vendredi 24 août 2018 - par Robert Bibeau

La nouvelle économie-politique américaine, vers un monde tripolaire ?

L’économie-politique mondiale n’est pas la résultante d’un complot scénarisé dans les officines des services secrets occidentaux. L’économie-politique est le fruit de manœuvres tactiques savamment orchestrées et réorientées en fonction des réactions imprévisibles des puissances concurrentes ou alliées. Ces ajustements interviennent suite aux succès ou aux échecs enregistrés sur les différents théâtres de guerre.

Le capital mène le monde

L’économie-politique mondiale n’est pas la résultante d’un complot scénarisé dans les officines des services secrets occidentaux. L’économie-politique est le fruit de manœuvres tactiques savamment orchestrées et réorientées en fonction des réactions imprévisibles des puissances concurrentes ou alliées. Ces ajustements interviennent suite aux succès ou aux échecs enregistrés sur les différents théâtres de guerre, sachant que cette guerre permanente se métamorphose constamment prenant d’abord des aspects commerciaux, puis monétaires et financiers, puis politiques, puis diplomatiques et juridiques, et enfin sociaux avant de se transformer en affrontements militaires, phase ultime et incontournable de cette concurrence permanente entre puissances.

Ce qui distingue l’époque contemporaine (XXIe siècle) de l’époque moderne (XIXe et XXe siècles) c’est que l’organisation des alliances opposées qui s’affrontent sur le grand échiquier n’est plus simplement fondée sur l’adhésion de l’État-nation (donc du capital national) à l’une des factions belligérantes. Les camps se dessinent également – et surtout – à partir de l’enchevêtrement des marchés et des actifs d’immenses conglomérats corporatifs. Pour connaitre les alliés des États-Unis dans le camp Atlantique il ne suffit pas d’observer les déclarations courroucées des politiciens larbins européens répliquant à Donald le « dompteur de lions », non plus que de comptabiliser les pays membres de l’ALENA, du CETA ou du Traité Atlantique (OTAN). Il faut surtout faire le décompte des membres des conseils d’administration des immenses corporations internationales. De plus, il est judicieux d’analyser les échanges commerciaux qu’entretiennent ces différents partenaires corporatifs – à la fois alliés et concurrents – sur les marchés mondialisés. Enfin, le tableau des actionnaires croisés sur les marchés boursiers révèlera quelles corporations sont abouchées. Ainsi, l’Américaine Monsanto a été récemment avalée par l’Allemande Bayer, mais les deux immenses corporations sont détenues par "The Vanguard group", avec 7,27% du capital. La multinationale Vanguard group, est un fonds d’investissement tentaculaire, gérant plus de 5000 milliards de dollars d’actifs à travers la planète. Il est par exemple le premier actionnaire de la banque Goldman Sachs, de la firme Apple et de l’Allemande Bayer… comme le monde est petit… nous voici revenus à notre point de départ. (1) Ces liaisons incestueuses en disent davantage sur les liens qui attachent l’économie allemande et l’économie américaine que les offenses proférées par Donald Trump à Angela Merkel. De même, pour la « bromance » entre Emmanuel Macron et Donald Trump

Autre exemple, ce n’est qu’une question de temps avant que l’Ukraine, en faillite technique et entretenant la plus grande partie de ses échanges commerciaux avec la Russie, dépendante du gaz russe pour sa survie (tout comme l’Allemagne incidemment), retombe dans l’escarcelle de la puissance impérialiste russe. Évidemment, pour celui qui se sacrifie sur le front du Donbass au service d’un camp impérialiste ou d’un autre, la chose semble invraisemblable et elle retentit comme une trahison de la chair à canon.

La bascule

Tantôt en position de puissance montante, puis en position hégémonique, et ensuite en prostration déclinante, comme la Grande-Bretagne au XIXe siècle, les États-Unis se préoccupent à la fois des régions centrales de leur empire (Amérique du Nord et Europe), de son flanc oriental (Chine-Iran-Corée du Nord), de son flanc méridional (Afrique et Amérique du Sud), mais aussi de son flanc austral (Russie). Simultanément, l’empire du capital doit aussi manager son aile gauche, dite « progressiste-populiste » (les colombes dans le jargon des chiens de garde médiatiques) et gouverner son aile droite « réactionnaire-populiste » (les « faucons » néolibéraux dans le jargon des courroies de transmission médiatiques). 

Ces temps-ci, les experts ont pour mission de couvrir l’aile gauche de l’armada américaine en détresse. Observons cet article de James Georges Jatras sur Mondialisation.ca : « (en Iran) au lieu d’un Singapour 2018, nous pourrions assister à une répétition de la préparation de l’Irak 2003. Tant de gens qui battaient les tambours de guerre contre l’Irak sous la direction du président George W. Bush jouent le même rythme pour l’Iran. Il est significatif (…) qu’Israël et l’Arabie saoudite, les deux États étrangers qui exercent un contrôle quasi total sur la classe politique à Washington, souhaitent vivement que les États-Unis s’occupent de leur problème iranien à leur place. Même l’idée farfelue d’une « OTAN arabe » a été relancée. » (2)

Lors du Sommet de Singapour (juin 2018), nous avions expliqué les visées de la contre-offensive chinoise en Corée où les États-Unis enlisés sont tombés dans le piège tendu par Pékin. (3) La manigance chinoise dans l’affaire coréenne est de celles qu’aucun complotiste ne pouvait anticiper tant la réalité dépasse la fiction. Vous aurez noté au passage la fadaise de James Jatras assignant le contrôle de la politique américaine aux larbins israéliens, ces mercenaires encerclés dans leur base militaire américaine au Levant. Rappelez-vous que ce sont une centaine de corporations, ayant un chiffre d’affaires équivalent à Israël, qui contrôlent l’économie et donc la politique américaine.

Le projet de ressusciter l’OTAN-arabe sous la botte israélienne est de la même eau frelatée. Elle constitue un aveu d’impuissance de l’ex-superpuissance dans cette région que les États-Unis se sont résignés à partager avec la nouvelle force montante au Levant, le vainqueur du martyr syrien. Par la constitution de l’OTAN-arabe, sous commandement israélien, les Américains espèrent conforter, encadrer et resserrer les liens du dernier carré de leurs affidés dans cette contrée, avant de se partager la région avec Vladimir le nouveau champion… (4)

Si le Kremlin, trop gourmand, refusait ce nouveau partage l’analyste menace l’Iran des foudres de Mad-dog-Matis le prototype du « faucon » hystérique – un épouvantail que le clan Trumpiste a imposé pour intimider les États récalcitrants dont l’Iran. Nous verrons bientôt que l’Iran – poussée dans le camp russo-chinois – n’entend pas s’en laisser imposer ni par Mad-dog-Matis ni par Bimbo-Pompeo. Ainsi encadré Donald a hérité du rôle de modérateur. Le chroniqueur Jatras propose ensuite : « Écoutez les discours de Trump et vous découvrirez que cette proposition – (un ordre tripolaire – dans lequel Russie, Chine et États-Unis assumeraient la responsabilité de maintenir la stabilité dans leurs zones d’influence respectives) – se cache derrière la politique étrangère (…). » Trump a déclaré : « Vous savez… il y aura un moment où nous ne pourrons plus le faire (maintenir notre hégémonie) », a-t-il dit à Haberman et Sanger en 2016, en parlant des engagements de l’Amérique envers ses alliés. « Vous savez, quand nous avons conclu ces accords, nous étions un pays riche… avec une très forte capacité militaire, à bien des égards. Nous ne le sommes plus. (…) La seule réponse acceptable, a-t-il dit est de se débarrasser de ces engagements envers l’étranger et de se concentrer plutôt sur la « restauration » des capacités d’autodéfense du pays par le biais d’un renforcement massif de ses forces de combat. » (5) Quelle lucidité pour un politicien « imprévisible » (sic)  ! À la lumière de ces aveux non sollicités, on comprend mieux les allusions de Vladimir Poutine qui suggérait récemment qu’Israël pourrait bientôt être largué par le soi-disant « État profond » yankee. (6)

Un nouvel « équilibre » tripolaire temporaire

Quels indices nous fournissent les évènements récents au Moyen-Orient pour en conclure à ce réalignement des alliances inter-impérialistes ? Le premier indice est évident, le pétrodollar a du plomb dans l’aile, les taux d’intérêt sont en hausse ce qui aura pour effet de ralentir la dépréciation du dollar, mais aussi de réduire la demande sur les marchés, de paupériser les salariés surendettés, de provoquer une dépression économique et entrainer un grave krach boursier.

Déjà les alliés européens de l’Amérique prennent leurs distances face à cette catastrophe annoncée et se préparent à larguer les amarres qui les rattachent à ce navire amiral en perdition, ce que le Royaume-Uni a compris, qui aimerait effacer le Brexit. Mais il semble qu’il soit trop tard pour ses vis-à-vis allemand et français.

