mardi 22 novembre - par Marcel MONIN

Pour éviter un « autre Macron » … faut-il changer de constitution ?

 

Pour éviter un « autre Macron » … faut-il changer de constitution ?

 

Certains professionnels de la politique ont trouvé une idée pour essayer de ramasser des voix : faire rêver à une 6ème République, avec la rédaction d’une nouvelle constitution … miracle (1).

 

Au fait, pourquoi ?

 - Parce que E. Macron aurait tel ou tel comportement ?

Si c’est cela le problème, il faut soumettre les candidats à la présidence de la République à des tests psychologiques ou psychiatriques ou d’un genre similaire. Mais il suffit d’une loi (organique).

 - Parce que la politique mise en œuvre sous l’impulsion d’E. Macron ne convient pas ?

Mais un texte sur le fonctionnement des institutions n’est pas une loi de programmation financière, économique et sociale ! (Sauf certains traités, à commencer par celui de Maastricht - v. ci-dessous- ). Une constitution, c’est une sorte de règlement intérieur qui organise les relations ( délimitation des sphères de compétences, moyens d’action des uns sur les autres) entre les membres de la classe politique, selon qu’ils sont ministres ou qu’ils sont parlementaires (2).

 

L’endroit où la politique est arrêtée varie. Sous les III° et IV° Républiques, c’était au sein des assemblées. Sous la V° République, ce fut au sein de l’exécutif. Depuis 1992, la politique sur les problèmes essentiels, est arrêtée par des organismes ad hoc auxquels les dirigeants français ont délégué les compétences décisionnelles qui appartenaient jusque là au peuple et à ses représentants.

Ce qui fait que les lobbys (3) qui soufflent aux politiques ce qu’ils doivent faire ( et rédigent même des propositions de lois) dirigent, selon le moment, leurs efforts vers les chefs des partis et les parlementaires (III° et IV° Républiques), ou les membres du pouvoir exécutif (depuis le départ du général de Gaulle). On a d’ailleurs découvert, grâce à des études, que les lobbys ont même réussi ( réseaux, médias …) dans l’ordre interne, à mettre tel candidat en orbite pour les élections présidentielles de 2017 et à le faire élire. Et les lobbys sont maintenant très actifs auprès des institutions de « l’Union européenne ».

 

Le tout visant à permettre aux financiers de faire des affaires et à transformer les institutions des Etats ( chef d’Etat ou de gouvernement en tête) en facilitateurs desdites affaires.

Et faisant en sorte que les citoyens soient privés (v. ci-dessus) d’avoir leur mot à dire. Les dirigeants des Etats étant chargés de prendre à l’égard de ces derniers, avec l’aide des médias ou des services du « maintien de l’ordre » selon les circonstances, les mesures anesthésiantes ou de dissuasion musclée.

 

Si l’on veut qu’une autre politique soit possible, et si l’on veut que les représentants du peuple représentent … le peuple, et non autre chose, que faut-il faire ? Ce n’est pas « évident ». Voici en tous cas, quelques pistes.

 

A. Il faut déjà toiletter (quand même) la constitution au moins sur deux points (qui ne figuraient d’ailleurs pas dans le texte originel) .

1/ Enlever les dispositions de 1992 qui permettent les transferts ( les yeux bandés) de compétences en direction des organismes ad hoc de Bruxelles ou de Strasbourg. Mécanismes qui privent les citoyens de se prononcer sur leur sort et sur leurs conditions de vie. Car s’entendre avec les autres Etats européens est une chose. (La nécessaire coopération peut évidemment continuer sans problèmes … mais autrement et avec éventuellement des traités différents). Mais qu’un peuple se fasse imposer par des organismes étrangers des décisions pouvant être contraires à ses intérêts, est une tout autre chose.

 2/ Faire des membres de l’exécutif des justiciables relevant des juridictions de droit commun ( suppression de la Cour de Justice de la République). Et limiter les privilèges de juridiction du président de la République.

 

B. On doit évidemment penser à installer des « garde-fous ». (Qui relèvent de la loi).

 - Compte tenu de ce qui est observable : « mélange » des financiers et des politiques ; représentation « truquée » des citoyens (notamment par l’usage massif des techniques de manipulation). Citoyens, qui ne peuvent pas contrôler l’usage qui est fait du mandat qu’ils confèrent ( ou croient conférer) le jour de l’élection. Elections qui, en plus, reproduisent sous une forme politique les inégalités sociales (v. les statistiques).

 - Et compte tenu par ailleurs de la connaissance que l’on a des tentations ou des traits habituels de caractère de la plupart des gens, spécialement dans le monde politique.

 

Garde fous dont la mise en place ne serait évidemment possible qu’en cas d’évènements particuliers (4).

 

Entre autres, et sous réserve d’en définir les modalités : 

 

1/ Compléter la listes des inéligibilités : par ex. un banquier d’un certain « niveau » devient inéligible, au moins à la présidence de la République, tant que les banques peuvent créer de la monnaie et négocier les obligations de l’Etat ; comme auraient l’interdiction de se présenter les personnes disposant de fonds dans un paradis fiscal, ou de biens acquis de manière illicite au regard de la loi (5).

2/ Répartir les sièges en fonction de la réalité sociologique  : Les 10 % les plus riches ( mesurée par exemple aux déclarations de revenus) ont 10 % des sièges ; la tranche des citoyens qui se situe dans la fourchette de … dispose d’un nombre de sièges correspondant à la population concernée. Et ces sièges sont répartis territorialement. Ce qui fait que le ressort territorial des candidats 10 % sera plus étendu que celui des candidats 30 %. Ca se faisait pour les Etats généraux, ça se fait pour de multiples élections ( comme celles des conseils d’université). Les gens peuvent s’y habituer pour les élections législatives.

3/ Interdire la plupart des pantouflages. Quand on choisit d’être fonctionnaire on le reste. Quand on a été élu, on ne va pas se mettre au service des groupes privés qu’on a eu compétence à régir.

Quand on est magistrat on ne va pas aider les membres du pouvoir exécutif à prendre des décisions que l’ordre judiciaire ou l’ordre administratif contrôlent ; etc…

4/ Créer un recours en constatation de conflit d’intérêts ( sur le modèle du recours pour excès de pouvoir) sanctionné, par exemple par la perte du mandat pour les élus, la cessation des fonctions pour un agent public, et le versement d’une amende civile.

5/ Améliorer le droit de pétition et en étendre l’usage. Créer, au profit des citoyens, un droit d’interpellation permettant de « demander des comptes » à un élu. Au moins dans les limites et le cadre fixés par la loi (par ex. sur sa situation patrimoniale, bien évidemment sur ses votes, et sur ses éventuels conflits d’intérêts). Avec réponses publiées sur le site de l’institution ou sur le site de l’élu (sites à créer le cas échéant).

