vendredi 13 novembre 2015 - par Luc-Laurent Salvador

Peut-on aimer d’amour un(e) androïde ?

A quelles conditions une personne humaine pourrait-elle souhaiter vivre avec un(e) androïde ?

Introduction

Rick Deckard, le blade runner [1] du film éponyme de Ridley Scott peut-il vraiment aimer Rachel, la belle réplicante dont Eldon Tyrell, son créateur, dirigeant de la puissante Tyrell Corporation, a fait son assistante ?

Je l’ai longtemps cru sans me poser de question. Cela allait de soi. Je trouvais Rachel belle, sensible, désirable au possible et vivre avec elle, comme Deckard semblait en avoir fait le choix, me paraissait une option parfaitement réaliste.

D’ailleurs, pour poser une question de philosophe — consistant à douter de tout en dépit du bon sens — qu’est-ce qui nous assure que nous ne vivons pas déjà avec des biorobots-androïdes-capables-de-toute-la-palette-des-émotions ?

Soyons sérieux : nous savons que nous sommes des humains, des êtres résultant d’un processus biologique qui, de la conception à l’âge adulte en passant par la naissance, connaissent un développement physique et mental plus ou moins abouti qui en fait des personnes plus ou moins épanouies. La question qui se pose est de savoir si cette provenance nous différencie en quoi que ce soit des réplicants ?

Une réponse nous est proposée par le film Blade Runner. A la demande du grand patron Eldon Tyrell, Deckard fait passer à Rachel le test Voight-Kampff qui permet de repérer les réplicants en suscitant des réactions émotionnelles liées à des processus empathiques. Au bout d’une centaine de questions Deckard conclura au caractère artificiel de Rachel. En général, vingt ou trente questions suffisent. S’il avait été moins acharné, Deckard aurait pu juger Rachel humaine — comme l’espérait secrètement Tyrell. Quoi qu’il en soit, même si le test est fiable, ce qu’il fait apparaître — une différence au plan émotionnel en situation d’empathie — reste imperceptible et donc insignifiant pour les humains que nous sommes. Plutôt que la nature réplicant de Rachel, ce que la scène du test nous révèle, c’est l’incapacité qu’ont les humains — comme les réplicants — à faire la différence entre les humains et les réplicants.

Le spectateur se voit ainsi, de manière suggestive, puissamment invité à assimiler les réplicants aux humains. Or, la similitude étant, comme l’égalité, à double sens, on peut comprendre que non seulement les réplicants ressemblent (par construction) aux humains mais aussi que les humains pourraient eux-mêmes être des sortes de biorobots-androïdes-etc. issus de l’évolution plutôt que de la technologie !

Le film Blade Runner (actuellement sur les écrans en version restaurée) joue constamment sur cette incertitude humain/réplicant avec subtilité et brio, en particulier dans la version « final cut  » sur laquelle Ridley Scott a eu les pleins pouvoirs.

Il n’y a, bien sûr, pas d’obligation à suivre la suggestion de ce dernier. Pour ma part, je résiste à l’idée de réduire l’humain à un statut de biorobot-androïde issus de l’évolution. Dans la réflexion tâtonnante qui suit, mon objectif sera avant tout d’essayer de comprendre comment un humain-qui-n’est-PAS-un-biorobot-androïde pourrait vouloir aimer — et être aimé par — un(e) réplicant(e). Néanmoins, aussi précaire qu’elle soit, la réponse apportée devrait contribuer à cerner le sens d’une réduction de l’humain au statut de biorobot-androïde comme à dégager quelques raisons de s’y opposer.

Pourquoi vouloir aimer et vivre avec un(e) réplicant(e) ?

Répondre à cette question nécessite de savoir ce que veulent dire « aimer » et « vivre avec ». Le proverbe « qui se ressemble s’assemble » nous permet d’aller droit à l’essentiel qui est le fait qu’au-delà de différences plus ou moins manifestes, il existe toujours des similitudes fondamentales — et donc généralement moins apparentes — qui font que deux êtres s’attirent puis s’attachent.

Probablement Deckard perçoit-il une ressemblance essentielle qui rend la réplicante Rachel attirante. Comme, par hypothèse, nous écartons la possibilité qu’il soit lui-même un réplicant, il reste à imaginer qu’il y a en Deckard et dans sa vie une telle présence du mécanique ou du machinal que cela le rend capable de « résonance » et d’« accrochage » avec un biorobot-androïde-etc.

Notre blade runner ressemble en effet à ces héros de roman noir dont la misanthropie constitue souvent le principal trait de caractère. S’il est désabusé de l’humain au point de préférer la solitude, si l’espoir de s’accomplir en tant qu’homme lui est devenu étranger, si l’humanité en lui est morte ou endormie faute de sens, s’il vit donc à distance de ses congénères en se noyant dans l’alcool et les souvenirs, pourquoi ne pas s’abandonner au doux plaisirs que peut procurer une compagne artificielle potentiellement étrangère à la douloureuse réalité de l’humain, trop humain ?