Au Moyen-Orient le bilan des administrations américaines successives est catastrophique – loin de ce qui avait été réussi dans l’ex-Yougoslavie. L’Afghanistan n’est pas soumis et ne pourra nullement servir de base de guerre pour mener des raids contre les oléoducs russes en construction vers la Chine et autres infrastructures de la « Nouvelle Route de la Soie ». À moins que les talibans acceptent des contrats de mercenariat après un bon entrainement comme « djihadistes » (sic). Les négociations en cours avec les talibans ne sont pas encourageantes de ce point de vue. L’Irak est maintenant parti de la sphère d’influence de l’Iran, ce qui n’a jamais été souhaité par le Pentagone complètement dérouté et résigné. Les alliés saoudiens ont été mis en échec au Yémen et dorénavant le Détroit de Bab el-Mandeb est menacé tout autant que le Détroit d’Ormuz. La Turquie est poussée dans les bras de la Russie et s’éloigne de l’OTAN, le Liban est sous influence du Hezbollah et donc de l’Iran, la Jordanie rechigne de plus en plus à jouer les bases arrières des mercenaires pseudo djihadistes sponsorisés par l’Occident. Les troufions israéliens commencent à comprendre qu’on leur demandera incessamment de proclamer l’État palestinien-bantoustan-emmuré, adoubé par la « communauté internationale » (sic), et dont devront se contenter les pioupious de l’OLP. Et ils subodorent qu’on les abandonnera à leur sort au fond de la Méditerranée arabe. Quoiqu’elle ait engouffré des dizaines de milliards de dollars, la guerre de Syrie est un échec retentissant dont la Russie sort grandie. Le projet d’un OTAN-arabe, ne vise assurément pas à attaquer l’Iran, comment ces minables Saoudiens, mis en échec par des partisans sous-équipés, pourraient-ils songer à affronter l’irascible Iran des Gardiens de la Révolution ? Et du côté de l’Iran, après des velléités guerrières, comme à l’accoutumée, Donald Trump s’est dégonflé et il invite maintenant Hassan Rohani à des pourparlers empressés, quel homme prévisible ! (7)

Effectivement la carte de l’économie-politique mondiale se redessine sous nos yeux. Il se prépare un affrontement gigantesque qui cette fois mettra aux prises ces oligarques de tout bord face au prolétariat international de toute race et de toute ethnie, au-delà des divisions nationalistes chauvines entretenues par les bobos de la gauche et ceux de la droite cooptées.

 

Notes

  1. http://www.liberation.fr/checknews/2018/08/21/quels-sont-les-actionnaires-de-monsanto_1672639
  2. https://www.mondialisation.ca/la-nouvelle-etape-contre-liran-indiquera-t-elle-lavenement-de-lere-des-trois-grands-ou-du-debut-de-la-troisieme-guerre-mondiale-un-point-de-vue-original-sur-la/5627151
  3. L’énigme coréenne http://www.les7duquebec.com/7-au-front/lenigme-coreenne/ 
  4. http://sayed7asan.blogspot.com/2018/08/vladimir-poutine-letat-profond.htmlhttp://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/letat-profond-americain-est-pret-a-sacrifier-israel/
  5. https://www.mondialisation.ca/la-nouvelle-etape-contre-liran-indiquera-t-elle-lavenement-de-lere-des-trois-grands-ou-du-debut-de-la-troisieme-guerre-mondiale-un-point-de-vue-original-sur-la/5627151 http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/otan-arabe-quels-objectifs-debat/
  6. https://www.mondialisation.ca/la-nouvelle-etape-contre-liran-indiquera-t-elle-lavenement-de-lere-des-trois-grands-ou-du-debut-de-la-troisieme-guerre-mondiale-un-point-de-vue-original-sur-la/5627151
  7. http://www.france-irak-actualite.com/2018/08/trump-va-t-il-se-casser-les-dents-sur-l-iran.html
    http://sayed7asan.blogspot.com/2018/08/vladimir-poutine-letat-profond.html


56 réactions


  • cyborg 24 août 2018 19:25

    La mort de la Mort mettra tout ce beau monde métisse (Krupp-Golman-Sachs) d’accord sur le dos des souchiens multiethniqués.
     
    Même très polymorphe, le capital de Rothschild n’a pas de porte-avion en nom propre smiley
     
    Il lui faut sa coquille de Bernard l’Hermite idéologique, religion, nation, empire, elles sont cassées, écologie, féminisme, anti-spécisme, anti-racisme, ethno-centrisme, véganisme et autres gochonismes, ridiculement naines...
     
    Et puis les concurrents, devenus monopoles marxistes mondialistes, GAFA, ont déjà fait un bon pas vers l’oligarchie métisse nomade en jet du haut, écrasant les multiethnqués nomades en diesels du bas. Et les banques seront bien gardées par les bites-à-beurettes et leurs « chances » (Mélenchon et ses colons)
     
    Et colon toi-même, arrête de massacrer les bébés souchiens dans leurs tipis ! :->


  • samy Levrai samy Levrai 24 août 2018 19:28

    article intéressant deux choses m’ont gêné : 

    Le RU qui aimerait annuler le Brexit & les pseudo djihadistes qui sont plutôt des pseudo rebelles

    • cyborg 24 août 2018 19:53

      @samy Levrai
      Les barbus sont les seuls révolutionnaires de notre époque, mais des visiteurs revenus du moyen-âge (c’est d’ailleurs pourquoi ils sont de vrais révolutionnaires, même si Mahomet était marchand peu de chance que Krupp fasse des études d’Ayatollah pour pouvoir diriger le monde).
      Évidement ils sont des ennemis improbables et pratiques pour le capitalisme (sans parler du transhumanisme). Un barbu vaut 100000 khmers verts pour faire peur.
       
      Logiquement le Brexit et Trump inciteraient à la formation du Hinterland (Allemagne-Russie alliées) et les gochos mondialistes démocrates affirme qu’ainsi Trump est agent de Poutine.
       


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 août 2018 20:21

      @cyborg



      L’avenir dira si j’ai raison dans ma projection….. suffit d’attendre que l’Europe ait bien fait comprendre à la GB qu’elle ne peut jouir des avantages de l’UE sans en souffrir les inconvénients comme les autres l’acceptent et la GB se trouvera un truc pour reculer et réintégrer l’UE ON VERRA BIEN

      Faux djihadistes car tous ces mercenaires - ex-chomeurs désoeuvrés sans bien être social ou assistance = donc affamé n’ont pour la plupart rien à voir avec le djihad dont on les affuble 


      Robert Bibeau



    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 août 2018 20:43

      @Robert Bibeau

      Il me semble qu’ils s’ent afflubent eux mêmes.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 août 2018 20:54

      @Aita Pea Pea

      Comment sais pas parler la France...sniff


    • egos 24 août 2018 21:16

      @Robert Bibeau

      « la GB se trouvera un truc pour reculer .. » 

      Piste à explorer, 

      quoique, si la GB se voit parfois éjectée, 
      cette propension n’appartient pas à la mentalité, psychologie ou histoire de ce peuple, 
      et de ses diverses aristocraties.

      La classe politique britannique, désarçonnée momentanément par le résultat inattendu du référendum (Brexit) trouvera bien les moyens de rebâtir un ensemble économique et financier autour du pôle Mer du Nord, Baltique, Europe Centrale, 
      pôle dépouillé de son carcan politico-adminisntratif Bruxello-Strasbourgeois et son appendice de Frankfort-am-Main.

      Sous un nouveau label (l’actuel étant discrédité) et pavillon crystal- pure (entendez par là libéral-intégriste) et lexfiltré des technocrates (oh combien méprisés) européens, des bizarreries linguistiques coûteuses ainsi que des langues officielles rivales.

      « Take me » est une variante du jeu d’échecs appréciée en UK.



    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 août 2018 21:27

      @egos



      Vous vivez dans le passé exactement au XIXe siècle monsieur 

      Voyez les négociations désespérées qui se déroulent sur la place publique et où l’ex-fier-Albion quémande des avantages de l’Union alors qu’elle prétend vouloir la quitté… pour se réchapper 

      La City perd ses joueurs et les USA ne sont plus en mesure de compenser. L’économie allemande fait deux fois à elle seule l’économie britannique sur-endetté.. et sachez que l’Europe Baltique - europe Centrale sont des chasses gardées ALLEMAGNE - RUSSIE COMME IL en fut lors de la 2e guerre et de la première mais la Grande-Bretagne n’est aujourd’hui que l’ombre de elle-même et les USA comme le dit Donald trump ne sont plus en mesure d’aider ses alliés et ne peut que tenter de les dépouillés 

      Nous sommes en 2018 et le titre de mon article est bien LA NOUVELLE ÉCONOMIE-POLITIQUE IMPÉRIALISTE 

      mERCI pour votre post monsieur 

      Robert Bibeau
       



    • egos 24 août 2018 22:46

      @Robert Bibeau


      Karl Marx également vivait au XVII ème siècle et les théories qu’il a assemblées sont encore plus anciennes,
      ou antiques, si vous préférez.

      Ce qui n’empêche pas qu’elles servent encore de grille le lecture ou d’interprétation de/à chaque époque de l’histoire contemporaine.

