dont il n’a jamais connaissance réellement en dehors de la représentation qu’il lui en ait donné, sauf s’il vit cela dans son quotidien qu’il compare au discours généraliste qui lui est proposé par l’information socio-économique. Ainsi, la prise en compte de l’individualisme comme finalité dissous la responsabilité collective qui se formalise autour de partage d’idées, d’idéaux, d’usage, de coutumes, de philosophie, de communautés ouvertes ou fermées et font le bonheur des faiseurs d’opinions qui sont aujourd’hui les médias et les instituts de sondages.

Nous en vivons l’exemple avec l’affaire de la crise des migrants. Nous rappelons que la France reste un pays d’accueil sans jamais dire ce qu’en pensaient les citoyens français quand ils ont pu être interrogés, s’ils ne l’ont jamais été en tant que tel. Généralement c’est la structure décisionnelle des différentes républiques qui ont pris les décisions concernant l’accueil des migrants sur notre sol, et ont construit autour cette réputation de France terre d’accueil. Les citoyens constituant la France ont suivit l’évolution de la démocratie républicaine, car nous le savons la France révolutionnaire ce fut d’abord les bourgeois, puis ce qui s’exprimaient par le vote censitaire, puis les hommes à la majorité de 21 ans, puis les femmes et enfin aujourd’hui tous les citoyens âgés de plus de 18 ans.

Cela est donc l’histoire que nous racontons que le mythe de la France terre d’accueil, forcé à cela par une minorité agissante d’individus que l’on peut qualifier d’intellectuels et d’humanistes, contre ou dans l’indifférence des populations.

Contre, car nous avons de nombreux exemples du rejet de l’étranger qui vient sur notre territoire quelle que soit sa nationalité. Les lois sur la xénophobie et le racisme et que j’ai rappelé dans un article « Mort aux Italiens » viennent confirmer cela.

Je rappelle souvent cette phrase attribuée à Casimir Perrier parlant des gens des campagnes et autres migrants qui venaient s’installer dans des gourbis autour des villes industrielles, « quels sont ces barbares qui s’installent autour de nos villes ». Naturellement, cela n’est pas une exception française, mais un comportement humain conservateur durablement répandu dans le monde, que le développement de l’universalité humaine qui remonte au christianisme et de l’humanisme ne sont pas parvenus à endiguer face à l’égoïsme que justifie la nécessité qui ne trouve jamais le temps d’un partage, même quand comme dans nos sociétés occidentales nous sommes gavés au point de jeter 30% de notre consommation et que nous périssons sous la capacité de sur production.

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Je me suis permis de développer ce filtre, non pour convaincre qui que ce soit mais pour donner la possibilité de ne pas lire la problématique d’aujourd’hui par le seul filtre de l’information médiatique, qui sert des buts et auxquelles nous n’avons pas toujours accès, nous conduisant sur des critères fallacieux à nous opposer, ignorant que le phénomène même du développement des sociétés par la circulation des populations est primordial.

Un organisme qui ne reçoit rien de l’extérieur meurt sous ses propres déchets.

Ainsi, s’il y a des peuples à plaindre ce sont ceux qui subissent cette hémorragie de population, car chacun l'a compris, dans ce type d’exode ce ne sont pas les plus pauvres et les plus ignorants qui partent.

Nous devons donc distingues différents types de migrations qui ont constitué un va et vient constant au-delà de ceux qui se sont installés durablement. Celles économique qui constituent la majorité, celle de regroupement familial avant même que la loi existe et celle du droit d’asile minoritaire (chacun doit pouvoir retrouver les rapports sur des sites de statistique).

De la sorte l’immigration économique se structure d’une part entre. 1) Ceux qui vont et qui viennent, le temps de se faire un pécule pour chez eux. 2) Ceux qui s’installent durablement et se multiplient par le regroupement familial.

