samedi 8 juillet 2017 - par Patrick Samba

EPR : qui fera cesser le scandale ?

Pas le Premier ministre Edouard Philippe qui fut directeur des relations publiques chez Areva de 2007 à 2010, actuellement au bord de la faillite. Ni un Nicolas Hulot cédant sur les perturbateurs endocriniens à peine avait-il martelé sa détermination de ne rien lâcher sur les acquis, et dont la Fondation est généreusement financée par EDF : le 19 mai ont été célébrés leurs 25 ans de partenariat ! Et bien évidemment pas Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, pour qui - il en est convaincu - EDF construira une nouvelle gamme d’EPR en France qui devrait voir le jour à l'horizon 2030 : l' "EPR optimisé". Cet homme désormais disjoncté par la réalité économique qu'il n'avait sans doute pas évaluée à sa juste valeur quand il a accepté le poste de PDG d'EDF (« Il y a quelques années, EDF vendait en France son électricité entre 50 et 60 euros le MWh. Ce prix était tombé autour de 40 euros à mon arrivée à la tête de l'entreprise à la fin 2014, et il est désormais de 26 euros. C'est une violente secousse (...) alors qu'EDF a déjà un niveau élevé d'endettement, d'environ 37 milliards d'euros [en réalité il serait de plus du double]) », cet homme, donc, ne voit plus d’autres solutions que de s'en remettre désormais, dans une confiance aveugle, à la soi-disant expertise des « Américains qui utilisent la même technologie que la nôtre [pour les centrales nucléaires, et] sont en train de prolonger les leurs jusqu'à quatre-vingt ans » ! Et alors même que Westinghouse, fabricant de ces centrales américaines et propriétaire de la licence utilisée en France, rachetée par Toshiba, mobilisait il y a peu des avocats experts en faillite. Et c’est Toshiba qui, désormais, se retrouve au bord du gouffre à cause d’une perte de 6,3 milliards de dollars dans sa branche nucléaire américaine !! Et c’est dans ce contexte, avec un EPR à Flamanville plombé par un retard de 5 ans dans sa construction et un triplement de son coût évalué désormais à 10 milliards d’€, que le 28 juin, après avoir été soumis à une pression inouïe de la part de la Commission européenne, une pression qui s’apparente à un véritable chantage, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) a pris la décision de valider la cuve de l’EPR alors même que son acier défectueux ne répond pas aux normes en vigueur dans l’industrie nucléaire. Or ce cœur ultrasensible de la centrale doit durer un minimum de 60 ans sans pouvoir être remplacé.

Malgré la démission tonitruante de Thomas Piquemal, l’ancien directeur financier d’EDF, refusant de donner sa caution au projet d’Hinkley Point, et malgré un moral des salariés d’EDF en chute libre mesuré par une enquête interne qui à l’époque aurait fait trembler sa direction, EDF, son PDG et son conseil d’administration ont donc choisi la fuite en avant. « Fin 2015, explique affolé Thomas Piquemal, EDF avait déjà investi 58 % de son patrimoine dans la technologie EPR. Avec celui d'Hinkley Point, cette part allait monter à 70 %. Mais qui investirait 70 % de son patrimoine sur une technologie dont nous ne savons toujours pas si elle fonctionne ? ». (EDF : « J’ai démissionné par désespoir »). Et tandis que les deux premiers EPR, en Finlande et à Flamanville, ont vu leur coût tripler et leur date de démarrage toujours reculer (« EPR : des tuiles en chaîne »), à Hinkley Point les travaux de terrassement de l’EPR ont-ils à peine débuté que son coût vient d'augmenter brutalement d'1,7 milliards d'€ !

Dans Libération ("La scoumoune plane sur les EPR"), Pierre-Antoine Chazal, analyste financier chez Bryan Garnier, résume la perplexité d’une partie du microcosme financier : « L’efficacité de cette technologie n’a jamais été démontrée, aucun réacteur n’est en service, les contraintes de sécurité sont immenses… Si d’autres surcoûts ou retards interviennent, ces projets sans garanties auront du mal à attirer d’éventuels investisseurs. »

Mais qui arrêtera donc ces dirigeants irresponsables dans leur fuite en avant ? D'où viendra la sagesse apaisant leur esprit et leur permettant de mesurer enfin que le prix du Kwh d'électricité d'origine nucléaire, puisque celui-ci semble représenter le critère premier de leurs décisions, n'est plus compétitif au regard des énergies renouvelables (Le nouveau solaire deux fois moins cher que l’EPR) ? Qui leur rappellera que Tchernobyl et Fukushima vomissent une radioactivité qu'on ne peut contrôler, et que leurs coriums sont en train de se balader dans l'écorce terrestre, du moins ceux de Fukushima. En ce qui concerne Tchernobyl le doute s’est installé à la suite de la construction d'une semelle de béton sous le réacteur, coûtant la vie à des milliers de liquidateurs.

Sont-ils tous devenus fous ? Ou bien lâches ? Ou les deux, préférant risquer la vie et la santé des populations plutôt que d’admettre que la survie d’une ou deux entreprises, furent-elles le fleuron de l’industrie française, ainsi que le profit de leurs actionnaires puissent être moins importants que la vie d’un grand nombre d’êtres humains ? Des normes fixées par des spécialistes au terme d’une réflexion longue et intense à partir de critères économiques et techniques sophistiqués, se retrouvent ainsi bafouées au nom d’un orgueil démesuré et de la cupidité… Au regard de tels enjeux doit-on interpréter le retard pris dans la construction des EPR comme la résistance muette d’ingénieurs et de techniciens à la folie et/ou la lâcheté de leurs dirigeants ?

L'Etat français, EDF et Areva continuent de foncer les yeux fermés vers le mur. Qui sera en mesure de les arrêter ? Qui ?

Ce n'est pas sur la Commission européenne qu'il faudra compter pour empêcher l’accident. Aiguillonnée par le lobby nucléaire elle a mis le feu aux poudres. C'est donc à un véritable chantage financier qu'elle a soumis l'ASN, celle-ci étant sommée de prendre une position politique d'une gravité inédite sous couvert d'un avis purement technique.

En effet Bruxelles a conditionné son accord au rachat d’Areva NP par EDF à l’homologation de la cuve défectueuse de l’EPR de Flamanville par l’ASN. Autrement dit elle a décidé d’exercer ce chantage sur une administration dite indépendante qui se retrouverait responsable en cas d’avis technique négatif de condamner Areva à la faillite et peut-être même EDF dans la foulée, puisque son programme EPR pourrait se voir alors disqualifié. Autant demander à Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN, d’avoir l’amabilité de se faire hara-kiri, sachant que l’ASN savait apparemment depuis 2005 que l’acier fabriqué par l’usine Creusot Forge (rachetée par Areva pour tenter d’y mettre de l’ordre) ne répondait pas aux normes de l’industrie nucléaire, et en aurait informé EDF. EDF et Areva ont passé outre et la construction de la cuve a débuté à partir de 2006. Officiellement selon l’ASN ce n’est qu’en fin 2014 qu’Areva NP aurait mis en évidence une anomalie dans l’acier des cuves (Le "récit" qui doit sauver l’honneur de l’ASN (…) - Observatoire du nucléaire).

Que voulez-vous que les dirigeants de l’ASN fissent face à un tel dilemme ? Ce que font toutes les élites françaises en pareil cas : repasser la patate chaude à une commission technique, tout en précisant, pour désamorcer à l’avance toute tentative d’obstruction militante, que son avis serait soumis au débat public jusqu’en septembre et la décision finale prise en octobre. Les 26 et 27 juin se sont donc réunis une trentaine d’experts dont la conclusion est conforme au souhait implicite du lobby nucléaire mondial, de la Commission européenne, de l’Etat français, d’EDF, d’Areva et de l’ASN. Ils « ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, et donc que l’EPR est dangereux  » (Lien). Néanmoins soulagée, l’ASN s’est aussitôt rangée à l’avis des experts, suivie par Nicolas Hulot dont la feuille de route annonce sur le nucléaire la volonté de se conformer à son expertise : « L’ASN a présenté le 28 juin 2017 sa position sur l’anomalie de la cuve du réacteur EPR de Flamanville.(…) Sur la base des analyses techniques réalisées, l’ASN considère que les caractéristiques mécaniques du fond et du couvercle de la cuve sont suffisantes au regard des sollicitations auxquelles ces pièces sont soumises, y compris en cas d’accident. Pour autant, l’anomalie de la composition chimique de l’acier conduit à une diminution des marges vis-à-vis du risque de rupture brutale ». Il y a donc bien "des anomalies sérieuses, voire très sérieuses" sur la cuve selon Pierre-Franck Chevet, le risque est donc patent, mais néanmoins l’EPR peut fonctionner dans de telles conditions !… Cette position est bien évidemment jugée « aberrante » par Greenpeace et le Réseau Sortir du nucléaire.

En réponse Pierre-Franck Chevet dévoile le leurre de la consultation publique. Au micro de Sciences et avenir, il explique ce qu’il attend en réalité de ses concitoyens : « Il ne s'agit donc clairement pas d'un référendum, mais "nous espérons des conseils techniques qui viendront compléter notre vision". Des conseils d'experts, et non pas du grand public. Les observations et les remarques sur la politique énergétique "ne nous servent pas dans les décisions techniques", pointe-t-il » sans ambages. Tout est dit…

Ignorera-t-il l’impact psychologique sur la conduite au quotidien des ingénieurs, des techniciens et de tous les salariés des centrales nucléaires dont le moral est déjà au plus bas, qu’induira inévitablement cette décision des dirigeants de ne pas respecter les normes techniques capitales actuellement en vigueur et n’ayant subi aucune modification ? Aura-t-elle pour effet un plus grand respect des consignes ou au contraire un laisser-aller grandissant similaire à celui de leur élite ?

La réponse est malheureusement évidente. Quelle alternative restera-t-il alors pour contrer cette inclinaison annonciatrice des dangers les plus graves ? D’aucuns sont convaincus qu’à elle seule la déconfiture économique de la production d’énergie d’origine nucléaire sera suffisante à l’effondrement de son industrie. C’est bien mal connaitre l’irrationalité inhérente à la nature humaine et les capacités de fuite en avant qu’offre l’aveuglement d’un Etat. Et c’est pourquoi à l’instar des pilotes de ligne engagés contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il serait souhaitable qu’à défaut d’une mobilisation citoyenne improbable des ingénieurs et des techniciens se lèvent pour dénoncer l’inacceptable.

Car on ne pourra pas compter sur un Jupiter marié à sa sœur dans la mythologie ou à sa mère dans un storytelling actuel, et dont l’un des attributs est la foudre, en l’occurrence nucléaire, pour apporter de la rationalité dans un domaine où elle commence à manquer cruellement.

 

 

 

Crédit photos : Greenpeace France



123 réactions


  • Patrick Samba Patrick Samba 8 juillet 2017 14:34

    Bonjour,

    face à une telle accumulation d’irresponsabilité, d’absurdité, d’aberration voire de folie, il n’est pas souhaitable, qui plus est en ce jour de mobilisation à Notre Dame des Landes(De nos terres à la Terre),de laisser s’insinuer l’idée qu’en cette période de début de vacances estivales propice à la relative somnolence militante, la mobilisation citoyenne serait vouée à l’échec sur la question d’un EPR à la cuve défectueuse. En réalité les choses tiennent à la capacité de partager une véritable détermination à agir, et à une communication efficace. Et avec internet chacun peut aisément participer. Il suffit par exemple de diffuser cet article à son entourage.
    Et pour ceux et celles qui sont engagé(e)s dans une association ou un parti antinucléaire d’inciter ses représentants à envisager dans le délai le plus proche une rencontre au sommet.


