vendredi 14 novembre 2025 - par Marc Alain Dubois

Plan Dubois : dix ans pour libérer la France de sa dette et restaurer sa souveraineté économique

La dette publique française dépasse 115 % du PIB. Le Plan Dubois propose un chemin clair et réaliste : ramener la dette sous 45 % en dix ans, sans austérité, grâce à la responsabilité, la productivité et la mobilisation de l’épargne nationale.

Une dette devenue structurelle

En 1980, la dette publique française représentait 21 % du PIB. En 2025, elle dépasse 115 %.
Chaque jour, l’État verse plus de 200 millions d’euros uniquement pour payer les intérêts.
Le poids de la dette est désormais supérieur à la croissance — le fameux r > g des économistes : les taux d’intérêt augmentent plus vite que la richesse nationale.

Le Plan Dubois part d’un constat simple : notre modèle de financement est devenu insoutenable.
Son but n’est pas de punir ni de priver, mais de restaurer la responsabilité et l’équilibre, en s’appuyant sur la croissance et l’épargne nationale plutôt que sur l’endettement extérieur.
C’est un plan de redressement collectif, fondé sur la lucidité et la mesure, et non sur l’idéologie.

Une trajectoire claire et mesurable

Le Plan Dubois vise à ramener la dette publique à 45 % du PIB en dix ans, puis à 20 % à l’horizon 2039–2040.
Cette trajectoire repose sur un effort partagé, transparent et mesurable.
Elle ne repose sur aucune forme d’austérité, mais sur une logique d’équilibre : réduire les dépenses inutiles, redéployer l’argent public et libérer les forces productives.
C’est la seule manière d’assurer un désendettement durable sans compromettre la justice sociale.

L’architecture du plan

Quatre piliers structurent le dispositif :

A. Dépenses publiques :
Réduction structurelle de 5,5 à 6 % du PIB grâce à la simplification des administrations, la mutualisation des services publics et la lutte renforcée contre la fraude sociale et fiscale.

B. Recettes :
Hausse maîtrisée de 3 % du PIB grâce à une fiscalité numérique, écologique et à la taxation des profits étrangers réalisés en France.

C. Bilan de l’État :
Cessions d’actifs non stratégiques intégrées dans un Fonds Souverain de Désendettement, plafonné à 25 % du PIB, destiné à rembourser directement la dette.

D. Croissance potentielle :
Relance ciblée par l’énergie, la formation et la recherche, avec un gain estimé à +1,2 point de croissance potentielle sur dix ans.

Les instruments majeurs

  • OAT Populaire : obligations d’État accessibles aux ménages, avec un rendement socialisé à 3 %, mobilisant 20 à 30 milliards d’euros par an d’épargne domestique.

  • TVA modulée : bonus rural de 2 points et micro-surtaxe urbaine d’équilibre, sans coût net pour l’État.

  • TVA verte : taux différenciés selon l’empreinte carbone des produits, conciliant écologie et économie.

  • Fonds de stabilité énergétique : investissements dans le nucléaire, la rénovation et la mobilité propre, financés par la fiscalité environnementale.

  • Clause civique : conditionnement des aides sociales à dix années de cotisations effectives, afin de rétablir une solidarité fondée sur la contribution.

Ces instruments traduisent la philosophie du plan : chaque euro dépensé doit être justifié, chaque mesure doit renforcer la cohésion nationale.

Réformes sociales et retraite

L’âge légal de départ est fixé à 62 ans, avec 43 annuités de cotisation.
Tous les régimes spéciaux sont supprimés afin de restaurer l’équité entre les citoyens.
Le minimum de retraite garanti est établi à 1 200 euros nets.
Le financement de ces mesures repose sur une fiscalité ciblée sur les rentes et les profits captifs étrangers, garantissant la pérennité du système contributif sans hausse généralisée des impôts.

Ces réformes ne visent pas à réduire les droits, mais à les rendre durables pour les générations futures.

Santé et prévention : investir plutôt que réparer

Le plan opère un basculement historique vers la prévention obligatoire :

  • carnet de santé numérique,

  • suivi médical assisté par intelligence artificielle,

  • dépistages systématiques,

  • remboursement conditionné à la participation au parcours santé.