Ce qui transparaît dans cette image classique du héros solitaire, blessé ou même brisé qui se construit un destin à l’écart du monde, c’est la phénoménale capacité de l’humain à se raconter des histoires (storytelling) et à vivre dans un jeu de « faire semblant » qui n’est pas, et de loin, réservé aux jeunes enfants. L’envahissement actuel du multimédia ludique, de la réalité virtuelle, de la simulation, de la représentation au sens platonicien et péjoratif du terme nous montre suffisamment que les hommes peuvent aisément tourner le dos au réel pour se satisfaire de leurres, de substituts, d’ersatz, de jeux de rôle, de théâtre, de comédies et même de tragédies, bref, de spectacle. Après les vidéos pornos et les poupées gonflables d’antan, l’époque n’est-elle pas au cybersexe, aux cyberpoupées, c’est-à-dire, à une « gestion » de sa libido sur un mode individualiste et onirique, dans un rapport à un(e) autre toujours plus désincarné(e) et donc, déshumanisé(e) [2] ? Nous ne pouvons exclure l’éventualité que vienne un jour le temps du cyberconjoint biorobot-androïde-etc.

La meilleure preuve de ce que Rick Deckard a fait ce choix de la fiction amoureuse à support biorobotique, c’est qu’il force Rachel à exprimer un désir charnel pour lui. Il apparaît ainsi tout à la fois comme scénariste de sa vie amoureuse et comme un metteur en scène à la conduite d’acteur pour le moins exigeante. S’il s’agit pour lui d’une fiction, il devient compréhensible que la vérité — qui, en la matière, supposerait la spontanéité la plus parfaite et donc l’absence de toute demande expresse — n’ait pas d’importance à ses yeux. Qu’il en ait conscience ou pas, il apparaît probable que le blade runner Deckard ne s’adresse pas à une personne mais à sa « chose ».

En écrivant cela, je sens bien que je fais le deuil de l’idéalisation naïve dans laquelle j’étais lors de mes premiers visionnages du film. On se raconte vraiment des histoires, et encore plus quand la beauté de l’autre facilite en nous l’intime conviction du vrai, ce que les anglo-saxons appellent « the real thing. » Nous n’allons pas nous attarder sur cet aspect mais il est peu douteux que si Rachel ressemblait au Terminator débarrassé de sa chair humaine, le désir qu’a Deckard de vivre avec elle serait moins crédible et donc moins suggestif.

Bref, il me semble que la condition pour qu’un humain désire vivre avec un(e) réplicant(e) pourrait être un sentiment d’échec dans sa relation (intime) aux humains. Ceci le porterait à se satisfaire de substituts — faute de grives, on mange des merles — ressemblant autant que possible à l’humain mais restant intégralement « sous contrôle » et donnant, par conséquent, pleine satisfaction. Du rêve éveillé au biorobot androïde en passant par les simples histoires, écrites ou filmées, mais aussi les poupées en latex, les hologrammes ou même la réalité virtuelle, le grand invariant, ce qui nous réjouit à chaque fois, c’est de voir et d’avoir des choses parfaitement conformes à nos attentes. D’où qu’il provienne, nous n’aimons rien tant que ce « pouvoir » apparent sur la « chose » désirée.

En considérant que la principale caractéristique de la « personne humaine » pourrait être justement le fait d’échapper à une totale emprise et de conserver au moins une relative indépendance, on peut imaginer que le blade runner Rick Deckard, fatigué de ses échecs passés, se soit détourné des humains et tente de se rapprocher de Rachel parce qu’il recherche le contrôle et donc la sécurité affective que peut avoir le maître vis-à-vis d’une esclave qui lui serait entièrement consacrée.

Nous savons cependant, depuis Hegel et sa fameuse dialectique, que le maître n’est pas forcément dans la meilleure position. Cela semble se confirmer ici avec un Deckard situé entre le misanthrope désabusé et le pervers macho qui installe son emprise sur une réplicante en situation de détresse.

Quoi qu’il en soit, pour répondre clairement à la question posée, il semblerait que pour qu’un homme désire vivre avec une réplicante comme Rachel, il faille qu’il soit ou bien... :

  1. indifférent à sa non humanité — parce qu’il a lui-même renoncé à l’humain, y compris peut-être sa propre part — et seulement désireux d’éprouver les délices d’une fiction amoureuse dont il sera auteur-réalisateur.

ou bien

  1. intéressé, au contraire, par sa non humanité en raison du pouvoir que cela lui donne sur elle.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est bien le contrôle, c’est-à-dire, le besoin impérieux de voir ses attentes satisfaites qui est le motif premier du choix de substituer l’artificiel au naturel, le réplicant à l’humain.

Bien que de nature « hallucinatoire », les satisfactions obtenues par l’usage de substituts — par la mise à distance du réel — constituent une sérieuse alternative à ce dernier car le plaisir éprouvé, lui, n’est ni halluciné ni feint, il est, pour l’individu concerné, une réalité psychologique incontestable. Les données anthropologiques laissent d’ailleurs à penser que l’humain est né avec la capacité à raconter (et aimer écouter) des histoires. Nous n’aimons rien tant que cela : nous donner des représentations du réel, donc des... répliques.

