mardi 16 mars - par Marc Dugois

Universalisme contre mondialisme

Les deux mots sont souvent confondus alors qu'ils s'opposent frontalement.

Depuis l’aube de l’humanité la violence masculine et la douceur féminine ont créé ensemble, comme les deux orifices d’une prise de courant, aussi bien la belle lumière qu’est leur descendance, que les courts-circuits destructeurs que sont leurs contacts sans but commun. Certes les hommes ont toujours eu leur part de féminité et de douceur comme les femmes ont toujours eu leur part de masculinité et de violence. Mais leur égalité venait de leur complémentarité. L’homme avait l’apparence du pouvoir à l’extérieur, la femme avait la réalité du pouvoir à l’intérieur et chacun utilisait son énergie là où elle était la plus efficace pour le bien commun. L’homme et la femme étaient identifiés comme non identiques. L’ambigüité de l’identité qui marque aussi bien ce qui est identique que ce qui identifie, disparaissait dans la force de la complémentarité de l’homme et de la femme et dans la faiblesse de l’un sans l’autre. Violence et douceur se mariaient dans la vie et transformaient les enfants en adultes responsables.

Mais depuis trois-quarts de siècle l’occident tente de remplacer la douceur féminine comme la violence masculine par la violence de l’argent et par la douceur de l’argent. Comme toutes les énergies, l’argent peut apporter le meilleur comme le pire tant dans sa violence que dans sa douceur. Malheureusement une quasi-totalité d’entre nous a oublié que l’énergie monétaire n’existe que par l’énergie humaine qui la nourrit. Cet oubli dramatique a permis l’invraisemblable inversion du temps qui nous mène à l’abîme. Alors que l’argent avait toujours été disponible après le travail humain efficace qui le créait en lui donnant sa force, nous nous sommes mis depuis la dernière guerre à fabriquer de la monnaie en laissant au futur le soin de lui donner sa force après nous en être déjà servis. Il nous faut donc travailler en sachant que la contrepartie a déjà été utilisée et qu’elle n’existe donc plus. Un travail sans contrepartie s’appelle l’esclavage. La bataille aujourd’hui fait rage, même si elle est soigneusement aseptisée, pour savoir qui sera l’esclave et qui sera son maître. Cette bataille est la raison d’être du mondialisme qui peut rêver à la réalisation de toutes ses utopies, aussi diverses que variées, par l’achat, avec un argent apparemment gratuit, de toutes les solutions les plus invraisemblables. Le mondialisme appelle pauvre celui qui ne dépense pas et croit lutter contre la pauvreté en créant de la monnaie. L’année 2020 a montré de façon caricaturale comment des gouvernements de circonstance, attirés par le mondialisme qui flatte leur vanité, ont pu presque partout arrêter la vie sous prétexte de la sauver, grâce à une manne d’énergie monétaire dont l’esclavage des peuples ne peut être que la source à retardement.

L’universalisme en est l’exact contraire. Traduit en grec pas catholicisme (καθολικός) et voulant dire étymologiquement « Vers le Un », son application est différente dans chaque civilisation. Il y résout localement et donc différemment, la difficulté de l’équilibre entre la spiritualité individuelle indispensable au bonheur et la spiritualité collective indispensable à la cohésion sociale que le mondialisme tente sans succès d’imposer par la multiplication des lois et par la débauche d’argent. L’universalisme allant partout vers le Un, fait exactement l’inverse en limitant la monnaie aux réussites déjà accomplies, et en remplaçant les contraintes imposées par la loi, par les responsabilités individuelles que la spiritualité collective exige. Il ne peut le faire que si chaque civilisation a intégré le mythe de la tour de Babel. Faut-il rappeler que dans ce mythe, les hommes veulent construire une tour pour « transpercer le ciel » d’après la Bible ou « combattre Dieu sur son terrain » d’après le Coran. Dieu vient leur rappeler que les civilisations sont différentes avec des langues différentes et que c’est à l’intérieur de chaque civilisation que l’on peut aller à sa manière vers le Un.

Aujourd’hui, la langue anglaise unique avec la surabondance des lois et de l’argent, tente d’imposer un mondialisme pervers fondé sur la vanité des fausses élites portées au pouvoir par l’achat de l’affect des peuples effectué par ceux qui fabriquent la fausse monnaie. La fausse démocratie comme le pape François ont oublié l’universalisme pour choisir le mondialisme laissant les peuples hagards devant le choix responsable mais terrible entre leur réveil ou leur mort.