    • babelouest babelouest 9 juillet 2017 21:19

      @Patrick Samba
      Présent hier et aujourd’hui à l’entrée de la rencontre de Notre Dame des Landes depuis des années, je suis aussi partie prenante de la lutte contre les compteurs connectés qui nous conduisent au pire : ce qui fait que je suis aussi ami avec Stéphane Lhomme, lanceur d’alerte à propos de ces compteurs comme à propos du nucléaire qui m’inquiète depuis tant d’années.....

      Tous ces dossiers sont inextricablement liés. Tous démontrent une terrible irresponsabilité de la part des pouvoirs publics gangrenés par l’Argent-Empereur.


    • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 2017 10:09

      @babelouest
      Vous avez bien fait de citer Stéphane Lhomme, et ceci indique clairement votre niveau.

      Stéphane Lhomme, une nullité abyssale, un adepte de Cabanel, autoproclamé « lanceur d’alerte ».

      Il manipule des compteurs, comme la Rivasi et sa bande, mais ne sait même pas ce que c’est qu’une activité. On se souvient de la délectable histoire du « tapis de particules d’iode » autour de la centrale de Cruas. De fameux lanceurs d’alerte !

      Comprenez vous pourquoi, malgré vos alliances électorales, les Français vous rejettent massivement ? Et avec un gangster comme Hulot au pouvoir, ce rejet risque de se transformer en haine. Je connais votre réponse : c’est parce qu’ils sont gangrenés par l’argent-empereur.

      Mon commentaire n’est pas brillant, c’est juste pour me mettre à votre niveau.

  • sls0 sls0 8 juillet 2017 16:41

    Il y avait longtemps que l’on avait plus un article du représentant du lobby du charbon et du gaz.

    Vous êtes anti quelque chose mais les remplaçants à ce quelque chose vous n’en parlez pas et il ne sont pas trop apétissants.
    Chez moi c’est surtout de l’hydraulique et des coupures, 30kWh mensuels me suffisent donc le nucléaire n’est pas nécessaire, ils ne gaspillent pas localement.
    Si on ne veut pas lever le pied coté consommation et si l’on ne veut pas mourir étouffé j’ai bien peur que le nucléaire soit nécessaire.
    De temps en temps par curiosité je regarde la polution en Europe, on voit où sont les pays anti nucléaires.



    • pemile pemile 8 juillet 2017 17:42

      @sls0 « Vous êtes anti quelque chose »

      Est-il possible d’être juste anti-boulot salopé ?


    • sls0 sls0 8 juillet 2017 19:05


      @pemile
      Je connais le code ASTER qui a certainement servit pour les calculs.

      Il faut aller sur le forum du code ASTER pour voir d’éventuelles remarques. Vu le nombres d’universités et de chercheurs qui l’emploient maintenant, la petite bête a certainement été recherchée ne serait ce qu’à titre d’exercice intellectuel.

      Pour avoir côtoyé des inspecteurs de l’autorité de sûreté, ils maitrisent et n’ont pas peur de bloquer un redémarrage de tranche preuve de leur indépendance.

      Je suis effectivement anti quelque chose c’est les arguments basés sur l’émotionnel plutôt que le factuel.

      Il y en a qui ont rêvé d’un blocage suite à une non conformité par rapport à des critères.
      Si on peut justifier par une note de calcul la non nocivité de cet écart roule ma poule. 
      S’il faut un suivi pour valider la note de calcul, il y aura des suivis.
      La vie ce n’est pas prendre ses peurs, rêves et fantasmes pour la réalité.

    • pemile pemile 8 juillet 2017 20:22

      @sls0 « Je suis effectivement anti quelque chose c’est les arguments basés sur l’émotionnel plutôt que le factuel. »

      A part continuer à noyer la poisson en nous parlant du logiciel de modélisation d’EDF, code_aster (z’avez chez vous la puissance de calcul nécessaire ?), vous ne répondez pas sur le fond, est-il possible de dire que factuellement ce chantier ne fut qu’un enchainement de malfaçons ?


    • sls0 sls0 8 juillet 2017 21:20

      @pemile
      Je n’ai pas à noyer le poisson n’étant pas partie prenante.

      Le code ASTER je l’ai connu il y a longtemps, je ne l’emploie plus depuis un certain temps mais j’apprécie son succès et le fait qu’il soit open source.
      Je ne connais pas assez le chantier pour pouvoir en parler.
      Suite au départ prévu des pappys boomeurs que ce soit coté EDF ou Framatome, avant la construction je me doutais qu’il y aurait eu un problème de ressources et connaissances.
      C’est toutes les industries du long terme qui y sont confrontées.
      Bouygue ne pouvait avoir les connaissances nécessaires pour cette construction particulière. EDF en avait mais peut être pas suffisament.
      C’était la mode ou doctrine de la soutraitance, c’est pas le mieux pour un prototype ou tête de série.

      Un problème de ressources dû a du départ en retraite et une période sans construction.
      Et un problème de mode management à la mode plus prévu pour la production de biens courants.

      C’est une tête de série, avant même avec plus d’habitudes, le planning et le budget étaient souvent emplafonné avec de la tête de série.
      S’il y a d’autres EPR de prévus ça devrait tenir la route.

      Je le répète, si on gaspille moins les EPR ne sont pas nécessaires.On gaspille, on assume.

    • pemile pemile 8 juillet 2017 23:18

      @sls0 « C’était la mode ou doctrine de la soutraitance, c’est pas le mieux pour un prototype ou tête de série. »

      Merci de le reconnaitre et donc que votre précédente déclaration « Je suis effectivement anti quelque chose c’est les arguments basés sur l’émotionnel plutôt que le factuel. » n’avait aucun sens, factuellement, ce chantier « c’est pas le mieux » tout court !

      « C’est une tête de série »

      Ouais, dont la Chine va vite nous piquer le marché avec pas forcément des normes de sécurité aussi stricte qu’en france smiley

      « Je le répète, si on gaspille moins les EPR ne sont pas nécessaires.On gaspille, on assume. »

      D’accord sur le fond, mais cela ne répond pas au problème de la fin de vie des centrales actuelles et à la promotion des énergies renouvelables.


    • Ouallonsnous ? 9 juillet 2017 00:09

      @sls0

      Ce que vous dites dans vos dernières lignes est évident, et il ne faut être qu’un bobo abruti par les merdias et les écolos européistes pour ne pas le comprendre.

      Le développement de la filière nucléaire en France a été arrêté au rentable financièrement, il faut continuer sur « l’aprés vente », c’est à dire le reconditionnement des structures ayant fonctionnées ainsi que le reconditionnement des déchets.

      Cela n’exclut pas de développer en solution de secours d’autres formes comme l’hydraulique et l’énergie marémotrice où solaire !


    • sls0 sls0 9 juillet 2017 03:28

      @Ouallonsnous ?
      Il y a l’énergie de production et domestique.

      Il y a l’énergie liée au transport. C’est par celle là que l’on va se casser la gueule. Difficilement remplaçable le pétrole, sans transport à quoi ça sert de produire ce qui implique une baisse de moyens pour le domestique.
      Dans les années 70 ils avaient une projection par rapport aux ressources connues. Dans l’ensemble ça tient plutôt la route.
      A partir de 2030-40 réduction de la population, dans ce marasme, certain que la demande énergétique baissera.
      40% de la bouffe c’est du pétrole, -40% ça peut expliquer la baisse.

      J’ai fais de l’électricité avec de tout à part la houle.
      J’ai quelques connaissances et l’esprit ouvert mais il y a deux ans je suis tombé sur : L’énergie durable pas que du vent de David Mackay, une autre approche mais bien vue, basée sur du connu et reconnu, de la simple règle de trois. Le raisonnent est imparable.
      Il m’a enlevé pas mal de certitudes et des déformations dues à une habitude. On trouve son livre sur amides.fr, c’est gratuit.
      Avec mes 30kWh de consommation mensuelle ce n’est plus trop mon problème. Coté bilan carbone je suis en dessous de 2 tonnes, c’est franchement plus mon problème.
      Tout les ayatollah pour ou contre le nucléaire je les écoute à condition que leur bilan ressemble au mien, pas de mots à l’horizon, que du bruit.

    • sls0 sls0 9 juillet 2017 03:44

      @pemile
      On a remplacé des ingénieurs avec un profil technique par des managers, c’est comme ça et il n’y a pas que la filière nucléaire.

      C’est généralisé, même notre président n’est plus un homme d’état, c’est un manager au service du CAC40.
      C’est une autre époque.

      Si les chinois sont moins cons que nous c’est normal qu’ils gagnent.
      On monte, on atteint un sommet et on redescend, c’est la vie et c’est l’histoire.

      Pour le troisième thème je crois qu’au dessus j’y ai répondu en partie.

    • Pouêt 9 juillet 2017 13:24

      @sls0
      On peut aussi être favorable au nucléaire tout en étant contre ce qu’il se fait actuellement à l’EPR de Flamanville. Le fait que la cuve est non-conforme est une info connu depuis des années, et c’est juste intolérable de démarrer une centrale nucléaire avec le composant le plus important de la central qui est non-conforme. On parle du nucléaire quand même, en cas de catastrophe, quelques milliards c’est juste de la petite monnaie comparé aux conséquences...
      Ayant bossé dans le nucléaire (à Fessenheim), je connais très bien le sérieux des inspecteurs de l’ASN ou des chargés d’affaire d’EDF. Mais ceux que je connais, c’est ceux du bas de l’échelle, qui, pour garder leurs boulot sont obligés d’être intransigeant en toute circonstances, et ce n’est bien évidemment pas ceux là qui prendront la décision de valider la cuve ou non. Ce sera les dirigeants, et eux, ils n’ont pas que la question « sécurité » à prendre en compte.


    • sls0 sls0 9 juillet 2017 16:30

      @Pouêt
      Au siècle dernier j’ai eu droit à un test style AIEA.

      Un inspecteur m’a posé la question : Si votre hiérarchie vous demande de passé outre des critères que faites vous ?
      J’ai répondu que comme chargé d’affaire nommé sur une affaire, j’en ai aussi la responsabilité devant les services de sûreté interne et externe.
      S’il y a une non conformité elle est dans les 2 à 4h recensée informatiquement et les organismes de sûreté y on accès en même temps que la hiérarchie ainsi que toutes personnes habilités curieuses ce qui fait beaucoup de monde.
      Ensuite l’inspecteur m’a sorti un scénario où la hiérarchie est au courant avant la déclaration et impose un silence.
      Je lui ai répondu que le responsable c’était moi et que le hiérarchie ne peut rien faire.
      Etsi on vous remplace par une personne plus « maléable », j’ai répondu que je n’étais pas le seul au courant et que les gens causent et que personnellement j’avais un ami journaliste.

      Le lendemain le patron de la centrale est venu me remercier de mes réponses qui avaient apporté des points coté culture sûreté.
      Il m’a demandé le nom du journaliste, je lui ai donné. Il m’a dit qu’il était très « vert » le journaliste, je lui ai répondu oui mais que suite à mes explications il ne sortait pas de conneries.
      Bien trop de gens sont au courant, le boucher du coup en sait souvent plus qu’un spécialiste vu à la télé, culture sûreté et culture du secret sont incompatibles et beaucoup trop de monde est au courant.
      L’esprit service public inclus aussi la protection de ce public.