Ne faudrait-il pas à cette occasion se demander si de telles tendances dominatrices ne seraient pas constamment exercées de par le monde sur des personnes sous emprise psychologique et virtuellement (ou réellement) reléguées au statut de substitut humain, de support fantasmatique ou tout simplement d’esclave sexuel ? Finalement, l’Homme étant ce qu’il est — un loup pour l’homme — autant il reste douteux que les progrès de la science permettent dans l’avenir à des robots de devenir des conjoints, autant il est assuré que les conjoints humains traités comme des robots ont un passé, un présent et, sûrement encore, un futur.

Si les hommes étaient des biorobots androïdes naturels, qu’en serait‑il de l’humain ?

« Incarnée » à l’écran par un être humain [3], la réplicante Rachel est saisissante d’expressivité, de sensibilité et de beauté. Bien qu’initialement tombé sous le charme, je sais à présent que même si j’étais dans une situation semblable à celle de Deckard, le simple fait de savoir qu’il s’agit d’une machine [4], m’empêcherait complètement d’en tomber amoureux, aussi élevé que soit le degré de sa perfection physique et, éventuellement mentale. Ce serait un peu comme la perception des visages en creux (cf. l’image de droite ci-dessous). Nous avons beau continuer à les voir en relief, le fait de savoir qu’ils sont concaves, donc vides, en fait des curiosités ou des monstruosités irrémédiablement éloignées de notre réalité.

Ce qui manquerait avec Rachel serait justement ce sentiment de réalité, ce sentiment de miraculeuse présence au monde qu’engendre le fait de s’y sentir accueilli et aimé par une personne réelle, pas par un porte-clés, un système d’exploitation aussi intelligent serait-il ou un biorobot androïde d’une beauté à se damner.

Mais, me direz-vous, que signifie exactement « personne réelle » ? Cette notion aurait-elle encore un sens si nous n’étions que des biorobots d’origine naturelle, des hommes-machines ?

Etrangement, il me semble qu’à l’exception de quelques scientistes provocateurs [5], la plupart d’entre nous répondraient par la négative. En effet, l’humanisme prôné par l’Occident porte à une vénération de l’humain en l’homme qui s’accompagne d’une démarcation nette avec le règne animal [6] comme avec, a fortiori, le monde des artefacts.

L’étrangeté de cette position vient de ce qu’elle est semblable à celle des croyants pour qui l’être humain, bien au-delà de son aspect physique et mental, est avant tout, une âme, c’est-à-dire, pas seulement un je-ne-sais-quoi qui l’anime et lui permet de dépasser le stade de l’automate — toujours quelque peu asservi aux contingences terrestres — pour se relier à la transcendance et, plus précisément, au divin.

Un humaniste pourrait formuler les choses à peu près de la même manière en se demandant, par exemple, si ce ne serait pas précisément cela que voient deux amoureux lorsqu’ils se pénètrent du regard : quelque chose de céleste qui les accueille, les dépasse et leur ouvre l’infini... L’humanisme n’est-il fondamentalement orienté vers l’auto-divinisation de l’Homme (cf. Luc Ferry et son livre L’Homme Dieu) ? La notion de personne humaine n’a-t-elle pas, intrinsèquement, un rapport avec le divin, ne serait-ce que sous l’angle de la causalité ? La tradition ne voit-elle pas Dieu comme la cause première de toute réalité, y compris lui-même alors que la modernité individualiste fait de l’humain le résultat d’un processus naturel auto-organisé qui produit des individus doués de libre arbitre et considérés comme les causes premières de leurs choix et de leurs actes ? Bref, le message de la modernité humaniste, en radicale rupture avec la tradition théiste, ne serait-il pas quelque chose comme : « l’Homme s’est fait lui-même, pas besoin de Dieu, sa place est vacante, alors youpi, faisons de nous-mêmes des dieux ! » [7] ?

Il me semble qu’en extrapolant à peine, on pourrait imaginer que des humanistes revendiquent un jour — si ce n’est déjà fait — une version naturalisée de l’âme. Il semble justement que Ridley Scott en suggère la possibilité tout à la fin du film, lorsqu’une colombe s’envole à l’instant précis où, sous la pluie du Los Angeles de 2019, le dernier réplicant rebelle s’éteint, en pleurant l’oubli dans lequel il sombre.

Dans son beau livre, L’Eve future, écrit en 1886, Villiers de l’Isle-Adam avait encore besoin d’un « esprit », un « fantôme » pour venir « animer » le bel « andréide » électrique que le héros, Lord Ewald, a fait fabriquer par le génie de son temps, Thomas Edison, en guise de substitut à la sotte Alicia dont il avait eu le malheur de tomber amoureux.

Au XXe siècle, les représentations collectives ont évolué, le religieux semble de plus en plus une relique du passé, l’homme se pense seul dans l’univers mais il est très clair que si la notion d’âme n’a plus, au regard de la science, qu’un sens métaphysique qu’elle a, depuis longtemps, écarté de son domaine, le commun des mortels — même s’il n’en a pas nécessairement conscience — n’est pas prêt à y renoncer.

