jeudi 29 juin - par VICTOR Ayoli

Les nucléocrates ont gagné : l’EPR autorisé malgré une cuve non conforme… DANGER !

Dans la cuve d’un réacteur nucléaire, la pression est énorme. Mais probablement encore inférieure aux pressions que doivent recevoir actuellement et depuis de longs mois les cinq commissaires de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et particulièrement son patron Pierre-Franck Chevet. Et plus encore avec un Premier ministre ancien lobbyiste d’Areva…

C’est en effet sur ces hauts fonctionnaires que pèse la très, très lourde responsabilité de valider ou non les pièces essentielles que sont le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

Le fond semble pouvoir passer l’exam, en étant aussi généreux que les examinateurs du bac, mais il n’en est pas de même du couvercle de la cuve qui, en l’état actuel des choses n’offre pas la sûreté de fonctionnement nécessaire dans le temps et devrait être très régulièrement vérifié et même changé. C’est une pièce complexe pourvue de nombreux orifices à travers lesquels passent les tuyauteries assurant le fonctionnement du réacteur.

Quel est, en clair, le problème ? La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis.

Le forgeage de la calotte a été achevé en octobre 2006 à l’usine Areva du Creusot, le fond en décembre 2007. Mais des tests menés par Areva ont révélé, fin 2014, que l’acier n’était pas suffisamment homogène et que les pièces présentaient à certains endroits de fortes concentrations de carbone. « Pour les fabriquer, Areva a recouru à une technique de forgeage récente qui utilise un lingot d’acier de carbone très lourd, jusqu’à 160 tonnes, expliquait à Reporterre Thierry Charles, directeur général adjoint de l’IRSN chargé de la sûreté nucléaire, en novembre dernier. Or, un lingot en train de refroidir ressemble à un fondant au chocolat : le cœur reste coulant plus longtemps que l’extérieur. Et le carbone migre préférentiellement dans la phase liquide. » (lien)

Ce phénomène a modifié les propriétés mécaniques de l’acier. En conséquence, les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid : la calotte de l’EPR a obtenu un résultat moyen de 52 joules et minimal de 36 joules, au lieu des 60 joules minimum imposés par la réglementation. Pire, ces valeurs sont « très largement inférieures à ce qu’on aurait pu espérer du matériau s’il avait été conforme […] pour une résilience attendue de 220 joules », indique dans une note le physicien nucléaire Gérard Gary, directeur de recherche émérite ex-CNRS rattaché au laboratoire de mécanique des solides de l’École polytechnique.

Le choix qui se présente aux commissaires de l’ASN est dans le genre terrible !

A – Ils cèdent aux pressions des nucléocrates et valident la cuve de l’EPR. Et s’il y a un accident ? Je ne voudrais pas être dans la tête de ces gens… Parce que - eux - savent les conséquences d’un Tchernobyl ou d’un Fukushima sur Manche. Évacuation de centaine de milliers de personnes, stérilisation pour des millénaires de vastes étendues agricoles, arrêt total de toute activité industrielle, saccage évident du tourisme, etc. Une catastrophe humaine et écologique dont la région et même la France ne se relèveraient pas.

Il peut aussi ne rien se passer moyennant une surveillance permanente… sauf impondérables.

B – Ils refusent de céder à toutes pressions et refusent donc la cuve en l’état. Et c’est la fin de l’EPR à Flamanville, l’annulation du contrat de deux EPR avec les Anglais, des dédommagements gigantesques avec les Finlandais et avec les Chinois, etc. C’est la ruine de la filière nucléaire française. Une catastrophe industrielle et financière.

Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli.

Aux dernières nouvelles les « experts » ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés, à la charge d’EDF et d’Areva et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2 024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, donc que l’EPR est dangereux. Une commande pour un autre couvercle aurait déjà été passée… au Japon. Ben voyons. Et bonjour le boulot pour dessouder et remplacer une telle pièce en milieu qui sera alors hautement radioactif. De la konnerie à l'état pur. Ou de l'enfumage car ce couvercle douteux ne sera vraisemblablement jamais changé.

En d’autres temps, une décision politique courageuse a été prise par les politiques, celle d’arrêter Super Phénix, un monstre hyper-dangereux. Soit dit en passant, la déconstruction du monstre dure depuis 25 ans est n'est pas prête d'arriver au bout. Avec des masses de déchets hautement radioactifs pour des milliers d'années et stockés dans une simple piscine…

Mais à l’heure actuelle, depuis la loi « TSN » de 2006, le pouvoir politique n’a plus la possibilité de fermer des réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale dépend exclusivement de la décision de l’exploitant et de l’ASN. Bonjour la démocratie…

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Quant à nos techniciens nucléaires, ils ne seraient pas pour autant au chômage : leur expertise, leurs compétences seront nécessaires pour déconstruire dans le monde toutes ces centrales obsolètes.

Eh ! Hulot, ça se digère bien les couleuvres ?

 

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100 réactions


  • gaijin gaijin 29 juin 10:15

    et oui le gouvernement macron est en marche
    pesticides
    vaccins
    nucleaire
    .........

    bravo youpi a tous les votants ...................


    • Destouches_ 30 juin 11:05

      @gaijin
      Ne mélangez pas tout. Le nucléaire français est une marque de souveraineté à l’opposé de la bulle spéculative du « renouvelable », nettement préférée des financiers. Le gouvernement s’en débarrasserait tout de suite s’il le pouvait, mais il y travaille en coulant les labos, rassurez-vous.

      Cet article est complètement engagé et il passe la modération ?

      L’acier n’encaisse pas les chocs de 60 Joules (par cm², m², pouce carrés ? drôle de définition d’une pression...), alors que le polytechnicien en voulait 220. Questions :
      - Quels chocs une cuve doit-elle encaisser au long de sa vie ? La pose.
      - Quelle pression représente une chute de crayon combustible ou grappe de contrôle ? (incident le plus probable) Ce n’est pas explicité.
      - Pourquoi ne mentionnez vous pas la double enceinte de confinement du bâtiment réacteur ?
      - Pourquoi ne parlez-vous pas du récupérateur corium en cas de drame ?
      - Pourquoi ne parlez-vous pas de la dalle unique BR/bâtiment machine pour résister aux séismes ?
      - Pourquoi ne parlez-vous pas des méthodes de conduite de dernière génération ?

      Victor, j’apprécie vos articles en général, mais là, franchement, on jurerait un député LREM/FdG/PS qui vend sa came bien pensante :

      - L’EPR archaïque ? Réacteur de génération 3+, incluant les retours sur expérience de Three mile island et de Tchernobyl. Dispositif le plus moderne au monde.

      - L’EPR trop cher ? C’est le coût de la sûreté. Vous préfèreriez un REB (réacteur à eau bouillante) américain ? Ils sont moins chers car dénués de barrière de confinement secondaire (Générateur de vapeur, spécificité française), donc sans dispositif de refroidissement par thermosyphon. Fukushima vous connaissez ? C’en était une. Rupture de courant=surchauffe et fonte du coeur. Rien à voir avec un REP/EPR.

      - Le ’renouvelable’ une solution ? Sérieusement, approfondissez le sujet. Pourquoi ne parlez-vous pas de la bulle financière qui a accompagné le développement des éoliennes et du photovoltaïque dans les années 2000, jusqu’à ce qu’il y ait enfin contrôle des implantations des « fermes » sauvages.
      - Pourquoi ne parlez-vous pas des tonnes de ciments nécessaires à l’implantation des mâts ?
      - Pourquoi ne parlez-vous pas du désastre écologique chinois dans la région de production des panneaux photovoltaïques ? Ou de la disparition des plages naturelles pour en siphonner la silice à échelle industrielle ?
      - Pourquoi ne rappelez-vous pas que la houille blanche est déjà exploitée à 100% ?
      - Pourquoi ne rappelez-vous pas qu’un réseau avec plus de 20% de renouvelable est IMPILOTABLE de par ses fluctuations ?
      - Pourquoi ne rappelez-vous pas que chaque killowatt renouvelable installé doit être accompagné d’un même kilowatt THERMIQUE pour compenser ses fluctuations ?
      - Pourquoi ne rappelez-vous pas que la thermique française, sous pression de l’UE, a été vendue aux ALLEMANDS qui s’empressent de nous pondre des centrales surdimensionnées, polluantes et gobeuses de forêt ? Ca c’est de l’écologie, ouaiiiiiis.

      - SUPERPHENIX archaïque ? Alors celle-la, faut l’encadrer. Avec la fermeture de ce labo, la France a pris 20 ANS DE RETARD sur le nucléaire de génération 4 (fission rapide, uranium naturel).

      OK, le sodium est dangereux, comme le nucléaire en général. Faut s’y faire, c’est aussi ça être adulte : craindre cette technologie et l’aborder avec humilité, ne pas lésiner sur la sûreté tout en faisant avancer la recherche.

      J’ai vu tant de belles choses dans nos labos que je peux vous assurer que les perspectives INTELLIGENTES ne manquent pas (si j’étais habilité à vous en dire plus, bon sang....si vous saviez...). Sortons de l’UE, récupérons une politique énergétique cohérente en réhabilitant le ministère du plan, reconstruisons un vrai circuit du trésor et roule Raoul. Je vous construis un réacteur propre pour le prix du costard à macron.

      Avec des articles pareils, vous jouez à un jeu dangereux.
      Ressaisissez-vous Victor.


    • amiaplacidus amiaplacidus 30 juin 11:53

      @Destouches_ qui écrit :« ...Le nucléaire français est une marque de souveraineté ... ».

      Ah bon ?