6/ Améliorer la protection des lanceurs d’alerte et supprimer les incriminations pénales notamment dans le cas où les documents « volés » seraient constitutifs d’une infraction pénale ou auraient un lien avec une infraction pénale ou, de manière générale, avec une activité illicite..

Mettre à la charge de l’organisme ou de la personne propriétaire ou bénéficiaire de ce que révèle le document, la réparation résultant du préjudice subi par le lanceur d’alerte du fait, par exemple, de son licenciement et des conséquences du lancement de l’alerte.

7/ Sur le modèle ( à adapter) de l’article L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales (6) , permettre aux citoyens ( ou à des associations de citoyens) d’engager des actions au nom de l’Etat en cas de préjudices subis par l’Etat (donc par les citoyens) , notamment du fait de la commission de certaines infractions ( comme l’évasion fiscale). Ou, autre exemple, lorsqu’il a été porté atteinte à la santé ou à toute autre question d’intérêt collectif. 

 

Etant entendu que si ces « garde-fous » peuvent être efficaces pendant un temps, spécialement juste après leur mise en place, il est probable que leur efficacité est vouée à diminuer dans le temps.

Parce que les enjeux financiers contemporains sont colossaux ( et que l’appât du gain est irrésistible et éternel). Parce que l’histoire enseigne que des moyens ont toujours été imaginés et mis en œuvre pour la défense des intérêts de ce genre. Y compris la guerre.

Et, évidemment, puisque ce ne sont pas les gens qui n’ont pas d’argent qui peuvent payer les campagnes électorales, devenir propriétaires des moyens d’information et de manipulation, ou qui ont la possibilité de séduire ou de corrompre.

 

Mais cela n’empêche pas de réfléchir à un monde meilleur, comme l’on fait les membres du CNR (Conseil National de la Résistance). Dont les réformes pour des « jours heureux » n’ont pas encore été complétement détricotées par les gouvernants en place.

 

Marcel-M. MONIN

m. de conf. hon. des universités.

 

(1) Un texte constitutionnel ne provoque pas toujours les changements attendus. Il peut rester lettre morte sur certains points importants. Le texte de 1875 donnait de grands pouvoirs au président de la République qui ne furent pas exploités par les titulaires successifs de la charge. Le texte de 1946 voulait que le Président du Conseil choisisse librement ses ministres, mais les gouvernements continuèrent à être composés selon les marchandages des leaders des partis et à être une sorte de conseil syndical des partis. Le texte de 1958 a réussi (grâce aussi aux circonstances du moment) à mettre de l’ordre dans le comportement des leaders des partis. Et a permis (c’était son but) que soient prises les décisions importantes pour les Français et pour la France.

Le même texte n’a pas empêché les successeurs du général de Gaulle de faire le contraire de ce dernier et d’avoir des conceptions manifestement très éloignées des siennes. Qu’il s’agisse de la place de la France dans le monde et de ses relations avec les autres Etats, notamment les USA, de la dignité du peuple français et du respect qui lui est du, et de manière plus générale, de ce qui est convenable de faire et de ce qui ne l’est pas. Et évidemment le rapport à l’argent.

(2) On peut il est vrai mettre dans la constitution certaines dispositions ( comme le projet d’y mettre l’IVG pour qu’elle continue à servir de moyen de contraception) pour empêcher que ces dernières soient remises en cause. Parce que les juges refusent de statuer sur ce qui est écrit dans la constitution. Et parce que les juges empêchent que les autres textes ( lois, décrets) méconnaissent les dispositions « constitutionnelles ».

Ceux qui ont voulu que les financiers fassent leurs affaires librement ont utilisé la même mécanique juridique. Ils ont fabriqué des règles qu’ils ont mises dans des « traités ». Parce que les traités une fois ratifiés, ce qu’ils contiennent n’est plus contestable. Ni devant les tribunaux, ni par les parlements, ni par les peuples. NB. Une autre astuce des rédacteurs des traités européens, a consisté à mettre en place une procédure compliquée qui exige que l’Etat qui veut échapper à cette sorte de régime « colonial », obtienne l’accord du système dont il veut se libérer.

(3) « N’est pas tolérable en ce qui concerne les élus : ... Un régime, qui, pour la même raison, soumet ces candidats perpétuels aux forces locales, politiques, pécuniaires, dont ils ont besoin pour être réélus et pour accéder au pouvoir ... un régime, qui, par l’initiative parlementaire des dépenses et par l’intervention des élus dans l’administration, fait des finances et de la vie de la France la proie desdites majorités ...un régime, qui, par la collusion du mandat parlementaire et de son despotisme avec d’autres professions, notamment celle d’avocat, est un foyer permanent de corruption financière et morale » Tardieu, La Révolution à refaire (1936).

(4) Sauf événement particulier, ceux qui ont « créé » en quelque sorte E. Macron, feront en sorte de mettre sur orbite un successeur qui leur donnera possiblement les mêmes garanties (psychologie, trajectoire), puis les mêmes satisfactions. Et qui, évidemment, de manière plus générale, ne mettra en cause ni la ligne financière, économique et sociale de « l’Europe », ni la subordination aux USA.

On ne voit pas non plus la classe politique pouvoir se réformer. Mais des évènements peuvent survenir et engendrer une sorte de bouleversement politique. D’où sortirait la mise en place de gouvernants décidés, eux, à empêcher la continuation de certaines « dérives » du système « libéral ». Et qui amèneraient probablement les juges à enquêter plus facilement et à statuer sur certains cas de la période immédiatement antérieure. Par exemple en faisant jouer pour les politiques, comme ils l’ont fait jadis pour les fonctionnaires, la notion de « faute personnelle détachable des fonctions  ». Dont la mise en œuvre pourrait avoir des effets … cruels. Avec ce faisant, des vertus pédagogiques pour les futurs volontaires à la représentation

(5) Evidemment ce genre de disposition n’empêche pas de mentir au moment du dépôt de la candidature. Mais elle peut créer un risque dissuasif de faire de la politique quand on cousine avec la délinquance financière et qu’on est au surplus un menteur. Surtout si la dissimulation est efficacement sanctionnée. Par exemple par la confiscation des sommes dont s’agit. Et ce, à tout moment, et quelles que soient la forme ou les mains dans lesquelles ces dernières ont pu et peuvent se trouver par des jeux d’écritures.