Autrement dit, plus la religion de la science matérialiste conduit les masses à l’adoration inepte d’une cervelle humaine cuisinée à toutes les sauces, plus se répand la nostalgie d’une dimension transcendantale, d’un sacré sans lequel l’Homme devient un futile automate tentant de fuir dans la jouissance sensuelle l’absurde d’un monde auquel il se trouve livré sans rime ni raison.

Tout se passe donc comme s’il y avait une sorte de consensus tacite entre humanistes et croyants pour voir l’humain en tant qu’être doté d’une âme pointant vers un espace sacré vis-à-vis duquel la question est de savoir s’il est transcendant (d’origine divine) ou auto-transcendant (d’origine humaine).

On peut penser que dans le premier cas de figure, un(e) réplicant(e) resterait un zombie dénué d’âme. Dans le second, par contre, on pourrait encore imaginer que quelque chose de l’ordre de l’âme puisse être une émergence naturelle indifférente à l’origine biologique ou biomimétique (technologique) du corps dans lequel elle trouve à s’incarner. Il est clair qu’il y aurait là un je-ne-sais-quoi d’inquiétant et même de sulfureux que je me refuse à envisager sérieusement tellement l’Homme serait alors une sorte de démiurge s’arrogeant à ses risques et périls [8] la position quasi divine de créateur.

Ce qui me rassure, c’est qu’ayant travaillé dans le domaine de la robotique autonome, la possibilité d’un réplicant indistinguable de l’humain m’apparaît non crédible en raison des obstacles techniques que je pressens et que seule l’évolution me semble en mesure de surmonter. Une telle position oblige cependant à se confronter à la délicate question de savoir si l’homme pourrait être considéré comme un biorobot androïde issu de l’évolution et « spontanément » doté d’une âme d’origine naturelle plutôt que surnaturelle.

Ma réponse ici sera ici négative, car outre que je suis croyant, je suis intimement convaincu de la réalité des phénomènes de conscience extracorporelle, notamment dans les expériences de mort imminente (E.M.I). La vision qu’a la pensée traditionnelle du corps naturel comme une sorte de véhicule de l’âme surnaturelle me convient assez bien même si elle laisse pendante la questio vexata de leur articulation.

Notons qu’une telle perspective laisse étrangement ouverte la piste entrevue par Villiers de l’Isle-Adam, à savoir, qu’une âme surnaturelle daigne s’incarner dans un corps artificiel plutôt que naturel. Je n’y crois pas une seconde mais, force est de l’admettre, il ne m’est pas possible d’exclure complètement que Rachel ait une âme.

Conclusion

Finalement, peu importe de savoir qui a une âme et qui n’en a pas, cela n’a été que trop débattu par le passé. Il importe surtout que chaque être humain sache qu’il en est une et qu’il s’attache à ne pas s’égarer à l’horizontale, dans ce monde mondain d’autant plus éloigné de la verticale salvatrice qu’il multiplie les substituts et autres réplicants aptes à satisfaire ses « appétits grossiers ».

Ceci pourrait sembler une envolée lyrique inutilement moralisatrice mais c’est pourtant bien à la question de notre position par rapport au divin que mène nécessairement une réflexion sur l’âme des robots.

Il est clair que celle que je viens de proposer est loin d’être achevée et devrait amener bien plus de questions que de réponses. Il y a juste à espérer qu’elle aura su intéresser le lecteur, et surtout, qu’elle ne l’aura pas égaré ! 

 

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PS : Au moment où je finis d’écrire ces lignes, je découvre que Serge Tisseron vient de sortir un livre intitulé « Le jour où mon robot m’aimera. » J’en donnerai une recension ici-même dès que je l’aurai lu.

 

[1] Un blade runner est une personne chargée de « retirer » les réplicants problématiques de la circulation, jolie manière de dire qu’elle les exécute. L’appellation « blade runner » est dérivée du titre d’un roman de Alan E. Nourse distinct du roman « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques » de Philip K. Dick dont le film de Ridley Scott est inspiré. L’anglais blade runner signifie grosso modo « coureur sur le fil de la lame. » (trad. auct.)

[2] Voir absolument à ce sujet « L’empire des sans » (sic) l’excellent documentaire de Pierre Caule.

[3] L’actrice Sean Young.

[4] Si je ne le savais pas et que j’étais dans l’impossibilité de faire la différence avec un humain, alors, bien sûr, sa nature artificielle ne serait plus un obstacle.

[5] Probablement un pléonasme.

[6] C’est justement ce qui fait que l’antispécisme n’est pas un humanisme.

[7] Si je l’ai bien compris, Luc Ferry entend réaliser cela au travers d’une quête de « transcendance » au cœur même de l’humain. Il cherche en somme la verticale dans l’horizontale. On pourrait penser au concept d’auto-transcendance évoqué par Jean-Pierre Dupuy mais il est douteux qu’il puisse trouver ici à s’appliquer directement.

[8] Cf. par exemple le fameux Metropolis de Fritz Lang, mais aussi Ex Machina ou Transcendance.