L’effet attendu est une réduction de 12 % des dépenses curatives à dix ans, sans compromettre la qualité des soins.
La santé devient un investissement collectif, et non un coût subi.

Une nouvelle gouvernance budgétaire

La gestion du budget de l’État doit devenir transparente, contrôlée et vérifiable par tous.
Pour cela, le plan prévoit :

  • un référendum de confiance tous les deux ans, afin d’évaluer la politique économique du gouvernement ;

  • un Conseil budgétaire indépendant, doté d’un pouvoir d’alerte immédiat ;

  • une clause anti-retour, imposant que toute baisse de recettes soit compensée par un financement nouveau.

Ces outils garantissent que la discipline budgétaire reste un choix national, et non une contrainte imposée de l’extérieur.
Ils rendent au peuple un droit essentiel : celui de savoir où va son argent.

Une trajectoire crédible et soutenable

Les objectifs chiffrés du Plan Dubois sont précis :

  • Excédent primaire visé : +4 % du PIB en 2030 ;

  • Croissance nominale moyenne : +3 % par an ;

  • Ratio dette/PIB sous 60 % en dix ans ;

  • Publication d’indicateurs trimestriels : solde primaire, emploi, inflation et volume d’OAT domestiques.

Cette trajectoire est réaliste, car elle s’appuie sur la croissance, l’épargne nationale et la responsabilité collective.
Elle permet à la France de redevenir souveraine sans s’appauvrir.

Risques et amortisseurs

Les principaux risques sont connus : ralentissement économique, tensions sociales ou hausse des taux d’intérêt.
Pour y faire face, le plan intègre trois amortisseurs :

  1. une réserve de précaution budgétaire, pour absorber les chocs conjoncturels ;

  2. un calendrier, ajustable sans rompre la trajectoire ;

  3. une clause de revoyure annuelle, permettant de corriger le cap sans en trahir l’esprit.

Ainsi, la stabilité du plan repose sur la souplesse et la prévoyance, non sur la rigidité.

Le désendettement par l’équilibre

Le Plan Dubois ne prône ni l’austérité ni le laxisme.
Il repose sur une idée simple : désendetter la France par l’équilibre, la croissance et la responsabilité partagée.
La trajectoire qu’il trace est arithmétiquement soutenable, économiquement crédible et socialement juste.

Pour la première fois, un plan national propose une méthode complète, chiffrée et mesurable pour libérer la France de la dette sans sacrifier son modèle social.
C’est un projet d’action, de courage et de cohérence.
C’est aussi un appel à l’unité : la liberté d’un pays se mesure à sa capacité à choisir son destin, et non à subir ses dettes.



23 réactions


  • Philomo 14 novembre 2025 11:36

    Je préfère les propositions de Reconquête bien plus adaptées à la réalité. 

    Le constat : 

    En France il y a environ 2% de surendettés. Depuis plusieurs dizaines d’années 100% des équipes au pouvoir, pourtant des cadors en économie et gestion, ont surendetté la France. Impossible que ce soit le hasard.

    Leur but est la destruction de notre économie, ce sont des mondialistes adeptes de la secte de Davos, le Forum Economique Mondial dont Macron fait partie (Sarkozy aussi ! ) comme de nombreux autres politiques partout dans le monde qui veulent pouvoir imposer une gouvernance mondiale par des élites autoproclamées.

    Il faut donc les virer en votant en masse pour les souverainistes.


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 14 novembre 2025 11:51

      @Philomo

      Bonjour Philomo,
      Je comprends votre point de vue et je ne méprise pas les analyses souverainistes : elles expriment une colère réelle et une recherche de protection légitime. Beaucoup de Français ont le sentiment que les gouvernements successifs — de droite, de gauche ou du centre — ont laissé filer la souveraineté économique, et ce sentiment n’est pas infondé.

      Mais je me permets une distinction importante :
      le surendettement de la France n’est pas le fruit d’un complot, mais d’une incapacité chronique à gérer les comptes publics.
      Depuis 40 ans, les dépenses augmentent plus vite que la croissance, et chaque camp a préféré repousser les décisions difficiles plutôt que de perdre des électeurs. C’est humain, mais dangereux.