      Un axe central perdure : une vision eschatologique du monde et de l’humanité, 
      quasi mystique.

      Et si l’histoire ne se donnait aucune fin, 
      que de nouveaux empires , de tt temps,
      en chassassent d’autres, ces derniers épuisés par leurs propres tailles, poids et fractures,

      que le capitalisme ne soit en définitive qu’un rapport (de puissance, transformation & destruction) à la nature donc à l’homme lui même ?

      Vos prophéties n’adviendront point, 

      une nouvelle classe dominante émergera et définira les modalités de sa relation au monde en fonction des circonstances matérielles prévalant à sa prise de pouvoir (ceci inclut également les données endogènes ou exo. psycho-sociologiqueslogiques, l’état de développement des techno-sciences ainsi que celui des ressources environnementales)

      S’agissant d’un basculement de nature qualitative, le nombre et la masse seront à nouveau dépassés.

      Cher Mr Bibeau, 

      à chacun sa boule de cristal et sa part d’imaginaire.

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 août 2018 23:01

      @egos



      vOUS AVEZ RAISON 

      Je crois que l’évolution des modes de production tend vers l’universalisme social - collectif d’après ce que j’observe dans le passé et donc tend vers la disparition des classes sociales mais il est possible que je me goure et qu’une nouvelle classe sociale hégémonique remplace l’existante et alors la libération de la classe opprimée resterait à l’ordre du jour mais dans ce cas ce sera la job comme on dit au Canada des prochaines générations 

      Pour l’heure laissez-moi rêver de l’éradication du mode de production capitaliste 

      Merci pour votre post 

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com



    • samy Levrai samy Levrai 24 août 2018 23:04

      @Robert Bibeau
      Je crois que tu trompes sur le Brexit et surtout sur les avantages de l’UE, que sont ils ? qu’est ce que l’UE ? qui dirige l’UE ? 

      Prenons par exemple la Norvège ou même la Chine ou le Zimbabwe, tu crois que le RU sera plus mal traité que ces pays par l’UE ? C’est pourtant open bar pour la toute planète l’UE et c’est meme marqué dans la « constitution »
      j’ai plutôt constaté que l’UE apporte depuis le debut , chomage, austerité, detournement des richesses des pauvres et des classes moyennes vers les très riches, liberté du loup dans le poulailler, desindustrialisation, guerres permanentes, terrorisme...
      Donc non le RU une fois sortie ne voudra surement pas revenir dans ce machin que tous les peuples rejetent en Europe, chaque referendum tourne au fiasco, il est même interdit d’en faire dorénavant...
      D’autant que le RU est contributeur net il économise une dizaine de millards par an , c’est l’UE qui va etre en defaut de paiement si le RU ne paie pas sa cote part sur l’exercice fiscale, le RU lui gagnerait quelques 40 milliards avec un Brexit dit dure . .. qui a donc intérêt à un accord ? 

      Si c’est si cool pourquoi personne n’en voudrait plus de l’UE ? ne me parle pas de sondages bidons, sinon pourquoi la question n’est elle pas posée aux nations pour clore le débat une fois pour toute chez nous ? je te rappelle qu’en 2005 cette constitution (UE) a été rejetée avec une belle majorité et que depuis aucun parti ne veut en sortir, le seul qui le veut est interdit de medias.

      djihadistes pas docteurs en Islam... il n’ont surtout rien a voir avec des rebelles, comme tu dis des mercenaires.

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 août 2018 23:34

      @samy Levrai



      Tu es un DÉMOCRATE - ÉLECTORALISTE et tu crois probablement que le peuple à le gouvernement qu’il mérite et autres balivernes nationalistes et tu crois que ceux qui contrôlent l’économie se préoccupe de l’avis et du bien du peuple. 

      Ce n’est pas en France qu’il y a eu un référendum rejetant l’UNION ?? Et la France est toujours dans l’Union NON ??? 

      La question n’est nullement de savoir ce que veut le peuple britannique ou français ou autre 

      La question est quels avantages l’UNION apportent aux capitalistes de la CITY  ?? Si ces avantages sont moins grand que les inconvénients alors il y aura BREXIT 

      Je ne philosophe pas avec toi ou les autres faiseux de politique - j’observe que le BREXIT VOTÉ LE Royaune-Uni traine à le concrétiser et que de nombreuses compagnies ont commencé leur déménagement de l’autre côté de la Manche OU SE TROUVE UN MARCHÉ DE 400 MILLIONS DE CONSOMMATEURS 

      Rien à foutre de la Chine de la Norvège ou du Zimbabwe dans cette simple observation empirique que Londrs hésite à s’emparer des immenses bénéfices qu’apporteraient alors que les colossales firmes allemandes seront décotées et déplacées (en terme d’actifs boursier vers la bourse de Francfort) Peux-tu comprendre je ne discute pas ici de tes fantasmes mais de monnaie et d’actifs boursiers bien comptés de quoi vie la CITY 

      Prouve moi que la CITY sera enrichi par son retrait BREXIT donne moi des chiffres et je me tais aussitôt devant l’évidence de tes statistiques et je change de position 

      En passant je n’ai jamais parlé e sondages EFFECTIVEMENT BIDO TU AS RAISON COMME LES ÉLECTIONS INCIDEMMENT 

      ROBERT BIBEAU ÉDITEUR HTTP ://WWW.LES7DUQUEBEC.COM 


    • samy Levrai samy Levrai 25 août 2018 00:05

      @Robert Bibeau
      J’aime ta reponse, je la trouve intelligente et fine.

       la city existait avant l’UE et existera encore après et qu’elle ne se coupe pas d’un marché de 400 millions de consommateurs puisque comme je te le disais, personne n’est coupé de ce marché, et que l’article 63 du TFUE interdit d’interdire les mouvements de capitaux dans l’UE et dans les pays tiers. nous sommes en UE en concurrence directe avec le monde entier pourquoi le RU aurait il droit à traitement différent ? Nous lisons plutôt dans les journaux que le RU va beaucoup mieux que nous pas que tout le monde le fuit. Depuis le vote qui devait ouvrir les portes de l’enfer des le lendemain avec effondrement de la tour de Londres , attaques extra terrestres,et autres catastrophes financières, il ne s’est rien passé... Nous sommes à 217 jours de la sortie de plein droit du RU de l’UE par l’application de l’article 50, je ne vois aucune panique.
      Je trouve que tu as tort de balayer le pouvoir des peuples aussi facilement, meme si c’est presque toujours les lampistes qui prennent.

    • Legestr glaz Ar zen 25 août 2018 09:32

      @Robert Bibeau

      Ce qu’il faut noter, et ce qu’il faut retenir, c’est que l’Union européenne a posé un principe de base, auquel elle ne déroge pas, c’est celui de la « libre circulation ». Libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. 

      Il convient donc de noter que la « libre circulation des capitaux » est la règle dans l’U.E. C’est inscrit dans les traités.

      Alors, que la Grande Bretagne soit ou pas dans l’UE, cela ne changera strictement rien pour la « City » ! Du point de vue de la circulation des capitaux, il s’entend. En revanche, « l’abus de position dominante » est interdit dans l’UE et un pays « souverain » peut dépasser cette interdiction, n’est-ce pas ? 
      La libre circulation des capitaux est effective, dans l’UE, entre pays membres et entre pays membres et Etats tiers. La Grande Bretagne devenant un Etat tiers, la libre circulation des capitaux n’en sera pas affectée. 

      J’avais écrit un article sur AV concernant la fusion des bourses de Londres et de Francfort. L’Union européenne avait « refusé » cette fusion pour des raisons « d’abus de position dominante ». Et bien, une fois la GB sortie de l’UE, personne ne pourra plus s’opposer à la fusion des bourses de Londres et de Francfort, parce que le siège social sera en G.B, hors UE ! Bruxelles n’aura plus la main sur cette affaire !

      Il est donc possible (probable ?) que la City sorte « enrichie » du Brexit. La fusion des bourses de Londres et de Francfort pourra se faire et un « monstre » financier verra le jour. ! Quelques mois à attendre et nous en aurons le coeur net. 



    • egos 25 août 2018 13:33

      @Robert Bibeau


      Là (votre conclusion) tient l’essentiel,

      ne jamais se soumettre aux évènements et circonstances,quoi qu’il en coûte

      à vous lire prochainement

      egos

    • Alren Alren 25 août 2018 14:08

      @Robert Bibeau

      J’ai bien aimé vos analyses sauf la conclusion et votre éternelle illusion d’un "grand soir« du »prolétariat internationalisé" qui n’aura jamais lieu.

      Les talibans d’Afghanistan ne se lanceront pas dans des attaques contre les oléoducs russes et les voies de communication de la route de la soie pour plusieurs raisons :

      - Tout d’abord la puissance de l’armée russe, ses nouveaux équipements leur occasionnerait des pertes insupportables. Ils le savent depuis que leurs homologues se sont fait rosser en Syrie.

      Les USA ne pourraient plus se permettre ouvertement de les équiper et de la conseiller comme ils l’ont fait contre les soviétiques.