31 réactions


  • Arthur S M de Sourcessure 13 novembre 2015 09:20

    Les clientes des sex-shops ne sont pas amoureuses des vibromasseurs !


    • gaijin gaijin 13 novembre 2015 09:31

      @M de Sourcessure
      l’amour n’est pas scientifiquement prouvé ...........donc il n’existe pas
      seules existent des hallucinations internes produites par la bio chimie de nos petits cerveaux malades.
      l’autre n’existe pas non plus de doute façon il n’est qu’un moyen pour moi de satisfaire mes pulsions primaires.............
      comme l’a dit monsieur descartes et le débat est clos une fois pour toute nous vivons a l’intérieur de notre tête et rien d’autre n’existe ........

      bienvenu dans le meilleur et le seul des mondes possibles smiley
       
       


  • gael 13 novembre 2015 09:50

    Je passe sur les solipsistes sans m’arrêter.

    Pour ce qui est de l’Homme démiurge s’arrogeant la position divine de créateur, ne peut on imaginer que dieu, tel un parent aimant, espère pour ses enfants les plaisirs de la Création ?

    Sinon, est-ce l’adn qui définit ce qui est humain ? La forme ? L’âme ?
    Pour moi c’est le comportement. Si un androïde, même ressemblant au terminator se comporte humainement, et que ses choix me plaisent, que ses élans me transportent, je pense pouvoir l’aimer. C’est valable pour un hypothétique ET. Simone de Beauvoir écrivait "on ne nait pas femme, on le devient". Je pense que c’est valable pour l’humain, on naît au niveau de l’animal, c’est par la suite qu’on s’élève pour atteindre le statut d’humain, au fur et à mesure du développement des capacités de compréhension, d’empathie, de socialisation.

    Pour l’âme, j’ai l’impression que trop souvent c’est considéré comme un acquis, n’est-il pas possible que ce soit quelque-chose que l’on développe ? Un peu comme bouddha, par la méditation, des pratiques de nature à nous rapprocher du divin qui nous entoure. 


  • troletbuse troletbuse 13 novembre 2015 09:58

    Peut-on tomber amoureux d’une poupée gonflable ? Je m’en fous complétement.


  • Le p’tit Charles 13 novembre 2015 10:31

    Mister VIBRO..masseur de ces dames...se retrouve dans les sacoches des « Députées » nouvellement investies pour une fonction de salut publique...Pourquoi croyez vous qu’elles sourient sur les photos.. ?


  • MagicBuster 13 novembre 2015 11:03

    Le sexe à pile à remplacer le sexe appeal.

    A force de recharger tout le temps - la crise énergétique mondiale est née smiley

    NB : Heureusement les branleurs sont sur le coup


    • colere48 colere48 13 novembre 2015 11:30

      @MagicBuster

      Le sexe à pile à remplacer le sexe appeal.

      Elle de vous ? excellente, je la garde !


  • Abou Antoun Abou Antoun 13 novembre 2015 12:22

    Biologiquement, les humains comme les autres espèces animales sont essentiellement des machines.

    Il plait à certains d’appeler ’âme’ le système d’exploitation de ces machines. Système, qui nous en faisons l’expérience se dégrade avec le temps.
    Le fabricant de ces machines est à ce jour inconnu, bien que certains prétendent avoir avec lui des relations privilégiées.
    L’amour est une relation privilégiée entre deux machines fondée sur un ou plusieurs intérêts communs.
    La question peut donc être (re)posée ainsi :
    Une machine de constructeur inconnu peut-elle établir une relation étroite et privilégiée avec une autre machine fabriquée par des machines semblables à elle-même ?
    La réponse me semble être positive.



  • popov 13 novembre 2015 13:30

    @Luc-Laurent Salvador


    Au Japon, SoftBank, une compagnie qui a fait fortune avec ses services de portables et qui a créé l’androïde Pepper, met en garde ses clients : « ne vous avisez pas d’avoir des relations sexuelles avec Pepper. »

    Soit c’est pour se protéger légalement au cas où quelqu’un essayait et le ferait savoir, ou en cas d’accident (ils sont parfois maladroits ces robots). 

    Soit c’est pour donner des idées à ceux qui, par faute d’imagination, n’auraient pu les avoir par eux-mêmes, et par conséquent faire monter les ventes.


  • soi même 13 novembre 2015 14:09

    Comme à priori l’amour que l’on porte aux autres c’est la projection de l’amour de soi même devrait pas vraiment posé de problème psychique à tous ceux qui ne peuvent pas autrement qu’existe dans les autres, c’est juste une histoire bassement physiologique , le coït serait il satisfaisant pour l’égocentriste ?

     


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 13 novembre 2015 14:35

    Un(e) androïde, au toucher, c’est chaud ou froid ? ^^


    • popov 13 novembre 2015 14:55

      @bouffon(s) du roi

      Suffit de régler le thermostat, chaude comme une Française ou froide comme une Anglaise.