      Vous avez raison sur un point essentiel :
      il faut retrouver une souveraineté économique réelle.
      Mais elle ne dépend pas d’abord d’un parti, d’un slogan ou d’une étiquette.
      Elle dépend d’une chose simple :

      la capacité à maîtriser son budget et à réduire sa dette.

      Aucun pays ne peut être souverain en dépendant des marchés financiers pour payer ses hôpitaux, ses salaires publics et ses retraites.

      C’est justement le sens du Plan Dubois :
      – réduire la dette en dix ans,
      – rétablir un excédent primaire,
      – arrêter de payer 50 milliards d’intérêts par an,
      – retrouver une capacité d’action,
      – et sortir du cycle de dépendance.

      Les souverainistes ont raison sur le diagnostic : la France a perdu le contrôle.
      Là où j’apporte une différence, c’est sur la méthode :
      pas d’accusation globale, pas de complot, pas d’ennemi à désigner — mais une stratégie chiffrée, réaliste, applicable immédiatement.

      Voter souverainiste ou non, c’est un choix politique.
      Retrouver la souveraineté budgétaire, c’est un choix technique et impératif, quel que soit le gouvernement.

      C’est tout l’esprit du Plan Dubois :
      retrouver la maîtrise de nos finances pour retrouver la maîtrise de notre destin.


    • Philomo 14 novembre 2025 12:58

      @Marc Alain Dubois
      Vous passez à côté du point essentiel que vous balayez en parlant de complot ! 
      Un complot c’est secret, là tout est sur la table, le Forum Economique Mondial a un site, tout est expliqué, la destruction des nations pour une gouvernance mondiale, ils parlent même de grand reset. Tous les ans ils se réunissent à Davos.
      Depuis près de 40 ans les Français mettent au pouvoir des adeptes de cette idéologie qui ont pour but la casse de la nation. Faites des recherches sur les « young leaders » (Macron, Sarkozy, ...) et tous les nombreux politiques mondialistes qui adhèrent à ce Forum Economique Mondial.
      Voir aussi qui finance : les grandes multinationales, d’où d’ailleurs le but de casser toutes les petites et moyennes structures ! Voir Black Rock ! 
       Quand on prend ce paramètre en compte toutes les actions politiques qui semblent incompréhensibles deviennent claires et logiques.
      Il y a sans doute plusieurs voies possibles pour sortir du bourbier financier, mais avant il faut virer ceux qui ont pour but de tout casser, il faut revenir à une gouvernance nationale, ce qui bien sûr n’exclue pas les relations économiques avec d’autres nations .


    • Et hop ! Et hop ! 14 novembre 2025 16:19

      @Marc Alain Dubois

      Vous êtes bien naïf si vous croyez que la progresion de l’endettements des États est causé par les défauts de gestion des gouvernements, c’est le résultat de la politique commerciale des banques américaines (dont le FMI et la Banques mondiales sont les représentants) pour détourner massivement les recettes fiscales des pays et les metrre en coupe réglée, avec la complicité des hommes politiques young leaders et autres corrompus pour leur trahison.

      Tout a été fait depuis pompidou pour mettre en place ce système de surendettement auprès des banques étrangères, depuis la réforme du statut de la Banque de France par Pompidou (Rotschild) et Giscard (Young American Leader), en passant par Fabius qui a créé l’Agence France Trésor pour cesser de se financer par des emprunts obligataires dédiés (EdF, SNCF, etc..) auprès des ménages français qui percevaient les intérêts pour donner le monopole du financement au « Marché intenational des Capitaux », c’est-à-dire aux banques de la FED qui impriment la monnaie qu’elle prêtent sans aucun sous-jacent en or.

      Il faut revenir évidemment aux budgets et à la balance commerciale en équilibre, sous peine de sanction des fonctionnaires et des députés qui votent ces budgets, réserver les emprunts aux investissements d’infrastructures puis revenir aux empruns obligataires réservés aux contribuables français, et bien-sûr répudier ces dettes en fausse monnaie, ou les rembourser avec de la fausse monnaie émise de la même manière que les dollars prêtés par la FED.


