Super Tuesday !
Le coude à coude au sein du Parti démocrate devient de plus en plus serré, le dernier sondage donne Hillary Clinton à 44 % et Barack Obama à 48 %. Mac Cain semble, de son côté, marquer définitivement l’avantage sur ses concurrents (Rommey et Huckabee), d’autant plus que les républicains ont opté dans le cadre de ces primaires pour le système "Winner takes all", ce qui signifie que le gagnant rafle la totalité des délégués. Chez les démocrates, les délégués se répartissent conformément aux pourcentages obtenus par chaque candidat.
Ce sont donc vingt-deux Etats, parmi les plus peuplés (la Californie, bien sûr, New York, le Massachusetts, le New Jersey, l’Illinois, la Géorgie...) qui vont sans doute donner une nette indication sur le choix des électeurs démocrates et républicains. Rappelons en quelques mots, pour les non-initiés, le principe du « Caucus ». Il s’agit d’une assemblée d’électeurs, membres locaux d’un parti politique qui se réunissent dans une salle. Chaque clan se regroupe dans une partie de la salle, les indécis se mettent à part et sont sollicités par des membres de chaque clan jusqu’à ce qu’ils rejoignent, en fonction des arguments des uns et des autres, les clans proclamés. A ce moment précis, le décompte est fait, en attribuant en fonction de celui-ci, le nombre de délégués.
Au cours de cette super-journée, ce sont 1 689 délégués démocrates qui seront désignées et 957 côté républicain sur un total au final de 4 049 délégués.
Il faut noter un singularisme de plus : cette nuit seront désignés 392 « super-délégués » dont la particularité est de ne pas être liés jusqu’à la Convention à aucun candidat. Les informations confidentielles qui circulent donne largement Hillary Clinton en tête de ce groupe de super-délégués, de quoi maintenir jusqu’à la convention démocrate le suspense si le Super Tuesday ne départage pas clairement les deux favoris.
Le principe de ce temps fort
C’est une expérience amusante à suivre... si différente de nos propres mœurs politiques. Cette année, on a remarqué une nette participation en hausse des populations les plus jeunes au cours des premières primaires organisées dans le Nevada, l’Iowa, la Floride, la Caroline du Sud, le Maine, le Michigan et le Massachusetts.
La nouveauté venue du camp démocrate en proposant deux finalistes d’exception, une femme et un Noir, n’est pas sans influence sur cet intérêt porté aux primaires par une population peu investie jusqu’alors dans la politique.
La convention
Enfin, afin de mieux « sentir » le particularisme américain qui en a désarmé plus d’un lors des deux dernières élections de Georges Bush, il faut rappeler comment se passe l’élection proprement dite du président (ou de la présidente) américain.
Le 4 novembre, les électeurs se rendent aux urnes dans chaque Etat, mais, en fait, ils désignent le nombre de grands électeurs par Etat, ce nombre variant en fonction de la population de chaque Etat. Il varie de 3 à 55 et, pour être élu, il faut que le candidat réunisse au moins 270 grands électeurs sur son nom.