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 13 novembre 2015 15:11

      @popov
       smiley
      ça me fait penser à la série « Black mirror », notamment l’épisode « Bientôt de retour » où il est question de « clone » ^^


    • popov 13 novembre 2015 15:31

      @bouffon(s) du roi


      Tant qu’on y est, ça me fait penser à ce type qu’un flic surprend en train de violer une touriste anglaise dans un parc. Le flic lui dit « Alors comme ça on viole les touristes anglaise maintenant ? Vous reconnaissez les faits au moins ? »
      Le type répond « Pas du tout, il ne s’agit pas d’un viol. » 
      Le flic « Comment ? Elle était consentante ? » 
      Le type « Non, c’est pas ça...je croyais qu’elle était morte. »

  • laertes laertes 13 novembre 2015 17:12

    @l’auteur : article très intéressant....qui soulève, comme le film de nombreuse questions ?, mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous.
    "Soyons sérieux : nous savons que nous sommes des humains, des êtres résultant d’un processus biologique qui, de la conception à l’âge adulte en passant par la naissance,« Non, désolé nous ne savons rien de tel ! ou si nous le savons c’est comme ouvrir une porte, on sait comment on l’ouvre et puis on passe très vite à autre chose.
     »Au bout d’une centaine de questions Deckard conclura au caractère artificiel de Rachel" Oui, comme un être humain peut-être artificiel.
    Je n’arrive pas à comprendre ce que vous voulez dire. ce qui fait et qui fera la différence entre un humain et un robot c’est le conflit intérieur. C’est pour cette raison qu’un humain peut à la fois faire semblant, se conduire comme un robot, retrouver sa sensibilité d’humain, l’oublier, être amoureux d’un chien, d’une voiture, etc... C’est ce qui fait de lui un être humain.
    Quant à moi si j’avais à choisir entre un être humain femme et Rachel je n’hésiterai pas une seconde. La première ne résiste pas au temps et à la fidélité. avec la seconde vous avez tout : les délices et tout le reste................... l’être humain ne fait pas le poids !


    • volapuk volapuk 13 novembre 2015 19:42

      @laertes : Ce n’est pas très sérieux de conclure de cette façon ! Il semblerait que les « Délices » ou autres « Horizontalités » définit dans l’article ci-dessus font partie de vos « patries ». J’entends par là une certaine futilité à percevoir le réel du virtuel, le vrai du faux etc...
      Certes, la grande question du matérialisme philosophique peut, à vos heures perdues vous rassurer ou vous faire tâtonner sur les chemins conjecturaux du cynisme et de l’absurde existence, mais rien n’a encore égaler la conscience humaine pour elle même !
      Une rencontre, ce n’est pas seulement l’assouvissement de pulsions égoïstes individuelles ou de mutualisations réciproques des dites pulsions. C’est aussi la conscience de l’autre conscient, l’interrogation de l’Être dans l’intersubjectivité... Bref, de quoi procédons-nous dans cette interrogation perpétuelle, dans l’attention à l’autre ou dans l’affranchissement même du temps. Oui, il est difficile d’expliquer comment des heures s’évanouissent en années et ce malgré les affronts du temps ? Bonne chance avec votre Rachel !


  • Agafia Agafia 13 novembre 2015 17:19

    Bien avant de découvrir Philip K Dick «  Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques  » et par la suite Blade Runner, un film figurant parmi mes favoris (grâce à la prestation de Rutger Hauer entre autre), l’un de mes fantasmes (chaste pour préciser) de ma prime adolescence était d’imaginer avoir un vrai ami androïde, un frère. 

    J’avais même commencé à écrire une histoire.

    Je n’ai jamais cherché à analyser cette envie. Peut-être seulement le besoin d’avoir un proche capable de me protéger, de me comprendre, et n’ayant pas les faiblesses humaines.

    Si les réplicants existaient comme dans Blade Runner, je pense que je serais tout à fait capable d’aimer d’amour l’un d’entre eux. Cette idée ne fait surgir aucune barrière dans mon esprit.

    (Et je ne suis absolument pas amatrice de sex toy et autres vibros ^^)

    • volapuk volapuk 13 novembre 2015 20:41

      @Agafia
      Je vous ferais la même remarque qu’à Laertes (voir mon post ci dessus).
      Si votre esprit ne met pas de barrière à cette idée saugrenue, je le ferais à sa place !
      Comprenez bien qu’avec de tel propos vous bannissez le peu de Sacré que notre époque moderne se charge de détruire ! La banalisation du réel n’est pas seulement une idée que vous vous posez en toute passivité, c’est un projet qui a déjà colonisé une grande partie des esprits.
      Tentez de persévérer un peu plus sur cette différenciation et évacuez le pessimisme qui ressort de vos propos, Vous en serez moins victime et éviterez de perdre votre temps sur les chemins tortueux du psychologisme.
      Entendez bien qu’il n’y a rien de perdu même chez les individus les plus égarés ou les plus affaiblis. Dans la bonne tradition de l’Hermétisme, je dirais qu’une faiblesse est une force ou même encore : tous les chemins mène à Rome, Refrain sorti de son contexte, mais comprenne qui veut !