      Au moment du nuages de Tchernobyl il y avait beaucoup de bouchers au courant car les alarmes s’étaient déclenchées et que les anthropographies montraient un pic de césium.
      Les médias nationaux pouvaient dire ce qu’ils voulaient, les journalistes locaux allaient chez le boucher local.

      Autre exemple : un prestataire avait fait une connerie qu’il aurait pu camoufler entrainant un risque sûreté. Genre de truc qui engendre normalement à être foutu dehors dans tout autre industrie.
      Il l’a déclaré, le patron de la centrale s’en est occupé, montré comme exemple dans la gazette locale, une prime et a veillé à sa promotion.

      Tout ça pour dite qu’il est très difficile de camoufler, une culture sûreté et beaucoup de monde au courant.

      A un moment j’ai eu droit à des pressions assez importantes d’un ministre de l’industrie, un de mes rapports mettait en danger une industrie, l’industrie a plongé, une fois sur les rails une tricherie observée ça fait mal, même un ministre ne peut rien faire. Le nucléaire fait peur, même un ministre ne peut rien faire. 5 ans sans promotion, c’est pas bien puissant un ministre.

      Maintenant je suis sur une ile où il n’y a pas de nucléaire, souvent le responsable de la protection civile fait appel à moi, la culture sûreté ça aide à voir les problèmes invisibles pour les autres.
      En cas de tremblement de terre la protection civile ne prendra plus ses locaux sur la tronche. On a une vision plus affûtée des risques.

      L’inconnu engendre la peur qui à son tour engendre le rejet.
      Cette peur a fait en sorte que j’ai travaillé dans de très bonnes conditions au niveau indépendance. Un peu de pression hiérarchique anti sûreté et il y avait de quoi alimenter le rejet.



    • pemile pemile 9 juillet 2017 16:59

      @sls0 « Tout ça pour dite qu’il est très difficile de camoufler, une culture sûreté et beaucoup de monde au courant. »

      Les « pratiques non conformes » à l’usine Areva du Creusot ont duré combien de temps et ont impliqué combien de personnes ?


    • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 2017 10:13

      @sls0

      Je me souviens que dans les éditions précédentes, votre commentaire était en première position.
      Comment Samba a-t-il fait pour faire passer son commentaire en premier ? De super pouvoirs, sans doute.

    • sls0 sls0 10 juillet 2017 17:52

      @pemile
      Bien que j’ai foutu mon nez dans un rapport de fin de fabrication d’un couvercle pour une soudure, mes connaissances sont limitées coté fabrication.

      Je me baserai donc sur l’ASN.
      2005 suite à audit du BCCN on s’aperçoit de nombreux écarts et une culture sûture qualité déplorable chez Creusot forge. C’était une période où la finance s’amusait au monopoly avec des conséquenses sociales importantes. Pas trop serein comme ambiance et un système qualité sérieux ne va pas toujours dans le sens des intérêts des actionnaires.
      En 2008 suite au pression de l’ASN et d’EDF ça s’améliore.
      En 2012 il y a quand même le directeur de l’ASN qui se déplace pour expliquer au personnel de Creusot ce qu’est que la culture sûreté, c’est donc pas merveilleux. Du coup ils sont sur surveillance renforcée.
      Ce qui est du ressort normalement du constucteur est passé à la loupe.
      2013 essais mécaniques sur des viroles de GV non conformes.
      Ensuite tout est épluché et au bout de deux ans en 2015 l’ASN sort son rapport. On connait la suite.
      Il est indéniable que le problème vient d’un système qualité déficient coté Creusot forge et la culture sûreté de la boite, avec un avenir incertain suite au monopoly ça peut se comprendre mais ce n’est pas une excuse.

      Maintenant l’écart et là, il faut voir si l’on peut vivre avec.
      Il y a les normes et arrêtés, ils ne sont pas aux limites mais avec une marge confortable. Il faut donc prouver après calculs et essais que l’on garde une bonne marge par rapport aux limites.

      On a démantelé Chooz A, c’était du PWR aussi.
      Sa durée de vie avait été calculé avec de la marge du fait que l’on avait qu’une vue théorique de la chose.
      Il y a eu un carottage du fond de cuve, elle était presque comme neuve par rapport aux prévisions.
      C’est aussi confimé par les éprouvettes que l’on récupère au niveau des internes cuve plus fortement irradiés.
      C’est un peu comme les potentiels des moteurs d’avion.
      Un moteur Lycoming c’est 2000h, il a fait ses preuves, au début c’était 500h.
      Si on connait bien la réaction dans le temps on peut se permettre d’être plus précis dans les calculs qu’avec des estimations dues à la théorie avec de la marge.
      Parfois l’expérience diminue la durée estimée d’une façon théorique mais c’est plus rare. C’est souvent suite à du contrôle systématique
      Un des avantages qu’il y ait beaucoup de modèles indentiques, ça permet d’augmenter les chances de détections et de confirmations d’un problème.
      Il y a un système de veille assez bien fait, c’est pas rare un courrier de l’ASN du style : dans un centrale aux USA, il a un problème de fissurations par fatigue vibratoire sur une tuyauterie, est-ce possible chez nous ? Si c’est pas l’ASN c’est de l’interne EDF.
      Vu le nombre d’années réacteur cumulées il commence à avoir un bon REX. Tchernobyl et Fukushima étant de conception différentes on ne peut pas faire de parallèle technique mais c’est souvent une remise en cause organisationnelle ou technique.




    • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 2017 18:36

      @Layly Victor

      « @sls0 : Je me souviens que dans les éditions précédentes, votre commentaire était en première position.Comment Samba a-t-il fait pour faire passer son commentaire en premier ? De super pouvoirs, sans doute »

      Comme vous y allez !.... Juste un peu d’entregent ! Graisser la patte aux salariés d’AV... Vous voulez savoir comment on fait alors qu’ils nous sont inconnus ? Dites le moi, je vous dévoilerai le moyen.

      Non mais bon vous n’aviez pas encore compris qu’en réalité je suis Carlo Revelli ? Quel manque de sagacité... Décidément Layly.... La proximité des radionucléides pendant toute la vie active, c’est sûr, ça n’arrange pas l’activité synaptique...


    • sls0 sls0 10 juillet 2017 21:15

      @Layly Victor.

      Non il est descendu naturellement à la suite des sous-commentaires.

    • Layly Victor Layly Victor 14 juillet 2017 19:43

      @sls0
       Oui, il y a des compteurs qui ont sonné partout, et alors ? Les compteurs déclenchent pour un seuil d’activité qui est plutôt faible.

      La question est : est-ce que l’activité déposée était de nature à entraîner des mesures extrêmes de protection ?
      La réponse est non. La preuve a d’ailleurs été donnée par ce qui a suivi. Il n’y a eu aucune conséquence en France à Tchernobyl.
      Et ceci a été prouvé par l’analyse des dépôts localisés.

      Ceci n’a pas empêché les écolos et les journalistes de s’acharner sur le professeur Pellerin, et ensuite sur sa tombe, malgré plusieurs procès qui l’ont tous innocenté.

      Votre histoire de boucher local, ça plaît aux écolos. Inutile de dire que des histoires comme ça, j’en ai entendu plein. En face du centre de Cadarache, il y a un lac artificiel. Les écolos soutiennent mordicus que ce lac a été fait pour permettre aux nucléocrates, la nuit, de jeter les fûts contenant des déchets radioactifs. Il y en a même qui les ont vus.

      Soyons sérieux. J’ai travaillé pendant trente ans à la sûreté nucléaire et je n’ai jamais vu de résultat caché ou modifié.
      Ce que vous faites n’est pas juste.

  • sarcastelle 8 juillet 2017 17:40

    Samba a écrit : Que voulez-vous que les dirigeants de l’ASN fissent face à un tel dilemme ? 

    .
    Faute de concordance des temps :
    Que voulez-vous qu’ils fassent ou que vouliez-vous qu’ils fissent.
    Mais c’était sans doute une licence d’auteur pour éviter : « fassent face ». 
    .
    Tout le reste de l’article est bon, excellent même. 


  • pemile pemile 8 juillet 2017 17:55

    Patrick Samba « Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, et donc que l’EPR est dangereux  »

    Non, cette pièce n’est pas conforme et donc les marges de sécurité sont réduites.

    Même si il n’y a pas forcément de danger d’accident, il y aura des conséquences en cout d’exploitation dues à la surveillance supplémentaire à mettre en place et un risque de fiasco financier si effectivement la cuve présente des fatigues dès son début d’exploitation.

    L’obstination à vouloir démarrer ce projet sans changer la cuve a de toute façon complètement flingué l’image de sérieux du nucléaire français et de cet EPR qu’Areva voulait vendre comme le summum de la sécurité smiley

    Comme ce modèle de sécurité est basé sur le confinement en cas d’accident, l’accident sera peut être la meilleure démo de la qualité française (humour noir)


    • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 2017 10:25

      @pemile

      Faux : le confinement est le même que dans les autres réacteurs REP, pratiquement.
      La sécurité accrue de l’EPR, et ce qui a coûté cher, c’est le récupérateur de corium et les récupérateurs d’hydrogène. C’est ce qui garantit l’invulnérabilité à n’importe quel type d’accident.
      L’EPR est cher à cause des défenses passives fortement améliorées.
      Les écolos le savent, et c’est pourquoi ils sont tellement haineux.
      Ils aimeraient tant qu’il y ait un accident grave en France : ça leur donnerait un pouvoir accru et des rétributions qui vont avec.
      Avec l’EPR, cet espoir s’envole.

      Désolé, vous voulez absolument que la France devienne un pays du tiers monde mais, malgré tous vos efforts et ceux des politiques, la technologie française reste de très bon niveau. Vous avez encore du pain sur la planche. Après le nucléaire, il vous faudra dégommer l’aéronautique et le spatial.

  • pierre 8 juillet 2017 18:10

    chuuuuuut , vous allez réveiller notre inénarrable Laily....


    • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 2017 10:16

      @pierre

       smiley et ben voilà c’est fait.... et qu’est-ce qu’il peut être bruyant... : Et on en veut à la France, et on en veut à nos industries qui nous veulent tant de bien, et nous sommes les agents de l’ennemi qu’on a un peu de mal à définir mais qui n’en reste pas moins l’ennemi, et on est que des ignares, et...

      Que l’on soit d’ignobles ignares, celle-là je l’aime bien, car je garde toujours dans un coin cet échange mémorable qui eut lieu sur ce site dans les commentaires de l’article « Le mystère des drones, à Fessenheim et ailleurs, s’épaissit - AgoraVox le média citoyen »
      (je le coupe en plusieurs messages car le site ne tolère pas des copié-collé de plus de 10000 caractères (!) m’est-il répondu à chaque tentative d’envoi)                                             


    • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 2017 10:22

      Ruut 7 décembre 2014 06:14

      Vous imagines si ces drones sont de l’EI et font du ciblage GPS pour tirer des missiles sur toutes les centrales en même temps (les transformateurs et les piscines.
      En 5 min blackout total européen.
      C’est trop fort le nucléaire pour avoir des blackout, avec risque de pollution sur 4,5 milliards d’années.

      Layly Victor 7 décembre 2014 20:15

      Ruut

      Je suis un imbécile complet, doublé d’un abruti total. J’ai soutenu un doctorat d’état en physique nucléaire (bac+11), j’ai ensuite passé trente ans dans le nucléaire, et je ne savais même pas qu’il y avait des radioisotopes ayant une durée de vie de 4,5 milliards d’années (j’avais entendu parler de 8 jours pour l’Iode 131, 30 jours pour le Césium 127, 60 jours, 90 jours et même jusqu’à mille ans pour les radionucléides à très longue durée de vie, mais qui ont une activité très faible).
      Votre savoir m’éblouit ! Il est vrai que dans les milieux chamaniques, ésotéristes Mayas ou pèlerins de Bugarach, il y a des gens qui détiennent une avance scientifique considérable. 


    • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 2017 10:28


      Doume65 17 décembre 2014 10:37

      « J’ai soutenu un doctorat d’état en physique nucléaire (bac+11), j’ai ensuite passé trente ans dans le nucléaire, et je ne savais même pas qu’il y avait des radioisotopes ayant une durée de vie de 4,5 milliards d’années ».

      L’uranium 238 a une demi-vie de 4.47 milliards d’années. C’est quelque chose que tout bachelier sait approximativement (c’est facile à se rappeler, c’est plus ou moins l’âge de la Terre.).
      Le potassium 40, le rubidium 87 et le rhorium 232 ont une demi-vie située entre 1.26 et 48.8 milliards d’années.

      Il eu fallut ne pas dormir pendant les heures de cours durant ces onze années.
      Un p’tit tour sur wikipedia ou wikipedia, par exemple ?

      Mais ceci ne fait pas de toi un « un imbécile complet, doublé d’un abruti total ». juste quelqu’un qui ne sait pas tout. Un mec normal, quoi.


    • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 2017 11:33

      Et voilà c’est tout lui. Et c’est ça depuis octobre 2014. Et pas un instant de répit !
      30 ans dans le nucléaire, vous en rendez-vous compte ? Bon pas trop près des centrales apparemment si l’on se fie à son profil. Une chance ! Imaginez qu’il ait eu à diriger une centrale ! Vous imaginez ? Brrr...


    • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 2017 11:43


      30 ans.... mais, attendez.... ce ne serait pas lui par hasard qui....

      EPR de Flamanville : découverte de déchets enfouis depuis trente ans - Le Parisien


    • sarcastelle 10 juillet 2017 13:26

      @Patrick Samba

      .
      Si je comprends bien, vous repérez une formulation malhabile quelque part, et hop, voilà la contrepartie adverse de toute la physique de fantaisie que vous et vos semblables servez sur Agora ? 



  • gaston gaston 8 juillet 2017 18:56

    EPR l’idée de départ est séduisante , un réacteur 10 fois plus puissant qu’un classique et qui produit 10 fois moins de déchets.....vraiment séduisant !
    Mais le chantier commence mal puisque il est confié à des salopards d’exploiteurs qui font travailler des turcs qui sont maçons comme je suis pape , des exploiteurs qui ne respecte aucune norme de sécurité ni de qualité !
    Après faut pas venir s’étonner de malfaçon , car c’est pourri de malfaçons !
    des fondations jusqu’au toit !!!
    Ce genre de travail ne devrait être confié qu’a des entreprises sérieuses qui peuvent certifier et garantir le sérieux de leur travail et de leur personnel , ce qui n’est certainement pas le cas d’entreprises comme bouygue qui ne cherche que l’optimisation du profit bien entendu même au détriment de la qualité , et qui sont p^ret à faire des centrales nucléaires comme ils font leur cages à poules !


    • sarcastelle 8 juillet 2017 21:07

      @gaston
      .

      M’étonnerait qu’il y ait foule de travailleurs non qualifiés dans une fonderie de cuves de réacteurs, m’enfin...

    • gaston gaston 9 juillet 2017 06:35

      @sarcastelle la je parlai de la « maçonnerie » plus particulièrement puisque il y a des malfaçons avec le béton dès les fondations apparemment.....


  • sarcastelle 8 juillet 2017 21:09

    Encore si peu de lecteurs ? Cet article est excellent. 


    • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 2017 10:15

      @sarcastelle

      J’ai remarqué que, pour vous, c’est toujours excellent quand ça va dans votre sens.
      Cet article est d’une nullité abyssale, comme tout ce que produit Samba. Il n’a strictement aucune connaissance dans le nucléaire, et il est très fier de son ignorance. Mais votre religion écolo vous interdit d’avoir le moindre esprit critique.
      L’industrie française, comme l’indique plus haut SisO, est victime d’un mal qui s’étend à toutes les branches : le renoncement à tout projet à long terme au profit de la rentabilité financière à court terme, la disparition ou l’éviction des élites possédant l’expérience et le savoir faire, leur remplacement par des cohortes de jeunes mal payés (c’est le mot-clé pour les recruteurs), malheureux, souvent compétents mais cantonnés dans des tâches morcelées et à court terme, sans aucune vision générale, la plupart du temps en sous-traitance.
      La sous-traitance, c’est une forme moderne de l’esclavagisme. C’est fait uniquement pour baisser les salaires, l’unique souci des patrons.
      Ce n’est pas que le nucléaire, c’est toute l’industrie française qui est en train de plonger, pour la plus grande satisfaction des traîtres et parasites, des agents des lobbys charbonniers et du Reich bruxello-Allemand, comme ce misérable Samba.

      Je connais bien ces jeunes, et j’en ai formé pas mal. Ils sont tristes. Leur travail requiert une formation de haut niveau, une dépense d’énergie permanente. Ils sont mal payés, mal considérés, traités comme des criminels par les fanatiques écolos. Et en plus, ils constatent qu’ils n’ont aucun moyen de se faire entendre sur le fond et que seuls les irresponsables ignares comme ce Samba ont voix au chapître.

    • pemile pemile 9 juillet 2017 10:50

      @Layly Victor « @sarcastelle J’ai remarqué que, pour vous, c’est toujours excellent quand ça va dans votre sens. »

      Roohhh, nous nous remarquons que vous avez du mal à suivre qui est quoi sur ce forum et à comprendre l’humour sarcastique de sarcastelle ! smiley


    • sarcastelle 9 juillet 2017 15:44

      @Layly Victor

      .
      J’ai d’abord émis deux messages brefs pour dire l’excellence de l’article, puis un troisième, long, pour en moquer plusieurs points notables : ne vous en êtes-vous donc pas avisé. Je ne suppose pas que le premier avril 2016 vous ayez pensé que je prenais au sérieux mes panneaux solaires nocturnes. Quand j’écris qu’il y a des milliers de Californiens morts de Foucouchima, ou quand j’écris qu’on ne peut pas aller sur la lune parce que l’énergie massique du kilogramme du plus puissant propergol est inférieure à l’énergie cinétique de ce même kilogramme lancé à 11 km/s, à chaque fois vous marchez alors que ce n’est pas du tout mon but, croyez-le bien, ni mon intérêt, et qu’il ne s’agit que d’ironiser sur les théories des cabanes en tout genre. 

    • sarcastelle 9 juillet 2017 16:04

      @sarcastelle

      .
      Et pour ma « religion écolo », je ne sais plus quoi dire ! 

    • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 2017 18:03

      @sarcastelle

      Mille excuses. Je n’ai pas compris au début qu’il s’agissait d’humour, me fiant au système des étoiles.
      Je pense que je ne suis pas le seul.
      Vous connaissez le système des étoiles sur Agoravox. Si vous écrivez un article ou un commentaire argumenté et rédigé, la horde des zombies se précipite pour vous mettre une étoile qui signifie « pas intéressant ».
      Si vous commettez une grosse bouse mais qui va dans le sens de leur religion fanatique, les zombies vous attribuent une étoile qui signifie « excellent ». C’est, paraît-il, la démocratie participative.
      En voyant les étoiles positives que les ecclésiastiques vous avaient attribuée, j’ai cru que vous aviez changé de camp. Les autres l’ont cru aussi. La plupart du temps, ils ne lisent même pas les arguments. Ils regardent d’un coup d’œil si c’est gauche-écolo ou pas gauche-écolo.
      Des fois, ils sont embêtés. Si j’écris « Mélenchon » vous le met bien profond ", ils ne savent pas si c’est une provocation émanant d’un insoumis ou une constatation de la réalité.
      Donc, pardonnez moi.

      Je tiens à préciser
      1) l’écologie devrait être une préoccupation majeure pour la nature en perdition, mais elle a été détournée en religion fanatique
      2) je ne reprocherai jamais à quelqu’un d’être opposé au nucléaire, si cette démarche est étayée par une argumentation réelle. Ce que je reproche, c’est aux énergumènes comme Samba de colporter des mensonges et des fausses informations, sans se soucier le moins du monde de la vérité.
      Donc, mille excuses.

    • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 2017 10:30

      @pemile
      J’ai fait exprès pour avoir de bonnes étoiles de la part des fanatiques.

      Bingo ! Pour la première fois, j’ai eu de bonnes étoiles. Ce qui prouve que ces abrutis ne lisent même pas les commentaires. Ils regardent si c’est gaucho-bobo ou pas.

  • baldis30 8 juillet 2017 21:49

    Comme d’habitude c’est le viol des hommes, des vérités, qui domine dans ce débat avec toute l’instrumentalisation par la peur .., par un soi-disant complot, .... par des supputations à côté desquels la recherche des ADM de Saddam Hussein est un amusement de console de jeu !

    Tout ceci par des gens qui ne connaissent rien de rien à la moindre réaction nucléaire et seraient bien en peine d’expliquer les différences entre les diverses radioactivités, ce qui est la base ....et ils s’octroient le droit de mépriser, violer ceux qui, par leur travail, leur permettent d’utiliser 80 % d’électrons « sales » pour écrire n’importe quoi ... ( parce que celle-là on l’a entendue !)

    On a vu, par le passé, le sieur jospin dont on ne devait plus entendre parler mais qui siège, nommé au Conseil Constitutionnel, gaspiller 25 milliards de francs ... avec le résultat électoral suivant que l’on connaît ...

    Cela ne plaira pas et sera largement vilipendé .... j’ai l’habitude ....

     Allez donc faire fabriquer votre silicium en Chine par l’une des métallurgies les plus polluantes qui existe.... et expliquez nous comment et où vous stockez l’énergie .... comment régulez vous la tension et comment maintenez vous la fréquence et comment vous fournissez .

     Enfin comment fournissez vous le réactif nécessaire à vos éoliennes ... et attention pas de considérations électrotechniques oiseuses sur les géniales petites inventions de savants auto-proclamés et méprisés par les médias , sauf par la gazette paroissiale de Trifouillis-les-Oies ...

     


  • sarcastelle 8 juillet 2017 22:02

    Pas moyen de passer une soirée tranquille ici. Bon, voyons un peu ce qu’on peut relever d’intelligent dans le nartic quand on n’est pas ingénieur comme Samba. 

