mercredi 8 avril 2009 - par
Plutôt que de séquestrer les patrons indignes, délocalisons les !
Nos bons apôtres gouvernementaux, affidés des théories de libéralisme débridé, considèrent que seul la folie financière est en jeu et non ni le capitalisme ni l’économie de marché. Si on se réfère aux théories d’Adams Smith et autres Hayek et Philips (et ses fameuses courbes) le marché avec sa main invisible et l’intérêt de chacun qui fait l’intérêt de tous nous apprend qu’ainsi nous trouverons le meilleur produit au meilleur prix. En d’autres mots le marché est efficient.
En toute modestie je vous ai concocté, pour les employés et les syndicats, un petit argumentaire qui ne souffre d’aucun défaut. Le désespoir qui gronde et la colère qui monte entraînent des actes assez violents et qui ne règlent pas les problèmes. De plus ces actes violents donnent au pouvoir des verges pour battre ceux qui souffrent justement. Cela remobilise la cohorte des sécuritaires autour d’un pouvoir dont le navire prend eau de toute part et dont le capitaine fait office de girouette. On apprend chaque jour des phénomènes inquiétants : ville morte pour l’arrivée du prince des ténèbres afin qu’il fasse son discours devant un poulailler rempli des ouailles de l’UMP - à comparer, c’est édifiant, avec la venue d’Obanma en Tchéquie où la populace (celle qui n’a que le droit de voter pour le Kondukator mais pas celui de rentrer simplement chez elle dans son quartier, sa ville, quand notre Guide se déplace et pérore devant ses fans) était venue en masse sans dispositif policier outrageant et sans incidents - grèves violentes, séquestrations (chefs d’entreprise, dirigeants du Crous, Présidents d’université...)...
Ces manifestations violentes qui sont dues à des employés qui débordent les syndicats ou à des extrémistes qui profitent des situations pour casser en toute impunité, ou - peut-on l’imaginer ? - à des provocateurs, sinon au laisser faire volontaire ne règlent rien si elles expriment désespoir et colère. Les conséquences sont multiples et néfastes : phénomène de mimétisme, effet exponentiel de l’explosion du tissu social, regroupement grégaire des défenseurs d’un ordre dur et répressif.
Pour contrer ces méfaits, à l’instar des médecine douce, je vais vous proposer une argumentation imparable à opposer à chaque patron glouton et arrogant, à chaque délocalisation en se référant à la loi du marché. Comme dit plus haut le marché nous apporte cet avantage inouï qu’il permet par son efficience à tout consommateur de trouver le produit le meilleur au moindre coût. Ceci grâce à la concurrence bénie. Et c’est au nom de cette concurrence qui profite même aux plus pauvres (sauf si c’est son emploi qu’on supprime, mais ce n’est pas grave car c’est pour le bien de la communauté) car elle fait baisser le prix de vente. Je ne discute pas ici de la véracité de cet argument car il me sert de base pour mon argumentation envers ceux qui nous la débitent en tranche y compris des journalistes comme madame Sylvie Pierre-Brossolette éditorialiste du Point et accessoirement participante au débat avec le jovial et satisfait Joffrin à France Info.