Ces derniers donnant naissance à une population caractérisée par sa culture d’origine qui va devoir s’intégrer avec plus ou moins de bonheur dans le respect des lois du pays d’accueil. Je dis bien des lois et non des us et coutumes ou de ce qui constituent sa culture propre du pays d’accueil, car seule la loi de la république constitue une obligation incontournable pour les migrants d’où qu’ils viennent. A ce jour la liberté républicaine est encore de manger ou ne pas manger ce que nous voulons pour qui que ce soit, et la loi se borne à des réglementations sanitaires.

C’est ce groupe qui a nourri nos banlieues d’aujourd’hui de sujets français de IIème ou IIIème génération qui se confondent avec des migrants ponctuel nanti de titre de séjours qui pratiquent également le regroupement familial, contrairement aux migrants illégaux peu nombreux qui trouveront oo pas à se glisser au travers de la législation et qui servent d’épouvantail.

 

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L’impossibilité des citoyens d’opérer une distinction qui n’est que toute administrative, et nourrir les desseins des hommes politiques racistes et xénophobes qui ont fait de l’immigration la pierre angulaire de leur politique.

Si par malheur nous devions les conduire au pouvoir nous nous retrouverions dans une situation identique à celle de l’Allemagne, car les français dits de souche (blanc pour certain dans le cadre du droit du sang) ne font pas suffisamment d’enfants pour renouveler leur population.

Les USA ont subi une véritable Espanisation de ses populations du sud, et est encore un pays « ségrégationniste » dans le cadre du mariage entre citoyens américains ethniquement différenciés. Ce qui est moins vérifiable pour la France qui pratique plus facilement le métissage familial à partir des IIème et IIIème génération. Néanmoins il ne faut pas nier que c’est dans ces groupes familiaux, concentrés le plus souvent par une alliance endogamique sur les territoires d’accueils des migrants qui se situent toujours aux portes de nos villes, que naissent des difficultés. C’est là, où se concrétisent les difficultés inhérentes à l’intégration, car la régression sociale qui a mis en panne l’ascenseur social, qui repose sur la pratique d’une croissance par la consommation en panne, pour de seules raisons financières et non techniques ou productivistes.

Nous préférons jeter, arrêter de produire, plutôt que de partager, cela en devient scandaleux, mais non pas incompréhensible. Les populations ne sont pas partageuses à l’exception d’une minorité, je ne vais pas développer, nous ne sommes pas guidés par des soucis autres que ceux que nous pouvons cerner.

Or l’intérêt de l’autre nous est toujours présenté comme un adversaire un compétiteur qu’il faut toujours battre pour exister. Cette vision qui se perpétue par une mémoire archaïque en se développant au fil de nos connaissances, est contrairement à ce que nous le présentons, un frein aux extraordinaires capacités dont nous sommes en possession, et fait resurgir tous les stigmates de l’obscurantisme dont aujourd’hui les migrants font les frais. Il est plus facile de les rejeter que de nous ouvrir au monde. Et ceux à qui nous avons confié le pouvoir, par une domination impérialiste, n'ont jamais consenti au moindre partage, sous nos applaudissements, puisque nous les confortons en les réélisant régulièrement.

Ainsi, ce peuple, cette nation auxquels nous attribuons une responsabilité morale (comme l’entreprise) nous empêche de saisir, même nous pousse à rejeter les groupes agissants qui se constituent par affinités ou concomitance d’intérêts. De la sorte, les débats que ces groupes agissants suscitent disparaissent. Ils laissent la place à ceux qui au nom d’entités dans lesquelles ils placent leur intérêt, disposent des moyens modernes de communication et promènent au gré des vagues du monde, les peuples et les nations dont les citoyens s’arque boutent sur leur « mémoire archaïque », incapable de se regrouper pour faire front avec lucidité, tant ils sont privés depuis trente ans de clairvoyance nourri à la théorie du choc (Naomi Klein).

C’est donc une illusion d’endiguer les flux migratoires, pire en faisant cela nous préparons une catastrophe qui se présentera certainement dans ce millénaire. Mais qui nous demande d’être intelligents de voir au-delà de notre peur entretenu (choc), certainement pas ceux qui s’en nourrissent. Alors, si chacun ne fait pas l’effort de trouver d’autres filtres que ceux qui leurs sont médiatiquement vendus, nous ne ferons que du suivisme et croirons que nous représentons le peuple alors que nous serons que des Perroquets Répétiteurs.



