vendredi 15 janvier - par Emile Mourey

Christ gaulois et christ des évangiles, un incroyable malentendu

 

« Comme les troubles avaient éclaté à Jérusalem, à la mort d’Hérode, je me retirai dans le désert, et là, dans l’attente que les événements se calment, j’ai écrit cette histoire, rendant gloire au Seigneur Dieu qui me l’a inspirée en me donnant sa grâce et sa sagesse. » (Pour un Juif de cette époque, s'exiler dans le désert, c'est s'éloigner de la Terre sainte ; dans la réalité, l'auteur a, bien évidemment, rejoint une terre judaïsée).

  • Ainsi se termine ce texte fabuleux que les exégètes ont relégué au rang des apocryphes ; grave erreur ! Car il n’y a pas de document plus important et plus authentique que ce texte auquel on a donné le nom de Protévangile de Jacques. Clément d’Alexandrie et Origène y font allusion. Gélase le condamne. Plusieurs copies nous en sont parvenues. L’une d’elle figure dans la bibliothèque de Nag Hammadi. Dans cet écrit historique et prophétique, Jacques nous prophétise qu’un Jésus est né, plus d’une trentaine d’années avant que Jésus de Nazareth ne fasse son apparition publique.

Ce Jacques dit qu'il a écrit sa prophétie - car c'est une prophétie - à la mort d'Hérode, c'est-à-dire en l'an -4, pourquoi ne pas le croire ! Quant au Jésus annoncé, il le fait naître lors du recensement ordonné par l’empereur Auguste. Ce recensement a eu lieu en l’an - 7.

Hérode cherchait Jean. Et ses serviteurs avaient interrogé Zacharie : « Où as-tu caché ton fils ? lui avaient-ils demandé (23,1). »

Et ils tuèrent Zacharie qui était le père (spirituel) de Jean.

Et Jacques conclut : « Zacharie a été tué, et son sang restera figé dans la pierre tant que son vengeur (un Jésus/Josué ?) ne sera pas venu. » (24, 2)

Et s’adressant à Simon, il ajoute : « Tu ne connaîtras pas la mort avant d’avoir vu le Christ dans la chair. » (1)

Mon décryptage du texte (ma thèse).

Qui est Jean ? Réponse : c'est le nom code des esséniens du sud de la Palestine, d'autour de la mer Morte. C'est lui qui est désigné par Jacques pour annoncer la venue du Seigneur.

Qui est Simon ? Réponse : c'est le nom code des Esséniens de Bethsaïde/Gamala, en Galilée, esséniens du nord de la Palestine, qui s'étaient révoltés contre le pouvoir de Jérusalem. Vaincus par le roi asmonéen Alexandre Jannée soutenu par les Esséniens de la mer Morte, esséniens du sud, Flavius Josèphe dit qu'à la suite de leur défaite et de la crucifixion de 800 d'entre eux, 8000 s'étaient exilés mais il ne dit pas où.(2)

J'ai faii l'hypothèse que ces 8000 esséniens se sont exilés en Gaule, une partie au pied de Mont-Saint-Vincent/Bibracte, à Gourdon, et qu'ils ont illustré leur espérance prophétique dans les fresques qui s'y trouvent.

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Mais alors, pourquoi, dans un tympan latéral sculpté de la basilique de Vézelay, cette annonce de Zacharie à la Vierge qui a eu lieu dans le temple de Jérusalem est-elle représentée dans l'église de Gourdon ? On n'y comprend plus rien.

Ma thèse : les fresques de Gourdon ont été peintes au temps du druide Divitiac avant la mort de Dumnorix assassiné sur l'ordre de César en -54. Jacques a écrit son protévangile en l'an -4, à la mort d'Hérode, probablement après s'être exilé à Gourdon où il a vu les fresques, notamment celle de la naissance annoncée entre le boeuf et l'âne, scène qu'il a reprise dans son texte.

...fresques d'avant la mort de Dumnorix qui, dans ses médailles, se présente comme le messie qu'elles annoncent.

... fresques dont s'inspire Jacques pour présenter la naissance du messie entre le boeuf et l'âne, ce qu'aucun évangile ne dit... un messie espéré... en pointillés.

Historique.

  • en l'an -86 ; exil de 8000 esséniens "Simon" en Gaule.
  • en l'an -54, fresques de Gourdon, annonce de la naissance d'un messie entre le boeuf et l'âne.
  • en - 47, Hérode et la légion Alauda de Bibracte et de Gourdon sont en Galilée (hypothèse logique). C'est le retour des esséniens exilés "Simon" auprès des esséniens "Simon" restés à Gamala/ Bethsaïde (ma thèse).
  • prise de Sepphoris, ancienne Nazareth historique ; fuite de Judas le Galiléen, de Sepphoris à Gamala.
  • Installation à Sepphoris d'un conseil nommé Joseph en souvenir du Joseph d'Égypte (ma thèse).
  • En - 19, construction du temple d'Hérode.
  • en - 7, recensement de Quirinius.
  • en -4, prophétie de Jacques, naissance annoncé d'un messie entre le boeuf et l'âne. Instalation à Gamala, dans la communauté essénienne "Simon", d'un conseil dépendant du conseil Joseph de Nazareth/Sepphoris, nommé "Jésus" dont on espère que sortira de lui le messie annoncé par les prophètes.
  • de + 6 à + 15, évangiles de l'enfance dits apocryphre de Thomas. Histoire réelle et classique des relations difficiles entre une cité/mére et sa colonie/fille/fils, entre le conseil Joseph et le conseil Jésus, histoire racontée comme un récit d'enfance.
  • en + 30, évangile de Jean, essénien de Judée. Il reconnaît le Jésus galiléen, mais après qu'il ait reçu "l'onction" de Jean, en Judée (le baptême dans l'eau du Jourdain).
  • en + 34, évangile de Marc.
  • en + 38, évangile de Luc.
  • en + 48, évangile de Mathieu.

La cathédrale de Chalon, une merveille et un scandale.(3)

  • en + 260, dans une plaque de cheminée, Salonin, empereur enfant, annonce la construction de l'actuelle cathédrale de Chalon-sur-Saône. Après celui de Salomon et celui d'Hérode, c'est le troisième grand temple des Juifs.
  • en + 268, un rétable sculpté dans le temple de Mont-Saint-Vincent/Bibracte (époque de Salomon) s'inscrit dans la croyance du Jésus essénien et condamne sans amiguité le codex des évangiles. L'empereur Postumus entoure de ses bras la population chalonnaise et la colonie juive, Judas avec sa bourse.
  • en + 273, Tetricus empereur gaulois, merveilleux tympan sculpté de Sainte-Foy de Conques. C'est un mémorial à la mémoire des 800 esséniens galiléens, crucifiés par Alexandre Jannée.
  • Vers + 274, la construction de l'actuelle cathédrale Saint-Vincent est peut-être terminée. C'est un temple judéo-druidique. Rien de chrétien ! L'empereur Victorinus tué en 271 dans une sédition militaire ainsi que son fils, y sont honorés dans un chapiteau, portant tous deux la couronne impériale et l'étole d'un grand-prêtre juif.
  • en + 312, le rhéteur Eumène y voit le plus beau temple de l'univers.

En haut d'une colonne, le messie essénien espéré fait le signe de reconnaissance que les documents de Qumrân disent qu'il fera quand il viendra. Rien à voir avec le signe du repas d'Emmaüs de l'évangile de Luc où son Jésus se fait voir à la cohorte gauloise essénienne (Cléopas) pour qu'elle se rallie à l'Évangile. Il n'y a pas d'évangile dans la cathédrale de Chalon. Voyez le chapiteau aux deux alouettes ; ce sont des âmes ou deux esprits... ressuscités dans le ciel gaulois. Purs et pieux, la chevelure bien peignée, le ciel les accueille, tandis que les impurs, à âme de crapaud ou de serpent, sont emportés par l'aigle royal pour y être dévorés dans leurs nids.

