mardi 27 septembre 2011 - par R-sistons

Nos villages ne doivent pas mourir !

Contre la désertification rurale, la proposition d'eva R-sistons pour revitaliser nos villages
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Mort d'un village ! C'est le titre d'un article paru le 18 juillet 1982 dans le journal Le Monde. Extraits :
 
" Les cloches de l'église ne sonnent que pour les morts, jamais pour les naissances et pour les mariages. Il n'y a plus d'école ni de curé. Les maisons vétustes sont transformées une à une en résidences secondaires.
 
Dans ce village perché à 900 m d'altitude au coeur des Pyrénées, sur 300 habitants au siècle dernier, il en reste 30 aujourd'hui, pour des centaines d'hectares de forêts, de pics et d'herbages. (..) Les métiers à tisser ont été brûlés depuis longtemps, ils ne servaient plus à rien et prenaient trop de place. (..) Un a un, les vieux meurent, les jeunes sont partis à la ville depuis 30 ans, et le seul couple resté est sans enfants. Les célibataires en sabots tirant leur âne, harassés et épuisés, montent et descendent la montagne (..) Personne n'a voulu d'eux et de leur fumier collé aux sabots, personne ne voudra de leurs terres où aucune route ne mène. Les derniers habitants disent : "Bientôt les ours seront à notre porte..." (..) Personne ne cultive plus, les fours à pain tombent en ruine, dans ce village sans commerçant qui vivait encore en autarcie il y a cinquante ans.."
 
La lecture de cet article m'a fendu le coeur, moi qui aime tant l'odeur de la bonne terre, l'authenticité, le terroir, moi qui suis née à la limite de la Picardie et de la Normandie, au milieu des chevaux, des vaches, des poules en liberté... Je ne supporte pas de voir nos villages mourir, asphyxiés par Bruxelles et par le Nouvel Ordre Mondial et leurs réformes des Collectivités territoriales pour mieux nous étouffer.
 
Quoi, nos joyaux du terroir seront-ils un jour condamnés à n'être que des déserts, des hangars à machines, ou des lieux folkloriques qu'on visite, éventuellement, comme témoins d'un passé révolu ? Intolérable !
 
Il est temps de retrouver le goût de la bonne terre, il est temps de défendre un cadre de vie plus humain, plus solidaire, aussi. Le bonheur dépend de la qualité de vie et des relations sociales, pas de l'épaisseur du porte-monnaie. On veut tuer nos villages ? Rendons-les attractifs, vivants ! Et pour cela, nos zones rurales ont besoin d'initiatives. Substituons la logique humaine, créative, à la logique financière !
 
Imaginez : On ne parle même plus d'agriculteurs, aujourd'hui, on parle d'entrepreneurs, d'investisseurs avec nécessairement retours sur investissements ! Mais nos paysans sont l'âme du terroir, ils sont la providence nourricière, et on veut les sacrifier à la Loi impitoyable du Marché ? Insensé !
 
Le Nouvel Ordre Mondial a un projet : Nous détourner du terroir, nous inciter à nous agglutiner dans les grandes villes, dans les mégapoles monstrueuses, inhumaines, pour mieux nous y enfermer, nous y entasser, nous y étouffer, chacun dans notre coin, sans tisser des liens alentour puisqu'il n'y a que du béton ! Les grandes villes concentrent tous les grands problèmes de l'humanité. Alors il faut CONTRER ces projets malfaisants. La petite commune, le village, c'est un supplément d'âme ! Chacun doit redevenir acteur social... Et si l'on invente de nouvelles voies, si l'on met de l'ambiance, le lieu, la Maison du Village peut très vite devenir un espace incontournable (comme la Librairie le Bleuet à Banon, dans un coin perdu des Hautes Provence, on y accourt de partout !), un vrai phénomène de société, tout en étant la vitrine de la commune, tout en apportant un supplément d'âme, d'animation, de solidarité.
 
Alors, réapproprions-nous nos villages, nos espaces, notre vivre ensemble... Non à l'exode rural, non à la désertification, mettons l'imagination au pouvoir !
 
Et d'abord, trouvons un local, demandons à la commune de nous fournir un ancien fonds de commerce, rénovons-le dans l'esprit de la région, équipons-le, et proposons le lieu en gérance ! Mettons en valeur notre patrimoine, en nous basant sur une démarche solidaire et d'ouverture.
 
Voici mon idée, ma proposition :
Objectifs de cette Maison de Village :
- Etre une vitrine de la commune
- Etre un outil de dépannage
- Renforcer le lien social, la solidarité, le goût pour la culture
- Etre un lieu d'animation et de service public
- Etre un relais des talents locaux, des acteurs de proximité, des producteurs du terroir, des artistes en herbe ou de talent...
Et encore sans doute bien d'autres choses !
 
Et pour quelles activités ? Comme l'Auberge espagnole, chacun y apporte ce qu'il veut...
 
D'abord, cela devrait être un lieu de dépannage, si par exemple on s'aperçoit que la bouteille d'huile est vide. Produits de base, de dépannage, utiles, mais proposés pour leur qualité et si possible, leur authenticité (production locale). D'une façon générale, choisir un produit durable...
 
Ensuite, un lieu de dépôt-vente de la production locale, du terroir, avec vente directe du producteur au consommateur - les produits locaux doivent trouver des débouchés. C'est une nécessité absolue pour pérenniser notre patrimoine local !
 
Cet espace proposera une épicerie "intelligente", un mini bazar intelligent, offrant des produits d'utilité publique. Le profit n'y aura pas sa place, les prix seront serrés, pas question de faire du business, mais d'animer, d'être utile, et de créer, si possible, un ou plusieurs emplois. Un exemple de produits proposés ? Une lampe-radio solaire (coût une vingtaine d'euros, et c'est économique, c'est écologique, et ça évite le gaspillage).
 
Enfin, on pourra proposer le dépôt-vente de vieux objets, vêtements, petit mobilier etc, cela soulagera financièrement certaines familles et cela évitera le gaspillage... Un mini-Emmaüs, quoi !
 
On va plus loin. Pourquoi ne pas imaginer un véhicule, un "commerce" (épicerie-petit bazar-mercerie..) itinérant, proposant même du pain mais par exemple complet, bref pourquoi ne pas songer à des tournées au moins hebdomadaires pour visiter les villageois isolés, se déplaçant peu, âgés, etc. Ce petit commerce itinérant participerait du service public, il permettrait de rompre un peu la solitude des isolés, comme jadis le facteur. Et pourquoi ne pas imaginer d'utiliser le véhicule afin de dépanner une personne ayant besoin de chercher ses médicaments, de faire ses courses, de transporter son animal chez le vétérinaire ? Et même lorsqu'il y a une animation, il est possible d'envisager de "cueillir" les personnes isolées, âgées, à leur domicile, pour les faire participer à la vie locale. Bref, un véhicule rendant de menus services, et faisant rayonner la chaleur humaine.
 
Et pourquoi, dans la foulée, ne pas imaginer le portage à domicile, au moins une fois par semaine, de repas préparés par un "cordon-bleu" local, par exemple une mère de famille ou une retraitée ayant besoin d'arrondir ses fins de mois ? Et cela permettrait de créer des liens, de re-créer du lien social...
 