16 réactions


  • bluerage 19 septembre 2015 16:08

    Article bisounours, l’auteur nous somme d’accueillir les bras ouverts les futures armées du Califat, j’espère que vous êtes chauve parce qu’à la libération...


    • ddacoudre ddacoudre 19 septembre 2015 23:45

      @bluerage

      7 milliard d’individus au monde et tu penses que c’est les califats qui sont un risque, des illuminés armés de cacahouète qui font trembler l’Europe et les USA, tu n’as pas d’autres graines de perroquets à vendre que la cinquième colonne.
      ddacoudre.over-blog.com .
      cordialement


  • César Castique César Castique 19 septembre 2015 20:24

    « Si par malheur nous devions les conduire au pouvoir nous nous retrouverions dans une situation identique à celle de l’Allemagne, car les français dits de souche (blanc pour certain dans le cadre du droit du sang) ne font pas suffisamment d’enfants pour renouveler leur population. »



    Compenser le déficit démographique par de l’immigration allogène, alterculturelle et alterethnique, est la pire des solutions. D’autant plus que nous sommes actuellement dans une position idéale qui nous permettrait de réorienter notre avenir dans l’optique d’un passage toujours accru du travail de l’homme à la machine.


    Au lieu de cela, en accueillant des populations n’ayant aucune culture de l’industrialisation, de l’entreprise, de l’innovation et de l’inventivité, nous allons non seulement être tirés vers le bas - une étude canadienne a montré que les nouvelles vagues d’immigration des trente dernières années sont économiquement peu performantes -, mais encore multiplier les besoins en immigrés pour « payer les retraites » des de souche, auxquels s’ajouteront sans cesse des issus des immigrations en cours et à venir. 


    Il s’agit donc là d’un cercle vicieux non seulement pérenne mais aussi démentiel, puisqu’il ne s’achèverait qu’au moment où il n’existerait plus de système social organisé pour permettre de vivre décemment à des personnes ayant atteint l’âge légal dune retraite qui ne sera plus qu’un souvenir.