      Jusqu’à preuve du contraire, le nuke français existant est pratiquement en totalité sous licence Westinghouse, firme US en faillite (en fait, plutôt japonaise, le capital est détenu par Toshiba).
      La question est d’ailleurs est de savoir si Toshiba va renflouer Westinghouse ou non. Il semble que oui, non pas pour construire de futurs réacteurs (aux yeux des financiers le nuke est une technique du passé), mais pour travailler dans le démantèlement de l’existant.
      En fait de souveraineté, le nuke français est en mains japonaises et il semble que les Japonais ne sont plus très chauds pour construire de nouvelles centrales, pour démanteler les actuelles, il sont au contraire partants.
      .
      A contrario, l’un des leaders du photovoltaïque, en tout cas celui qui a la technique commercialisée à grande échelle la plus performante (c’est eux qui ont fourni les panneaux équipant l’avion solaire), Sunpower, est français (capital aux mains de Total).


    • Destouches_ 30 juin 14:06

      @amiaplacidus

      Informations très intéressantes, merci.
      Vous pourriez rajouter le scandale Alstom et nos turbines parties chez General Electrics grâce à notre cher président stagiaire, alors apprenti ministre.

      Comme tous les fleurons français, ils ont été bradés pour diverses raisons. J’appelle de mes voeux la reprise en main par l’état d’industries stratégiques qui ont été stupidement privatisées.


    • sarcastelle 30 juin 14:21

      @amiaplacidus

      .
      Aux yeux des financiers le nuke est une technique du passé
      .
      Naturellement ! Tout est dit !
      Tout refabriquer, centrales et réseau, pour vendre ensuite le produit plus cher, quel financier n’est pas partant ! 

  • raymond 29 juin 10:18

    L’autre Victor va vous expliquer qu’il n’y a aucun problème.


    • sarcastelle 29 juin 19:27

      @raymond

      .
      Je ne crois pas. Il semble que l’irrationnel surdimensionné des antinucléaires du site ait dissuadé Victor Layly de continuer à discuter. 

    • Layly Victor Layly Victor 30 juin 14:45

      @sarcastelle

      Effectivement, ça ne sert à rien de discuter avec les abrutis fanatisés et qui ne se rendent même pas compte qu’ils sont téléguidés par des intérêts étrangers, principalement ceux du Reich bruxello-allemand qui rêve de détruire l’industrie française, notamment le nucléaire.
      Ce ne sont que mensonges et, on a beau les réfuter patiemment, ils reviennent comme si on n’avait rien écrit.
      Comme ce mensonge éhonté répandu dans les chaumières écologiques, et reproduit plus haut sur le fait que les réacteurs français seraient sous licence Westinghouse, alors que la licence a été rachetée par EDF dans les années 70-80 et que tous les développements depuis sont Français.

      C’est pourquoi je ne me suis pas précipité pour répondre à ce pauvre Victor, ce serait peine perdue. Dans trois mois, il nous pondra la même bouse, ce métallurgiste éminent. Il ne sait même pas qu’un test de résilience, dit test de Charpy, n’a rien à voir avec un choc thermique. Les joules dont il se gave savamment (et qui ne veulent rien dire, ce qui est significatif, c’est l’énergie par unité de masse ou de surface) sont liés à l’élévation du marteau avant impact dans le test de Charpy. Le sait-il ? A-t-il seulement envie de la savoir ?

      En parlant de métallurgie, les métallurgistes français étaient connus autrefois comme les meilleurs du monde, ce qui a conduit au succès d’industries comme l’automobile, la construction navale, l’aéronautique, le spatial et le nucléaire. Une des entreprises phares était Creusot-Loire.
      Ceci n’était pas du goût du Reich allemand qui veut tout dominer, et de ses supplétifs français, et ils sont nombreux, la France étant number one dans la trahison.
      La feuille de route est : extinction de l’industrie française, extinction de la classe ouvrière française.
      La France doit devenir une plateforme financière et touristique. Un pays de banques, de caves à vin et de pizerias, le rêve pour le sardanapale Victor.

      Le problème de la cuve de Flamanville n’est pas de nature métallurgique. Après avoir freiné et même bloqué le chantier pendant des années, le chef de l’ASN, l’écologiste militant Pierre-Franck Chevet se trouve confronté à une angoisse grandissante : les deux EPR chinois de Taishan, construits par AREVA, ont progressé normalement et ne sont pas loin du démarrage. L’un d’eux a commencé les essais à froid, ce qui veut dire que la cuve est fermée et que tout le circuit hydraulique primaire est soudé. Un camouflet pour Chevet et ses sbires. Et ne nous parlez pas des « polytechniciens ». Quand ils font leur travail (en majorité), ce sont des salopards de nucléaocrates. Quand ils sont gauchos, ce qu’ils disent est prophétie biblique.
      Et, plus grave pour les écolos, les EPR chinois risquaient de démarrer avant leur concurrent, le réacteur américain AP1000. Les USA ont fait pression sur les Chinois, en même temps que les écolos français (tirez en les conclusions appropriées)
      Pour éviter ce camouflet majeur, Chevet a lancé l’histoire de la cuve, que l’on connait. Les tests de résilience et la teneur en carbone n’étaient plus conformes aux nouvelles normes que l’ASN avait pondues des années après le forgeage de la cuve. Chevet a lancé un avis d’alerte rouge en Chine, mais les Chinois lui ont répondu que les anciennes normes étaient satisfaisantes.

      En proie au désespoir, Chevet a tenté de provoquer une pagaille monstrueuse et une situation dangereuse en bloquant l’autorisation de redémarrage de 20 réacteurs français à l’arrêt pour révision, juste à l’entre de l’hiver. Une réaction vigoureuse d’un certain nombre de scientifiques l’a obligé à reculer et, miraculeusement la plupart des réacteurs ont redémarré mi Octobre, ce qui a permis de passer la vague de froid de Décembre 2016 Janvier 2017 (la menteuse professionnelle Royal a dit que « ce sont les éoliennes qui ont permis de passer ce cap).

      Mais Chevet ne renonce jamais, comme tous ceux qui font le mal. Il a ressorti maintenant le problème du couvercle de la cuve, un dernier sursaut de la bête.

      Ce qui est triste, c’est que même si on fait semblant de souligner des défauts techniques, et même si c’est à juste titre, peu importe, la décision ne sera que politique et ne dépendra que de facteurs liés à la politique internationale.

      Que va faire Hulot ?
      Hulot est un businessman de l’écologie et, en tant que tel, il veillera à ne pas se prendre les pieds dans le tapis. La tentation est grande de se soumettre au Reich mais, en période de vaches maigres, les français qui ne sont pas formatés EELV risquent de ne pas apprécier ce gaspillage monstrueux
      Il est possible qu’il détourne l’attention par »une feuille de route résolument écologique".. 

    • Destouches_ 3 juillet 11:19

      @Layly Victor

      Merci pour toutes ces infos.
      Lorsque l’ingénieur présente des faits et argumente, le manipulateur agite simplement un chiffon rouge. La simplicité est efficace sur un public qui a abandonné le courage de LIRE.

      Je partage votre ressenti, les « écolos » d’aujourd’hui sont les idiots utiles d’intérêts industriels étrangers qui les dépassent, pas du tout des défenseurs de la nature (une amie avait rencontré D.VOYNET il y a quelques années et en privé, elle ne manquait pas de fustiger les mensonge sur les énergies vertes...mais que le public gobe allègrement).

      La collaboration...encore et toujours la trahison comme norme comportementale du français bien pensant.


    • pemile pemile 3 juillet 13:03

      @Layly Victor "Pour éviter ce camouflet majeur, Chevet a lancé l’histoire de la cuve, que l’on connait. Les tests de résilience et la teneur en carbone n’étaient plus conformes aux nouvelles normes que l’ASN avait pondues des années après le forgeage de la cuve."

      Vous continuez à répéter ce mensonge smiley

      Vous allez donc nous donner les valeurs et les dates de ces normes ?


    • sarcastelle 3 juillet 15:40

      @pemile

      .
      Précisez vous-même valeurs et dates pour n’être pas soupçonné de mentir en retournant l’accusation. 

    • pemile pemile 3 juillet 16:19

      @sarcastelle

      Vous êtes fatigante de mauvaise foi et de biais, de me faire perdre mon temps, la norme est passé de 56 à 60 Joules.

      Vous pensez que Layly l’ignore ? smiley


    • sarcastelle 3 juillet 18:35

      @pemile

      .
      A) les dates ! les dates ! les dates ! (air des lampions)
      .
      B) en plus elles n’ont d’ailleurs plus d’importance puisque les 60 n’étant pas atteinst, la question est revue autrement. Lisez l’article qu’indiquent (maladroitement !) Aïoli et Cooldude afin de comprendre pourquoi. Les 60 joules/cm² deviennent faute de mieux votre « sans dot ! »

    • pemile pemile 3 juillet 20:11

      @sarcastelle

      Votre argumentation deviens vraiment pitoyable smiley


    • sarcastelle 3 juillet 21:15

      @pemile

      .
      Et vous, vous croyez que le nucléaire va s’arrêter pour vos 60 J/cm². Vous ne cherchez pas à comprendre pourquoi ce n’est pas le cas. Ou plutôt, vous n’y voyez que la conspiration nucléocrate. 

    • pemile pemile 3 juillet 23:15

      @sarcastelle « Ou plutôt, vous n’y voyez que la conspiration nucléocrate. »

      Que nenni, vous partez en vrille chère pilote d’ULM ! smiley

      Sinon, à part vos biais et attaques ridicules, Mr Layly utilise donc bien de vilain mensonge ?


  • RougePomme RougePomme 29 juin 10:55

     
    Le bonobobo vert de la photo est un hygiénisme peureux
    ....
     
    une momie entourée de bandelettes de sécurité ... dans un principe de précaution existentiel...
     
    Et qui se proclame sauveur du bonobobo ? Qui a une éthique de sauvegarde du corps ? Non pas le coach sportif de bobo ... Le capital a cette éthique retrouvée grâce à Hulot Kérozène. Il ne sauve plus les âmes il sauve les corps... on appelle ça la sécularisation.
     
    RE-production
    Dépolluer la centrale nucléaire par la centrale à lignite teutonne, cette dernière par l’aolinne, qui polluera par infra-sons....
     