Mais ce n'est pas fini ! Et le pôle d'animation, alors ?
 
D'abord, le local mettra à la disposition de la population locale un panneau d'affichage mettant en relation offres et services, proposant troc de biens, de services, etc, pour soulager, là encore, les bourses plates, créer du lien, et contrer la société capitaliste financière et marchande.
 
Ensuite, puisque nos bistrots disparaissent les uns après les autres, un distributeur de boissons sera proposé, il y aura une ou deux petites tables, on pourra venir jouer à la belote, discuter, lire le journal et le commenter avec ses pairs ou avec ses impairs, échanger, débattre - et pourquoi, avec quelques chaises, ne pas imaginer des soirées-débats, à thèmes ? J'en ai animé à la frontière franco-espagnole. Une mini-bibliothèque proposera quelques ouvrages, offerts par la population (au lieu d'être jetés), cela évitera le gaspillage, là encore, et puis cela favorisera la culture et les échanges. Le tout sera agrémenté d'un mini-coin Internet, pour dépanner, avec un volontaire pour former les non-initiés.
 
La décoration mettra en valeur les artistes locaux, qui pourront exposer leurs peintures, leurs contes, leur savoir-faire, bref remplir les murs de leurs talents. Petit lieu d'exposition, et de vente directe, là aussi, de l'artiste au public !
 
Et pourquoi, dans ce lieu évidemment charmant, un habitant ne viendrait-il pas apporter son accordéon, et le public esquisser trois pas de danse, comme dans les fêtes d'antan ? Ca me donne des ailes, j'adorerais animer un lieu comme ça !
 
Alors, elle serait pas belle, la Maison de Village ? Projet polyvalent, global, souple, ouvert, vitrine de la région, et revitalisant nos petites communes désertées. Alors, chiche ?
 
Proposez-moi un local dans le Sud, et j'y vais ! Et ça sera vivant, sûr !
 
Demandez l'aide de votre Municipalité, il y a bien quelque part un local désaffecté qui ne demandera qu'à revivre. Des aides financières pourront peut-être être apportées, aussi.
 
Et surtout, si vous habitez une micro-commune, sans commerce, alors contactez votre Elu local, et montrez-lui le projet !
 
En avant les vocations, en avant nos villages, en avant la ré-humanisation, en avant la vie et le partage, et foin du Nouvel Ordre Mondial, au diable la barbarie !
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Votre eva R-sistons
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La vidéo d'eva R-sistons sur la revitalisation de nos villages
 


56 réactions


    • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 11:49

      Merci pour ce beau, et nostalgique témoignage, Emile ! On s’y croirait ! On nous entasse dans des villes déshumanisées, comme les bêtes dans les batteries ou autres.

      Bon sang, ré-humanisons notre monde de brutes !

      Imaginons des lendemains qui ré-enchantent - d’une façon ou d’une autre ! Dans toutes les directions, partout, en tous temps !

      Passons du local au global, et... du global au local, aussi !

      cordialement à tous, votre eva


  • BOBW BOBW 27 septembre 2011 12:04

    Bravo et Merci Eva pour cette proposition concrète, solide et conviviale qui pourrait rallier unanimement les citoyens natifs et adoptifs de tous bords, de toutes classes qui veulent reconstruire et faire revivre notre France profonde alors qu’ une équipe de gouvernants mafiosis vénaux, alliés des banksters veulent tout détruire notamment les forces productrices et tous les services publics irremplaçables à tous.


  • foufouille foufouille 27 septembre 2011 12:24

    le probleme est toujours le pognon
    ensuite, il doit y avoir un nombre de clients assez fortunes pour acheter
    mais on est plus en 70
    tout est cher et les revenus faibles .........


  • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 12:41

    Sincèrement, je ne comprends pas.

    Voilà un article qui devrait susciter l’unanimité parce qu’il est consensuel, fraternel, positif, parce qu’il va au coeur du territoire, parce qu’il propose des solutions d’utilité PUBLIQUE, de LIEN social, de mise en valeur du patrimoine et des talents, etc, parce qu’il pourrait vivifier ce qui meurt et aussi susciter des emplois là où il n’y en a plus, et certains font la fine bouche. Pourquoi ? Qu’ils le disent ! Grincheux ? Votant contre une femme engagée (donc de ce fait ne pouvant plaire à tous, loin de là, mais toujours humaniste) plutôt que contre le projet ? Ou quoi ? Alors, vous qui avez voté contre, dites-NOUS pourquoi ? Chiche ? Droit au but, franchement, qu’on comprenne !

    amitié eva


  • Toto Toto 27 septembre 2011 12:45

    Votre optimisme fait du bien, c’est vrai qu’elle est sympa la libraire de Banon, le village et son site, dans les champs de lavandes vaut déja le détour.

    Je serai bien client de votre maison du village, qu’elle ambience !
    Je connais déja toutes ces activitée dans le village où j’habite, mais répartie dans différents lieux. merci pour ces bonnes idées de convivialité.


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 27 septembre 2011 13:08

    Ah, le charme d’antan...


    Le petit village avec ses cinq bistrots. Ses alcooliques notoires qui ne quittaient le zinc que pour un autre. Les charrettes de foin qui laissaient derrière elles parfois de petits tas de crottin, les deux maisons sur cinquante qui avaient l’électricité, le seul téléphone pour joindre efficacement la Kommandantur...

    Bref, foin de nostalgie au relent vichyste. L’auteur ne comprend visiblement pas qu’en 2011, le villageois (ou celui qui veut l’être) n’a pas les mêmes aspirations que celui de 1941.

    Déjà, il est vain et suspect d’opposer ville et campagne. La ville n’est pas un espace déshumanisé. Au contraire, elle est TROP humanisée, c’est son problème. L’ écosystème est réduit au triptyque humain-chien-pigeon. Sans parler des plantes vertes mais il y a parfois quelques efforts.

    Le village ne doit pas être non plus vu comme un petit paradis qui s’ignore. Les communautés de petite taille ont tendance à s’isoler, se renfermer sur elles-même, et à y régler les différents à coup de fourches dans le bide.

    Qu’est-ce qui fait le succès d’un village aujourd’hui ?

    Les jeunes n’aiment pas, en général, devoir s’installer en ville. Oh, il y a des avantages. On a tout sur place, les réseaux de transport en commun sont efficaces la plupart du temps, il y a toujours de quoi s’amuser ou se cultiver quand les soirées de Marly-Gaumont se limitent au 20 heures de TF1 et à la 35 974è rediffusion de « la grande vadrouille ».

    Mais il y a aussi le stress, la pollution, le studio avec vue sur l’usine électrique ou le parking à Yos avec son grand jeu matinal : ma voiture aura t-elle brulé cette nuit ou pas ?

    Un village ne meurt pas. Il peut en revanche se laisser mourir, quand les élus locaux (qui sont loin d’avoir une connexion, directe ou indirecte, avec le NOM) ne réalisent pas les changements de la société, et n’adaptent pas leur offre en conséquence.