    • Agafia Agafia 13 novembre 2015 22:16

      @volapuk

      Si vous deviez élever des barrières face à toutes mes idées saugrenues, vous auriez du boulot ! ^^
      Quant à évacuer mon pessimisme, là c’est moi qui vais avoir du boulot ! ^^

      Plus sérieusement, et comme je disais dans mon post, je n’ai jamais approfondi sérieusement et psychologiquement cette idée que j’ai eu toute jeune.
      Y aurait matière pour un psy certainement. Avec un psy, y a toujours matière à vous farfouiller la cervelle.... ^^
       
      Je n’ai rien contre le vivant, ni contre les faiblesses humaines. (Bien au contraire)
      Et le Sacré, pour ma part, je le trouve dans la Nature.
      Je trouvai juste original et intéressant, étant gamine... et toujours maintenant d’ailleurs, d’avoir une amitié avec un androïde (que j’idéalisai bien entendu)... ça pourrait aussi marcher avec un extra-terrestre... et cette idée me plaisait aussi, pourtant je n’ai jamais vu E.T. ^^

      Je n’ai jamais aimé la conformité...

      Sinon, j’avoue ne pas avoir tout tout compris à votre analyse... J’ai un intellect simple, mais j’y travaille smiley

  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 13 novembre 2015 17:22

    En plus petit il y a les « Tamagotchis » smiley smiley


  • bakerstreet bakerstreet 13 novembre 2015 18:32

    Quand j’étais gamin ma soeur possédait déjà une androïde, enfin je veux dire une poupée avec des beaux cheveux. L’androïde disait « Papa », « Maman », « Merci »,et « maintenant je suis belle » quand on lui peignait les cheveux. 

    Certains en grandissant continuent à se satisfaire d’une telle qualité d’échanges. Savoir où certains situent l’esprit, quand ils regardent déjà avant tout la qualité des airbags, car il existe, vous le savez bien sûr, des androïdes gonflables. 
    Quelle différence avec les gens gonflant me direz vous ? Dans la représentation, aucune différence : Assis devant une télé, ou votre partenaire sanglé derrière sa ceinture de sécurité, on jurerait du vrai, surtout quand on prend de la vitesse. Mais qu’est ce que le vrai, qu’est ce que le faux ?...Plus facile à dire au milieu de tout ce bazar de la vie furieusement moderne, où les prothèses sortent de partout ? ;..Parfois je rêve de la grotte de Diogène, mais pas seule, avec mon amie.
     Elle est pas parfaite, moi non plus, mais on échangerait pour rien au monde de modèle.

    • philouie 13 novembre 2015 19:01

      @bakerstreet
      notre premier amour est le doudou.
      mais c’est un amour narcissique.
      un jour il faut rencontrer l’autre.


  • alinea alinea 13 novembre 2015 19:49

    S’il m’arrivait d’être touchée par l’intelligence, la sensualité, la finesse, la sensibilité d’un robot, la première chose que je ferais est de chercher à rencontrer son créateur !


  • Jean Keim Jean Keim 13 novembre 2015 20:18

    Un androïde peut-il être vivant ? 

    On peut être attaché à un objet mais est-il possible d’aimer un androïde en sachant ce qu’il est comme on peut aimer un être vivant ? Cela semble bizarre, incongru.
    Pour qu’un androïde soit vivant il faut que la vie « l’habite » et définir la vie n’est pas chose facile.
    Nous serions un corps, une âme et un esprit, autant je sens bien le corps, autant l’âme et l’esprit me paraissent nébuleux et le dictionnaire, la science, la religion ou la philosophie ne sont pas d’un grand secours.
    L’être humain — probablement pas seulement lui, manifeste de l’intelligence qui est bien autre chose qu’une somme de savoir fut-elle encyclopédique, le savant neurologue qui étudie le cerveau le fait avec son propre cerveau mais pour étudier un sujet il faut nécessairement s’en distancier, de là à conclure que l’intelligence n’est pas localisée dans le cerveau ou sécrétée par lui, il n’y a qu’un pas qu’il nous reste à franchir. 
    Ceci envisagé, la question vient ensuite : où se situe l’intelligence ? Logiquement elle est partout, elle fait partie du tout, elle fait partie du vivant.
    Alors l’intelligence peut-elle incorporer une machine qui ne fonctionne que grâce à des artefacts imitant le vivant, l’intelligence étant capable d’un acte de création pure, ce qu’aucun artefact ne pourra jamais produire ? 
    Une machine ne peut qu’associer et combiner les données de ses mémoires pour élaborer ingénieusement de nouveaux savoirs — ce que fait google mais par l’intermédiaire d’informaticiens, mais elle n’a pas accès par définition à l’inconnu qui est ce que l’intelligence peut manifester.
    Donc il semble qu’une machine ne peut pas être vivante, toutefois si, organe après organe on remplace tout ce qui constitue un corps humain, quand la vie s’en ira-t-elle, est-ce quand on remplacera le cerveau par une copie bionique ?