    RE-production = statu quo = tourner comme un crétin dans l’économique apolitique
     
    (Critique de l’économie politique de Marx, veut dire aux chiottes les pseudo révolution dans le discours dominant, ds la grammaire de César, le Capital, sa gramaire est peur de la mort et économie...) et
     
    Crétin d’écolo a déteint sur La Baudruche, super bobo vert des colonies du capital


    • RougePomme RougePomme 29 juin 14:37

       
      Une petite Traban 2 temps pollueuse pour tous ?
       
      Non ! dit Capital
       
      Comme le célèbre pédéraste de 68 :
       
      « Mon désir est (le vrai) producteur »
       
      Bobo noeud noeud écolo dit :
       
      « Ma peur du pas biobio est producteur (de la nvlle économie biobio) »
       
      Oui ! dit Capital,
       
      qui a trouvé une sainteté à sa RE-production : la branlette équitable de bobo.


    • RougePomme RougePomme 30 juin 00:01

      Le bonobobo vert prie en dansant sur du rap dans une église évangéliste avec les colons africains du mondialisme ...
       
      Écoutez pourquoi ds la vidéo Onfray/Le Ché/Debray AgoTV, il veut sauver son corps protestant au lieu de son âme catholique, car son corps bio a été béni par le Dieu Argent (dieu jaloux d’Israël disait Marx)... puisque le corps de bobo jouit...
       
      Quand le Capital prend au sérieux le clown Hulot, il simule... De tout tps il a simulé le sérieux de la production... le gadget crétin du bobo, Iphone 9 était trop visible comme débilité simulacre, l’éthique biobio et l’éthique « sauvegarde de la planète » font plus sérieux...
       
      Barrer l’accès des bobos à leur mort, là est le vrai pouvoir du Capital. Cette puissance symbolique culminera avec le transhumanisme. Le Capital du 19eme fournit produits taylorisés aux affamés, il a l’éthique productiviste du sauveur contre la pénurie de biens de consommations, en 29 dans la surproduction il imagine l’éthique du branleur bobo consumériste, par là il sauve l’emploi sauveur de la vie du prolétaire, il donne tjrs la vie... (l’obsolescence programmé a failli être légalisée !) Aujourd’hui il retrouve l’éthique de lutte contre la pénurie de ressource naturelle, il est bio, éthique, durable, équitable, climatiiikkkk  !
       
      Mais le crétin bobo écolo ne comprend pas que ce que le Capital gère, c’est la barrière symbolique à la mort, c.a.d le moteur de l’Histoire disait Hegel. Le code de l’existence.
       

       

       


    • HELIOS HELIOS 1er juillet 00:45

      @RougePomme

      ... tres belle bouche, cette bonobo....

    • HELIOS HELIOS 1er juillet 00:46

      @HELIOS


      ...oups... pardon ! ’chai pas ce qui m’a pris.

  • Hervé Hum Hervé Hum 29 juin 11:03

    Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question

    Il me semble que le risque d’une catastrophe industrielle et financière est infiniment supérieure dans le cas d’un accident type Fukushima.

    Suffit de taper sur Google et on tombe pour Fukushima sur un coût de 170 milliards d’euros.

    Euh, vous avez dit combien pour le coût d’un arrêt du projet ??? Même pas le dixième !

    Bref, c’est le problème, les gens cogitent à l’envers parce que trop vite...


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 juin 11:08

      @Hervé Hum

      Vous feriez mieux de noter que les sociétaires d’AREVA gagnent à tous les coups, avec ou sans accident. Car c’est bien connu, si les profits sont privés, les dettes sont publiques. Donc, en cas d’accident, c’est toute la société qui devra payer, AREVA pourrait bien faire faillite, ce sont pas les sociétaires qui seront ruinés, déplacés, contaminés, dévastés directement, ce sont les citoyens.


    • Trelawney Trelawney 29 juin 18:24

      @Hervé Hum
      Je vais en toucher deux mots à LREM pour qu’ils fassent un projet de loi qui stipule que si Flamanville pête, tous les retraités d’Areva et EDF iront passer leur retraite dans la Manche, sinon ils ne touchent pas leur pension.

      Ca nous fera déjà ça de gagné

    • Hervé Hum Hervé Hum 29 juin 22:50

      @Trelawney

      En fait, c’est pire que cela, comme c’est le CEA qui est actionnaire majoritaire et que celui-ci est un organisme public, y a pas de risque !

      Ou plutôt, le risque est collectivisé, mais les profits bel et bien privés. demandez à tous les sous traitants !


  • sarcastelle 29 juin 11:08

    Ne faites pas attention à Victor. C’est un hippie âgé qui ne pourrait plus sans désespoir renier toute sa jeunesse de combattant anti-système. 

    Nos centrales sont très vieilles et hyperdangereuses, oui, oui, c’est entendu. 
    Ne t’inquiète pas pour les Chinois, Victor. Ils ont décidé d’acheter l’EPR et leur EPR tournera. Ils sont un peu comme toi, se déjugeant rarement. Allez, c’est l’heure de ta tisane. 




  • Sozenz 29 juin 11:43

    ils préfèrent mettre en danger le réel ( la faune , la flore , tout notre environnement ) pour favoriser du « vent » du néant , ( ce qu on appelle le papier monnaie . des chiffres sur un compte.
    on trade nos vies pour du néant . faut être taré quand même .


  • flourens flourens 29 juin 11:49

    je vais sans doute dire une bétise, n’étant pas nucléocrate, et si on renforçait la cuve, cerclage ou mieux double cuve, ayant été dans le BTP, j’ai déjà vu faire ça sur certains ouvrages fragilisés
    bon, je dis ça je dis rien


    • gaijin gaijin 29 juin 12:24

      @flourens
      « je vais sans doute dire une bétise, n’étant pas nucléocrate »
      et ben oui .....
      renforcer la cuve signifierait admettre qu’il y a un problème ......hors le dogme du nucléaire c’est qu’il n’y a pas de problème et que les accidents ne peuvent pas survenir
      donc .......
      c’est ainsi qu’a foutushima la centrale est en bord de mer pour faire des économies de tuyaux
      la digue est trop basse pour couter moins cher
      les équipements de sécurité électrique sont dans le même batiment que les autres pour couter moins cher
      la valve de sécurité qui aurait du arrêter automatiquement le réacteur est par défaut fermée parce qu’arrêter un réacteur coute cher
      les opérateurs ne sont pas correctement formés aux accident parce que ce serait reconnaitre que les accidents arrivent ( et la formation coute cher )
      ................
      .........
      c’est ainsi que les accidents arrivent :
      https://www.youtube.com/watch?v=FPMvKI6oIe0


    • HELIOS HELIOS 29 juin 18:01

      @flourens

      bonsoir,
      il y a plusieur raison pour ne pas faire ce que vous suggerez. :

      Sur le principe, il y a deux couvercles, le fond et le dessus. ils ne sont pas identiques, mais supposons.
      il faudrait fabriquer deux couvercles, plus grands, avec les réservations necessaires, et en « habiller » l’ensemble existant... donc tout démonter.
      Le cout ne provient pas du materiel, mais comme d’habitude du travail.
      le plus simple serait finalement de virer maintenant la cuve complete avec ses couvercles et remplacer le tout

      mais pourquoi renforcer ou changer ? par mesure de sécurité, la cuve a été prévue pour resister a 300% de maximum technique qualifié. or, le « defaut » identifié sur le couvercle est un defaut qui ne fait que de diminuer a 200% la qualification de l’ensemble. en clair on avait prévu un truc 3 fois plus solide et il ne l’est que 2 fois. cela n’entache pas la sécurité, mais seulement la satisfaction intellectuelle de ceux avec lesquels il a fallu composer (nous sommes en democratie) pour installer ce type de centrale nucleaire.

      L’ASN, qui ,n’est pas composé de politiques mais d’ingénieurs, oblige l’EDF a remplacer le couvercle de cuve, comme on change la courroie de distribution d’un moteur de voiture avant qu’elle ne casse. il n’y a rien a redire là-dedans. si ce n’est les integristes plus ou moins verts qui ne sont de toutes manières jamais d’accord avec rien.

      note, le renforcement ne serait qu’un emplatre, car il occulterai les eventuels défauts... comme mettre une deuxieme courroie a votre moteur. si l’une casse, le moteur continue et vous ne savez pas que vous n’en avez plus qu’une.

      bien a vous.

    • pemile pemile 29 juin 23:18

      @HELIOS « en clair on avait prévu un truc 3 fois plus solide et il ne l’est que 2 fois. cela n’entache pas la sécurité »

       smiley


    • sarcastelle 30 juin 00:01

      @pemile

      .
      Le sarcasme ne semble pas très pertinent, mais vous allez peut-être nous révéler quelque chose qui le justifiera ? 

    • pemile pemile 30 juin 00:12

      @sarcastelle

      Que notre derniere réalisation nucléaire qui se voulait exemplaire en matière de sécurité va être mise en route avec des marges de sécurité plus faible que prévu et nécessitera une surveillance régulière et la fabrication d’un nouveau couvercle ?


    • sarcastelle 30 juin 00:30

      @pemile

      .
      Lorsque le coefficient 1 correspond aux efforts maximum à supporter, l’excédent est « politique ». 

    • pemile pemile 30 juin 09:55

      @sarcastelle "Lorsque le coefficient 1 correspond aux efforts maximum à supporter, l’excédent est « politique ». 

      « 

      Citez moi un domaine industriel dans lequel aucun »excédent aux efforts maximum à supporter" est accepté ?


    • sarcastelle 30 juin 10:08

      @pemile

      .
      Apparemment pas le nucléaire. Faites-nous si vous voulez un cours sur la détermination des coefficients. 

    • flourens flourens 1er juillet 14:05

      @HELIOS
      bon, ce que comprends c’est que quand on a la fièvre on casse le thermomètre, mais c’est peut être un peu trop brutal et voyant, comme on a affaire avec la crème de la crème, on la joue fine, on ne casse rien, on agrandi juste la distance entre les graduations, ni vu ni connu, ahhhhh ils sont forts


  • CoolDude 29 juin 14:04

    Donc, si je résume bien...

