jeudi 30 avril - par Eliane Jacquot

Or Noir, ton univers impitoyable

L'effondrement récent du prix de l'or noir, première source d'énergie utilisée dans le monde, l'UE et la France représente un danger pour nos économies. Le Prix du brut Brent est d'environ 21$/b en cette fin du mois d'Avril, en baisse de plus de 66% depuis le début de l'année.

Graphique Natixis {JPEG}

Bien que la surabondance de l'offre soit conjoncturelle et liée à l’épidémie du COVID -19, nous sommes contraints de nous interroger sur le devenir à court terme des pays émergents pour lesquels l'extraction et l'exportation des hydrocarbures ont un poids élevé. Qu'en sera-t-il d'autre part de la baisse des investissements et des emplois des sociétés du secteur pétrolier et parapétrolier et de l'avenir du secteur ?

 

Les Pays émergents producteurs en danger

 Certains d'entre eux ont été violemment affectés par le recul du commerce mondial et la baisse du prix des matières premiers et on observe une forte dépréciation de leurs devises par rapport au $.

 

L'Amérique Latine

 Ce sous continent est entré en ébullition depuis peu, avec un ensemble de revendications sociales et politiques dont on ne connait pas encore les conséquences sur les équilibres géostratégiques mondiaux.

Publicité

Au Brésil le Groupe Pétrobras, plus grande entreprise latino américaine, joyau national, est à la pointe en matière d’exploitation de gisements « deep offshore ». Détenue à 50,2% par l'Etat, il est menacé de privatisation à brève échéance dans un pays où l'on observe une croissance du PIB atone, une monnaie en chute libre, et un chômage structurellement élevé.

Le Venezuela qui détient les plus grandes réserves de brut au monde voit sa production baisser faute d'entretien des installations existantes et de réalisation de nouveaux investissements, alors que le pétrole représente en 2019 80%des revenus du pays. Le climat hyper inflationniste (9000% en 2019) et une monnaie en chute libre qui renchérit le prix des importations a rendu la demande intérieure atone.

 

Menaces d’effondrement de certains Etats du continent Africain

Nul n’est censé ignorer que l’Afrique est confrontée à une explosion démographique, de grandes inégalités de revenus, sur fond d’appareils d’Etat corrompus. Le continent, qui regroupe deux milliards d’habitants subit de plein fouet le dévissage du prix du baril de pétrole. L’Afrique sera très vulnérable aux politiques menées par les pays riches tant qu’elle exportera ses matières premières aux cours volatiles en attendant de recevoir en retour des ressources financières aléatoires Dans ce contexte, trois pays, l’Algérie, l’Angola et le Nigéria sont fortement dépendants de la production d’hydrocarbures( liste non exhaustive ) :

Avec une économie rentière fondée sur le pétrole qui représente 95% des exportations et plus de 60% des recettes fiscales, la marge de manœuvre de l’Etat Algérien est limitée dans un pays où la situation économique se dégrade inexorablement. Pour équilibrer son budget, le pays aurait besoin d’un baril à 116 $, au niveau de production actuel. A cela se juxtapose une crise politique et sociale aiguë.

En Afrique Australe, l’Angola, deuxième producteur de pétrole du continent, qui représente 40% de son PIB, peine toujours à se relever de la chute des cours de l’or noir entamée à l’été 2014. Bien que puissance politique et militaire régionale, on y observe une grande corruption au niveau des élus et des milieux d’affaires.

En Afrique de l’Ouest le Nigéria, première puissance et pays le plus peuplé d’Afrique peine à diversifier une économie très dépendante aux revenus pétroliers qui représentent 90% des exportations et les deux tiers des recettes fiscales. Tout en abritant plus de personnes vivant dans l’extrême pauvreté qu’aucune autre nation, une grande criminalité organisée menace le cœur de son système.

Dans le même temps, la « ruée vers l'Afrique » pour y trouver des marchés et y contrôler les abondantes ressources naturelles est de plus en plus d’actualité. On y retrouve la France, ancienne puissance coloniale, la Russie, la Chine, le Japon, les pays du Golfe persique. Leurs dirigeants sont-ils conscients que la guerre des prix du pétrole déclenchée par l’Arabie Saoudite lors du week end du 7 mars dernier aura des répercutions dramatiques et non quantifiables sur les pays producteurs, tant qu’elle perdurera ?

Publicité

N'oublions pas non plus la dette des pays émergents. Au regard des montants à rembourser, il sera nécéssaire de procéder à des rééchelonnements, voire à un moratoire sur leurs dettes, coordonné par le FMI visant à éviter une vague de défauts souverains. ( 1) 

Quid des investissements, des emplois et de l'avenir du secteur parapétrolier

Les Etats-Unis sont le premier extracteur mondial de gas de schiste. La crise actuelle devrait avoir un impact très négatif sur l'ensemble de la filière qui n'a globalement jamais été rentable et a déjà été contrainte à réduire ses investissements en 2019, alors que l'AIE indique qu'il faudrait pour cette dernière doubler sa production pour équilibrer le marché à moyen terme. Qu'en sera-t-il au cours de cette année ? Schlumberger, la plus grande compagnie de services pétroliers au monde a du procéder à des licenciements massifs en 2019 et accuse une perte nette très importante au premier trimestre de cette année. D'après une dépêche AFP, le Groupe Texan Diamond Offshore vient de déposer son bilan, sous la pression de la guerre des prix initiée par les Etats-Unis, la Russie et l'Arabie Saoudite.

Au niveau mondial, une enquête Rystad estime qu'un million d'emplois pourraient être détruits dans le monde, soit 20% du total. En France les effectifs de la filière ont baissé de près de 20% par rapport à l'année 2014, là où 80% de la demande d'ingénierie concerne des projets de l'amont du secteur pétrolier ( Exploration-Production). En aval (Raffinage-Distribution) la situation pour les raffineurs se complique selon des estimations de l'AIE, le prix de l'essence restant pratiquement stable. En Europe, leur taux d'utilisation devrait tomber à 50% de leurs capacités de production. (Source : IFPEN)

Enfin, d'autres remous sont à craindre pour les cours de l'or noir de par les comportements spéculatifs à la baisse des opérateurs sur les marchés financiers. N'oublions pas que les compagnies sont détenues en partie par des fonds spéculatifs et des investisseurs désirant s'alléger de leurs positions sur le secteur pétrolier. Ceci pourrait conduire à un effet domino conduisant à un effondrement possible des bourses mondiales alors que des prix à moins de 30 $/b devraient rester la norme à court terme tant que le marché ne sera pas rééquilibré par une action massive des pays producteurs.

(1)https://www.project-syndicate.org/commentary/covid19-sovereign-default-time-bomb-by-pierre-olivier-gourinchas-and-chang-tai-hsieh-2020-04/french?

 



57 réactions


  • jymb 30 avril 13:28

    Je me souviens fort bien des doctes articles d’économistes qui expliquaient il y a peu d’année que le baril à 100 USD était désormais la norme, et qu’il fallait s’habituer à un baril à 200 USD dans un proche avenir...