  • Passante Passante 13 novembre 2015 20:43

    certainement pas luc-laurent, lisez alinea,

    elle a tout enterré, fini, et hop,
    par contre, deux choses intéressantes :

    un allumé dans le noir qui chuchote :
    ah bon, c’est pas toujours un(e) androïde qu’on aime ?.. ouf

    et, 
    on peut aimer une actrice, vraiment, plus que tout,
    alors, deux solutions : soit la coucher,
    soit si trop tard ou flemme, trouver la fibre en question,
    surtout pas nerval face à jenny,
    hommes et femmes tissés par fils, y’a des familles, des types,
    puis quand on aime on se promène avec une question,
    on est un prêt à aimer quand on est prêt à la question,
    le tout c’est de savoir donc enjamber le commissariat,
    entre deux positions

    voilà,
    et donc un(e) androïde c’est le tout-commissariat,
    et sans commisération,
    même la pâtrie reconnaissante aura l’étreinte moins froide,
    quant à l’actrice... 
    oh celle-là, le plus souvent très émouvante,
    l’androïde malgré sois ! car le plaisir de l’androïde...
    de l’androïde comme vanité,
    et son risque,

    mais qu’elle ne sorte surtout pas du film !
    c’est une affaire de free go.

  • Reality 13 novembre 2015 20:54

    Toute la densité de Blade Runner tient au fait, qu’au final, Roy prend conscience de la valeur de la vie, en décidant de sauver Deckart. Aux tous derniers instants de sa courte vie, il adopte une posture morale et donc humaine.
    J’ai vécu 4 ans avec Marie, belle, coquette, drôle, performante ... très performante ... en toutes choses. Marie refusait obstinément pourtant de parler de la mort, des conséquences de ses actes, de l’avenir, de politique ... Marie consomme et jouit avant toute chose.
    Quelle différence entre Marie et Rachel ? Rachel est en sursis, en état de danger. Elle bouleverse Deckart dans sa fragilité et son innocence. 
    Les femmes suscitent, parfois, en l’homme une compassion sincère qu’il nommera « amour ».
    Alors oui, les androïdes existent déjà, ils sont même majoritaires et ils possèdent moins d’âme que Rachel n’en possède elle même.
    Mais j’ai beau chercher, Rachel n’existe pas. 
    Jacques Brel a dit : « Les femmes sont toujours en dessous de l’amour, de l’amour dont on rêve »


  • ddacoudre ddacoudre 13 novembre 2015 21:50

    bonjour LL.S

    j’ai trouvé le titre amusant, si l’amour est un attachement inconditionnel alors il y en a un tas qui son amoureux de leur voiture ce qui leur a valu d’être nommé comme des être Clio Mégane etc

    cordialement


    • sls0 sls0 14 novembre 2015 04:44

      @ddacoudre
      Je pensait la même chose, il est parfois plus facile de toucher la femme que la voiture de certains mecs. Surtout que s’il y a un amour immodéré pour la voiture, il y a plus de disponibilité du coté de la femme.

      Films et livres pour la plupart je les ai vu ou lu, j’avoue que je ne me suis pas posé la question, ce sont des fictions et je crois pas que je me poserai la question.

      J’ai toujours vécu dans un univers assez féminin, pour les sex toys, à par ’’Philippe n’oublies pas les piles’’ je n’ai jamais entendu ou senti un attachement excessif comme pour la voiture qui donne un sentiment de puissance ou d’exister.


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 14 novembre 2015 05:45

    Les circonstances ont fait que je n’ai pu accompagner ce fil de commentaire au fur et à mesure de son développement. Je ne vais pas tenter de le faire à présent.
     
    Je remercie tous ceux qui ont contribué à préciser ou déployer des significations qu’en définitive je n’avais fait qu’effleurer.
     
    Pour finir par un petit commentaire tout de même, deux choses me semblent émerger de ces différents points de vue :
     
    1) d’abord la quasi normativité d’une conception naturaliste ou matérialiste de l’humain qui nie en lui toute transcendance, toute spiritualité ressortissant au sacré. Chacun gère à sa façon, du mieux qu’il peut mais l’époque me semble bien être celle du triomphe de la pensée mondaine. Celle qui fait, qu’en effet, on pourra avoir des « conjoints objets » traités comme le seraient des réplicants ou des esclaves. Celle dans laquelle la question de l’âme et du divin n’a plus ni actualité, ni pertinence.
     
    2) ensuite, la profonde méconnaissance de ce qu’est l’amour. Non pas tant qu’il ne soit pas vécu ou éprouvé, mais nous manquons visiblement de concepts et de mots pour en parler et, surtout, le distinguer de ses nombreux faux-semblants, ses réplicants.  smiley


  • sara sara 14 novembre 2015 10:05

    interesting... 


    on l’est tous un peu déjà. je crois. certes 1 androïde plaira a la part androïde que nous avons en nous , notre androidisme ne pourra que s’aimer via son reflet... 

     mais ça dépendra du ’On’ . car quand On pense l’amant comme accessoire, il peut être et est d ailleurs souvent, une poupée . Mais l ’amant partenaire, c’est autre chose... l’amant partenaire appelle a la découverte, a l auto critique a la philosophie quoi :) 




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