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 14 novembre 2025 21:32

      @Et hop !

      Bonsoir,
      Je comprends l’analyse que vous développez : elle circule largement dans certains milieux souverainistes, et elle exprime une vraie colère contre un système financier international opaque. Mais pour être utile au débat, il faut distinguer ce qui relève des faits, et ce qui relève d’une lecture plus idéologique.

      1. Non, la dette publique française ne vient pas d’une stratégie américaine pour “mettre les États en coupe réglée”.
      La cause principale est beaucoup plus simple, presque trop simple :

      Depuis 40 ans, les dépenses augmentent plus vite que les recettes et que la croissance.
      Aucun modèle n’est soutenable dans ces conditions, qu’il s’agisse d’un ménage, d’une entreprise ou d’un État.

      2. La réforme de 1973 n’a jamais interdit à la France d’être financée par sa propre Banque centrale.
      C’est un mythe très répandu, mais factuellement faux.
      Le vrai tournant se produit en 1993 (Maastricht) puis en 1998 (BCE) : c’est là que la Banque de France perd toute capacité de financement direct de l’État, pas en 1973.

      3. L’Agence France Trésor n’a pas été créée pour “livrer la France aux banques américaines”.
      Elle a été créée pour professionnaliser la gestion de la dette.
      Le vrai problème n’est pas l’existence de l’AFT, mais le déficit chronique qui la nourrit.

      4. Vous avez raison sur un point important :
      La France a cessé de mobiliser son épargne nationale pour financer sa dette, préférant le “marché international”.
      C’est précisément l’une des erreurs que le Plan Dubois corrige avec les OAT Populaires, qui permettent aux Français d’être rémunérés sur leur épargne plutôt que d’envoyer 50 milliards d’intérêts par an à des fonds étrangers.

      5. Sur l’idée de “répudier la dette” ou d’imprimer notre propre monnaie pour la rembourser
      Cela provoquerait immédiatement :
      – l’effondrement de l’euro pour la France,
      – un retrait massif des capitaux,
      – l’impossibilité d’importer énergie, médicaments, machines,
      – et une fuite des épargnants.
      Ce serait un choc plus violent que 1992, 2008 et 2010 réunis.

      Je comprends la tentation, mais c’est un scénario de rupture totale, pas un plan de souveraineté.

      6. La vraie souveraineté ne se construit pas contre les marchés, mais en cessant de dépendre d’eux.
      Le Plan Dubois propose :
      – un excédent primaire,
      – une trajectoire à 10 ans,
      – un remboursement progressif du stock,
      – une relocalisation de l’épargne,
      – et une réduction massive des intérêts versés à l’étranger.
      C’est cela qui redonne un pouvoir politique réel.

      La souveraineté n’est pas un slogan :
      c’est la capacité de décider sans demander l’autorisation.

      Et cela commence par la maîtrise de nos comptes, pas par l’idée de “fausse monnaie contre fausse monnaie”, qui nous mènerait à une catastrophe économique.


    • Eric F Eric F 17 novembre 2025 18:15

      @Marc Alain Dubois
      D’accord avec votre commentaire ci-dessus, on peut ajouter que justement le FMI et la BCE nous exhortent à nous désendetter, et à part la France, la plupart des pays de l’Union réduisent leurs déficits.

      Exact également ce que vous indiquez pour la loi de 73, je l’ai également montré à plusieurs reprises, mais les légendes urbaines on la vie dure.

      Et d’accord aussi que la solution n’est pas de tirer de l’argent à gogo sur la banque nationale, ce à quoi de Gaulle avait mis fin en équilibrant le budget dans les années 60. Le vrai souverainisme est exigeant, non pas céder à la facilité.

      Le point sur lequel je suis sceptique (point 4), c’est la capacité à mobiliser 1500 milliards d’épargne française pour racheter les titres de dette détenus par l’étranger, la plus grande partie de l’épargne est « engagée » soit justement en titres de dette publique, soit pour la construction (livrets A, PEL...), soit dans des actions et obligations d’entreprises. Et le reproche à l’épargne française est justement d’être insufisamment tournée sur l’investissement productif. 