Pour quelles raisons délocalisons-nous ? Parce que la main d’œuvre est moins chère là-bas au loin et que lorsque dans un produit la main d’œuvre a un coût il faut le diminuer si l’on peut. Alors toute entreprise qui utilise une main d’œuvre en quantité va faire fabriquer ses produits en Chine, puis en Inde ou au Vietnam (Adidas par exemple) quand cela devient trop cher dans l’Empire du milieu. Mais cela ne concerne pas seulement le bas de l’échelle puisque dans les sociétés de services c’est aussi le cas : les call centers ou hot lines sont délocalisés en Irlande, en Tunisie ou au Maroc, l’informatique - et même au plus haut niveau - en Inde. Ce n’est donc pas la matière première que l’on essaye de négocier au plus bas mondial, mais l’homme. Et dans ce bon raisonnement, madame Sylvie Pierre Brossolette citée plus haut, prend la défense des hauts salaires et hauts boni pour cette même raison de concurrence, mais cette fois étonnamment dans l’autre sens : il faut payer le plus cher possible pour s’attirer les meilleurs. On pourrait lui répondre que l’on pourrait faire la même chose pour le bas de l’échelle. Alors je vais lui répondre :
- une règle, comme en physique, n’est valable que si elle est universelle et reproductible. Ainsi en est-il du marché aussi. Si le marché a pour but de trouver le meilleur au moindre prix, cela doit s’appliquer aux patrons et non l’inverse les soi-disant meilleurs au plus haut prix ;
- pour répondre à ce qui est rare est cher je vais prendre le sophisme que tout le monde connaît : un âne borgne est rare, tout ce qui est rare est cher et donc un âne borgne est cher ;
- de l’argument précédent tirons quelques conclusions qui s’imposent : a- il est faux de prétendre qu’un bon patron est si rare. Il me semble que nous sommes plus de 6 milliards de péquins sur la terre et que sur 6 milliards prétendre qu’il n’y aurait qu’une petite centaine de patrons cooptés entre eux hyperperformants est une aberration scientifique b- tous les patrons géniaux qui ont été payés à prix d’or ont été incapables dans cette économie efficiente de prévoir l’avenir. Dans l’automobile aucun n’a préparé le futur avec la disparition annoncée depuis 40 ans des énergies fossiles, de lancer des recherches approfondies sur la voiture électrique, de commencer à transformer leurs usines et de ne pas investir plusieurs dizaines de milliards d’euros les cinq dernières années dans de nouvelles usines à faire des voitures thermiques. Dans les banques, les assurances, les sociétés financières, ces patrons hyperboliques non seulement ont été incapables de prévoir le désastre de leur rapacité, mais en plus sont incapables de gérer cette crise et enfin se sont goinfrés comme des malotrus.
Je propose donc que nous soumettions tous les patrons des multinationales à la concurrence, non à la concurrence restreinte des cooptés, mais du monde entier. Que cette concurrence soit efficiente afin qu’il ressorte le meilleur patron au moindre coût et si pour arriver il fallait délocaliser les patrons et bien délocalisons les patrons. Nous aurions ainsi au lieu d’un patron à 3 millions d’euros un patron à 3 000 roupies ce qui créera en France par la différence 2 000 emplois pérennes. Et si on prend l’ensemble de la direction - comme on l’a appris cela coûte 40 millions d’euros par an - cela nous fera 26 000 emplois et si on multiplie par 40 du CAC cela nous fera 1 million d’emplois. Et qu’on ne me dise pas que ces patrons payés quelques roupies en Inde seraient moins performants que nos millionnaires français. Par la crise que nous traversons ils n’ont pas montré une efficacité surprenante. De plus il faut s’en tenir à un raisonnement mathématique rigoureux. Une loi doit être universelle. C’est le marché qui nous donnera des patrons pas chers et très efficaces.
DELOCALISONS LES PATRONS !
Vignette Asie contrée de délocalisation (Wikipédia)
Ces manifestations violentes qui sont dues à des employés qui débordent les syndicats ou à des extrémistes qui profitent des situations pour casser en toute impunité, ou - peut-on l’imaginer ? - à des provocateurs, sinon au laisser faire volontaire ne règlent rien si elles expriment désespoir et colère. Les conséquences sont multiples et néfastes : phénomène de mimétisme, effet exponentiel de l’explosion du tissu social, regroupement grégaire des défenseurs d’un ordre dur et répressif.
Pour contrer ces méfaits, à l’instar des médecine douce, je vais vous proposer une argumentation imparable à opposer à chaque patron glouton et arrogant, à chaque délocalisation en se référant à la loi du marché. Comme dit plus haut le marché nous apporte cet avantage inouï qu’il permet par son efficience à tout consommateur de trouver le produit le meilleur au moindre coût. Ceci grâce à la concurrence bénie. Et c’est au nom de cette concurrence qui profite même aux plus pauvres (sauf si c’est son emploi qu’on supprime, mais ce n’est pas grave car c’est pour le bien de la communauté) car elle fait baisser le prix de vente. Je ne discute pas ici de la véracité de cet argument car il me sert de base pour mon argumentation envers ceux qui nous la débitent en tranche y compris des journalistes comme madame Sylvie Pierre-Brossolette éditorialiste du Point et accessoirement participante au débat avec le jovial et satisfait Joffrin à France Info.