31 réactions


  • UNI VERS SEL . pour ceux qui comprendront....


    • Clocel Clocel 16 mars 08:49

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Une crise d’hermétisme !? smiley


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 mars 08:54

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Toujours plus enfermée, avec plaisir affiché, dans ses inventions incompréhensibles notre Mélusine !

      S’il vous plait, Mélusine, venez un peu, de temps en temps, parmi nous.

      La distinction entre universalisme et mondialisme mérite bien un peu de contribution sérieuse de votre part.


    • @Pierre Régnier Vous n’aimez pas WIM WENDERS : LES AILES DU DESIR ????


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 mars 11:09

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      J’aime la réflexion sur les problèmes importants posés par des auteurs d’Agoravox.

      Nous sommes dans une situation grave. Je n’aime pas qu’on en rajoute.


  • Bonne nouvelle, nous quittons deux années en signe de terre (depuis 62) Terre comme argent, comme matérialisme. En astrologie, cela signifie que chaque conjonction (tous les vingt ans) de Jupiter et saturne se font dans un signe. Il y a quatre éléments : le signe de feu (souvent des périodes de guerres), les signes d’eau (de spiritualité, de créativité artistique), de terre (matérialisme, capitalisme ou communisme), et air (périodes liée à l’échange, la création l’écriture, le verbe, les enluminures (voir le film au nom de la Rose) date d’une époque AIR. En LUMINER les lettres. Film : le sel de la terre. Une photo a besoin de Sel pour se révéler. https://www.youtube.com/watch?v=-iIcVeGX33c


  • Clocel Clocel 16 mars 09:01

    On peut faire correspondre le déclin de l’occident par le surgissement de la synagogue dans le christianisme, l’adaptation de la religion et du droit aux nouvelles mœurs financières « d’une élite », le dernier pape a manifestement ouvert les dernières portes aux christicides, tous les petits et les grands secrets de notre civilisation se retrouvent dans les mains de ceux qui ne rêvent que de nous anéantir.

    C’est un vieux projet qu’on voit précipiter sous nos yeux...


    • nenecologue nenecologue 16 mars 17:51

      @Clocel
      Oui, la mafia khazare semble hors d’atteinte pour ses adversaires en ce moment ... Mais peut être que ceux ci ont appris à ne plus avancer à découvert.


  • Peu de Personne ont compris le sens de l’histoire de la TOUR de BABEL (BABIL de l’enfant). « A leur départ d’Orient, les hommes trouvent une plaine au pays de Shinéar. Ils s’y établissent » (Gn. 11,2). Le premier geste humain, ici, est d’installation sédentaire, d’aménagement d’un séjour pour la communauté. Comme si celle-ci éprouvait le besoin de s’arracher à l’errance nomade en se rassemblant dans l’unité d’un lieu. Manière, sans doute, pour les mortels de prendre distance à l’égard de la jungle mythique de la nature, de venir à soi en se recueillant dans une manière d’exister où ils se retrouvent. Mais comment ne pas s’interroger sur le type de « réunion » qui se cherche dans ce genre d’« établissement » ? N’est-ce pas la crainte et le refus de la « dispersion sur toute la surface de la terre » (v. 4) qui arrête ici la marche et conduit le groupe à se fixer en un point d’identification ? Le danger guette, en tout cas, d’oublier que « nous n’avons pas ici-bas de demeure permanente » (He. 13,14), que c’est en voyageurs, étrangers toujours de passage, qu’il revient aux mortels d’apprendre à habiter sur la terre et sous le ciel [4][4]Il semble bien que le texte exprime à l’égard de l’installation…. L’idéal de la tour de Babel est de constituer UNE seul nation, une fusion entre les êtres. Rappelons-nous l’espéranto. Qui dénie à chacun sa différence son identité, son histoire. L’entreprise babélienne, on le voit, nous est présentée sous le signe majeur d’une ambiguïté qui confine à la perversion. Elle déploie, sans doute, des dimensions d’existence spécifiques de l’animal humain (habiter, bâtir, nommer), mais en les réduisant inexorablement à la magie obsessionnelle d’un faire dans lequel le sujet croit jouir de sa puissance alors même qu’il s’y aliène et y perd le sens de sa responsabilité. Obnubilée par soi et son « Œuvre », l’humanité de Babel tend à se rendre aveugle et sourde à toute interpellation, des événements, des autres… ou de l’Autre [12][12]Comme le dit S. Petrosino (op. cit., p. 75), cet agir dépourvu…. Est-il possible d’envisager une sortie de cette impasse ? La mondialisation est bien père version. Etre un « nous » plutôt qu’un « je » et l’autre. Comment pouvez-vous reconnaitre une personne si vous êtes collée à elles. Il faut une distance comme quand on prend une photo. Si on se colle à la personne, on ne photographie que son nez.  l’universalité d’une vocation relationnelle s’est figée en unité exclusive, violemment totalitaire, étrangère aux singularités différenciées des cultures et des individus qu’elle réduit ou exclut.