    .
    le prix du Kwh d’origine nucléaire, puisque celui-ci semble représenter le critère premier de leurs décisions, n’est plus compétitif au regard des énergies renouvelables. 
    .
    Et on ne sait toujours pas écrire kWh. 
    Vraiment ? Alors « ces dirigeants irresponsables » font de la très mauvaise politique énergétique, car le prix du kWh est moins important que sa disponibilité. En effet, l’énergie n’étant qu’une fraction du prix d’un produit ou d’un service, son prix élevé est moins gênant que son absence. Car on a récemment découvert que l’économie se portait mieux en produisant plus cher qu’en ne produisant rien.
    Voilà pourquoi si le vent soufflait tout le temps et le soleil brillait tout le temps, tandis que l’uranium ne fissionnait que cinq heures par jour, l’énergie éolienne ou solaire même plus chère que la nucléaire lui serait fortement préférable. 
    .
    A noter qu’en annonçant le prix d’un kWh EnR, on omet d’y ajouter le coût de son stockage non résolu ou le coût (argent et CO²) des centrales à gaz qui le remplacent les 4/5e du temps. Les éoliennes et les photopiles provisionnent-elles des milliards pour cela ? Qu’en écrit la cour des Comptes ? 
    .
    on rappellera que leurs coriums sont en train de se balader dans l’écorce terrestre, du moins celui de Foucouchima. 
    .
    On rappellera que cet épouvantail largement agité est du bidon. 
    .
    Tchernobyl...............coûtant la vie à des milliers de liquidateurs
    .
    Seulement en mettant tous les modèles de calcul au pire, et en employant naturellement les modèles pas faits pour ça. En comptant les morts observés et non plus spéculatifs, il faut descendre de deux ordres de grandeur. 
    .
    l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, et donc que l’EPR est dangereux (lien)
    .
    La non conformité à la norme post-construction des 60 J/cm² est acquise. C’est pourquoi l’ASN a regardé si la cuve tient quand même le scénario d’accident. La réponse est que oui.
    Si l’ASN conclut à l’exigence de changer dans sept ans le couvercle, ce n’est pas parce celui-ci est plus loupé que la cuve, mais parce que sa complexité de formes rend problématique le contrôle continu désormais imposé à la cuve. 
    A cet égard le lien mis par Samba, qui n’est autre que le récent article de Victor (« les nucléocrates ont gagné ») montre que Samba n’a lu que l’article sans tenir compte du démontage en règle qui en est fait en commentaires. Le bon lien à lire est celui-ci :
    .
    .
    qui fait comprendre la différence entre la norme et le risque, ainsi que la différence entre l’analyse d’ingénieur et les braillements écologiques. 
    .
    .
    .
    .
    Message privé pour mon référent : ça, c’est un commentaire à deux cents roros, hein, pas d’histoires. Vous avez toujours mon RIB ? 

  • JMBerniolles 8 juillet 2017 23:07
    Il est difficile de faire un commentaire pondéré sur un article visiblement adressé à la secte, la mouvances des anti nucléaires viscéraux qui fonctionnent sur des informations biaisées, des arguments formatés de propagande destiné à un public désinformé par la propagande médiatique mainstream, comme on dit, à base d’anti nucléaire systématique.

    Un de ces arguments, ressorti dans ce texte, et répété à satiété par les anti nucléaire, concerne les corium des réacteurs accidentés à Fukushima Daiichi. Les explorations des techniciens japonais de la Tepco, dont les résultats sont publics, ont montré que les corium des réacteurs n°2 et n°1 se trouvaient sur les fond de cuve primaire. Seule une petite partie est passée à travers le fond de cuve, au niveau des traversées, - barres de contrôle, tubes guides.. -, et se retrouve sur le fond de l’enceinte dans le piédestal. On est loin des corium dans le sol comme avancé ici, mais peu importe le propre de l’idéologie sclérosée est d’inventer une réalité pour conforter son discours. Ce n’est pas le seul exemple de manipulation des faits par les anti nucléaires, loin de là....

    Même en lisant ce texte on comprend que l’ASN reconnaît qu’il n’y a pas de problème de tenue des éléments de cuve primaire vis à vis des chargement mécaniques et des risques de propagation de fissures. Qui n’avaient d’ailleurs pas été ciblés dans les premières déclarations de l’ASN
    Cette question des couvercle et fond de cuve primaire de l’EPR de Flamanville et incidemment des EPR chinois de Taishan, a été soulevée par l’ASN au printemps 2015 d’une manière imprécise et prudente. Nous avons été quelques experts à interpeller l’ASN, en juin 2015, pour lui signaler que son approche ne permettait pas de remettre en cause la tenue de la cuve primaire. L’ASN nous a répondu qu’un programme de calculs et d’essais avait été lancé.
    A près un temps bien trop long à mon sens il a été confirmé qu’il n’y avait pas de problèmes.

    Pour sauver la face l’ASN a imposé un changement de couvercle sur un critère imprécis encore une fois.

    Voilà toute l’histoire.

    Il faut souligner que dès l’automne 2015 les chinois ont fermé la cuve primaire de l’EPR n°1 à Taishan et ont procédé au essai en eau à froid. Il en sont maintenant aux essais à chaud et vont faire la démonstration qu’ils sont meilleurs que nous pour construire nos propres réacteurs nucléaires modernes. 

    S’il y a un scandale dans cette affaire concernant l’EPR de Flamanville c’est bien la manière dont l’ASN saisit le moindre prétexte pour bloquer le chantier, alourdissant ainsi énormément la facture c’est le but. 

    Le vrai scandale dont parle monsieur Samba c’est sans doute pour lui le fait que les pouvoirs publics ne suivent pas au pied de la lettre les injonctions de cette minorité anti nucléaire primaire. Leur aveuglement idéologique ne leur permet pas de comprendre que l’électronucléaire et son industrie, sont tout simplement incontournables dans notre pays. 

    • pemile pemile 8 juillet 2017 23:26

      @JMBerniolles « de comprendre que l’électronucléaire et son industrie, sont tout simplement incontournables dans notre pays. »

      Ainsi que leur sécurité. Y’a vraiment pas à être fier de constater qu’après plus de 50 ans d’expertise cette industrie perd en qualité !


    • biquet biquet 9 juillet 2017 10:12

      @JMBerniolles
      « Cette question des couvercle et fond de cuve primaire de l’EPR de Flamanville et incidemment des EPR chinois de Taishan »
      Veuillez vérifier, mais j’ai lu que la cuve des EPR de Taishan n’a pas été fabriquée en France. Les chinois travaillent sous licence française mais beaucoup d’éléments ne sont pas fabriqués en France.


    • JMBerniolles 9 juillet 2017 10:34
      @biquet

      Deux phrases, deux problèmes :

      ** C’est Areva qui a forgé les cuves primaires des EPR de Taishan. Il peut d’ailleurs se lire partout que cette affaire concerne (ou concernait puisqu’ils ont décidé de suivre leur voie propre...) aussi les chinois

      ** C’est l’EDF dans ce que l’on appelle un « joint venture », puisque l’on se situe à l’étranger, avec le chinois CGN (quelque chose comme 60/40 je crois) qui construit les EPR de Taishan. Il en sera de même pour les EPR prévus à Hinckley Point ce qui, il faut le souligner, apportera quelques garanties sur le planning des chantiers.



    • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 2017 10:43

      @JMBerniolles

      Au sujet de l’aveuglement idéologique des Samba et compagnie, et au sujet de l’ASN, je ne suis pas tout à fait de ton avis.
      Je pense qu’ils sont au service du Reich allemand et de la commission.
      L’Allemagne est lourdement pénalisée par la folie de sa politique « verte » et essaie de le faire payer au reste de l’Europe, comme toute nation dominante et arrogante.
      L’Allemagne veut éviter le moindre succès de l’industrie française. Dans ce contexte, le démarrage des EPR chinois et un éventuel succès mondial de l’EPR est une catastrophe. En plus, ce sera la démonstration claire et nette que ce qui s’est passé en France est lié au sabotage de l’ASN.

      Chevet le sait très bien. Et il sait que, contrairement aux aboiements de ses ouailles sur Tchernobyl et Fukushima (c’est curieux, ils ne parlent jamais de TMI), les réacteurs français sont très sûrs, et que l’EPR est doté de systèmes passifs renforcés.

      Il est donc passé au plan B, suivant l’idée du bandit de grands chemins Hulot : tuer le nucléaire en faisant monter par tous les moyens le coût du kwh d’origine nucléaire. Le coup du couvercle de cuve à remplacer tous les sept ans, c’est du pipeau. C’est uniquement pour « charger la mule ».
      Sur un seul réacteur prototype, ça passe. Sur toute une filière, c’est la mort de la filière.

    • JMBerniolles 9 juillet 2017 10:56
      @pemile

      Mais je suis d’accord sur la nécessité d’une sûreté solide. J’ai d’ailleurs travaillé longtemps sur la sûreté des accidents graves rapides et REP et je peux vous dire qu’il a été investi beaucoup d’argent et d’efforts sur ces thèmes avec des moyens de haut niuveau...

      Le problème de l’ASN c’est qu’elle est sous l’emprise d’une mouvance anti nucléaire confortée par sa tutelle (surtout avec Ségolène Royal) et que cet organisme a un problème sérieux de compétences.
      Je dispose d’un certain nombre de faits précis sur ce sujet. 
      Il faut aussi que l’ASN apprenne à prendre ses responsabilités, sur une base technique et scientifique, pour éviter les blocages (EPR de Flamanville, réacteurs REP fin 2016....) 
      . l’instruction de la question des couvercle et fond de cuve a été trop longue. A partir de l’été 2015 les calculs et essais programmés ont pratiquement totalement été réalisés en 6 à 9 mois... Cette décision arrive deux ans après.....

      Ceci dit il n’est pas niable que notre industrie nucléaire et plus généralement notre secteur nucléaire civil a subi une très forte dégradation de qualité... N’est ce pas général dans notre pays ? Comment une Industrie attaquée, privée de projets sur une longue période, dans le contexte français actuel pourrait elle échapper à ce déclin, à la démotivation des personnels ? 

      Notre pays est gravement atteint dans sa culture, ses racines, sa morale, sa cohérence nationale.. 



    • Patrick Samba Patrick Samba 9 juillet 2017 13:00

      @JMBerniolles
      "Les explorations des techniciens japonais de la Tepco, dont les résultats sont publics, ont montré que les corium des réacteurs n°2 et n°1 se trouvaient sur les fond de cuve primaire. Seule une petite partie est passée à travers le fond de cuve"

      Ecoutez, je n’y suis pas allé voir, et vous non plus. Mais je n’ai aucune raison de ne pas faire confiance à l’affirmation d’un ingénieur d’Areva, qui faisait partie du pool briffé par la direction chaque semaine après le début de la catastrophe de Fukushima, selon laquelle fin juin 2011 le corium d’un des réacteurs était déjà à 100 m au dessous du réacteur...


    • JMBerniolles 9 juillet 2017 15:19

      @Patrick Samba

      Areva et la France en général ont été très en retrait dans le support à la TEPCO et à la sûreté japonaise. Cela marque simplement la régression de notre recherche et de notre maîtrise d’œuvre et moyens d’intervention en situation d’accidents à la suite de la politique anti nucléaire suivie chez nous depuis les années 90.

      Pour une telle affirmation, il aurait déjà été obligatoire de faire des calculs complexes de thermohydraulique, de dégradation des cœurs et d’évolution des corium sur les fonds de cuves. Et aussi de disposer de données fournies par la TEPCO. Cela n’a pas été le cas.

      Les japonais eux ont réalisé ces calculs avec le code MAAP. La France ne dispose pas de mieux. Je suis bien placé pour vous le dire puisque l’on m’a empêche de développer un code dit mécaniste d’accident grave sur les REP.

      Cette déclaration était nulle et imbécile. C’était une négation des immenses et très courageux efforts de la poignée de techniciens de pompiers et policiers qui ont lutté pour limiter la fusion des cœurs. Avec un certain succès puisque comme je l’ai dit les techniciens de la TEPCO ont montré que les corium se trouvaient sur les fonds de cuves primaires. Le fait que les techniciens aient pu assez tôt récupérer l’instrumentation de fond de cuve était déjà un indice de ce fait.


    • sarcastelle 9 juillet 2017 16:00

      @Patrick Samba

      .
      Ecoutez, je n’y suis pas allé voir [où est le corium].......................mais je n’ai aucune raison de ne pas faire confiance à l’affirmation d’un ingénieur..........
      .
      Si entre hypothèses variablement vraisemblables vous choisissez la moins plausible parce que vous choisissez votre seule source en vous en contentant, nous n’avons aucune raison de ne pas faire confiance à ce media russe dont on nous a servi les propos ici-même il y a deux ou trois ans, et selon lequel le corium par quelques dizaines de mètres de fond avait déjà produit deux explosions nucléaires dont une d’une kilotonne et demie. Que pensez-vous de cette affaire-là ? Il semble légitime de vous le demander. 


    • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 2017 18:14

      @JMBerniolles

      Tu donnes des informations claires, nettes et précises, vérifiables, et les zombies te notent « pas intéressant ».

      Ce que j’ai remarqué aussi, c’est qu’ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour déconsidérer et rabaisser, dans tous les domaines, l’industrie française.
      Quelle puissance étrangère est derrière ce comportement ? Tu connais ma réponse.
      Une puissance respectable : elle a intoxiqué depuis longtemps les esprits malades et a même réussi à s’emparer de la présidence de la république, « à l’insu du plein gré » des zombies.

    • JMBerniolles 9 juillet 2017 21:25
      @Layly Victor

      Mais je suis d’accord avec toi sur la soumission à l’Allemagne.

      Peu ou prou, Trump arrive à recentrer les USA sur leurs problèmes abandonnant cette vue extrême et néo libérale des traités de libre échange. Du coup l’UE européenne et son leader l’Allemagne se retrouve coincée entre les USA et le bloc Russie/Chine dans son impasse néo libérale.. et ne pourra plus dissoudre ses problèmes économiques (la récession/déflation vers laquelle nous fonçons de manière aggravée avec Macron) dans le contexte mondialisé.

      Dans ce contexte de pays remettant en cause leur ouverture sans freins à la mondialisation, pourra-t-on maintenir notre politique absurde ? dont la soumission à la commission européenne et à l’Allemagne fait partie intégrante. C’est ce qui conditionnera l’avenir de notre nucléaire.

      Je me moque des étoiles, jeu que je ne pratique que très rarement. La plupart des lecteurs lisent les commentaires sans les évaluer. 



    • babelouest babelouest 9 juillet 2017 21:32

      @Layly Victor
      Ce sont des informations apparemment claires, non vérifiables de façon fiable et précise, et qui sont à l’inverse de tout ce qu’on sait jusqu’à présent.


    • JMBerniolles 9 juillet 2017 22:19
      @babelouest

      C’est un commentaire amusant de la part de quelqu’un qui vient de se taper sans broncher un article aux informations fausses ou mal digérées et qui arrive même à faire des salades avec des données exactes comme cette confusion entre coûts de revient du nucléaire et prix de vente du MWh....

      Pour le parc REP actuel le coût de revient du MWh pour l’EDF a été fixé par la Loi Nome soit 42 euros du MWh... Dans ce que paye le consommateur EDF il y a une part liée au nucléaire, puis un ensemble de taxe CSPE et autres destinées à financer les surcoûts EnR éolien et PV... pour le consommateur cela donne un prix situé entre 130 et 150 euros par MWh...  

      Par ailleurs EDF est obligé, en dehors de la Loi Nome de vendre 10% de sa production sur le marché européen de l’électricité dont le cours est défini dans un cadre financier... l’EPEX Spot donne les cours qui se situent actuellement autour de 40 euros par MWh et qui peuvent être aussi plus bas... parce que ces cours sont plombés par des surplus de courant éolien vendus parfois à prix négatifs (parce qu’il faut trouver preneur)... Sur ce marché l’EDF perd de l’argent... Mais c’est encore plus vrai en Allemagne...  C’est curieux on n’a pas entendu le fameux directeur financier de l’EDF, Piquemal, protester contre ces mesures, Loi Nome et marché européen, qui plombent l’entreprise. 

    • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 2017 10:49

      @Patrick Samba

      Patrick Samba, c’est toujours un régal.

      Les organismes de sûreté du monde entier, en premier lieu la NRC américaine, ont observé et observent attentivement tout ce qui se passe autour de la centrale accidentée.
      La première préoccupation, car c’est le véritable danger, est de savoir si le corium a percé le radier et est en train de contaminer le sol. Evidemment, aucune indication dans ce sens.

      Mais voilà, un « ingénieur d’Areva », dont la sœur a un copain qui fréquente un type dont la cousine sort avec un gendarme de Bugarach, nous révèle l’horrible vérité !

      Pourquoi ce dévoué ingénieur n’a-t-il pas suivi l’affaire ? Le corium est-t-il sur le point de déboucher dans la baie d’Acapulco ?

      Ce Samba, c’est tous les écolos, une honte pour l’écologie réelle. (l’écologie réelle, en ces temps dramatiques pour la planète, requiert une grande intelligence).

    • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 2017 10:55

      @Layly Victor

      Si la contamination du sol par le corium est le souci majeur, ce qui est vrai, les écolos devraient soutenir à fond l’EPR puisque c’est le seul réacteur au monde qui est muni d’un récupérateur de corium.
      Si l’explosion d’hydrogène est un risque majeur, les écolos devaient soutenir l’EPR puisqu’il est muni de récupérateurs d’hydrogène.

      Leurs chefs, ceux qui les manipulent, le savent très bien.

  • zygzornifle zygzornifle 9 juillet 2017 08:22
    EPR : qui fera cesser le scandale ?....Le dépôt de bilan d’EDF que Macron bradera aux Chinois , comme cela EDFMANIOCK installera des lignes pour alimenter directement la Chine laissant le danger nucléaire en France et nous nous achèterons hors de prix notre électricité issue des centrales a charbon bien polluante aux pays limitrophes .... 

    • sophie 10 juillet 2017 17:27

      @zygzornifle
      salut, tu n’es pas obligé de dire des conneries non plus, des lignes de flamanville à pekin, il ne restera même pas de quoi alimenter une lampe de chevet...  smiley


    • zygzornifle zygzornifle 11 juillet 2017 09:53

      @sophie


       meuuuuuh non il y a la supraconductivité 

    • Lonzine 11 juillet 2017 11:58

      @zygzornifle et le coût ?


    • zygzornifle zygzornifle 11 juillet 2017 13:25

      @Lonzine
       et le coût ?


      pas grave c’est le con-tribuable qui régale .....

    • Layly Victor Layly Victor 14 juillet 2017 19:50

      @zygzornifle

      qui n’est pas encore réalisée, et personne ne sait quand elle sera réalisée. Je parle de supraconductivité industrielle et pas de supra conductivité à basse température, qui n’existe que pour des machines de recherche comme ITER

  • biquet biquet 9 juillet 2017 10:26

    Dire que le prix du MWh solaire sera 2 fois moins élevé que celui de l’EPR est très réducteur. Combien de surface de panneaux solaires faut-il pour une puissance de 1600 MW ? Combien de tonnes de lithium, métaux rares faut-il extraire ? Le problème du solaire, comme celui de l’éolien c’est l’utilisation ridicule de l’énergie par rapport à celle émise à sa source ; l’énergie du soleil et pour les éoliennes, l’énergie cinétique totale du vent.
    L’hydroélectricité produite par une conduite forcée, en revanche, utilise toute l’énergie cinétique de la chute d’eau, diminuée des pertes de charges très faibles si la pente est forte. C’est de loin l’énergie la plus rentable. 


    • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 2017 10:50

      @biquet

      oui, mais elle est très limitée. En France, et en Europe, les sites de production hydroélectrique sont saturés.

      La surface du territoire national qu’il faudrait pour passer au tout éolien et photovoltaïque est prohibitive. Même un dictateur fou comme Néron n’oserait pas le faire.

    • baldis30 9 juillet 2017 12:03

      @biquet
      bonjour,

      je ne reviendrais pas sur le problème de la saturation hydraulique cité par la première réponse à votre intervention : il est réel .

      Mais vous avez PARFAITEMENT évoqué l’utilisation du sol.... et là c’est un point fondamental...

      ce n’est pas le seul et vous avez aussi PARFAITEMENT évoqué d’autres problèmes ... c’est ainsi que doivent être conduites certaines études.... depuis plus de trente ans que la méthodologie est en place ....

      En complément j’ai vu en Novembre les dégâts que pouvaient faire les petites centrales hydrauliques gérées ( oups ... oups ...oups) par n’importe qui n’importe comment lors des crues dans le bassin de l’Aude .... triste, triste, triste .... sinon tragique ... mais pas de procès « à la Turinoise »... et pourtant cela l’aurait mérité bien avant la désignation faisant allusion à la capitale du Piémont ....


    • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 2017 18:31

      @Zip_N

      Les ingénieurs qui, pendant des décennies, ont cherché à maximiser la hauteur de chute pour avoir plus de puissance (physique de seconde) sont des imbéciles.

      Bien sûr, en cette période de délire anti scientifique, il y a des petits malins qui montent des satrt-up pour siphonner les subventions. Comme c’est « pour sauver la planète », l’argent coule à flots et sans aucun contrôle.
      A Bordeaux, par exemple, des petits malins ont imaginé un système pour récupérer l’énergie des vagues « même si les vagues sont très faibles », disent-ils. C’est Mélenchon qui a fait les calculs. Cette géniale invention a été présentée en grandes pompes sur les chaînes publiques, surtout ARTE, une chaîne friande de ce genre d’histoires à dormir debout.

      Bien sûr qu’on peut extraire de l’énergie de tout ce qui a une masse et une température. Le problème est : quelle puissance ? Si c’est du micro Watt par hectare, c’est de l’enfumage.
      Nous sommes dans un monde de dingues qui appartient aux petits malins.

    • baldis30 9 juillet 2017 21:03

      @baldis30
      très simplement à ceux qui n’ont pax compris mes propos vu la façon dont ils les ont traités ...

      Ce que j’ai écrit est la base de vraies études d’environnement et- non pas de discours de la Semaine de Suzette ... cela prouve que les études environnementales sont le cadet de vos soucis ... et de vos compétences .... Rassurez vous tout de même vous êtes en excellente compagnie de politiciens hauts placés qui décernent médailes et prébendes


    • biquet biquet 10 juillet 2017 10:55

      @Layly Victor
      Pourtant la hauteur de chute est déterminante pour la production ; la vitesse maximale de l’eau est atteinte au bout de 800 m quelque soit la pente, sur ces 800 m plus la pente est forte plus les pertes de charges seront faibles, sur une pente à 15° et une hauteur de chute de 420 m on atteint une production de 1 KWh pour 1 m3 d’eau alors qu’avec une hauteur de chute de 87 mètres et une pente à 5° la production n’est que de 0,1 KWh pour 1 m3.
      En Russie, le potentiel hydroélectrique n’est utilisé qu’à 26 %.


    • sarcastelle 10 juillet 2017 13:12

      @biquet

      .
      « la vitesse maximale de l’eau » donne l’impression que l’eau accélère en chute libre dans la conduite forcée. Ce n’est naturellement pas du tout ça. La colonne d’eau descend à vitesse constante et pas très rapide, mais la pression en bas est énorme. 
      La puissance fournie avant rendement de la turbine est alors égale au produit de la pression en bas X par la vitesse de descente X par la section de la conduite. 
      .
      la vitesse maximale de l’eau est atteinte au bout de 800 m quelle que soit la pente
       ?? pas très clair. 
      .
      Une tonne d’eau qui descend de 420 mètres en dénivelé ne donne avant rendement 1,14 kWh et pour un dénivelé de 87 mètres donne 0,24 kWh. Qu’est-ce que la pente a à voir ? 