Tympan de Sainte-Foy de Conques. Le roi des Juifs qui n'est pas apparu pour sauver les 800 esséniens de Bethsaîde crucifiés par Alexandre Jannée vers - 84, il apparaîtra en "Roi Juge", dans le ciel, à la fin des temps. Nous sommes à la fin du IIIème siècle, à l'époque des empereurs gaulois. Le torchon brûle entre le riche pays éduen et le riche pays d'Aquitaine. Le premier attend le messie à venir et refuse les évangiles. Quant au tympan de Sainte-Foy de Conques, il n'y a pas, non plus, de Jésus venu ou à venir, seulement l'inscription sibylilne XPISTO, qui semble plutôt qualifier le roi juge qui trône dans le ciel. Voyez à sa droite, la société idéale que propose Tétricus à la Gaule. D'abord, l'Église en Marie pieuse et servante du Seigneur Dieu, le pape, puis l'empereur gaulois Tetricus en tenue de Moïse, marchant comme un pélerin, son fameux bâton à la main. C'est une révolution comparée à la tenue chamarée des empereurs romains assis sur leurs trônes. Puis l'évêque tout puissant, les clercs, les rois apportant docilement la dîme ; puis le peuple pieux dans sa diversité. Et les historiens osent dire que la Gaule était devenue complètement romaine et ceci, alors qu'en 68 déjà, à Mont-Saint-Vincent/Bibracte, Vindex soulevait les deux tiers de l'empire contre Néron... depuis le temple, frère ou soeur de celui de Salomon.  Rétable de Mont-Saint-Vincent. À la droite du Christ essénien à venir, repas abondants, à la gauche du Christ des évangiles, assiettes vides et arêtes de poisson.

 La basilique d'Autun, un scandale et une merveille.(4)

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Oublions cette fausse image de Gaulois barbares descendant d’un mont Beuvray boisé pour s’installer dans une nouvelle ville romaine offerte par l’empereur Auguste à Autun. Autun a été fondée par les Eduens de Bibracte, de Mont-Saint-Vincent, et l’empereur Auguste n’y est pour rien. Au début du IVème siècle, dans son discours d'actions de grâces à Constantin (Constance-Chlore), le rhéteur éduen Eumène lui dit : « Ton divin père (Maximien) a voulu relever de ses ruines la cité des Eduens et réparer toutes ses pertes. Non seulement il a fourni de l'argent et a fait reconstruire les bains chauds (de Bourbon-Lancy), mais il a attiré des colons de tous les pays afin de reconstituer comme la mère unique des provinces une cité (Bibracte) qui, la première, a reconstruit sur l'emplacement des villes (détruites) des villes en quelque sorte romaines (Autun).

La façade de la basilique d'Autun figure sur la carte de Peutinger de l'empereur Julien (361-363) sous forme d'une vignette évoquant sa façade, comme d'autres basiliques de l'époque. Dans ses chapiteaux, il ne s'y trouve, ni passion, ni crucifixion, thèmes principaux des évangiles. Incroyable malentendu, les chapiteaux d'Autun proposent, en réalité, de voir dans le jeune Constantin, le futur sauveur dont Jacques et les fresques de Gourdon ont prophétisé la venue. Même prise de vue qu'à Gourdon, mais là, l'enfant est enfin né, puisqu'on lui fait son premier bain. C'est le fils d'Hélène et de Constance-Chlore, dans lequel le pays éduen place tous ses espoirs. Constance-Chlore n'y est pour rien... il dormait : cette naissance est de la volonté du Seigneur.

 À gauche, Hélène et Constantin, sur le cheval Epona (Chalon), conduit par Constance Chlore, parcourent les villes éduennes. Au centre, sous le ciel du pays éduen, de la tour de Taisey à celle de Bourbon-Lancy, Constantin, sur les genoux de sa mère Hélène, reçoit l'hommage des rois de la terre. À droite, tête divinisée de Constance Chlore trônant sur son théâtre d'Autun. 

La basilique de Vézelay, un scandale et une splendeur. (5)

Nouveau sauveur : Julien, césar et empereur (355-363)...

Zacharie est un nom code pour désigner les grands prêtres qui se trouvaient en permanence dans le temple du Seigneur. Les "Marie" sont des noms code pour désigner les populations saintes ou des groupes dont on espère que sortira d'elles ou d'eux le Sauveur....C'est beau... et c'est tout simple.. Et, encore au temps de l'empereur Avitus (455 - 456), dahs son église de Notre-Dame du Port, c'est Gergovie, nouvelle Marie, qu'on honore, sans oublier Simon, et toujours pas de Jésus de Nazareth... que du Protévangile de Jacques..(6)

L'empereur arverne Avitus aurait pu être un nouveau sauveur, ses ennemis politiques l'ont fait assassiner avant qu'il le soit...Empereur arverne Avitus,nouveau sauveur ?

  1. https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/l-apocalypse-selon-arte-suite-2-48857
  2. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/8-000-esseniens-arrivent-en-gaule-226375
  3. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/chalon-sur-saone-et-le-troisieme-187923
  4. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/apres-l-erreur-de-localisation-du-188305
  5. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/vezelay-la-basilique-de-l-empereur-87450
  6. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-gergovie-honorait-une-vierge-124830

Emile Mourey, 14 janvier 2021. 88 ans, toujours pas rétabli de ma réopération de la prostate. J'ai écrit cet article, la plupart du temps, couché. Photos Bourgogne médiévale, Art roman net, art roman Conque ; pierre Séguret,,Pinterest, wikipédia....



77 réactions


  • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 15 janvier 11:49

    Voyez le chapiteau aux deux alouettes

    Je pense qu’il s’agit de gryphons. On en voit aussi à Sainte Foy de Conques, transportant Alexandre.


    • Emile Mourey Emile Mourey 15 janvier 12:15

      @Opposition contrôlée

      Oui, très probablement. Ce serait donc des âmes qui auraient emprunté le cops de griffons pour monter au ciel. Merci.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 15 janvier 12:26

      @Emile Mourey
      Ca s’écrit « griffon » en français, désolé. Ils ont un rôle assez similaire à Azraël dans le cas d’Alexandre. 


  • Clocel Clocel 15 janvier 11:59

    Vous allez ruiner Rennes le Chateau ! smiley


    • Emile Mourey Emile Mourey 15 janvier 12:20

      @Clocel
      Je suis plutôt dans les votes négatifs


    • @Clocel Et Renaix avec sa basilique gothique Saint-HERMES construite au 11ème siècle. A une vingtaine de km, du lieu de naissance de Clovis... Il est passé par ici, il repassera par là....


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 15 janvier 12:32

      @Emile Mourey
      Il faut faire comme nos amis britanniques. Pour attirer le touriste dans leurs ruines humides et froides, ils ont un truc qui marche bien. Le moindre tas de ruines est agrémenté d’histoires de fantômes et autres phénomènes « paranormaux ». 


    • @roby Par contre celui des cathares récupéré par Philippe le Bel qui fit assassiner Jacques Molay. a lui bien existé. Argent qui servit étrangement à construire Notre-Dame de Paris. « Caïrn : Il était alors fortement question de réunir en un seul les deux ordres militaires de Terre sainte : Templiers et Hospitaliers. Jacques de Molay, à la demande du pape Clément V, allait rédiger un mémoire relatif à ce projet de fusion. L’étude de ce rapport laisse entendre que des projets de ce genre avaient été faits à plusieurs reprises, notamment, depuis la perte de la Terre sainte, par les papes Nicolas IV, puis Boniface VIII. Le maître ne dissimule pas sa répugnance devant une telle mesure : il souligne les désaccords qui ne manqueront pas de surgir entre membres des deux ordres et insiste sur le fait que la Règle des Templiers est plus dure que celle des Hospitaliers. 13ème et 14ème siècle qui furent l’époque du gothique primitif et flamboyant. Les esseniens haïssaient les femmes au point de ne pas vouloir de descendance. Celle-ci risquant d’être celle du diable. L’art roman directement inspiré de la phallocratique Rome : L’arc étant plein cintre le distinguant de l’arc brisé du gothique. Le gothique ré-introduisant la nature et sa dualité ou opposé : homme et femme. Opposition solidifié et réunie par la brisure de l’arc qui ainsi verticalise l’architecture et lui permet de supporter l’ »enceinte" Cela ne m’empêche pas d’avoir gardé un excellent souvenir de Vézelay. N.B. L’enceinte étant un coffre ou arche, on peut y voir aussi une matrice.