    Pour faire vivre un village, il faut attirer les jeunes couples. Leur présence aidera au maintien de l’école, de la Poste. Du petit commerce local. Oh, il est certain que les courses, ils les feront au Carrefour à trente kilomètres de là, mais en semaine, pour le pain, tout ce qui manque, il ira à pied le chercher à l’épicerie. Le jeune couple urbain, à l’exception du Bobo qui dans sa vie n’a vu de la boue qu’en HD, se fiche de la bouteille d’huile à remplir. Il ne veut pas s’enterrer, ou avoir l’impression de le faire. il veut garder un lien facile avec le Monde car il appris les avantages d’avoir le plus de fenêtres ouvertes dans sa vie et dans son horizon.

    Et la première chose qu’il demandera, après avoir vu la petite maison rénovée de frais et le jardin attenant, loin de la route, trois fois moins chère qu’en banlieue proche et donc dans ses prix, sécurisant pour son enfant de deux ans, c’est « quel est le débit ADSL ici ? »

    Le monde a changé, les filles. Le jeune ne met plus les valeurs des années 50 en avant, ce qu’il veut, c’est Internet.

    Quelles sont d’ailleurs les communes les plus courues ? Celles qui disposent d’une connexion facile et rapide. Internet a véritablement révolutionné le marché de l’immobilier.

    Les villages de 800 habitants, dont le maire s’est battu pour que FT installe une liaison rapide, sont désormais plus recherchés que les petites villes de 2 000 âmes qui ne disposent que du bas-débit.

    Il ne faut pas croire que l’Internet ne profite qu’aux geeks, nerds et autres otakus.

    Un petit entrepreneur, qui recherche un lieu pour son activité, et qui ne veut pas payer une fortune son terrain et sa taxe foncière, favorisera le village qui lui donnera accès à l’ADSL. L’artisan pourra ainsi se faire connaître plus facilement aux alentours, et développer son activité. Cela fera un emploi de plus. Donc un couple potentiel de plus, un ou des enfants en plus, qui fera la différence au moment ou l’inspection académique regardera si cela vaut la peine de maintenir l’école ouverte ou s’il faut la regrouper.

    Ajoutez-y une liaison rapide avec la ville, ne serais-ce que par bus, et vous avez la base de la survie et du maintien d’un village.

    C’est comme pour tout : tout vient de la base. C’est à l’électeur qui a la charge de choisir la bonne personne, celui ou celle qui prendra les bonnes décisions pour maintenir et développer l’activité en place.

    Alors cessez de vous plaindre, et bougez-vous !

    • zakari 27 septembre 2011 13:47

      "Bref, foin de nostalgie au relent vichyste. L’auteur ne comprend visiblement pas qu’en 2011, le villageois (ou celui qui veut l’être) n’a pas les mêmes aspirations que celui de 1941."

      Vive donc, les labels de merde de cultures intensives de la ville récupérer par l’agro contre le labels du terroir appelé Vichy 1941

      Si je devrais me bouger la ville avec tout ses habitants sont a éradiquer dans les urnes funéraire


    • bnosec bnosec 28 septembre 2011 08:45

      « foin de nostalgie au relent vichyste. »
       smiley
      Votre crasse bétise est désespérante...


  • zakari 27 septembre 2011 13:25

    Dans beaucoup de village persistent et signent par les urnes du copinage , des ultra retraités de gauche sarkoziste , complètement fossilisés par le charbon , assis sur le fiefs de leur réservoir d’essence ou de gazoil qui les relient aux grandes enseignes , à euthanasier d’ailleurs pour s’être tiré une balle dans le pied au lieu de la tête (fossiles et enseignes)

    une première dans notre village (350 hab), pour cette semaine je réactive le four communal, sous couvert de la journée du patrimoine et vais demander au nantis si je peut louer le local pour remettre en place l’activité avec une réalité existentiel qui sort des cadres d’une réalité économique et recréer une clientèle de proximité autour de ce nouvel axe qui était l’âme des villages


  • BOBW BOBW 27 septembre 2011 13:26

    Nous sommes en partie d’accord mais hélas de nombreux « pingouins » sont anesthésiés par les médias et ne réagissent pas assez comme nous sur Internet. 

    Résistons- Manifestons-Votons et Vidons les Destructeurs profiteurs.




    • zakari 27 septembre 2011 14:02

      En faite celui qui n’est pas né et n’est pas resté au village est un étranger
      Le fun est que bien souvent ceux là même qui voient en l’autre l’étranger ne sont français que depuis 70 ans
      Mais n’est ce pas l’esprit de la Gaule revendiqué par François Asselineau
      Les villages ne sont pas mort , car ils ont préservé les fondement même de sur quoi repose la France et toute sont histoire

      Ce qui se meurt par contre et qui subira de plein fouet le régime de la crise financière est la ville avec sa proximité superficielle d’une pseudo France Impérialisme


  • titi 27 septembre 2011 13:51

    Le vrai problème de la France c’est le « centralisme démocratique »... euh non ca c’est chez le soviétiques...
    On va dire le Parisianisme alors... Parisianisme qui pousse à installer tous les sièges sociaux et les centres d’étude en région parisienne. Alors même que du fait du cout de l’immobilier c’est un non sens économique.

    Tant qu’il n’y a aura pas une volonté de décentralisation parisienne, la désertification continuera.

    J’ai d’ailleurs moi même une théorie sur le sujet...
    Lorsqu’on visite une région l’architecture est figée dans l’état où elle était au moment de l’invasion Francaise. Ce qui veut dire qu’à partir du moment où l’annexion a lieu, tout le potentiel de développement est capté par la capitale...


  • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 13:57

    Emile, on sait que les villages ne sont pas un eldorado, mais en voie de désertification (départ services publics etc, et tout est fait pour les tuer)

    cependant, doit-on rester les bras croisés, ou imaginer ?

    A chacun sa réponse. Moi j’ai choisi. Et je n’ai toujours pas eu le temps (masse de documents) d’écrire « Retour à la terre, ou mourir » - mourir avec le NOM qui nous enferme pour mieux nous anéantir en ville. Quid, par exemple, en cas de panne d’essence ? On s’approvisionnera où, il n’y a pas de commerces d’alimentation en ville, en principe, ou ils sont rares. Faire 20 kms A-R, comment pour atteindre la grosse enseigne qui nous « nourrit » (sic) !

    Rien ne vaut, pour moi, le bon potager d’antan et les poules en liberté. J’ai tort ?

    cordialement à tous eva


    • tikhomir 27 septembre 2011 14:53

      Le potager, c’est bien, par contre, il va peut-être falloir apprendre à se déplacer sans essence... quitte à ce que ce soit moins rapide.


    • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 15:25

      Tikhomir, on prend un tricycle, un vélo qui trasporte, ou un cheval ou un âne, on se regroupe pour les courses (chacun son tour) et si rien n’est possible, alors on devient cannibale et on mange son voisin. La loi du plus fort, quoi ! Encore ! Ou du hot dog... ou du chat « petit tigre » comme disent les chinois, miam miam, et au fait à la campagne on peut toujours manger les fourmis, les asticots, les mouches, les souris - comme à Koh Lanta ! Il y a des ressources, à la campagne ! C’est mieux que le béton pour le ravitaillement, sinon pour la gastronomie. Je précise, pour ceux qui me prennent au sérieux, que je plaisante  !

      Au fait, c’est aujourd’hui (dixit certains blogs) que tout saute ?
      Le 27 septembre, ça va peut-être barder ! (Pour les amateurs de frissons !)