    • ddacoudre ddacoudre 20 septembre 2015 01:26

      @César Castique

      bonjour césar tu as raison en ce qui concerne les activité industrielles qui réclament une qualifications. dans de grandes usine comme celles de l’automobile qui emploient une quantité maximum d’ancien ou récent immigré, ceux -ci sont devenu de véritables professionnel il y a longtemps que dans l’industrie la formation professionnelle a ajusté les qualifications. il n’en reste pas moins que les derniers arrivant occupent toujours les postes de travail les plus ingrats, quand ils ne servent pas les intérêts d’employeurs qui ne sont pas trop regardant. pour la question de tirer notre société vers le bas, je crois que ton point de vue manque d’information que tu trouveras à ce lien http://www.campusfrance.org/fr.
      j’ai un fils qui a travaillé longtemps au canada qui pratique une immigration structuré car ils n’ont pas de frontière avec des états de pays plus pauvre comme les USA et ne subissent pas de franchissement de leur frontière a moins de vouloir y aller à la nage. Le canada c’est 10 millions de km2 et 35 millions d’habitants, la France 640 679 km2 pour 67 millions d’habitants, chercher l’erreur.
      il ne s’agit pas d’ignorer les critères retenus pour apprécier notre développement, mais il faut savoir que ce ne sont pas des critères objectifs, mais des critères arbitraires de comparaisons établie par ceux qui dirigent l’économie capitaliste qui aujourd’hui contrôle les états par le système financier que les pouvoir politique leur ont accordé dans le cadre de la création monétaire.
      ton commentaire ou celui de l’étude que tu prends en référence sont directement appuyés sur ces principes. il n’est donc pas anormal qu’il conduisent au raisonnement d’une impossibilité de redistribution (si j’accueille les immigrés c’est moi qui devrait m’endetter pour leur faire une place au banquet, malthusianisme), et si je veux les accueillir sans que cela soit un coût pour la collectivité mais une croissance , consommation etc ,je ne peux pas, car je n’ai plus le pouvoir de la création monétaire. alors faute de pouvoir changer cela tu recherches dans la quantité d’études qui existent sur l’immigration, celles qui consolident ton point de vue qu’il soit de les accueillir ou de les rejeter. je ne sais pas si c’est à toi que j’ai écrit que les territoires sont des vestiges de nos expressions guerrières, et c’est toujours dans ce cadre que nous faisons des comparaisons au travers des indicateurs économiques. Puisque l’ouverture au monde nécessaire ne ce fait que pour la circulation de l’exploitation capitaliste et non dans le cadre d’une circulation du développement du bien être qui éviterait à tous ces gens de quitter leur pays, et nous nous suivrions sans immigration notre dépopulation, moins de deux enfants par couple, et cela ne serait pas problématique puisqu’il y aurait circulation du bien être. Ce schéma qui peut te paraitre absurde, c’est exactement celui que nous avons mis en place entre nos régions comme beaucoup d’autres pays, et quand il s’agit de faire la même chose avec l’Europe et le monde, cela devient une impossibilité, au non de quoi, des vestiges de nos comportements guerriers, de l’exploitation capitaliste, de notre xénophobie, de nos cultures. Pourtant cela existait aussi entre régions, j’ai encore le souvenir de réflexion de gens de mon village parlant d’un d’entre eux qui avait épousé une fille du village voisin de dire, il a épousé une étrangère. Ce comportement est normal, mais il doit s’adapter aux conditions de circulations qui rendent le monde pas plus grand qu’un village. c’est le problème qu’auront a résoudre les générations du XXI siècle.Elles devront donc se débarrasser du capitalisme qui est un faux ami des peuples et non pas du libéralisme qu’il faut se réapproprier. http://ddacoudre.over-blog.com/2015/09/se-reapproprier-le-liberalisme-de-la-main-invisible.html
      cordialement.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 septembre 2015 07:56

      @ddacoudre
      Votre texte n’analyse pas du tout qui est responsable ?
      Les réfugiés viennent de la planète Mars ?
      Vous parlez de « déconstruction sociale depuis 20 ans », qui a fait cela ?
      Qui est responsable des guerres, de la mondialisation, de l’ouverture des frontières ?


    • César Castique César Castique 20 septembre 2015 11:48

      @ddacoudre

      «  Ce schéma qui peut te paraitre absurde, c’est exactement celui que nous avons mis en place entre nos régions comme beaucoup d’autres pays, et quand il s’agit de faire la même chose avec l’Europe et le monde, cela devient une impossibilité... »


      Quand on voit l’impossibilité existant du point de vue de l’ascension de l’Italie du Sud au niveau de l’Italie du Nord - et cela depuis plus de 150 ans -, on se dit que ce n’est pas gagné d’avance. 

      Les derniers éléments en date que j’ai collectés sur cette question - c’était le 14 septembre - portait sur la « pauvreté éducative ». Elle montrait que si en Lombardie 14 % des adolescents ne maîtrisent pas les connaissances de base en mathématiques et 10 % en lecture, ces chiffres atteignent respectivement 46 et 37 % en Calabre.

      A partir de là, chacun fait les extrapolations qu’il veut avec d’autres populations provenant de régions plus lointaines et éducativement beaucoup moins développées. Moi, l’exemple de l’Italie me suffit, ses facettes sont innombrable comme les éléments de comparaison - de la mortalité infantile au tri séparé des déchets ménagers, en passant par les dépôts de brevets -, et il m’évite l’accusation de racisme et de xénophobie

    • ddacoudre ddacoudre 20 septembre 2015 14:00

      @Fifi Brind_acier

      l’organisation capitaliste du monde qui développe un impérialisme financier qui circule pour s’approprier les réserves pétrolifère du Maghreb.

      cordialement.