    • Le gothique venant du nord et des Celtes qui avaient largement intégré la femme (Jean Markale : la femme celte). 


  • La traversée du désert est bien sûr une initiation. Quarante jours (la quarantaine du confinement). Une sorte de confinement, un retour en soi (la douceur chaude du sable). Jésus montre ainsi qu’il est capable de rentrer dans cette nouvelle matrice, sans peur, qu’il ne risque pas la chute par les tentations de Satan. il entre Jésus et ressort CHRIST. Une involution délicate pour une remontée, une nouvelle naissance. Il sait que le remontée, l’envol sera d’autant meilleur que l’involution fut douloureuse et aussi savoureuse. Avant d’entrer dans le désert, il n’est encore que le sauveur mais sans l’oint : la substance grasse et huileuse de la sueur qui tient Satan à distance.

    Dans la Bible, le chiffre 40 représente donc la durée d’un événement majeur, d’une épreuve, d’un châtiment ou d’un règne fondateur : c’est donc le chiffre du passage et de la transformation, marqués par l’intervention divine et aboutissant presque toujours à une nouvelle alliance.

    C’est aussi la durée de l’introspection qui débouche sur un changement profond. C’est le temps de la transition, du retour sur soi.

    Le déluge lui aussi dure quarante jour. Bon cela ne répond pas tout à fait à la réflexion de l’auteur. Différence entre art roman et gothique. Le Gothique commence au premier millénaire sous les capétiens et en Picardie. 40 ans, cela nous ramène à un évènement majeur, la descente dans le néo (Matrix) libéralisme avec l’élection de Mythe Errant. 

    Mitterrand : une tombe au mont Beuvray . L’ancien Président a acheté une parcelle sur ce site gaulois. Pour un franc. https://www.liberation.fr/france-archive/1995/09/09/mitterrand-une-tombe-au-mont-beuvray-l-ancien-president-a-achete-une-parcelle-sur-ce-site-gaulois-po_144561

     


  • Étirév 15 janvier 12:47

    Si l’on veut résumer les origines et l’histoire du christianisme, on peut dire :

    L’histoire réelle du Christianisme n’a rien de commun avec le récit qui nous a été donné sous le nom de Nouveau Testament.

    Derrière ce Livre, caché par lui, est l’histoire d’un mouvement de rénovation sociale, grandiose, extraordinaire, d’une haute portée, qui brilla sur le monde pendant deux ou trois siècles, mais qui fut renversé, dénaturé et caché par des faussaires qui en firent une caricature grotesque et voulurent avec cela dominer le monde.

    Dans ce vaste réseau d’intrigues, presque toutes les personnalités ont été dénaturées. Le mensonge a triomphé et la réalité a disparu sous l’amas d’absurdités qu’on lui a substituées.

    La science religieuse des falsificateurs n’a été qu’une collection de mystères, jamais expliqués clairement, mais remplis de sous-entendus et de malentendus, de paraboles obscures, de rapprochements de termes sans signification, de jeux de mots pour les foules avides d’erreurs.

    Il y a cependant, sous ce fatras, quelque chose de GRAND à étudier.


    • JPCiron JPCiron 15 janvier 22:37

      @Étirév

      Derrière le chaos et la confusion se devine quelques lambeaux de lumière...
      .


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 16:20

      @JPCiron

      À tout hasard et à défaut, j’essaie de vous répondre à votre message réponse du 15 janvier car si ma boite aux lettres me transmet bien les autres, ils n’apparaissent pas sur Agoravox. Mes enfants pensent que le problème vient d’Agoravox. Peut-être s’agit-il d’un bug. 


    • @Emile Mourey

      il est fort probable que des gens ais demander la suppression de ceux ci grace au bouton signaler , je ne voit pas d’ autre message non plus .
      Vous en avez la copie sur votre mail , tout simplement car il sont envoyé des que les message sont ecrit , mais jamais censuré en cas de supresion de l’ originale .
      rassurez vous ce n’ est donc pas un bug .


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 17:00

      @JPCiron

      Merci pour votre réponse de ce jour 24 janvier, voyez également l’explication du commentateur qui suit. Je serais donc censuré avec l’accord d’Agoravox sans savoir pourquoi ? et vous aussi pour les réponses que vous me faites.


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 17:02

      @JPCiron
      ... du commentateur précédent


    • @Emile Mourey

      rebonsoir, 
      je ne pense pas que l’ on puisse incriminer agoravox , 
      la censure , vient d’ intervenant qui signaleent en masse les commentaire et article qui ne leur plaise pas ideologiquement .

      Je n’ approuve pas toute vos theorie , meme si certaine sont bluffante ( je pense a cette iconographie de la scene anterieur a celle de leonard de vinci )

      Mais personne n’ as le droit de vous censurer , car vous n’ enfreignez en aucun cas la charte .

      Prenez soin de vous et continuez a nous écrire de bon article .
      ne vous laissez surtout pas decourager par ces gens sans foi ni loi .


    • JPCiron JPCiron 24 janvier 22:37

      @Emile Mourey

      Bonjour,
      J’ai effectivement fait une réponse sur l’autre fil.
      J’en ai bien une copie chez moi, mail il n’apparaît pas sur votre fil...
      .
      Il s’agit sûrement d’un bug... 
      .
      En tout cas, Merci pour vos études et Articles bien structurés et argumentés.
      J’imagine que vos Articles peuvent décoiffer... en tout cas, il y a de la substance !
      Poursuivez !
      .
      Cordialement


    • @JPCiron

      salut Jp 

      je veut bien considerez l’ hypothese d’ un bug , mais faudra m’ expliquer comment ce bug peut etre suffisament selectif pour moinssez les comentaire qui lui deplaise.

      Au plaisir 


    • JPCiron JPCiron 25 janvier 11:17

      @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)

      Bonjour !


      Mon post : <J’ai effectivement fait une réponse sur l’autre fil.
      J’en ai bien une copie chez moi, mail il n’apparaît pas sur votre fil...
      Il s’agit sûrement d’un bug... >

      .

      Ce matin, je vois mon commentaire sur les deux côtés...

      Il n’y a donc pas de bug pour ça (sauf s’il a été corrigé entretemps)

      .

      Un bug moinsseur, c’est plus rare, je suppose..

      En tout cas, sur le fil « Christ Gaulois », je viens d’essayer de plusser Cyrus :

      Sur le post de 22H40, ça me l’a pris

      Sur les posts de 16H26 et de 19H00, ça ne l’a pas pris...

      .

      Sur le fil « Gaulois, Gauloises », je n’ai pas vu de post de Cyrus...

      Peut-être est-ce le retour du bug ?


      Ciao



    • popov 26 février 08:05

      @JPCiron

      Une page AV n’est pas complètement téléchargée quand elle apparaît à l’écran. Il lui faut un certain temps pour rassembler ses esprits (télécharger et démarrer ses fonctionnalités).
      Quand un plussage ne passe pas, il faut réessayer un peu plus tard.


  • Pascal L 15 janvier 13:56

    Le problème du proto-évangile de Jacques, c’est que son auteur ignore le contexte du premier siècle en Judée. Les archéologues ont, par exemple, fait des statistiques sur les noms retrouvés sur les tombes du premier siècle et si la distribution correspond bien à ce qui est présent dans les Evangiles de la tradition des apôtres, on ne la retrouve pas dans ce texte qui de plus n’est jamais attesté avant le 3ème siècle.