      Hé hé, on ne pourra même plus débattre, alors ?

      Et pendant ce temps, LCP diffuse les débats de l’Assemblée Nationale. On y parle de DSK, encore. Et ils sont chers payés, les bougres !

      eva


    • tikhomir 27 septembre 2011 15:56

      « Tikhomir, on prend un tricycle, un vélo qui trasporte, ou un cheval ou un âne, on se regroupe pour les courses (chacun son tour) »

      Je n’ai pas de problème avec ça pour ma part vu que je n’ai plus de voiture depuis quelques années maintenant... Je prends soit le train pour les très longs trajets, des fois le car (surtout quand j’accompagne des jeunes pour des sorties encadrées), sinon c’est vélo/longboard/roller (même si pour ces 3 là, les automobilistes sont de vrais dangers publics !) selon l’humeur, parfois à pieds si ce n’est pas trop loin ou si je ne suis pas trop pressé.

      C’était juste pour dire qu’il va falloir que beaucoup de gens arrivent à faire autrement que toujours se déplacer en voiture.

      On pourra en rire mais n’empêche que la bonne vieille mobylette avec des sacoches sur les côtés ça marchait bien aussi et y avait toujours moyen de pédaler en cas de panne d’essence...

      Sinon, concernant votre article, l’idée est bonne je trouve, ça éviterait de passer son temps devant la TV (TV dont je me suis débarrassé aussi il y a quelques années smiley ).


    • zakari 27 septembre 2011 14:35

      « Hyper consommation » et crise financière

      dénominateur commun : l’obsolescence programmé par le savoir faire des banksters



    • foufouille foufouille 27 septembre 2011 15:16

      "Je pense que vous avez dans les yeux une image d’Épinal des campagnes de France.
      Qui même à la campagne cultive encore son potager ou a encore des poules ?? les vieux.
      et quand les maisons arrivent à ce faire acheter , si celles ci ont un potager , un coup de rouleau et du gazon ; telle est la réalité."
      faut ouvrir les yeux
      ou alors c’est chez les bourges
      le potager est courant ....... derriere la maison
      les poules ca revient a la mode vu les oeufs du super


    • BOBW BOBW 27 septembre 2011 15:26

      Effectivement « la poste a fermé car pas rentable  »


      Le système « royal » actuel n’utilise que ce vocabulaire économique des banquiers.

      Que signifie ce terme :

      - pour une école-une forêt-la mer-une rivière-

      -une école-une piscine-une bibliothèque-une maternité ou un hôpital et un service d’urgence ?

      -la poste et le service du courrier

      -un service de sécurité.

      -une route.

      -............................. ???

    • roro46 27 septembre 2011 15:28

      « Qui même à la campagne cultive encore son potager ou a encore des poules ?? les vieux. »

      Quoi ???
      Vous rigolez ! Y en a plein, les jeunes s’y intéresse, et en plus ça se développe, avec pleins de déclinaisons (jardins partagés...)


    • tikhomir 27 septembre 2011 16:15

      « Les néo ruraux font du jardin la première année en ensuite vont à la ville acheter leur légumes chez carrouf . »

      Moi je suis d’accord avec ça, même si j’ai l’occasion de constater que de plus en plus de jeunes couples vont acheter à la ferme du coin si le producteur fait de la vente directe plutôt que d’aller en grande surface. Ce qui en soi n’est pas plus mal très franchement.


    • foufouille foufouille 27 septembre 2011 16:50

      « Je vous engage fortement à faire le tour de votre village et faire le % maison jardin potager si vous avez 5 % c’est un maxi !
      et dans ces 5% de regarder l’age des jardiniers ! »
      ca doit faire 50%
      des vieux et des « jeunes »
      la tomate en plastique ......
      par contre, c’est pas souvent autorise dans les pavillons


    • aspic aspic 27 septembre 2011 22:47

      ah les potagers !

      nous profitons ici de l’éte indien, ceuillons nos tomates hors normes, venons de faire de la chouc route (ca marche bien dans des bocaux aussi) !
      Mes rûches ont même donné un peu de miel de bruyere cette année, tellement épais, impossible de l’extraire comme d’habitude, alors je l’ai passé à ma petite presse, une première mais une bonne réussite !
      D’hommage que je ne peux ainsi pas récupérer les cadres, bof, j’en ferai de la cire pour les baumes (cirats).
      Les framboisiers remontantes puis mes fraises remontantes donnent encore du fruit.
      Tiens, les premières chataignes tombent déja, faudra les ramasser bientot.
      J’ai trouvé quelques coings dans un verger abandonné, ma femme viens de faire un délicieux dessert à coigns. J’attends avec impatience un peu de pluie pour retrouver les champignons.
      J’espère que le deuxième lot de courgettes vont encore donner quelques récoltes, nous aimerions refaire quelques conserves (courgettes, tomates, un peu d’oignons doux des cévennes avec un peu de livêche).
      Je commence déja à affuter les tronconneuses, faudra bientôt rentrer du bois pour l’hiver !
      Heureusement que nous avons pu échanger nos produits de notre petite entreprise contre du blé de la région avec les paysans du coin avec qui nous partageons une vente directe...
      Oui c’est dur dans ces petits villages !
       smiley
      Quand aux infrastructures : des pannes sur l’adsl, le matériel (subventionné par la région et par l’europe) dans le village est déjà abimé par les orages, mais les opérateurs n« ont pas envie de venir de le réparer depuis fin août ! Le débit est presque plus lent maintenant qu’au temps de la connexion par satellite en décembre 2010. J’espère que cela fonctionnera encore demain sans nouvelles pannes, pour que je puisse faire mes télédéclarations et recevoir mes commandes par mail.
      Oh, c’est vrai que demain la poste ne sera pas ouverte, c’est devenu un service municipal maintenant ! Je serai sur la route demain, faudra faire quelques courses car l’épicerie du village est fermé, l’auberge est à vendre et la petite école communale n’a pas eu le droit de continuer, alors les »immigrés flamands de lille" sont repartis en ville avec leurs trois enfants, d’hommage !

       smiley


    • roro46 28 septembre 2011 05:35

      Emile :

      « Je vous engage fortement à faire le tour de votre village et faire le % maison jardin potager si vous avez 5 % c’est un maxi !
      et dans ces 5% de regarder l’age des jardiniers ! »

      Heu, excusez-moi, mais je connais très bien mon village, et m’implique fortement dans la vie locale.

      Pour info, dans le lieu-dit où j’habite, à 3 km du bourg, nous sommes - sur 10 maisons - 100% à faire du jardin. A part mes plus proches voisins, nous avons tous entre 27 et 45 ans.

      Ceci-dit, je n’ai jamais prétendu qu’il y avait 95% de jardiniers partout à la campgne sur tout le territoire, mais je constate en tout cas que ça se dévelope - au moins dans les esprits, ce qui est déjà primordial - et ça revient chez les jeunes ; on sent un intérêt croissant pour cela, qu’il n’y avait pas il y a seulement 10 ans. ça on ne peut pas le nier, et c’est à mon avis une très bonne chose.

      On sent aussi un intérêt pour explorer de « nouvelles » pistes - je parlais plus haut des jardins partagés, par exemple...