  • La fusion, c’est la mort : https://www.cairn.info/journal-etudes-2007-1-page-51.htm. Seule la distanciation permet la vie...


  • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 16 mars 09:31

    Les Américains sont en effet les initiateurs et les propagateurs de cette idéologie traduite en stratégie géopolitique, mais ils n’utilisent pas le mot « mondialisme » qui renvoie à un repère cartographique évoquant les grandes découvertes, la route de la soie et les colonisations européennes, ce qui induit une vision spatiale du phénomène.

    Le terme utilisé par les Américains (et les anglophones en général qui sont leurs meilleurs « clients ») est « globalism », et on peut se demander quelle intention guidait les traducteurs toujours prompts à singer leur maître quand ils ont fait ce choix lexical.

    Ce n’est pas un détail, car le « signifiant » entretient toujours un rapport avec le « signifié ». Le mot « globalism » indique qu’il ne s’agit pas seulement d’une domination du globe, mais aussi des pratiques, structures et systèmes économiques et politiques des populations, une sorte d’« absolutisme », alors qu’un simple « mondialisme » pourrait être entendu comme une « pax romana » ou une « rule Britania » dans lesquelles chacun rste chez soi, avec ses langues et ses coutumes et la métropole fout la paix aux colonies si elles paient régulièrement leurs tributs.

    Le « globalisme », lui, est totalitaire et débouche sur un « nouvel ordre mondial », dogmatique, ne laissant aucune place à une alternative quelconque.


    • @Séraphin Lampion Non, ce mondialisme que que vous décrivez est l’alter mondialisme. Alter (autre). 


    • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 16 mars 09:52

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      oh merci, madame !


    • vaietsev1 16 mars 17:58

      @Séraphin Lampion

      Mélusine ou la robe de saphir à raison ,vous avez fais votre choix ,Séraphin Lampion ,vous êtes pour l’instauration de la peur ,et c’est en partie le cas pour ceux qui se sont sortie de la guillotine ou de la mort qui les attendait .
      Vous êtes et vous marché alors pour la troupe à Biden,quand bien même leurs suppots ont ils la connaissance de ou ils se dirigent ou sont ils alors dans le monde d’avant ?
      De mon avis ,ils sont dans le monde d’avant ,vous par contre vous êtes bel et bien dans 1 pays -2 systèmes ,et à mon avis ,vos amies sont tous riches alors intervenants libéral ou autres et doivent vous donné de bons conseils pour marché à vos côtés ,celui alors de tout changer et de tout ramener à soi ,a ceux alors qui ont la science infuse ,de ses érudits et suffisants .
      Quand bien même ,dans ce que vous avancez et de votre choix ,perdez vous la mémoire ou avez vous une imagination débordante ?
      Et à vous lire ,vous seriez à la fois pour le réveil et la mort de tous .

      ...et dans mes meilleurs moments ,je vous rejoins, avec l’aide de vos amies à coup sur médias et autres collabos ,sauf et mais ,je ne peux atteindre qui que ce soit .

      Vassily 


    • Jonas Jonas 16 mars 20:22

      @Séraphin Lampion « Les Américains sont en effet les initiateurs et les propagateurs de cette idéologie traduite en stratégie géopolitique »

      Non, ce mondialisme est contenu à la base dans l’idéologie des Lumières, la république universelle.
      La république n’a rien de spécifiquement français, son logo maçonnique : « Liberté, Égalité, Fraternité », peut s’appliquer aussi bien à la France, qu’aux USA, au Venezuela, au Burundi ou au Bangladesh.
      Dans les 17 articles de la célèbre « déclaration des droits de l’homme et du citoyen » de 1789, il n’est nulle part fait mention de la France, ou de l’identité du peuple français sur son territoire. C’est une déclaration internationaliste, qui annonce les prémisses de la fondation de la république universelle, la gouvernance mondiale, telle qu’ont voulu la mettre en place Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron.
      D’où la justification de l’élimination de la monarchie de droit divin existant depuis Clovis liant le Roi et son peuple, par la promotion du multiculturalisme, du métissage, du vivre-ensemble et de l’immigration de masse, une politique assumée de tiers-mondisation du pays. Nous sommes tous égaux sur la planète, pourquoi tout Algérien, Pakistanais ou Malien n’aurait-il pas le droit de s’installer en France de son plein gré ?
      La république contenait déjà dans ses germes, la fin de la France et sa cible, le mondialisme.