    Les chrétiens ont également un avantage, c’est que Jésus vient régulièrement à leur rencontre et continue son enseignement par le biais de l’Esprit-Saint. Ces enseignements sont souvent confirmés par des guérisons inexpliquées. Or, jamais Jésus n’est venu confirmer un autre Evangile que les quatre qui étaient connus dès le premier siècle.

    Par ailleurs, il apparaît comme certain que l’orgueil est un obstacle pour l’accès au salut annoncé par Jésus...


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 janvier 17:40

    Le protévangile de Jacques est surtout écrit en grec et non en hébreu comme les autres, et intégré dans la religion orthodoxe tandis qu’il a été rejeté par la religion catholique. Question de dogme sur la fratrie de Jésus et la virginité de Marie. Pour ce qui est des Gaulois et des Esséniens, c’est une autre paire de manches, mais ça ne fait de mal à personne de refaire cette histoire là. C’est loin.


    • Emile Mourey Emile Mourey 20 janvier 17:15

      @Séraphin Lampion

      C’est loin, certes ; le problème, c’est que tout le bien et tout le mal viennent de là.


    • popov 26 février 09:20

      @Séraphin Lampion

      Je croyais qu’ils avaient été écrits en grec, à part peut-être celui de Mathieu qui est soupçonné d’avoir été écrit en araméen. Mais je n’ai pas remis mon logiciel à jour depuis au moins 50 ans.


  • Antenor Antenor 15 janvier 18:13

    Il ne semble pas y avoir de traces littéraires ou archéologiques de la présence de la 5ème Légion Alaudae au Proche-Orient. Par contre, il est certain que la 3ème Gallica recrutée en Gaule et la 22ème Deiotariana levée en Galatie anatolienne s’y trouvaient au début de notre ère, en particulier en Egypte pour la 22ème.

    Il me paraît de plus en plus probable que c’est en Egypte qu’a pu se créer un syncrétisme judéo-galate. Il n’est d’ailleurs pas anodin que le Protévangile de Jacques ait été découvert à Nag Hammadi parmi beaucoup de textes dits « gnostiques ». Gnostiques dont Irénée dénoncera l’influence dans la vallée du Rhône à l’époque où la Deiotariana disparaît des radars.


    • Emile Mourey Emile Mourey 15 janvier 18:38

      @Antenor
      Je crois avoir lu qu’on en avait trouvé plusieurs en Gaule mais que ce soit en Gaule ou en Egypte, c’est la démarche qui compte. 


    • Emile Mourey Emile Mourey 15 janvier 23:58

      @Antenor Dans ma logique militaire, dans le contexte de l"époque que j’essaie de comprendre, c’est à Chalon que Jacques devait émigrer. C’est à Chalon que son texte avait le plus de chances d’avoir la résonance qu’il a eu. La construction de la cathédrale/temple juif qui a suivi, le rétable ou Postumus entoure de ses bras la population de chalon et Judas, l’implantation des esséniens, tout cela va dans ce sens, La découverte d’’un ensemble de textes groupés à Nag Hammabi s’explique beaucoup mieux comme un envoi venu de Chalon ou de Gourdon.


    • Emile Mourey Emile Mourey 16 janvier 00:06

      @Antenor

      Je suis persuadé sue c’est le fait d« avoir vu les fresques de Gourdon qui l’a incité à écrire sa »prophétie« Une écriture en Egypte ne s »explique pas ;


    • Antenor Antenor 16 janvier 14:40

      @ Emile

      Je ne dis pas que les textes retrouvés à Nag Hammadi ont forcément été écrits en Egypte, leur rédaction s’échelonne probablement sur une longue période. Par contre, ils appartiennent à un courant appelé gnosticisme valentinien originaire d’Alexandrie particulièrement craint par les auteurs catholiques antiques et qui sont signalés comme étant très présents en Gaule. Les Esséniens se revendiquant de la succession du Grand Prêtre Simon le Juste étaient et sont toujours à Rome.

      La principale faille dans votre thèse « judéo-druidique » est que ce courant n’apparaît nulle part chez les auteurs chrétiens qui pourtant s’évertuaient à lutter contre toutes formes d’hérésies dans leurs écrits. Pour faire simple, je pense que ce que vous appelez « judéo-druidisme » correspond à ce qu’ils appelaient « gnosticisme ». Il faudrait faire un recensement à grande échelle mais j’ai bien l’impression que les motifs des chapiteaux des églises romane sont inspirés en très large part de thèmes qu’on retrouve dans les écrits dits « gnostiques ».


    • Emile Mourey Emile Mourey 16 janvier 15:38

      @Antenor

      Comme vous le savez, ma démarche est de m’appuyer sur les textes les plus authentiques et sur ma logique militaire ; le texte de base est celui d’Eusèbe de Césarée qui dit qu’il y avait beaucoup de concordances entre ce qu’enseignent les druides et les juifs.Ce sont pratiquement toutes les sculptures des églises dites romanes, églises comprises, qu’il faut réinterpréter et faire remonter à l’antiquité. C’est tout simple et le mot gnostique est un mot inventé pour promouvoir l"unicité des évangiles. Le but de mon article est de montrer, à l’évidence, que c’est du dit Protévangile de Jacques que s’inspire toute cette sculpture et pas des évangiles.


    • Emile Mourey Emile Mourey 16 janvier 16:28

      @Antenor

      Vous dites :Les Esséniens se revendiquant de la succession du Grand Prêtre Simon le Juste étaient et sont toujours à Rome.

      Je cite un de mes articles :Ce messie éduen juif espéré a-t-il disparu du courant de l’Histoire ? Non ! Il se retrouve à Jérusalem, je cite : À Jérusalem, commémoration de saint Siméon, évêque et martyr. Fils de Cléopas, selon la tradition, et proche parent du Sauveur, il fut ordonné évêque de Jérusalem après le martyre de saint Jacques, frère du Seigneur ; au temps de l’empereur Trajan, l’an 107, il fut accusé d’être un descendant du roi David, torturé et enfin mis en croix.
      (Martyrologe romain).

      Inutile de perdre son temps dans les débats stériles ! Tous ces liens entre Cléopas, alias Clophas, ef le Jésus de l’évangile sont des liens de parenté spirituelle, de conversion, de rivalté ou d’alliance.


    • Emile Mourey Emile Mourey 16 janvier 20:05

      @Antenor
      L’affaire est d’une simplicité enfantine, elle est jalonnée d’indices, écrits, fresques, ou sculptures, qui témoignent d’une Histoire. De l’exil des esséniens Simon en Gaule à leur retour dans les armées romaines jusqu’à l’élection d« un Simon comme évêque de Rome, pourquoi vous étonnez-vous d’une absence de contestation en Gaule qui n »avait pas lieu d’être ? Je ne sais pas quand les évangiles se sont imposés et avec quel pape.


    • Emile Mourey Emile Mourey 17 janvier 08:27

      @Antenor

      Vos dites :La principale faille dans ma thèse « judéo-druidique » est que ce courant n’apparaît nulle part chez les auteurs chrétiens qui pourtant s’évertuaient à lutter contre toutes formes d’hérésies dans leurs écrits

      Vous oubliez tous les martyrs chrétiens, à commencer par saint Marcel qui l"ont dénoncée. Vous ne voulez pas voir que ce courant judéo-druidique est celui qui s’exprime dans la cathédrale de Chalon du IIIème siècle.


    • Emile Mourey Emile Mourey 17 janvier 09:49

      @Antenor
      Et, non seulement les auteurs chrétiens n’ont pas combattu cette « hérésie » dans leurs écrits, ils l’ont intégrée comme par exemple la crèche de Noël avec un Jésus (de Jacques) entre le boeuf et l’âne !!!