      De plus, vous semblez confondre « néo-ruraux » et jeunes ! Il y a aussi des jeunes à la campagne, qui y naissent je veux dire. Ceux-là ne sont pas des néo-ruraux !


  • iris 27 septembre 2011 14:42

    pour vivre dans les petites campagnes ou petits villages faut etre courageux -avoir une voiture car maintenant plus d’ épicerie-docteur -dentiste -tout est dans le gros bourg à coté-
    faut pas avoir peur des routes enneigées et du controle sociale-tout le monde sait un peu
    de l’intimité de l’autre-ça peu etre pesant qq fois-si on aime la solitude la lecture le jardinage la contemplation les dimanches et la retraite peuvent etre vécu dans la sérénité-


    • tikhomir 27 septembre 2011 16:18

      Et encore... La voiture, même en campagne, c’est pas forcément indispensable à chaque déplacement non plus... Surtout pour les jeunes qui peuvent (et devraient) largement plus utiliser leurs jambes (et ça leur ferait aussi du bien).


    • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 16:34

      Tikho, on fait de l’exercice au grand air, on marche, on patine, on pend une trottinette etc, et un bon sac à dos. C’est bon pour la santé ! Tandis que marcher en ville, au milieu des pots d’échappements, bof ! eva


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 septembre 2011 16:00

    Bonjour Éva,

    «  bref pourquoi ne pas songer à des tournées au moins hebdomadaires »’ cette phrase résume à elle seule l’origine du malaise, le boulanger qui fait du bon pain n’en fait qu’une fois par semaine, ( souviens toi de Léon ). L’intérêt d’en faire du mauvais, c’est qu’il faut y retourner tous les jours. Quand j’allais faire mes vendanges, une fois terminées, je m’enfonçais dans les Pyrénées pour visiter, et j’ai eu l’occasion de faire ce constat navrant, la France, dès que tu quittes les grands axes, meure à petit feu, plus tu t’enfonces dans les terres, plus c’est joli, mais triste. Par contre, dès que tu passes la frontière espagnole, là où des millions de français vont désormais faire leur plein et acheter leurs clopes moitié moins cher, c’est la grande fiesta...J’ai connu un mec, quand il quittait Perpignan pour Montluçon par la n9 puis l’A75, il passait par l’Espagne, 90 bornes en plus... Y a pas photo, la mondialisation fonctionne parce qu’il y a une infinité de mauvais calculateurs qui alimentent sa caisse. Pour retrouver nos valeurs plus humaines, il ne suffit pas de bouter machin dehors, mais aussi de revenir aux anciennes, nettement défendues sur le net,merci à toi, L.S.


  • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 16:15

    Chèr(e ?) Lisa,

    j’aime bien ton intervention

    dis-moi, tu veux dire que les villages espagnols sont + sympas ? + chaleureux, + vivants ? Hé hé tu parles à une aficionada ! Si j’avais une autre vie, je la passerai en Espagne. Caliente, olé ! eva


  • yoananda 27 septembre 2011 17:13

    T’inquette ! le pic pétrolier va revitaliser beaucoup de villages !


    • Bilou32 Bibi32 28 septembre 2011 09:05

      Je pense plutôt le contraire... Ici, ma commune n’est plus un village depuis longtemps, et le premier village est à 10 kms, et la première ville un peu importante (Tarbes) est à 30 kms...
      La population est composée à 50 %d’anglais et de quelques belges (retraités à 95%), il ne reste que 4 agriculteurs éleveurs en tant qu’actifs locaux. Les quelques autres font au moins 70 kms par jour pour aller travailler. Le budget carburant fait mal...
      Dire qu’avant guerre il y avait ici école, épicerie et même 2 bistrots...
      Je rajouterai que je me suis installé ici en 1983 (je suis éleveur de brebis), venant de la côte landaise, et je suis toujours un « étranger ». Mais ceux qui sont vraiment « d’ici » sont maintenant une minorité !... Après le grand rush immobilier et la flambée des prix (80 000 euros pour une ruine), il y a des maisons qui sont à revendre ...


  • Clojea Clojea 27 septembre 2011 17:31

    Bonjour. Votre article est sympathique, mais ce n’est pas si simple de faire revivre un village paumé au milieu de nulle part. Même si on laisse de côté Bruxelles et son hégémonie souvent a la limite de l’exaspération, vivre dans un village paumé n’est pas si facile.
    Je sais de quoi je parle, avec une petite troupe de copains, Il y a longtemps, on a fait revivre un hameau et refait fonctionner le four à pain etc... Au delà des superbes heures passés à reconstruire, à fumer les terrains et à cultiver ses légumes, les réalités économiques un beau jour nous rattrapent, et pas si facile de trouver un peu d’argent pour payer les à côtés. Et il y en a des à côtés et de plus en plus.
    Faire revivre un commerce dans un village et y mettre un gérant. Oui, sauf que le gérant doit y faire son beurre, ne serait ce que pour payer ses charges sociales et le reste.
    Je ne suis pas pessimiste sur le sujet, loin s’en faut, mais il faut tenir compte des réalités.
    Pour le reste, je vous félicite de prendre fait et cause pour ce village perdu des Pyrénées.


  • kitamissa kitamissa 27 septembre 2011 18:45

    C’est exactement ce que j’allais dire ....


    un commerce, il faut que ce soit rentable, un magasin d’alimentation doit être aux normes , classé dans la catégorie local recevant du public, il faut un stock , passer par une centrale d’achat , rembourser l’emprunt auprès des banques ....

    un comptable au bout de 6 mois d’exercice jugera si c’est rentable ou pas , un commerce de proximité c’est debout à 5 heures et couché pas avant minuit ..pas de vacances ou alors trouver un remplaçant ....

    et ça,même gérant, et en plus en gérance, celui qui ne fait pas son chiffre est viré séance tenante par son employeur !

    j’habite un département rural , le 77 , des petits villages qui crèvent y’en a plein , souvent les baraques sont rénovées par les Parisiens ou les étrangers , le jardin est occupé par la piscine et le reste tout en pelouse , le tout surveillé par des caméras et des alarmes exigées par les compagnies d’assurance !

    les gens vont faire leurs courses au Carrefour de Villiers en Bière ou au Leclerc de Dammarie les Lys ....ceux plus aux Sud au super Attac de La Chapelle la Reine , les fermes sont d’immenses exploitations agricoles, les énormes tracteurs sont équipés de la radio et de la clim avec ordinateur de bord pour calculer les doses d’engrais ou de pesticides à épandre ...

    les moissonneuses ressemblent à des engins interplanètaires et les machinistes sont fringués en combinaison orange avec casque et écouteurs sur les oreilles ...

    le pécore avec sa brouette , j’ai connu ça dans ma jeunesse vu que j’ai été élevé à la campagne ...

    maintenant, c’est terminé ! le péquenot, il a son 4x4 Cayenne, et ressemble plus à un PDG qu’à un bouseux au cul des vaches !

    • Marc Bruxman 27 septembre 2011 19:49

      « maintenant, c’est terminé ! le péquenot, il a son 4x4 Cayenne, et ressemble plus à un PDG qu’à un bouseux au cul des vaches ! »

      Et c’est très bien comme cela ! Ne restons pas à vivre dans le passé ! Vous ne voudriez tout de même pas faucher le blé à la faucille ! ! ! 