    Que des pays producteurs soient dans les soucis...se sont-ils préoccupés de nos porte-monnaies lorsqu’ils se gavaient de marges monstrueuses sur chaque baril vendu ? Ils ont joué les cigales, évaporé leur argent dans la corruption ou le gaspillage, espéré que la spéculation ferait monter encore et encore les prix que de « sales européens » seraient contraints de payer...J’ai relevé le terme dans cet article d « économie rentière » que l’on peut traduire par fainéantise généralisée : pourquoi entreprendre lorsqu’il suffit d’ouvrir la bouche ? 

    Le seul payeur final entre le baril et la folie taxatrice c’est l’usager, éternel racketté ; pour une fois le plein a (un peu) baissé, mais l’essence reste quand même entre 5 et 10 francs le litre ( il faut parfois reparler francs pour recentrer le débat) chiffre qui, il y a peu d’années, était réputé inéluctablement entraîner la révolte des masses. Celà reste un tarif supersonique pour nous tous.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er mai 12:00

      @jymb
      Et une taxe à > 235 % du prix sorti des raffineries donc un impôt très très défavorable aux pauvres mais très favorables aux riches.

      Exemple : Soit un riche qui touche 25 000 euros/mois et a un 4x4 qui consomme 180L par mois soit 275,4 euros.

      et un pauvre qui touche 1500 euros/mois et a un véhicule qui consomme 84 L par mois soit 128,52 euros.

      Le riche donne donc 275,4/2.61 = 105,52 euros à la raffinerie et 169,9 euros en taxe, soit un taux d’imposition sur son salaire de 0,68 %.

      Le pauvre donne donc 128,52/2.61 = 49,24 euros à la raffinerie et 79,3 euros en taxe, soit un taux d’imposition sur son salaire de 5,28 %.

      L’imposition du pauvre est à 5,28 % de son salaire et celle du riche à 0,68 % de son salaire.

      Les taxes sont donc des impôts très injustes.


  • Odin Odin 30 avril 15:28

    Bonjour,

    Info complémentaire sur le pétrole :

    La Chine largue Riyad et se rallie à la Russie. https://reseauinternational.net/petrole-la-chine-largue-riyad-et-se-rallie-a-la-russie/

    • Eliane Jacquot Eliane Jacquot 30 avril 16:43

      @Odin

      Merci pour ce lien très interessant . Géopolitiquement, nous savions déjà que la Chine souhaite dé -dollariser le monde ( Petroyuans ) et ici à mettre un terme à la production du pétrole de schiste aux Etats Unis en ralliant l’Iran et la Russie . Moscou et Riyad sont en passe de remporter leur pari.

      A suivre ...


    • chantecler chantecler 1er mai 06:01

      @Eliane Jacquot
      Ce qui me rassure c’est que les explorations concernant les gisements de gaz de schistes soient découragées en Europe et dans mon pays , aux vues des dégâts écologiques qu’il provoque .
      Qu’aux USA où tout est permis au nom du $ qu’ils détruisent leurs sous sols comme ils ont détruite le reste , je m’en tape .
      Quant au fond de votre article , vous ne ferez pas croire que si la facture pétrolière de mon pays s’allège , c’est une catastrophe pour nous .
      De toutes façons nous connaitrons forcément un retour de balancier : le pétrole pas cher va provoquer après le covid un appel de consommation et les cours remonteront tôt ou tard .
      Evidemment je me place du point de vue de mon pays ,déficitaire +++ dans sa balance commerciale , de nos intérêts .
      Si nous avions des gisements de pétrole exploitables ce serait une mauvaise nouvelle .
      La géopolitique,...ouais !
      Ca explique certaines lignes de force sur la planète, certaines réactions, mais ça n’explique pas tout .


  • AlLusion AlLusion 30 avril 16:48

    Le principe de l’offre et de la demande est toujours de rigueur.

    Samedi au 28’, L’économiste Philippe Chalmin

    expliquait très bien le phénomène.

    L’or passe à des hauteurs inégalées.

    Je me demande comment iront les prix des Terres rares qui sont peut-être plus utilisées dans nos outils technologiques.

    Si la Chine arrête d’en produire, c’est la cata de ce côté.


  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 30 avril 16:51

    C’est amusant, cela fait une bonne quarantaine d’années (oui, je ne suis pas tout jeune) que j’entends des « experts », des gens supposés intelligents et toute la gauche ecolo raconter que le pétrole va atteindre des prix extrêmement élevés à cause de sa rareté dans les années à venir et donc qu’il est plus qu’urgent d’investir dans le solaire, l’éolien et autres énergies beaucoup plus chères que le pétrole. Inclinons nous devant les experts et leur propagande !


    • Alain 30 avril 17:48

      @Bernard Mitjavile
      C’est amusant mais finalement, c’est pas drôle :

      1. Les USA ont passé leur pic de pétrole traditionnel en 1973 (tu le savais ?), le pic mondial du pétrole traditionnel a été franchi en 2006 (Mis en chiffres par l’ASPO une base des extractions, des rapports et des prospectives de l’industrie pétrolière, consensus global de l’industrie quelques années plus tard, L’AIE qui le refutait l’a accepté aussi quelques années plus tard). Les pétroles de schiste américains ont un pic prévu en 2025/2030 (chiffres de l’industrie américaine / rapports à l’administration américaine). tous les plus grands champs du monde sont soit en déclin, soit au maximum de leur capacité.
      2.  le prix du pétrole n’est pas lié à l’offre et à la demande en tout cas, pas tout le temps. Il est lié aussi et surtout à la géopolitique. Exemple : Pour faire chuter l’URSS qui produisait du pétrole, les USA et l’Arabie Saoudite se sont mis d’accord pour que les prix baissent. Cela sera un facteur de la chute de l’URSS. Deuxième exemple : nous sommes en pleine épidémie, la demande de pétrole s’effondre dans le monde de plus de 20 millions de barils par jour. Mais l’Arabie Saoudite ne tombe pas d’accord avec la Russie et décide d’ouvrir ses vannes. L’offre déjà trop forte et encore plus forte que la demande : le prix s’écroule.

      Ca y’est ? Tu crois toujours à la propagande et à la loi de l’offre et de la demande ?

      D’après toi, pourquoi parle t-on de pétroDollar et maintenant de YuanDollar ? Parce que c’est la loi de l’offre et de la demande ou parce que c’est de la géopolitique de l’or noir ?


    • Eric F Eric F 30 avril 18:27

      @Alain
      « L’offre déjà trop forte et encore plus forte que la demande : le prix s’écroule »
      Donc ce que vous décrivez au point 2) correspond exactement à la loi de l’offre et de la demande, dans la mesure où les manoeuvres géopolitiques conduisent à réduire ou augmenter l’offre, ce qui, à demande constante (liée à la conjoncture), conduit à augmenter ou réduire le prix, selon la fameuse « loi ». 
      Du reste, lorsqu’il y a accord des pays producteurs pour réduire leur production, c’est tout autant une manoeuvre, dans le commerce classique on appelle ça entente illicite.
      Conclusion : il y a toujours des combines des uns ou des autres pour « jouer sur l’offre », à l’avantage ou au détriment de tels producteurs. Ainsi les producteurs pétroliers étasuniens préfèrent des prix hauts pour rentabiliser leur pétrole de schiste, à l’inverse les grands pays producteurs font du dumping pour mettre les filières concurrentes sur les genoux.
      Dans cette histoire il n’y a pas des bons et des méchants, mais des squales et des requins....