    • ddacoudre ddacoudre 20 septembre 2015 14:13

      césar
      bonjour

      césar l’inégalité des conditions sociales sont patentes nous les mesurons, heureusement tout de même, pour, pas forcement y remédier, mais pour avoir une vision des de celles-ci. pour la Calabre je connais bien, en 1970 j’ai eu l’impression d’être dans les années 50 en France, et les gens du nord ne voulaient pas partager leur richesse avec ce du sud. la réaction ne me choque pas elle est humaine, mais archaïque et c’est toujours la même raison qui bloque nos comportements une politique monétaire basé sur la rareté et la méritocratie. non pas que l’abondance n’ait pas ses défaut car l’humain se s’intéresse pas à ce qui est abondant, mais nous pourrions avoir une gestion planifié sur la base d’une instruction qui développe inévitablement l’innovation.
      quand l’humain est apparu sur terre il n’y avait pas de frontière, pour maitriser son développement il a du en créer, aujourd’hui ils serait tant de mutualiser le monde non de le capitaliser comme nous le faisons.
      cordialement.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 20 septembre 2015 19:09

      @ddacoudre
      Ben voilà, suffisait de l’écrire, merci.


    • César Castique César Castique 21 septembre 2015 10:51

      @ddacoudre

      « … l’inégalité des conditions sociales sont patentes nous les mesurons… »

      Ce n’est pas du tout des inégalités de conditions sociales qu’il s’agit, entre l’Italie du Nord et l’Italie du Sud, mais d’un véritable fossé culturelle

      « … pour la Calabre je connais bien, en 1970 j’ai eu l’impression d’être dans les années 50 en France, et les gens du nord ne voulaient pas partager leur richesse avec ce du sud… »

      C’est tout à fait faux. C’est Rome qui décrète et perçoit l’impôt, c’est Rome qui depuis longtemps - cela existait déjà sous Mussolini - arrose le Sud, à grands coups de billions de lires, ou de milliards de dollars ou d’euros, comme on voudra.

      « la réaction ne me choque pas elle est humaine… »

      La réaction est venue à la fin des années 80, avec la création de la Ligue du Nord, pour exprimer le ras-le-bol de contribuables pressurés au profit d’un Sud qui ne décollait jamais, et dont une bonne partie des aides finissaient dans les coffres de la criminalité organisée – autre originalité culturelle du Sud.

      « quand l’humain est apparu sur terre il n’y avait pas de frontière »

      Il y avait de la place, il y avait du gibier, il y avait du poisson, il y avait des légumes et des céréales sauvages en quantités assurées. Avec l’agriculture et l’élevage sont venues les barrières à l’intérieur desquelles était stockée la sécurité alimentaire du clan, c’est-à-dire sa survie.

      « … ils serait tant de mutualiser le monde… »

      La nature humaine n’est pas faite pour ça. En dépit de ses problèmes familiaux, je suis sûr que même Jean-Marie Le Pen continue de préférer ses filles à ses nièces, ses nièces à ses cousines, ses cousines à ses voisines, et ses voisines aux inconnues. Tous les gens normaux sont configurés ainsi.


  • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 20 septembre 2015 09:38

    Permettez moi de souligner plusieurs raccourcis que vous faites dans votre article et qui me paraissent inadéquats.

    Nous sommes tous bien évidemment profondément influencés d’abord par notre éducation puis par notre environnement. L’influence des idées propagées par les médias dominant est énorme, et il est difficile d’y échapper. Mais c’est parfaitement possible pour celui ou celle qui veut bien se donner les moyens de réfléchir. Toute la puissance de la propagande n’arrivera jamais à masquer certains faits qui font tiquer les gens, nous sommes tous des Sherlock Holmes qui essayons de décrypter la vérité derrière un torrent d’illusions.

    Le second raccourci est dans le rapprochement de vagues d’immigration de natures différentes (encore faut-il admettre qu’elles sont de nature différentes, ce que vous contesterez probablement). Les mexicains qui rentrent aux USA ne veulent pas à imposer leur culture, qui n’est pas très différente de celle du pays d’accueil, ils cherchent simplement du travail. Je pense que la déferlante musulmane qui arrive en Europe est la traduction d’une culture qui en combat une autre, telle est la différence essentielle.
    Bien à vous.