    • Antenor Antenor 17 janvier 16:26

      @ Emile

      Saint-Marcel de Chalon a été condamné pour avoir dénoncé le culte aux idoles. S’il y a du judaïsme dans cette histoire, il est du côté de Saint-Marcel et pas de ceux qui vénéraient des statues. Comment reconnaître des chapiteaux « judéo-druidiques » si on n’a pas les textes pour les identifier ? Imaginez qu’on tente de comprendre les fresques de Doura Europos sans connaître l’Ancien Testament.

      A Mont-Saint-Vincent et Gourdon, les seuls textes que j’arrive à relier aux chapiteaux sont ceux des gnostiques. Le chapiteau de la chouette me semble être une représentation de la Pistis Sophia / Fidèle Sagesse. La figure du lion est omniprésente aussi bien dans ces chapiteaux que dans les textes gnostiques. Les Loggias de Thomas, le plus célèbre des textes gnostiques présents à Nag Hammadi, font également référence à l’Homme-Lion.

      Cette figure du lion est peut-être à mettre en lien avec la ville des Oniades : Léontopolis. Une partie des Esséniens d’Egypte constatant l’impasse des textes de Qumran aura commencé à s’ouvrir à des influences extérieures, en particulier Galates/Gauloises. Le messianisme ne doit pas être l’arbre qui cache tout le reste de la philosophie religieuse de l’époque. A quoi bon construire des temples si on s’attend à une fin du monde imminente ?

      Eusèbe de Césarée rapproche les Druides du Judaïsme et Clément d’Alexandrie les rapproche du Pythagorisme. Ce n’est donc là encore pas un hasard si ce Gnosticisme alexandrin est précisément une tentative de conciliation du judaïsme évangélisé avec les doctrines de Pythagore. Voilà qui correspond a priori à ce qu’on pourrait appelé du judéo-druidisme ! La science des nombres pythagoricienne que les druides ont déployée dans les objets laténiens s’est perpétuée chez leurs héritiers jusque dans les cathédrale gothiques.


    • Emile Mourey Emile Mourey 17 janvier 17:21

      @Antenor
      Oui ; mon exemple de saint Marcel est mal choisi. Je voulais seulement dire que le christianisme des évangiles n’était pas autorisé en Gaule mais vous ne voulez pas comprendre que c’est le Protévangile de Jacques qui est évoqué dans les temples gaulois (et non romans). Vous ne répondez pas sur l’essentiel. Où voyez-vous de l’évangile dans les chapiteaux et tympans des églises dites romanes ? Comme je le démontre dans mon article, je ne vois que du Protévangile de Jacques, tout au moins dans les plus anciennes.


    • Antenor Antenor 18 janvier 18:51

      @ Emile

      Je suis bien d’accord sur le fait qu’on ne trouve pas de référence aux évangiles canoniques sur les chapiteaux de bon nombre d’églises romanes. Pour prendre l’exemple de Mont-Saint-Vincent :

      Le texte gnostique de la Pistis Sophia qui me paraît être la source d’inspiration des sculpteurs est une sorte de Genèse pythagoricienne expliquée aux disciples par un Jésus ressuscité. On a affaire à ce que vous appelez un « Jésus du Ciel ». Son passage sur terre y est anecdotique, l’important est son discours explicatif.

      La représentation de cette « Génèse valentinienne » pourrait bien être la preuve que le Mont-Saint-Vincent possède la plus ancienne « église romane » jamais construite. Le chapiteau orné d’un V me semble être la signature des Valentiniens.

      Les Gnostique valentiniens peuvent être qualifiés de Chrétiens ultra-hellènistes dans le sens où s’ils admettent la messianité de Jésus-Christ, ils remettent totalement en question ce que nous appelons l’Ancien Testament jugeant incompatibles Jésus-Christ et le vieux « YHWH des armées ».

      En cela, ils sont à l’opposé de ceux que les auteurs catholiques romains appelaient les Ebionites, Chrétiens (ou plutôt Nazaréens) orientaux continuant d’appliquer la Torah à la lettre et rejetant l’entrée des nations païennes dans l’Alliance. L’Évêque de Rome tentant de faire la balance entre les deux.

      Si les Gaulois s’étaient convertis en masse au Judaïsme, on en aurait des traces écrites et archéologiques. Un rapprochement entre druidisme et judaïsme n’a pu se faire sur la seule base d’un messianisme qumranien pur et dur vouant les païens aux gémonies. Il paraît plus vraisemblable qu’ils se soient d’abord accordés sur des conceptions plus œcuméniques dont le Pythagorisme aura été la pierre d’angle. La première figure du Gnosticisme, Philon, juif d’Alexandrie, est contemporaine de celle de Jésus de Nazareth. Il est peut-être le premier exemple connu de Judéo-Druidisme. Les deux mouvements ont ensuite dû s’influencer l’un l’autre au fil du temps et peut-être fusionner en Gaule.


      Le texte de la Pistis Sophia :
      http://remacle.org/bloodwolf/apocryphes/pistissophia.htm


      Les chapiteaux de Mont-Saint-Vincent :
      https://sites.google.com/site/artromanfrance/bourgogne/mont-saint-vincent


    • Emile Mourey Emile Mourey 18 janvier 22:48

      @Antenor
      Probablement n’avez-vous pas lu tous les articles que j’ai publiés, lesquels, par ailleurs, ne font que reprendre ce que j’ai publié dans mes ouvrages. C’est le terme « juif » qui vous gène. Que ledit protévangile ait été écrit par un Juif, c’est un fait, que les sculptures d’Autun et de Vézelay s’en inspirent, vous ne pouvez pas le nier. Mais je n’ai jamais dit que les chapiteaux de Mont-Saint-Vincent, de Gourdon et de la plupart des églises romanes, je précise « gauloises », l’étaient, vu qu’elles s’inscrivent dans un héritage cananéen. Nous sommes dans la continuité d’une pensée cananéenne qui s’exprime dans des chapiteaux, telle que le pouvoir du moment l’a voulue (cf le symbolisme du lion). Rien à voir avec les élucubrations que vous évoquez. Le judaïsme n’apparait qu’en transition, mais transition importante. Voyez les chapiteaux consacrés à David à Notre-Dame-du-Port. Dans ses chapiteaux, y trouvez-vous le Jésus venu de l’évangile ? Non ! Seulement l’annonce d’Elisabeth à Marie du Protévangile de Jacques. Il faut attendre Issoire pour voir, enfin, un Christ portant sa croix.
      Quant au druidisme, les rares textes qui en parlent ne sont pas en contradiction avec une pensée cananéenne. Voyez les plue anciens chapiteaux arvernes évoquant le soleil et la lune, du pur cananéen biblique.


    • Antenor Antenor 19 janvier 18:33

      @ Emile

      Si les chapiteaux de Mont-Saint-Vincent sont incontestablement d’inspiration orientale, on n’y trouve pas de représentation des divinités cananéennes : Baal, Astarté, El etc... Le Soleil et la Lune sculptés au Crest étaient considérés comme des divinités dans toutes les cultures connues. On ne peut pas dire qu’il s’agisse spécifiquement de cananéen. L’observatoire astronomique de Stonehenge a été bâti avant Byblos. Dans le Judéo-druidisme que vous proposez, je ne vois pas quel est l’apport gaulois. Les Druides n’auraient fait que copier les religions orientales, d’abord cananéenne puis juive, au fil des siècles sans jamais développer de pensée propre ?

      A Notre-Dame-Du-Port de Clermont, les commanditaires des chapiteaux se sont sans doute accordés sur le plus petit dénominateur commun entre les différentes factions chrétiennes locales. On y représente la naissance du Messie et ensuite chaque école de pensée prêche la suite qui lui convient. Certains courants rejetaient en particulier la crucifixion. Le Protévangile de Jacques a été écrit par un mouvement juif essénien dont on perd la trace après le siège de Jérusalem en 70. Il ne reste dans les textes que les Chrétiens/Nazaréens prêchant différents évangiles et les Juifs issus du Pharisianisme réformé à Tibériade qui rejettent ces mêmes évangiles.