    Je prends cette carabine à plomb et je tire sur la cuve :
    http://www.gamo.com/productos/carabinas/gamo+powerw-ømagnum-1250-igt-mach-1-2/?catalogo=france&lang=fr

    Et celle-ci peut péter.

    Ça ne tiendra pas jusqu’en 2024 ce truc là.

    ...
    ..
    .

    C’est à croire qu’ils veulent vraiment notre mort.

    C’est pourtant simple... Ils prennent la cuve et ils la refondent. Ça coûte trop cher. Ben, faillite. On ne va pas prendre le risque d’un accident nucléaire majeur pour sauver la mise d’incompétents.

    Vous vous demandez comment une civilisation peut s’éteindre. Ben, voila !!!


  • sls0 sls0 29 juin 14:30

    A voir l’action EDF qui a perdu 5,52% en une semaine est ce une bonne nouvelle ?

    Areva c’est +1,8%.
    Pour justifier la tenue c’est certainement le code ASTER qui a été employé, on ne peut discuter que si l’on a ces données ce qu’on eu les experts qui ont donné leurs avis d’après lesquels la décision a été prise.
    Le code ASTER étant mondialement reconnu, il y a peut être ces données qui sont sur le forum ASTER.
    Si je voulai un avis valable c’est sur ce forum que j’irai voir, le bistrot ou agoravox ont déjà moins d’importance à mes yeux.


  • JMBerniolles 29 juin 14:56
    Comme toujours avec le truculent Victor nous avons une présentation totalement approximative de la question sous l’angle technique, mais aussi sur les autres aspects.

    Cette question des couvercles et fond de cuve de l’EPR de Flamanville, mais cela concerne aussi les EPR chinois puisque les cuves ont aussi été forgées par Areva, a été soulevée par l’ASN en avril 2015. Dans une formulation ambiguë, - référence à des anomalies -.
    Tout ce que nous raconte ici Victor, notamment le fait que la légère variation de concentration en carbone de 0.22 à 0.3%, dans des ségrégations, dégraderait fortement les caractéristiques mécaniques, l’ASN s’est bien gardé de l’écrire. L’Autorité n’a pas non plus affirmé que la résilience (qui sur les pièces incriminées de la cuve primaire de l’EPR reste dans les normes internationales) était un paramètre fondamental du dimensionnement de la cuve primaire qui ne subit que des chocs thermiques et non pas mécaniques.

    Au début de l’été 2015 un ensemble d’essais et de calculs sur cette question avait été agréé par l’ASN. Les résultats sont disponibles depuis déjà quelques temps et ils ne remettent pas en cause la tenue de la cuve de l’EPR

    Deux années c’est beaucoup pour aboutir à une conclusion sur ce type de questions.
    D’autant que les chinois n’ont pas attendu pour fermer leurs cuves et lancer les essais à froid, puis à 
    chaud maintenant.


    Pour ne pas perdre la face, l’ASN (responsable de beaucoup de retards sur le chantier de l’EPR de Flamanville qui n’est pas non plus sans problèmes il faut le préciser. Une année de retard c’est presque un milliard d’euros supplémentaires pour l’EPR) a demandé à l’EDF de refaire le couvercle de cuve. Il y a gros à parier que sur une pièce d’une telle dimension et d’une telle épaisseur on ne pourra atteindre une homogénéité parfaite en carbone. Peu importe nous sommes ici en pleine interférence de l’idéologie et de la politique dans un domaine technique.

    Pour ceux qui les véritables causes de notre déclin intéressent, je dirai que l’abandon ignominieux de Super Phénix a marqué le tournant vers la récession de notre économie, l’abandon de notre spécificité d’excellence en hautes technologies sur des programmes propres.
    C’est aussi l’orientation vers la liquidation de l’indépendance de notre pays.

    La France est maintenant sous un régime de dictature républicaine, ou l’écologie, l’humanitaire sont manipulés comme des façades médiatiques et autres pour endormir sa population ;
    Le fait que des mouvements de soi-disant opposition marchent dans ces manœuvres, en dit long sur leur nature propre et leur capacité à réellement changer les choses dans notre pays. 





    • pemile pemile 29 juin 15:25

      @JMBerniolles « Au début de l’été 2015 un ensemble d’essais et de calculs sur cette question avait été agréé par l’ASN. Les résultats sont disponibles depuis déjà quelques temps et ils ne remettent pas en cause la tenue de la cuve de l’EPR. »

      Oui, pour la cuve (non remplaçable), mais vous nous donnez les « résultats disponibles » pour le couvercle (lui, interchangeable) ?


    • JMBerniolles 29 juin 16:12
      @pemile

      Les essais et calculs concernaient spécifiquement les couvercles et fond de cuve... Je parle de la cuve primaire parce que c’est un ensemble... 

    • Trelawney Trelawney 29 juin 18:13

      @JMBerniolles
      Pour ne pas perdre la face, l’ASN (responsable de beaucoup de retards sur le chantier de l’EPR de Flamanville qui n’est pas non plus sans problèmes il faut le préciser. Une année de retard c’est presque un milliard d’euros supplémentaires pour l’EPR) a demandé à l’EDF de refaire le couvercle de cuve. Il y a gros à parier que sur une pièce d’une telle dimension et d’une telle épaisseur on ne pourra atteindre une homogénéité parfaite en carbone. Peu importe nous sommes ici en pleine interférence de l’idéologie et de la politique dans un domaine technique.


      Lorsque pour une pièce on n’arrive pas à obtenir une homogénéité parfaite en carbone, on relève les coefficients et on exige une tenue à la résilience plus importante, en partant du principe qu’à 60 joules demandé, 50 joules est normalement nécessaire, mais il se peut que dans une partie de la cuve on soit à 52 joules ce qui est supérieur aux 50 joules nécessaires. Si sur des éprouvettes prises sur l’élément on n’arrive pas à atteindre 60 joules, la pièces est rebutée qu’elle coûte 1 euro ou 100 millions d’euro.

      Le fond cuve est les cotés ne devrait normalement pas poser de problème, car tous les piquages (ou du moins la plus grande partie) sont concentrés sur le couvercle plus accessible. Les fait d’ajouter des piquages avec soudeur et « beurrage » d’éléments ne joue pas en faveur de l’homogénéité métallurgique de l’ensemble.

      C’est pour cela que pour éviter de tirer sur l’ambulance, l’ASN (qui fait autorité) a autorisé la continuation du chantier, mais a limité la durée de vie du couvercle à 7 ans. On peut considérer que c’est un délai raisonnable, car la corrosion interviendra certainement après 5 ans de mise en fonctionnement.

      Areva a déjà commandé l’étude d’un nouveau couvercle qu’elle construira en même temps que ceux d’Hinkley Point. Les chinois qui on fait leurs essais de leur coté tout en étant informé des avancés sur le couvercle de Flamanville. Ils sont arrivé aux même conclusions que l’ASN pour Flamanville. Les chinois attendent de savoir qui va payer la note pour le remplacement des 2 couvercles.

      Conclusion : On n’a pas les compétences pour réaliser ce genre de pièces et dans le monde, personne ne les a. On devra changer le couvercle tous les 7 ans avec arrêt de tranche et surcoût (encore un de plus) non prévu. Est-ce qu’avec la connaissance de ces problème on aurait autorisé la construction d’un tels engin dont on ne sait pas encore combien il coûtera, mais dont on a la certitude qu’il ne sera jamais rentable ? J’en doute.

      Ne pas oublier que pour Hinckley Point, les anglais ont imposé un prix de vente du Kwh. S’il coûte plus cher à produire, c’est EDF qui se mange la différence. Slo dit que l’action EDF baisse et ce n’est pas étonnant

    • amiaplacidus amiaplacidus 30 juin 12:13

      @JMBerniolles qui écrit « ...Pour ne pas perdre la face, l’ASN (responsable de beaucoup de retards sur le chantier de l’EPR de Flamanville ... ».

      L’ASN est-elle aussi responsable des 10 ans de retard de l’EPR finlandais ?

      Au fait, finalement, les contribuables français vont payer combien à la Finlande ? Parce que, rappelons, le contrait portait sur la fourniture clé en mains d’un EPR à la Finlande pour un prix forfaitaire de 3 milliards d’€. Actuellement on estime les dépassements financiers à plus de plus de 5 milliard d’€ (si les réacteurs sont construits avec le même genre de calcul que les finances, il y a vraiment lieu de s’inquiéter).
      Ces 5 milliards d’€ sont à la charge des constructeurs (livraison clé en mains), donc à la charge des contribuables et consommateurs français.
      .
      Le nuke est une monstrueuse faillite, et encore, on n’a pas intégré les vrais coûts du démantèlement.


    • JMBerniolles 30 juin 13:48
      @Trelawney

      Vous mélangez un peu tout : les problèmes de corrosion, la tenue mécanique, l’énergie à la rupture en cas de choc mécanique... Il est vrai que l’on ne peut pas dire que l’ASN clarifie la question. 

      Pour l’EPR les problèmes de tenue mécanique et de corrosion sous tension et sous irradiation ne sont pas différents de ceux que l’on rencontre sur les REP. Il est aussi évident d’ailleurs que l’on a les mêmes ségrégations carbone dans les pièces lourdes des REP, de même sur ce type de pièces forgées par les japonais dont on ne peut prétendre qu’ils sont incompétents en la matière. Les REP vont atteindre 40 ans de fonctionnement et les perspectives de prolonger leur vie de 10 et jusqu’à 20 ans sont réelles. 