    • @Jonas Je pense que cela a existé de tous les temps. Rappelez-vous le nom de l’Empereur Frédéric II, le HOHENSTAUFFEN (une de mes lectures préférée : Kantorowicz) : Dernier empereur de la dynastie des Hohenstaufen, il devint une légende. De ses contemporains, il reçut les surnoms de Stupor Mundi (la « Stupeur du monde ..


    • Je pense que wiki a ôté ce passage, mais il fut dit à un moment que Macron s’était inspiré du HOHENSTAUFFEN. 


  • La vertu du sel est aussi de faire fuir les insectes. A mettre de la distance. Comment voulez-vous faire rentrer la lumière dans se qui se coagule. Le Babil, c’est le langage indifférencié. Si les juifs étaient derrière le fantasme psychotique d’uniformisation (lire Trigano : un juif) alors pourquoi ne parlerait-pas tous le YIDDISH ? 


  • infraçon infraçon 16 mars 10:06

    Bonjour Marc,

    « Il nous faut donc travailler en sachant que la contrepartie a déjà été utilisée et qu’elle n’existe donc plus. »

    Cette assertion me paraît inexacte, car le crédit (si c’est ce dont vous parlez) permet d’obtenir un objet, un service avant dans avoir la possibilité financière. A priori où est le mal ? Ne pas savoir patienter dans le « dénuement » le temps d’acquérir les moyens financiers de s’en délivrer ?

    « Un travail sans contrepartie s’appelle l’esclavage. »

    Donc pour moi cette assertion est également inexacte, car on a bien un salaire (justement proportionnel ? c’est un autre débat)...

    Par contre là où je vous rejoindrais (si c’est effectivement le cas) c’est : on est l’esclave de ses envies en prenant un crédit pour acquérir quelque chose qui en fin de compte ne nous est pas indispensable.
    Mais je reste circonspect, car un jeune qui prend un crédit pour s’acheter un vélomoteur pour aller travailler loin de chez lui, ou qui lui évitera de terminer de s’épuiser en rentrant à pied chez lui après une journée de labeur intensif (là peut-être on pourrait chercher une trace d’esclavage) ne concède pas un asservissement inutile.

    Au début de votre article vous énonciez :

    « Mais depuis trois-quarts de siècle l’occident tente de remplacer la douceur féminine comme la violence masculine par la violence de l’argent et par la douceur de l’argent. »

    La « violence de l’argent » m’a parlé tout de suite. Quant à la « douceur » à part le « toucher » du métal lisse... je ne vois pas.
    Je pensais trouver un intérêt dans votre article, mais j’ai tout de suite buté sur les passages ci-dessus.

    Quand vous terminez par :

    « les peuples hagards devant le choix responsable mais terrible entre leur réveil ou leur mort. »

    Je reste pantois d’une telle distance à ce que je ressens dans ma vie concrète...
    Pour moi, l’argent est un problème dont on pourrait se passer. En plus ça nous débarrasserait de l’ego plus ou moins démesuré, des manipulations de tous ordres, des désordres sociétaux, des capacités d’autoritarisme, de la misère sexuelle, etc qu’il engendre indirectement.
    Mais, avec tout ce que ça impliquerait de s’en passer, on serait loin du crêpage de chignon entre universalisme et mondialisme qui ne sont que des macros problèmes pour des économistes ou des idéologues mais qui n’éliminent en rien tous les autres problèmes que je viens de citer rapidement. Désolé de vous contredire.


    • Marc Dugois Marc Dugois 16 mars 13:22

      @infraçon

      Vous dites beaucoup de choses et je commencerai pas répondre par votre fin. N’êtes vous pas pantois justement parce que vous êtes hagard ?

      Vous le semblez quand vous justifiez à juste titre le crédit en m’accusant de l’attaquer, ce qui n’est pas le cas. Ce que j’attaque c’est le crédit ex nihilo de la double écriture bancaire qui génère forcément l’esclavage par un travail à venir sans contrepartie. Cela n’a rien à voir avec un crédit fait avec de l’épargne générée par un travail antérieur où c’est ce travail antérieur qui prend le risque du crédit et qui rejoint le donner-recevoir rendre familial ou d’une tribu si bienj décrit par Marcel Mauss.