    • ddacoudre ddacoudre 20 septembre 2015 14:35

      @Gilles Mérivac

      bonjour Gilles
      bien sur que les écarts de culture sont un élément déterminant quand l’on regarde l’autre, d’autant plus si celui-ci veut vous l’imposer. or en France c’est le droit français qui s’impose et pas la culture française, la culture française circule naturellement par nos relations humaines et l’éducation familiale, mais également circule de la même manière celle des autres.
      je ne crois pas que l’importance de cette migration soit une déferlant, nous sommes en Europe plus de 700 millions. Si nous nous donnions les moyens financiers par l’ouverture d’un fond. Peut être qu’au USA ils sont de même culture, mais ils s’en plaigne et dressent un mur. il existe un œcuménisme des religions Abrahamique, loin de l’image que tu donnes de culture qui s’affrontent, ou de l’instrumentalisation dans laquelle nous nous entretenons. ce n’est pas pour cela que disparaitrons ceux qui considèrent que leur mission est de convaincre les autres de gré ou de force. sauf quand dans des pays que nous avons dirigé, l’instruction des pauvres se fait avec la lecture du coran parce que elle leur offre une espérance que nous n’avons pas été capable de leur donner l’on peut s’interroger sur la justesse ou l’à-propos de nos politiques, et nous ne les conjurons pas en criant à l’invasion, encore moins en dressant des murs.

      cordialement.


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 20 septembre 2015 16:38

      @ddacoudre
      Seul l’avenir nous départagera sur le danger ou non de l’immigration actuelle, et j’ai l’intuition que nous n’aurons pas besoin d’attendre très longtemps.
      Bonne soirée.


  • Sozenz 20 septembre 2015 23:45

    Monsieur DDacoudre
    je vais êtes peut être immonde dans mes premières phrases mais bon j assume
    voilà , vous êtes à l’orée de votre cercueil peut être , et vous n avez pas vécu suffisamment je pense l évolution de l immigration.
    Vous êtes encore sur sur les traces des premiers italiens et des premiers magrébins.
    J aime beaucoup nos shibanis ( les anciens) et leurs descendances , ce sont des gens magnifiques , avec un cœur généreux, respectueux . j ai permis eux des amis sincères . Mais quand je vois ce qui vient , je dis non ....Je me surprends à tenir des propos que je n avais jamais tenu, il y a quelques années en arrière. Alors je vous en supplie . laissez la nouvelle génération choisir ce qu’ elle veut pour les 50 années à venir.