(6) « Tout contribuable inscrit au rôle de la commune a le droit d'exercer, tant en demande qu'en défense, à ses frais et risques, avec l'autorisation du tribunal administratif, les actions qu'il croit appartenir à la commune, et que celle-ci, préalablement appelée à en délibérer, a refusé ou négligé d'exercer ».



67 réactions


  • Clocel Clocel 22 novembre 17:41

    Plus de pays, plus de peuple, plus de volonté commune...

    A quoi bon, une constitution ?

    Valider notre statut de serf ?


    • Sylfaën.H. Sylfaën.H. 25 novembre 13:33

      @Clocel
      Tout à fait smiley
      L’Ordre du Monde consiste en divisant les gens en 2-(et pas en déciles, classes, cible-clients, jusque démembré en data) : il y a des gens avec, ou sans FRIC ; ceux avec la pelle, d’autres avec les flingues ; où sont les flingues ?-)


  • samy Levrai samy Levrai 22 novembre 18:39

    Une autre constitution mais dans l’UE avec l’euro comme monnaie et dans l’OTAN... sans remettre en cause l’absence de souveraineté, ca sent l’escroquerie ou la connerie, je ne vois rien entre les deux.


    • Lynwec 22 novembre 19:56

      @samy Levrai

      C’est en effet le préalable obligatoire, sinon, toute réforme ne serait que poudre aux yeux et entourloupe habituelles .

      Et n’oublions surtout pas la séparation réelle des pouvoirs ainsi que le mandat impératif et le vote obligatoire et connu, sinon, quel est l’intérêt du système représentatif ? A ceux qui prétendront que c’est impossible, je réponds qu’ils démontrent de fait que ce système n’existe que pour tromper les masses .


    • Clark Kent Clark Kent 23 novembre 09:40

      @Lynwec

      "ils démontrent de fait que ce système n’existe que pour tromper les masses ."

      Oui, la notion de « représentativité » est aussi illusoire et détournée de son sens que celles de « liberté », d’« égalité » et, encore plus, de « fraternité ».

      Ces concepts restent idéels tant qu’ils ne sont pas accompagnés d’un complément pour prendre un sens concret.

      Et, pour ce qui concerne le sens réel de la devise de notre « démocratie représentative », les compléments explicites sont :

      • liberté d’entreprendre (libéralisme économique)

      • égalité devant la loi (et non pas entre classes sociales antinomiques)

      • fraternité entre membres du même réseau (le Siècle, le Grand Orient,, etc.)

      La "représentativité s’avère être un instrument de sondage adapté à une société « pré-connectée » dans laquelle le pouvoir avait besoin de centraliser les informations sur l’opinion « en régions » pour anticiper sur les mouvements par des manipulations médiatiques et des saupoudrages d’assistanat. Cette structure de contrôle social est devenue obsolète avec les « réseaux sociaux » qui donnent ces informations en direct et en temps réel à ceux qui tirent les ficelles. Les fils des marionnettes ont cédé la place aux électrodes corticales.


    • spiritwalker spiritwalker 23 novembre 16:58

      @samy Levrai Bonsoir , première chose sortir de L’Otan où nous a fait rentrer Mr Sarkozy , deuxième chose revenir sur le traité de Maastricht ou sortir des directives de la CEDH pour retrouver des décisions « souveraines » en politique intérieure et extérieure , troisième choses rendre les « politiques » justiciables même pendant leur mandats pour manquement à leur devoir de fonctions , collusions d’intérêts , délits d’initiés , détournement de fonds , entente avec l’ennemie (ne serait-ce que sur le plan géo-économique et géostratégique , voir Alstom...) , enfin soumettre un changement de constitution par référendum qui fait primer le droit des Nations avant le droit Européen (intérêt national) ; on aura pas mal avancé sauf « accident » personnel .


    • Clark Kent Clark Kent 23 novembre 17:41

      @spiritwalker

      La France n’est jamais sortie de l’OTAN, même si, moi comme vous je préférerais ne pas appartenit à ce camp !

      Elle en a même été un des pays fondateurs et n’a jamais remis en cause son appartenance à l’Alliance dans sa double dimension politique et militaire, même si elle en a contesté à plusieurs reprises les modalités de fonctionnement qui donnent de fait aux États-Unis un rôle prépondérant, ce qui n’est qu’une conséquence de la position hégémonique de ce pays dans tous les domaines. De Gaulle a affirmé une volonté d’« indépendance » et une vision de ce que devait être l’Europe qu’il a contribué activement à construire en croyant que l’union permettrait de contrebalancer la puissance des USA en restant dans la même alliance (contre l’URSS).

      Il a donc agi pour que la France quitte l’organisation militaire intégrée de l’Alliance en 1966, mais des accords de coopération des forces armées françaises avec les forces de l’OTAN ont été rapidement signés et réduit considérablement la portée pratique de cette sortie de l’OTAN.

      Cette coopération a été renforcée par les présidents Mitterrand et Chirac, jusqu’en 2009 où Nicolas Sarkozy a en effet fait réintégrer la France au commandement unifié de l’OTAN.


    • Croa Croa 23 novembre 19:14

      À spiritwalker,
      Sortir de l’OTAN & de l’UE va de sois dès lors qu’il y a déclaration d’une totale indépendance de la Nation. Une nouvelle constitution sans ce préalable n’aurait pas de sens !


    • mursili mursili 24 novembre 21:37

      @spiritwalker
      sortir de L’Otan où nous a fait rentrer Mr Sarkozy

      Non, ça c’est faux. la France est membre fondateur de l’OTAN depuis sa création en 1949.


  • sirocco sirocco 22 novembre 20:38

    @l’auteur

    Vous n’envisagez pas les choses dans le bon ordre.

    Pour changer (éventuellement) de constitution, il faut d’abord se débarrasser de Macron. Car tant qu’il sera là (lui ou le clone qui le remplacera) la constitution ne changera pas, ou alors pas dans un sens souhaitable.

    De même si on voulait quitter l’UE, l’OTAN, l’euro...


    • Marcel MONIN Marcel MONIN 23 novembre 11:42

      @sirocco
      Bien évidemment. Voir la note 4.


    • Eric F Eric F 23 novembre 19:24

      @sirocco
      On sera de toute façon débarrassé de Macron dans quatre ans et demi, il ne sera pas rééligible.
      Mais pour que son clone ne soit pas élu, encore faut-il que tous les citoyens qui lui sont opposés votent contre lui, car sinon il sera élu par les autres.


  • véronique 22 novembre 23:29

    Je suis d’accord pour ce qui concerne le pantouflage et les diverses mesures visant à .mieux protéger les citoyens contre diverses formes d’abus de pouvoir.