      Quant à la douceur de la monnaie, voyez tous les plaisirs que vous pouvez vous acheter avec elle, vous ressentirez cette douceur.

      Si quand vous butez sur quelque chose, vous n’y portez plus intérêt, je vous conseille plutôt de réagir et d’y doubler votre intérêt. N’est-ce pas comme cela que nous progressons ? Je vous invite à réfléchir au fait que l’argent a été rendu indispensable quand le groupe a été trop grand pour que le donner-recevoir-rendre en vigueur dans un petit groupe puisse continuer à être pratiqué vu le nombre de ceux qui oubliaient de rendre.


    • infraçon infraçon 16 mars 14:18

      @Marc Dugois

      Marc,

      merci de m’avoir fait prendre conscience de mon état (hagard).

      Cependant je ne critiquais pas le crédit en tant que tel (cf ex du jeune travailleur) mais celui qui entraîne une course à la consommation.
      Je ne parlerai pas du caractère trop opaque pour moi de la prise de valeur de « produits » boursiers ou de l’évaporation de cette même valeur.
      Mais je crois qu’il y a assez de gens qui ont décrit comment les banques créaient du crédit ex-nihilo, puisqu’il leur suffit d’un petit pourcentage de leur capital pour l’émettre, alors qu’effectivement on pouvait penser, naïvement, que ce montant de crédit elles l’ont bien en argent sonnant et trébuchant dans leurs coffres gigantesques. Du coup elles jonglent avec les faillites et les défauts de remboursement de leur clientèle. Avec en ligne de mire :
      -une mise en faillite d’honnêtes emprunteurs (comme ce qui s’est passé avec les américains qui ont vu leur capital réel dévalué subitement par la crise des subprimes),
      -une crise phénoménale (finale) où la garantie de remboursement de 150.000€ (max) pour chaque compte bancaire est une pure vue de l’esprit.

      « Quant à la douceur de la monnaie, voyez tous les plaisirs que vous pouvez vous acheter avec elle, vous ressentirez cette douceur. »
      Vous vous asseyez gentiment sur toute la population (et je parle des français, pas des pakistanais, des congolais, etc) qui n’aura jamais le ressenti de cette douceur...

      « vous n’y portez plus intérêt »
      Justement j’ai porté un grand intérêt... à son absence (argent) et j’en ai tiré une possibilité de société fraternelle. Enfin si vous autorisez à voir une progression ailleurs (pour reprendre le terme de ce brave Michel Jobert)
      Et justement le numérique nous permettrait aujourd’hui de nous passer de l’argent. Et pour les anxieux, les ordinateurs n’ont pas besoin d’une grosse intelligence artificielle pour suivre le produit-consommé par tête de pipe dans une totale transparence fraternelle (évidemment).
      Et une fois le rythme pris, nous n’aurions même plus besoin des ordinateurs...


  • Parrhesia Parrhesia 16 mars 10:08

    >>> Mais depuis trois-quarts de siècle l’occident tente de remplacer la douceur féminine comme la violence masculine par la violence de l’argent et par la douceur de l’argent. <<<

    Bonjour, Marc Dugois,

    Il semble que le moment soit venu d’arrêter d’accuser l’Occident de tous les maux, presque par habitude, presque par commodité, comme par une sorte de réflexe pavlovien !

    Non ! L’Occident n’est pas systématiquement la cause de tous les malheurs ! Il lui arrive aussi d’en être la victime

    Par exemple lorsqu’il se laisse mentalement abêtir par des théories politiques et/ou géopolitiques manifestement concoctée ailleurs ! D’où qu’elles viennent !

    Ou lorsque qu’il se laisse financièrement gruger par des montages commerciaux internationaux d’escrocs en col blanc ; (Cf. : la fabrication de nos médicaments sur les lieux de production des virus qui nous contaminent. Il est vrai que nous ne fabriquons plus rien ; ni médicament ni virus, ni rien... Alors !) !!!

    Ou encore lorsque des « conards aux virus » l’empoisonnent avec des daubes nées à 10.000 KM de la Sorbonne ou du Moulin de la Galette, importées sans barrage frontalier protecteur, détruisant ainsi et en même temps notre tissu sociétal et culturel et notre tissu économique, avec le peu de bon sens populaire qui nous restait.