    • Alain 30 avril 19:32

      @Eric F
      Tu n’as pas su bien lire.
      Nous sommes en surproduction de pétrole. Normalement, en loi de l’offre et de la demande, on produit moins pour se conformer à la demande, surtout quand tu as des pbs de stockage (hausse du prix de location des tankers).
      Mais la géopolitique pousse l’Arabie saoudite à produire plus pour pousser la Russie à négocier qui décide elle aussi de ne pas réduire son offre.
      Tu la vois où la loi de l’offre et de la demande ????


    • Eric F Eric F 30 avril 21:45

      @Alain
      On est d’accord que nous ne sommes pas en situation de « prix d’équilibre naturel », car effectivement la réaction normale de l’offre devant une baisse de la demande serait de réduire la production, mais on voit dans le cas présent que les « offreurs » ont d’autres stratégies. Notons que cela existe aussi dans d’autres secteurs par exemple dans le transport aérien : une offre surabondante pour casser les prix et éliminer des concurrents. Donc il y a souvent une part de « calcul » de la part des offreurs (que ce soit concurrentiel, géopolitique ou autre).
      Mais il n’en n’est pas moins vrai que le prix bas résulte de la « rencontre de l’offre par rapport à la demande » comme dans toute situation de surproduction ; de même qu’un prix fort résulterait d’une rencontre de pénurie. C’est bien le marché qui établit le prix dans chacune de ces situations, puisqu’il n’y a pas de cours fixé par un organisme de régulation.


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 30 avril 23:21

      @Alain Cela fait quarante ans que des technocrates prétentieux racontent que les réserves de pétrole seront épuisées dans 40 ans, 40 ans qu’ils se trompent. Moi, je ne joue pas à celui qui sait. Socrates a dit que celui qui sait qu’il ne sait rien possède la moitié du savoir. Il en sait beaucoup plus que celui qui croit savoir mais sans doute tout cela vous dépasse.


    • julius 1ER 1er mai 10:23

      @Bernard Mitjavile
      l’imbécile est celui qui oublie de vérifier le niveau de carburant avant de prendre l’autoroute pour un long parcours !!!!
      il en va de même pour le pétrole ... comment peut-on croire une seule seconde que les réserves sont inépuisables et que l’on pourra puiser et puiser encore sans que à un moment donné çà coince ... car là on ne parle pas de quelques litres mais de milliards de barils ??????
      on a eu un Ministre en France qui s’appelait Colbert et qui eu l’intelligence de replanter des forêts lorsqu’il s’est aperçu que avec la massification de la marine à voile les forêts étaient rasées et sans replanter des arbres .... le processus finirait par s’arrêter ....
      et heureusement qu’on a eu Colbert et pas Trump à ce moment là ! !!!!!


    • Alain 1er mai 11:08

      @Bernard Mitjavile
      Tu ne joues pas à celui qui sait mais tu devrais savoir que :

      1. Le pic du pétrole traditionnel américain s’est produit au début des années 70 (pic de Hubbert). Hubbert était un ingénieur de pétrole. On l’a pris pour un fou et un communiste, puis quand on a compris qu’il avait raison on a parlé du pic en le nommant pic de hubbert.
      2.  le pic mondial du pétrole traditionnel a été passé en 2006 et rapporté par l’ASPO qui sont des techniciens, géologues et analystes de l’industrie pétrolière. Pris pour des gogoles, puis reconnus corrects par l’AIE et les Etats.
      3. L’ASPO et l’industrie US estiment que le pic du pétrole de schiste sera entre 2025 et 2030. l’armée US le sait aussi et a rendu des rapports.

      Bon, maintenant, tu n’as plus besoin de jouer à celui qui sait. Tu sais. à moins que tu décides que les géologues, les ingénieurs et même les patrons de l’industrie sont des écologistes qui racontent n’importe quoi.

      Tu en veux une autre ?

      L’année dernière, réunion au sommet des principales compagnies pétrolières. Constat : il ne nous reste que quelques années de business. Les compagnies européennes (Total / ENI /BP) mettent en avant qu’il faut changer de modèle de business et se réformer vers d’autres énergies (le gaz). Les compagnies américaines décident que pas besoin de s’en faire : on trouvera du pétrole. On leur demande où. Ils disent « on sait pas ».


    • Spartacus Lequidam Spartacus 1er mai 12:36

      @Alain
      Il n’y a pas de pic, c’est une invention sémantique, simplement parce que le monde est conucopien et pas malthusien.
      Pour qu’il y aie un « pic » il faudrait être un dieu et connaitre la réalité des réserves, connaitre la puissance de la technologie et anticiper les effets de rupture.

      C’est le miracle de l’économie de marché. La loi de l’offre et la demande qui gère les raretés.

      Lorqu’un produit vient a manquer, dans une économie de marché le prix augmente.
      Cela incite
      1-les producteurs a répondre a la demande,
      2-Les manufactures a économiser la ressource
      3-les consommateurs a se tourner vers des innovations de rupture.

      Pour le pétrole, le prix haut des années 2000 a incité les producteurs a creuser plus loin, faire du pétrole a base de schiste, les innovations pour consommer moins des fabricants.

      Il en est de même pour toutes les matières premières. Plus elles sont chères, plus on en trouve, plus on trouve des moyens de les économiser ou de passer a autre chose..
      On ne manquera pas de pétrole, l’économie de marché s’adapte a gérer les raretés.
      C’est la magie du capitalisme, une éternelle destruction créatrice.


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 1er mai 12:53

      @julius 1ER Bien sûr qu’un jour ou l’autre le pétrole sous sa forme classique sera épuisé. Cela, tout le monde peut le dire mais là où l’on s’aventure, c’est quand on prédit que dans 40 ans ou 30 ans il n’y aura plus de pétrole, comme l’ont fait de nombreux « futurologues » et comme le faisait déjà dans les années 1970 le club de Rome. Là, les faits ont montré que de nombreux « experts » ont simplement dit des bêtises. Vous saisissez la différence ?
      Reconnaître que l’on ne sait pas vu le nombre de facteurs en jeu est un grand progrès vers la connaissance. C’est en cela que Socrate a raison quand il dit que celui qui sait qu’il ne sait pas en sait bien plus que celui qui croit savoir mais ne sait pas.


    • Alain 1er mai 13:49

      @Spartacus
      Les pics n’existent pas. La courbe de gauss est une invention ? Les matières premières sont éternelles ? N’est-ce pas Einstein qui disiat que deux choses étaient infinies : l’univers et la bêtise humaine, mais qu’il n’en était pas sûr pour l’univers.


    • Alain 1er mai 13:52

      @Bernard Mitjavile
      Avoir un Bernard qui n’arrive pas à lire des dates de faits avérés le rendrait-il plus malin et plus intelligent qu’un géologue de chez Total ou BP ?