      Clairement, ils s’entendent assez mal avec leurs voisins du Pakistan et ne peuvent espérer de soutien de ce côté-là. D’autant que le Pakistan a certainement pris conscience des mutations de puissances qui s’opèrent actuellement dans le monde.

      - Ils ne sont pas les maîtres de l’Afghanistan. Ils sont capables de commettre des attentas sanglants, de contrôler des régions mais pas le pays entier ni Kaboul. Une aventure hors des frontières affaiblirait trop leurs forces dans le pays.

      - Les oléoducs et la Route de la Soie irrigueront de richesses toutes les zones traversées. Et s’ils espèrent toujours devenir les maîtres de l’Afghanistan, ils auraient tort de se priver de ses retombées financières alors. Surtout si une lutte internationale sérieuse est menée contre la production d’opium, les privant de leur principal revenu.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 août 2018 17:26

      @Ar zen


      Vous avez raison - peu importe que ce soit écrit dans la constitution de l’UE et dans celle de la Grande-Bretagne - LA LIBRE CIRCULATION DES CAPITAUX  est la règle sous le mode de production capitaliste à son stade mondialisée (impérialiste disions-nous auparavant) 

      Donc BREXIT ou pas  BREXIT ca ne change rien - De même pour les transferts de capitaux et l’interpénétration des actifs des multinationales américaines - USA - canadiennes - brésiliennes chinoises ou japonaises qui n’ont pas fait BREXIT et ne le feront pas mais font business avec l’UE 

      Conclusion - la question de la libre circulation des capitaux n’est pas pertinente pour traiter du Brexit.

      Reste votre hypothèse de mega-fusion entre les bourses  CITY - Francfort que le Brexit rendrait possible selon vous car expulsant BRUXELLES du décor. C’est oublié monsieur que BRUXELLES  est aux ordres du capital allemand hégémonique en UE et que si Bruxelles s’est opposée à cette fusion qui aurait castrer le capital Allemand c’est que Berlin ne l’a pas voulu.

      À ce que je sache une fois le BREXIT conclu - Francfort sera toujours une ville allemande sous la botte du capital Allemand qui n’aura toujours pas intérêt à se laisser castrer par la CITY 

      Conclusion : avec ou sans BREXIT le projet de fusion des deux bourses n’avancera pas d’un pas tant que le capital allemand n’y trouvera pas un avantage ce qui ne sera pas demain la veille 

      Au cas où vous ne le sauriez pas le capital Allemand est de plus en plus à couteaux tirés avec le capital étatsunien et ça c’est le facteur déterminant dans cette problématique 

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 août 2018 22:22

      @Alren



      Je suis assez d’accord avec toi sur tes observations et tu peux ajouter que les talibans n’ont aucune ambition de s’étendre hors d’Afghanistan c’est une secte religieuse qui regroupe des tribus féodales qui ne veulent ni n’attendent rien de l’Occident et c’est bien la raison pour laquelle les USA sont encore la-bas ne parvenant pas à corrompre et s’attacher un clan - et ses seigneurs de guerre acceptant de faire la job vers le territoire russe et kazakstan Ouzbékistan etc.



    • Legestr glaz Ar zen 26 août 2018 07:34

      @Robert Bibeau

      Nous aurons la réponse à notre différence de vue dans 215 jours à compter d’aujourd’hui. 

      Ce que ne supporte pas l’analyse dans votre commentaire c’est que vous ne prenez pas en compte le fait que la fusion des bourses de Londres et de Francfort était bien sur les rails, mais que c’est l’U.E qui a refusé celle-ci, et non le capital allemand. Le projet de fusion était tout à fait abouti. Sans les règles européennes sur l’abus de position dominante, l’affaire était entendue. Vous ne le prenez pas en considération et faîtes comme si cela n’était qu’un vague projet encore à l’examen. 

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 26 août 2018 19:07
      @Ar zen

      Un projet n’est qu’un projet tant qu’il n’est pas concrétisé - réel - réalisé 

      Avant l’une des deus parties peut toujours invoquer ou faire agir un tiers pour le sortir du pétrin 

      Tout cela n’a pas vraiment d’importance dans le cadre de la géopolitique internationale où l’UE n’est qu’un appareil bureaucratique au service du grand capital européen voilà la chose importante à retenir 

      Et ceux qui prèche la lutte contre l’UE en faveur du capital national n’ont rien compris à l’économie-politique du capitalisme 

      Robert Bibeau Rendez-vous dans 214 jours je vous y attend 



    • Legestr glaz Ar zen 26 août 2018 23:37

      @Robert Bibeau

      Ce que je dis, et que vous ne voulez pas prendre en compte, c’est que le projet était totalement concrétisé. C’est l’Union européenne qui l’a fait retirer et non ceux qui l’avait porté sur les fonds baptismaux. 

      Et je ne prêche pas la lutte en faveur du capital, je prêche la lutte pour une juste répartition de la richesse produite. Et puis, si vous y réfléchissez, quels pays n’appartiennent pas aujourd’hui au système capitaliste ? Je n’ai aucun exemple, en avez-vous ? Je prône la mise en place d’une Constitution qui protège le peuple, qui donne toute sa puissance au peuple. 
       

  • leypanou 24 août 2018 19:29
    L’Irak est maintenant parti de la sphère d’influence de l’Iran, ce qui n’a jamais été souhaité par le Pentagone complètement dérouté et résigné : je ne pense pas que ce soit déjà fait.

    En tout cas, d’après l’analyste Elijah Magnier ici, il faut attendre la formation du nouveau gouvernement irakien pour savoir où çà va pencher et encore.

    Quant au prolétariat mondial qui va affronter l’oligarchie, je vois surtout des hordes de migrants qui déferlent en Europe espérant avoir des miettes de l’Occident, en ayant assez de survivre dans leurs propres pays : ce ne seront certainement pas eux qui vont affronter l’oligarchie ici ; au mieux ils feront partie du lumpen-prolétariat, classe réactionnaire par essence.

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 août 2018 20:27

      @leypanou



      L’élection irakienne la xe depuis l’invasion ne règlera RIEN puisque l’IRAN ne le souhaite pas - car la situation présente lui permet de mener sa politique d’un bout du croissant à l’autre. Un gouvernement indépendant serait une épine dans le pied - un gouvernement chambranlant est un atout pour Téhéran pour l’instant 

      NON les bobos ont beaucoup de mépris pour les prolétaires importés mais ce seront de vaillants soldats de la Révolution mais attendez qu’elle soit déclenchée d’ici là comme tout le monde ils se battront pour leur survie. 

      Merci de votre post

      Robert Bibeau 

  • Arthur S Dr Faustroll 24 août 2018 20:48

    Analyse intéressante et non conventionnelle qui a le mérite de proposer d’autres pistes à explorer en s’appuyant sur des faits comme le croisement des intérêts des porteurs d’actions des grands groupes transnationaux.


    Mais l’auteur n’évoque pas les flux financiers de prêts, endettements, emprunts entre états et banques privées, et cela se comprend car les intéressés se donnent justement beaucoup de mal pour rendre tout ça opaque.

    Il est clair que le centre de gravité est en train de bouger, mais les véritables donneurs d’ordres ne sont pas positionnés à tel ou tel endroit du navire. Ils ont des dépôts et des relais partout. Leur réseau n’est pas une toile d’araignée ayant pour fonction de tout faire converger vers le centre où se tient le prédateur. C’est un maillage dans lequel la perte d’une connexion est prise en charge par une multitude d’autres itinéraires possibles sans douleur et prennent le relais pendant la réparation des dégâts. Les « crises » ne sont pénibles que pour les fourmis ouvrières qui vivent là où la galerie est hors d’usage. 

    Après la seconde guerre mondiale, on s’est aperçu que c’étaient les mêmes banquiers qui avaient financé les efforts de guerre nazi et américain. Ils ne mettent jamais tous leurs ouefs dans le même panier et les éclosions compensent les pertes. Ils ont été grondés, pas condamnés et cotinuent les mêmes pratiques : pour prêtre aux Etats-Unis, la Chine emprunte aux banquiers américains qui estiment qu’il s’agit d’un pays d’avenir et pratiquent à son égard un taux d’intérêt inférieur à celui qu’ils demandent à l’état américain qu’ils estiment porteur de risques.

    Etonnant, n’est-il pas ?

    Alors, même si l’hégémonie américaine en a un coup dans l’aile, les mêmes causes produisent les mêmes effets et ce ne seront pas les peuples qui seront bénéficiaires. Sauf s’ils se réveillent et cessent de déléguer leurs pouvoirs à des « représentants » corromppus.

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 août 2018 21:16

      @Dr Faustroll

      L’auteur ne souhaitait pas puisque ce n’était pas le focus de son article traiter de la DETTE - ce procédé que le système a généré (je n’ai pas écrit les banquiers ont inventé = j’ai écrit que LE SYSTÈME A GÉNÉRÉ COMME UN VIRUS) afin de palier aux manques de pouvoir d’achat des consommateurs-travailleurs. Nous avons déjà dans d’autres articles largement traités de cette question de la DETTE - souveraine ou\et privée.