    En revanche il me semble nécessaire de changer de constitution (et de sortir de l’ue et de l’otan ). L’objectif étant de supprimer la présidence de la république. Revenir à un régime parlementaire ponctué de démocratie directe avec dans ce cas mandat impératif.


    • Croa Croa 23 novembre 19:19

      À véronique,
      C’est à l’assemblée constituante de régler ce genre de détails. La suppression éventuelle de la Présidence de la République sera forcément dans le débat ainsi que celui du choix du nouveau régime, lequel ne sera pas forcément une République.


    • Eric F Eric F 23 novembre 19:26

      @Croa
      ’’...choix du nouveau régime, lequel ne sera pas forcément une République’’
      A quoi pensez-vous ?


    • véronique 23 novembre 21:10

      @Croa

      Il ne s’agit pas d’un détail. Et bien sûr il faut une assemblée constituante pour rédiger une nouvelle constitution. Pour ma part je souhaite une république.


  • Jonas Jonas 22 novembre 23:52

    La démocratie représentative est un concept vérolé et dangereux à long terme, qui mène inexorablement au totalitarisme.

    Le principe du suffrage universel est contraire au bon fonctionnement d’un État, puisqu’il est basé non pas sur la compétence, le désir de faire appliquer la justice et la vérité d’un programme d’un candidat, mais sur un seul critère : le nombre de votes obtenus, qui élisent des postulants peu importe qu’ils soient intelligents, diplômés, ou moralement justes.
    La majorité ne sgnifie pas forcément la vérité, l’équité et la justice.

    L’élection est individualiste, elle donne accès à tous au droit de vote, satisfaisant les désirs simplistes des électeurs facilement manipulables et séduits par les média, ce qui ne peut donner naissance à une classe politique unie et cohérente, car chaque individu est unique, et vote en fonction de ses propres intérêts.

    Pourquoi croyez-vous que la plupart des candidats élus à la présidentielle soient des arrivistes quasiment analphabètes, incultes et avides de pouvoir et d’argent, sans la carrure d’un vrai chef d’état ?
    Comment croyez-vous qu’Hitler soit arrivé au pouvoir ? N’a-t-il pas été élu démocratiquement ?

    La nomination d’une classe politique au poste de commandement pendant un temps limité (en France, 5 ans), fait qu’elle cherche à se faire réélire pour se maintenir au pouvoir, en utilisant à terme les calculs politiques et la corruption : banques et complexes industriels deviennent des interlocuteurs privilégiés, la classe politique est promue alors comme la réelle classe dominante, contrôlée par ces lobbys (super classe mondiale).

    Les démocraties oeuvrent à la satisfaction et au contrôle totalitaire des masses (État providence) : développement de l’assistanat (revenu universel, chômage, retraite, contrôle et asservissement des institutions éducatives (écoles, lycée , universités, contrôle des média), pour donner naissance à une génération de citoyens déracinés loin de tout répère religieux, culturel, ethnique, assistés, contrôlables, influençables, malléables qui votent pour eux, et suffisamment lobotomisés aux sirènes du mercantilisme.

    Destruction des structures traditionnelles comme la famille (généralisation et encouragement à l’avortement, au divorce, homosexualité, adoption par des couples homosexuels, théorie du genre dans les écoles et universités,...). La famille représente une des ultimes structures qui freine le contrôle des masse, en effet, l’État ne contrôle pas ce qui se dit dans les foyers, des pensants qui pourraient menacer ses fondements.


    • Eric F Eric F 23 novembre 19:29

      @Jonas
      ’’Le principe du suffrage universel est contraire au bon fonctionnement d’un État’’
      Alors quoi, un suffrage censitaire selon la part de PIB généré par chaque électeur ? Pas de suffrage du tout mais un autocrate autodésigné ?


    • Jonas Jonas 23 novembre 22:33

      @Eric F « Alors quoi, un suffrage censitaire selon la part de PIB généré par chaque électeur ? Pas de suffrage du tout mais un autocrate autodésigné ? »

      La France ne s’est pas créé avec la démocratie, et n’est pas devenue une grande puissance mondiale des arts, de la science, de la littérature et de la philosophie sous le suffrage censitaire ou universel.


    • Eric F Eric F 24 novembre 09:16

      @Jonas
      Alors quoi, Vercingétorix II, Clovis V, Carloman III, Louis XX, Louis-Philippe II, Napoléon IV ?


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 novembre 09:32

      @Eric F
       
      « Alors quoi, un suffrage censitaire selon la part de PIB généré par chaque électeur ? »
        >

      Depuis que les constitutions ont accordé aux personnes morales les mêmes droits que les personnes physiques, les corporations sont des citoyens comme les autres devant la loi. : elles sont légalement devenues des pots de fer contre les pots de terre que nous sommes.

      C’est Cela le Nouveau Régime : un néo-Ancien Régime.

       

      cf. Il faut que tout change, pour que rien ne change.
       


    • Eric F Eric F 24 novembre 13:59

      @Francis, agnotologue
      Les constitutions n’ont pas donné le droit de vote aux ’’personnes morales’’ (il ne s’agit pas d’AG d’actionnaires), ni les lois ne les rendent passibles de peines de prison.
      Je taquinais Jonas en parlant de droit de vote censitaire selon la part de PIB (il reste flou sur ce qu’il préconise).

      Mais il y a le problème du ’’pouvoir d’influence’’ (manipulation de l’information, corruption des décideurs, etc.) de la part des hyper-riches, ce qui constitue effectivement une plaie croissante de notre société. Leur positionnement politique est le libéralisme mondialisé, on sait donc pour qui ne pas voter pour les contrer.
      Mais les oppositions alter-mondialistes d’un côté et souverainistes de l’autre ne s’additionnent pas pour constituer une majorité de rechange. Et les partisans de l’insurrection qui met tout par terre constituent une minorité, car l’expérience montre que s’ensuit soit l’anarchie destructrice, soit la dictature oppressive.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 novembre 14:37

      @Eric F
       
       vous savez bien que je ne parlais pas de vote ni de scrutin.
       


    • Eric F Eric F 24 novembre 19:12

      @Francis, agnotologue
      la formulation ’’mêmes droits’’ ne précise pas la nature de ces droits, les droits constitutionnels sont bien relatifs aux individus.à ceux des personnes physiques.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 novembre 19:45

      @Eric F
       
       Vous trouverez toutes les précisions que vous pourriez rechercher à ce sujet là :
       

      The Corporation VOSTFR
      Chapeau «  Si l’entreprise a, légalement, les mêmes droits qu’un individu, pourquoi se conduit-elle de façon si peu humaine ? Ce documentaire montre que le comportement de l’entreprise correspond en tous points à celui d’un psychopathe : égoïste, menteur, se moquant totalement du bien-être et du respect d’autrui... L’entreprise est-elle un monstre indomptable ? » Réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar.