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 1er mai 15:19

      @Alain Vous racontez n’importe quoi, je n’ai dit nulle part que les matières premières étaient eternelles. Par contre, j’ai dit que l’on était bien incapable de prévoir la date de la fin du pétrole. Ceci dit, vous êtes tout à fait capable d’annoncer une date, vous n’en êtes pas à une ânerie près.


    • julius 1ER 1er mai 15:27

      @Bernard Mitjavile
      l’intelligence et la prudence voudraient que l’on sauve les « dernières gouttes »de pétrole bien avant que l’on siffle la fin de la partie comme cela s’est passé pour les baleines qui sans le pétrole auraient été anéanties jusqu’à la dernière après 3 siècles de chasse sans répit ....
      la sagesse n’est pas le fort de l’homme, la cupidité... oui et à cet égard je pense qu’au jour d’aujourdhui n’importe quel gouvernement digne de ce nom devrait tout mettre en oeuvre pour que le pays réduise drastiquement sa dépendance au pétrole pas pour faire de belles statistiques mais simplement pour gérer cette planète en bon père de famille ......
      ce que j’entends par là c’est éviter d’arriver au point ou le plus fort devant le risque de pénurie, s’approprie les dernières sources de pétrole et ce par tous les moyens y compris la guerre...
      car qu’on le veuille ou non les 2 grandes guerres du siècle précédent ont aussi été menées pour s’approprier cette précieuse ressource tant nécessaire au moteur à explosion qui s’est développé de manière exponentielle dans tous les domaines de l’activité humaine .....
      eh oui le 20 ie siècle a été le siècle du moteur à explosion et il serait souhaitable qu’ au 21ie siècle, on passe à autre chose... ne serai-ce que pour éviter de réécrire la même Histoire !!!! 


    • julius 1ER 1er mai 15:59

      @Alain
      rapporter Einstein à Spartacus ..c’est lui faire trop d’honneur !!!!
      à Spartacus bien sûr, pas l’inverse !!!


    • Alain 1er mai 16:46

      @Bernard Mitjavile
      Il faudrait lire avant de dire que je dis n’importe quoi. Quand je demande si les matières premières sont éternelles, c’est à Spartacus que je m’adresse, pas à vous.

      Et vraiment vous ne savez pas lire du tout. On vous annonce des dates reconnus de pics de production donc deux sont avérées (1973 / 2006) et vous nous dites qu’on ne peut pas prévoir. Voulez-vous que je vous dise les champs qu’on a découvert en 2019 et qui correspondent à 10% de la quantité consommée par an ? Croyez-vous que les géologues et les techniciens qui travaillent dans l’industrie pétrolière travaillent avec une boule de voyance ? 

      Quand à me traiter d’ane parce que j’annonce des dates reconnues par des organismes (donc que je n’annonce pas sortant de ma boule de cristal), est-ce que voous savez que la bataille de Marignan c’est 1515 ? et que nous sommes en 2020 ? Ces dates vous paraissent cohérentes et j’ai encore l’air d’un âne ?

      En général, quand on ne maitrises pas un sujet, il faudrait mieux se taire. On connait les plus grands champs pétroliers du monde, leur âge, leur capacité par an, on sait que la plupart des champs sont déjà en déclin, et monsieur Bernard qui arrive et dis : bande d’ânes ?


    • Spartacus Lequidam Spartacus 1er mai 17:29

      @Alain
      Les matières premières sont éternelles ? 
      La réponse est non.

      Répondez donc à la question suivante.
      Les ressources sont elles éternelles ?


    • Alain 1er mai 18:51

      @Spartacus
      La réponse est non ? mais alors pourquoi dis-tu qu’on ne manquera pas de pétrole et qu’il n’existe pas de pic ?


    • Spartacus Lequidam Spartacus 1er mai 21:03

      @Alain
      La réponse est OUI, puisqu’elles sont alternatives.

      C’est la grande différence entre les Malthusiens et les cornucopiens.
      Les Malthusiens pensent que « ressources » et « matières premières » sont similaires alors que les cornucopiens en font une distinction car elles sont différentes.

      Une « ressource » est définie par l’usage. La matière première est interchangeable.

      L’usage d’un véhicule ne nécessite pas du « pétrole brut » mais l’utilisation d’une ressource. Electrique, essence, gazole, huile de colza, gaz, solaire, vent, compression, alcool de cane, etc etc c’est infini...

      En fonction du prix des ressources, l’individu s’adapte, et passe indifféremment d’une à l’autre. Le pétrole est une matière première comme une autre, on en fait une ressource simplement parce qu’elle est moins chère ou plus pratique, mais si elle devient plus chère ou moins pratique on en change.
      On ne manquera jamais de « ressources ».

      Les matières premières sont définie par le rapport practicité/prix de ressources nécessaires.
      Plus on en a besoin, plus on fait des efforts pour en trouver ou en trouver une alternative naturellement par la gestion des incitations du système d’économie de marché.

      De nos jours,quand une matière première s’épuise son prix augmente et les alternatives deviennent plus économiques et on en atteins pas un pic supposé puisque le prix entraîne des innovations de rupture ou des changements de matière première.

      Des générations ont utilisé la matière première du Mammouth.
      On s’en est passé.

      La ressource du transport maritime est passé de la rame, à la voile, à la vapeur, au gazole ou nucléaire. La ressource motrice est infinie, car elle est alternative.


    • Alain 1er mai 21:29

      @Spartacus
      Mais oui, c’est çà. On va jouer sur les mots ressources et matières premières pour montrer que c’est pas pareil.
      En fait, quand on dit ressources minières, on ne parle pas des matières premières sans doute. De même quand on dit ressources naturelles, le pétrole n’est pas dedans.
      Enfin, bon, qu’on dise ressource ou matière première, çà ne change pas grand chose quand les pics de production sont passés et que le déclin est enclenchée.
      Mais bien sûr, évidemment que spartacus va nous dit qu’on va remplacer le pétrole et l’uranium (qui s’amenuise aussi) et tout le reste par.... quoi.. d’ailleurs ? Et à quel horizon de temps ? Parce que l’horloge fait tic-tac et chaque seconde qui passe nous rapproche du drame énergétique.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 2 mai 02:17

      @Alain
      Non ce n’est pas pareil.

      Il n’y a pas de déclin, il n’y a que des limites d’accès et les limites s’agrandissent par l’incitation dite « cornucopienne ». C’est de l’économie.

      Il y a seulement 20 ans les Maltusiens n’imaginait que les USA serait le premier producteur. Ils sortaient déjà ce fantasme de pic.

      A l’époque on creusait à maxi 500m et il fallait du pétrole quasi liquide.
      Les prix ont augmenté, et quand même le stock de réserve a lui aussi augmenté (donc mécaniquement le soi-disant pic) par l’innovation, et l’accès plus profond.