    • Emile Mourey Emile Mourey 19 janvier 21:30

      @Antenor

      Bis repetita placent, le lion est le symbole du courage militaire. C’est pourquoi il figure dans les chapiteaux de Mont-Saint/Vincent. Ce n’est pas pour faire joujou mais pour honorer la mémoire des morts, des Anciens, et héroïser l’esprit civique de la cité. C’est le symbole premier de Sumer, puis des Cananéens, puis des Gaulois. De même la lune et le soleil sous des noms parfois différents ; voyez mes articles. L’apport spécifique des Éduens et des Arvernes, que vous ne voulez pas voir, est que les premiers voyaient une forme de lion couché dans le horst du Mont-Saint-Vincent et les seconds un reptile géant vomi par les forces volcaniques de la terre. Quant au judéo-druidisme dont je n’ai parlé qu’en rapport avec le texte d’Eursèbe de Césarée, je n’en fait, ni une religion, ni une doctrine.
      Concernant les druides, il n’y a pas de mystère. J’ai retraduit les rares textes qui en parlent ; j’ai rappelé ce que César en dit. J’ai expliqué le tympan de Perrecy-les-Forges. Je ne vois pas ce qu’il faudrait dire de plus.
      Vous avez une autre interprétation que moi du Protévangile de Jacques ce qui signifie que vous considérez son auteur comme un falsificateur qui a antidaté son écrit. C’est n’est pas mon point de vue. Merci pour votre commentaire.


    • Antenor Antenor 20 janvier 18:17

      @ Emile

      Dans mon schéma, le Protévangile de Jacques peut tout à fait avoir été écrit dans la foulée des évènements qu’il décrit comme vous le pensez. Le problème, c’est la suite. Rien que dans les évangiles canoniques retenus par Nicée, vous mettez en avant les différentes factions esséniennes qui s’opposent quasiment dès l’époque de l’apparition de Jésus sur terre. Si on ajoute à cela toutes les autres factions chrétiennes ignorées par le canon du Nouveau Testament (gnostiques, nestoriens, arianistes...), cela fait du monde à mettre d’accord à chaque nouvelle construction d’église.

      A Notre-Dame-du-Port comme à Chalon, les différents courants chrétiens ont dû s’accorder a minima sur le contenu des chapiteaux. Résultat, à Clermont on se limite au Protévangile de Jacques et ignore les textes écrits ensuite pour ne vexer personne. A Chalon, on se contente d’Adam et Eve, d’un disciple anonyme aux pieds du Messie et d’un repas essénien auquel chaque chapelle accorde l’interprétation qui l’arrange. Pas de crucifixion, pas d’Evangile mis en avant plus qu’un autre. Les autorités peuvent souffler, la paix civile est sauvegardée. Il y a peut-être même une forme d’humour dans le chapiteau d’Abel et Caïn représentant les différents « lobbys » chrétiens, chacun persuadé d’être le meilleur serviteur de Dieu.

      En ce qui concerne les plus vieilles « églises », si on compare avec les temples orientaux, les sculptures et fresques de ces derniers font toujours référence à des récits (Osiris, Héraklès etc...). Et dans les chapiteaux des églises plus récentes, on peut clairement identifier des scènes des Évangiles. Que les chapiteaux des « églises » les plus anciennes n’aient qu’une dimension symbolique sans référence à des textes précis me paraît détonner dans ce contexte.

      En ce qui concerne les Druides, ce sont leurs idées pythagoriciennes qui m’interrogent. Ce pythagorisme est précisément leur point commun avec les Gnostiques judéo-chrétiens. Je me demande si ce gnosticisme judéo-chrétien n’est pas né en Egypte un peu avant le début de notre ère d’une rencontre entre des savants théologiens juifs en particulier esséniens (puis chrétiens) et gaulois/galates. Il aura ensuite été réimporté en Gaule cohabitant avec d’autres formes de Christianisme.


    • Emile Mourey Emile Mourey 20 janvier 23:38

      @Antenor
      Le problème n°1 est que vous ne pouvez et ne voulez pas croire que la tour de Taisey puisse être à l’origine de notre Histoire de pays colonisé, car commandant les deux voies de l’étain, divergeant, l’une vers la Loire, l’autre vers la Sequanas, ce qui la fait remonter peut-être au Xème siècle avant JC.
      Le problème n°2 est que vos ne pouvez pas et ne voulez pas croire que l’église actuelle de Mont-Saint-Vincent soit la soeur du temple de Salomon, alors que, pourtant, la Bible nous donne de ce dernier une description qui concorde.
      Le problème n°3 est que vous ne pouvez pas et ne voulez pas croire que ce style de temple s’est répandu en Gaule en même temps que naissaient les cités gauloises... avec leurs chapiteaux sculptés archaïques... cananéens, style Mont-St-Vincent ou Gergovie (églse du Crest)_

      Ensuite, il vous faut comprendre qu’avec l’arrivée des esséniens « Simon », vers -39, c’est une espérance de messie essénien qui apparait en Auvergne, à Mozac, puis en pays éduen dans la cathédrale de Chalon du IIIème siècle. Depuis -4, c’est le Protévangile de Jacques que l’on fête en Gaule avec l’espérance d’un Jésus qui naît dans la crèche de Noêl entre le boeuf et l’âne. Les quatre évangiles des esséniens « Jean » sont interdits et condamnés par les pouvoirs en place ainsi que 
      leurs dérives qui, de ce fait, ne peuvent s’exprimer dans les sculptures des édifices religieux... sauf le Protévangile de Jacques jusqu’à Notre Dame du Port (456). Ce n’est qu’ensuite que les quatre évangiles vont commencer à s’imposer... surtout avec la conversion de Clovis, en 496. Merci pour votre commentaire.


    • Emile Mourey Emile Mourey 21 janvier 00:12

      @Emile Mourey

      Au lieu de -39, lire : -54


    • Emile Mourey Emile Mourey 21 janvier 00:14

      @Emile Mourey

      ou plutôt -86


    • Emile Mourey Emile Mourey 21 janvier 07:03

      @Antenor
      Au lieu de mon expression « judéo-druidisme » concernant les sculptures de la cathédrale de Chalon, j’aurais peut-être dû dire qu’on y trouve du juif (le messie qui doit venir annoncé par Qumrân) et du druidisme (les esprits ne meurent pas et survivent dans un autre monde).


    • Antenor Antenor 21 janvier 18:50

      @ Emile

      La tour de Taisey et l’église de Mont-Saint-Vincent ne peuvent pas être utilisés comme indices en faveur d’une colonisation phénicienne en Gaule puisqu’on ne trouve rien de semblable au Proche-Orient ni même dans les colonies phéniciennes en Méditerranée occidentale. Voyez le temple d’Eshmoun à Sidon, construit en gros blocs « cyclopéens » selon la technique en vigueur sur les rives de la Méditerranée à l’époque. Ultérieurement, une église byzantine a été construite sur le site.

      http://fabienne.et.wassim.free.fr/saida1/eshmoun.htm


    • Emile Mourey Emile Mourey 21 janvier 22:38

      @Antenor

      Colonisation phénicienne, colonisation cananéenne ? Je pense que la deuxième expression serait plus exacte concernant la Gaule. La tour de Taisey est soeur des tours de Lakish. Le temple de Mt-St-Vincent, frère du temple de Salomon et celui de Chalon du temple d’Hérode, tels que ces bâtiments sont représentés sur la plaque en ivoire représentant Jérusalem que j’ai publiée. Merci pour votre commentaire.


    • Emile Mourey Emile Mourey 21 janvier 23:05

      @Antenor

      Et ce qui reste des murailles de Mont-Saint-Vincent ont été construites comme celles de la ville de Troie.