      Je ne m’attendais pas recevoir la visite d’un complotiste cependant et je ne suis pas d’accord avec votre présentation dont je présente ici la substance : 

       « mais les véritables donneurs d’ordres ne sont pas positionnés à tel ou tel endroit du navire. Ils ont des dépôts et des relais partout. Leur réseau n’est pas une toile d’araignée ayant pour fonction de tout faire converger vers le centre où se tient le prédateur. C’est un maillage dans lequel la perte d’une connexion est prise en charge par une multitude d’autres itinéraires possibles sans douleur et prennent le relais pendant la réparation des dégâts » THÉORIE complotiste par excellence ou tout est prévu - planifié y compris les bévues - erreurs qui sont voulues et où l’effondrement du système est souhaité par ceux-mêmes qui périront de son effondrement savamment préparé. 

      FAUX - Totalement faux - une crise économique comme celle de 1929 n’est pas du tout planifiée et souhaitée par un comité central de donneurs d’ordre dont 90 % feront faillites au cours de l’opération alors que les 10% restants ne sont absolument pas assuré de sauver leur peau ni leur système économique que le prolétariat pourrait bien finir par comprendre que c’est le système qui est déficient peu importe la clique au pouvoir 

      Une crise est générée par le système dans son fonctionnement primal et fondamental = personne ne peut l’empêcher - tout juste l’anticiper - et une crise constitue une régression inévitable que les milliardaires ne souhaitent pas même s’ils font AVEC ne pouvant l’éviter - ne leur reste qu’a en tirer parti si possible en espérant que le système ne s’effondra pas (voir notre article sur Rotschild sur les 7 du Quebec.com) et chacun sauve sa peau ET LE FAIT QU’UN SNORRO SAUVE SA PEAU NE SIGNIFIE PAS QU’IL A SOUHAITÉ ET ORGANISÉ CE POGRUM CONTRE LES RICHES.

      Il est vrai que le prolétariat souffre infiniment pendant ces guerres et encore plus la prochaine nucléaire qui ne sera pas souhaité mais aura lieu quand même - généré par le système 

      Merci pour votre post vraitroll 


       

    • Passante Passante 24 août 2018 21:20
      @Robert Bibeau

      c’est grave votre conclusion...
      si ce danger se tient à l’écart depuis 73 ans
      quel est donc le facteur (système) qui changerait soudain cette équation ?

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 août 2018 21:46

      @Passante



      excellente question MERCI 

      le facteur - FONDAMENTAL - C’est qu’un mode de production - quel qu’il soit ne disparait JAMAIS avant d’avoir produit - généré - engendré toutes les forces productives qu’il est capable d’organiser - administrer - rendre effective - et les rapports de production qui s’ensuivent.

      Pour n’avoir rien compris à cette loi d’économie politique le Grand Lénine a tenté de mener une RÉVOLUTION SSOCIALISTE dans un pays arriéré qui devait d’abord sortir du féodalisme - vivre son cycle capitaliste puis aspiré ensuite à la création d’un mode de production communiste QUI SOIT DIT EN PASSANT NE SERA JAMAIS DANS UN SEUL PAYS - IL SERA MONDIAL OU IL NE SERA PAS NOUS EN SOMEMS RENDU LA 

      Conclusion : les bolcheviques et Staline ont construit le capitalisme d’État (appelé socialisme la bas ) en Russie et aujourd’hui la Russie rebaptisée capitaliste est mure pour la révolution prolétarienne avec une classe prolétarienne imposante - qualifiée - instruite - exploitée et paupérisée. MAINTENANT LES CONDITIONS SONT MURES EN RUSSIE 

      EN USA, en Europe, en Amérique, en Chine - en Inde du développement est encore nécessaire des zones sont encore tribales-féodales en Afrique ca dépend des pays - c’est très inégal en Amérique latine c’est mur dans un pays comme le Brésil 

      La prochaine crise qu’aucun capitaliste n’appelle de ses vœux contrairement à ce que dise les complotistes - sera terrible et jettera des milliards de gens dans l’indigence - la misère - la famine - les radiations nucléaires et j’en passe 100 fois pires que la Seconde guerre et alors ceux que vous voyez passifs - qui n’ont aucun pouvoir de toute façon - même les riches ne peuvent enrayer la roue de l’histoire - alors les damnés de la Terre se lèveront debout car ils n’auront aucune alternative et ils éradiqueront les riches et les complotistes (pas les bobos cependant qu’ils rééduqueront car ils sont particulièrement déficient mais pas méchant ces petits-bourgs et les féministes à gogo) 

      Les communistes n’auront qu’a se mettre à la remorque de la classe et la boucler de préférence ils ont assez merder 

      Robert Bibeau 

    • Passante Passante 24 août 2018 21:53
      @Robert Bibeau

      votre réponse me convainc assez, quoiqu’en bonne logique marxiste
      beaucoup aimé la phrase :
      et aujourd’hui la Russie rebaptisée capitaliste est mure pour la révolution prolétarienne
      mais si je comprends bien les radiations viendraient des centrales soudain abandonnées un peu partout du fait de la crise...

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 24 août 2018 23:06

      @Passante



      Elles viendront surtout des bombes à neutrons qu’ils se lanceront mutuellement alors que nous ne servirons que de chair à canon 

      Qui a fait la guerre des tranchées ?? Les poilus ! Ont-ils bénéficiés de leur sacrifice ?? NON en 19129 la pire crise économique s’abattaient sur eux et en 1939 ils remettaient ca 


      et il en sera ainsi tant que nous n’aurons pas éradiquer leur système économique obsolète - à bout de souffle 

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com



    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 24 août 2018 23:14

      @Robert Bibeau

      Merci de m’apprendre que je dois bouffer du sel iodé.


    • cyborg 25 août 2018 10:22

      @Robert Bibeau
      Ne prenez ps Lénine pour un andouille, il savait très bien que l’URSS ne correspondait pas au schéma de Marx (l’empire du tsar repeint en rouge).
      Et Staline aussi, d’où sa « dialectique matérialiste inversée », il ne faut plus chercher à être intelligent subjectivement pour changer le système matériel objectivement, il suffit juste de pousser le système matériel objectif dont le mvmt est en lui-même intelligent puisqu’historique smiley et le subjectif suivra... (c’est rigolo qd on y pense, et moins con que le fatalisme mécaniste des marxistes benêts de la 2nd et 3nd internationale, genre baisse tendanciel). Évidement ceux qui contrarient le mouvement matériel intelligent par immanence... poubelle en Sibérie, seule l’Histoire compte smiley
      Ce n’est pas le mode de production « matériel » des produits qui sera dépassé dans le capitalisme, c’est le mode de production « scientifique », le « général intellect », et c’est le transhumanisme qui rendre la Capital obsolète, l’Avoir pâlit face à l’Être immortel. l’Immortel n’ pas besoin de Porsche mais d’un Espace Vital potable.
       

       


    • cyborg 25 août 2018 11:13

      Et aussi, comme Staline n’avait pas le prestige intellectuel de Lénine, c’était plus pratique de dire que le système communiste matériellement était en lui même intelligent, suffisait de l’instaurer, pousser fort, et tout le monde deviendrait l’homme nouveau miraculé.
       
      ça avait sa logique et sa facilité.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 août 2018 17:48

      @cyborg

      Étant donné que vous faites un effort pour parler (écrire) de manière intelligible presque intelligente - je vais prendre la peine de répondre puisque enfin je comprends quelques unes de vos phrases 1) Je suis d’accord avec votre premier paragraphe sauf à propos de la baisse tendancielle = qui est effectivement une tendance observable et observée dans l’économie capitaliste avancée = MAIS qu’elle ne donnera pas par elle-même la Révolution prolétarienne je suis d’accord avec vous sur Lénine et Staline et la 3e = vous avez raison. (Oubliez la 2e de Mitterrand et du parti Travailliste SVP)


      2) A propos de cette phrase cependant : « Ce n’est pas le mode de production « matériel » des produits qui sera dépassé dans le capitalismec’est le mode de production « scientifique », le « général intellect » »  Vous êtes dans le champ complètement - scindant comme vous le faites la partie intellect et la portion physique du processus de production matérielle. De tout temps les muscles du corps et le muscle cerveau ont été mis à contribution pour concevoir les outils et les utilisés pour produire les biens matériels requis pour la reproduction de l’espèce FINALITÉ ULTIME DES MODES DE PRODUCTION QUI SE SONT SUCCÉDÉS 

      3) Que nous assistions à l’expansion des capacités mentales de l’humain collectif maintenant capable de produire des machines « intelligentes » pour transformer la matière afin toujours le même objectif ; assurer la reproducton élargie de l’espèce ne signifie nullement l’émergence d’un nouveau mode de production que l’on appellerait scientifique ou intellect ou intelligent 

      4) Ce soi-disant nouveau mode de production scientifique reste soumis aux rapports de production sociaux qui le bride et entrave son développement. Un exemple pratique. Parait que le moteur à eau a été inventé depuis un certain temps - il constituerait une alternative intéressante parait-il au moteur à essence polluant... LE PROBLÈME DE SA PRODUCTION NE SERAIT PAS TECHNIQUE - SCIENTIFIQUE - INTELLECT - MATÉRIEL ETC. mais simplement politique - administratif et économique en définitive (subjectif pour user de vos appellations) Le capital ne veut pas de cette solution pour le moment.