      La fracturation horizontale, l’innovation pour sortir le pétrole du schiste et le creusement horizontal jusque 2kms on augmenté le stock potentiel et le si-disant pic.
      Seuls les USA on creusé partout. Il reste le monde entier a chercher.
      En Russie, y’en a surement tout autant à 2kms, mais ils n’ont pas besoin d’y aller, puisque déjà ils ont du mal a vendre celui de basse profondeur.

      Qui dit que demain avec la technologie, on creusera pas encore plus profond, qu’on en fera du synthétique avec des plantes, ou du recyclage de plastique ou en chercher sur Titan.

      L’horizon de temps ? C’est le prix qui le détermine par l’incitations a en trouver, a innover ce qui augment les stocks ou passer a autre chose.

      Le drame énergétique, c’est celui qui nous est imposé autrement que par le marché libre et qui nous rend plus pauvre a nous faire payer 2 fois le prix réel du carburant ou de l’électricité pour produire des ressources chères qui se verront obsolètes car peu compétitives au futur et feront faillite car ne répondant pas au lois de l’offre et la demande mais la manipulation politique. (éolien, centrale solaires)...

      Hélas les théories cornucopiennes ne sont pas enseignées en France à l’EN.
      Elles le sont en Chine....


    • Alain 2 mai 07:43

      @Spartacus
      Donc, dans un commentaire, vous reconnaissez que les matières premières ne sont pas éternelles et dans un autre, vous dites que çà ne peut pas décliner.
      La Russie a du mal à vendre son pétrole et les USA sont les rois du pétrole, dites vous. La Russie est devenue le fournisseur de la 1ere économie du monde, la Chine. Aux USA, au même moment, des faillites en chaine dans l’industrie du pétrole.

      Tout le monde appréciera votre déni de la réalité.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 2 mai 11:34

      @Alain

      Vous aimez tellement les autocraties que vous ne voulez pas voir le factuel et voulez voir ce que vous avez envie de voir.

      Oui les USA sont les premiers producteurs de pétrole du monde. Mais même avec 669 Millions de tonnes ça fait pas 1% de leur PIB.
      En 2012 ils en produisaient la moitié et se portaient très bien (380M).

      La Russie, c’est 570 millions de tonnes et 7% du PIB. En plus si les Chinois viennent d’en trouver chez eux, c’est d’autant moins achetable aux exportations Russes en perspectives.

      Relisez, je vous explique que le PIB des USA est tellement élevé et tellement diversifié, bien que quelques faillites de sociétés très médiatisées, elles n’aurons pas autant d’’impact sur son économie que dans les pays a forte dépendance des exportation de pétrole dans le PIB.

      Je vous explique que les matières premières certes, sont épuisables, mais qu’on les épuisera pas car plus on arrive vers l’épuisement, plus les prix sont élevés plus on s’en passe. Et que le pic est totalement fictif car les données pour l’extrapoler ne prennent pas en compte les capacités humaines d’en trouver plus.

      Ici un graphique très intéressant qui vous montre l’équivalence du PIB de chaque état Américain avec le PIB de plusieurs pays.
      http://lequidampost.fr/wp-content/uploads/2020/04/pib-usa.jpg

      Ce graphique simple est plus parlant pour montrer la puissance économique des USA par rapport à toutes les autres nations et remettre la Russie à sa place. Juste le PIB de l’état de New-York.


    • Alain 2 mai 12:19

      @Spartacus
      Parlons factuel alors. Il y’a 3 gros producteurs de pétrole : les USA, l’Arabie Saoudite et la Russie. Il y’en a plein d’autres, parfois plus gros mais dans le jeu géopolitique, ce sont ces 3 là qui comptent.
      Le premier a à ce jour, les USA, ont la moitié de ces puits qui sont fermés. Le pétrole de schiste est mort. Spartacus y croit encore quand tous les économistes américains ainsi que les traders disent : Junk.
      D’ailleurs, selon Spartacus, il n’y a pas ou peu d’impact sur l’économie : la moitié des puits fermés, 23 millions de chômeurs, des manifs avec des hommes en armes au Montana, un président qui dit une chose, le pentagone qui le désavoue dans les minutes qui suivent. a part çà, belle réalité.
      Le deuxième, l’arabie Saoudite est englué dans une guerre et a bradé son pétrole au point qu’il a flingué les entrées d’argent. Bon, passons.
      Le 3ième, la Russie a moins de pétrole que les 2 autres, mais il le vend à la première économie du monde qui redémarre.
      Selon Spartacus, le plus maiuvais est le 3ième. Sacrée vue de la réalité.

      Ensuite, Spartacus nous annonce que les matières premièrs sont épuisables puis dans la phrase suivante qu’elles ne le sont pas et que les pics, çà n’existe pas.

      et ensuite, il vous parle de faits ponctuels basés que sur une chose : le PIB. Alors que le PBI ne veut pas dire grand chose en soit car il ne qualifie pas vraiment la qualité de vie. Mais bon, faisons confiance à Spartacus pour ne dire que les USA sont très forts, qu’un chomeur américain c’est un américain heureux et que les soupes populaires n’existent plus ?

      Bon, bien sûr, je suis un méchant communiste français alors ma vision est tronquée. Donc, donnons la vision d’un pays capitaliste : le Canada et regardons comment le journal de Montréal qui n’est pas communiste présente son voisin du sud :
      https://www.journaldemontreal.com/2020/04/15/lamerique-pleure-vraiment


    • Spartacus Lequidam Spartacus 2 mai 13:40

      @Alain
      Non. Un pays se compare a lui même.
      Ce qui compte c’est ce tableau la :
      https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.PETR.RT.ZS?

      Ceux qui dépendent du pétrole et ceux qui n’en dépendent pas ! 

      Il y a beau avoir des faillites pétrolières aux USA, ça ne change rien. C’est rien du tout dans leur économie.
      En plus les compagnies sont privées. C’est donc pas comme dans les pays socialistes ou les gens vont payer les pertes car c’est l’état qui va soutenir.

      La fracturation horizontale a la particularité de ne pas coûter cher. Ouvrir un puis c’est 10M$. C’est rien !
      Ceux qui ont investi sont des capitals-risqueurs. Ils savent que sur 10 financements risqués il y aura 4 faillites, 4 bénéficiaires correctes, et 2 qui vont être des blockbuster.
      Le schiste a été le blockbuster de 2010 à 2019. Il accepterons les pertes et Amazon ou Tesla compenseront. C’est pas grave. Ils y reviendrons dans des jours meilleurs.

      Ça ferme et ouvre en fonction de l’économie de marché. C’est juste de la destruction créatrice.

      Regarde dans ta vie courante, a part la propagande, y’a rien de Russe, que t’utilise dans la vie courante.
      ils n’exportent rien, a part des armes et du pétrole et de la propagande.
      Y’a pas de GAFA, ou d’ALIBABA ou de FOXCON. Que des multinationales de pétrole...
      Et la « qualité de vie en Russie », un c’est rigolo comme argument. 

      T’inquiète pas pour les chômeurs Américains, ils sont mieux indemnisés et ce pays va repartir de plus belle après. Au pays de la libre entreprise et du capital risque, l’épidemmie est déjà en train de créer des vocations et dans pleins de garages des multinationales sont en train de naître...