    • Bilou32 Bibi32 28 septembre 2011 09:26

      L’agriculture du nord n’est pas celle du sud... Ici, (sud Gers) c’est plutôt à Pau, Toulouse ou Bordeaux que l’on peut voir un Cayenne...
      Moi qui suis encore un paysan au cul de mes brebis, je roule avec une caisse de 23 ans et mes tracteurs ont au minimum 26 ans, sans clim bien sûr.
      Parc ontre c’est vrai qu’il faut maintenant être PDG en plus d’ouvrier pour gérer, et se rendre compte que l’on a du mal à gagner 600 à 800 euros par mois... Donc jardin potager, basse cours et bois de chauffage sont une nécessité.


    • roro46 28 septembre 2011 15:38

      marc bruxman
      "Et c’est très bien comme cela ! Ne restons pas à vivre dans le passé ! Vous ne voudriez tout de même pas faucher le blé à la faucille ! ! ! « 

      Et pourquoi pas ?? Pour votre information, d’ailleurs, le blé ne se fauche pas à la faucille, mais avec le même outil que, par exemple, ce roseau..

      soulmanfred
       »Entre la faucille et les pesticides il y a peut être un juste milieu ..."

      Absolument, ça doit pouvoir se trouver.


    • Marc Bruxman 27 septembre 2011 20:01

      Et inversement ! Quand j’étais dans une ville de province (pas vraiment la campagne environ 100 000 habitants), je me souviens que tout le monde me plaignait quand je suis allé étudier à Paris. Moi de mon coté, je trouvais ca ultra-cool Paris. Et j’y suis donc resté.

      Mais ce qui est vrai c’est qu’il y a beaucoup de « bobos » qui vivent en ville et fantasment sur une campagne qu’ils ne conaissent pas et dans laquelle ils ne vivraient jamais autrement que pour passer un week end ou une semaine de vacances. Et c’est assez risible.

      Pour ma part, je l’admet sans peine, je n’aimerai pas du tout vivre à la campagne. Et entre les désagréments de Paris et ceux de la campagne j’ai vite choisi ! Je reste à Paname.

      Mais si vous avez faits votre choix et pensez vouloir vivre à la campagne, faites le pour de bon, pas en fantasme ;) Sinon admettez qu’effectivement quitter un certain confort est difficile. Pour 30 000 € vous pouvez acheter une maison dans certains villages. Après vouloir y vivre ;)


    • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 20:26

      Marc, 2e message :

      Maison à 30.000 euros ? Campagne ? Hé, j’ai vécu 28 ans à Paris, basta ! Bruit, béton, pollution... pfff ! Mon mari a voulu la campagne, je l’ai suivi. Ensuite, en Alsace, coin paumé. Puis maintenant, village. Et bientôt, si possible, petit village ! Tu crois que je propose aux autres, « en bobo » comme tu dis, ce que je ne fais pas moi-même ? La maison à 30.000 euros ? J’ai quitté un mari ayant une grosse situation (dirigeant transnationale), j’ai refusé la titularisation sur une grande chaîne de télévision française, j’ai quitté le PS (j’étais tendance CERES, Chevènement) au moment où on cherchait des femmes pour être députées (et crois-moi, j’avais les qualités, femme de terrain, dynamique, tribun dans les meetings), etc, et j’ai choisi ... la pauvreté. Ras-le -bol de l’argent, du frelaté, etc, alors, simplicité de vie, besoins modestes, authenticité... Coco, raté, tu me vois bobo, moi ? Hé hé... Tout faux !

      Ca t’en (re) bouche un coin ? eva

      (re) clin d’oeil d’eva


  • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 19:28

    Kitamissa,

    attend, il ne s’agit pas d’avoir des produits frais cherchés à 5 h du matin comme les autres magasins, faire double emploi - les producteurs locaux les apportent, selon les saisons - mais du dépannage (la fameuse bouteille d’huile - j’y pensais car je ne trouvais pas, voici 4 jours, la suivante, j’étais à court. Et en plus on peut proposer la qualité même un poil plus cher). Il ne s’agit pas d’ouvrir de 8 h à 12 h et de 14 h à 20 h. Mais par ex de 16 h à 19 h 4 apm par semaine, ça n’est pas un commerce c’est un lieu de dépannage et d’animation, oui qui anime le village, c’est mieux que rien, c’est une vitrine où l’on peut, aussi, montrer son savoir-faire local. Combien sont inconnus car sans lieu pour exposer, et vendre. Ma mère, formidable sculpteur amateur, par ex, faisait avec de petites pierres des chefs d’oeuvre (composition, personnages etc, paysages miniatures, même la télé s’y est intéressée à sa retraite en Allemagne, près de ma soeur). Ca c’était extraordinaire, et finalement méconnu. Un talent comme ça, exposé, attire du monde, et on peut même vendre. Et le village s’anime. Un exemple parmi d’autres ! Une bonne tricoteuse peut exposer ses petits vêtements pour bébés, etc. Du vivant, du concret, il y a tant de petits talents méconnus ! Et la mode n’est-elle pas, de + en +, à l’authenticité, aujourd’hui ? Ras-le-bol du frelaté ! Place à l’imagination !

    eva


  • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 19:44

    Au fait, Kita, pourquoi ne pas imaginer pour le dépannage seulement, au lieu de passer par la centrale d’achat, d’aller dans les commerces à prix discount dont la qualité est malgré tout reconnue par les Associations de consommateurs, c’est 30 % moins cher, et voilà on retrouve de quoi vivre - et on offre justement des produits aux isolés qui ne se déplacent pas dans ce genre de commerces (trop loin) et qui seraient contents qu’on les amène à domicile pour eux. Une fois que j’achète ces produits à prix proposé, pourquoi n’aurais-je pas le droit de les vendre ? Interdit ? Je ne crois pas ! Moi dans un lieu comme ça, je fais mes courses une fois par mois dans le magasin, et j’achète pour les locaux, en tenant, aussi, compte de leurs besoins. Et pour l’animation, comptez sur moi ! Des animateurs, des gens vivants, il doit y en avoir un peu partout, non ? Allez, en avant l’imagination, on intéresse le Maire et son Conseil municipal en montrant l’article, ils proposeront un local désaffecté, ils en ont, pardi ! Trop contents de voir leur village revivre... hein, chiche ? eva


  • Marc Bruxman 27 septembre 2011 19:47

    Encore une pseudo nostalgie du terroir et de la campagne.

    Or, les gens partent simplement parce qu’il n’y a plus rien à y faire. La vérité c’est que vous, Eva, n’iriez pas vivre dans les pyrénées. Vous écrivez de Paris ou d’une grande ville (plus pratique pour votre métier) et vous revenez de temps en temps le week end chez les « bouzeux » en disant « ouais c’est cool t’a vu y’a le coc ca fait cocorico et la vache meuhmeuh, trop bien ! ».