    • biquet biquet 10 juillet 2017 14:17

      @sarcastelle
      1/2 mv2 la vitesse est au carré, bien sur que si la vitesse a une très grande importance. En revanche la pression est identique puisque la conduite doit toujours être pleine. Vous semblez confondre énergie potentielle (c’est le cas des barrages au fil de l’eau) et énergie cinétique, au départ dans une conduite on n’a que l’énergie potentielle qui se transforme en énergie cinétique au fur et à mesure que l’eau descend. A débit égal un barrage lac fournit 3 à 4 fois plus d’électricité qu’un barrage au fil de l’eau.
      La pente joue un rôle car plus la pente est forte moins les pertes de charges (forces de frottement) sont importantes. Pour vos calculs, il faut multiplier par le rendement, compris entre 0,95 et 0,5 suivant la pente. Mais j’ai fait une erreur moi-même c’est 0,2 kWh et non 0,1 pour une hauteur de chute de 87 mètres.


    • sarcastelle 10 juillet 2017 17:10

      @biquet

      .
      Vous pensez sérieusement que dans une conduite forcée verticale l’eau tombe à la vitesse de la chute libre ? 

    • biquet biquet 10 juillet 2017 17:34

      @sarcastelle
      l’accélération de la gravité est de 9,81 m par seconde au carré ; comme il n’y a pas d’air (la conduite est pleine) il n’y a que les forces de frottement (appelée viscosité de l’eau). Dire qu’il n’y a pas augmentation de la vitesse c’est nier l’accélération de la gravité.


    • sarcastelle 10 juillet 2017 18:08

      @biquet

      .
      Mais à quelle vitesse l’eau descend-elle dans une conduite, verticale pour simplifier ? 
      A diamètre constant vous ne pensez pas que la vitesse est constante de haut en bas ? 

    • pemile pemile 10 juillet 2017 18:17

      @sarcastelle «  La colonne d’eau descend à vitesse constante et pas très rapide »

      Faut ouvrir le robinet qui est en bas smiley


    • pemile pemile 10 juillet 2017 18:26

      @sarcastelle « A diamètre constant vous ne pensez pas que la vitesse est constante de haut en bas ?   »

      Effectivement, Le débit (dont l’accélération) doit être limité par la section de la descente ?


    • pemile pemile 10 juillet 2017 18:28

      @pemile
      donc l’accélération


    • biquet biquet 10 juillet 2017 21:11

      @sarcastelle
      D’abord une conduite forcée n’est jamais verticale et l’accélération de la gravité montre que la vitesse augmente très rapidement avec la distance (regardez « accélération de la gravité » sur Wikipédia). Bien sûr l’expérience est faite dans le vide sans résistance à l’air (c’est pourquoi les cascades ne dépassent pas la vitesse de 40 km/h) et sans force de frottement. Mettez une voiture en haut d’une côte, vous verrez qu’elle roule beaucoup plus vite en arrivant qu’au départ. Au bout d’un certain temps il n’y a plus d’accélération car les forces de frottement et la résistance à l’air prennent le dessus.


    • JMBerniolles 10 juillet 2017 21:18
      @sarcastelle

      Effectivement dans une tuyauterie à section constante si la vitesse de sortie est beaucoup plus grande que la vitesse d’entrée, avec de l’eau à température constante, on a un problème de cavitation entre les deux....  

    • sls0 sls0 10 juillet 2017 22:21

      @Layly Victor
      Ancien du nucléaire, j’ai fait de l’électricité avec tout.

      Au sujet de la récupération de l’énergie de la houle, au niveau puissance/surface c’est pas mal.
      Coté Atlantique c’est 40kW par mètre linéaire de cote dont 20 à 30 récupérable.
      Les prototypes tournaient à 10% de rendement en 2002.
      Le projet Pelamis 4 caissons de 3,5m de diamètre pour une longueur de 130m c’est 750kW.
      Une vague sans obstacle peut faire 3 fois le tour de la terre, il y a toujours un endroit dans l’Atlantique où il y a du vent pour créer de la houle donc c’est plus stable que l’éolien.
      Au niveau feraille par kW c’est 2-3 fois celui de l’éolien offshore.
      Non, non pas idiot le système et plus stable que l’éolien.
      Il faut de l’eau profonde (la moitié de la longueur d’onde de la vague) donc 50m de fond minimum.

    • sarcastelle 10 juillet 2017 22:29

      @biquet

      .
      Dans une conduite en descente il y a en bas la turbine qui fait obstacle à la libre sortie de l’eau et régule le débit, donc la vitesse constante de descente de l’eau, dont le comportement n’a plus rien à voir avec celui d’un corps en chute libre. C’est en quelques décimètres de dénivelé qu’un corps en chute libre atteint la vitesse de quelques m/s de l’eau dans la conduite. 
      On n’a pas besoin que l’eau tombe à vitesse de chute libre ; la puissance fournie à la turbine est due à la pression très forte de par exemple 50 bars pour 500 mètres de dénivelé. 
      Exemple : de l’eau descendant à vitesse faible de 2 m/s dans une conduite de section 1 m² sur un dénivelé de 1000 mètres donne avant rendement de la turbine une puissance de : 2 m/s x 10^7 pascals (100 bars) x 1 m² = 2.10^7 watts = 20 000 kW
      A noter que si la même quantité d’eau tombait en chute libre sans résistance depuis 1000 m, elle arriverait à une vitesse de 141 m/s et apporterait aussi 20 000 kW. Mais on a le même résultat en descendant lentement dans le tuyau. La vitesse faible rend précisément faibles les pertes de charge. 
      La descente oblique en allongeant le tuyau accroît les pertes de charge. 

    • Layly Victor Layly Victor 11 juillet 2017 09:50

      @pemile
      quand on ne comprend rien, il vaut mieux se taire (vieux proverbe africain).

      Sarcastelle fait allusion à la conservation de la masse, qui implique, si on néglige la compressibilité de l’eau, et en régime permanent, la conservation de la vitesse pour une section constante. L’incompressibilité de l’eau, c’est une très bonne approximation, sauf pour les ondes de choc.
      La puissance est donc égale à la section, multipliée par la pression en sortie, multipliée par la vitesse, donc le débit volumique multiplié par la pression en sortie de conduite.
      Il s’agit de puissance hydraulique. la puissance électrique dépend du rendement du groupe turbine-alternateur.
      Sarcastelle est, comme moi, tributaire de la science du 20ème siècle, et nous ne sommes pas encore initiés à la science du 24ème siècle qu’enseigne Anne Hidalgo à la Sorbonne.

      Blague à part, dans cette frénésie de sauvetage de la planète, beaucoup de petits malins se font octroyer des subventions sur la foi d’idées vagues et fumeuses.

    • JMBerniolles 11 juillet 2017 09:58

      @JMBerniolles
      Evidemment la vitesse est constante.....  


    • pemile pemile 11 juillet 2017 10:11

      @biquet « Mettez une voiture en haut d’une côte, vous verrez qu’elle roule beaucoup plus vite en arrivant qu’au départ. »

      Dans le cas de la conduite, il s’agit d’un flux continu de voitures et il y a un rond point en fin de descente !


    • pemile pemile 11 juillet 2017 10:12

      @Layly Victor « @pemile quand on ne comprend rien, il vaut mieux se taire »

      Je suppose que vous vous adressez à @biquet ?


    • Layly Victor Layly Victor 11 juillet 2017 10:15

      @sls0

      vous n’avez pas compris mon propos
      Je parlais de l’énergie des vaguelettes permanente promue par des petits malins à Bordeaix et pas de l’énergie de la houle, qui est par nature intermittente elle aussi..

      Si je tiens compte de votre chiffre, ceci veut dire que pour produire l’équivalent de de 750 MW, une petite centrale nucléaire, il faut un minimum de 130 km de côte. C’est vraiment un minimum, car on ne va pas mettre les caissons bout à bout sur 130 km.
      Une centrale nucléaire de 750 MW, c’est l’implantation au sol d’un centre commercial.

      Il faut être sérieux. Seules les formes compactes de l’énergie (nucléaire, fuel, gaz, charbon) sont compatibles avec la dignité de l’existence des humains et des animaux, dans nos régions peuplées.

      J’ai vécu en Bretagne et j’ai navigué en mer d’Iroise, quand j’étais dans la marine. Il n’y a pas de houle significative tous les jours. Je suppose qu’il y a une relation entre la hauteur de la houle et la puissance extraite.

      D’autre part, si vous connaissez la mer, et surtout l’Atlantique, il y a un paramètre majeur, c’est la corrosion. 

    • biquet biquet 11 juillet 2017 10:28

      @Layly Victor
      "La puissance est donc égale à la section, multipliée par la pression en sortie, multipliée par la vitesse, donc le débit volumique multiplié par la pression en sortie de conduite."
      Beaucoup d’élément alors qu’il n’y en a qu’un. L’eau dans une conduite forcée n’est qu’un corps en déplacement, l’énergie (ou la puissance si vous voulez) n’est que l’énergie cinétique = 1/2 mv2. La section va déterminer la masse au mètre linéaire et le débit la vitesse en m/s. La pression n’existe pas mathématiquement, c’est tout simplement le choc en bout de course.


    • sarcastelle 11 juillet 2017 11:59

      @biquet

      .
      Vous êtes taquin ! 
      J’ai eu l’honneur de vous dire plus haut que si votre eau tombait en cascade sans résistance de l’air, elle viendrait en effet frapper la turbine avec, dans mon exemple pour 1000 mètres de chute et 2 tonnes d’eau par seconde, une vitesse de 141 m/s (508 km/h) qui apporterait une puissance mécanique de 20 000 kW.
      .
      Mais on n’a pas coutume de faire descendre l’eau à cinq cents à l’heure dans les tuyaux, et pour le coup c’est là qu’il y aurait quelques pertes de charge. 
      On préfère la laisser descendre lentement sans aucune chute libre, et quand elle arrive en bas elle n’a accumulé aucune énergie cinétique importante. Jugez en :
      Si mes deux tonnes d’eau par seconde, toujours dans mon exemple du commentaire précédent, descendent tranquillement à 2 m/s, ils arrivent en bas avec une énergie cinétique de 1/2 x m x v² = 1/2 x 2000 x 4 = 4000 joules. C’est par seconde, ça fait donc une puissance de 4 (quatre) kilowatts. 
      .
      Il manque donc 20 000 - 4 = 19 996 kW pour faire marcher la turbine de 20 000. Un détail. 
      C’est donc bel et bien la pression au bas de la conduite qui fait le travail dans la turbine. C’est la pression de mille mètres de colonne d’eau, qui comme on sait donne 1 bar par tranche de 10 mètres de dénivelé, soit 100 bars ici. Vous conviendrez que 100 bars sur un piston d’un mètre carré de section, ça pousse fort.
      .
      Je n’ai pour mon compte aucun titre universitaire en physique, mais il est aisé de trouver que ce n’est pas le cas de Layly et Berniolles, et je suis toujours étonnée de voir ergoter face à des physiciens diplômés lorsqu’il s’agit de petits problèmes particulièrement simples. Vous ne dominez pas les notions que vous maniez ; je n’y puis rien. 

    • pemile pemile 11 juillet 2017 13:57

      @sarcastelle "A noter que si la même quantité d’eau tombait en chute libre sans résistance depuis 1000 m, elle arriverait à une vitesse de 141 m/s"

      J’ai toujours du mal à accepter cela, dans une conduite fermée l’eau, pour accélérer, va créer une dépression en amont, non ?

      Comment, dans une conduite fermée, l’eau pourrait entrer à 0 m/s et sortir à 141m/s, par perte de pression ?


    • pemile pemile 11 juillet 2017 13:59

      PS
      Dans ce cas là, c’est la pression initiale qui définie la vitesse maximale et pas l’accélération de la gravité ?