    • Alain 2 mai 19:08

      @Spartacus
      T’es bête ou tu le fais exprès ? Le pétrole est privé au USA, c’est pour çà que Trump courre à la rescousse avec de l’argent public ? Wall Street s’écroule ? Hop du fric public ? GM risque la faillite ? Hop du fric public ? Les gaz de schiste merdent, les banques sont au bords de la faillite ? hop du fric public ? L’amérique, pays non communiste....
      Y’a rien de russe qu’on utilise en France ? Ah bon ? et le gaz qui chauffe la France, y’a pas une partie qui est russe (20%) ?
      Les chomeurs américains sont bien indemnisés ? c’est pour çà que y’a une grosse partie des sans-emplois américain qui ne s’y inscrivent pas tellement le système est nul ? L’Amérique c’est bien ? pourquoi y’a tant de pauvres et d’exclus du système de santé (des millions. plus de 50 millions si je me rappelle bien...).
      Au fait, c’est combien la durée de l’allocation chomage aux USA ? 5 à 6 mois selon les états.

      Allez, la Russie pour les nuls :
      La structure de nos échanges bilatéraux est asymétrique (plus de 80% des importations françaises concernent les hydrocarbures et produits pétroliers raffinés, tandis que près des deux-tiers de nos exportations vers la Russie touchent aux biens d’équipement et aux matériels de transport, notamment l’aéronautique) et fait apparaître un déficit structurel en notre défaveur (-4,7 Mds EUR en 2018).
      https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/RU/les-relations-commerciales-bilaterales-franco-russes-juin-2018


    • Spartacus Lequidam Spartacus 2 mai 20:23

      @Alain

      Les États unis offrent à tous les chômeurs une indemnité de 600$ par personne et par semaine, pour l’instant d’au moins 4 mois et cumulable avec les autres indemnités et sans délai de carence pour les nouveaux chômeurs. Les indépendants non-salariés ont aussi le droit d’en bénéficier. 

      Les personnes qui étaient au chômage avant la pandémie aux droits ouverts, se voient crédités de 4 mois de droits supplémentaires. POINT

      Les faits sont les faits.

      Il n’y a pas d’exclus du système de santé.

      http://lequidampost.fr/antiamericanisme-demythifie-part1-la-sante/


      Les « pauvres américains » ont plus de pouvoir d’achat qu’un salarié moyen en France et plus de moyens de s’en sortir.

      Si on faisait un pays avec les 20% des plus pauvres Americains, ce serait encore un pays qui serait dans le top des habitants les plus riches du monde.

      https://www.justfacts.com/news_poorest_americans_richer_than_europe 

      Le gaz en France est Norvégien. La Russie est un fournisseur minoritaire qui fournit pas plus que les pays bas dans notre approvisionnement.

      Ta Russie pour les nuls et ton lien confirme exactement ce que je dis. 

      La Russie dépens du pétrole pour ses exportations et du prix du pétrole.

      Il est écrit « quasi intégralement liée à la hausse du prix des hydrocarbures »

      Si le prix du pétrole baisse la Russie se prend une claque, parce qu’elle ne vend rien d’autre que du pétrole..

      Ce pays n’est pas dynamique et ne produit rien d’autre que des armes, du pétrole et de la propagande.


    • Alain 3 mai 08:05

      @Spartacus
      Ce n’est vraiment pas la peine de discuter avec une personne qui refuse de voir que le gaz russe en France, c’est 20% de nos appros, que la balance commerciale avec la Russie est négative pour nous, que le chômeur américain est rémunéré selon son ancien salaire et pour une durée de 26 semaines maxi en fonction des états de l’union, que 50 millions d’américains n’ont accès à aucun services de santé, que des soupes populaire voient le jour partout, que presqu’1 américain sur 4 cumule 2 emplois pour vivre, que le pétrole a passé un pic et qu’il est en déclin, que 50% des puits de schiste est à l’arrêt, qu’en quelques semaines, les USA ont plus de 20 millions de chômeurs.
      Impossible de parler avec une personne qui croit vivre de multinationales américaines alors que toute la production de ces produits américains sont chinois. 


    • julius 1ER 4 mai 10:28

      @Alain
      Y Chapoutot l’Historien attribue aux Nazis le terme de « ressources humaines »
      il est vrai que ce mot est furieusement connoté ..... finalement le terme économique de « variable d’ajustement » est bien moins sordide !!!
      tout en étant plus cynique !!!


    • merthin 4 mai 15:53

      @Spartacus

      « l n’y a pas de déclin, il n’y a que des limites d’accès et les limites s’agrandissent par l’incitation dite « cornucopienne ». C’est de l’économie. »

      Donc le mec qui nous dit qu’il n’y a pas d’argent gratuit pense que les ressources sont infinies. Tour de magie réalisé par le truchement du mot ressource à celui de matière première. 

      C’est exactement la même chose si on part du postulat qu’une matière première irremplaçable EST une ressource.

      Le pétrole est pour l’instant dans son bilan énergétique irremplaçable. On attend toujours la batterie pas cher, fait avec des matériaux simples et à la densité énergétique qui serait au moins le tiers de celle du pétrole raffiné...


    • merthin 4 mai 16:34

      @Spartacus

      « La réponse est OUI, puisqu’elles sont alternatives. »

      Ok, donc j’échange ma mobylette contre votre ferrari. Elles sont alternatives smiley


    • Spartacus Lequidam Spartacus 5 mai 02:35

      @merthin
      Vous vivez avec les ressources du Moyen Âge ? 

      Alternatif, c’est pas un échange, c’est un passage de l’une à l’autre...

      Nous sommes passé de la ressource du cheval à la vapeur au moteur a explosion.. 

      Quand au pétrole, on consomme moins, on en utilise moins par pays occidentaux.
      Et des inovations de ruptures sont a venir, mais personne ne les connait.
      Qui en 1980 pensait qu’internet existerait pour remplacer le courrier 30 ans plus tard ?
      Le pétrole sera remplacé un jour, mais pour l’instant, y’en a pas de pb.


    • merthin 5 mai 08:38

      @Spartacus

      « Vous vivez avec les ressources du Moyen Âge ? »

      Ne caricaturez pas. Répondez à mes assertions. POINT

      « Nous sommes passé de la ressource du cheval à la vapeur au moteur a explosion.. »

      Il y a de fortes chances pour que nous repassions au cheval. Le futur n’est pas une stricte reproduction du passé. Vous avez une boule de cristal pour dire que nous trouverons une matière première énergétique aussi miraculeuse que le pétrole ?

      Quand au pétrole, on consomme moins, on en utilise moins par pays occidentaux.

      On fait fabriquer tous nos objets à l’étranger. C’est assez facile dans ses conditions de faire baisser ses émissions internes de CO2...

      Et des inovations de ruptures sont a venir, mais personne ne les connait.


      Manifestement vous les connaissez vous pour prédire leur advenue

      Qui en 1980 pensait qu’internet existerait pour remplacer le courrier 30 ans plus tard ?


      Pas mal de gens (notemment dans les laboratoires publics et militaires de télécom).