    Pour tout cela, il est clair que les causes ne sont pas exclusivement occidentales  ! C’est le moins que l’on puisse dire !!!

    Leur origine est bien extra occidentale, même si elle se trouve à moins de 8000 kms des frontières traditionnelles de l’Occident et même si elles n’apparaissent parfois qu’au cœur-même de l’Occident. !!!

    Tout ceci sans prétendre défendre l’Occident par principe, loin de là ; mais le moment est venu d’identifier et d’inverser tous les flux de vapeur délétère générés par la communication mainstream.

    Je vous souhaite une bonne journée. 


    • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 16 mars 11:22

      @Parrhesia

      c’est quoi l’occident ? l’OTAN ?


    • Parrhesia Parrhesia 16 mars 11:52

      @Séraphin Lampion,

      Si l’OTAN avait été un avatar honnête de l’Occident historique, le général de Gaulle n’aurait sans doute pas eu à lui botter les fesses  !!!
      D’ailleurs, il devient en ce moment même de plus en plus clair qu’il n’a pas suffisamment botté, et pas suffisamment fort, pour être pleinement compris !!!


    • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 16 mars 12:27

      @Parrhesia

      De Gaulle n’a été toléré par les Américains (sous la surveillance étroite du fondé de pouvoir de Rothschild, Pompidou) que pour régler la question algérienne dans laquelle ils n’avaient pas envie de tremper.
      La chose faite, ils ont donné mission à la CIA de trouver les zozos nécessaires (Cohn-Bendit) pour le déboulonner avec une des premières révolutions de couleur, puis ils ont installé leur poulain sur le trône. Lui, le « gaulliste fidèle » il a commencé par retirer à la Banque de France ses prérogatives pour les transférer à ses patrons privés.
      C’est ça, l’OTAN.


    • Marc Dugois Marc Dugois 16 mars 13:34

      @Parrhesia

      Je défends l’Occident quand je défends la France et sa civilisation mais je ne sais pas défendre un Occident qui se considère être LA civilisation et qui a réussi à déprogrammer toutes les élites mondiales de leurs propres civilisations dans nos universités européennes et américaines pour les mouler dans la nôtre et leur faire porter cravate. Ces élites coupées de leurs peuples sont dérisoires et toutes mondialistes.La responsabilité de l’Occident sur ce point me parait difficilement niable comme sur le ravage mental et moral que fait le déluge monétaire non sourcé.


    • Parrhesia Parrhesia 16 mars 15:21

      @Marc Dugois
      Ce n’est pas contradictoire avec ce que je défends ici... sauf sur un point : ce n’est pas l’Occident qui a fait du petit bois avec nos véritables élites ! Ce sont les maîtres réels de l’Occident !!!
      J’ajouterai, à titre d’exemple, que la Russie, pour ne citer qu’elle, fait majoritairement partie de l’Occident et ne se considère pas pour autant comme « la civilisation »
      Nous pourrions aussi citer les Etats-Unis d’Hemingway, l’Espagne de Cervantes, l’Italie de Dante, L’Angleterre de Shakespeare, la Suisse de la neutralité en tant que dogme, et la France de de Gaulle, Pasteur ou Malraux ! Par exemple et pour ne citer qu’eux !
      C’est cela que nous sommes encore quelques-uns à percevoir comme « l’Occident » ! Pas les réunions de Bilderbergers !
      Par bonheur dans notre malheur, cela se voit de plus en plus.


    • Marc Dugois Marc Dugois 16 mars 16:20

      @Parrhesia

      Je suis entièrement d’accord sur ce point.


    • Claude Simon Claude Simon 17 mars 09:57

      @Marc Dugois

      Il faudrait corréler argent et travail, l’influence des faux-monnayeurs qui aident presque tout les autres à courir après leurs pertes est toxique, et pour les peuples, et pour nos écosystèmes.


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 16 mars 12:45

    Nous vivons sur les legs de piles de mensonges et de tromperie qui s’accumulent exponentiellement et qui obstruent toute possibilité de revenir au bon sens.

    Ce qui fait que les bonnes intentions deviennent des pièges empoissonnés malgré elles et que les manifestations de détresse et de désespoir sont perçus comme des déviances et non comme les symptômes de la perte du fil.

    Nous ne reviendrons pas en arrière et nous ne pourrons pas éviter les conséquences dont les causes ne peuvent être entendue et comprise.

    Il ne reste plus qu’a aborder ce qu’il vient en gardant précieusement le peu de flammes qu’ils nous restent.


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