    Oui mais se lever à cinq heures du mat pour traire la vache, ca vous fait chier, je ne vous jette pas la pierre, moi aussi. Mais je l’admet, je n’aurais jamais pu vivre à la campagne, ce n’est pas mon monde. Vous y êtes né, mais ce n’est plus votre monde et vous ne voulez pas l’admettre. Mais deux ou trois semaines à bosser au champ et vous reviendrez à Paris en courant. Vrai ? Non en fait, comme tous les bobos, vous y allez à la campagne, vous vous extasiez devant la production « bio » et puis vous repartez.

    La vérité c’est que le monde rural tel qu’on l’a connu est en cours de disparition et qu’il ne restera plus que quelques fermes industrielles. Ces fermiers la seront high-tech, le sont déja et n’ont plus rien à voir avec les pécos d’antan. C’est ainsi. Quelques villages resteront comme attractions touristiques, parfois vendre de la merde au touriste le dimanche rapportera plus que la production agricole, mais pour attirer le touriste bobo, il faudra bien un peu de spectacle alors on en mettra. Meuh fait la vache ! Oh t’a vu c’est trop cool !

    Le monde rural n’est pas victime d’un complot ou d’un manque d’intérêt. Il y a besoin de très peu de monde pour produire la bouffe dont on a besoin pour vivre et l’existence de beaucoup de villages ne se justifie plus. Les gens en partent graduellement c’est triste, mais c’est ainsi. Un jour il n’y aura plus personne dans ce village de 30 personne, mais la vie aura continué.

    M’enfin les bobos me feront toujours rire !


  • R-sistons R-sistons 27 septembre 2011 20:08

    Raté, Marc ! J’habite à la lisière des Pyrénées, à la frontière franco-espagnole, dans un village, eh oui, ça t’en bouche un coin ? Et je vais te dire mieux : J’ai déménagé la moitié de mes affaires, j’espère quitter mon village pour si possible, plus petit encore, et tiens-toi bien, je chercherai à habiter (si on ne met pas à ma disposition un espace comme ça) dans un petit bâtiment scindé en deux pour y proposer cette animation, justement ! C’est mon projet (France, Espagne..) Passer du global comme maintenant (information), au local... En faire un lieu attractif comme la librairie de Banon... quelqu’un de convaincu, ça compte ! Il faut parfois peu de choses... Pour Patachou, la chanteuse, le Tout-Paris accourait car... elle coupait les cravates des arrivants ! Eh oui ! Faut trouver le truc, être une présence, avoir des tripes !

    Quant aux cultures, je pensais à offrir mon potager, mon terrain, pour qu’on le cultive (chômeur, ou amateur de produits plus naturels) en échange de quelques produits pour moi. TOUT est possible ! Troc de services, de biens, l’heure est aux échanges ! C’est dans l’air du temps !

    Tu crois que je propose aux autres ce que je ne peux faire moi-même ? Tu ne me connais pas ! Je retrousse les manches !

    Quant aux vaches, j’ai grandi avec. Mes parents avaient une résidence secondaire à la lisière de la Picardie et de la Normandie, et quand à la fin de la guerre de 40 il y a eu les bombardements, ses employés (je ne suis pas responsable de mes origines, mais de mes engagements au service des autres) se terraient dans les abris, et maman, courageusement, allait traire les vaches et s’occupait des bêtes ! Et encore une fois, je suis née là, au milieu des chevaux, des vaches, des poules, et ça m’a marquée ! J’ai un amour irlandais de la terre ! Crottée ? Je m’en fous ! Je préfère ça au béton.. Mon tableau préféré, chez moi, représente le poulailler sur pilotis (+ grand que nos appartements d’aujourd’hui) avec les poules en liberté dans l’herbe... Voilà la réalité...

    Alors, tu dis quoi ?

    Clin d’oeil d’eva


    • Marc Bruxman 28 septembre 2011 11:30

      @Eva,

      Merci pour ta réponse ;)

      J’aillais demander si tu étais masochise, ne le prends pas mal, mais bon je suppose que tu aimes ca et tu es libre de faire ce choix...

      Vivre dans un endroit reculé perso, je ne pourrais pas, c’est même mon cauchemar et j’avoue être étranger à ton discours sur la simplicité et tout.

      En fait c’est con à dire, mais j’ai déja essayé en vacances hein et à moins de beaucoup bouger pour voir tous les jours de nouveaux paysages je me fais super vite chier ;) Je ne dois pas être assez contemplatif.

      Cela dit bonne continuation !


  • apopi apopi 27 septembre 2011 20:32

     Allez zou, tous les bobos à la campagne, on a pas fini de se marrer, attention quand même au choc des cultures, il vaut mieux, par exemple, éviter de trainer dans les bois le mercredi, le samedi et le dimanche du mois de septembre à fin décembre, les chasseurs ayant parfois la gachette sensible. Il est bien connu que rien ne ressemble plus à un sanglier qu’un citadin....


  • Annie 27 septembre 2011 21:00

    J’ai vécu dans une grande ville, Lyon pendant plus d’une dizaine d’années. J’en ai profité, et j’ai même abusé de ses restaurants et cinémas etc.
    Depuis 27 ans j’habite dans des petits villages de l’Angleterre, où les derniers magasins ont fini par fermer, parce que dans ce pays, il y a toujours une ville qui fait aimant et draine magasins, enseignants etc. Le village où je vis, après la fermeture de son unique épicerie s’est organisé. Il a collecté des fonds auprès des habitants, racheté le magasin qui ne tourne aujourd’hui qu’avec des bénévoles. On peut y acheter des produits locaux, mais aussi des produits de première nécessité, un peu plus cher que dans les supermarchés avoisinants, mais ces supermarchés, les personnes âgées ne peuvent pas y aller. Il y a des transports en commun, mais à 90 ans, qui se voit prendre le bus pour faire ses commissions ?
    Contrairement à Marc Bruxman, je ne me vois pas vivre ailleurs. Et je ne vois pas pourquoi je devrais parce que les nécessités économiques font que ces petits villages sont appelés à disparaître. La première chose que je vois le matin lorsque je me lève, c’est le soleil qui se lève à l’horizon et la brume qui se dissipe doucement. Je fais mon café, allume une cigarette et ensuite je fais le tour de mon jardin, dont je connais chaque coin et recoin. Je surveille mon potager, mon verger (3 pommiers, un prunier, un cerisier et un petit pêcher ramené d’Albon en France et qui ne donne pas grand chose, mais j’aime l’appeler mon verger). Si j’ai de la chance je rencontrerai un petit munjack http://fr.wikipedia.org/wiki/Dodd%E2%80%93Frank_Wall_Street_Reform_and_Consumer_Protection_Act, sinon je me contenterai d’écouter les coqs des voisins. Il ne faut pas croire qu’il est impossible d’inverser la tendance. Il faut au contraire se battre pour préserver ces havres de paix, justement parce que la loi du marché disent qu’ils doivent disparaître.