      Revenons sur le pétrole car vous mélangez les choux et les carottes. Vous dites que les ressources sont alternatives. Je dis que c’est vrai mais ce n’est pas la question. La question c’est de savoir si c’est EQUIVALENT en terme de SERVICE et d’IMPACT (2 choses très importantes en économie). L’alcool de canne à sucre est alternatif au pétrole, certes. Mais il n’est pas équivalent :

      • Il consomme des surfaces alimentaires (retour de Malthus ???)
      • Son bilan énergétique total est moindre
      • Son efficacité énergétique est moindre que le diesel

      Ce n’est donc pas transposable à la société actuelle sans décroissance. Idem pour tout en tas d’autres « alternatives » qui en réalité n’en sont pas pour notre société avec le profil énergétique qu’on lui connait.


  • In Bruges In Bruges 30 avril 17:39

    @ l’auteur :

    Permettez, après avoir été « rincés » pendant 30 ans par tous les pays que vous citez, qu’en tant qu’européens, nous ne versions pas une larme sur l’industrie du pétrole et les Cheiks en Ferrari venant claquer leurs pétro-dolars en call-girls à Paris ou Rome...

    Franchement, vous travaillez pour qui ? Chimanski ?

    L’autre question que j’ai, c’est comment un produit qu’on nous décrit comme ayant depuis peu une valeur « négative » ( c’est à dire qu’on vous paie si vous l’achetez..) peut tout de même valeur 1, 25 le litre de SP 95 en hypermarché...( prix de ce matin)

    Ca ne vous interpelle pas ?

    Vous ne vous demandez pas qui empoche le delta ?

    Moi si.

    Certes, dans un cas on parle de pétrole brut, de l’autre d’essence raffinée, certes il y les 70 % de taxe de l’Etat ( français, en l’espèce).

    Oui, je sais que les prix du baril d’aujourd’hui feront le prix à la pompe dans 1 mois ( temps du transport maritime, du raffinage et de la distribution en station).

    Mais vous croyez vraiment que le SP95 va être à 10 cts le litre dans un mois ?

    Parce que les taxes, voyez-vous, sont le plus souvent exprimées en % du litre raffiné.

    Donc, une essence à 10 cts le litre hors taxe, la TIPP , même à 7% du prix HT, c’est peanuts.

    Donc, quand irons-nous vers un litre d’essence TTC à 20 cts en station, comme cela devrait être le cas dans quelques semaine ?


  • Eric F Eric F 30 avril 18:38

    « ’effondrement récent du prix de l’or noir, première source d’énergie utilisée dans le monde, l’UE et la France représente un danger pour nos économies »

    Je ne pense pas que la baisse du prix du pétrole soit néfaste pour l’économie des pays de l’UE, qui ne sont pas producteurs, cela va réduire certains couts et déficits. Donc ce sera plutôt pour nous un « facilitateur de reprise économique » (pour les secteurs autres que pétrolier), mais ça ne durera qu’un temps puisque la demande augmentera, et tirera les prix à la hausse, et les producteurs entretemps refermeront sans doute les vannes pour booster le mouvement de hausse.

    C’est par contre une mauvaise nouvelle pour les adeptes de la « transition écologique », car les énergies alternatives ne seront pas compétitives pendant cette période, il y aura donc tendance à privilégier les énergies fossiles. Dans le besoin, on brule ce qu’on a à moindre coût, Palissy avait même brûlé ses meubles pour faire marcher son four...


  • Spartacus Lequidam Spartacus 30 avril 18:45

    Une erreur sur le Brésil

    « Bresil....dans un pays où l’on observe une croissance du PIB atone, une monnaie en chute libre »

    Le PIB a progressé de 2018 à 2019 de 4,8%. Une des meilleures croissance.

    -La Colombie « oublié » ? Elle a doublé la production du Venezuela.


    Un autre événement en avril est passé sous silence avec le Coronavirus qui fait l’actualité, la découverte en Chine d’un gisement dans le Xinjiang d’un champ pouvant lui assurer 10 ans de sa consommation.


    La baisse du pétrole va poser des problèmes aux pays ou la part est élevé dans le PIB. Arabie Saoudite, Algérie, jusqu’à la la Russie.

    Aux USA quelques faillites, ça impressionne dans les medias, mais la part dans le PIB est faible. Le PB c’est le Texas c’est 70% du business pétrole du pays.

    Le seul Etat de New York sans pétrole fait le PIB de toute la Russie, et y’a 48 états sans dépendance pétrole...


    Aussi aux pays comme l’Allemagne qui a misé sur les renouvelables.

    Et la France qui si elle ne réagit pas, s’y est aussi engagé.


    Quand a la bourse, ça va, ça vient. C’est plutôt une crise de compétitivité qui va arriver à la reprise.

    Chine et USA vont écraser l’Europe économiquement encore plus car l’Europe est devenue plus socialiste que des pays socialistes. Et la France est carrément un pays communiste qui s’ignore.


    • dimitrius 30 avril 18:55

      @Spartacus
      T’es sur que t’as pris tes médocs ????


    • Alain 30 avril 19:37

      @Spartacus
      voilà spartacus.... qui n’a pas vu que la Russie a décidé de ne plus exporter ses céréales et qui voit encore mois les dizaines de millions de chomeurs aux USA (23 millions). Le même qui nous disait que les USA passerait sans souci tous les pbs alors que leur économie est tellement à genou que la planche à billet du papier monnaie de singe tourne à milliards de dollars. Le pétrole, c’est le texas ? Le montana n’existe pas ?
      Tellement aveugle à croire que le capitalisme sauve de tout qu’il ne voit même pas quand le capitalisme s’effondre. Aux USA, on parle du crise type 1929 mais Spartacus ne voit que des petites faillites sans conséquences... Sacré farceur.


    • Eric F Eric F 30 avril 20:44

      @Spartacus
      « la France est carrément un pays communiste qui s’ignore »
      Et Macron est un disciple de Brejnev : la preuve smiley


    • Spartacus Lequidam Spartacus 1er mai 02:32

      @Alain
      La Russie n’exporte plus ces céréales... Et alors ? 
      C’est plutôt un signe négatif pour une économie déjà merdique de ce pays.

      Le chômeur Américain Moyen qui ne travaille pas reçoit en une semaine ce que reçoit le travailleur russe Moyen en un mois.
      Un chômeur aux USA est indemnisé 600$ par semaine. 
      https://edition.cnn.com/2020/03/25/politics/senate-stimulus-unemployment-benefits-coronavirus/index.html

      Le salaire moyen en Russie est de 57000 roubles soit 650€.

      Oui le pétrole au USA c’est le Texas. 70% de la production.
      Les 49 autres états c’est rien.
      Texas 1 900 000 barils, le Montana ? 22 000 barils.

      Et je te rassure pour les USA, tous les jours t’en a besoin, entre Google, Amazon et même un Mars ou le Wiskas de ton chat. 
      C’est de très loin la 1ere économie du monde, et la plus productive du monde.