      Ce film est basé sur le livre « The corporation, the pathological pursuit of profit and power » (Les Multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir) de Joel Bakan.
       
      Ps. Prévoyez 2H23 mn 55 s.
      Bonne écoute.

    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 novembre 19:55

      @Francis, agnotologue
       
       « Au Chili, pour parler de la compagnie minière Los Pelambres, la multinationale Luksic à capitaux japonais et chiliens, on dit « la Minera ». Comme on disait jadis « la Frutera », au Guatemala ou au Costa Rica, pour la United Fruit Company. La Minera a acheté populations, médias et élus. Le maire de Salamanca la décrit comme « un bon citoyen de sa commune » » 


  • Étirév 23 novembre 07:21

    Pour éviter un autre « Macron », ça n’est pas la Constitution qu’il faut changer, et encore moins une Révolution comme celle de 1789 dite « française ».
    Ce ne sont pas les transformations extérieures qui produiront les véritables améliorations. C’est la mentalité humaine qu’on doit changer, c’est là qu’il faut faire la révolution.
    Suite...


  • the clone the clone 23 novembre 07:44

    Il est toujours dur de subir ses chefs, il est encore plus stupide de les élires ......


  • the clone the clone 23 novembre 07:46

    Quand Macron scrute l’horizon il ne voit que son dos .....

    Macron peut encercler ses adversaires a lui tout seul ....


  • Areole 23 novembre 08:44

    Changer la constitution ne changera pas l’opinion de mon Tonton et de ma Tata qui viennent de recevoir leur 5ième dose, pensent que le Macron parle bien et qu’il faut faire la guerre aux russes sans avoir à partir au front tout en se croyant protégés des bombes.

    Bon, constitution ou pas, ceux-là sont les plus nombreux, non ?


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 23 novembre 10:18

    Pour éviter un autre Macron (ou qui vous voulez), il suffit de voter pour d’autres candidats (tout le monde peut se présenter), et la constitution actuelle permet de le faire, même si un changement profond (en fait plus simple de concevoir une nouvelle constitution) aurait beaucoup d’avantages.

    Ceux qui proposent une 6ème constitution et déplorent l’élection de E. Macron n’ont souvent pas voté pour d’autre candidat, et pourtant ils pouvaient le faire sans rien changer, alors ...


    • Croa Croa 23 novembre 19:24

      À lecoindubonsens,
      FAUX, tout le système est à revoir. Cette fausse démocratie dite représentative doit être abolie. Sans cela, nous aurons d’autres Macron, c’est évident ! smiley


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 24 novembre 07:37

      @Croa «  tout le système est à revoir »
      si vous connaissez mes propositions, vous savez que je partage cette affirmation smiley
      toutefois, je maintiens qu’avec les outils actuels, nous avions/avons les moyens de changer, mais il faut avoir ce que l’on veut !
      Sur l’exemple du choix de notre président actuel, puisque c’est quand même le thème de l’article, les partisans de Nupes n’ont par exemple plus le droit de défendre « TSM, tout sauf Macron » puisqu’ils ont choisi une attitude facilitant sa réélection. Idem bien sûr pour ceux qui ont voté pour, n’ont pas voté ou ont voté blanc/nul.


  • the clone the clone 23 novembre 11:04

    Entre constitution et constipation il n’y a que quelques lettres de différence ......


  • jef88 jef88 23 novembre 11:05

    Une nouvelle règle :

    Les députés et sénateurs doivent pouvoir voter selon leurs opinions personnelles et non pas selon les consignes de leur parti....

    Les partis donnent (peut-être) une orientation mais sont, actuellement à la botte de pouvoirs occultes ! ! ! 


    • Clark Kent Clark Kent 23 novembre 12:00

      @jef88

      Ce serait bien aussi si de temps en temps ils votaient selon les vœux de ceux qui les ont élus, ou même ne serait-ce qu’en conformité avec ce qu’ils ont annoncé pour se faire élire.

      C’est d’ailleurs vrai pour tous les élus à tous les échelons.


  • Tolzan Tolzan 23 novembre 11:44

    Votre analyse est presque parfaite.

    Il faut en effet réviser la constitution comme vous l’indiquez, mais il me semble que vous sous-estimez un point capital : IL FAUT CASSER L’APPAREIL DE PROPAGANDE QUI MONOPOLISE LA DIFFUSION DE L’INFORMATION PARCE QU’EN 2022, LE POUVOIR EST DANS LES MÉDIAS QUI FAÇONNENT L’OPINION.

    Il ne faut jamais oublier la formule attribuée à Josef Goebbels : « un mensonge répété 4 fois reste un mensonge, mais répété des centaines de fois devient vérité pour une partie de la population ». Or, les réformes que vous proposez seront combattues avec acharnement par les médias qui sont contrôlés par l’état et quelques richissimes oligarques français.

    La « moins pire » solution pour libérer la parole et l’information ne serait pas de réglementer, d’interdire, mais au contraire de créer des chaînes POLITIQUES

    d’information, c’est-à-dire en fonction de la représentation sociologique nationale. Ainsi, il pourrait exister une chaîne LREM, une autre LR, une RN et une NUPES, une ECOLO pour apporter une contre information à celle véhiculée par le pouvoir, disposant de temps d’émission liés à leur poids politique.

    Actuellement, nous subissons une chape de plomb... Des pseudo journalistes vedettes corrompus organisés en caste submergent le paysage audio-visuel en relayant inlassablement le point de vue du pouvoir.


    • Clark Kent Clark Kent 23 novembre 12:11

      @Tolzan

      La propagande n’est qu’un instrument.

      Ce sont ceux qui l’utilisent qu’il faut neutraliser.

      Sinon, ça fonctionne comme l’hydre de Lerne : les têtes repoussent lorsqu’on les coupe, et si, après une coupe, il restae un nombre impair de têtes, alors le nombre de têtes restantes triple instantanément, et une tête supplémentaire repousse encore.


    • Tolzan Tolzan 23 novembre 12:47

      @Clark Kent
      Vous avez raison. Il faut neutraliser ceux qui contrôlent la propagande. Mais, comment les neutraliser ? Avez-vous une stratégie... ? Quelles étapes considérer ? La propagande est leur arme principale de destruction des masses. Donc, pour les neutraliser... ils faut AUSSI les désarmer...