    • ddacoudre ddacoudre 21 septembre 2015 08:53

      @Sozenz

      bonjour. je ne me fâche pas que l’on me dise que mon avenir est entre des planches ou dans un grand feu, c’est un passage obligatoire à tous.
      je ne suis sur les race de personne. les hommes se sont toujours déployé sur les continent en recherche de nourriture donc conduit par la nécessité économique. la circulation humaine n’est donc pas un phénomène particulier mais une condition de l’humanité. elle a changé de forme seulement en passant du nomadisme à la sédentarisation toujours pour des raisons économique entrainant des flux de déplacement que ce soit par des invasions guerrières ou par des migrations, toujours pour des raisons économiques. les migrations pour droit d’asile sont infimes
      , pour mémoire 15 millions de coolies ont quitté l’Asie pour rejoindre les pays en voie d’industrialisation. je n’impose rien, je donne seulement matière à réflexion. en l’espèce avec cet article je t’enlève l’illusion de croire que c’est toi qui choisit, et je comprend que cela dérange. nous sommes tous dans ce cas moi y compris, car aucun de nous ne choisit ce qui va constituer sa mémoire analogique dont il retirera les moyens d’une analyse. la différence se fait sur la quantité de donné mémorisé, non pour analyser son quotidien que l’on vie, mais pour saisir tout le monde que l’on ignore et qui ne peut l’être qu’intellectuellement, comme je le fait en parlant des Coolies que je n’ai jamais connu, mais dont je profite de leurs œuvres.
      quand dans 50 ans la monté des eaux entraineront des migrations est-ce que tu choisiras. si tu veux choisir alors dés aujourd’hui il faut prendre des mesures pour protéger toute les zones inondables, ait la curiosité de visionner une simulation de notre territoire cela te donnera une idée des déplacement future. en la matière notre choix se borne a dire a ceux qui s’installent dans ces zones qu’ils prennent actes qu’ils sont en zone inondable histoire de dégager la collectivité d’avoir a mener une politique de protection des population. nomme cela comme tu le veux. Il en a été de même pour les migrations qui nous arrivent de nos anciennes colonies ou des pays du Maghreb que nous déstabilisons. les bons choix auraient peut être été de leur permettre de disposer d’une autonomie économique en son temps. Mais nos responsable comme aujourd’hui devant ceux qui leur disaient cela répondaient de leur laisser faire leurs choix. comme je suis proche de ma caisse j’ai au moins appris que nous vivons dans l’illusion de la maitrise de notre destin, et que le meilleur moyen d’en saisir ce que nous pouvons de son évolution n’est pas de compter notre richesse qui est fausse mais d’analyser nos actions qui détermine toujours une conséquence un peu différente de celles que notre quotidien nous signale.http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Nous-ne-pourrons-pas-survivre-a-une-societe-qui-ne-reduit-l-existence-humaine-qu-a-une-valeur-compta-7612473.html

      cordialement.


  • Sozenz 21 septembre 2015 18:56

    Il en a été de même pour les migrations qui nous arrivent de nos anciennes colonies ou des pays du Maghreb que nous déstabilisons. les bons choix auraient peut être été de leur permettre de disposer d’une autonomie économique en son temps. Mais nos responsable comme aujourd’hui devant ceux qui leur disaient cela répondaient de leur laisser faire leurs choix.

    le choix en tout cas aujourd’hui , si nous voulons éviter les mêmes erreurs que celles que nous avons faites dans le passé . serait ( aurait été ) de ne pas déstabiliser les pays concernés.
    mais l avidité de certains (qui n est pas au profit des peuples) fait que les choix ne fait que par ceux qui vont profiter doublement des guerres . prise de possession ou contrôle des richesses . puis baisse du cout de la main d œuvre avec l introduction des contrôles programmés sur les populations (en avançant les risques de terrorisme qu’ils auront eux même mis en place ) .
    Ce en quoi nous assistons actuellement ne s est jamais produit à cette échelle dans toute l histoire de l humanité .

    et comme il est dit :« il n y aura aucun endroit où se cacher »
    La tête du dragon doit être coupée.

    votre raisonnement n est pas faux , il se défend tout comme on peut défendre le désir de tous à vouloir un toit , se nourrir et avoir la tranquillité . ce qui est tout à fait réalisable sans aucune souffrance . Mais je ne pense pas que c est c e qui est encore voulu et les techniques actuelles sont employées non pour le bien etre de l humanité . mais à d autres fins ; écoutez les discours des personnages qui se trouvent sur le haut de la scène politique .
    Et ce qui arrive n est « que le début », mais tout va aller en s accélérant. nul besoin de s’appeler Cassandre ou d’avoir une boule de cristal.

    quant aux choix... ne croyant pas au hasard , il se passera ce qui « doit » ( va ) se passer .par ce que nous faisons trop souvent les mauvais choix par ignorance , orgueil et cupidité.
    votre proposition est à mon point de vue comme inciter les gens à se jeter dans le gueule du Lion .(la façon dont se fait cette immigration ne vous interpelle pas ?)

    bref , ce que j aurais aimé , c est un échange des richesses entre chaque pays , sans que chacun tire la couverture complètement à soi. le problème c est que beaucoup veulent rafler toute la mise.
    nous pourrions en dire de même pour le partage des richesses dans notre pays , oui , dans le respect des uns et des autres .

    ps : je suis désolée de vous avoir mal mené, bien que vous me dites que vous n en ayez pas été touché. je sais que c était injuste car j’y ai beaucoup pensé.


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