      Comme on pouvait le prévoir, deux années de calculs et d’essais et d’études sur le question des couvercle et fond de cuve forgés par Areva ne permettent pas de démontrer que ces pièces ne répondent pas au dimensionnement. Donc l’ASN doit sauver la face (c’est son rôle de poser des questions, mais c’est aussi sa responsabilité de ne pas faire trainer les bocages. Deux années pour ce problème c’est complètement disproportionné). D’où une directive sur le couvercle dont la durée de vie serait limitée selon l’ASN à 7 années ? Sur quelle base technique cette contrainte est-elle fondée... pas de précisions.
      Il serait pourtant essentiel qu’au bout du compte l’ASN argumente techniquement ses décisions.

      Notons qu’après le déblocage de réacteur REP, sur un problème d’acier au niveau des corps de GV qui paraissait encore plus artificiel que celui concernant l’EPR de Flamanville, c’est le deuxième recul important de l’ASN

    • JMBerniolles 30 juin 13:57
      @amiaplacidus

      Les contribuables français sont aussi ceux qui élisent régulièrement des dirigeants incompétents et opportunistes qui enfourchent l’anti nucléaire comme vecteur de carrière politique.

      Notre nucléaire civil a subi un quasi moratoire de 15 années.... à cause de ces politiciens (qui nomment aussi les responsables d’Areva et de l’EDF ou d’ERDF, devenue Engie, où le PS a casé cet incompétent de Brottes. C’est une faute majeure d’avoir laissé lancer la construction d’une tête de série à l’étranger et d’avoir enlevé la maitrise d’œuvre des réacteurs nucléaires à EDF (sauf en Chine avec le « joint venture » EDF/CGN )  pour la donner à Areva.

      L’EPR Finlandais a ainsi connu des problèmes d’entrée de jeu et est bloqué par des actions judiciaires... 


       






    • Trelawney Trelawney 30 juin 14:51

      @JMBerniolles
      D’où une directive sur le couvercle dont la durée de vie serait limitée selon l’ASN à 7 années ? Sur quelle base technique cette contrainte est-elle fondée... pas de précisions.

      Parce que le problème vient de la résilience. Autrement dit pour faire plus trivial « de fatigue ». Si cette pièce est à la limite en dessous des tolérances, cela va forcément poser des problème au moment où celle ci va se corroder c’est à dire d’ici 5 à 10 ans
      A une époque, la France savait réaliser des aciers et surtout les forger avec une compétence avérée. Il se trouve que beaucoup d’entreprises dont Usinor (mais aussi Vallourec Pompey etc) ont fermé. Il ne reste que le Creusot pour ce genre de pièce et le Creusot, ça n’a jamais été des champions du monde.
      C’est vrai qu’au Japon (c’est certain), mais aussi en Russie (peut être) ils ont la technicité suffisante pour réaliser ce genre de pièce. mais ça n’est pas acquis non plus.

      Quoiqu’il en soit je trouve le choix de l’ASN de réduire la durée de vie de ce couvercle judicieux. 

      Mais il est vrai qu’Areva le Creusot ont bidonné les résultats d’essais et il est aussi vrai qu’il y a d’énormes problèmes de « beurrage » sur les piquages de ce couvercle. Donc le Creusot n’est pas blanc bleu dans cette histoire

    • pemile pemile 30 juin 19:11

      @JMBerniolles « D’où une directive sur le couvercle dont la durée de vie serait limitée selon l’ASN à 7 années ? Sur quelle base technique cette contrainte est-elle fondée... pas de précisions. »

      Mais si ! lisez le communiqué de l’ASN du 28 juin (que j’ai copié plus bas), ces 7 ans c’est le délai estimé pour construire un nouveau couvercle !


    • JMBerniolles 30 juin 20:35
      @Trelawney

      Vous faites de la métallurgie et de la mécanique des structures comme d’autres font de la médecine avec un dictionnaire médical....

      Pourquoi essayer maladroitement de combler le vide du dossier technique de l’ASN ?

      Un test de fatigue n’a rien à voir avec un test de résilience.... Le fonctionnement des REP était très simple. Il y a avait très peu de transitoires. Juste le démarrage et l’arrêt (pour lesquels on emploie des procédures qui limitent les chocs thermiques, - voir la polémique absurde concernant un réacteur de Fessenheim, où on arrêtait le réacteur avec du Bore plutôt qu’avec une chute de barres de contrôle afin d’adoucir l’arrêt partie d’Allemagne parce que comme le souligne Victor Layly nos amis allemands veulent détruire notre électronucléaire). Jusqu’à ce que l’ASN introduise des fonctionnements transitoires sur certains REP afin de stabiliser un réseau électrique soumis à l’intermittent. Pour soutenir l’éolien et le PV on ne recule devant rien.

      Dans l’acier de cuve primaire, le carbone se trouve aux joints de grains. Mais cet élément n’est pas réputé pour accélérer les phénomènes de corrosions dans des conditions de contraintes et de flux neutronique, dans sa composante > 100kev... [sur le sujet je vous conseille les synthèses d’Yves Bréchet]

      Quant au problème des traversées et donc du raccord par soudures multi passes de pièces intermédiaires sur le fond de cuve principalement et le couvercle cuve, il n’est pas différent sur l’EPR que sur un REP. Où il y a déjà des raccordement de tubes avec des matériaux différents. Inconel par exemple. 

      Qu’il y ait eu des problèmes d’assurance qualité (qui ont été transformés par les médias anti nucléaires, - c’est une constante dans les MMS-,en manipulations de résultats) n’est pas niable.
      Le quasi moratoire sur le nucléaire, les incapables qui ont été placés par nos gouvernants à la tête d’Areva et de l’EDF dans une mesure moindre, sont pour beaucoup dans les problèmes que rencontrent ces entreprises sous contrôle public. Le fait que les français élisent des incompétents qui œuvrent contre notre pays ne peut être sans conséquences. 










    • Layly Victor Layly Victor 1er juillet 09:58

      @amiaplacidus

      Toujours la mauvaise foi totale des anti-nucléaires fanatiques et religieux.

      Le nucléaire, une monstrueuse faillite ? Quarante ans de fourniture de courant à notre économie, sans jamais aucune rupture, avec un coût du kwh au niveau le plus bas en Europe, le ciel le plus pur d’Europe, un encombrement minimal parce que c’est une énergie très compacte (58 réacteurs, sachant qu’un réacteur, c’est l’implantation au sol d’un centre commercial), donc une nuisance minimale pour la faune et la flore, à comparer aux 200 000 éoliennes nécessaires, un désastre total, le retraitement du combustible que la France est le seul pays au monde à réaliser, et ce depuis les années 70, tout ceci une monstrueuse faillite ?
      Les théologiens de l’anti-nucléaire ne manquent pas d’air. Et l’affirmation volontairement et délibérément fausse suivant laquelle le coût du démantèlement ne serait pas pris en compte, alors que tout le cycle du combustible est intégré dans l’évaluation du coût.
      J’avais répondu sur ce point il y a des années au mage Hulot (Monsieur Hulot et le gros mensonge de la transition énergétique, Agoravox).
      Hulot, qui est un businessman de l’écologie, a bien compris qu’il fallait attaquer le nucléaire sur la question financière. Dans la lignée de cette philosophie, toutes les actions, applaudies par les innombrables collabos, visent à ralentir les chantiers pour faire monter le plus possible les frais financiers. La dernière en date est cette histoire de couvercle, qui n’a pour but que de faire monter les coûts.

      Le nucléaire, une monstrueuse faillite ? Le nucléaire est en expansion rapide dans le monde et les Russes sont au premier plan. Ils ont pris la place laissée vacante par la France, asphyxiée par l’énorme masse de collabos qu’elle nourrit en son sein.

    • Homme de Boutx Homme de Boutx 1er juillet 23:10

      @Layly Victor
      le nucléaire c’est 40 ans d’immobilisme, 40 ans de créativité perdue pour la France, 40 *100 Mds€ de chaleur jetée dans la nature au prix du fioul, pour produire 40*35Mds€ de chaleur avec des radiateurs électriques, le culte de la facilité de l’argent facile, et la conséquence probablement directe , 2000 Mds de dette.


      Ne pas ouvrir Flamanville, c’est ne pas jeter 4 Mds€ /an dans la nature.. c’est amorti en 3 ans !
      pour la nature se serait un bienfait bien supérieur au risque, sans compter la non création d’une nouvelle poubelle radioactive !

    • Trelawney Trelawney 2 juillet 11:31

      @Layly Victor
      Quarante ans de fourniture de courant à notre économie, sans jamais aucune rupture, avec un coût du kwh au niveau le plus bas en Europe, 

      Parce que électricité subventionnée payée uniquement avec du déficit budgétaire !

    • Layly Victor Layly Victor 2 juillet 13:19

      @Trelawney

      C’est un mensonge délibéré, une fois de plus.
      La seule électricité subventionnée, et massivement, c’est l’électricité soit-disant « verte », celle qui n’est en réalité verte qu’à 20% maximum, le reste c’est du fuel ou du charbon, et qui remplit les poches des gangsters de l’éolien : 20% de votre facture d’électricité, le hold-up du siècle.

  • CoolDude 29 juin 15:31

    « ...qui ne subit que des chocs thermiques et non pas mécaniques. »

    En nominal.

    En cas de tremblement de terre, que se passe t’il ?

    Il faut bien prendre des marges.

    De plus, inhomogénéité de la structure est problématique car elle va entraîner une fatigue plus importante du matériaux pendant les cycles de chauffe et de mise en pression, puis de refroidissement, etc... La durée de vie de la cuve est en jeu.

    De toutes façons :
    " la calotte de l’EPR a obtenu un résultat moyen de 52 joules et minimal de 36 joules, au lieu des 60 joules minimum imposés par la réglementation."

    C’est une non conformité ! Il n’y a pas à chipoter.

    On ne parle pas d’un simple chauffe eaux...


    • sarcastelle 29 juin 15:53

      @CoolDude

      .
      joules par centimètre carré, naturellement. 
      Comme kW et kWh, la confusion dénote qu’on ne sait pas de quoi l’on parle. 
      .
      Après, quand on sait de quoi on parle, on se demande d’où viennent les normes, comment ça se passait avant, plutôt que faire du fétichisme sur des chiffres pour partie arbitraires. 