    • Marcel MONIN Marcel MONIN 23 novembre 13:43

      @Tolzan

      Merci pour vos remarques.

      Mon article était centré sur les individus qui « font » de la politique. Il proposait quelques idées ( incomplètes) pour donner aux citoyens la possibilité de limiter les effets pervers de la pratique dévoyée du mandat « représentatif ». Par ceux des élus qui profitent de ce caractère « représentatif » pour se mettre au service de la minorité économico-financière. En méconnaissance d’une multitude de principes et de règles.

       

      Mais bien évidemment, il convient, c’est un autre sujet important à creuser, d’aborder les mécaniques de manipulation mises en œuvre par les médias principaux.

      Je partage complètement votre opinion.

      Rappelons à cet égard Tocqueville qui pensait déjà à la manipulation des futurs électeurs. Tocqueville qui, lors du débat de 1848 sur le passage au suffrage universel ( les pauvres allaient être autorisés à voter), était favorable au vote de cette réforme, en disant … qu’ils ( ces nouveaux électeurs) « voteront comme on leur dira ». Si l’on connaît les « manuels » de manipulation ( E. Bernays et autres), on peut constater que toutes les techniques de manipulation répertoriées sont utilisées aujourd’hui. Par les politiques ( c’est devenu caricatural depuis les années Macron) et par les médias. Il faut donc imaginer des mesures pouvant « casser » la manipulation qui « truque » en réalité les élections ( questions – de la propriété des médias, rapports des « journalistes » avec les propriétaires, - obligations de faire ou de ne pas faire, gestion de l’argent provenant de la publicité, - imaginer pour les citoyens un droit d’intervention ( pour rétablir par exemple fait, pour signaler l’usage de techniques pouvant être contraire à la charte des journalistes, … ) inspiré du droit de réponse, etc … Avec des sanctions. A l’initiative de qui ? sanctions de quelle nature et infligées par qui ?

      Sur ces questions, les observations de professionnels, qui travaillent « dans » les médias sont indispensables, à partir desquelles on peut imaginer de répondre concrètement aux « dérives »

       

      Il convient aussi ( autre sujet également) de revoir les questions financières touchant aux élections. Le fait qu’il faille par ex. à peu près 50 millions d’euros pour se présenter aux élections présidentielles a évidemment des conséquences multiples : - sur le profil des candidats, - sur le lien de dépendance entre les candidats et les financiers.

      On est un peu dans une autre forme de régime « censitaire ». Certes, tout le monde vote, mais ce sont les candidats soutenus par les « plus riches » qui peuvent se présenter utilement. Cette question est peu soulevée.

      Il est possible que les nouvelles technologies permettent d’imposer la limitation du plafond des dépenses électorales autorisées. Donc permettent d’ « égaliser » l’éligibilité. Comme il faut réfléchir aux moyens de connaître la réalité du financement occulte, de le faire sanctionner sévèrement, et ce, par une institution impartiale ( en veillant à ce que sa composition évite que ses membres aient peu de chances d’arranger pas les comptes de campagne et soient recrutés parmi les gens ayant une bonne vue ).

       

      Etc … Etc …

       

       

      Nous sommes dans un tel état ( v. entre autres les ouvrages de Philippe Pascot sur certaines de ces questions), qu’un colossal chantier est potentiellement ouvert.

       

      Dès lors que beaucoup ( pas tous) de postes sont actuellement occupés par des gens qui ne sont et ne peuvent être acquis à ces préoccupations, il faudra attendre que ces derniers laissent ( à la faveur d’événements que l’on ne connaît évidemment pas) la place à d’autres. Ou, après les événements en question, que certains d’entre eux trouvent leur intérêt à changer de comportement (et d’idéologie).

       


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 23 novembre 14:22

      @Tolzan « créer des chaînes POLITIQUES »
      Exactement ! Demander de l’info objective est utopique.
      Par contre bien mieux de multiplier les infos partisanes et clairement affichées.
      Et à chacun de se faire sa propre opinion et d’assumer ses responsabilités en réfléchissant un peu


    • Eric F Eric F 23 novembre 19:33

      @Clark Kent
      ’’La propagande n’est qu’un instrument.Ce sont ceux qui l’utilisent qu’il faut neutraliser’’
      Il y avait une loi interdisant aux magnats de la finance et de l’industrie de détenir des médias, c’est cela qu’il faut remettre en oeuvre.


  • jjwaDal jjwaDal 23 novembre 12:11

    Je dirais plutôt changer de peuple. Changer la constitution ne peut venir que d’une mise en demeure du peuple, car elle favorise ouvertement actuellement une minorité pouvant n’en faire qu’à sa tête et qui a pourtant été élu.
    Aussi longtemps que le peuple sera capable de porter M. Macron et Mme Le Pen au second tour d’une présidentielle (ou des homologues) cela restera sans espoir.
    Changer les règles du jeu pour éduquer politiquement et économiquement une masse critique est déjà très peu facilitée (pour cause) dans le système actuel. Ce serait un début cependant.


    • Eric F Eric F 23 novembre 19:36

      @jjwaDal
      ’’Je dirais plutôt changer de peuple’’

      ’’Puisque le peuple vote mal, il faut dissoudre le peuple” Bertolt Brecht



    • baliste 24 novembre 04:40

      @jjwaDal
      « Changer les règles du jeu pour éduquer politiquement et économiquement une masse critique est déjà très peu facilitée (pour cause) dans le système actuel. Ce serait un début cependant. »

      Oui très tres bien mais alors comment la politique et le système économique survivront , si la populace est au courant du shmilblique ? Tout ce système est basé sur du mensonge , je ne dis pas qu’il ni â rien de bien là dedans , mais la base n’a aucun fondement .