      Merci pour votre post monsieur 

       

    • cyborg 25 août 2018 18:47

      @Robert Bibeau
      Le grec antique se foutait de la production.
      Le féodal produisait des âmes sauvées (kate echon)
      C’est le capitalisme qui base tout sur la réponse aux besoins (19eme) puis les inventent (20e)
      Le « général intellect » est une expression de Marx (intelligence collective, c.a.d connaissances accumulées et apprentissage nécessaire, investissement supplantant celui de la machine)
      Le moteur à eau est une légende.
       
      « Une machine n’est pas plus, en elle-même, du Capital, que l’Or n’est, en lui même, de la monnaie » (1) (ex tribu indienne sud américaine) contredit
       
      « Au moulin à bras correspond la société féodale, au moulin à vapeur le capitalisme » (2)
       
      Il se mélange des fois les pinceaux en sachant pas quoi prioriser, subjectivation, objectivation, subjectivation de la « recollection » de l’objectivation.... (moi je dis 1 vous 2)
      Quand Marx dit « chacun selon ses besoins » il dépasse le pur productivisme pour le scientisme. En fait il dépasse le « désir » (incité) pour revenir au « besoin » (nécessaire), il dépasse le fétichisme de la marchandise et du désir, il fait le pré-socratique. Il remplace la Porsche par la Traban...
       
      L’Immortel roule en Traban  smiley


    • cyborg 25 août 2018 19:01

      @Robert Bibeau
      reste soumis aux rapports de production sociaux qui le bride et entrave son développement.
       
      L’Immortel roule en Traban
       
      veut dire que le Capitalisme bride la science en poussant la branlette consumériste inutile : c’est le physique quantique il y a un siècle qui a fait des progrès pas fesses-boucs qui est une application inutile de l’effet tunnel smiley
       
      Donc quand la science montre des possibilités (l’immortalité) de réponses à des besoins (la mort de la Mort un absolu) alors la production capitaliste et son inutile gaspillage de ressources (et de destruction de la Planète) devient obsolète. Donc c’est bien la « connaissance globale en réseau de l’Humanité », l’accumulation de savoir, qui élimine le capitalisme comme dit Marx. Même si la production n’est pas une super Porsche mais un élixir de Jouvence qui ne se vend plus.
       
      Le fétichisme de la marchandise, l’Avoir et son Dieu Argent jaloux d’Israêl , est dépassé par l’Être, et son dieu Prométhée, vrai dieu des grecs présocratiques (Vernant) cqfd.


    • cyborg 25 août 2018 19:10

      Les immortels sont des égaux, la mort grande démocrate consolant les pauvres disparaît (à la fin le riche meurt comme moi), la politique reprend ses droits (enfant 0) l’Espace Vital devient une priorité des besoins (surpopulation), la sécurité (l’immortel est encore plus narcissique), la communauté solidaire, la garde de fer de robots qui marche 4 par 4 dans la rue  ! smiley
       


  • Arthur S Dr Faustroll 25 août 2018 06:34

    Si ça vous amuse, continuez à m’affubler de tous les noms d’oiseaux que vous voulez : complotiste, anarchiste et même terroriste si vous voulez. Vous pouvez puiser dans le corpus élaboré par ceux que vous exécrez : ils en ont fabriqué des séries à l’usage de leurs journaleux.


    Il faudrait quand même revenir sur un point : celui du financement des guerres et la mobilisation des capitaux. Rien ne se perd et rien ne se crée. Vous insistez à juste titre sur deux dates : 1929 et 1939. Le krach boursier de 29 a en effet provoqué une tempête économique dont les plus pauvres ont été les principales victimes, mais d’autres également. Pour autant, vous semblez mettre dans le même sac des victimes les spéculateurs qui amassent des richesses sans produire mais en jouant simplement à la hausse ou à la baisse. Pour stopper la réaction en chaîne provoquée par le krach de 29, Roosevelt les Keynésien a lancé le « new deal » à coups de grands travaux en mobilisant le fruit des impôts de ceux qui pouvaient encore en payer. Les disciples du réformisme expliquent que c’est ce plan qui a remis en selle l’économie. Mais ce n’est pas vrai. Ceux qui auraient du financer ce plan et ne l’ont pas fait, les financiers, prétendaient ne plus avoir de disponibilités. 

    Or, quand les Etats-Unis ont décidé de s’impliquer dans la seconde guerre mondiale (qui n’avait pas encore été baptisée), ces mêmes financiers ont trouvé assez de capitaux dans leurs caisses pour lancer la production de matériel de guerre : avions, bateaux, canons, bombes, fusils, chars d’assaut, camions etc... et en tirer d’énormes profits (général motors et ford n’étaient pas étatisés, que je sache, pas plus que Lockheed Martin).

    Ces capitaux sortaient-ils d’une pochette surprise ou du chapeau de Mandrake, Professeur ?

    • Arthur S Dr Faustroll 25 août 2018 07:34

      @Dr Faustroll

      pour être plus clair, ce n est pas le new deal qui a relancé l’économie américaine, mais l’« effort de guerre » mis en branle par les mêmes puissances financières qui avaient financé (et continuaient à le faire) la production d’une Allemagne pourtant exsangue en 1918 mais qui s’est trouvée comme par enchantement en mesure de fournie à l’armée nazi un arsenal tellement d’avant-garde que les V ont servi de brouillon pour la conquête spatiale américaine

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 août 2018 18:03

      @Dr Faustroll


      Je ne sais si c’est à moi que vous vous adressez mais je vais répliqué car votre commentaire est intéressant 

      1) Vous avez totalement raison dans votre description du NEW DEAL mais vous vous trompez en suggérant que ces RÉFORMES (très bonne expression j’aime) n’ont pas eu l’effet d’enrayer la chute du système capitaliste aux USA. 

      2) Votre interrogation porte sur la financement de cette opération sociale (NEW DEAL) et surtout de celle qui en a découlé quasi naturellement  LA SECONDE GUERRE MONDIALE. Bonne question d’ou venait le capital  pour financer ces deux immenses chantiers capitalistes ???

      3) De la planche à billet monsieur - du crédit - de l’argent de monopoly = monkey money et l’économie capitaliste mondialisée roule sur cette planche à billet (ce crédit en réalité) depuis Hitler quand il dévalua le Mark et lança l’industrie de guerre allemande (le capital allemand en définitive) suivi ou précédés par tous les grands pays capitalistes Y COMPRIS PAR L’UNION SOVIÉTIQUE STALINIENNE  qui amorça le mouvement dès 1923 avant le NEW DEAL et la guerre qui s’ensuivit.

      Merci pour votre post monsieur 

      robert bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com



    • Arthur S Dr Faustroll 26 août 2018 08:16

      @Robert Bibeau

      « De la planche à billet monsieur - du crédit - de l’argent de monopoly = monkey money »

      facile !

      au monopoly, la partie commence avec la distribution à chaque joueur d’un captal équivalent !

      c’est un raccourci qui permet de démarrer la partie, sinon il faudrait toute une vie à chaque joueur pour accumuler la mise de départ du jeu, à l’image de l’accumulation des têtes de bétail par l’humanité depuis le néolithique.

      vous squeezez sans vergogne la question du capital accumulé, disponible, et pr^êté contre rémunération sous forme d’intérêts par ses détenteurs aux producteurs qui ont besoin d’investir dans un outil qui produira les vraies richesses.

      le capital était disponible dans le réseau planétaire des banquiers qui crevaient de trouille de tout perdre si l’expérience russe se généralisait et ont misé sur celui qu’ils considéraient le seul capable de les débarrasser du « danger communiste » : le führer

      ce sont les grandes familles allemandes et américaines (Krupp, Ford, Bush, Rockfeller, Rotschild et d’autres) qui ont financé l’organisation nazie ; ils n’avaient plus confiance dans le système « libéral » du capitalisme et on préféré sacrifier leur pouvoir politique pour conserver le pouvoir économique en lançant un capitalisme dictatorial. Mais le capital ne s’était pas volatilisé, même s’il s’était « éventé ». Le mark ne valait plus rien, mais le dollar et le franc suisse valaient quelque chose, l’or aussi. La planche à billets produit de l’inflation, elle ne crée pas la capital.

      merci pour votre réponse, Môssieu

    • Arthur S Dr Faustroll 26 août 2018 08:47

      @Dr Faustroll

      j’ai failli oublier les Anglais !