Pour quelles raisons délocalisons-nous ? Parce que la main d’œuvre est moins chère là-bas au loin et que lorsque dans un produit la main d’œuvre a un coût il faut le diminuer si l’on peut. Alors toute entreprise qui utilise une main d’œuvre en quantité va faire fabriquer ses produits en Chine, puis en Inde ou au Vietnam (Adidas par exemple) quand cela devient trop cher dans l’Empire du milieu. Mais cela ne concerne pas seulement le bas de l’échelle puisque dans les sociétés de services c’est aussi le cas : les call centers ou hot lines sont délocalisés en Irlande, en Tunisie ou au Maroc, l’informatique - et même au plus haut niveau - en Inde. Ce n’est donc pas la matière première que l’on essaye de négocier au plus bas mondial, mais l’homme. Et dans ce bon raisonnement, madame Sylvie Pierre Brossolette citée plus haut, prend la défense des hauts salaires et hauts boni pour cette même raison de concurrence, mais cette fois étonnamment dans l’autre sens : il faut payer le plus cher possible pour s’attirer les meilleurs. On pourrait lui répondre que l’on pourrait faire la même chose pour le bas de l’échelle. Alors je vais lui répondre :
- une règle, comme en physique, n’est valable que si elle est universelle et reproductible. Ainsi en est-il du marché aussi. Si le marché a pour but de trouver le meilleur au moindre prix, cela doit s’appliquer aux patrons et non l’inverse les soi-disant meilleurs au plus haut prix ;
- pour répondre à ce qui est rare est cher je vais prendre le sophisme que tout le monde connaît : un âne borgne est rare, tout ce qui est rare est cher et donc un âne borgne est cher ;
- de l’argument précédent tirons quelques conclusions qui s’imposent : a- il est faux de prétendre qu’un bon patron est si rare. Il me semble que nous sommes plus de 6 milliards de péquins sur la terre et que sur 6 milliards prétendre qu’il n’y aurait qu’une petite centaine de patrons cooptés entre eux hyperperformants est une aberration scientifique b- tous les patrons géniaux qui ont été payés à prix d’or ont été incapables dans cette économie efficiente de prévoir l’avenir. Dans l’automobile aucun n’a préparé le futur avec la disparition annoncée depuis 40 ans des énergies fossiles, de lancer des recherches approfondies sur la voiture électrique, de commencer à transformer leurs usines et de ne pas investir plusieurs dizaines de milliards d’euros les cinq dernières années dans de nouvelles usines à faire des voitures thermiques. Dans les banques, les assurances, les sociétés financières, ces patrons hyperboliques non seulement ont été incapables de prévoir le désastre de leur rapacité, mais en plus sont incapables de gérer cette crise et enfin se sont goinfrés comme des malotrus.
Je propose donc que nous soumettions tous les patrons des multinationales à la concurrence, non à la concurrence restreinte des cooptés, mais du monde entier. Que cette concurrence soit efficiente afin qu’il ressorte le meilleur patron au moindre coût et si pour arriver il fallait délocaliser les patrons et bien délocalisons les patrons. Nous aurions ainsi au lieu d’un patron à 3 millions d’euros un patron à 3 000 roupies ce qui créera en France par la différence 2 000 emplois pérennes. Et si on prend l’ensemble de la direction - comme on l’a appris cela coûte 40 millions d’euros par an - cela nous fera 26 000 emplois et si on multiplie par 40 du CAC cela nous fera 1 million d’emplois. Et qu’on ne me dise pas que ces patrons payés quelques roupies en Inde seraient moins performants que nos millionnaires français. Par la crise que nous traversons ils n’ont pas montré une efficacité surprenante. De plus il faut s’en tenir à un raisonnement mathématique rigoureux. Une loi doit être universelle. C’est le marché qui nous donnera des patrons pas chers et très efficaces.
DELOCALISONS LES PATRONS !
Vignette Asie contrée de délocalisation (Wikipédia)