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 novembre 08:37

      @Eric F
       
       « 
      Après l’insurrection du 17 juin,
      Le secrétaire de l’Union des Écrivains
      Fit distribuer des tracts dans la Stalinallée.
      Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
      Perdu la confiance du gouvernement
      Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts
      Qu’il peut la regagner.
      Ne serait-il pas
      Plus simple alors pour le gouvernement
      De dissoudre le peuple
      Et d’en élire un autre ?
       »
      Berthold Brecht (Poèmes)


    • jjwaDal jjwaDal 24 novembre 17:17

      @Eric F
      Le peuple ne vote pas mal per se, il vote mal s’il veut se libérer de ses chaînes. Mais comme il ne le veut pas il vote conformément à ses attentes. En fait le peuple français n’est pas mûr pour la démocratie, mais il est mûr pour un Etat autoritaire sinon une dictature, il l’a amplement montré lors de l’épidémie récente.
      Il a réélu, un personnage qui voulait emmerder les « non vaccinés », à savoir des gens qui refusaient de participer à une expérimentation dont les bénéfices attendus étaient hypothétiques (on l’a découvert au fur et à mesure) et les risques très largement inconnus. Personne ne pouvait parler de choix libre et éclairé, quand des gens ont été mis à la porte pour ne pas s’être soumis et que le choix éclairé était impossible au dire même des fabricants.
      On a trouvé normal que la Police Française traque comme des délinquants des gens non masqués en plein air sans qu’aucune étude (a fortiori en double aveugle) puisse prouver un bénéfice à cette mesure.
      Quand on accepte une piqüre sous la menace et en plein brouillard et les injonctions arbitraires prononcées au doigt mouillé on est prêt à suivre un moustachu braillard dès qu’il pointera le museau.
      Ce peuple là se coucherait aussi vite que l’Allemagne s’est couchée sous la botte nazie. Alors imposer une nouvelle Constitution quand il n’a pas la moindre idée de ce que peut être la Démocratie, faut pas rêver.
      Nous méritons le pire et nous aurons le pire. La preuve est qu’une poignée d’humains peuvent décider de la disparition de l’espèce humaine sans recours au référendum pour demander leur avis aux intéressés. Qui a laissé de telles structures sociales nous condamner sinon le peuple ?


    • PascalDemoriane 24 novembre 17:31

      @jjwaDal
      Excellent, cruellement excellent comme d’habitude.


    • Sylfaën.H. Sylfaën.H. 25 novembre 13:46

      @Eric F
      C’est ce qu’Îls font, en effet.


  • baliste 24 novembre 04:36

    Éviter un AUTRE macron ? Pourtant il est encore jeune ... Je pense plutôt qu’on va se le taper lui ou un de ses mignons jusqu’au bout . Un pari ?


  • LeMerou 24 novembre 07:14

    @Marcel MONIN

    Bonjour.

    Eviter un autre « MARON » ! Est une chose impossible désormais et depuis un certain temps, nos « politique » en abuse.

    Il faut avoir un concurrent, qu’ont laisse vivre pendant cinq ans, puis le jour venu, mettre en route la campagne de « diabolisation », exhumer de vieilles choses et le tour est joué.

    Résultat, des gens ont peur et s’abstiennent ou votre contre.

    Aujourd’hui un un nouvel acteur est arrivé, une sorte de conglomérat « NUPES » tel est son nom. Pour les observateurs habiles, il est facile de remarquer que dès le début, « leur défauts » sont mis en exergue, même pendant l’exercice de leur mandat, les « Médias » ne font ressortir insidieusement que les points négatifs, que je ne peux citer ici tellement la liste est longue et fallacieuse.

    Eviter d’avoir un autre « MACRON », ne peut se faire que part le vote.

    L’abstentionniste devenant « contrevenant », car ne pas voter est l’acte ultime permettant de maintenir le système, réduisant légalement la masse votante.

    Favorisant l’élection d’une personne. si le Président actuel est légal avec ses plus de 50%, il ne l’est plus si l’on fait le comparatif votant pour lui/nombre de votants total.

    Ainsi, dans le système, les blancs et nuls sont comptabilisé, car les votants se sont exprimés, l’incivilité des autres étant exploitée comme il se doit.

    Tant que le vote blanc, restera à son niveau d’aujourd’hui, il est d’une aisance extrême de balayer d’un revers de la main, toute contestation de légitimité.

    Maintenant si au pourcentage du blanc, est cumulé l’abstention et la folie du contre (élire le moins pire !!!!!!!) , les résultats prennent un tout autre visage. Et nous pourrions avoir un Président élu à 51% de moins de la moitié des votants. Cela ferait tout d’abord ressortir l’absurdité du système et surtout rendre possible un début de contestation de légitimité, car ne représentant qu’un quart des votants.

    Je me rappelle après la deuxième élection de notre Président actuel, un journaliste ayant invité des confrères étranger, faire ressortir avec force d’émotion (anormale) le score de M. MACRON et deux de ces derniers lui rétorquant que quand même presque 76% des gens n’avaient pas voté pour lui.

    Il y eu un moment de silence radiophonique intéressant, le moment de surprise passé, le journaliste reprenant la parole par un oui, mais 51%.

    C’est la démocratie politique Française, ou la moitié de peu représente l’ensemble.


  • LE GVT français & Macron sont les ennemis de la France et du peuple français

    https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/11/23/briefing-macron-en-mode-petite-lopmi-se-prepare-a-une-guerre-civile-hybride/


    Les crises hybrides ?

    Enfin, un dispositif spécial prévoit de donner tout pouvoir aux préfets en cas de survenue d’une crise hybride :

    Lorsque surviennent des événements de nature à entraîner un danger grave et imminent pour la sécurité, l’ordre ou la santé publics, la préservation de l’environnement, l’approvisionnement en biens de première nécessité ou la satisfaction des besoins prioritaires de la population définis à l’article L. 732-1, le représentant de l’État dans le département du siège de la zone de défense et de sécurité peut, si le représentant de l’État dans le département l’estime nécessaire pour assurer le rétablissement de l’ordre public et mettre en œuvre les actions mentionnées au dernier alinéa de l’article L. 742-1, autoriser le représentant de l’État dans le département, à ces seules fins, à diriger l’action de l’ensemble des services et établissements publics de l’État ayant un champ d’action territorial, qui sont alors placés pour emploi sous son autorité. 

    Le Préfet transformé en dictateur local ? Nous voilà parés pour une future guerre civile. 

    On pourra regretter que cette discussion soit restée confinée aux murs de l’Assemblée Nationale, quand elle porte sur tant de sujets relatifs à la vie quotidienne. 

    Mais, là encore, pendant que le cartel de la presse subventionnée nous divertit avec des polémiques secondaires, la vraie vie politique se déroule à l’abri des regards. 


    • @SPQR audacieux complotiste chasseur de complot

      Quand le ministère de l’intérieur est venu à Marseille pour destituer un commissaire de police .

      La police de ce commissariat avait fait acte de contestation passive .

      La petite crapule de Darmanin était au abonné absent . Et curieusement personne n’a parler de complotisme policier .

      Darmanin LR ou LREM ou tout simplement une misère de la politique politicienne comme le sénateur Retailleau ....