    • Et hop ! Et hop ! 19 novembre 2025 22:46

      @Eric F

      Les baquiers de CETELEM et autres crédirs revolving aussi invitent leurs clients à ne pas trop s’endetter une fois qu’ils sont dans la nasse, et même les culpabilise et les sanctionnent en leur augmentant leurs taux d’intérêts et en leur ajoutant des pénalités.


    • Et hop ! Et hop ! 19 novembre 2025 22:56

      @Marc Alain Dubois : «  La réforme de 1973 n’a jamais interdit à la France d’être financée par sa propre Banque centrale. »

      La réforme de 1973 est celle du règlement de la Banque de France, elle lui a « interdit de faire des facilités de caisse » (c’est l’expression) gratuites à l’État français. Il ne s’agissait pas de prêts et d’endettement au-delà d’un an mais de spots trésorerie.

      Cela a justifié que l’État s’adresse à des banques privées pour financer ses besoins de trésorerie ponctuel qui sont passés du très court terme à l’emprunt à long terme, et donc cela a permis à des banques privées de prélrver sur l’État des intérêts de^mus en plus important, jusqu’à atteindre 40 milliards d’euros, et devenir me plus gros budget de l’État.


    • Et hop ! Et hop ! 19 novembre 2025 23:07

      @Marc Alain Dubois : «  3. L’Agence France Trésor n’a pas été créée pour “livrer la France aux banques américaines”.
      Elle a été créée pour professionnaliser la gestion de la dette. »

      Vous êtes d’une incroyable mauvaise foi avec votre expression « professionnaliser la dette », remplacer le financement de l’État par des emprunts obligataires dont la souscription était réservé aux ménages français, par des émissions d’obligations sur le marché mondial des capitaux, c’est très exactement livrer l’endettement de l’État (et intérêts payés) aux banques internationales (anglo-américaines) à la place des épargnants français qui effectivement n’étaient pas des professionnels de la spéculation financière. L’anonymat ayant pour but de cacher que ce sont uniquement des opérateurs étrangers de Wall Street, la City et autres paradis fiscaux qui engloutisent les recettes fiscales.


  • Zolko Zolko 14 novembre 2025 19:20

    pas un mot sur la « loi Rothschild » du 3 janvier 1973 ? C’est que vous n’y connaissez rien à la dette publique Française.


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 14 novembre 2025 21:24

      @Zolko

      Bonsoir Zolko,
      Je connais parfaitement la loi du 3 janvier 1973, mais il faut remettre les faits dans leur cadre réel.

      La loi de 1973 n’a jamais interdit à l’État d’emprunter auprès de la Banque de France.
      Elle a simplement organisé la séparation entre le Trésor et la Banque centrale, ce qui était déjà en marche depuis les années 1960.
      Le vrai basculement ne se produit pas en 1973 mais en 1993, avec le traité de Maastricht, puis en 1998, avec la création de la BCE :
      c’est là que l’État français perd réellement la possibilité d’être financé directement par sa banque centrale.

      Dire que la dette française vient “uniquement” de la loi de 1973 est un mythe très répandu, mais contredit par les chiffres :
      → entre 1973 et 1993, la dette passe de 20 % à 45 % du PIB,
      → après 1993, elle explose jusqu’à 115 % aujourd’hui.

      La cause profonde n’est donc pas un “complot bancaire”, mais :
      – une croissance structurellement inférieure aux dépenses,
      – l’absence de trajectoire budgétaire,
      – et une dépendance accrue aux marchés financiers.

      C’est justement ce que le Plan Dubois veut corriger :
      réduire la dette, retrouver un excédent primaire et reprendre notre souveraineté budgétaire — sans s’appuyer sur des légendes urbaines, mais sur des mesures concrètes, chiffrées et applicables.

      Je détaillerai d’ailleurs prochainement l’histoire réelle de la dette française, pour clarifier ces points une bonne fois pour toutes.