    • Emile Mourey Emile Mourey 22 janvier 04:30

      @Antenor
      À Mont-Saint-Vincent, j’ai visité les intérieurs du palais des empereurs donnant sur la place ; Eumène dit que les sénateurs avaient accueilli l’empereur couchés sur le ventre pour qu’il les relève ; voyez l’image ! Impossible de s’imaginer la scène autrement qu’ici. Ce palais est, aujourd’hui, une grosse maison bourgeoise ; seule, l’épaisseur des murs étonne.


    • Emile Mourey Emile Mourey 22 janvier 04:38

      @Antenor

      Des palais de style oriental en Gaule, c’est d’une absurdité totale !


    • Emile Mourey Emile Mourey 22 janvier 19:21

      @Antenor
      et la chambre « Saint des saints » de la tour de Taisey représentée dans les fresques de Gourdon, et dans la fenêtre à meneau, les deux collines de Jérusalem ... etc


    • Antenor Antenor 23 janvier 14:31

      @ Emile

      Quelque soit la date absolue à laquelle on situe le changement ; le fait est qu’on passe directement en Gaule d’une architecture en bois (certes élaborée) et pierres sèches à une architecture très perfectionnée en pierres assemblées au mortier de chaux. On ne constate pas comme en Orient, une évolution progressive dans l’architecture en pierre en lien avec une efficacité de plus en plus grande des mortiers. Peut-être est-ce dû aux conditions climatiques qui ont fait que les mortiers peu résistants des époques plus anciennes n’étaient pas intéressants à utiliser dans nos contrées.

      Sauf à penser que les Gaulois se sont soudainement transformés en bâtisseurs de pierre hors du commun, ceci est un signe qu’il s’agit d’un apport extérieur. Les murs assemblés au mortier de chaux faisant leur apparition vers -200 sur les rives de la Méditerranée, je ne vois pas comment faire remonter plus loin en arrière la datation des bâtiments construits selon cette technique en Gaule. A cette époque, les mercenaires gaulois qui circulaient d’un bout à l’autre de la Méditerranée, ont dû se montrer très intéressés par cette technologie nouvelle qui leur permettaient enfin de construire du solide et durable à grande échelle en pierre.

      Pour en revenir aux Esséniens, il est assez troublant que Flavius Josèphe achève pratiquement son récit de la Guerre des Juifs avec la fermeture du temple d’Onias en Egypte. Comme s’il voulait marquer la fin d’un cycle. Cela fait d’autant plus ressortir l’absence des Oniades pendant les évènements. A partir du moment où on pense que Jean de Gischala était le chef de la faction essénienne durant le conflit, se pose la question de son éventuel lien avec la lignée des grands prêtres légitimistes. Le fait que Jean de Gishala n’ait pas été exécuté est également troublant. Signe d’une volonté romaine de ne pas continuer à jouer le jeu des candidats au martyr ?

      Si on identifie Simon-Pierre à la dynastie des Oniades, il paraît difficile de rattacher le Simon exécuté en 48, fils de Juda le Galiléen ( = Juda Iscariote ???), à cette dynastie. Flavius Josèphe aurait-il pu omettre une information aussi capitale ? Ce dernier attribue même à Juda le Galiléen la fondation d’une quatrième « secte » se rapprochant plutôt des Pharisiens. Durant la bataille de Jérusalem, cette quatrième secte est représentée par Menahem, lui aussi fils de Juda. Si les Oniades et les Esséniens sont représentés, c’est donc bien plutôt du côté de Jean de Gishala qu’il faut se tourner. Ce qui explique l’embarras de Flavius Josèphe vis à vis de ce personnage.


    • Emile Mourey Emile Mourey 23 janvier 20:32

      @Antenor

      Vous dites : qu’on passe directement en Gaule d’une architecture en bois (certes élaborée) et pierres sèches à une architecture très perfectionnée en pierres assemblées au mortier de chaux.

      Je ne suis absolument pas d’accord. Déjà, dans mon « Histoire de Bibracte, le bouclier éduen », j’ai dénoncé cette fausse interprétation du texte de Strabon, lequel, de toute évidence, a décrit les fermes de Bresse en se rendant à Mont-Saint-Vincent ou Chalon, de même que César décrit les murs gaulois qui ne sont en fait que les anciennes murailles typiques de Bourges. Ces auteurs veulent seulement dire que ce sont des constructions d’un style particulier qu’on ne trouve que chez les Gaulois, ce qui ne veut pas dire que tous les murs et toutes les fermes étaient ainsi.(23 mètres de hauteur pour les tours de la Bourges gauloise indépendante ! Qui dit mieux ?)

      En revanche, je pourrais être d’accord avec vous si vous admettez qu’avec le mouvement des populations de l’Est à l’Ouest, tel qu’il est prouvé par les études chromosomiques et du changement climatique, que cela s’est accompagné d’une évolution tout ce qu’il ya de plus normal dans le type de construction, depuis les grottes préhistoriques jusqu’aux maisons et temples en pierre dont j’ai révélé, à l’évidence, l’existence aux dates que j’indique. Ce qui contredit votre affirmation : Les murs assemblés au mortier de chaux faisant leur apparition vers -200 sur les rives de la Méditerranée ( ???), je ne vois pas comment faire remonter plus loin en arrière la datation des bâtiments construits selon cette technique en Gaule. Il s’agit là d’élucubrations d’archéologues !

      Votre étude sur le temple d’Onias en Égypte est certainement intéressante mais n’a qu’un lien indirect avec celle de la Gaule, alors que celle de Esséniens en Gaule l’explique.

      D’accord avec vous sur le rôle des différents factions esséniennes dans la guerre de Jérusalem mais sans plus.

      Mais quand vous dites : il paraît difficile de rattacher le Simon exécuté en 48, fils de Juda le Galiléen ( = Juda Iscariote ???), à cette dynastie. Flavius Josèphe aurait-il pu omettre une information aussi capitale ? vous avez raison mais vous ne vous posez pas la question : l’évangéliste n’aurait-il pas « récupéré » ce martyr et son mouvement pour l’inclure dans le sien ? il suffisait de faire prononcer par le Judas en croix les dernières paroles sacramentelles. Ce serait le retour vrai ou faux de la brebis égarée. Enfin, si vous acceptez ma thèse logique d’un Joseph /conseil à Nazareth/Sepphoris et d’un conseil/Jésus à Gamala, on peut très bien imaginer, historiquement, que ce conseil/Jésus se soit divisé en deux : partisans de la lutte armée (Zélotes/Judas) et partisans plus pacifiques (les futurs chrétiens).

      Quant à Flavius Josèphe, il me semble qu’il veut préserver la mémoire des esséniens qu’il a connus en rejetant leurs excés ou leurs fautes sur les autres.

      Merci pour votre commentaire.


    • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 23 janvier 20:35

      @Emile Mourey

      Sais pu quoi dire...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 janvier 20:44

      @Philippe Huysmans . Toujours très intéressants les échanges entre Émile et Antenor sur les méthodes de construction.


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 03:51

      @ Antenor

      Vous ajoutez foi aux dires des archéologues qui s’imaginent une Gaule de bois avant l« arrivée de César, c »est du délire ! J’ai examiné les ruines les plus anciennes du Crest et j’y ai vu les traces d’un liant inconnu qui avait fait prise, comme dans l’air, avant d’être étalé. etc...


    • Emile Mourey Emile Mourey 24 janvier 04:11

      @Antenor
      et constaté qu"a Mont-Saint-Vincent, beaucoup de murs sont de simples pierres empilées


    • Antenor Antenor 25 janvier 19:09

      @ Emile

      La plus vieille utilisation du mortier de chaux est attestée à Chypre au 5ème siècle :
      https://www.persee.fr/doc/cchyp_0761-8271_2001_num_31_1_1380

      A la fin du 4ème siècle, les murs de Tyr en grands blocs assemblés au mortier de gypse posent bien des problèmes à Alexandre :
      http://remacle.org/bloodwolf/historiens/arrien/deux.htm#VII

      Le gap de trois siècles avec la Méditerranée Occidentale pose question. Les archéologues sous-estiment peut-être la datation des murs au mortier de chaux dans nos contrées d’un ou deux siècles mais je ne vois toujours pas comment faire remonter son utilisation au Xème siècle, y compris en Orient, comme vous le pensez.