    • CoolDude 29 juin 16:01

      @sarcastelle

      Le résilience au choc se mesure en joule :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_(physique)


    • pemile pemile 29 juin 16:04

      @sarcastelle "Après, quand on sait de quoi on parle, on se demande d’où viennent les normes, comment ça se passait avant, plutôt que faire du fétichisme sur des chiffres pour partie arbitraires« 

      C’est vrai, hier j’ai vu une voiture traverser à plus de 100km/h une zone 30km/h et aucun piéton n’a été tué, cela prouve donc que cette norme des 30km/h est un »fétichisme sur des chiffres pour partie arbitraires"  smiley


    • JMBerniolles 29 juin 16:07
      @CoolDude

      Conformément à votre pseudo vous étalez une ignorance totale sans aucun complexe....

      La cuve primaire elle-même n’est évidemment pas l’élément le plus sensible au séisme... Rappelons d’ailleurs qu’à Fukushima Daiichi, Fukushima Daini et Onagawa 13 réacteurs nucléaires, d’une conception ancienne d’ailleurs, ont résisté à un séisme de grande ampleur.

      Mais quel est le lien entre résistance au séisme où la sollicitation n’est pas un choc mécanique mais des vibrations et la résilience ?











    • sarcastelle 29 juin 16:11

      @CoolDude

      .
      Si vous m’aviez répliqué : « je le sais parfaitement mais je parle ainsi plus court », j’aurais tout juste critiqué la mauvaise pédagogie envers le lecteur.
      Mais vous répondez que ce sont des joules tout court. 
      Certes, puisqu’ils se rapportent à l’essai sur une éprouvette d’un cm² de section ! 
      C’est donc le cas particulier où le dénominateur est à 1.
      On peut ainsi montrer qu’on disserte de ce qu’on ne sait pas :
      1) en se trompant simplement
      2) en tombant dans un petit piège, ce que vous venez de faire. 


      .

    • sarcastelle 29 juin 16:14

      @sarcastelle

      .
      C’était à propos des joules et joules par centimètre carré, dans votre message de 15 h 31.

    • sarcastelle 29 juin 16:16

      @pemile

      .
      Au lieu d’être tout content d’avoir trouvé un chiffre qui doit jeter le nucléaire à bas, il y a sls0 qui vous explique plus haut, avec référence, qu’en technique il y a une méthodologie, distincte des propos de bar de gogovox. 

    • pemile pemile 29 juin 16:17

      @sarcastelle

      Demande envoyée par l’ASN à Areva le 14 décembre 2015 :

      « L’ASN vous demande de valider, au travers du programme d’essais, l’hypothèse selon laquelle les propriétés mécaniques de résilience des calottes à partir de la mi-épaisseur vers l’intérieur de la cuve sont supérieures à 60 joules à 0°C »

      « Mais vous répondez que ce sont des joules tout court. »

      Vous êtes de la vielle école, le KCU exprimé en J/cm2 c’est fini !

      D’après le lien donné par CooDude :

      Actuellement, cette notion et cette notation sont complètement abandonnées au profit de la notion d’énergie de rupture, une manière abrégée de désigner l’énergie absorbée par la rupture en flexion par choc sur éprouvette Charpy


    • sarcastelle 29 juin 16:20

      @JMBerniolles

      .
      Quel est le lien entre résistance au séisme..................et la résilience ?
      .
      C’est très facile et Cabanel vous l’expliquerait. Il y a un truc qui est tombé un jour sur la cuve du superphénix, ou seulement sur le dôme, je ne sais plus, et ça c’est un choc, et un truc peut justement tomber quand la terre tremble. 
      Il faut tout vous expliquer, à vous les savants. Quand donc condescendrez-vous à vous inquiéter des angoisses citoyennes ? 

    • pemile pemile 29 juin 16:21

      @sarcastelle « il y a une méthodologie, distincte des propos de bar de gogovox. »

      Oui, donnez nous donc les modélisations code_aster ! smiley


    • sarcastelle 29 juin 16:23

      @pemile

      .
      A propos de votre message de 16 h 17 que j’ai la flemme de retaper
      .
      Vous avez vraiment décidé de vous foutre de moi, hein. 
      Ce sont des joules sur une éprouvette de section déterminée, bien évidemment !!!

    • sarcastelle 29 juin 16:25

      @pemile
      .

      Donnez-nous les modélisations....
      .
      Demandez-les à l’ASN qui devrait avoir quelque chose de ce genre puisque c’est elle qui décide. 
      C’est vrai qu’elles nous font défaut, ce qui serait embêtant en cas de référendum citoyen. 

    • pemile pemile 29 juin 16:36

      @sarcastelle « C’est vrai qu’elles nous font défaut, ce qui serait embêtant en cas de référendum citoyen. »

      C’est des modélisations à plusieurs millions de DDL qui demandent plusieurs mois de temps CPU smiley


    • pemile pemile 29 juin 16:40

      @sarcastelle « Vous avez vraiment décidé de vous foutre de moi, hein. »

      Que vous vous foutiez des normes pour construire votre propre ULM, c’est votre problème, que de cette expérience, vous vous permettez de botter en touche normes et marges de sécurité, c’est le problème ! smiley

      Pour ce qui est de votre tentative de « vous foutre » de CollDude sur ses chiffres donnés en joules, c’est plutôt vous qui vous crashez.


    • sls0 sls0 29 juin 17:30

      @CoolDude
      Au sujet des tremblements de terre.

      La zone sismique la plus forte en France (Antilles) c’est la zone 5.
      L’accéleration de calcul est de 0,3g.
      Si la cuve est en parpaings non chainés ça poserait des problèmes.
      Cela dit la sismicité est prise en compte, en zone importante pour la sûreté une simple fixation style SPIT demande sa note de calcul.

      On fait même attention au balancement éventuel d’un chaine de palan dans son environnement.
      Pour faire un parallèle, un enclume ne risque pas de souffrir d’un séisme mais si elle tombe sur des pieds il vaut mieux s’en prévenir.
      Métallurgie, nucléaire, physique, ect... emploient des unités et des coefficients de sécurité qui ne sont pas toujours à portée de monsieur tout le monde. C’est l’inconnu.

      Il y a une phrase que j’emploie plus souvent dans le cadre du racisme mais qui peut servir ici.
      L’inconnu engendre la peur et la peur engendre le rejet.
      C’est une réaction que l’on peut considéré comme humainement normale et instinctive mais elle manque parfois de logique et est assez impardonnable quand elle est due à un manque de volonté d’apprendre.

    • CoolDude 29 juin 18:33

      @sls0

      Blablabla...
      Et la hauteur de la vague à Fukushima a été 3 fois supérieur au maximum théorique admissible.

      Ça aussi c’est connu...


    • sarcastelle 29 juin 18:50

      @pemile

      .
      Pour ce qui est de votre tentative...........
      .
      A chacun sa lecture. CoolDude en répondant mal à propos à ma remarque a montré qu’il ne savait pas trop de quoi il parlait. 
      .
      C’est plutôt vous qui vous crashez 
      .
      Félicitations. rendez-vous au « stratagème 14 » de l’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer, aisé à trouver en PDF, et que vous venez là d’appliquer fort bien. 
      .
      Quand vous vous foutez des normes...
      .
      Il faudrait que les gens perdent cette façon sur Agoravox de diffamer, c’est-à-dire d’imputer faussement des faits répréhensibles. 
      J’ai écrit qu’ayant selon la norme calculé le longeron de mon ULM à + 6 g, puis m’étant aperçu après construction qu’une erreur de calcul ne lui laissait en réalité que 5 g, j’ai repris le calcul au début pour voir quoi faire. 
      J’ai écrit que j’avais calculé au départ en prenant de larges marges du fait que j’avais volontairement négligé plusieurs éléments favorables.
      Puisque vous êtes fortiche, je précise lesquels : 1) j’ai calculé la structure en prenant forfaitairement le pin d’Orégon utilisé comme résistant à 4 kgf/mm² en compression, alors que le lot de provenance avait été testé à 4,4 kgf/mm² ; 2) j’avais calculé avec une répartition rectangulaire en envergure de la portance, alors qu’elle est en réalité elliptique ; 3) j’avais négligé le délestage dû au poids de la voilure. 
      Tout ceci repris en compte, il ne me manquait plus qu’un pour cent pour retomber pile à la norme. J’ai dit avoir récupéré cette différence en décrétant une limite de masse en charge inférieure à lamasse de calcul. 
      Voilà, m’sieur. 

    • gaijin gaijin 29 juin 18:52

      @CoolDude
      «  maximum théorique admissible. »
      admissible par qui ? tepco ?
      les bornes médiévales posée par les japonnais étaient au delà ................
      il faut aussi se souvenir que si le mot tsunami est japonnais ce n’est pas un hasard ! smiley


    • sarcastelle 29 juin 18:52

      @pemile

      .
      c’est des modélisations à plusieurs millions de DDL....
      .
      Pourquoi pensez-vous que je faisais observer l’inanité de ces controverses de comptoir. 

    • sarcastelle 29 juin 19:00

      @sarcastelle

      .
      PS : bien entendu j’avais expliqué cette histoire de calcul de structure pour illustrer comment l’emploi d’une méthodologie d’une part, et les criailleries d’incompétents d’autre part, sont deux choses différentes. 

    • CoolDude 29 juin 19:01

      @CoolDude

      Pour relativiser...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordres_de_grandeur_d%27%C3%A9nergie

      90 J l’énergie cinétique d’une balle de tennis (masse 58 g) lors d’un service à 200 km/h1.

      Je crois qu’un coup de masse et ça barre.

      220 Joules de résilience, c’est mieux non ?


    • JMBerniolles 29 juin 19:08

      @sarcastelle La cuve de SPX est suspendue à une dalle en béton.... Une clé à molette sur le dôme alors.