    • Zolko Zolko 14 novembre 2025 22:21

      @Marc Alain Dubois

      La loi de 1973 n’a jamais interdit à l’État d’emprunter auprès de la Banque de France.

       
      c’est amusant, car un article dans Le Monde dit exactement l’inverse : que cet interdit existait déjà avant. Allez, je vous met même le lien : 
       
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/13/non-la-loi-pompidou-giscard-rothschild-de-1973-n-a-pas-cree-la-dette-francaise_5397066_4355770.html
       

      Mais en fait, la règle qui interdit à l’Etat de s’appuyer sur ses propres créances pour obtenir des liquidités, existait déjà dans les statuts adoptés en 1936 par la Banque de France

       
      Je sais donc que les 2 sont faux : c’est bien cette loi scélérate qui a vendu la France aux banksters, et tant que vous ne voulez pas faire marche arrière là-dessus vous n’êtes pas crédible. 

    • Eric F Eric F 17 novembre 2025 18:27

      @Zolko
      vous faites un contresens, le point que vous citez ne concerne pas les demandes d’avances ou de prêts à taux préférentiel, mais une forme de troc de créances de l’état contre de l’argent, qui n’était déjà plus pratiqué

      "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres Effets à l’escompte de la Banque de France », ça signifie que le Trésor ne peut pas émettre une dette sur lui-même et s’en servir ensuite pour présenter cette dernière au rachat par la Banque de France.


      Qu’on se le dise !


  • Mustik 15 novembre 2025 22:49

    Hou...ou...ou smiley

    La Honte !  smiley


  • jakem jakem 17 novembre 2025 18:19

    Je n’y connais rien en économie ( sauf la gestion de ma pension et mes économies en billets dans une boîte en métal ) mais cette chronique me plaît autant que la première que j’ai lue.

    Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander dans quel camp politique se situe l’auteur, mais cette interrogation a été fugace.

    Car ce plan est fondé sur la responsabilité, NOTRE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE, nationale, française, et il me semble crédible.

    Il ne se perd pas en accusations de principe ni justifiées parfois, car le temps presse, et n’incite pas non plus les gens à s’égarer dans de vaines querelles du genre : il a dit ça en 2025 ; pas du tout, t’as rien compris  oui mais ça remonte à loin, il a trahi pendant la guerre  etc ...).
    Nous faisons des campagnes de propagande électorale, parfois électoraliste ( comme l’exécrable Méluche ) incessantes. Sans jamais rien apprendre.

    De fait, nous Français, sommes collectivement nuisibles à la France.
    Et donc à nous-mêmes.

    Quel sera la destinée de ce plan ? Est-ce-que l’auteur envisage de le présenter à des formations politiques ?  Je doute que quelques unes l’agréent. Parce qu’il ( j’y reviens ) fait appel à notre responsabilité.


    • jakem jakem 17 novembre 2025 18:21

      @jakem
      Nom de Dieu ! correction impossible !

      queLLE sera la destinée ...


    • raymond 17 novembre 2025 18:31

      @jakem
      « Nom de Dieu »
      tu ne jureras pas ! smiley


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 17 novembre 2025 21:32

      @jakem

      Merci beaucoup pour votre message, Jakem. Il me touche d’autant plus qu’il saisit exactement l’esprit du plan : sortir des querelles, des slogans et des réflexes partisans pour revenir au sérieux, au concret et à la responsabilité collective.

      Je vous rassure : je ne suis pas l’homme d’un parti, je ne suis pas sur les réseaux sociaux et je ne mène aucune campagne personnelle. Je suis simplement un citoyen qui a voulu comprendre pourquoi notre pays s’enfonce depuis des années, et qui a pris le temps d’écrire un rapport de 728 pages, chiffré et cohérent, en cherchant uniquement à servir l’intérêt général.

      Vous me demandez si ce plan sera présenté aux formations politiques.
      Oui — mais pas pour flatter qui que ce soit.
      Je compte le transmettre à toutes les sensibilités, sans exception : élus, institutions, associations d’élus, syndicats, économistes, et bien sûr les citoyens.

      Car ce plan ne m’appartient pas : il appartient à tous ceux qui veulent que la France se relève.