  • Raymond SAMUEL paconform 27 septembre 2011 22:17

    Eh ben, l’après crise, ça va pas être jojo !
    Parce que la dérive va sûrement continuer après comme avant.
    Même avec ses différences (le Parisien parisien, le nostalgique de la campagne pasquej’ysuisné, et les autres) plus personne n’a le profil (la culture) pour revitaliser les villages (perdus au milieu de nulle part disait l’autre).
    C’est très bien Eva, l’animation, mais qui paye les factures ? Ceux qui ne sont pas encore chômeurs à travers les impôts ? Le système n’est plus possible.
    Mon fils aîné fait de l’animation sur le canal du midi dans le même état d’esprit que vous. J’ai du lui envoyer six mille euros entre mars et juin sinon la liquidation de biens était en vue.
    Pareil pour les jardins, ça ne nourrit pas son homme (sa femme non plus).
    Notez que je vous approuve complètement dans votre pratique de la « sobriété heureuse » (chère à Pierre Rabhi).
    Il reste que l’énorme majorité des personnes d’aujourd’hui sont le produit de la société de consommation ,et de l’urbanisation induite par l’industrialisation qui atransformé une population majoritairement autonome en salariés qui sont en totale dépendance de l’offre de travail.
    Il y a de quoi paniquer car on voit bien que la reconversion des salariés urbains en ruraux autonomes ne se fera pas, ou très peu. Le sens de l’effort physique est perdu, de même que les savoirs et savoirs-faire qui seront à nouveau utiles.
    En bref, on a une société adaptée à une ère industrielle qui se termine. Cette société ne sera pas du tout adaptée à l’ère qui vient.
    Le réveil sera TRES douloureux.


    • Marc Bruxman 28 septembre 2011 11:35

      @Pasconform,

      Il risque d’être douloureux justement plus à la campagne qu’à la ville. Comme vous le dites, les gens de la société industrielle sont incapables de vivre de la terre. On ne sait plus faire. Lorsque les prix de l’énergie vont augmenter, le plus probable est que l’on va densifier la ville afin d’augmenter la densité de population et diminuer la facture énergétique.

      Si vous avez déja passé quelques jours à Hong Kong vous verrez surement ce que je veux dire par densifier. Cela veut dire qu’il en sera fini des « rurbains » ceux qui font 60 voir 100 kilométres par jour. Et que par conséquent la derniére chose qui maintenait certains villages en activité va disparaitre.


  • pastori 27 septembre 2011 22:48

    la désertification des campanes des montagnes est inéluctable. les étrangers, les parisiens, les fortunés achètent les villages entiers qui sont occupés un mois par an. les services publics, poste, médecins, écoles... disparaissent...


    le logement dans les villes voisines étant devenu hors de prix, la seule solution pour repeupler est d’offrir des terrains municipaux gratuits à condition de construire des résidences principales. la vie peut revenir , les commerces aussi.

    les citadins n’ont plus peur de faire 100 kms quotidiens pour aller travailler et revenir. 

  • COVADONGA722 COVADONGA722 28 septembre 2011 06:57

    bonjour , suis étonné que personne n’ai relevé comment « ils » tuent les campagnes :
    ben ils en font partir les gamins , une classe de 16 eleves mon bon monsieur c’est pas viable« pas rentable », allez vous installer dans un bled ou la communale a fermé .De toute façon sont passé à la vitesse superieure les bourgs perdent désormais cliniques gares postes ecoles gendarmerie ect .Il y a 20 and j’ai traversé les 3 departement pyrénéens un régal
    il y a desormais une magnifique double voie qui les traversent de part en part , sortez en !
    =plus d’hotel de restaurant de poste d’essence , Ils font de ce pays un desert en arrosant l’ego des eminences locales de subventions bétonneuses !


  • Raymond SAMUEL paconform 28 septembre 2011 09:05

    Des commentateurs « tirent l’échelle » parece que :

     - « l’école communale a fermé »,
    - « il ne faut pas oublier le pain »
    - etc...

    Je ne suis pas un modèle mais :

    - je me moque de la boulangerie, qui est à 20 km, je fais mon pain (il est bon, farine bio),
    - mon dernier enfant a mis les pieds (par décision de sa mère) à l’école maternelle pendant deux demi-journées en tout et pour tout. Il n’a pas voulu de cette anomalie, l’école. Son enfance est un pur bonheur, pour lui et pour ses parents.
    - « Papa, tu peux me laisser sans rien n’importe où, je me débrouillerai ». Il a réalisé tout seul son entreprise de création et de vente ,sur internet à l’âge de dix sept ans et ne dépend de personne.

    Je n’ai aucune intention (et mon fils non plus) de faire 100 km pour me faire embaucher (il est vrai que je suis à la retraite !). D’autant plus que ce serait une démarche aberrante compte tenu de l’absence prévisible d’offre d’emplois.

    Je le répète : l’essentiel du problème est dans votre tête. Vous êtes le produit de la société de consommation, vous n’avez connu que ça.

    Bravo Annie. Mais pour les jeunes il faut tout de même produire quelque chose et suffisamment . Il faut S’Y COLLER (culture des terres actuellement abandonnées, cinq hectares chacun). Nourriture et chauffage assurés, il reste à trouver une activité de production du pognon nécesaire, étant entendu qu’il faut d’abord s’affranchir vigoureusement du système économico-financier et pratiquer la « sobriété heureuse ».

    Il restera malheureusement beaucoup de naufragés de l’époque industrielle.


  • Dzan 28 septembre 2011 09:26

    Ayant habité une ville moyenne ( 200.000 Hab), nous sommes revenus sur la terre de nos ancètres dans un petit village.
    Il n’a plus rien à voir avec celui de notre enfance. Plus de commerces si ce n’est le Bar Restaurant , où les Froggies ne vont pas parce que ce sont des Anglais qui y bossent. !
    Pourtant quelle richesse, de partager les différences de culture. Les uns et les autres nous avons fait des efforts pour nous comprendre.
    L’Ecole ( avec un E majuscule) a été sauvée par un regroupement de communes.
    2 cabinets médicaux à 7 kms.Comme d’ailleurs des supérettes. Il y a 3 boulangers, qui passent au cours de la semaine. Un hopital bien équipé à 20mn.

    J’ai construit un poulailler, nous avons aussi des oies, des arbres fruitiers, un jardin potager.
    ET , Nous avons internet.
    Quelle qualité de vie !
    Il est vrai, que 14 familles anglaises habitent la commune. Leurs enfants sont parfaitement bilingues, et aident les petits français, dans la langue de Shakespeare !


  • iris 28 septembre 2011 16:48

    il faut peut etre accueillir mieux les étrangers de roissy et leur proposer de repeupler nos campagnes..ils ont surement des bagages pour faire revivre les villages..
    sinon la france sera bientot la france des autoroutes pour relier l’espagne à l’allemagne-avec de temps en temps une grande ville-pour le touriste- 


  • Raymond SAMUEL paconform 29 septembre 2011 15:08

    Max Brukman,

    Densifier encore les villes ? ,ça ne m’étonnerait pas ; On est habitué aux conneries bien plus qu’aux décisions bien, fondées sur le bon sens. Le grand danger est que, justement nous dépendons des décideurs qui appliquent des théories et subissent les pressions de l’argent., Pour faire des conneries, faisons-leur confiance !

    Pour faire des économies d’énergie il faut construire des maisons passives en ,milieu rural et cesser de demander à d’autres de nous faire une feuille de paye, parce qu’il n’y en aura plus jamais pour tout le monde. Il faut apprendre la « sobriété heureuse » et CREER son travail là où on habite ;
    Tout n’est pas possible mais beaucoup de chose le sont, que l’on refuse encore de voir.


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