    • Eric F Eric F 24 novembre 14:12

      @SPQR audacieux complotiste chasseur de complot
      ’’le cartel de la presse subventionnée nous divertit avec des polémiques secondaires, la vraie vie politique se déroule à l’abri des regards’’
      Belle et vraie formule !
      On nous parle sur toutes les chaines de la corrida en France (ou du foie gras au Royaume Uni), de la baffe conjugale d’un député, et de la mise dans la constitution d’une mesure qui est déjà établie par la loi (demain ils mettront le divorce ou la contraception dans la constitution, à l’unanimité des élus). Ah si, il y a aussi la babouchka qui fait ses ablutions dans le Dniepr.


  • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 24 novembre 09:20

    Une nouvelle constitution ?

    Pourquoi faire quand les grosses conneries proviennent de la population ?

     smiley


  • Eric F Eric F 24 novembre 14:24

    Une nouvelle constitution ? ...ou plutôt retirer les verrues introduites dans la nôtre depuis les années 90. Et juste renforcer l’initiative et le champ d’application du réferendum.

    Car si c’est pour rétablir le régime des partis de la quatrième république, non merci !


  • L’axe de la vindicte : Macron-Meloni

    24 novembre 2022 (17H35) – Un affrontement superbe est en train de s’imposer au cœur de l’Europe, – comme on le sait, une Europe unie “comme elle ne l’a jamais été face à l’affreuse agression russe”. Au fait, cet affrontement n’a rien à voir avec la Russie. Mais il secoue l’Europe entière, menace les plans mécaniques de cette machine diabolique qu’est l’UE, qui a un besoin vital d’unité d’apparence, de communication, de simulacre et de croyance... Je parle de l’extraordinaire vindicte entre le président français Macron et la Première Ministre italienne Meloni, marqué par une haine qui de la sorte qui oppose deux créatures face à un enjeu diabolique caractérisant absolument la GrandeCrise.

    Je m’appuie sans réserve sur une vidéo du tandem Christoforou-Mercouris. Je ne sais qui déteste l’un plus que l’autre, de Macron et de Meloni, mais je sais qu’une femme comme Meloni, avec son extraordinaire abattage face au jeu ondoyant de la raison apparente de l’autre complètement déstabilisée par elle, pourrait bien réduire en charpie, en miettes, en confettis informes “façon puzzle”, la Sainte-Image de l’avorton français. Ce ne serait certainement pas un événement sans conséquence dans ce monde structuré par la seule communication, c’est-à-dire un événement de politique bien réelle dans ce monde de la communication.

    Dans les diverses et superbes attaques de Meloni contre Macron, à propos de la politique française en Afrique conduisant à des migrations forcées, Christoforou observe que cette femme politique, qui n’a cessé d’affirmer (sans enthousiasme excessif) sa ligne atlantiste, pro-OTAN, finit, lorsqu’elle parle de la politique néolibérale et des excès du néoimpéralisme-néocolonialiste à ne rien dire qui soit vraiment différent de ce que nous dit Poutine sur ces différents sujets qui constituent ensemble une autre vision du monde inverse de celle enseignée par le bloc-BAO... Et elle le dit, involontairement pourrait-on croire et dire hypothétiquement, d’une façon beaucoup plus affirmée depuis qu’elle est au pouvoir.

    « Christoforou : « Meloni n’aime pas Macron, cela se voit dans certains débats, elle ne l’aime pas et c’est un tout à son honneur, mais ce qui est intéressant c’est qu’elle parle comme Poutine lorsqu’elle parle du néolibéralisme, du globalisme, de l’impérialisme, de toutes ces choses... Elle se fait l’écho de Poutine dans de nombreuses interventions sur ces thèmes lorsqu’il dit qu’il faut traiter les autres pays comme des égaux... qu’on ne peut leur parler comme un colonisateur parle à ses colonies ... Et je me demande si Meloni candidate pour devenir Première ministre aurait dit aussi fortement et sur un tel ton les choses qu’elle dit maintenant qu’elle est Première ministre, lorsqu’elle parlait de l’OTAN... qu’elle se présentait comme complètement atlantiste......


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 novembre 09:20

      @SPQR audacieux complotiste chasseur de complot
       
       « Et je me demande si Meloni candidate pour devenir Première ministre aurait dit aussi fortement et sur un tel ton les choses qu’elle dit maintenant qu’elle est Première ministre, lorsqu’elle parlait de l’OTAN... qu’elle se présentait comme complètement atlantiste...... »
      >
       Je ne sais pas qui est christoforou, mais je remarque qu’il fait là à Mme Meloni un mauvais procès : en effet, sauf erreur je crois deviner dans cette phrase qu’il lui reproche d’avoir trop gentille avec la clique otanesque quand elle était candidate, et d’avoir retourné sa veste depuis qu’elle est élue. En somme, de faire pareil que les autres politiciens mais à l’envers.
       
      Madame Meloni aurait-elle tout compris ?
       
       
      Ps. J’ai lu un jour quelque part que l’Italie était toujours plusieurs d’années (20 ans ? C’est long !) en avance sociétalement, sur les autres nations occidentales.

       


    • @Francis, agnotologue
       
      je pense que pour réussir une élection nationale il faut avancer sur un axe concordant ...

      Après c’est une autre histoire .....en fonction de sa nature à être responsable ou déviant !!!


  • Jean Keim Jean Keim 25 novembre 07:42

    << 2/ Répartir les sièges en fonction de la réalité sociologique : Les 10 % les plus riches ( mesurée par exemple aux déclarations de revenus) ont 10 % des sièges ; la tranche des citoyens qui se situe dans la fourchette de … dispose d’un nombre de sièges correspondant à la population concernée. Et ces sièges sont répartis territorialement. Ce qui fait que le ressort territorial des candidats 10 % sera plus étendu que celui des candidats 30 %. Ca se faisait pour les Etats généraux, ça se fait pour de multiples élections ( comme celles des conseils d’université). Les gens peuvent s’y habituer pour les élections législatives. >>

    Je ne comprends pas ce qui me semble être un partage de la société en castes privilégiées, de plus comment mesurer la fortune réelle des ‘’plus’’ riches quand leur préoccupation première est d’échapper ‘’légalement’’ à l’impôt ; en fait je ne suis pas sûr que les oligarques désirent se lancer dans la politique, ils préfèrent placer leurs propres candidats (genre Macron ?) aux postes clés et ainsi diriger les affaires sans se mouiller.


  • https://www.profession-gendarme.com/affaire-du-gendarme-christian-jambert-suicide-ou-assassinat/

    Jambert gendarme et bricoleur en arme ...

    Décidément la France Noir-Satan de la Franc-Maquereauterie est improbable voir mystérieusement grotesque ....

    Qu’ est ce que la vie d’un gendarme entre les mains des 33 ième degrés de l’ordre du rite écossais A&A ?????

    Frères Maquereaux soyez certain que nul ne peut nous atteindre .....


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