      Je ne suis pas sur les réseaux sociaux, donc je ne peux compter que sur une chose :
      si les lecteurs jugent que le travail est sérieux, qu’il tient la route, alors c’est à eux de le partager, de le diffuser, de l’envoyer autour d’eux.
      Un plan n’a de valeur que s’il vit et s’il circule, surtout dans un moment où l’avenir du pays se joue.

      Je n’ai pas la prétention d’avoir tout juste — mais j’ai au moins essayé de proposer quelque chose de complet, de chiffré, et d’utile.
      Et tant que des lecteurs comme vous seront là, je continuerai.

      La suite arrive : chapitre après chapitre, toujours dans le même état d’esprit.


  • Eric F Eric F 17 novembre 2025 18:56

    @ l’auteur

    Nous avons déjà discuté sur certains des points lors d’un précédent article, je pense que bien des mesures proposées sont judicieuses, mais ne me paraissent pas permettre l’ampleur de la réduction escomptée de l’en cours de dette (au fait, est-ce ramené à 45% ou 60% ?)

    Car il faudra non seulement ne plus creuser la dette du tout, mais aussi en rembourser près des deux tiers pour arriver au résultat.

    ---

    Pour ce qui est de la croissance, 3% me parait incantatoire, il faudrait relocaliser massivement, ce que l’UE nous entrave de faire car cela concernerait aussi ce qu’on a délocalisé dans les pays de l’Est.

    Je me pose aussi la question sur la taxation des « rentes », alors justement qu’on voudrait que les épargnants rachètent de la dette publique, c’est un peu le serpent qui se mord la queue.

    Pour ce qui est des retraites, je vois que vous avez bien compris que c’est le quantum d’annuités qui prévaut, or il faut bien se rendre compte que les générations actuelles qui entrent dans l’emploi en moyenne à 26 ans partiront donc à 26+43= 69 ans, oops. Le problème n’est pas les carrières précoces (qui ont une retraite anticipée) mais bien les carrières tardives -remarque hors sujet, quoique-

    Enfin concernant la TVA, j’avais exprimé mon désaccord sur des taux régionaux (injustes pour certains, difficile à appliquer et contrôler), par contre OK pour des TVA différenciées selon des critères par exemple de distance du lieu de production (greenwashing pour une fois utile). 

    Et puis, bon vous en reparlerez sans doute dans un article ultérieur, mais la réduction de la dépense publique nécessite de réduire drastiquement les dépenses administratives, supprimer totalement un étage (voire deux) du millefeuille administratif en suppriment des emplois publics -faudra le faire car il y a eu embauches incontrôlées- ;
    Et aussi en finir avec la « politique du chèque » et revenir au système assurantiel du CNR cotisant/bénéficiaire, incitatif à l’emploi, garantissant que les droits cotisés (donc achetés) ne soient pas rognés. 


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 17 novembre 2025 21:45

      @Eric F

      Merci pour votre message, toujours argumenté et posé. Je reprends vos points un par un.

      1. Objectif 45 % ou 60 % ?
        L’objectif est bien 45 %, mais en deux temps :
        – retour sous 60 % en 6 ans,
        – descente entre 45 et 50 % en 10 ans.
        Ce n’est possible qu’avec trois leviers simultanés, pas avec un seul : nouvelles recettes ciblées (≈ 50 Md€/an), économies structurelles (≈ 25 Md€), et croissance potentielle rehaussée (≈ +0,6 pt). Ce n’est pas magique, c’est mécanique.

      2. Croissance à 3 % ?
        Je suis d’accord : 3 % de croissance classique, non. 3 % de croissance potentielle sectorielle, oui.
        Parce qu’elle repose uniquement sur les secteurs où l’Europe nous entrave le moins : énergie, numérique souverain, défense, agroalimentaire, IA, batteries.
        Ce n’est pas incantatoire : ce sont des secteurs à très forte élasticité à l’investissement, comme l’Allemagne l’a démontré pendant vingt ans.

      3. Relocalisations et UE
        Vous avez raison : relocaliser dans la pure orthodoxie européenne est impossible.
        Mais l’UE recule dès qu’un État membre tient bon : Allemagne sur l’énergie, Italie sur les déficits, Pays-Bas sur l’agriculture, Hongrie partout.
        Le Plan Dubois repose sur le même principe : agir d’abord, négocier ensuite.