    • sarcastelle 29 juin 19:11

      @JMBerniolles

      .
      Oui, ça devait être quelque chose de ce genre ; il faudrait redemander à monsieur Cabanel. 

    • sarcastelle 29 juin 19:16

      @CoolDude

      .
      pour relativiser....
      .
      Oui, c’est exactement cela : un service de champion de tennis dirigé sur la cuve de l’EPR, et la voilà cassée. Si, si, c’est bien ça. 

    • pemile pemile 29 juin 19:39

      @sarcastelle "pour illustrer comment l’emploi d’une méthodologie d’une part, et les criailleries d’incompétents d’autre part, sont deux choses différentes."

      Mais que Berniolles accuse systématiquement l’ASN d’incompétence ne vous a jamais gêné !


    • CoolDude 29 juin 19:45

      @Sarcastelle

      Je vous recommande de lire chaudement cette annexe technique et d’envoyer vos commentaires à
      Gérard Gary, Directeur de Recherche émérite - ex CNRS - gary.lms@orange.fr

      http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Nucleaire_et_societe/expertise-pluraliste/IRSN-ANCCLI/Documents/Sem18/Annexe-1-IRSN-Dialogue-technique-EPR-092016.pdf

      Les valeurs de résilience mesurées dans les zones suspectes jusqu’ici considérées (mais le rapporteur en a identifié d’autres)présentent une valeur moyenne de 52 Joules et une valeur minimale de 36 joules.
      Elles ne satisfont pas au niveau de 1 de sureté nucléaire spécifiant une résilience minimale de 60 joules. De plus, elles sont très largement inférieures à ce qu’on aurait pu espérer du matériau s’il avait été conforme à la zone de recette (vue sur la figure 26) pour une résilience attendue de 220 joules.

      Le minimum est de 36 joules (pour un section de 1 cm^2)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_(physique)

      A la louche, un service volé casse une section de 3 cm^2 de cette merde !

      Vous vous sentez mieux ???

      Avec une masse, je suis sur que l’on pourrait faire un trou dans la cuve sans forcer.


    • sarcastelle 29 juin 23:23

      @CoolDude

      .
      Et moi je vous recommande chaudement de lire le commentaire de Hélios à 18 h 01. 
      .
      N’avez-vous pas plutôt les documents sur lesquels l’ASN travaillait ces jours derniers plutôt qu’un document de près de deux ans, mentionnant notamment que toutes les situations possibles n’ont pas encore été validées par l’ASN et que des essais restent à faire ?
      .
      A part cela le document que vous fournissez montre que le niveau 2 de sûreté nucléaire est atteint : ça ne pètera pas. Vous vous sentez mieux ???
      .
      Cela étant, évitez donc les arguments sensationnalistes du genre : on crèverait la cuve avec une masse. D’une part la lecture du document vous a appris (ou rappelé) que la mesure de résilience est un moyen indirect de savoir si l’acier reste dans son domaine plastique dans les conditions d’emploi et d’incident, et qu’il y reste en effet avec satisfaction du niveau 2. D’autre part, on n’aurait jamais construit de cuirassés si quelques kilos d’acier lancés à la vitesse que leur donne un homme maniant une masse suffisait à trouer 23 centimètres de blindage smiley


    • pemile pemile 29 juin 23:36

      @sarcastelle « Et moi je vous recommande chaudement de lire le commentaire de Hélios à 18 h 01. »

      Qui dit que passer d’un coefficient de sécurité de 3 à un coefficient de 2 « n’entache pas la sécurité » ? smiley


    • sarcastelle 29 juin 23:45

      @CoolDude

      .
      220 joules de résilience, c’est mieux non ? 
      .
      Oui, s’il y en a besoin. 
      La lecture du document de Gérard Gary montre qu’il n’en est rien. Il dit simplement que dans des conditions idéales les 220 joules auraient pu être métallurgiquement atteints. Et alors ? 
      J’aurais pu dessiner mon ULM pour qu’il tienne 15 g, mais 6 suffisent pour que pas crac. 


    • pemile pemile 30 juin 00:04

      @sarcastelle « N’avez-vous pas plutôt les documents sur lesquels l’ASN travaillait ces jours derniers »

      Leur communiqué d’hier ? :

      l’anomalie de la composition chimique de l’acier conduit à une diminution des marges vis-à-vis du risque de rupture brutale. L’ASN considère par conséquent nécessaire qu’EDF mette en œuvre des contrôles périodiques supplémentaires afin de s’assurer de l’absence d’apparition ultérieure de défauts. L’ASN constate que de tels contrôles sont réalisables sur le fond de la cuve et considère qu’ils doivent donc être mis en œuvre.

      En revanche, la faisabilité technique de contrôles similaires sur le couvercle de la cuve n’est pas acquise. L’ASN considère donc que l’utilisation de ce couvercle doit être limitée dans le temps. Elle note que la fabrication d’un nouveau couvercle prendrait de l’ordre de sept ans. Un nouveau couvercle pourrait ainsi être disponible d’ici fin 2024. Dans ces conditions, l’ASN considère que le couvercle actuel ne pourra pas être utilisé au-delà de cette date.


    • sarcastelle 30 juin 00:21

      @pemile

      .
      qui dit que passer d’un coefficient de sécurité 3 à un coefficient de 2 « n’entache pas la sécurité » ?
      .
      C’est probablement quelqu’un qui a entendu dire que le coefficient 1 correspond aux efforts maximum à tenir.
      .
      .
      Si vous voulez je vous ferai un topo sur les coefficients de sécurité en aviation, dont le sens est différent ( smiley puisque vous affectionnez ce smiley ; Olivier Cabanel préfère le nez rouge de clown)

    • sarcastelle 30 juin 00:26

      @pemile

      .
      Eh bien vous aurez ainsi la sécurité voulue (il n’y a pas moyen de raconter que l’ASN laisse passer ce dont elle douterait) et un kWh plus cher, ce qui convient tout à fait aux partisans des EnR. 

    • CoolDude 30 juin 00:28

      @sarcastelle

      Vous vous sentez mieux ???

      Non, car si la cuve est aussi pourri que le couvercle... Et qu’elle n’a que 7 ans de vie en condition normal. C’est pourri !

      8,5 milliards d’euros, 7 ans... Et à la poubelle. Avec en plus le risque de rupture de confinement en cas de dépassement de limite, etc...

      D’autre part, on n’aurait jamais construit de cuirassés si quelques kilos d’acier lancés à la vitesse que leur donne un homme maniant une masse suffisait à trouer 23 centimètres de blindage.

      Une fois qu’une fissure est crée... Il suffit de continuer à taper. C’est là que les bactérie attaquent comme on dit.

      Les zones à 36 j de résilience seront les points faibles de la structure. C’est là que ça pétera. inévitablement.


    • sarcastelle 30 juin 00:48

      @CoolDude

      .
      Eh bien le débat est clos puisque vous ne lisez pas ou ne comprenez pas le document que vous me donnez à lire. 
      .
      (En fait c’est Victor qui l’avait indiqué, mais je ne l’avais pas remarqué en première lecture trop rapide vu que Victor devient saoulant.) 

    • pemile pemile 30 juin 09:40

      @CoolDude "Et qu’elle n’a que 7 ans de vie en condition normal. C’est pourri !

      "

      Non, ces 7 ans c’est le délai estimé pour fabriquer un nouveau couvercle !


    • pemile pemile 30 juin 10:07

      @sarcastelle « Si vous voulez je vous ferai un topo sur les coefficients de sécurité en aviation »

      Si vous pensez avoir quelque chose à m’apprendre, je vous écoute.

      PS : dans l’aviation, responsabilité et assurance sont bien définies, est-ce le cas pour le nucléaire ?


    • sls0 sls0 30 juin 14:13

      @CoolDude
      Qu’a à voir la vague de Fukushima avec la concentarion de carbone dans de l’acier ?

      Qu’a à voir une accélération de 0,3g avec la tenue d’une acier ? Votre vision des choses ferait qu’une cuve de réacteur aurait les caractéristiques mécaniques de la guimauve.
      Vous comprenez rien et vous vous mélangez les pinceaux.
      Vous auriez mieux fait de faire plus attention au collège et au lycée, ça vous aurait évité de sortir par mal de bétises.
      L’inconnu engendre la peur et la peur engendre le rejet.
      C’est une phrase que j’emploie souvent au sujet du racisme mais elle s’applique aussi ici.
      Améliorez vos connaissances et il y a de l’inconnu qui va disparaitre.
      Il est difficile d’argumenter face à la peur, c’est de l’émotionnel où la logique et la physique n’ont pas leur place.

    • Layly Victor Layly Victor 30 juin 15:04

      @CoolDude
      la résilience se mesure en Joule dans le test, mais ce qui compte dans les normes mécaniques, c’est l’énergie par unité de masse ou l’énergie par unité de surface, suivant la configuration.

      Un enfant de CM2 pourrait le comprendre.

      Un astéroïde ayant une énergie donnée à l’impact peut détruire la vie sur terre mais n’aurait qu’un effet superficiel sur une planète mille fois plus massive.

      Les écolos ont en général beaucoup de mal avec les unités physiques. Ils ont du faire pleurer leurs professeurs.

    • Layly Victor Layly Victor 30 juin 19:39

      @pemile

      Non seulement les braves militants écolos de l’ASN sont très compétents pour le mal qu’ils ont besoin de faire, mais ils sont conseillés par des gauchos, j’en connais, qui ont fait toute leur carrière au CEA et à l’IRSN. Ces gens n’ont aucune honte ni aucun honneur. Ils ont palpé toute leur vie le fric du CEA et de l’IRSN, mais ils veulent se donner une bonne image d’insoumis.
      Comme Mélenchon qui est un insoumis engraissé toute sa vie par l’état.