    • Emile Mourey Emile Mourey 25 janvier 20:29

      @Antenor
      MON CLAVIER EST EN PANNE DE MINUSCULES ACTUELLEMENT


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er février 12:10

      @ Antenor

      Clavier réparé


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er février 12:21

      @Emile Mourey

      Je n’affirme rien. Je crois simplement à l’intelligence humaine. Il me semble évident que les premiers hommes ont cherché à construire des abris en pierres empilées et qu’ils ont cherché dans leur environnement la terre la pus adéquate pour les assembler, ou il faudrait croire que certains oiseaux et animaux seraient plus intelligents que l’espèce humaine. Je veux donc dire que la question qu’il faut se poser est quelle terre la plus favorable se trouvaient à proximité des premiers centres habités et urbains.


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er février 14:10

      @ Antenor
      Je n’affirme rien. Je crois simplement à l’intelligence humaine. Il me semble évident que les premiers hommes ont cherché à construire des abris en pierres empilées et qu’ils ont cherché dans leur environnement la terre la pus adéquate pour les assembler, ou il faudrait croire que certains oiseaux et animaux seraient plus intelligents que l’espèce humaine. Je veux donc dire que la question qu’il faut se poser est quelle terre la plus favorable se trouvaient à proximité des premiers centres habités et urbains.


    • Antenor Antenor 1er février 18:26

      @ Emile

      Au Proche-Orient, le principal matériau de construction de base a longtemps été la brique crue. Y compris pour les remparts comme à Babylone. Procédé difficile à transposer dans nos contrée du fait des impératifs climatiques. Il y a eu au Heuneburg une tentative sans lendemain. Les gros madriers de bois associés à des levées de terre renforcées de pierres ont dû rester longtemps le principal matériau utilisé sous nos latitudes.

      Le problème de la pierre est de disposer des outils pour la tailler. Le granite d’Hattusa est mal voir pas du tout taillé. Le calcaire de Mycènes a pu être plus facilement découpé en blocs relativement standardisés. Et en Egypte, la roche encore plus tendre a permis aux architectes de donner libre cours à leur imagination. Cependant on reste dans de la « pierre sèche » dans le sens où tout ces monuments ne tiennent debout que par la loi de la gravité. Le Parthénon d’Athènes constitue le summum de ce type d’architecture qui déclinera ensuite au profit de celle en petit appareil assemblé au mortier de chaux rendu possible par un outillage en fer performant.

      La question cruciale que vous soulevez est le rôle véritable de Rome dans la diffusion de cette architecture. Tout autour de la Méditerranée, on associe son apparition à la colonisation romaine. Je commence à m’interroger en particulier au sujet des ruines de Carthage. « Carthago Delenda Est » mais où sont passés les vestiges de la Carthage punique ? La similitude du problème avec celui des villes gauloises est frappante. On ne nous montre que du « romain ». Là encore, on peut se demander si l’équation : mortier de chaux = romain est pertinente.

      Si l’architecture au mortier de chaux a été apportée en Gaule par les Phéniciens, elle a dû à coup sûr transiter par Carthage. Une bonne connaissance de l’architecture carthaginoise donnerait une solide base de comparaison avec ce qui pourrait avoir été fait en Gaule à la même époque. L’argument d’une supposée quasi-absence d’urbanisation dans nos contrées avant la conquête romaine ne fonctionnera pas avec la puissance punique.


    • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 1er février 18:41

      @Antenor

      mais où sont passés les vestiges de la Carthage punique ?


      Si vous regardez l’histoire de la dernière guerre punique, vous comprendrez que les Romains ont effacé jusqu’à la moindre trace de la grandeur de cette civilisation qui n’avait rien à envier à Rome.

      Ils les ont effacés et ont été jusqu’à vouloir en effacer l’histoire.


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er février 21:09

      @Antenor

      Bien d’accord. Mais il y a aussi la solution d’examiner scientfiquement les mortiers 
      d’asszmblage, en profondeur, de la tour de Taisey, de l’église de Mont-Saint-Vincent etc...


    • Antenor Antenor 2 février 21:02

      @Philippe Huysmans

      D’après Polybe, la vue de Carthage anéantie rappela à Scipion le sort d’Ilion. La grande différence est qu’on a retrouvé les restes de la Troie homérique. Les Romains auraient méthodiquement démonté toute la ville pierre par pierre pour la reconstruire ensuite sans laisser la moindre trace ?

      Utique, soeur punique de Carthage ralliée aux Romains a connu un destin différent et pourtant le constat est le même, on n’y voit que du « romain ». Pire, les archéologues constatent « un très grand décalage, de l’ordre de trois à quatre siècles » entre les textes et les vestiges. Ce gap s’explique si les vestiges datés de la conquête romaine sont en réalité ceux de la ville punique. On peut même se demander si l’architecture romaine au mortier de chaux, qui ne semble pas héritée des Grecs, n’a pas été copiée sur les Carthaginois.

      @ Emile

      Je suis moi aussi étonné que des techniques de datations modernes ne soient pas plus fréquemment employées sur les bâtiments toujours debout. Un exemple pas loin de chez vous :
      https://www.cea.fr/presse/Pages/actualites-communiques/sciences-de-la-matiere/peintures-murales-medievales-carbone-14.aspx

      A quand une datation de Gourdon et du Mont-Saint-Vincent au carbone 14 ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 2 février 22:51

      @Antenor

      Mais bien sûr ! Vous avez 110 fois raison ! Quand je pense qu’un commentateur m’a fait passer pour un cinglé parce que je m’inventais des fresques d’avant JC dans une église du XIème siècle ! Et voilà pourquoi, parce que je suis un cinglé, mes articles publiés disparaissent de la toile, probablement sous la pression de nos adversaires. Dans cette situation, les archéologues du mont Beuvray ont beau jeu pour proclamer qu’avant l’arrivée de César, la Gaule n’était rien... et la Ministre suit... et les élus locaux se taisent, ne pensant probablement intervenir que s’ils y trouvent un intérêt politique. Je suis écoeuré.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 février 23:10

      @Emile Mourey .

      Imprimez Émile , imprimez .


    • Antenor Antenor 6 février 17:03

      @ Emile

      Et si le très intrigant éléphant des fresques de Gourdon représenté également sur un chapiteau de Perrecy-les-Forges était la signature de Juifs venus d’Eléphantine ???

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Papyrus_d%27%C3%89l%C3%A9phantine

      https://www.jforum.fr/ou-sont-passes-les-juifs-delephantine.html


    • Emile Mourey Emile Mourey 7 février 00:22

      @Antenor

      Pourquoi pas ! Il faudrait vérifier s’il existe des chapiteaux plus anciens avec anges ; mais comme à Perrecy, nous avons une Torah ; nous sommes bien dans un renfort et soutien militaire juif pour l’emporter sur Gergovie. Je pense toutefois qu’un soutien essénien s’explique mieux. Je viens de proposer un article sur l’Atlantide.


    • L'apostilleur L’apostilleur 24 février 10:07

      @Antenor
      « ...si le très intrigant éléphant des fresques de Gourdon représenté également sur un chapiteau de Perrecy-les-Forges était la signature de Juifs venus d’Eléphantine ??... »
       Les juifs d’Eléphantine, qui adoraient aussi le dieu Khnoum d’après les ostraca, n’auraient-ils pas plutôt représenté un bélier ??


  • Samson Samson 17 janvier 14:33

    Bonjour !

    Merci pour vos passionnantes contributions !

    Auriez-vous quelque éclaircissement particulier concernant les symboliques, éventuellement celtiques, du bœuf et surtout de l’âne ?

    En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


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