    • Arthur S Dr Faustroll 26 août 2018 08:50

      @Dr Faustroll

      le lien ne fonctionne pas


      nouvel essai : lien

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 26 août 2018 17:03

      @Dr Faustroll



      Vous avez totalement raison et sur le soutien du grand capital è toutes les formes de pouvoir dictatorial (fascisme-socialiste mussolinien, fascisme-corporatiste franquiste ou national-socialisme hitlérien ou militarisme-socialiste japonais) DE FAIT ce ne fut pas UN SOUTIEN comme quelque chose qui survient après coup mais le GRAND CAPITAL INTERNATIONAL - donna naissance à ces formes politiques face au danger de perdre le contrôle sur les masses prolétariennes qui auraient pu se mettre à croire que la voie capitaliste d’État-soviétique - était la bonne 

      N’oubliez pas que les partis gauchistes allemands étaient très puissants de même en France, en Italie, en Espagne etc.…

      Pour ce qui est des différentes monnaies et de l’or vous avez aussi raison - elles ne sont jamais que le reflet des forces productives existantes qui elles ne s’évaporent pas à la bourse 

      OUI le capital était disponible … mais je ne vois pas très bien où vous souhaitez en venir  ????



    • cyborg 26 août 2018 17:31

      @Dr Faustroll
      Système Schacht-Keppler 3 piliers (voie par ex Delaisi)
       
      - équilibre de la balance commerciale, quitte à utiliser du local + cher (charbon)
      - travail forcé des chômeurs, baisse des salaires + grands trvx
      - émission monétaire garantie par les projets (ex : on émets des bons sur la vente future d’un immeuble, et on paie les constructeurs avec)
       
      Le système n’aurait pas tenu longtemps, mais quand on va faire la guerre, la dette on s’en fout... smiley
       
      Mussolini efface la dette : ça c’est une super technique , pas de goche... smiley
       
      https://www.youtube.com/watch?v=sbKqb80AZqs


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 26 août 2018 19:11

      @cyborg



      ET savez-vous la meilleure CYBORG ???

      Donald = je ne parle pas de la mauviette Obama ici = Trump prépare le même coup de Jarnac dans son fief yankee c’est pourquoi il ne se gêne pas d’écorcher ses ex-alliés 

      La Russie et la Chine le savent ce pourquoi elles rigolent tout en se débarrassant de leurs pétro-dollars 

    • Arthur S Dr Faustroll 26 août 2018 20:47

      @Robert Bibeau

      si vous voulez, je vous prête une excavatrice : vous pourrez creuser !

  • Hervé Hum Hervé Hum 25 août 2018 16:12
    Il y a une contradiction fondamentale dans ce que tu écris, le fait qu’on ne peut à la fois soutenir la main mise de l’économie mondiale par des intérêts privés et en même temps, continuer à parler de politique internationales entre Etats, sous entendant la soumission des intérêts privés à l’idéal nationaliste, sans lequel on ne peut parler de politique d’Etat.

    L’un est nécessairement au service de l’autre et s’il y a collusion, alors, cela peut signifier qu’une seule chose, que l’intérêt privé des propriétaires de l’économie domine les politiques nationales.

    Où donc, il faut distinguer les pays où l’idéal nationaliste domine ses oligarques et les pays où c’est l’inverse, mais où on ne peut absolument pas faire l’amalgame sous peine de ne plus rien comprendre.

    Comprendre donc que lorsque tu parles de la politique d’un pays, tu parle d’un pays où les oligarques sont soumis aux politiciens nationalistes. C’est supposément le cas des pays du BRICS en opposition des occidentaux.

    Mais comme la condition de survie du système capitaliste repose exclusivement sur la compétition, c’est à dire, la guerre permanente entre les citoyens de tous pays, qu’elle soit réelle ou faussée étant accessoire, au final, les deux jouent la même partition, visant effectivement à diviser le monde en deux pôles faussement opposés.

    Et c’est bien là le pire, c’est que peu importe qu’il y ait complot, collusion ou non, les rivalités peuvent êtres vrai et le sont pour beaucoup d’entre eux, l’essentiel est qu’il y ait rivalité pour permettre le maintient de l’état d’urgence permanent, seul moyen de soumettre les populations à la dictature de l’élite dirigeante.


    Ce que Orwell décrit très bien avec son livre 1984.



    • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 août 2018 18:44

      @Hervé Hum


      Tu as entièrement raison HERVÉ et je suis parfaitement conscient de ce hiatus - de ce paradoxe - de cette contradiction à l’effet que le mode de production capitaliste est mondialisé - internationalisé avec quelques centaines de mégaconsortiums corporatifs multinationaux (certains chercheurs parle de 200 mégacorporations environ) alors que les rapports de production bourgeois sont à la traine encore sclérosés dans le nationalisme véreux - les rapports entre  États-nationaux 

      ce qui nous amène à tantot traiter de Apple en tant que corporation MULTINATIONALE-TRANSNATIONALE  jouant des barrières douanières et nationales pour maximiser ses profits (distribuant sa production dans divers pays ses approvisionnements - sa commercialisation - puis les paradis fiscaux pour dissimuler son capital - puis ensuite on se prend à traiter Apple comme une corporation AMÉRICAINE requérant la protection de l’État-nation et de l’armée américaine pour protéger ses intérêts mondiaux 

      Je ne puis dire que deux choses à ce propos 1) Nous vivons dans un monde en pleine mutation - transformation et l’essentiel est de bien saisir le sens de cette mutation 2) Je reflète dans mes propos cette évolution qui devrait se stabiliser d’ici quelques années et alors la réalité nouvelle de L’INTERNATIONALISME ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE résoudra mes contradictions de lui-même 

      d’ici là merci de pardonner mes incohérences qui sont à l’image d’un monde incohérent mai qui est à construire sa nouvelle cohérence dans laquelle le prolétariat la grande classe internationaliste est appelé à jouer un rôle prépondérant. Je le crois sincèrement.




    • Arthur S Dr Faustroll 26 août 2018 21:07

      @Hervé Hum

      « Comme l’État est né du besoin de refréner des oppositions de classes, mais comme il est né, en même temps, au milieu du conflit de ces classes, il est, dans la règle, l’État de la classe la plus puissante, de celle qui domine au point de vue économique et qui, grâce à lui, devient aussi classe politiquement dominante et acquiert ainsi de nouveaux moyens pour mater et exploiter la classe opprimée. C’est ainsi que l’État antique était avant tout l’État des propriétaires d’esclaves pour mater les esclaves, comme l’État féodal fut l’organe de la noblesse pour mater les paysans serfs et corvéables, et comme l’État représentatif moderne est l’instrument de l’exploitation du travail salarié par le capital. Exceptionnellement, il se présente pourtant des périodes où les classes en lutte sont si près de s’équilibrer que le pouvoir de l’État, comme pseudo-médiateur, garde pour un temps une certaine indépendance vis-à-vis de l’une et de l’autre. Ainsi, la monarchie absolue du XVIIe et du XVIIIe siècle maintint la balance égale entre la noblesse et la bourgeoisie ; ainsi, le bonapartisme du Premier, et notamment celui du Second Empire français, faisant jouer le prolétariat contre la bourgeoisie, et la bourgeoisie contre le prolétariat. La nouvelle performance en la matière, où dominateurs et dominés font une figure également comique, c’est le nouvel Empire allemand de nation bismarckienne : ici, capitalistes et travailleurs sont mis en balance les uns contre les autres, et sont également grugés pour le plus grand bien des hobereaux prussiens dépravés. »

      Friedrich Engels - L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat - 7/ Barbarie et civilisation


    • Hervé Hum Hervé Hum 27 août 2018 13:52

      @Dr Faustroll


      L’Etat est un outil, qui en tant que tel, obéit à celui qui en a le contrôle. C’est donc une Lapalissade de dire qu’il obéit et sert les intérêts de la classe dominante contre les autres.

      L’erreur est de donner à l’Etat la qualité d’un être pensant. Tout comme de donner la personnalité juridique à une entreprise, alors que seuls ses propriétaires on cette qualité, mais cela permet de donner une quasi totale liberté d’action à ces derniers, car seule l’entreprise peut être poursuivie pour des actes délictueux et éventuellement ses salariés.

      De mémoire, je n’ai jamais entendu parler de poursuite judiciaire contre un actionnaire pour tout acte délictueux de l’entreprise dont il est l’unique actionnaire (cas où l’actionnaire est parfaitement identifié en tant que responsable), même pour des crimes contre l’humanité, alors que nous sommes bel et bien dans la sphère privé et non publique.

      Autrement dit, donner la qualité d’une personne à un objet n’a qu’un seul objectif, punir l’objet en lieu et place de la personne qui en fait un mauvais usage.

      C’est comme si un criminel soutiendrait que ce n’est pas lui qui a commis le crime, mais l’arme et donc, qu’il faut mettre en prison l’arme, mais pas lui. Cela semble un raisonnement absurde, pourtant, c’est bel et bien ce raisonnement qui vaut pour toute entreprise par action où la ou les actionnaires ne sont pas les dirigeants de l’entreprise et pour les Etats, sauf pour les petites dictatures, mais ces derniers ne font pas partie de la classe dominante au niveau international !