    • chantecler chantecler 1er mai 07:45

      @Alain
      Le papartacus,
      Avec lui nous ne sommes jamais déçus .
      Les mêmes commentaires que les siens libertariens , qui faisaient l’apologie d’A. Pinochet !
       smiley
      Ces mecs là vaut mieux les avoir sur Agx que dans la réalité .
      Mais faut les surveiller ...
      Comme tous les fondamentalistes .


    • Alain 1er mai 11:13

      @Spartacus

      Whiting Petroleum a annoncé sa faillite et n’a pas payé 25 de ses sous-traitants.
      Après avoir manqué un remboursement de 500 millions $, Diamond Offshore Drilling a également annoncé sa faillite. Son actionnaire principal Loews va perdre 2 milliards $.

      La quasi-totalité des entreprises de schiste ont vu les notations de leurs actions passer au niveau de « junk - pourrie » soit à un niveau dangereux et avec des taux d’emprunts qui grimpent à plus de 6%. C’est le double effet kiss kool.

      En moins d’un mois, 27 milliards $ d’investissements ont été suspendus dans le schiste aux USA. La coupe d’ExxonMobil représente 10 milliards $. Dans la foulée, Moody a dégradé le rating d’Exxon de Aaa à Aa1 avec une prévision négative.

      Warren Buffet avait chaudement supporté le rachat du pétrolier Anadarko par Occidental Petroleum. Coûts de l’opération : 55 milliards $. Depuis, l’opération est nominée dans la catégorie du pire achat dans l’histoire du pétrole. La valorisation d’Occidental est passée de 42 à 12 milliards $ en 12 mois. Sa dette de 37 milliards $ est passée au niveau de pourrie.

      Au total, l’industrie du schiste américain compte 2,1 million d’emplois. Pour atteindre le seuil de rentabilité, les producteurs ont besoin d’un baril à plus de 40$ (voir graphique ci-dessous).


    • Alain 1er mai 11:15

      @chantecler
      C’est vrai. Ils sont tellement fiers de la première économie du monde qu’ils n’y vivent même pas. Ils préfèrent vivre dans un pays communiste comme la France...


    • julius 1ER 1er mai 16:04

      @Eric F
      là tu mets le doigt sur un truc ... alors qu’eux y mettent la langue .. peut-être ????

      en voyant là photo je comprends mieux que le français hétéro n’ait jamais voulu devenir coco !!!!!


  • Citoyen de base 30 avril 18:49

    Et oui, nous avons assisté en direct au pic pétrolier. Pour cause de débranchement de la demande ! A partir de maintenant la décroissance est devant nous. Attachez vos ceintures !  smiley


    • Eric F Eric F 30 avril 21:53

      @Citoyen de base
      « A partir de maintenant la décroissance est devant nous »
      La décroissance n’est pas devant nous, on est en plein dedans depuis deux mois (activité réduite à 50%). La question qui se pose c’est de savoir si on est dans un creux et que ça va [un peu] se redresser avec le déconfinement, ou si la descente va se poursuivre et en ce cas combien de temps.


    • Odin Odin 1er mai 12:05

      @Eric F

      Bonjour,

      « La décroissance n’est pas devant nous, on est en plein dedans depuis deux mois »

      En réalité les résultats économiques sont encore plus noirs qu’on l’imagine, nous sommes en récession avec un PIB négatif de deux trimestres consécutifs (4ème trimestre 2019 = -0,1 % et 1er trimestre 2020 = -5,8 %)

      Le confinement généralisé de l’ensemble de la population, souhaité par les marionnettistes (contrairement à l’Allemagne ou la Suède ayant choisi l’immunité de groupe sans parler des pays d’Asie) va entraîner chez nous des faillites en cascade et donc un chômage massif. Si nous avons une chute importante et durable de l’activité, nous risquons de connaître une dépression économique. Le futur proche nous donnera la réponse. 


  • Kapimo Kapimo 1er mai 06:08

    Il s’agit d’une crise conjoncturelle comme le pétrole en connait régulièrement, plus importante cette fois-ci vu l’ampleur inédite de la chute de la demande.

    Cela n’aura pas d’influence sur les prix sur le long terme, le prix du marché étant fixé par le prix marginal de recherche/production déterminé par l’offre et la demande. Une fois la demande redevenue « normale » (la demande retrouvera vite un niveau élevé, particulièrement du fait des prix bas), le prix retrouvera les sommets qu’il avait. Pire, la crise actuelle a certainement endommagé une partie des puits/infrastructure qui pour certains n’aiment pas les arrêts prolongés. Bref, on recule pour mieux sauter vers des prix très élevés.

    La crise actuelle va surtout avoir pour effet d’impacter fortement sur le court terme tous les producteurs chers (petrole de schiste américain, offshore profond brésilien, pétrole bitumineux canadien et venezuelien, offshore mer du nord), et tous les pays fragile fortement dépendant du pétrole.

    Elle va créer des mouvements sociaux dans lesdits pays, et on va assister à des mouvements de concentration capitalistiques ou les petites compagnie fragiles vont etre absorbées par les majors. En bref, encore de l’hyper-concentration financière.


  • julius 1ER 1er mai 10:01

    J ’espère que pendant la durée du confinement nos producteurs automobiles (et les autres planchent ) pour nous sortir de l’addiction au pétrole .....

    car cette addiction au lieu de s’éteindre n’a fait que s’amplifier ces 50 dernières années c’est bien ce qui devrait nous préoccuper bien plus que le CAC40 ou la survivance de l’exploitation du pétrole de schiste !!!

    on ne remerciera jamais assez le Dieu pétrole d’avoir à son insu sauvé les baleines de l’extinction... mais bon maintenant il ne faudrait pas non plus qu’il soit la cause de la Nôtre (extinction ) ????

    aussi en ce jour de Fête du Travail et des Travailleurs, l’espérance est de mise et lors du déconfinement prochain, il serait dommageable que la gloutonnerie des matières fossiles reparte à la hausse comme si de rien n’était et n’y a t-il pas un slogan publicitaire qui dit qu’à la longue :

    Tout abus est dangereux !!!


  • Eliane Jacquot Eliane Jacquot 2 mai 11:18

    Merci à tous de m’avoir lue .

    Je n’ai volontairement pas évoqué la situation en cours au niveau de la transition énergétique pour ne pas alourdir mon propos . Mais le Covid -19 et ses conséquences sur la situation pétrolière et gazière devraient nous conduire à re
    - construire une économie moins dépendante des énergies fossiles . Ceci permettrait d’accélérer la transition énergétique qui sera freinée par les nouvelles contraintes budgétaires face à l’importance des investissements à engager .

    L’Europe pourrait ainsi limiter ses émissions de CO2 et se libérer de sa dépendance vis à vis des Etats -Unis , de la Russie et de l’Arabie saoudite et de son addiction au Pétrole . Si l’Europe souhaite mettre en place une transition énergétique elle en a les moyens industriels en mettant en place de nouvelles infrastructures . S’en donnera -t-elle les moyens politiques ? Rien n’est moins sur . Ce projet devrait être au coeur du plan de relance à l’issue de la tragédie géopolitique économique et sociale que nous fait vivre la pandémie .


Réagir