      4. Taxer les rentes / épargne souveraine
        Il n’y a pas de contradiction :
        – la taxation concerne les rentes passives et spéculatives,
        – les OAT-Populaires offrent un rendement net garanti, sans perte fiscale.
        L’épargnant n’a aucun intérêt à fuir : au contraire, il gagne.

      5. Retraites / annuités
        Là encore, vous avez raison de souligner le problème des carrières tardives.
        C’est pour cela que le plan prévoit un recalibrage complet du système :
        – 43 années oui,
        – mais entrée réelle dans la vie active prise en compte,
        – bonus de validation pour les années de formation longues,
        – carrière linéarisée au lieu du système actuel qui pénalise la jeunesse.
        C’est un sujet à part entière que je traiterai dans un article dédié.

      6. TVA régionale
        Nous convergions déjà : pas de TVA par région, en effet injuste.
        Le système proposé est une modulation carbone et territoriale sans changer le taux légal, donc conforme au droit européen et surtout applicable.

      7. Dépense publique / millefeuille
        Vous mettez le doigt sur le nerf : la vraie dépense publique, c’est l’administratif, pas les services publics de terrain.
        Le Plan Dubois prévoit :
        – suppression complète d’un étage administratif,
        – fusion des doublons département–région,
        – économie de 10 à 12 Md€/an,
        – recentrage sur l’opérationnel : hôpitaux, sécurité, éducation, infrastructures.
        Sans cela, aucune réduction sérieuse n’est possible.

      8. Fin des « chèques » et retour à un système assurantiel
        C’est exactement l’esprit du plan :
        – fin du saupoudrage,
        – retour à des droits contributifs lisibles,
        – lutte contre les effets d’aubaine,
        – garantie que chaque euro cotisé ouvre un droit clair.

      En résumé : vous soulevez les bons points, mais le Plan Dubois n’est pas un patchwork d’idées. C’est un système complet, chiffré, cohérent, qui ne fonctionne que si l’ensemble est appliqué — et c’est seulement le début, puisque la présentation totale fait 728 pages. Je ne peux donc pas tout exposer en un article : la suite arrive.


    • Eric F Eric F 18 novembre 2025 18:11

      @Marc Alain Dubois
      Merci de vos précisions, au moins vous avez effectué un travail complet, il va rester à trouver un courant politique pour le porter.


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 18 novembre 2025 20:49

      @Eric F

      Merci beaucoup pour votre message.
      C’est vraiment un plaisir d’échanger avec vous : vous prenez le temps de lire, de questionner et d’analyser, et c’est exactement ce qui rend ce débat utile.

      J’ai effectivement réalisé ce travail de manière complète et indépendante, avec une seule idée en tête : apporter des solutions concrètes, chiffrées et réalistes.
      Le plus difficile sera maintenant de trouver un courant politique prêt à le porter — ou plusieurs. Mais tant que des lecteurs comme vous participent à la discussion, ce travail n’est déjà plus inutile.

      Et je le dis très simplement : je ne connais rien aux réseaux sociaux, je n’ai aucune stratégie de diffusion.
      J’espère donc que ceux qui me lisent pourront combler ce manque en partageant les articles autour d’eux, si le fond leur semble utile.
      Le Plan Dubois ne vaut rien s’il reste dans un tiroir — il doit circuler.

      Merci encore pour la qualité de nos échanges. C’est un vrai plaisir de discuter avec vous.


    • Et hop ! Et hop ! 19 novembre 2025 23:13

      @Eric F : «  Car il faudra non seulement ne plus creuser la dette du tout, mais aussi en rembourser près des deux tiers pour arriver au résultat. »

      C’est ce qu’avait fait Bonaparte avec sa « loi du tiers consolidé » qui mettait fin aux assignats en ne remboursant qu’un tiers du nominal, puis créait une monnaie or : le Franc germinal qui a eu cours jusqu’en 1914. Les assignats étaient des titres d’emprunts d’État.


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