    • Hervé Hum Hervé Hum 27 août 2018 14:00

      @Hervé Hum



      quand j’étais petit, lorsque mon petit frère se blessait en se cognant contre un objet, on « punissait » l’objet pour le consoler et cela me faisait rire, tant cela m’apparaissait absurde. Pourtant, c’est exactement la même chose que l’on fait avec les entreprises, mais étrangement, tout le monde des adultes trouve cela « normal ».

      Il faut juste en conclure que les dirigeants tant politique qu’économique, considèrent les citoyens comme des petits enfants et savent les consoler en punissant les objets plutôt que les personnes.

      Le pire, c’est que cela fonctionne très bien !!!

      Les gens pensent pis que mal de Monsanto, mais absolument rien de leurs actionnaires.

      Conclusion ? La majorité des citoyens sont pris pour des petits enfants, parce que parler d’adultes ne peut que faire penser à des crétins fiers de l’être..

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 29 août 2018 22:55

      @Hervé Hum



      lA SOURCE PROFONDE DE TA MÉPRISE HERVÉ C’EST TA NAIVETÉ ET TA CROYANCE DANS LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE.

      Les salariés qui se font floués par ces entreprises OBJETS RESPONSABLES DU NON PAIEMENT DE LEUR SALAIRE ET MIS EN FAILLITE - blanchissant de ce fait les actionnaires de leur responsabilité - les ouvriers dis-je savent très bien qu’ils se font flouer - par qui et comment MAIS ils savent aussi qu’ils ne peuvent rien faire et que s’ils occupent l’usine afin de forcer les actionnaires à payer - ou s’ils occupent le HEAD OFFICE de la maison mère ils seront expulsés - matraqués et judiciarisés car cette illusion que tu décrit si bien ne perdure que parce qu’elle bénéficie du soutien de la loi et de la police de l’armée de la justice, des prisons des services secrets du parlement du gouvernement UN IMMENSE APPAREIL APPELÉ ÉTAT - INSTRUMENT DE LA DICTATURE DES ACTIONNAIRES SUR LA SOCIÉTÉ NON SOLIDAIRE 

      Qui est l’enfant attardé, celui qui ne comprend pas les mécanismes de la sujétion et de l’aliénation ou celui qui plie comme le roseau jusqu’au jour dans une extrême violence - le jour favorable - il renversera cet État totalitaire ???

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com



  • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 août 2018 19:14

    @ Hervé Hum Je m’excuse de ne pas avoir traité d’un point important que tu soulèves précisément dans ton post ... à savoir cette phrase de ta part : 


     «  Comprendre donc que lorsque tu parles de la politique d’un pays, tu parle d’un pays où les oligarques sont soumis aux politiciens nationalistes. C’est supposément le cas des pays du BRICS en opposition des occidentaux. » 

    Ta méprise CONSTRUISANT UN RÉSEAU D’ÉTATS-NATIONS  où l’oligarchie financière et économique serait au pouvoir et soumettrait les polichinelles politiques (Occident) et un réseau d’États-nations où les politiciens nationalistes seraient au pouvoir économique et politique et auraient le primat sur les puissances d’argent (BRICS et Venezuella, Zimbabwe, Congo, Cuba etc.) 


    Ton erreur fondamentale origine de ta mauvaise compréhension de la nature et de la fonction de l’État sous mode de production capitaliste. C’est en comprenant bien le rôle et la fonction de l’ÉTAT BOURGEOIS que l’on comprend en quoi Occident - BRICS - Afrique - Asie - = même État bourgeois - même rôle même nécessité de détruire ces États pour libérer - d’ésaliéné le prolétariat mondialisé. 


    Ce que tu perçois comme une différence de comportement des ÉTATS-BRICS et de leurs politicailleurs et les ÉTATS-Occidentaux et leurs politicailleux véreux est superficielle et ne procède que du fait que ces deux groupes d’économies-politiques en sont à des niveaux différents de développement économique ce qui entraine des rôles étatiques différents.

    Le développement accéléré des pays du BRICS les amènera à harmoniser leur comportement politique-étatique-juridique-diplomatique et à calquer celui des pays qui sont passés par la avant eux - les pays occidentaux c’est-à-dire les capitalistes occidentaux avec lesquels ils fusionnent de plus en plus 

    Analyse le cas du Venezuella qui a vécu une phase très radicale de spasmes nationaleux et qui peu à peu se dirige vers l’éradication de ses matamores nationalistes (Maduro) et le  retour du pays dans le giron du capital international...(opération en cours à coup d’hyperinflation désastreuse pour la population - même pour les petits-bourgeois gauchistes).  Je ne me réjouis pas des malheurs du peuple vénézuélein camarade - je dis simplement qu’ils sont inévitables puisque la révolution prolétarienne mondiale n’a pas encore créer les conditions de leur émancipation. L’État vénézuelien ne peut être autre chose que le reflet de cet état de fait 




    • Hervé Hum Hervé Hum 27 août 2018 13:30
      @Robert Bibeau

      Dans mon commentaire, j’écris

      "Mais comme la condition de survie du système capitaliste repose exclusivement sur la compétition, c’est à dire, la guerre permanente entre les citoyens de tous pays, qu’elle soit réelle ou faussée étant accessoire, au final, les deux jouent la même partition, visant effectivement à diviser le monde en deux pôles faussement opposés.

      Et c’est bien là le pire, c’est que peu importe qu’il y ait complot, collusion ou non, les rivalités peuvent êtres vrai et le sont pour beaucoup d’entre eux, l’essentiel est qu’il y ait rivalité pour permettre le maintient de l’état d’urgence permanent, seul moyen de soumettre les populations à la dictature de l’élite dirigeante.« 

      Je suis donc d’accord avec toi pour dire que c’est »superficiel« , l’essentiel étant de maintenir l’illusion de l’opposition entre les citoyens, liés aux pseudos intérêts nationaux et d’interdire leur union.

      Par contre, continuer à parler de politique de pays, sous entend continuer à soutenir qu’il y a toujours une politique politicienne supposée défendre les intérêts supérieurs de la nation, donc, où les oligarques sont supposés soumis à la politique nationale. Ceci, parce que parler d’un »pays« ou »Etat« ou »nation« , inclus mécaniquement toutes les classes sociales à l’intérieur des pays, donc, où les ploutocrates sont unies au prolétariat de leur pays et en opposition avec les ploutocrates des autres pays.

       »Supposé" ! vrai dans le cas des BRICS et faux pour les occidentaux.

      Mais si tu parle de politique des pays occidentaux, cela sous entends bel et bien que les leaders politiques occidentaux dominent leur ploutocratie. Or donc, si tu ne reconnais plus aux politiciens leur pouvoir de dicter une politique aux oligarques, mais seulement le contraire, tu ne peux absolument plus continuer à parler de politique d’état sans nourrir la confusion et ainsi, maintenir les cogito en état de sidération, c’est à dire, dans l’incapacité de comprendre quoi que ce soit, parce que cette interférence détruit le raisonnement. Ici, l’interférence n’amplifie pas le raisonnement, il l’annule.


      A priori simple et évident, pourtant, cela exige de s’affranchir de son propre conditionnement pour changer son propre vocabulaire et là, c’est difficile pour tout le monde, mais nécessaire, car le combat est d’abord celui des mots, car ce sont avec les mots que l’on communique. Avec les mots que l’on se libère d’abord ou on reste enfermé dans des chausses-trappes conceptuelles.

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 29 août 2018 23:13

      @Hervé Hum

      Cher Hervé que voilà un bel exemple de ton idéalisme. Je te cite : «  car le combat est d’abord celui des mots, car ce sont avec les mots que l’on communique. Avec les mots que l’on se libère d’abord ou on reste enfermé dans des chausses-trappes conceptuelles. » 

      Ta réclusion dans l’univers de l’esprit - des MOTS - t’amène à jouer avec les mots-concepts - et à tenter de me piéger dans jeux de concepts alambiqués que tu fabriques te donnant la répartie et la réplique de la réplique jusqu’à admirer ton alambique.

      J’en veux pour preuve ta prétention qu’il n’y aurait pas opposition entre les classes sociales mais simple manoeuvre des dominants pour diviser les dominés. 

      Tantôt ton IDÉE à l’effet que les IDÉES = LES MOTS = mènent le monde t’a amené à prétendre que les salariés étaient trop benet pour réaliser qu’une corporation est un objet = une chose = et que la responsabilité est un comportement humain sans te rendre compte que c’est la force militaire qui impose à tous de se comporter en valet des objets corporatifs sinon le plein poids de la loi s’abat sur le récalcitrant qui tenterait de séquestrer l’actionnaire responsable de la faillite de l’entreprise 

      MEME CHOSE ici  : la lutte de classe existe indépendemment des idées et des mots qui ont manqués pour la décrire pendant des siècles ce qui ne le l’a pas empêché d’exister. Marx n’a fait que nous aider à nommer cette réalité à mettre des mots sur cette réalité vivante un peu comme l’anti matière qui a toujours existé même si l’homme l’a ignoré pendant des siècles et n’a pu la conceptualisé - la nommé 

      Merci de ton intervention Hervé.




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