    • sarcastelle 11 juillet 2017 14:54

      @pemile

      .
      Non, j’ai parlé pour prendre le cas extrême de la chute libre chère à Biquet, de la chute d’une cascade qui en plus ne rencontrerait pas de résistance de l’air. Il n’y a plus de tuyau. 
      Je n’ai pas étudié la chute libre de l’eau dans un tuyau ! La chute libre de l’eau dans une conduite, en régime établi, ne s’imagine que si la conduite est en bas ouverte sans réduction de section. Ce n’est pas la cas avec en bas un groupe turbine/alternateur qui freine et régule l’évacuation de l’eau ; 

    • pemile pemile 11 juillet 2017 15:09

      @sarcastelle « Je n’ai pas étudié la chute libre de l’eau dans un tuyau ! »

      C’est ce cas qui me chiffonne, avec bien sur une conduite ouverte en bas sans turbine qui régule le débit.


    • sls0 sls0 11 juillet 2017 16:23

      @Layly Victor
      La puissance récupérable et de 20-30kW par m linéaire de cote ou 20-30 MW par km.

      Je ne dis pas que ça va fournir toute la France mais ce n’est pas à négliger.
      40kW correspondent à une vitesse de vague de 8m/s, à 20m/s c’est 100kW.
      C’est la vitesse l’énergie, la hauteur de vague en eau peu profonde c’est l’énergie cinétique qui ce transforme en énergie potentielle inexploitable.
      Une fois l’énergie cinétique récupérée, il n’y a plus rien à récupérer donc pas de récupérateurs en série et pas bon pour les surfeurs.

      En Europe vu la concentration de la population il vaut mieux une production centralisée, les énergies fossiles sont polluantes et en fin de cycles. C’est maintenant, se projeter un peu dans le futur c’est pas mal aussi.
      Le nucléaire n’est pas à la portée de tout le monde, si on parle d’installer une centrale nucléaire chez moi, vu la rigueur locale je me sauve.
      Je préfère la régularité de la houle à celle de l’éolien qui demande un stockage impossible à faire pour une grosse puissance, au Dannemark il ne faut plus trop leur en parler de l’éolien, ça n’enrichi que les norvégiens qui savent stocker dans leur barrage. Ils achètent à vil prix la surproduction et revendent à plein tarif quand l’éolien ne fournit pas grand chose.
      Je ne navigue pas en mer d’Iroise mais localement je surveille la houle et les vagues cyclones obligent.
      Tout les matins je regarde la hauteur des vagues et de l’Atlantique et surtout leur vitesse, rarement en panne au contraire de ma cote sud de l’Ile avec la mer des Caraïbes. 

      Pour ce qui est de la corrosion avec nos centrales en bord de mer on sait s’en protéger, les bateaux aussi, ça ne devait pas trop poser de problèmes.

      Il faudrait surtout arrêter de gaspiller. La fin du pétrole c’est aussi la fin d’une grosse partie du transport, difficile dans ces cas là de produire s’il n’y a plus de débouchés. Une grosse récession et un autarcie forcée et en vue. Le renouvelable s’accordera peut être mieux. 40% de la bouffe c’est du pétrole, une franche réduction de la population est a prévoir, le type d’énergie sera peut être pas le plus gros problème.
      L’explosion du PIB et de la population mondiale est sont corrélées au pétrole, ce scénario est connu depuis les années 70, les courbes de l’époque tiennent assez bien la route, en 2030-40 ce ne sera pas trop merveilleux.
      Je parle du pétrole mais d’autres ressources employées dans l’énergétique arrivent aussi en bout de potentiel.
      Faire des plans sur la comète c’est bien mais regarder ce qui nous reste est pas mal non plus.
      On emprunte de l’argent, pas de problème, on en crée, les ressources c’est différent.


    • biquet biquet 14 juillet 2017 18:21

      @sarcastelle
      2 mètres par secondes, cela fait 7,2 km/h. D’abord pour les calculs il existe un très bon site : hydroturbine.info.
      La vitesse de l’eau dans une conduite forcée dépasse le plus souvent les 200 km/h, plus la vitesse est importante plus le choc contre la turbine est important, en effet avoir un accident à 7,2 kmh et à 200 kmh n’a pas les mêmes conséquences. Vous limitez l’accélération de la gravité à la chute verticale, ce qui est absolument faux, plus la pente est forte, plus l’accélération est importante. Il n’y a pas besoin d’être un grand physicien pour faire ces constatations. 


    • Layly Victor Layly Victor 14 juillet 2017 20:05

      @biquet

      Je me suis quand même farci trente ans de mécanique des fluides, et vous en savez évidemment plus que moi.
      Le débit volumique dépend de la différence de pression entre le bas de la colonne et le haut. Celle ci dépend de la charge hydrostatique (poids de la colonne par unité de surface) et de la perte de charge, qui dépend elle même du débit volumique.
      C’est un problème compliqué, car le calcul des pertes de charge est difficile dès qu’on atteint un régime turbulent.
      Disons que pour des conditions données de température,pression extérieure et rugosité des parois, il y a au moins deux paramètres : la hauteur de chute et la section.

    • Layly Victor Layly Victor 15 juillet 2017 10:22

      @sls0
      Oui, c’est une très bonne idée, regarder ce qui nous reste.


      En France, nous avons un trésor, le nucléaire, avec des réacteurs qui sont en grande majorité opérationnels pour au moins 20 ans, des réserves en Uranium 238 qui, si la filière rapide était exploitée, seraient l’équivalent de 300 ans de consommation.
      Si la grave crise que vous annoncez se précise, c’est la France qui serait le mieux placée.
      L’Allemagne le sait, et dépêche ses agents hulot, Corinne Lepage, Mélenchon, pour nous cisailler.

      Le bandit Hulot suggère de mettre à la poubelle une richesse considérable.
      En effet, si le coût du kwh facturé par EDF est juste, ce coût, prenant en compte la construction, le démantèlement, les frais d’exploitation et le coût du combustible, il serait intéressant de voir combien 20 ou 30 ans de fonctionnement supplémentaire par rapport aux 40 ans initialement prévus rapporteraient pour chaque réacteur.

      C’est un calcul complexe sur lequel la cour des comptes ne se penchera pas, de toute évidence. Ce calcul mettrait en évidence les énormes sommes que l’on s’apprête à soustraire à la communauté française pour des raisons purement idéologico-politiques.

      C’est la panique à bord. Le Reich a demandé à ses agents, dont le bandit Hulot, de liquider en urgence 17 réacteurs, de l’argent des Français mis directement à la poubelle.

      Je ne parle pas d’autres ressources, soigneusement passées sous silence, car on préfère bricoler les vaguelettes.
      Si la France exploitait ses gisements d’hydrate de méthane, nous serions la première économie mondiale. 

    • sarcastelle 22 juillet 2017 15:42

      @biquet

      .
      Désolée de n’avoir pas vu plut tôt votre commentaire.
      Vous me taquinez encore !
      Vous vous fondez sur un site de micro-turbines Pelton. La turbine Pelton marche en effet à l’énergie cinétique d’un jet rapide. 
      La vitesse de ce jet n’est pas la vitesse de descente de l’eau dans la conduite, mais la vitesse de l’eau à la sortie d’un injecteur au bas de la conduite. Cette vitesse de sortie n’est pas du tout la vitesse de descente de l’eau dans la conduite, mais la vitesse que la pression au bas de la conduite communique à l’eau qui sort par l’injecteur. Si la section de l’injecteur est petite en regard de celle de la conduite, la vitesse de descente de l’eau dans la conduite sera faible. 
      Allez maintenant sur un site qui vous donne des cas de conduites forcées pour centrales de taille industrielle, et vous trouverez une vitesse de descente de l’eau de quelques mètres/seconde. Il n’est plus ici question de choc produit par une eau rapide mais de forte pression portée par une eau lente qui traverse la turbine quelques m/s (turbine Francis par exemple). 
      Vous vous opiniâtrez à croire l’eau accélérant dans la conduite comme en chute libre alors qu’elle y descend à vitesse constante (et peu rapide) puisque le débit est constant et en général aussi la section du tuyau. Il est étrange que cela vous échappe, mais le fait est. Je crois qu’on ne peut rien pour vous. 

  • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 2017 11:13

    Votre nullité
    La lecture de vos articles me donne la nausée, mais je m’y efforce, pour voir s’il y a du nouveau.

    Rien de nouveau. Toujours les mêmes âneries sur les coriums qui se baladent dans le sol, les centaines de milliers de morts, les cuves qui ne sont pas aux normes, etc.

    Un exemple d’incompétence grave : vous dites que le cœur d’un réacteur ne peut pas être changé. Il est changé des dizaines de fois durant la vie de la centrale. Les assemblages de combustible usé sont remplacés par des assemblages de combustible frais, suivant un plan bien établi. C’est la cuve qu’on ne peut pas changer : trop chère, soudée au circuit primaire, et son encombrement est trop important.
    On vous l’a dit plusieurs fois, mais vous ne lisez pas les commentaires. Incompétence totale.

    Au sujet des normes sur les caractéristiques métallurgiques, dont vous êtes un grand spécialiste, Chevet a fait établir de nouvelles normes alors que la cuve était déjà forgée ( en 2005).
    Il a laissé raccorder la cuve au circuit primaire avant de dénoncer sa conformité, dans le but de faire le maximum de dégâts financiers possible.
    Le but était aussi d’empêcher à tout prix le démarrage des EPR chinois. Les Chinois ont estimé que les anciennes normes étaient satisfaisantes, et ont poursuivi leur travail de construction.


    Vous qui êtes un immense spécialiste de métallurgie, au lieu de vous abaisser à écrire des articles minables qui vous attirent en plus les critiques des nucléocrates, pourquoi ne publiez vous pas le modèle et les calculs qui ont permis à l’ASN d’asseoir sa position concernant l’effet sur la tenue mécanique de ségrégations de Carbone ?
    Ce serait couper court à toute discussion.

    • pemile pemile 9 juillet 2017 11:20

      @Layly Victor "Au sujet des normes sur les caractéristiques métallurgiques, dont vous êtes un grand spécialiste, Chevet a fait établir de nouvelles normes alors que la cuve était déjà forgée ( en 2005)."

      Encore une énième répétition de ce mensonge ! smiley

      La cuve n’est pas non plus conforme aux anciennes normes.


    • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 2017 18:50

      @pemile

      Nous disons tellement n’importe quoi que, à la suite des documents techniques précis que nous avons envoyés à l’époque à un certain nombre de leaders politiques, Chevet s’était fait taper sévèrement sur les doigts.
      Je me souviens d’une séance à l’assemblée nationale où le satyre Beaupin avait apostrophé le gouvernement sur le fait que « des gens étaient méchants avec Chevet ». Ségolène Royal l’avait remis en place calmement mais fermement.
      Plus récemment, lorsqu’il a voulu bloquer toute l’économie en maintenant arbitrairement à l’arrêt vingt réacteurs à l’entrée de l’hiver, et suite à une intervention énergique de notre part, Chevet a encore morflé, et il a du redémarrer dare -dare ces réacteurs au mois d’Octobre,ce qui nous a permis de passer la vague de froid de Décembre-Janvier.

      Pour sauver la face et montrer son utilité à ses maîtres bruxello-germaniques, il s’accroche à la dernière mauvaise action qu’il puisse faire : cette histoire de couvercle de cuve, qui est juste une tentative pour faire monter le coût du nucléaire.

      Ces tentatives de sabotage ont montré que, quelle que soit la couleur politique du gouvernement, nous avons des dirigeants qui sont responsables, en dehors des écolos, bien sûr.

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