      Donc,ils connaissent les points d’attaque, c’est à dire les points sur lesquels il est difficile de répondre à moins de faire de nouvelles études longues et coûteuses.
      Par exemple, avant l’hiver 2016-2017, la suspicion de ségrégations de Carbone dans les viroles basses des générateurs de vapeur, qui a permis à Chevet de tenter de bloquer 20 réacteurs durant tout l’hiver, de quoi foutre une pagaille monstre.
      La réaction énergique de quelques hommes politiques l’a forcé à battre en retraite.

      Maintenant, c’est le coup des couvercles de cuve. Un couvercle de cuve, c’est facile à changer, puisqu’on le soulève régulièrement pour le rechargement du combustible. Ce qui est prohibitif, c’est le coût, si on devait le changer souvent. C’est le but recherché en permanence par les idéologues écolos, renchérir le plus possible le coût du kwh nucléaire, qui est outrageusement bas comparé à celui des éoliennes, malgré les subventions énormes.

      Donc, nous dirons que l’ASN est très compétent pour faire le mal et pour servir les intérêts de puissances étrangères.
      Avez vous remarqué comment l’ASN est devenue l’oracle des écolos les plus hystériques ?



    • Layly Victor Layly Victor 1er juillet 10:45

      @JMBerniolles

      Quelle patience, Jean-Marie, que je salue !

      Te coltiner des crétins pareils, c’est un sacerdoce !

      Ce qui m’amuse, c’est le ballet des étoiles.
      Si quelqu’un fait l’effort de produire une argumentation bien étayée et documentée, il se prend immédiatement une pluie d’étoiles négatives.
      Si un crétin ignare balance des insanités, il récolte immédiatement une pluie d’étoiles positives.

      Ce genre de gaminerie m’a toujours sidéré, mais il est bien de notre époque. En principe, une étoile ou trois étoiles ne signifie pas qu’on soit d’accord ou pas. Son désaccord, on a l’autorisation de l’exprimer dans un commentaire. En principe, une étoile signifie « pas intéressant » et trois étoiles signifient « très intéressant ».

      Donc, tous tes commentaires, les miens, ceux de Lavau, ceux de Sarcastelle ou de SiSo sont jugés « peu intéressants ».


      C’est caractéristique de notre société macrono-orwellienne. Le langage ne sert qu’à remplir les vides et, en soi, n’est « pas intéressant ». Ce qui compte, c’est le pouvoir.
      Pour le cas de l’EPR, ce qui compte, ce ne sont pas les éléments de langage de l’ASN et ses soit-disant expertises en métallurgie (le modèle du « gateau au chocolat » de noytre ami Victor, un régal !).
      Ce ne sont qu’amusements pour rassurer la masse des moutons collabos, et c’est pourquoi toute réponse sur une base technique part dans le vide.
      Ce qui compte, c’est le pouvoir, et de savoir si, en ce qui concerne le nucléaire français, il y aura une décision de résister au Reich allemand ou une décision de se soumettre.

    • Layly Victor Layly Victor 1er juillet 11:00

      @sarcastelle

      Je salue votre patience et votre courage de vous coltiner tous ces ignares fanatiques.

      Ils pensent que le risque est qu’un terroriste vienne avec une masse et donne un grand coup sur la cuve !
      Ces abrutis complets ne savent même pas que la cuve est enterrée dans le puits de cuve.

      Les contraintes mécaniques et thermiques en cas d’accident sont soit un choc du à une explosion de vapeur éventuelle en situation de re noyage, soit un fluage en cas de fusion du coeur.

      Ce qui dépasse de la cuve, sous le dôme primaire, ce sont les systèmes de commande des barres de contrôle et de manutention des assemblages. Il a été montré que ces systèmes ne seraient pas dangereusement affectés même par la chute d’un avion gros porteur sur l’enceinte de confinement, ce qui n’avait pas empêché Cabanel er ses sbires de brosser un tableau apocalyptique d’un tel évènement.

    • pemile pemile 1er juillet 14:05

      @sarcastelle « A part cela le document que vous fournissez montre que le niveau 2 de sûreté nucléaire est atteint : : ça ne pètera pas. Vous vous sentez mieux ??? »

      Je ne suis pas inquiet, mais arrêtez de nier qu’il s’agit quand même de mettre en service une centrale neuve dont le premier niveau de défense est défaillant et qu’il va falloir surveiller comme le lait sur le feu !

      le premier niveau de défense a pour objet de prévenir les incidents : pour les équipements, des dispositions sont prises pour assurer un haut niveau de qualité de leur conception et lors de leur fabrication ainsi qu’un haut niveau de garantie de cette qualité ;

      le deuxième niveau de défense a pour objet de détecter la survenue de tels incidents et de mettre en œuvre les actions permettant, d’une part d’empêcher que ceux-ci ne conduisent à un accident, d’autre part de rétablir une situation de fonctionnement normal ou, à défaut, d’atteindre puis de maintenir le réacteur dans un état sûr.

      Le rapporteur rappelle que le réacteur EPR de Flamanville a été conçu pour une durée de fonctionnement de 60 ans et considère nécessaire de renforcer le deuxième niveau de défense en profondeur en vérifiant périodiquement l’absence de défaut nocif. L’absence de tels défauts est un élément fondamental de la justification de la résistance mécanique des calottes de la cuve.

      Le rapporteur considère que l’aptitude au service du couvercle actuel de la cuve du réacteur EPR de Flamanville n’est pas acquise de manière pérenne en l’absence de contrôles en service suffisants pour renforcer le deuxième niveau de défense en profondeur. Le rapporteur constate qu’EDF n’est pas en mesure de mettre en œuvre des contrôles en service du couvercle de même portée et aux mêmes échéances que pour le fond de la cuve.

      On compare avec les nouveaux controles techniques imposés pour les voitures à partir de mai 2018, pour lesquels un trou dans la carrosserie sur un véhicule dont tous les tests de sécurités sont bons entrainera l’interdiction de rouler !


  • Enabomber Enabomber 29 juin 15:45

    Ayons une pensée émue pour ITER, précurseur de « l’énergie abondante et bon marché de demain ». Petit à petit le demain devient après-demain, les dépassements de coût ont explosé, et pour l’abondance, c’est maintenant pas avant 2035 que ce joujou nous dira si produire cette énergie est même envisageable.


    • sarcastelle 29 juin 23:27

      @Enabomber

      .
      Ce que vous dites ne correspond pas au fond de la question, qui est : l’enjeu de la fusion est tel qu’il serait déplorable de ne pas avoir consacré un certain nombre de milliards pour vérifier si c’est faisable ou non. 
      .
      Evidemment, une méthode plus économique pour le savoir consisterait à lire Agoravox, mais je ne sais pas si cette méthode est validée. 

    • Layly Victor Layly Victor 30 juin 15:15

      @Enabomber

      Toujours ces types qui font les gros malins au comptoir du bistrot.
      La fusion, c’est incontestablement l’énergie de l’avenir, et la seule. Devant l’importance vitale de cette énergie, les milliards investis dans ITER ne sont rien.
      D’autant plus que tous les grands projets scientifiques rapportent toujours plus à la société sous forme de retombées techniques que ce qu’ils ont coûté.
      Faire comprendre ça à un imbécile est impossible.

      La réponse de ITER sera de savoir si le dessein Tokamak est le bon ou pas, et ce sera déjà un résultat suffisant. Savoir qu’on peut maintenir pendant 5 minutes un plasma à 2300 millions de degrés, même si l’énergie produite est trop faible, ce sera déjà un résultat.
      Faire comprendre ça à un imbécile est impossible.

      Je remarque que les écolos se réjouissent toujours, même préventivement, d’un éventuel échec scientifique ou technique de la France.

    • amiaplacidus amiaplacidus 30 juin 17:39

      @Layly Victor qui écrit : « La fusion, c’est incontestablement l’énergie de l’avenir ».

      Pour une fois, je suis d’accord avec vous ! Il faut le souligner, c’est tellement rare !

      Si je suis un opposant déterminé au nuke de fission, je suis, au contraire un partisan résolu de la fusion : combustible quasiment inépuisable (en terme humain), facilement disponible partout, pratiquement sans déchet ou déchets à très courte durée de vie (au plus quelques heures), la réaction ne peut pas s’emballer, au contraire, l’un des problèmes actuels (outre le confinement et la densité du plasma), c’est de la faire durer suffisamment de temps pour en tirer une énergie exploitable.
      Je pense aussi que c’est l’énergie de l’avenir.

      Bref, sur ce point, nous nous rejoignons.
      En revanche, je déplore que les nucléocrates de votre genre s’arc-boutent sur une solution datant du siècle dernier : la fission.
      Si les milliards dépensés à tenter de faire survivre une technique dépassée étaient utilisés à la recherche sur l’industrialisation de la fusion, je crois que les progrès seraient infiniment plus rapides et nous pourrions disposer, à moyen terme d’une énergie vraiment propre.
      .
      Je suis ingénieur, pas physicien.
      J’ai commencé ma carrière professionnelle dans le nuke de fission en participant aux travaux générés par un accident de niveau 4 sur 7 (chose que vous n’avez sans doute jamais vécue) sur un réacteur expérimental de faible puissance (30 MW th).
      Ce que j’ai vu en fin des années 1960 m’a définitivement convaincu que le nuke de fission est une saloperie. La caverne qui contenait le réacteur est toujours, en grande partie inaccessible, plus de 48 ans après l’accident, et, je le rappelle, il s’agissait d’un réacteur de très faible puissance.
      .
      J’ai donc réorienté ma carrière dans une autre direction et je m’en suis bien trouvé, domaine passionnant et bien rémunéré : j’ai passé la plus grande partie de cette carrière à faire de l’instrumentation logicielle pour la physique des hautes énergies (je suis un ancien du CERN).
      J’ai donc côtoyé et travaillé avec des physiciens de haut, très haut, niveau (à côté, vous et moi ne sommes que de petits garçons) et, la plupart de ces physiciens sont totalement opposés à la fission. Il faut dire qu’ils ne dépendent pas économiquement de l’industrie nuke actuelle.


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